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1272 épisodes · page 30 sur 43

La France peine à faire baisser ses émissions de CO2 ?
Sur les six premiers mois de l'année 2022, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont restées quasi stables par rapport au premier semestre de 2021, soit une baisse anecdotique de 0,6%. Ceci dit, les chiffres officiels font également état d'une hausse des rejets de CO2 dans le secteur de l'énergie, ce qui s’explique en partie par plusieurs réacteurs nucléaires à l'arrêt ainsi que la crise du gaz et du pétrole.
Si la France s'est engagée à réduire ses émissions de 40 % d'ici 2030, voir même atteindre une baisse de 55% pour tenir compte de nouveaux objectifs européens, difficile d'imaginer que cette barre sera atteinte. Ceci dit, d'après l'organisme Citepa, mandaté pour réaliser l'inventaire français des émissions de GES, les différents secteurs d'activité évoluent de manières très diverses. Tout d'abord, le secteur de la production d'énergie a connu une hausse de 7,6 % et cela je cite « en lien avec les nombreux arrêts de centrales nucléaires en 2022 ». L'indisponibilité de la moitié du parc nucléaire pour cause de maintenances devrait réduire la production électrique issue du nucléaire à seulement 280 TWh cette année, soit un plus bas historique. Dès lors, pour produire suffisamment d'électricité, la France a notamment eu recours aux centrales à gaz un peu au charbon, ce qui explique cette hausse des émissions de CO2 contrairement au nucléaire qui de ne rejette que la vapeur d'eau.
Autre secteur à regarder de près, celui des transports qui a également vu ses émissions augmenter sur la période de 7,0 %. En guise d'explication, Citepa explique je cite que « la suite du rebond post covid 2020 et la crise énergétique » ont joué un rôle certain. À l'inverse, le secteur des bâtiments affiche une baisse de 12,5 %, tout comme l'industrie manufacturière et de la construction avec -5,2 %. Une tendance en partie expliquée par la crise de l'énergie d'après Citepa, ainsi qu'une météo plus douce qui aurait permis de faire des économies de chauffage. On ne va pas se le cacher, il faudra faire beaucoup plus d'effort pour atteindre les objectifs de réduction du CO2 rejeté dans l'atmosphère. Une problématique très délicate puisqu'il ne sera sans doute pas facile de concilier développement économique et écologie sans sacrifier certains secteurs ou certaines pratiques polluantes.
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Nord Stream 1 & 2 : des fuites de gaz catastrophiques pour la nature ?
La crise de l'énergie n'a pas fini de faire la une de l'actualité, notamment autour du gaz. Si la Russie a cessé de délivrer du gaz à l'Europe via les gazoducs Nord Stream 1 et 2 , ces deux lignes d'approvisionnement sous la mer Baltique sont toutes les deux touchées par des fuites gigantesques. Quelles sont les conséquences de cette pollution massive au gaz ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
C'est à la toute fin du mois de septembre, lundi 26 et mardi 27, qu'on été repérées trois grandes fuites de gaz au large de l'île de Bornholm au Danemark, entre le sud de la Suède et la Pologne. Ce triste phénomène est même visible depuis les airs puisque la surface de l'eau bouillonne par endroit sur un diamètre de 200 mètres pour la plus petite fuite, et jusqu'à 1 km. Si de nombreuses voies déplorent des sabotages, difficile de savoir comment se sont réellement produites ces fuites aux conséquences très sérieuses pour l'environnement. Car le gaz qui s'échappe contient du méthane, l'un des pire en terme d'effet de serre. D'après le dernier rapport du GIEC, le groupe d'experts sur le climat, un tiers du réchauffement déjà constaté serait dû au méthane dont les taux d'émissions ont atteint des niveaux record en 2021.
Je cite Marielle Saunois, chercheuse au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), « même s'il est émis en moins grande quantité que le CO2, le pouvoir de réchauffement [du méthane] est bien plus fort. Sur une échelle de 100 ans, un kilo de méthane est équivalent à 28 kilos de CO2 en termes de réchauffement de l'atmosphère », fin de citation. D'après les spécialistes, une grande partie du gaz relâché par les fuites se retrouveraient directement dans l'atmosphère. À noter que lorsqu'ils ont été percés, les gazoducs étaient à l'arrêt, mais contenaient tout de même du gaz. Difficile de savoir précisément quelle quantité de gaz s'est échappée jusqu'à aujourd'hui, car seule la société Gazprom, basée en Russie a la main sur les chiffres, qu'elle ne communique pas pour l'instant. D'après une ONG allemande, la fuite avoisinerait plus 356 000 tonnes. Pour le climatologue Zeke Hausfather, cette quantité représenterait 6,4 millions de tonnes de CO2, soit je cite « l'équivalent des émissions d'un million et demi de voitures sur un an » fin de citation. Pour le LSCE, cette fuite ne serait pas nulle, mais n'aurait pas de conséquences majeures pour autant. À voir si des conséquences inattendues ne pourraient pas être observées dans les semaines à venir.
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Panneaux solaires portables : bonne idée pour les déplacements ?
Inutile de vous rappeler que la sobriété énergétique est un enjeu majeur, notamment à l'approche de l'hiver pour éviter les coupures de courant. D'ailleurs, avez-vous déjà pensé à une solution dans ces cas-là ? Comme un générateur par exemple, ou des batteries ? Outre ces deux options, il en existe une troisième qui pourra peut-être vous être utile à la fois à la maison, mais aussi et surtout en déplacement si vous êtes adepte du camping en pleine nature ou des excursions loin de la civilisation... je veux parler des panneaux solaires portables EcoFlow.
L'EcoFlow Delta 2 de son nom complet est une station électrique, une sorte de grosse batterie, qui a été présentée lors du salon des nouvelles technologies IFA de Berlin. D'après son fabricant, l'équipement serait suffisamment puissant pour alimenter plus de 90 % des appareils ménagers : comme les téléphones, ordinateurs, téléviseurs, consoles de jeux, éclairage, ou encore lave-linge, réfrigérateur, micro-ondes, et robot de cuisine. Si sa puissance est intéressante, le vrai plus de cet équipement, c'est qu'il n'a pas besoin d'être branché sur secteur ! Grâce à ses panneaux solaires portables, il est possible de recharger la station en continu. L'un de ses atouts phare : son poids de seulement 12 kg, ce qui permet de le transporter absolument partout. Avec une puissance de sortie de 1.800 W, l'EcoFlow Delta 2 peut recharger jusqu'à 13 équipements en simultanés grâce à quatre prises classiques en 220 V, deux prises USB-A 12 W, deux prises USB-C charge rapide jusqu'à 100 W ainsi qu'une prise allume-cigare 12 V.
Compatible Bluetooth et WiFi, la batterie dans laquelle est stockée l'électricité des panneaux solaires peut se connecter à un smartphone avec l'application EcoFlow, permettant de surveiller tous les paramètres de fonctionnement de la station. Avec un maximum de 500 W, la station Delta 2 est entièrement rechargée entre trois et six heures. Si la Delta 2 semble être l'outil parfait des baroudeurs pour ne pas être à court d'électricité, il est également possible de l'utiliser à la maison en cas de panne de courant. Dans ce cas, il est même possible d'augmenter la capacité de la station en ajoutant une deuxième batterie Delta 2, et ainsi atteindre une capacité de 2.048 Wh.
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Objectif zéro émission de CO2 pour Samsung en 2050 ?
Samsung, l'une des plus grandes entreprises de la tech compte passer le cap du zéro émission de carbone en 2050. Un objectif que beaucoup considèrent comme irréalisable, malgré un plan d'action visiblement bien préparé.
Son engagement en faveur du climat, Samsung compte l'appliquer à la fois sur ses avancées technologiques ainsi que sur le recyclage et les énergies renouvelables. L'entreprise souhaite développer de nouveaux produits moins énergivores, utiliser davantage de plastiques recyclés, développer la réutilisation de l'eau dans ses usines à travers le monde, ou encore étendre la collecte des déchets électroniques à 180 pays au lieu de 50 actuels. Pour atteindre son objectif, Samsung compte également utiliser la technique de captation du carbone, applicable à ses usines de semi-conducteurs. L'idée serait donc de stocker, voir réutiliser les 18 millions de tonnes de gaz à effet de serre rejetés chaque année... en chauffage par exemple.
En parallèle de l'annonce de cet objectif et du détail de son plan, Samsung a également communiqué sur son adhésion au RE100, une initiative rassemblant des multinationales s'étant engagées à atteindre une consommation d'énergie entièrement verte dans les décennies à venir. Kim Soo-jin, responsable de la stratégie Environnement, Social & Gouvernance de Samsung, affirme qu'en tant qu'entreprise technologique, le groupe abordera les questions environnementales par le biais de la technologie. En sachant que l'entreprise est l'une des plus importantes en terme de tech, on peut facilement penser que son impact sera très important sur l'ensemble du secteur et participera à faire changer les mentalités, et par conséquent enclencher un profond changement positif pour le climat. Ceci dit, restons prudent quant à ces effets d'annonce qui peuvent parfois s'apparenter à du greenwashing... En effet, il y a parfois un fossé entre la communication et la réalité climatique. Reste à savoir si Samsung engagera ses changements rapidement ou seulement dans quelques années.
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Bientôt du « compost humain » en guise de sépulture ?
C'est une nouvelle qui a de quoi dérouter... Le gouverneur de l'état de Californie aux États-Unis a signé la semaine dernière une loi permettant de laisser les cadavres se décomposer dans la nature, selon une méthode bien cadrée quand même, mais avec l'objectif d'être plus respectueux de l'environnement lors des sépultures que la crémation ou l'enterrement.
Il sera bientôt possible d'être respectueux de l'environnement même après sa mort. C'est en tout cas l'objectif d'une loi en Californie qui entrera en vigueur en 2027. Au lieu d'être incinérées ou enterrées, les personnes décédées pourront être transformées en compost. En clair, le corps du défunt sera placé dans une structure contenant des matériaux naturels comme des copeaux de bois ou de la paille pendant au moins 30 jours. Une fois entièrement décomposé, il sera rendu à ses proches qui pourront utiliser le compost pour faire de l'engrais pour les tomates et la salade... Petite boutade évidemment, même si l'être humain est capable de tout.
Quoiqu'il en soit, l'idée est bel et bien je cite de « proposer une technique plus respectueuse de l'environnement que l'inhumation, qui peut libérer des produits chimiques dans le sol, ou que la crémation, qui utilise des combustibles fossiles et libère du CO2 dans l'atmosphère » d'après Cristina Garcia, membre de l'Assemblée de Californie à l'origine de cette loi. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, la Californie n'est pas le premier état en passe de légaliser cette sépulture alternative. L'État de Washington, le Colorado, l'Oregon, et le Vermont, ont déjà légalisé le compost humain... une opération qui coûte quand même entre 5000 et 7000 dollars selon les entreprises. En France, cette technique nommée « humusation » est tout simplement interdite. En 2016, le ministère de l'Intérieur avait répondu je cite que « son introduction dans le droit français soulèverait des questions importantes, notamment sur l'absence de statut juridique des particules issues de cette technique et de sa compatibilité avec des articles du code civil » fin de citation. Si vous ou vos proches souhaitez rester écolo jusqu'au bout, plusieurs alternatives existent comme l'urne funéraire biodégradable, le cercueil en carton, en bambou ou en papier mâché, et même des cimetières dit « naturels » soumis à des normes environnementales strictes, mais encore peu répandues en France.
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Les salles de cinéma en pleine transition écologique ?
Avec la crise énergétique qui touche l'ensemble de la société, les salles de cinéma doivent elles aussi passer au vert pour espérer survivre, et cela après une crise sanitaire qui leur a déjà fait très mal. Dans le but de faire des économies, mais aussi pour préserver la planète, la Fédération nationale des cinémas français a dévoilé un plan de sobriété énergétique pour diminuer leurs factures d'électricité et de gaz.
Les salles de cinéma sont en pleine mutation. Lors du Congrès annuel de la Fédération nationale des cinémas français à Deauville la semaine dernière, les exploitant de salles obscures ont évoquer tous les scénarios pour faire revenir les spectateurs et diminuer leurs frais. En effet, difficile d'assumer de grosses factures d'énergie quand d'après le CNC, seulement 98 millions de billets ont été vendus depuis le début de l'année. Un chiffre particulièrement bas qui représente une baisse de 30 % par rapport à 2019 à la même époque, l'année avant le COVID.
C'est je cite « avec la volonté d'être irréprochable sur les questions écologiques » que le président de la FNCF Richard Patry a incité l'ensemble du secteur à aller vers un modèle « moins énergivore et plus écologique ». La part énergie nécessaire au bon fonctionnement d'une salle de cinéma dépasserait les 3% du chiffre d'affaire d'une salle et parfois même 10% dans les établissements les plus anciens d'après le Richard Patry. Je cite « c'est bien sûr un impératif citoyen mais aussi, disons-le, une obligation économique face à l'envolée des coûts d'énergie, surtout après les 300 jours de fermeture que nous avons dû subir à cause de la crise Covid » fin de citation. En effet, comme l'a annoncé la première ministre Elizabeth Borne, d'éventuelles coupures d'électricité pourront avoir lieu cet hiver. À ce titre, les entreprises seraient les premières à ne plus recevoir de courant, donc hypothétiquement les salles de cinéma aussi.
Concrètement, la fédération a mis en ligne une charte de sobriété. Il est préconisé par exemple d'éteindre les enseignes lumineuses quand les cinémas ne sont pas ouverts, de même que les lumières dans les salles vides. Également, il est conseillé de suivre l'objectif gouvernemental consistant à mettre le chauffage à 19°C au maximum, et arrêter la climatisation. Les gros travaux d'isolation, l'utilisation de matériaux écoresponsables et une réfection des systèmes de chauffages et de climatisation sont également à l'étude mais nécessitent des transformations profondes et coûteuses. Du point de vue technologique, le remplacement des projecteurs actuels par des projecteurs laser, beaucoup moins énergivore, est aussi fortement recommandé. Face à la montée en puissance difficilement maîtrisable des plateformes de streaming, l'argument écologique sera peut-être un plus pour faire revenir certains spectateurs sensibles à la question de l'environnement.
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Internet français bientôt plus polluant que les avions ?
C'est une nouvelle qui a de quoi faire réfléchir : internet pollue autant, que 1140 tours du monde en voiture... et cela rien que pour la France. Dans le détail, les sites web français généreraient 8 millions de kilos de CO2 chaque année à cause du poids des fichiers téléchargés ou encore du manque d'optimisation du code. Une pollution qui menacerait presque de dépasser celle de l'aéronautique dans peu de temps si rien n'est fait.
Outre l'impact environnemental du secteur de la tech, l'un des plus gros émetteurs de CO2 n'est autre qu'Internet. D'après une étude de Razorfish, agence digitale appartenant au groupe Publicis, en collaboration avec GreenIT, les sites web français rejettent à eux seuls pas moins de 8 millions de kilos de CO2 par an ! À titre de comparaison, cela représente 45 millions de kilomètres parcourus en voiture, soit 1140 tours du monde. L'étude pointe également du doigt les 119 millions de litres d’eau par an consommés pour refroidir les serveurs sur lesquels ils sont hébergés, ce qui représente la consommation moyenne d'un Français pendant 2244 ans. S'il sont alarmants, ces chiffres s’expliquent par la conception des sites web. D'après Razorfish, ils seraient très mal conçus, notamment ceux des entreprises du CAC 40. Je cite Charlotte Dollot, directrice générale de Razorfish France, « il était nécessaire […] de créer un électrochoc en provoquant la comparaison, pour que chaque entreprise puisse se mesurer aux normes du marché ». Pour Frédéric Bordage, le fondateur de GreenIT que je cite « si l’on veut garder nos équipements plus longtemps, il faut que les sites web soient plus légers ».
Pour cela, les administrateurs de sites peuvent déjà adopter quelques réflexes simples dès maintenant, comme par exemple réduire la taille des images publiées, retravailler le code du site pour l’alléger ou encore simplifier le parcours de l’internaute pour trouver une information afin qu’il passe moins de temps à la chercher. Oui, il faut bien démarrer quelque part, car si rien n'est fait, la situation ne devrait qu'empirer avec le temps. Aujourd’hui, une page web pèse en moyenne 155 fois plus lourd qu’il y a 10 ans. D’après une étude du Sénat, l’industrie numérique représente à ce jour 2 % des émissions de gaz à effet de serre, dont 79 % produit rien que par l'activité entourant les smartphones. Si rien n’est fait, l'empreinte d'Internet et du numérique dépassera celle du secteur aéronautique d’ici 2040 avec 7 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
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Vers un effondrement du « glacier de l'apocalypse » ?
Connaissez-vous le glacier Thwaites, situé en Antarctique ? Si vous n'en avez jamais entendu parler, c'est tant mieux, car il s'agit ni plus ni moins d'un bloc de glace surnommé « le glacier de la fin du monde ». Grâce à un véhicule sous-marin, des scientifiques ont pu constater que l'édifice naturel avait connu des phases de recul très rapide, au point de faire craindre à un effondrement d'ici peu.
Vous vous demandez sûrement, « pourquoi un tel nom : glacier de l'apocalypse, ou de la fin du monde ? ». Et bien tout simplement parce que s'il venait à fondre, cela entraînerait une élévation significative du niveau des océans dans le monde, entre un et trois mètres. En effet, il s'agit d'un véritable mastodonte naturel, de 600 kilomètres de long et 120 km de large. Problème, sa fonte a déjà commencé et semble même s'accélérer d'après Alastair Graham, géophysicien marin à l'université de Floride du Sud. Profitant d'un été pauvre en glace de mer, lui et son équipe ont notamment étudié les crêtes laissées comme des empreintes par les mouvements du glacier. Je le cite « nos résultats laissent penser que ce glacier a connu des phases extrêmement rapides de recul » fin de citation, ce qui suggère au passage que la fonte des glaces pourrait se faire cinq à dix fois plus rapidement que celle que nous connaissons aujourd'hui.
Je cite Alastair Graham, « le glacier Thwaites ne tient plus que par un fil. Une fois qu'il se sera retiré au-delà d'une crête peu profonde, nous devrions nous attendre à observer des changements importants sur de courtes périodes, peut-être même d'une année à l'autre » fin de citation. Si beaucoup de questions restent en suspens, les calottes glaciaires de l'Antarctique ne sont pas aussi lentes à réagir au réchauffement climatique qu'on pouvait le penser jusqu'à aujourd’hui. C'est même tout le contraire. Je cite Graham, « il semble bien qu'un tout petit coup de plus porté au glacier Thwaites pourrait mener à la catastrophe ». La réduction des gaz à effet de serre et un changement radical de notre mode de vie semble donc plus que nécessaires pour éviter de vivre un hypothétique scénario à la Waterworld.
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Le vélo de plus en plus populaire en ville ?
Signe fort de la volonté de nombreuses ville de limiter la place de la voiture en ville, le vélo a entamé un retour en force sur nos routes, avec une augmentation de 11% des usagers sur un an. Parmi les villes où la fréquentation cycliste est en forte hausse, on retrouve Strasbourg, Grenoble, Nantes ou encore Lille.
D'après le baromètre du réseau Vélo & Territoires, l'utilisation du vélo a augmenté de 11% sur les 9 premiers mois de 2022 par rapport à la même période en 2021 et de 33% par rapport à 2019. Cette analyse repose sur un échantillon de 297 bornes réparties à travers le pays, permettant de compter le nombre de passage de cyclistes chaque jour. Et c'est en ville que cette pratique a le plus augmenté, avec une moyenne de 1300 passages de vélo par jour devant chaque borne. À cela, Vélo et Territoires propose deux explications : la reprise du travail en présentiel ainsi que l'absence de pluie cet été. En campagne, les chiffres restent stables, ce que l'association explique par le fait que l'usage du vélo est, je cite « sans doute davantage orienté vers le loisir [tout en étant] plus sensible à la météo ». À noter également l'augmentation du tourisme à vélo qui serait en plein essor, puisque la fréquentation des itinéraires EuroVelo serait de +13% sur un an.
Cette tendance, le gouvernement français l'a prise en compte et compte même l'accentuer en dotant le fond du plan vélo de, je cite « 250 millions d'euros en 2023, dont 200 millions seront [consacrés] aux infrastructures et 50 millions au stationnement » fin de citation. À noter que ce plan vélo sera doté en principe de 500 millions d'euros jusqu'en 2025. Selon le président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), cité par le journal Le Parisien, « l’Etat n’aura jamais mis autant d’argent sur une seule année pour aider au développement du vélo. C’est une bonne nouvelle, car cela permettra à des villes périurbaines et rurales de pouvoir enfin s’y mettre ». Selon le site du ministère de l'Écologie que je cite, « les cinq premiers appels à projets lancés entre 2019 et 2022 ont connu un franc succès, avec 933 projets lauréats pour un total de 365 millions d’euros de subventions, répartis sur près de 600 territoires » fin de citation. Le plan vélo court désormais jusqu’en 2027.
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Google Maps permet d'économiser carburant et CO2 ?
L'application Google Maps multiplie les fonctions intéressantes et les déploie petit à petit dans toutes les régions du monde. Dernièrement, le service de navigation permet aux utilisateurs d'emprunter à la fois des trajets moins polluants et surtout plus économes en carburant. Les algorithmes ont même été entraînés à prendre en compte le type de motorisation du véhicule.
On en avait déjà parlé dans ce podcast, mais à l'époque, la fonction n'était disponible qu'aux Etats-Unis, au Canada et en Allemagne. Voilà qu'aujourd'hui, la suggestion d'itinéraires écoresponsables et plus économes en carburant arrive dans la version française de Google Maps ainsi que dans 40 pays d'Europe. Outre les trajets plus rapide, le service de navigation de Google propose désormais des itinéraires moins gourmands en carburant lors d'un trajet en voiture. Concrètement, l'automobiliste pourra comparer les deux options et choisir l'option qu'il préfère entre l'économie de carburant et la réduction de CO2 ou la vitesse. Pour optimiser cette fonction, Google Maps tiendra compte du type de motorisation du véhicule (essence, diesel, hybride ou électrique). D'ici quelques semaines, les usagers pourront ajouter cette information et ainsi bénéficier d'une estimation encore plus précise du gain en termes de consommation de carburant et d'énergie.
Je cite Google, « depuis son lancement aux États-Unis et au Canada, nous estimons que cette fonctionnalité aurait déjà entraîné une réduction de plus de 500 000 tonnes d'émissions CO2, soit l'équivalent de 100 000 voitures à moteur thermique retirées de la circulation » fin de citation. Avec l'introduction des itinéraires économes en carburant à travers l'ensemble du continent Européen, le GAFAM pense pouvoir atteindre une réduction d'un million de tonnes de CO2. L'entreprise explique avoir développé des algorithmes d'apprentissage automatique en combinant les modèles de circulation issus de Google Maps, les types de moteurs les plus courants par régions avec les données du Laboratoire national des énergies renouvelables du Département américain de l'énergie (NREL) et celles de l'Agence européenne pour l'environnement. Comme le rappelle Google que je cite, « en 2020, le transport routier était la principale source d'émissions de CO2 dans toute l'Union européenne [y compris le Royaume-Uni et l'Islande], représentant 26 % des émissions totales de CO2 » fin de citation.
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Qu'est-ce que le Second Hand September ?
Vous l'avez sans doute remarqué, le vintage, la seconde main, est un concept assez à la mode ces derniers temps, à tel point qu'un défi sur ce thème a lieu tout au long du mois de septembre : le Second Hand September. Prêt à le relever ? On vous explique de quoi il s'agit dans cet épisode.
Pour l'historique, c'est en 2018 que l’organisation Oxfam a lancé son défi “Second Hand September” (Septembre de la Seconde Main en français) qui depuis revient tous les ans. Le principe est simple : durant les 30 jours du mois de septembre, n'acheter que des habits d'occasion au lieu de vêtements neufs. Comme nous l'avons expliqué à plusieurs reprises dans ce podcast, choisir la seconde main ou l'occasion dans le domaine du textile permet d'éviter le fort impact environnemental lié à sa production. Aujourd'hui, l’industrie de la mode serait responsable d'environ 10% des émissions de CO2 dans le monde, sans compter qu'elle consomme énormément d'eau. D'après le média NOWU, fabriquer un seul T-shirt nécessiterait l’équivalent en eau de 70 douches.
Autre point positif de cette démarche, la réduction des déchets. Toujours d'après NOWU, chaque seconde dans le monde, c'est environ un camion poubelle de tissu qui est brûlé ou enfoui faute de recyclage ou de réemploi. Ceci dit, les choses évoluent, notamment en France. D'après une étude de l’Institut Français de la Mode, plus d’un Français sur trois aurait acheté au moins un vêtement de seconde main en 2021. Alors si vous aussi vous souhaitez relever le défi du Second Hand September, sachez que ce n'est pas trop tard. Pas besoin de vous inscrire sur une plateforme, seul votre bonne conscience compte. Vous pouvez dès lors vous tourner vers des friperies, des sites spécialisés de revente en ligne comme Vinted ou Videdressing, ou alors tout simplement faire le tour de vos proches pour savoir s'ils ont des vêtements qu'ils ne souhaitent plus porter ou qu’ils sont prêts à donner.
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Un ferry « zéro particule » en Méditerranée ?
Si vous êtes adeptes du bateau pour vous rendre en Corse, alors sachez qu'un nouveau ferry de l'armateur La Méridionale vous permettra de faire le trajet sans émettre de particules fines. Un filtre, présenté comme étant « totalement novateur dans le monde maritime » permettrait de capter 99% des particules fines, et donc de réduire pratiquement à néant la pollution de l'air engendrée lors de chaque trajet.
« Une première mondiale ». Voilà comment est qualifié ce nouveau ferry zéro émission par le patron de la compagnie La Méridionale, Marc Reverchon. Dans le détail, le filtre installé sur les quatre moteurs du navire permet d'éliminer 99 % des oxydes de soufre (SO2) mais aussi 99,9 % des particules fines et ultrafines, qui sont parmi les principaux polluants de l'air émis par les navires. D'après Damien Piga, directeur de l'innovation chez AtmoSud, l'organisme régional de surveillance de la qualité de l'air que je cite « [ces filtres] vont bien plus loin que ce qu'impose la réglementation, en traitant toutes les émissions de particules » fin de citation. À noter que depuis 2020, la teneur en soufre des carburants marins est limitée à 0,5 %, contre 3,5 % auparavant. À partir de 2025, elle sera même limitée à 0,1 % en Méditerranée.
Pour l'historique, les premières expérimentations menées par La Méridionale dans ce domaine datent de 2018. Installer ces filtres permettait notamment de ne pas avoir recours aux « scrubbers », ces équipements posés sur les cheminées des paquebots, et qui consistent à laver les fumées avec de l'eau de mer et à stocker le soufre filtré à bord du bateau... Les filtres de ce ferry reprennent en réalité un principe bien connu des centrales thermiques. Comme l'explique l'Agence France Presse que je cite, « une poudre de bicarbonate de sodium est injectée à la sortie des moteurs, dans le collecteur des gaz d'échappement. Le bicarbonate va réagir chimiquement sur les particules présentes dans ces gaz d'échappement, puis finir sa course dans un filtre composé de sacs, sur lesquels il va se déposer et capter les particules et métaux lourds » fin de citation. À noter que la Méridionale n'en est pas à son coup d'essai en termes de « verdissement » du secteur maritime. En 2016, la compagnie avait été la première en Méditerranée à brancher électriquement ses navires à quai à Marseille pour limiter les émissions polluantes.
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Des dalles de parkings recyclables à l'infini ?
Près de Belfort, une start-up a mis au point des dalles de parking en plastique recyclé, capables de stocker l'eau de pluie, puis de la restituer dans les sols. Une solution alternative au béton et autres revêtements pas forcément très respectueux de l'environnement et qui a surtout l'avantage de pouvoir se recycler à l'infini.
Purple Solo, c'est le nom de cette dalle d'un nouveau genre dont la particularité est d'être perméable à l'eau de pluie. Par ailleurs, le fait d'être entièrement constituées de plastiques recyclés initialement destinés à être enterrés ou incinérés est un signe encourageant du verdissement du secteur du bâtiment, ou a minima, un premier pas. D'après le co-fondateur de la start-up Purple Alternative Surface Pierre Quinonero, que je cite, « il y a un espace de 5 millimètres entre chaque dalle qui va laisser l'eau s'infiltrer dans le sol » fin de citation. Sur la forme, les plaques sont creuses et peuvent retenir 40 litres d'eau par m2, lesquels sont restitués progressivement dans le sol ensuite. Le plastique des dalles lui vient de déchetteries situées en Haute-Saône. Cette matière, le co-fondateur explique qu'elle fait partie je cite des « trois millions de tonnes de plastique qui, chaque année, ne sont pas recyclés parce que ça serait trop compliqué ou trop cher » fin de citation. Une fois collecté, le plastique est transformé par Plaxer, installé dans le Haut-Rhin. L'occasion pour cette entreprise partenaire je cite de « contribuer au recyclage des déchets » fin de citation, pour compenser leur cœur de métier qui est justement la fabrication de plastique.
Même si cette dalle est en plastique, Pierre Quinonero veut malgré tout croire aux vertus écologiques de la Purple Solo. Je le cite, « à chaque fois qu'on fait trois places de parking [avec ces dalles], on arrive à recycler une tonne de plastique » fin de citation. À noter que si la durée de vie de la Purple Solo est estimée à 30 ans, cette dalle est quasiment recyclable à l'infini affirme son créateur. Je le cite « on a un système de consigne : quand on vend un parking, on récupère les dalles abîmées pour les utiliser à nouveau pour en fabriquer de nouvelles » fin de citation. Après avoir vendu ses premières dalles en avril, la start-up compte aujourd'hui plus de 100 clients pour des commandes échelonnées jusqu'en 2024.
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Italie : un prix Nobel lynché sur la cuisson des pâtes ?
On le sait, nos voisins italiens sont très sensibles quand on évoque leur patrimoine culinaire et peuvent rapidement s'emporter... contre les touristes étrangers tout d'abord, mais aussi contre leurs propres compatriotes ! Début septembre, un scientifique prix Nobel de physique a suggéré de changer légèrement la méthode de cuisson des pâtes pour économiser de l'énergie... ce qui a déclenché une véritable polémique !
En ce mois de septembre, le prix Nobel de physique 2021, Giorgio Parisi, a décidé de s'attaquer à un sujet sensible dans son pays : les pâtes. Alors que nous vivons une période de tension énergétique, et que l'hiver à venir menace d'apporter avec lui son lot de coupures de courant et de gaz, la Commission européenne préconise de réduire la consommation d'électricité aux heures de pointe. En France, le gouvernement a déjà préconisé de baisser le chauffage à 19 °C en cette fin d'année. Chez nos voisins italiens, Giorgio Parisi estime que cuire différemment les pâtes permettrait un gain d'énergie non-négligeable. Dans un post Facebook, le scientifique préconise de faire bouillir de l'eau, comme d'habitude, avant d’y insérer les pâtes. Mais, au lieu de laisser l’eau bouillir pendant six à douze minutes (selon le type de pâte), il faudrait selon lui que le feu soit au "minimum", le plus important étant de laisser le couvercle sur la casserole afin de conserver la chaleur. Dans ce message, le physicien cite également la méthode d'un certain Alessandro Busiri Vici, qui, lui, coupe carrément le gaz ou la plaque de cuisson une fois que les pâtes sont plongées dans l'eau bouillante.
L'ennui, c'est que les pâtes sont sacrées en Italie. Ainsi, le chef Antonello Colonna refuse cette idée en expliquant que les pâtes seront « caoutchouteuses », quand des internautes ne se sont pas gêné pour moquer copieusement le physicien. Pourtant, l'idée est loin d'être idiote. D'après le chimiste Dario Bressanini que je cite, « nous savons depuis 200 ans que ce n’est pas le fait de faire bouillir l’eau, de la voir bouillonner, qui fait la cuisson, mais la température de l’eau, qui transmet la chaleur aux pâtes, au riz ou à un œuf » fin de citation. À noter également que l'association Unione Italiana Food (les représentants des fabricants de pâtes en Italie) avait mis en avant l'utilité de garder le couvercle sur la casserole lorsque l'eau des pâtes est en ébullition, permettant d'après elle un gain d'énergie de 6 %, ainsi qu’une baisse des émissions de CO2. Reste à savoir si un consensus est possible et si une recommandation officielle pourra être trouvé... ce qui ne semble pas être une mince affaire !
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ZEvent, un record à 10 millions d'euros sous le signe de l'écologie ?
Vous l'avez peut-être suivi pendant son traditionnel marathon annuel de 50 heures, le Zevent s'est déroulé le week-end dernier sous le signe de l'écologie. Au total, plus de 10 millions d'euros ont été récoltés pour financer cinq associations luttant en faveur de l'environnement. Une véritable prouesse réalisée par 57 streamers, dont certains ont tiré à boulets rouges sur le président Emmanuel Macron qu'ils accusent d'inaction et de récupération politique.
10 182 126€. Voilà le montant exact récolté par les streamers du ZEvent, réunis du 9 au 11 juillet à Montpellier à l'initiative de Zerator, comme chaque année depuis 2017. Au total, cinq associations se partageront la cagnotte : Sea Shepherd, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), The Sea Cleaners, Time for The Planet et le WWF. Je cite Yves Verilhac, directeur général de la LPO, « le ZEvent, on en rêvait […] C'est bluffant de voir tous ces talents qui nous donnent une opportunité énorme pour démultiplier notre action. Nous avons beaucoup de projets, dont certains ne peuvent pas aboutir faute de moyens, comme la lutte contre l'extinction de l’oiseau Monarque de Fatu Hiva ou pour sauver le vautour gypaète » fin de citation.'
Comme le rappel le média 20minutes que je cite « cette édition 2022 n’avait pourtant pas commencé sous les meilleurs augures. Depuis son annonce, […] les polémiques s’étaient succédé [comme] le choix de l’association sélectionnée initialement : The Good Planet, [qui] avait été [...] accusée de greenwashing » fin de citation. À noter également l’absence de streamers très populaires comme Michou, Kameto, Inoxtag ou Maghla qui avait fait planer la menace d’un « flop », une expression reprise ironiquement durant toute la durée de l’événement. Qu'à cela ne tienne, les streamers présents ont rivalisé d'ingéniosité pour pousser leur communauté à donner. Etoiles a notamment invité l’acteur Alain Chabat pour animer une version inédite de Questions pour un Streameur, son adaptation de « Question pour un Champion » teinté d'une certaine ambiance « Burger Quizz » ; quand Rivenzi et Ponce se sont affrontés dans un match de catch sur un vrai ring, avec les lutteurs Aigle Blanc et Kuro de la fédération APC.
Un « flop » qui a pourtant tout l'air d'une franche réussite, et qui a également été salué par le président Emmanuel Macron en personne dans une vidéo. Un message qui n’est pas bien passé, notamment du côté d’Antoine Daniel, je le cite « j’en peux plus qu’il fasse sa promo sur notre dos », dénonçant également une « propagande » de la part du chef de l’Etat. De son côté, la streameuse Angle Droit n'a pas hésité à insulter Emmanuel Macron, pointant du doigt l’inaction du gouvernement sur les questions climatiques. Quoiqu'il en soit, l'édition 2022 a sans doute été la dernière dans ce format, les organisateurs souhaitant je cite « réduire la voilure et revenir à quelque chose de plus local » fin de citation.
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Un simple SMS pour éviter les coupures d'électricité ?
Pour contrecarrer la pénurie d'électricité qui menace l'Europe et en particulier la France cet hiver, peut-être pourrait-on s'inspirer des Américains, plus précisément de la Californie, où l'envoi d'un SMS a la population a fait plonger la demande d'électricité d'1,2 gigawatt. Cela représente la consommation de plus d'un demi-million d'habitants.
Pour le contexte, la Californie fait face à de très fortes chaleurs et une sécheresse extrême depuis le début de l'été. Une situation difficilement soutenable pour les habitants, et qui a provoqué un pic historique de demande d'électricité début septembre avec 52 gigawatts consommés. De quoi alerter les autorités californiennes qui ont réagi en envoyant un SMS à la population. Une alerte un peu à l'improviste dont le gouverneur de Californie Gavin Newsom a salué l'efficacité, expliquant que cela avait permis d'éviter une panne de courant sur un réseau électrique pratiquement au bord de la rupture.
Pour la petite histoire, il est 17h30 quand l'opérateur du réseau électrique décrète son plus haut niveau d'urgence. Dans la foulée, le Bureau des services d'urgence de Californie décide d'envoyer un SMS aux habitants susceptibles de subir une coupure d'électricité. À 17h48, ce sont donc 27 millions de personnes qui reçoivent sur une notification sur leur téléphone portable, décrite comme similaire à celle reçue en cas de catastrophe naturelle imminente. Message bien reçu par les Californiens, entre 17h50 et 17h55, la demande d'électricité plonge de 1,2 gigawatt ! Une réactivité incroyable qui force le respect, d'autant que l’État de Californie estime qu'1,2 gigawatt permet d'alimenter 750 000 foyers Concrètement, le SMS explique je cite que « la chaleur extrême met à rude épreuve le réseau électrique de l'État […] des coupures de courant peuvent se produire à moins que vous n'interveniez […] Éteignez ou réduisez l'alimentation [en électricité] non essentielle si votre santé le permet, dès maintenant, et jusqu'à 21h » fin de citation. 45 minutes après l'envoi du SMS, la demande avait plongé de 2,6 gigawatts.
Conséquence, dès 20 heures le niveau d'urgence était abaissé, malgré des températures record. Dans la capitale de l’État Sacramento, le thermomètre affichait 47°C. Comme le note le site Clubic, que je cite, « si ce système d'envoi de message d'alerte par SMS est plein d'enseignements positifs, certaines villes de la baie de San Francisco (comme Alameda ou la célèbre Palo Alto) n'ont pas entendu le message, provoquant systématiquement des coupures de courant. Voilà qui pourrait être une idée intéressante dont les autorités françaises voir européennes pourraient s'inspirer pour réguler la consommation d'électricité cet hiver.
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Suisse : 500 km de tunnels pour décarboner le transport des marchandises ?
C’est l’un des projets les plus ambitieux d’Europe, la Suisse s’apprête à creuser un tunnel sous-terrain raccordé à de grandes plateformes logistiques, dans lesquelles des véhicules autonomes transporteront colis, denrées alimentaires et autres produits de villes en villes en permanence, et cela sur un réseau de 500 km.
Si vous ne le saviez pas déjà, le secteur des transports est un émetteur très important de gaz à effet de serre en France, à hauteur de 31% des émissions nationales en 2019. Il est donc primordial de pouvoir trouver une solution pour le verdir, tant sur le plan des transports individuels, que sur celui des marchandises. Une solution qui se trouve peut-être en Suisse ? En effet, due à la taille réduite du territoire et à la géographie peu favorable de ce pays enclavé dans les Alpes, une extension des infrastructures de transport n’est pas possible sur terre. Alors pourquoi ne pas passer sous terre ? C’est toute l’ambition du projet Cargo sous terrain : un long tunnel creusé à travers le pays, qui irait du Lac Léman au Lac de Constance.
D’après les éléments déjà connus, le premier tronçon de ce grand réseau serait opérationnel d’ici 2031 et relierait les villes de Härkingen-Niederbipp et de Zurich, soit 70 kilomètres de tunnel estimé à 3 milliards de francs suisses. Concrètement, chaque tronçon sera relié à des hubs logistiques à proximité de centres logistiques déjà existants afin d’assurer la liaison avec les systèmes de transport actuels (comme le rail ou la route). L’idée est également d’assurer le concept de « dernier kilomètre » dans les villes grâce à des véhicules électriques. Ces plateformes logistiques intermédiaires seront équipées de véhicules automatisés qui fonctionneront 24h/24 et se déplaceront sur des rails à induction dans des tunnels à trois 30 km/h. Le tout a évidemment été pensé pour fonctionner grâce aux énergies renouvelables. Ceci dit, aucun détail technique sur ce point bien précis n’a été communiqué pour l’instant.
D’autres liaisons sont également prévues, vers Bâle, Berne, Lausanne et Genève pour un total de 500 km de réseau souterrain, creusés d’ici 2045. Le projet devrait permettre je cite « « un délestage des villes jusqu’à 30 % pour le trafic de livraison et 50 % pour les émissions de bruit ». Comme l’explique le média Les Horizons, « il va falloir creuser ces tunnels, concevoir les logiciels et les véhicules autonomes, ce qui ne sera pas neutre en carbone. Mais à long-terme, l’entreprise précise que cela pourrait avoir un impact positif significatif sur l’environnement et la santé publique. Après avoir obtenu le feu vert du parlement et le fondement légal du projet en décembre 2021 Cargo sous terrain rentre désormais dans une phase opérationnelle avec de nombreuses études de faisabilité et concertations avec les territoires concernés par ce projet ainsi que la conception de la partie logicielle pour la navigation des véhicules et la bonne gestion des flux de marchandises ».
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Un smartphone en charge toute la nuit, est-ce vraiment un soucis ?
C'est un rituel que nous sommes nombreux à accomplir : un petit tour sur Internet, un dernier message, et hop, on met le smartphone en charge avant de s'endormir. Ceci dit, en cette période de crise énergétique, ce n'est peut-être pas la meilleure chose à faire. Et même en temps normal d'ailleurs.
Alors qu'une pénurie d'électricité menace la France cet hiver suite à l'arrêt de la moitié de nos réacteurs nucléaires pour maintenance ou travaux, le gouvernement multiplie les messages pour nous inciter à faire des efforts et éviter les coupures de courant. Si le premier conseil des dirigeants a été de débrancher les box en cas de départ du domicile, voilà que les smartphones sont désormais dans leur viseur. Car en effet, nous sommes nombreux à laisser nos téléphones en charge toute la nuit. Si l'on débranche systématiquement le câble du téléphone, qu'en est-il du chargeur en lui-même ? Et bien je vous le donne en mille, il reste bien souvent branché à la prise ! Or, ce dernier consomme pourtant de l'énergie en permanence, même lorsque aucun smartphone n'y est raccordé. Petit conseil de l'ADEME, si le chargeur est chaud, c'est que du courant est consommé, et ce, inutilement si aucun appareil n'est branché. Il est donc recommandé de débrancher son chargeur une fois la batterie pleine ou d'opter pour de courtes charges durant la journée et de débrancher ensuite vos adaptateurs.
Ce geste, aussi vertueux et écologique soit-il, ne vous fera pas baisser votre facture d'électricité pour autant. D'après une expérience menée par le fournisseur Engie en 2020, même en laissant six chargeurs branchés en permanence, je cite, « ces accessoires consomment en moyenne 0,3 watt. Supposons ensuite que ces six chargeurs soient branchés en permanence pendant une année. Cela nous fait un total de 2,6 kWh par an » fin de citation. Autrement dit, une facture d'à peine 40 centimes par an d'après les tarifs EDF en vigueur à l'époque, et à peine plus aujourd'hui dû à l'inflation. Si ce montant reste anecdotique, peut-être est-il préférable d'y voir le gain écologique ? Multiplié par des dizaines, voir centaines de millions de chargeurs utilisés en France, cela pourrait tout simplement faire une grosse différence. Car je vous le rappelle, Enegie parle-là de chargeur de smartphone. Mais il ne faut pas oublier non plus les chargeurs d'ordinateur et tous les autres câbles pour appareils électroniques.
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Prix de l'énergie : quelles solutions pour les voitures électriques ?
Vous l'avez tous constaté, le prix de l'électricité est en forte hausse depuis quelque temps, et cela ne va malheureusement pas s'améliorer dans les prochains mois. De quoi entraîner des coûts supplémentaires pour tous les consommateurs et plus particulièrement pour les possesseurs de voiture électrique.
Comme affirmé par le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, la hausse des prix de l'électricité va se poursuivre en 2023. Cette hausse devrait être d'autant plus importante avec la fin du bouclier tarifaire. Car si vous ne le saviez pas, le prix de l'électricité a tout simplement explosé dans de nombreux pays d'Europe contrairement à la France, qui en comparaison, ne subit qu'une hausse modérée. En Autriche par exemple, l'Agence nationale de l'énergie évoque une hausse de 256% du prix de gros de l'électricité sur un an dans le pays. Du côté des Pays-Bas, la hausse est si importante que pour aider les ménages, l'Etat a réduit sa TVA sur l'électricité de 21 à 9%. Certains fournisseurs ont même signé des contrats pour s'approvisionner à hauteur de 1000€ le mégawattheure pour 2023, quand ce tarif n'était que de 85€ il y a seulement 12 mois. En France, le plafonnement du prix de l'électricité à seulement 4% supplémentaire sera maintenu jusqu'en 2022. Mais une fois terminé, que va nous réserver l'année 2023 ?
Concrètement, tout le monde paiera son électricité plus chère, ce qui est d'autant plus vrai pour les conducteurs de voitures électriques. Avec une hausse estimée entre 20 et 40%, ce qui reste modeste comparé au reste de l'Union Européenne, les recharges de véhicules seront directement impactées, que ce soit en borne de recharge extérieure, ou au domicile de l'automobiliste. Ceci dit, plusieurs mécanismes sont à l'étude pour éviter que rouler en voiture électrique ne coûte plus cher qu'en voiture diesel ou essence. De son côté, le fournisseur d'énergie EDF prépare le lancement de l'option Tempo, divisée en trois tarifs différents pour inciter les consommateurs à profiter davantage du concept d'heures creuses. Résultat, les conducteurs de voiture électriques auront tout intérêt à planifier leurs recharges, notamment la nuit, pour limiter leurs factures. Côté tarif des bornes de recharge, rien n'a été communiqué pour l'instant. Les exploitants n'ont donné aucun signal quant à un éventuel gel des prix, leurs prix n'étant pas limités par le gouvernement. Le gouvernement qui de son côté n'a pour l'instant pas étudié la possibilité de subventionner l'électricité dédiée aux bornes de recharges pour aider spécifiquement les voitures électriques.
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Des batteries renouvelables en carapaces de crabe ?
Et si l'avenir des batteries passait par les coquilles de crabes ? Inule de vous en prendre à moi si vous vous dites qu'on part dans un délire totalement grotesque, car il s'agit d'une invention de la nouvelle invention de chercheurs de l'université du Maryland aux États-Unis. Ces derniers expliquent en effet qu'un élément présent dans les carapaces de crabes permettrait de rendre les batteries plus facilement biodégradables et carrément de changer en profondeur l'industrie des batteries.
Peut-être le savez-vous, il existe aujourd'hui deux types de batteries : l'une appelée batterie acide-plomb, et l'autre lithium-ion. Au-delà de leurs différences en termes de puissance et de caractéristiques, ces deux types de batteries ont un point commun : la pollution liée à leur fabrication, de l'extraction des matières premières jusqu'au recyclage. C'est donc avec la ferme intention de verdir ces objets, que des chercheurs du Center for Materials Innovation situé sur le campus de l'Université du Maryland aux États-Unis, travaillent sur une solution alternative : les cellules de chitine.
Dans un article de la revue Matter, que vous pouvez retrouver en description de cet épisode, les chercheurs expliquent que les crustacés (crabes, crevettes, homards), possèdent dans leurs exosquelettes des cellules riches en chitine. C'est grâce à cette molécule de la famille des glucides que leur carapace est dure et résistante. Ce composé organique est également présent dans les champignons ainsi que chez certains insectes, et est utilisé en médecine et en cosmétique pour ses propriétés cicatrisantes, notamment dans le cadre de brûlures. Vous allez me dire, c'est super ça, mais quel rapport avec les batteries ? Et bien justement, les chercheurs ont réussi à synthétiser une sorte de gel grâce à cette molécule, couplé à un traitement chimique et à de l'eau. Sans rentrer dans le détail, je vous laisse aller lire l'étude pour approfondir le sujet, les chercheurs ont réussi je cite « à créer des piles moins chères et plus sûres », bref une batterie renouvelable. En effet, la batterie ne serait ni corrosive, ni inflammable contrairement aux autres.
Par ailleurs, il ne faudrait que 5 mois pour que les deux tiers de la batterie ne se décompose naturellement d'après les chercheurs. Passé cette période, seuls les composés métalliques comme le zinc restait à recycler. Côté recharge, après 1000 cycles, cette batterie à base de carapace de crabe conserverait 99,7% d'efficacité. Elle pourrait donc être rapidement chargée et déchargée sans que ses performances n'en soient affectée, et pourrait même devenir une option viable pour stocker l'énergie renouvelable venant du solaire et de l'éolien.
Étude : https://www.cell.com/matter/fulltext/S2590-2385(22)00414-3
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Ethereum va réduire de 99% sa consommation d'énergie ?
C'est une nouvelle qui devrait un peu redorer l'image des cryptomonnaies sur le plan écologique. Ethereum, la deuxième monnaie virtuelle la plus utilisée dans le monde juste derrière le Bitcoin, débute en ce mois de septembre une transition vers un nouveau mode de sécurisation de la blockchain, assorti d'un plan visant à réduire ses émissions carbones de plus de 99% en seulement quelques semaines.
À ce jour, on estime que l'extraction de la cryptomonnaie Ethereum consomme chaque année environ 72 térawattheures, pour une empreinte carbone a priori équivalente à celle de la Chine. Ceci dit, tout devrait changer très rapidement. Car tout comme le Bitcoin, la monnaie virtuelle Ethereum est actuellement basée sur un système de « preuve de travail » et de minage. Or, avec son nouveau projet de fusion vers une nouvelle technologie, la fondation à la tête d'Ethereum souhaite justement mettre fin au minage. Si vous ne le savez pas déjà, ce processus permet de résoudre des équations ultra complexes à l'aide de puissants ordinateurs, et donc nécessite énormément d'énergie pour fonctionner. D'ici peu, Ethereum utilisera à la place un processus de « preuve de participation » (proof-of-stake), dans lequel le réseau sera sécurisé par des utilisateurs qui « stakent », qui plantent de la cryptomonnaie et s'engagent à agir honnêtement au risque de la perdre.
Je cite Alex de Vries, économiste hollandais gérant du site Digiconomist., « cela pourrait réduire fortement les besoins électriques liés à l'utilisation d'Ethereum. […] une réduction d'au moins 99 % (probablement 99,9 %) devrait être atteinte […] C'est comme si la consommation d'électricité du Portugal, disparaissait du jour au lendemain » fin de citation. Cela représente également la consommation d'énergie d'un quart de tous les centres de données dans le monde combinés. À noter que de son côté, le Bitcoin ne devrait pas passer au proof-of-stake de si tôt. Si les derniers rapports suggèrent que plus de la moitié de l'énergie consommé par le réseau Bitcoin provient de sources renouvelables, le minage n'en reste pas moins très énergivore. C'est donc un changement de méthode qui devrait être envisagé pour verdir les cryptomonnaies, à l'instar d'Ethereum. Sauf que du côté du Bitcoin, on considère que le minage, ou proof-of-work offre une véritable décentralisation, ce qui fait l'ADN des cryptomonnaies.
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Le premier train hydrogène au monde enfin en circulation ?
C'est désormais officiel : les premiers trains de passagers à hydrogène au monde sont sur les rails ! Et là, on ne parle pas de transport de marchandise, mais bel et bien de passager. Son nom : Coradia iLint. Direction l'Allemagne pour le découvrir où cinq trains sont déjà en circulation sur quatorze commandés.
Pour trouver des détails sur cet engin, il faut se tourner vers le constructeur Alstom. Concrètement, les trains à hydrogène Coradia iLint circulent depuis le 24 août sur la ligne de Bremervörde, en Basse-Saxe, et ont coûté plus de 93 millions d'euros. Pour l'historique, ces trains ont été présentés pour la première fois au salon InnoTrans 2016 à Berlin, et à l'époque déjà, représentaient une véritable alternative au diesel. Leur conception a eu lieu à Tarbes dans le sud-ouest de la France et bénéficie du soutien du ministère allemand de l'Économie et des Transports. Mais pour être totalement honnête, plusieurs trains Coradia iLint circulait déjà en Allemagne depuis 2018 pour la livraison de marchandise. Avec le temps, ces trains devraient remplacer la quinzaine de modèles diesel qui circule actuellement sur la ligne.
D'ailleurs, leurs avantages sont nombreux. Aucun rejet de CO2 (seule de la vapeur d'eau s'échappe du train), très peu de bruit et une vitesse de pointe intéressante de 160 km/h contre 80 à 120 km/h actuellement sur cette ligne de Bremervörde. Pour rappel, la France s'équipera prochainement aussi de trains à hydrogène. La SNCF a en effet commandé ses premières rames pour équiper les régions Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie. Si les premiers trajets tests de ces TER à hydrogène sont prévues pour fin 2023, l'ouverture au grand public elle n'est prévue que pour fin 2025. Côté caractéristique technique, Alstom explique que ses trains à hydrogène disposent d’une autonomie allant jusqu’à 600 kilomètres, et peuvent transporter 220 passagers à 160 km/h. Si l'investissement total allemand n'est pas connu, celui de la SNCF est de 8 millions d'euros, complété par 215 millions d'euros des régions concernées, 8 millions d'euros d'Alstom et 47 millions d'euros de la part de l'Etat.
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La vie marine menacée d'extinction d'ici 2100 ?
Si les Accords de Paris sur le climat engageaient les signataires à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre pour limiter la hausse des températures à 1,5°C... il semble que ce seuil soit clairement inatteignable. D'après une nouvelle étude de la revue Nature Climate Change, si les températures continuent d'augmenter aussi rapidement qu'aujourd'hui, et finissent par dépasser +5°C, l'ensemble de la vie marine serait réduite à néant d'ici la fin du siècle.
Pour parvenir à cette conclusion alarmiste, les chercheurs à l'origine de cette étude ont observé pas moins de 25 000 espèces, dont je cite « des poissons, des bactéries, des plantes et des protozoaires vivant dans les 100 premiers mètres des océans du monde » fin de citation. Ils ont ensuite modélisé leur évolution selon les différents scénarios émis par le Giec, dont un dépassant les 5 °C de réchauffement. Le résultat est digne d'une dystopie apocalyptique. Tout d'abord, dans les cas où l'on dépasserait les +3 °C, 87 % de la vie des océans disparaîtrait d'ici la fin du siècle. Or, si cette hausse parvenait à être limitée à moins de 2 °C, ce risque d'extinction diminuerait de 98 %. Parmi les espèces marines menacées de disparition, les grands prédateurs sont en première ligne, ainsi que les poissons situés dans les zones de pêche.
À l'inverse, les petits poissons à l'espérance de vie courte pourraient quant à eux survivre à de telles conditions climatiques. Côté histoire, les chercheurs comparent cette éventuelle extinction de masse à celle s'étant produite il y a 252 millions d'années, qui reste aujourd'hui l'extinction la plus importante connue sur Terre, où 95 % des espèces marines et 70 % des vertébrés terrestres avaient été éradiqués. À noter que les prévisions d'extinction ne cessent d'augmenter ces trois dernières années... En 2019, les chercheurs estimaient que 17% des espèces marines étaient concernées par un risque de disparition. Un pourcentage qui est passé à plus de 60% l'année suivante en 2020. Rien d'étonnant à cela, puisqu'avec de plus en plus de données en possession des chercheurs, ces derniers peuvent affiner avec précision leur modélisation et proposer des conclusions de plus en plus pointues, bien que très inquiétantes, il faut le dire. Je vous mets le lien de l'étude dans la description de l'épisode si vous souhaitez la consulter.*
Étude de Nature Climate Change : https://www.nature.com/articles/s41558-022-01437-y
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Vient-on de trouver une méthode pour détruire les « polluants éternels » ?
Il y a quelques jours, nous vous expliquions que plus aucune partie de la planète n'était pure. En d'autres termes, chaque centimètre carré de la Terre, y compris les zones les plus éloignées de nous comme l'Arctique ou les hauts plateaux tibétains étaient contaminés par des polluants, notamment des polluants dits « éternels » ou PFAS pour l’acronyme. Ceci dit, des scientifiques ont annoncé fin août avoir découvert une méthode pour détruire ces polluants à priori éternels.
Avant de rentrer dans le détail de cette méthode de destruction des PFAS, il est important de savoir d'où viennent ses polluants éternels. Leur première apparition remonte aux années 1940, et on les retrouve encore aujourd'hui dans des emballages, des shampoings ou même des cosmétiques. Avec le temps et en utilisant les produits qui en contiennent sans qu'on le sache, ces polluants se répandent dans l'eau, le sol, les nappes phréatiques, rivières, lacs, océans, et même dans l'air. C'est donc pour cette raison qu'une étude suédoise expliquait mi-août que l'eau de pluie était désormais impropre à la consommation. À noter que ces PFAS peuvent avoir des conséquences sur la fertilité des humains, et même favoriser des risques de cancers.
Ceci dit, des chimistes américains et chinois sont parvenus à trouver une méthode pour détruire ces polluants, loin des méthodes actuelles qui requièrent des traitements puissants comme l'incinération à très haute température ou l'irradiation par ultrasons. Car ce qui leur donne ce caractère quasi-indestructible est la liaison carbone-fluor qui les compose. Dans la revue science, les chercheurs expliquent que chez certains types de PFAS, à l'une des extrémités de leur molécule, un groupe d'atomes peut être ciblée par un solvant couplé à de l’hydroxyde de sodium (ou pour simplifier, un composant commun du savon), le tout chauffé à une température entre 80 et 120°C, ce qui provoque des réactions chimiques en chaîne aboutissant à la destruction du polluant. Cette découverte pourrait donc ouvrir un jour la voie à la décontamination de nombreux sites pollués dans le monde, pour peu que des applications en situation réelle soient trouvées.
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Où en est l'Apple Car électrique ?
On vous en parle de temps en temps dans ce podcast, mais la voiture électrique d'Apple, baptisée simplement Apple Car est en cours de développement depuis plusieurs années. Ceci dit, elle n'a jamais été aussi proche de sa sortie, prévue en 2025. Dès lors, quelles sont les nouveautés ? Pourquoi le groupe Apple le communique-t-il pas plus dessus ? Petit tour d'horizon de ce serpent de mer de l'automobile électrique dans cet épisode.
Tout comme le casque de réalité virtuelle, la voiture électrique d'Apple n'a pas officiellement de date de sortie, même si les premières indiscrétions laissent penser que 2025 serait l'année de commercialisation du véhicule. Ceci dit, ce qui alimente les spéculations, c'est le fait qu'Apple continue de déposer des brevets de conception de son premier véhicule connu sous le nom de « Projet Titan ». D'ailleurs, les derniers en date permettent d'en dire un peu plus sur certains éléments comme la carrosserie. En effet, l'Apple Car devrait être équipée de quatre portes coulissantes de formes symétriques. Comme le soulignent certains observateurs, c'est à se demander si la voiture aura un avant et un arrière étant donné que des sièges, pour ne pas dire fauteuils, pourront pivoter pour que les passagers se retrouvent face à face. Concrètement, il s'agit plutôt d'une sorte de salon roulant.
Côté commandes, les brevets mentionnent l'utilisation d'un contrôleur, comme dans les jeux vidéo. Difficile de dire s'il s'agira d'un volant, d'une manette ou d'un joystick, ceci dit, il permettra je cite de « diriger et contrôler le fonctionnement du véhicule » et de passer d'un mode à l'autre : manuel, semi-autonome & autonome. Mais qui dit électronique et internet dit aussi données personnelles, puisque le véhicule enregistrera des informations propres à chaque utilisateur pour je cite « contrôler les systèmes de véhicules automatisés afin de prendre et de déposer les utilisateurs à des endroits désignés ». Aucune indication claire n'a été dévoilée. Reste à savoir où finiront ces données une fois collectées. Quoiqu'il en soit, un concept virtuel en 3D avait déjà été présenté l'an dernier, permettant d'avoir une première idée du design de la voiture aux accents SUV. La présence d'écran tactile répondant à la voix ainsi que l'intégration de l'assistant Siri avait également été évoqué. Pour le reste, aucune donnée technique, que ce soit pour la batterie, le moteur ou la conduite n'avait été dévoilée.
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Les datacenters pointés du doigt suite au manque d'eau et d'électricité ?
Alors que les manques d'eau et d'électricité touchent toute l'Europe ainsi qu'une bonne partie de la planète cet été, les datacenters sont directement impactés, au point que les principaux fournisseurs Amazon et Microsoft ont du renoncer à en ouvrir davantage en Irlande. Ceci dit, il n'est pas impossible que d'autres annulations, voir fermetures, ne soient prononcés par mesures écologiques prochainement.
Deux milliards d'euros. C'est le budget réservé par Amazon Web Services et Microsoft pour renforcer la présence de leurs datacenters en Europe. Or, le fournisseur public d'électricité irlandais EirGrid avait mis en garde l'an dernier sur une possible pénurie d'électricité en raison d'une demande excessive en énergie, en particulier de la part des datacenters déjà existant dans le pays. Si leur consommation restait aussi importante, plusieurs pannes générales pourraient avoir lieu. En conséquence, les autorités ont donc décidé de ne pas accorder l’accès à l'électricité à d’éventuels nouveaux datacenters, mettant un coup d'arrêt brutal aux plans d'Amazon et Microsoft, malgré un accord préalable du gouvernement pour installer d'autres centres de données. En guise de plan B, Amazon construit actuellement un datacenter à Londres, quand Microsoft s’intéresse à plusieurs villes dont Madrid, Francfort ainsi que Londres.
Dans ce contexte de pénurie d'eau, utile notamment au refroidissement des serveurs, et prochainement d'électricité, les besoins énergétiques énormes des centres de données posent question. Au Pays-Bas, la consommation d'eau des datacenters était visiblement largement sous-estimée, notamment du côté de Microsoft. Si l'entreprise déclarait n'avoir besoin que de 12 ou 20 millions de litres d'eau par an, le journal Noordhollands Dagblad révèle que cette dernière serait en réalité de 84 millions de litres. Une nouvelle difficile à avaler pour les citoyens étant donné qu'un seul centre de donné consommerait autant que 1750 Néerlandais en un an. La polémique n'est d'ailleurs pas prête de s'arrêter puisqu'un expert indépendant engagé par Microsoft estime de son côté que la consommation d'eau s'élèverait à 100 millions de litres en 2022. De son côté, le gouvernement a décidé d'imposer des régulations strictes, quand l'Europe souhaite obliger les datacenters à plus de transparence. Une chose est sure, le fait que les géants du numérique rechignent à donner des infos sur le sujet participe évidemment à retourner publique contre les centres de données.
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Royaume-Uni : finis les rejets d’eaux usées dans la mer ?
Peut-être en avez-vous entendu parler, une importante quantité d'eaux usées a pollué la Manche et la Mer du Nord (dont les côtes françaises) ces dernières semaines en provenance du Royaume-Uni. Un drame écologique pour plusieurs observateurs qui ont rejeté la faute sur le gouvernement britannique qui, face à cette polémique, a décidé de réduire à zéro les rejets d’eaux usées en mer d’ici 2050 en investissant considérablement pour moderniser ses systèmes d’égouts.
Près de 66 milliards d’euros seront mis sur la table pour par les compagnies de distribution d’eau pour rénover les systèmes d’égouts. S’il s’agit d’un héritage historique de l’époque victorienne du 19e siècle, plus de 15 000 conduites se déversent encore dans la mer aujourd’hui. Problèmes, des eaux usées non traitées peuvent ainsi être déversées en grande quantité, surtout lorsque le réseau est saturé en période de fortes pluies ou d’orage comme en août. Au plein cœur de l’été, ce sont donc de nombreuses plages du Royaume-Uni qui ont été interdites à la baignade en raison du risque sanitaire.
Concrètement, les compagnies de distribution des eaux devront rénover d'ici 2035 les conduites se déversant à proximité de zones de baignade comme le prévoit le plan gouvernemental présenté fin août. Les autres canalisations devront quant à elles être rénovées au plus tard d’ici 2050 pour que plus aucune goutte d’eau usée ne soit renvoyée à la mer. Ces travaux entraîneront vraisemblablement un coût supplémentaire pour les consommateurs d'ici 2030 qui devrait s’élever à environ 12 livres par an et par foyer, et plus de 42 livres à l'horizon 2050, soit une cinquantaine d’euros en plus à rajouter sur la facture. Ceci dit, cette décision n’a pas été saluée par tout le monde aux Royaume-Uni. L'opposition libérale-démocrate a qualifié ce plan je cite de « cruelle plaisanterie » et estimé qu'il y aurait toujours 325 000 déversements d'eaux usées par an en 2030, dans la mer, les lacs et les cours d'eau. Pas sur non plus que les citoyens voient cette mesure d’un bon œil malgré sa portée écologique certaine, eux qui depuis quelques semaines dénoncent un coût de la vie exorbitant avec une inflation record et des salaires trop faibles. Depuis le mois de juillet, le pays ne cesse de faire face à des vagues de grèves successives et presque généralisées en guise de protestation, paralysant ainsi une importante partie de la société.
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Décarbonation de l'industrie : que faire en France ?
L'un des enjeux majeurs pour la France en matière d'environnement, mais aussi pour le monde car c'est commun à tous les pays, est de décarboner son industrie. En effet, l'industrie représente environ 18% des émissions de gaz à effet de serre en France, avec en tête de gondole : la chimie, la sidérurgie ainsi que la production des matériaux de construction.
Si la France veut tenir ses objectifs environnementaux dans le cadre France 2030, le pays doit réduire ses émissions de 30% en moins de 10 ans, et de plus de 80% d'ici 2050. Des pourcentages très important, et qui ne laissent plus vraiment de doute, il faut décarboner l'industrie. Alors la décarbonation, c'est quoi ? Ce terme désigné l'ensemble des mesures permettant à une entité, un pays par exemple, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre afin de limiter l'impact sur le climat. Jusqu'ici, rien de bien compliqué. Mais malheureusement, les difficultés et obstacles sont nombreux. Par exemple, certaines usines fonctionnent en permanence et ne peuvent donc pas mettre leurs machines à l'arrêt au risque de créer un certain manque, notamment pour celles qui produisent des matières premières comme le verre, l'acier ou bien les produits chimiques. Dans cette situation, installer des dispositifs de décarbonation peut s'avérer difficile. En réalité, la majorité des travaux de ce type se font en amont de la construction d'une nouvelle usine.
Dès lors, quelles techniques peuvent garantir une réduction drastique des émissions ? Il est tout d'abord possible de valoriser la biomasse comme les déchets forestiers ou agricoles, le bois, la paille etc... en la transformant en électricité ou en chaleur verte. Chez la start-up CarbonLoop, on utilise un système de pyrolyse qui vient chauffer la matière à 500°C sans oxygène, donnant ainsi du charbon végétal qui capte tout le carbone produit lors du processus ainsi qu’un gaz de synthèse. Évidemment, on peut aussi penser à la captation du carbone qui est ensuite renvoyé dans le sol et se cristallise en matériaux. Ou bien il est également de possible de produire de l'hydrogène vert avec la chaleur récupérée. Quoiqu'il en soit, il est important de noter que le GIEC, le groupe d'expert pour le climat de l'ONU considère le biochar et l'hydrogène comme des solutions d'avenir. Car comme le disait, les végétaux rejettent tout le carbone qu'ils ont capté au cours de leur vie quand ils sont brûlés. Empêcher leur combustion grâce à la pyrolyse permet ainsi de gérer le carbone en circuit fermé, et donne du biochar en résidu. Quant à l'hydrogène vert, la France a lancé un grand plan de développement pour cette énergie, qui est par ailleurs fortement dépendante de la production d'électricité renouvelable, solaire, éolien ou hydroélectrique.
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La nourriture sans soleil sera-t-elle l'alimentation de demain ?
Face au changement climatique, aux sécheresses, à l'artificialisation des sols et aux catastrophes climatiques qui anéantissent régulièrement les récoltes des agriculteurs, quelle sera l'avenir de notre alimentation ? Peut-être cultivera-t-on des plantes en intérieur et sans soleil ? C'est en tout cas la solution proposée par Robert Jinkerson, ingénieur à l'Université Riverside en Californie.
Je le cite « nous avons cherché à identifier une nouvelle façon de produire des aliments qui pourraient dépasser les limites normalement imposées par la photosynthèse biologique […] Nous avons pu cultiver des organismes producteurs de nourriture sans aucune contribution de la photosynthèse biologique » fin de citation. Voilà à quoi pourrait ressembler l'agriculture de demain d'après Robert Jinkerson et les personnes ayant participé à une étude publiée dans la revue Nature Food. Plus besoin de soleil, seulement de l'eau puisée dans le sol et le dioxyde de carbone capté dans l'air ambiant pour produire des sucres et de l'oxygène nécessaire à la croissance de la plante.
Concrètement, l’innovation des chercheurs repose dans leur technologie permettant de récupérer de l'acétate, le mélange entre le dioxyde de carbone, l’eau et l’électricité, lequel sert ensuite de base à la culture des plantes en lieu et place de l’énergie solaire. À noter que le soleil n'est pas totalement exclu puisque l'électricité provient de panneaux solaires. Les plantes ne poussent pas grâce à l’exposition directe, seulement grâce à l’acétate récupéré au cours de la première étape. Et d'après les chercheurs, ce processus s'avère je cite « plus efficace pour transformer l’énergie solaire en nourriture, par rapport à la production alimentaire qui repose sur la photosynthèse biologique » fin de citation.
Dès lors, à quoi va servir cette photosynthèse artificielle ? Et bien à augmenter les rendements des cultures tout d'abord. Cela concernerait je cite « les haricots, les tomates, le riz [ou encore] les pois vert [tous] capables d’utiliser le carbone de l’acétate lorsqu’ils étaient cultivés dans l’obscurité » fin de citation. Seconde utilisation : surmonter les conditions climatiques de plus en plus difficiles et qui ont un impact sur l’agriculture. Sécheresses, inondations, sols pollués inutilisables ou à la surface réduite... bref, de vraies menaces pour la sécurité alimentaire de l'humanité. La photosynthèse artificielle pourrait permettre de contrecarrer cela dans un environnement contrôlé, peu gourmand en ressources, et dépendant peu des aléas climatiques. S'ajoute à cela une troisième utilisation potentielle : l'agriculture spatiale ! Cette technologie a d’ailleurs été soumise au Deep Space Food Challenge, un concours de la Nasa pour récompenser de nouvelles approches pour minimiser les apports, tout en maximisant la production alimentaire. Et plus globalement, je cite les chercheurs, la photosynthèse artificielle pourrait constituer un « changement de paradigme […] En augmentant l’efficacité de la production alimentaire, moins de terres sont nécessaires, ce qui réduit l’impact de l’agriculture sur l’environnement » fin de citation.
L'étude : https://www.nature.com/articles/s43016-022-00530-x
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L'eau de pluie impropre à la consommation ?
C'est une nouvelle dont on se serait bien passée dans un contexte de quasi sécheresse dans plusieurs départements de France, mais aussi dans de nombreuses régions du monde... l'eau de pluie ne serait pas consommable pour les être vivants. La faute aux produits chimiques dits « éternels », les PFAS. D'après une étude de l'Université de Stockholm en Suède, une limite planétaire a même été dépassée.
Je cite les chercheurs à qui l'on doit cette étude, « il n'y a nulle part sur Terre où l'eau de pluie serait propre à la consommation, d'après les données que nous avons utilisées » fin de citation. Pour tenir un tel discours alarmiste, Ian Cousins et son équipe ont étudié des données compilées depuis 2010 et montré je cite que « même en Antarctique ou sur le plateau tibétain, les niveaux présents dans l'eau de pluie sont au-dessus des recommandations proposées de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) » fin de citation. Considérées par beaucoup comme des régions vierges de toute pollution, ces zones reculées auraient en réalité des niveaux de PFAS « 14 fois supérieurs » aux recommandations pour l'eau potable. Dans le détails, ces PFAS sont aussi connus comme étant des « produits chimiques éternels » puisqu'ils se dégradent très très lentement. On les retrouve principalement dans les emballages, les shampoings, ou encore dans le maquillage.
D'autres études suggèrent que les PFAS peuvent avoir des effets sur la fertilité, le développement des fœtus et entraîner des risques accrus d'obésité ou de certains cancers (prostate, reins et testicules) ainsi qu'une augmentation des niveaux de cholestérol. D'après Ian Cousins, les PFAS sont je cite « si persistants et omniprésents qu'ils ne disparaîtront jamais de la Terre [...] On a rendu la planète inhospitalière à la vie humaine en la contaminant de manière irréversible, ce qui fait que plus rien n'est propre. Et au point que ce n'est pas assez propre pour être sûr » fin de citation. Petite note d'espoir cependant, les niveaux de PFAS dans l'organisme des êtres humains auraient je cite « diminués de façon assez significative ces 20 dernières années [et] le niveau ambiant des PFAS dans l'environnement est resté le même ces 20 dernières années » fin de citation. Le scientifique conclut son analyse en expliquant que d'après lui, il faudra apprendre à vivre avec ces produits chimiques omniprésents autour de nous. Vous pouvez retrouver le lien renvoyant vers cette étude dans la description de cet épisode.
L'étude : https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acs.est.2c02765
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