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Bientôt des panneaux solaires sur tous les parkings ?

Bientôt des panneaux solaires sur tous les parkings ?

15 novembre 2022· 2:34

Si les parkings en plein air sont bien utiles pour garer nos véhicules, ils constituent quand même une perte de place non-négligeable. C'est ainsi que le Parlement français a décidé de rentabiliser cet espace inexploité en couvrant ces parkings par des panneaux solaires, de quoi augmenter significativement la production d'électricité renouvelable du pays.

Début novembre, les sénateurs ont adopté en première lecture le projet de loi sur la Transition énergétique visant à donner un coup de boost au déploiement des énergies renouvelables. Le texte entend accroître l'éolien en mer, mais aussi le photovoltaïque, notamment via l'équipement des parkings extérieurs en panneaux photovoltaïques. C'est en tout cas le cœur de l'article 11 de ce projet adopté par le Sénat. Une fois la loi définitivement adoptée, l'article imposera progressivement le déploiement d'ombrières recouvertes de panneaux photovoltaïques sur les parkings extérieurs de plus de 80 places, au moins sur la moitié de la superficie des emplacements. Si le gestionnaire du parking exploite déjà d'autres moyens de production d'énergie renouvelable, il sera alors exempté de cette obligation.

Au départ, les sénateurs s'étaient mis d'accord pour imposer cette règle à tous les parkings dont la surface dépasse les 2 500 m², mais a finalement décidé de choisir le seuil des 80 emplacements. En réalité, cela augmenterait le nombre de places qui devraient être équipées de panneaux solaires étant donné qu'un parking de 2 500 m² continent en moyenne 100 places de stationnement. Cette obligation devrait entrer en vigueur l'été prochain, précisément au 1er juillet 2023. Grâce à cette mesure, le gouvernement estime la production d'électricité renouvelable issue du solaire devrait être de 11 gigawatts, ce qui équivaut d'après le gouvernement à la puissance d'une dizaine de réacteurs nucléaires.

À noter que les parkings aux capacités plus importantes auront moins de temps pour se conformer à la mesure. Ceux dont la capacité dépasse les 400 places disposeront d'un délai de trois ans, contre cinq ans pour ceux entre 80 et 400 places. Les exploitants de parkings qui refuseraient de se mettre en conformité s'exposeront à une sanction financière mensuelle, avec une base de 50 euros par emplacement non couvert. Le gestionnaire d'un parking de 100 places pourrait ainsi payer jusqu'à 60 000 euros par année de non-conformité. Les parkings consacrés aux poids lourds de plus de 7,5 tonnes ne sont quant à eux pas concernés par cette mesure, ni ceux installés à proximité de ce que l'on appelle des « sites remarquables ». Pour terminer, l'article 7 du projet de loi vise également l'installation de panneaux photovoltaïque aux abords des autoroutes et des routes fortement fréquentées.

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Déjà des baisses de consommation d'énergie en France ?

Déjà des baisses de consommation d'énergie en France ?

14 novembre 2022· 2:00

Face à la pénurie d'électricité et plus globalement d'énergie qui menace la France cet hiver, il semblerait que l'Hexagone ait déjà commencé à faire des économies. Si la compagne de sensibilisation a peut-être joué un rôle de premier plan, la météo très clémente du mois d'octobre a sans doute été la cause principale de cette baisse.

RTE, le gestionnaire du réseau d'électricité en France, a annoncé il y a quelques jours une baisse de la consommation d'électricité de quasiment 7% dans le pays au mois d'octobre. L'entreprise indique même que sur la dernière semaine d'octobre, la consommation a diminué de 7,6 %, ce qui n'était clairement pas gagné d'avance. D'après RTE que je cite, cette diminution est « essentiellement portée par l'industrie, dans un contexte de hausse des prix de l'électricité » fin de citation.

Parmi les secteurs dont RTE suit la consommation de près, on compte celui de la grande industrie qui est passé de 4 564 gigawattheures en 2021 à 3 985 GWh en 2022, soit une baisse de quasiment 600 gigawattheures. Clairement, il s'agit d'une baisse très importante. Du côté du transport ferroviaire, la baisse est moins évidente, à peine une trentaine de gigawattheures de moins comparé à 2019, où cette consommation était de 584 Gwh. Malgré cette tendance encourageante, RTE précise qu'elle est essentiellement due à la météo anormalement clémente de ces dernières semaines. Mi-octobre, certaines villes affichaient encore des températures au-delà des 20 degrés. En réalité, ce n'est que depuis quelques jours que le froid s'est vraiment installé sur le pays, malgré des disparités selon les régions. De cette façon les besoins en chauffage ont été considérablement réduits, ce qui mécaniquement a fait baisser la demande d'électricité. Reste à savoir si les Français sont réellement prêts à fournir des efforts pour limiter leur consommation d'électricité cet hiver comme incité par les consignes gouvernementales. Concrètement, cela peut passer par des gestes simples comme éviter de laisser brancher les appareils dont vous ne vous servez pas, baisser le chauffage à 19°C ou encore opter pour des ampoules basse consommation.

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Émissions de CO2 : un outil pour les mesurer partout sur Terre ?

Émissions de CO2 : un outil pour les mesurer partout sur Terre ?

13 novembre 2022· 2:38

 Les 14 sites émettant le plus émetteur de gaz à effet de serre au monde sont tous des sites d'extraction d’énergie fossile, pétrole ou gaz. Une affirmation possible et plutôt fiable grâce à un tout nouvel outil de mesure des émissions de CO2 présenté dans les tous premiers jours de la COP27 en Egypte.

Souvenez-vous de Climate TRAC, cet outil permettant de traquer les émissions de CO2 comme nous vous l’avions déjà présenté dans ce podcast. Mais aujourd’hui, Climate TRAC évolue et s’enrichie en ayant accès à des données satellitaires concernant plus de 72.000 sites à travers le monde, qu’il s’agisse de l’industrie lourde, la production énergétique, l’agriculture, les transports, déchets ou encore l’industrie minière. Piloté par une "coalition" regroupant des laboratoires de recherche entreprises, ONG, et bénéficiant aussi du soutien financé de Google, Climate TRACE a notamment recours à l’intelligence artificielle pour recueillir et analyser toutes ces données, issue en majorité de 300 satellites (Nasa, agence spatiale européenne, programme chinois Gaofen), mais aussi de plus 11 000 capteurs physiques et de diverses bases de données. Durant la présentation des nouveautés de Climate TRACE, on apprend également que toutes les données sont accessibles gratuitement, notamment via une carte interactive dont le lien est dans la description de ce podcast, le tout dans un objectif, je cite « de transparence, de coopération et de responsabilité accrues en faveur de l'action climatique », d’après l'ex-vice-président américain et prix Nobel de la paix Al Gore. Ces données devraient être mises à jour chaque semaine.

Dans le détail, je cite Al Gore, « les 14 sites les plus polluants sont tous des champs de pétrole ou de gaz, le bassin du Permian (bassin de pétrole de schiste au Texas) étant le premier au monde […] Avec les nouvelles données [recueillies par Climate TRACE] sur le méthane et le torchage, nous estimons que les émissions réelles sont trois fois plus élevées que déclaré par ces sites d’extraction d'énergies fossiles […] Les 500 sites les plus pollueurs émettent plus par an que les Etats-Unis (deuxième pollueur mondial) et 51% de ces émissions viennent de centrales électriques ». Dans le détail, le système de calcul est basé sur des algorithmes qui déterminent les données à rechercher selon les sites (chaleur, vapeur, fumées, etc…). D’après Gavin McCormick, directeur de l'ONG américaine WattTime que je cite « à chaque fois qu'un satellite passe au-dessus de ces sites […] il cherche ce qui se passe à cet instant T […] Ainsi, vous rendez plus difficile le greenwashing et la triche » fin de citation.


Site : climatetrace.org/map

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Un Français sur deux touché par le réchauffement climatique ?

Un Français sur deux touché par le réchauffement climatique ?

11 novembre 2022· 1:48

À la question « le réchauffement climatique a-t-il déjà des effets concrets sur vous ? », peut-être faites-vous partie des 51% des Français sondés qui en effet disent subir régulièrement des conséquences de ce changement climatique. C’est en tout cas ce que révèle un sondage OpinionWay pour l’Ademe (Agence de la transition écologique).

Entre 2021 et 2022, la part des Français estimant ressentir des effets concrets du réchauffement climatique a augmenté de 12 points. Cette prise de conscience toucherait désormais plus de la moitié de la population française, ce qui est clairement cohérent avec l’été terriblement aride vécu il y a quelques mois, où plusieurs incendies dévastateurs et périodes de canicules difficilement supportables ont eu lieu. Aujourd’hui, 8 Français sur dix se disent également conscients qu’un changement climatique est en cours à cause de l’activité humaine. Or, les degrés d’inquiétude varient selon le prisme utilisé. Concrètement, 59% des Français considèrent le changement climatique comme le problème environnemental le plus préoccupant, loin devant la dégradation de la faune et de la flore (40%), la pollution de l'air (27%) et les déchets ménagers et plastiques (26%).

Pour tenter de contrer, au moins localement les effets du changement climatique, les Français seraient plutôt favorable à l'instauration de mesures spécifiques et contraignantes, comme le développement des énergies renouvelables (90% de personnes sont en faveur), la mise en place de taxes dans le transport aérien (67% favorable) ou l'abaissement de la vitesse autorisée sur les autoroutes (46%). Dans ce contexte, il ne vous aura sans doute pas échappé que près de 200 pays sont actuellement réunis à Charm el-Cheikh en Égypte pour la COP27. Reste à savoir si cette mise en lumière annuelle des enjeux climatiques trouvera un écho et amorcera de réels changements… ou si malheureusement, les grandes puissances continueront de traîner des pieds sur cette question.

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Des fenêtres pour remplacer le Wi-Fi ?

Des fenêtres pour remplacer le Wi-Fi ?

9 novembre 2022· 2:15

Au chapitre des innovations technologiques censées réconcilier tech et environnement, voilà que vos vitres pourraient remplacer votre Wi-Fi pour vous connecter à Internet ! En clair, des chercheurs ont mis au point un verre connecté capable de transmettre des données en utilisant la lumière du soleil. Une invention peu gourmande en énergie et qui pourrait effectivement remplacer les technologies actuelles utilisant des ondes.

Si vous vous intéressez à la technologie, alors vous savez peut-être déjà que la transmission des données par la lumière n'est pas une idée nouvelle. En 2021, l'entreprise Oledcomm avait présenté une puce Li-Fi suffisamment petite pour être intégrée dans un smartphone. Mais dans le cas de notre épisode du jour, des chercheurs de l’université des sciences et technologies du roi Abdallah en Arabie saoudite ont mis au point des fenêtres capables de créer un réseau sans fil en se servant de la lumière du soleil, et cela, grâce à du verre connecté.

Leur invention, présentée dans la revue I3E Photonics repose sur des obturateurs double-cellules à cristaux liquides (ou DLS pour l'acronyme, intégrés directement dans le verre. Contrairement au Li-Fi qui encode les données dans l'intensité de la lumière émise, les DLS modifient, je cite « la polarisation de la lumière qui les traverse... Cette modulation ne serait pas perceptible à l'œil nu, mais pourrait être détectée et décodée par une caméra de smartphone » fin de citation. Clairement, ces fenêtres n'émettent pas de lumière. Elle ne consommeraient donc qu'un seul watt d'électricité et pourraient être alimentées par simple un petit panneau solaire. À titre de comparaison, le Wi-Fi consomme entre 5 et 20 watts. Ceci dit, la vitesse de transmission est à l'heure actuelle limitée à seulement 16 kilobits par seconde. Une petite déception, mais qui n'entache pas l'enthousiasme des chercheurs, qui eux, espèrent l'améliorer pour atteindre une vitesse en mégabits ou gigabits par seconde. Problème, le principal point faible des fenêtres connectées est qu'elles ne fonctionnent que de jour. Elles pourraient donc être utilisées notamment dans les bureaux, puis être complétées par du Wi-Fi lorsqu'il fait nuit. Si elles sont prometteuses, ces fenêtres en verre transmettant des données doivent encore être largement améliorées avant d'être commercialisées et potentiellement révolutionner notre méthode de consommation d'Internet.

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Une IA peut communiquer avec les abeilles ?

Une IA peut communiquer avec les abeilles ?

8 novembre 2022· 2:25

Vous le savez, les animaux ne communiquent pas entre eux de la même manière que les humains. C'est le cas pour les mammifères, mais aussi pour les insectes. Car les danses qu'ils exécutent insectes constituent un langage à part entière, qui leur permet de se coordonner dans leurs tâches. Un phénomène étudié depuis plus de quarante ans désormais, et qui aujourd'hui se voit chamboulé par l'arrivée de l'IA. Cette technologie permet en effet d'aller bien plus loin dans l'interprétation de ce langage.

Pour l'histoire, c'est en 2018 que des chercheurs du Dahlem Center for Machine Learning and Robotics en Allemagne ont conçu le RoboBee, un minuscule robot capable d'imiter la danse des abeilles. Visuellement, le robot ressemble à un simple morceau d'éponge doté d'ailes qui se déplace sur une tige au milieu des autres abeilles. Pas d'humain aux commandes mais une IA, et le moins que l'on puisse dire c'est que cela fonctionne puisque certaines abeilles de la ruche l'ont « écouté ». Concrètement, les abeilles ont suivi précisément les instructions du RoboBee. À l'avenir, le laboratoire va tenter de domestiquer l'ensemble d'une ruche. Pour cela, les chercheurs ajouteront plusieurs robots dans différentes ruches afin de vérifier si les colonies les acceptent comme l'une des leurs.

À noter que l'IA qui dirige cette abeille robot est capable d'analyser des signaux uniques, liés aux comportements des abeilles, afin de créer un langage plutôt que d'essayer d'apprendre le nôtre à ces insectes. En clair, il s'agit de l'approche inverse de celle utilisée pour communiquer avec les singes ces 60 dernières années. Avant, le langage était centré sur l'humain. Mais cette IA a semble-t-il opté pour communiquer avec les abeilles en adoptant leur langage à elles. Ceci dit, réussir à communiquer les abeilles ou tout autre animal dans son langage natal est quelque peu dérangeant pour la communauté scientifique, notamment la chercheuse Karen Bakker de l'Université de la Colombie-Britannique au Canada. D'après elle, les humains pourraient davantage se servir de cette IA pour exploiter les animaux et les insectes plutôt que de chercher à vraiment les comprendre. Par ailleurs, franchir la barrière de la langue avec d'autres espèces, ce qu'on appelle l’anthropomorphisme, pourrait amener l'humain à manipuler les espèces sauvages pour les domestiquer de façon contre-nature. La chercheuse ajoute que cela ne concerne pas que les abeilles, mais l'ensemble des animaux. Reste à savoir si cette IA pourra rester strictement utilisée dans un but scientifique, ou si elle finira un jour ou l'autre par être utilisée à des fins peu éthiques.

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Quelle nouveauté pour l'indice de réparabilité ?

Quelle nouveauté pour l'indice de réparabilité ?

7 novembre 2022· 2:22

Depuis début novembre, l'indice de réparabilité s'est enrichi de quatre nouvelles catégories de produits. Objectif, informer les consommateurs sur le caractère plus ou moins réparable des objets qu'ils sont sur le point d'acheter.

Voilà bientôt deux ans que l'indice de réparabilité est devenu obligatoire en France sur certains produits. Pour rappel, il s'agit d'un outil symbolisé par une note sur 10, visant à informer les consommateurs sur l’achat des produits les plus faciles à réparer en cas de problème ou de casse, le tout dans le but de réduire le gaspillage, et par extension la pollution. À ce jour, cet indice concerne cinq types de produits : les ordinateurs portables, les télévisions, les lave-linge à hublot, les tondeuses à gazon, mais aussi et surtout les smartphones. Dans le détail, plusieurs critères rentrent en compte pour établir la note, à savoir la documentation, la facilité de démontage, la disponibilité de pièces détachées, mais aussi le prix. Ainsi, chaque fabricant doit calculer cet indice de la manière la plus juste possible, et qui impose à certains de revoir la structure même de leurs produits.

Depuis début novembre, l'indice concerne désormais quatre nouvelles familles de produits supplémentaires : les lave-vaisselle, les lave-linge à capot, les aspirateurs ainsi que les nettoyeurs à haute pression. D'après Véronique Denise, Présidente du Gifam (le Groupement des marques d’appareils pour la maison) que je cite, « l’indice moyen est de 7,2/10 pour les produits des adhérents de notre groupement. Un score qui est même meilleur en moyenne sur les produits électroménagers que sur les produits électroniques comme les télévisions TV et les smartphones » fin de citation. Problème, de nombreuses associations pointent du doigt diverses lacunes concernant ce système, notamment à propos des coefficients attribués aux différents critères. En ce qui concerne les smartphones par exemple, un produit peut obtenir une excellente note, même si ce dernier affiche un très mauvais score en ce qui concerne la simplicité de démontage. Enfin, d’après 60 millions de consommateurs que je cite, « seuls 42 % des produits [étaient] mis en vente avec le logo visible à proximité du prix [en décembre 2021] » fin de citation. S'il part d'une bonne intention et s'inscrit dans la loi anti-gaspi pour faciliter les réparations plutôt que de jeter, l'indice de réparabilité a encore un peu de travail devant lui pour s'imposer comme une aide incontournable dans le choix des consommateurs lors d'un achat.

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Une voiture écolo qui filtre ses propres particules fines ?

Une voiture écolo qui filtre ses propres particules fines ?

6 novembre 2022· 2:11

Comment stocker les particules fines émises par les freins et les pneus des voitures avant qu'elles ne soient rejetées dans l'air ? Car en effet, si les voitures électriques n’émettent pas de gaz à effet de serre lors de la conduite, elles émettent au moins des particules fines dangereuses pour la santé. C’est donc pour régler ce problème que l'agence aérospatiale allemande a sollicité une grande marque automobile pour créer la toute première voiture sans aucune pollution du tout : la Zedu-1

Concrètement, l’agence aérospatiale allemande s’est associé au HWA, le département compétition du groupe Mercedes-AMG, afin de fabriquer la première voiture présentée comme 100% verte. Pour ce faire, les ingénieurs impliqués dans ce projet ont surtout travaillé sur les pneumatiques. Le caoutchouc est en effet responsable de 61% des particules émises par les véhicules électriques selon une étude de l'Ademe (l’agence de protection de l’environnement), sans oublier les freins, également très sensibles à l'abrasion, autrement dit, l’usure par frottement.

Baptisée Zedu-1 (pour Zero Emission Drive Unit), cette voiture possède un tout nouveau type de carénage, recouvrant quasiment l'intégralité des roues pour limiter les frottements. Un petit aspirateur situé à l'avant de l'auto filtre également la totalité des particules et les stocke, dès lors que la vitesse ne dépasse pas les 50 km/h. Au-delà, l'efficacité du dispositif oscillerait entre 70% et 80%. Les disques des freins sont quant à eux directement montés sur le moteur électrique, où ils baignent dans l'huile afin de réduire l'abrasion, et les préserver bien plus longtemps qu’habituellement. Si cette nouvelle voiture est prometteuse, elle nécessitera encore beaucoup d’amélioration de l’aveu des constructeurs pour être mise sur le marché. Il est en effet difficile par exemple de changer les pneus crevés lorsqu'ils sont encapsulés à l'intérieur de la carrosserie... Ceci dit, cette innovation commence déjà à donner des idées à la concurrence, comme Audi, qui a récemment annoncé le développement d'un filtre à particules embarqué pour véhicules électriques.

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Paris, première ville bas carbone 24/7 ?

Paris, première ville bas carbone 24/7 ?

3 novembre 2022· 2:21

Prochainement, Paris, Copenhague et Londres serviront de villes pilotes pour le programme « Énergie Bas carbone 24/7 pour les Villes », initiée par Google et le réseau C40 des maires engagés contre la crise climatique. On en parle en détail dans cet épisode.

Répondre à la demande de consommation d'électricité avec des sources bas carbone, et ce, à chaque instant de la journée, telle est l'ambition du programme « Énergie Bas carbone 24/7 pour les Villes ». Mais vivre uniquement avec les énergies bas carbone n'est pas une évidence pour autant puisque l'éolien et le solaire sont « intermittentes », autrement dit, elles ne sont disponibles que dans lorsqu'il fait beau et qu'il y a du vent. Je cite la ville de Paris, qui jouera le rôle de cobaye, « ce projet s'inscrit pleinement dans les objectifs du plan Climat de la Ville qui prévoit que d'ici à 2030, 45% de l'énergie consommée devra être d'origine renouvelable, dont 10% produite localement » fin de citation. En 2019, la quantité d'énergie renouvelable et de récupération consommée dans la capitale s'élevait à 18,4 %. Précisément, la consommation électrique de Paris s’élevait à pratiquement 31 térawatt-heure (TWh) en 2018.

Avant tout, la première phase du programme sera de dresser une cartographie des énergies dans chacune des villes pilotes. Je cite Caroline Golin porteuse du projet chez Google, « vous ne pouvez pas résoudre un problème si vous ne savez pas quel est le problème » fin de citation. Ainsi, Google mettra à disposition des villes participantes un outil capable de rassembler des données pour identifier les moments où le réseau électrique est le plus alimenté par des sources d'énergie bas carbone. Mais l'approvisionnement en électricité verte pose question. Comment utiliser à Paris, l'énergie solaire provenant du sud, et l'énergie éolienne provenant de l'ouest ? Pour Caroline Golin., l'enjeu sera de faire franchir les frontières à l'énergie, mais également je cite, « d'intégrer les petits réseaux dans les grands [en] rendant la distribution plus flexible [au niveau des villes] » fin de citation. Traduction, il faudra mettre le paquet sur le stockage de ces énergies avec le développement des batteries, et développer d'autres sources moins dépendantes du climat comme la géothermie ou l'hydrogène. En attendant que le programme soit officiellement lancé, Google compte bien montrer la voie et rappel à l'envie que son objectif d'ici 2030 est que ses centres de données (data center) et bureaux partout dans le monde fonctionnent entièrement à l'énergie bas carbone.

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The Line, une future ville « cauchemar » en Arabie Saoudite ?

The Line, une future ville « cauchemar » en Arabie Saoudite ?

2 novembre 2022· 3:25

On en a déjà parlé sur le réseau Chose à Savoir, l'Arabie Saoudite a lancé la construction de The Line, sa cité futuriste en forme de ligne haute de plus de 500 mètres et longue de plus de 170 km dans le désert. Si le projet est présenté comme « la ville de demain », force est de constater que la réalité n'est pas aussi chatoyante que ce que la communication du pays laisse penser. Fin octobre, plusieurs média du Moyen-Orient ont rapporté de nombreux manquement sur le plan humain et écologique.

Annoncé officiellement il y a moins de trois mois, The Line est déjà en travaux d'après l’entreprise spécialisée dans la photographie aérienne Ot Sky, qui a publié des images prises par drone. On y voit notamment les premières fondations où des ouvriers travaillent, ainsi que des camions de chantier. Ainsi, le tracé de la ligne est presque déjà terminé. Mais comme je vous le disais, ce projet pose plusieurs problèmes, tout d'abord écologiques, avec des conséquences sur les ressources en eaux notamment, sans oublier la flore et la faune sauvage. À ce stade difficile de l'avancée du chantier, difficile de dire précisément quels seront le coût pour la nature, mais déjà, les défenseurs de l'environnement sont sur le qui-vive. Difficile de leur donner tort quand on sait que le chantier s'étale sur 170 kilomètres de long. Mais au-delà de ça, et à l'image des voisins du Qatar, c'est surtout la situation humaine qui fait froid dans le dos.

En effet, la ville du futur est pointée du doigt par certains médias de cette région du monde, comme megaphone.news, un site libanais dont les propos ont été relayés par Les Echos en France mi-octobre. Ainsi, on apprend que trois hommes ont été condamnés à mort par des tribunaux d’exception saoudiens. L’un de ces trois hommes était militant, et aurait été tué en 2020 par les forces de l’ordre saoudiennes, après avoir publié des vidéos sur les réseaux sociaux, s’opposant déjà à la construction de The Line. Je le cite, « je serai tué et ils m’accuseront d’être un terroriste parce que j’ai refusé d’être déplacé et de quitter mon domicile » fin de citation. Un témoignage glaçant qui sonnait à l'époque comme une prédiction, et qui par ailleurs montre bien que le problème humain ne date pas d'hier sur ce projet. Au total, environ 20 000 membres de la tribu des Howeitat ont été forcés de quitter le territoire où s'est implanté le chantier de The Line, un territoire qu'elles occupaient depuis des siècles. Et puis de l'autre côté du spectre, il y a des dirigeants occidentaux que l’Arabie Saoudite a employé au prix fort pour venir coordonner les travaux de construction de la ville. Selon le Wall Street Journal, le royaume proposerait de rémunérer ces recrues près d’un million de dollars par an.

Pour rappel, ce projet se veut aussi vert que possible, sans route, ni voiture, ni aucune émission polluante. Je cite la communication du gouvernement saoudien, « The Line utilisera des énergies 100 % renouvelables et 95 % des terres seront préservées pour la nature ». Pour réaliser ce projet faramineux, plus de 500 milliards de dollars ont été mis sur la table. The Line devrait s’étendre sur 170 km de long pour une surface totale de 26 000 km carrés construit. Concrètement, tout est censé se passer dans les airs, car l’objectif du prince d’Arabie Saoudite à l'origine de ce projet est de construire une ville de gratte-ciel pouvant héberger 9 millions d’habitants et plus de 5 millions de touristes par an. Point d'orgue de la démesure, qui n'a pas manqué de faire réagir, notamment les occidentaux, The Line est censée accueillir les Jeux asiatiques d’hiver en 2029... donc en plein désert.

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ÉcoWatt, une app version « météo de l'électricité » ?

ÉcoWatt, une app version « météo de l'électricité » ?

1 novembre 2022· 2:24

Face aux consignes répétées du gouvernement français d'économiser de l'énergie en vue de l'hiver compliqué qui s'annonce, plusieurs outils ont été développé pour aider la population à surveiller leur consommation d'énergie, mais aussi à savoir si l'électricité venait à manquer près de chez eux. C'est notamment le cas d'ÉcoWatt, une application conçue par RTE que je vous propose de découvrir dans cet épisode.

Si vous ne le saviez pas déjà, le réseau électrique va sans doute être sous tension ces prochaines semaines. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela, notamment les fortes chaleurs de cet été qui ont réduit la capacité de production des barrages hydroélectriques, mais aussi et surtout un parc nucléaire quasiment amputé de la moitié de sa capacité. En effet, 25 des 56 réacteurs dispersés à travers le pays ne fonctionnaient toujours pas début octobre. Sur ces 25, une quinzaine l'était pour cause de maintenance, quand le reste souffre de problème un peu plus préoccupant comme la corrosion. Dès lors, on comprend mieux pourquoi le gouvernement tente de pousser les français à la sobriété.

Dans ce sens, RTE (le Réseau de transport de l'électricité) a mis au point un site permettant de surveiller l'état du réseau électrique en temps réel. Nommé ÉcoWatt, cet outil, qui est aussi une application pour smartphone, prend la forme d'une sorte de météo de l'électricité, et informe l'utilisateur lorsque le réseau électrique est sous tension, autrement dit, lorsque la demande est forte et où les coupures risquent d'arriver. Concrètement, lorsque le signal est vert, cela signifie qu'il n'y a aucun problème. La couleur orange informe en revanche d'un réseau électrique sous tension, quand la rouge elle annonce de possible coupure d'électricité à venir. Problème, quand le signal est rouge, cela signifie que les coupures d'électricité sont jugées je cite « inévitables si nous ne baissons pas notre consommation ». L'application ÉcoWatt donne également des prévisions quotidiennes avec des détails heure par heure, et des notifications peuvent également être envoyées lorsqu'une période de tension est détectée. ÉcoWatt encourage également les particuliers à adopter des gestes simples et efficaces pour réduire leur consommation et donc leur facteur comme la baisse du chauffage quand il ne fait pas trop froid, la généralisation de l'éclairage LED ou simplement débrancher ses appareils quand on ne les utilise pas. Reste à savoir si tout cela permettra de faire nous faire passer l'hiver sans trop de soucis électriques.

Site : https://www.monecowatt.fr/

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Trouver du carburant grâce à l'open-data ?

Trouver du carburant grâce à l'open-data ?

31 octobre 2022· 2:07

Alors que les difficultés liées au manque de carburant dans les stations-services en France commencent peu à peu à disparaître, force est de constater qu'il est toujours assez compliqué de faire le plein de sa voiture. Ainsi, le site data.gouv.fr propose une carte interactive pour vous aider à trouver une station-service aux alentours de chez soi et à connaître en avance le prix du carburant, le tout grâce à l'open data.

Concrètement, cet outil permet de rechercher près de chez soi une station-service disposant de carburant. La plateforme permet à l'utilisateur de filtrer les résultats de sa recherche en fonction du type de carburant qu'il souhaite, qu'il s'agisse du Sans Plomb 95 (E10), Sans Plomb 95, Sans Plomb 98, Gazole, GPL ou du Superéthanol E85. Ainsi, la carte avertit l'utilisateur si une station est en situation de pénurie et indique les prix des différents carburants disponibles. Et pour éviter toute confusion ou de tomber sur de fausses informations, la date et l'horaire de mise à jour est indiquée pour chaque station répertoriée. Par ailleurs, un graphique de l'évolution des prix sur l'année est aussi intégré ainsi que le tarif moyen et médian de chaque carburant pour se faire une idée de l'évolution des prix des hydrocarbures depuis janvier.

Si cet outil ne vous convient pas, vous pouvez toujours opter pour d'autres solutions comme le site penurie.mon-essence.fr qui indique en temps quasi réel les stations en situation de pénurie partielle ou totale en France grâce aux informations fournies par les utilisateurs du site. Autre carte, celle de TotalEnergies sur le site internet du groupe, qui a priori est régulièrement mise à jour et permet de connaître en détail les prix et la disponibilité des carburants dans les stations du groupe, qui depuis plusieurs semaines proposent une remise de 20 centimes par litre en plus de l'aide accordée par le gouvernement. Côté applications, Waze, Gasoil Now, Gaspal ou encore Essence & Co sont de bonnes alternatives pour avoir d'autres informations fiables quasi instantanément. 

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Pollution : un pic d’émission de CO2 en 2025 avant une baisse ?

Pollution : un pic d’émission de CO2 en 2025 avant une baisse ?

30 octobre 2022· 2:02

Les émissions de gaz à effet de serre sont en hausse constante depuis la fin du COVID avec la relance de l’industrie. Problème, ces émissions accélèrent le réchauffement climatique qui ne cesse de dérégler la nature de plus en plus violemment. Petite lueur d’espoir toutefois, ces émissions de CO2 devraient atteindre leur pic en 2025 avant de redescendre progressivement les années suivantes

D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les émissions mondiales de gaz à effet de serre devraient atteindre un « point haut » en 2025, notamment à cause d’une « réorientation profonde » des marchés mondiaux de l'énergie depuis le mois de février et le début de la guerre en Ukraine. C’est la première fois que les trois scénarios étudiés par l'agence identifient un pic de consommation de chacune des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole). Je cite, Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE qui s’exprimait sur Twitter, « ce n'est pas suffisant pour éviter de graves impacts climatiques, mais c'est un progrès par rapport à la situation dans laquelle nous étions il y a quelques années » fin de citation.

Dans le scénario central, qui se base sur les engagements déjà annoncés par les gouvernements en matière d'investissements climatiques (comme l’inflation Reduction Act aux Etats-Unis, Fit for 55 et RePowerEu en Europe ou encore Transformation verte au Japon…), les émissions mondiales de CO2 plafonneraient à 37 milliards de tonnes en 2025, puis devraient descendre à 32 milliards de tonnes en 2050. Malgré ces efforts, les températures moyennes devraient augmenter d'environ 2,5 degrés d'ici 2100, ce qui est je cite « loin d'être suffisant pour éviter des conséquences climatiques sévères ». L'AIE souligne également le besoin d'investissements important dans les énergies propres qu'elles soient vertes ou simplement décarbonées comme le nucléaire, le solaire et l’éolien, ainsi que qu’un coup d’accélérateur dans des domaines comme les batteries électriques ou les électrolyseurs qui produiront l'hydrogène destiné à décarboner l'industrie notamment.

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Des satellites pour surveiller le CO2 depuis l'espace ?

Des satellites pour surveiller le CO2 depuis l'espace ?

27 octobre 2022· 2:19

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, le consortium Carbon Mapper fait le pari de déployer une constellation de satellites dite « hyperspectrale » pour mesurer rapidement et précisément les émissions de gaz à effet de serre à travers le monde. Son objectif, repérer en temps réel les sources d’émissions importantes de méthane et de dioxyde de carbone pour les réduite plus efficacement. Cette constellation, c’est l'entreprise Planet qui la fournira. .

En réalité, il s'agit de la deuxième constellation à haute résolution de l'entreprise Planet, qui avait déjà dévoilé Pelican en avril dernier. Le nom de cette nouvelle constellation dite « hyperspectrale » Tanager, qui a été présentée lors de la 73e édition du Congrès international d’astronautique à Paris en septembre. Concrètement, Tanager sera capable de fournir des données avec une résolution de 30 mètres dans plus de 400 bandes spectrales. Objectif affiché, je cite « améliorer la compréhension des émissions mondiales de méthane et de dioxyde de carbone (CO2) et en accélérer la réduction », fin de citation.

Dans le détail, cette constellation sera le « bras armé » du consortium Carbon Mapper qui fait le pari de repérer, localiser, quantifier et suivre les émissions ponctuelles et les fuites de méthane et de dioxyde de carbone (CO2). En fait, l'idée serait de rendre les données recueillies accessibles au public. De cette manière, Carbon Mapper estime d'une part que cela permettra aux gouvernements de surveiller le respect des pactes internationaux et d’autre part, de contraindre les décideurs politiques et les « pollueurs » à mettre en place des mesures pour atténuer ces émissions. Car limiter les émissions de ces deux gaz, particulièrement celles du méthane, qui est bien plus puissant que le CO2, serait logiquement assez efficace pour lutter contre le réchauffement climatique.

Concernant l''imagerie hyperspectrale, cette technologie offre en effet un vaste éventail de perspectives étant donné qu'elle divise le spectre en une multitude de bandes, ce qui permet aux analystes d'examiner des phénomènes dans de nombreuses couleurs différenciées qui échappent généralement à l’œil humain. Les données hyperspectrales par ailleurs utiles dans de nombreux domaines et présentent un grand potentiel comme pour l'agriculture, la défense et le renseignement, ou encore le secteur de l'énergie. Bien utilisées, elles peuvent également révéler et prévenir des risques sociaux, environnementaux et climatiques avec un niveau de détail extrêmement avancé.

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Le captage du CO2 en plein boom ?

Le captage du CO2 en plein boom ?

26 octobre 2022· 2:28

Selon un rapport du Global CCS Institute, le marché du captage du dioxyde de carbone émis par les différents secteurs industriels serait en plein essor sur l'ensemble de la planète ! Une excellente nouvelle pour cette technologie plébiscitée par de nombreux politiques et une partie des défenseurs de l'environnement pour réduire les émissions polluantes dans l'atmosphère.

Ok, le captage du CO2, se développe, c'est super... Mais j'ai presque envie de dire, enfin ! Car d'après le Global CCS Institute, la quantité de CO2 n'a jamais été aussi élevée dans l'air. Dans le détail, ce marché du captage du carbone serait en augmentation de 44 % entre octobre 2021 et octobre 2022. Pour la plupart des industriels, ces projets de captages visent à extraire le CO2 des centrales, usines et autres bâtiments rejetant du gaz carbonique, que ce soit des centrales électrique, des raffineries de pétrole ou des aciéries pour ne citer qu'eux. Concrètement, seules trente installations de captage du CO2 sont en service actuellement dans le monde, et onze sont en construction. Des chiffres bien modestes, mais auxquels doivent quand même s'ajouter 153 autres projets de captage et de stockage du dioxyde de carbone en cours de développement. Sur les 194 projets en cours à l'échelle mondiale, 61 ont démarré cette année. C'est en partie pour cela que l'on peut considérer que le marché est en train de connaître une petite révolution.

La majorité des projets sont liés au pétrole et au gaz. Dans le détail, 60 % des projets sont soutenus par des entreprises liées aux énergies fossiles. Parmi toutes, trente de ces installations utilisent déjà le carbone capturé pour je cite la « récupération assistée du pétrole », autrement dit une technique qui consiste à injecter le CO2 dans le sol pour faire remonter le pétrole difficile à atteindre. Pas de quoi rassurer les militant écologiques qui craignent que ces efforts de captage du CO2 ne contribuent pas suffisamment à la transition écologique. Des groupes comme Food & Water Watch, The Indigenous Environmental Network ou Friends of the Earth, estiment, je cite que la « plupart de ces projets sont en réalité du greenwashing à grande échelle » fin de citation. Difficile de leur donner tort, étant donné que si ce sont des entreprises liées aux combustibles fossiles qui mettent en place ces projets, il paraît assez illusoire de croire que c'est pour sauver la planète, alors qu'en parallèle, ces dernières continuent à commercialiser des énergies polluantes à des milliards de consommateurs.

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Si les économies d'énergie passaient par l'heure d'été ?

Si les économies d'énergie passaient par l'heure d'été ?

25 octobre 2022· 2:03

D'ici peu, la France passera à l'heure d'hiver. Historiquement, passer de l'heure d'été à l'heure d'hiver était censé économiser de l'énergie. Or, il se trouve que cette logique a été quelque peu bousculée ces dernières années. Pour enterrer encore un peu plus ce principe de changement d'heure, une chercheuse britannique estime justement rester à l'heure d'été permettrait de faire encore plus d'économie d'énergie.

Comme relaté dans le journal The Guardian, la chercheuse Aoife Foley de l'université Queen's de Belfast estime que rester à l'heure d'été permettrait aux ménages britanniques de réduire leur facture énergétique de 400 livres chaque année. Une économie à la fois d'énergie, mais aussi et surtout d'argent non-négligeable dans un contexte d'inflation monstrueuse du coût de la vie outre-manche. À noter que cette logique pourrait s'appliquer à n'importe quel pays d'Europe, en plus du Royaume-Uni. D'après elle, la demande d'énergie est extrêmement forte en hiver entre 17h et 19h le soir, au moment où la nuit tombe. D'après sa logique, que je cite, « en renonçant à ce changement d'heure, nous économiserions de l'énergie parce qu'il ferait plus clair le soir. Ainsi, nous pourrions réduire la demande en électricité commerciale et résidentielle lorsque les gens quittent le travail plus tôt et rentrent à la maison plus tôt. Conséquence, la demande en éclairage et en chauffage sera réduite. Ce qui signifie qu’il faut moins d’éclairage et de chauffage » fin de citation.

Une telle mesure serait en effet la bienvenue dans un contexte de crise énergétique causée par la guerre entre l'Ukraine et le Russie. La chercheuse poursuit en évoquant les conditions météo à venir, je cite, « il est probable que nous commencions à rationner l'énergie très sérieusement pour éviter de plus gros problèmes en décembre et janvier, lorsque les réserves de gaz commenceront à s’épuiser ». D'après plusieurs sondages, la majorité des citoyens européens seraient en faveur de la suppression du changement d'heure, qui n'a à ce jour pas encore été abandonné. Si la chercheuse n'a pas pris en compte les économies que pourraient faire les commerces ou industries, je cite, « des réductions plus importantes encore de coût ou de pollution pourraient être constatées » fin de citation. Pour finir, Aoife Foley estime que la demande en énergie pourrait chaque soir être réduite de 10 % sans ce changement d'heure.

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Quels sont les 22 chantiers écolo de « France Nation Verte » ?

Quels sont les 22 chantiers écolo de « France Nation Verte » ?

24 octobre 2022· 2:08

Fin octobre, la première ministre française Elisabeth Borne a lancé 22 chantiers de son programme de planification écologique. Des chantiers censés concernés tout le monde et dans plusieurs secteurs de la vie quotidienne. Problème, Elisabeth Borne a été un peu avare de détails, empêchant par la même de nous faire une idée précise de son action.

Soyons clair, on ne sait pas précisément à quoi correspondent ces 22 chantiers. En effet, la cheffe du gouvernement s'est contentée, je cite « d'assumer une écologie de la responsabilité, où l'on refuse le simplisme et l'on dit aux Français [...] que les solutions sont complexes. Elisabeth Borne a expliqué que des leviers avaient été identifiés en se basant sur des indicateurs pouvant, je cite « paraître complexe ou abstrait ». Une façon de ne pas rentrer dans les détails en assumant que le grand public ne comprendrait pas de quoi il s'agit. Quoiqu'il en soit, ces 22 chantiers prioritaires s'articulent autour de six thématiques de la vie quotidienne : se déplacer, se loger, se nourrir, produire, consommer et préserver nos écosystèmes (les sols, les forêts, l'eau, les océans). La Première ministre a également rappelé que les premiers véhicules électriques à 100 euros par mois devraient être disponibles début 2024.

À voir si ces changements seront acceptés par la population... Car il faut se souvenir qu'en 2018, le président Emmanuel Macron avait dû abandonner un projet de taxe carbone suite au mouvement des gilets jaune dénonçant un coût du carburant trop élevé. Sur ce point, la première ministre assure que c'est je cite « à eux qui émettent le plus, et qui ont le plus de moyens d'accompagner le plus notre transition écologique en montrant l'exemple dans leurs comportements et en investissant pour financer l’innovation » fin de citation. Concernant les plus modestes, Elisabeth Borne a promis de les accompagner notamment dans leurs emplois, et assuré que la transition sera, je cite « synonyme de mieux vivre même si le défi est immense […] nous devons faire en huit ans, plus que ce que nous avons fait en 32 ans en matière de baisse d'émissions » fin de citation. Sur ces belles paroles, reste encore et toujours à savoir quels sont ces 22 chantiers prioritaires mis en place dans la stratégie « France Nation Vertes » et surtout comment ils seront mis en place.

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Fonds marins : descendre à 6000 mètres de profondeur pour les comprendre  ?

Fonds marins : descendre à 6000 mètres de profondeur pour les comprendre ?

23 octobre 2022· 2:40

Début octobre, la Marine française a commencé une première campagne d'exploration des fonds marins allant jusqu'à 6000 mètres à l'aide d'un drone. L’idée est en effet de mieux connaître les fonds marins dans un but militaire, mais cette campagne pourrait aussi avoir un certain intérêt sur le plan écologique et scientifique.

Le drone en question porte le nom de Hugin, aussi connu comme étant un drone sous-marin autonome, loué auprès du norvégien Kongsberg Maritime d’après les précisions de la Direction générale de l'armement, qui explique également que l’opération devrait coûter environ quatre millions d'euros pour plusieurs sorties en mer. Plus précisément, cette campagne vise à définir les équipements dont la France doit se doter dans le cadre de sa stratégie pour les fonds marins, annoncée en février. En effet, les fonds marins sont d’une importance capitale pour l’armée française, car c’est notamment là que peuvent survenir d’importantes menaces comme les quatre énormes fuites de gaz survenues sur les deux gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l'Allemagne. Des fuites provoquées selon les premières enquêtes par un sabotage.

Ceci dit, les fonds marins sont longtemps restés hors de portée par manque de technologie suffisamment performante. Aujourd’hui, l’intérêt que leur portent les États et les entreprises est clairement croissant, que ce soit pour l'extraction pétrolière et gazière, l'acheminement énergétique ou bien la pose de câbles sous-marins, par lesquels transitent aujourd'hui 99% des communications numériques mondiales. Au vu du contexte mondial actuel, le manque de carburant, la possible pénurie d’énergie cet hiver et les besoins de capacités internet puissantes, vous comprenez bien pourquoi de nombreux pays veulent les exploiter. Côté géographie, la France est clairement privilégiée grâce à la deuxième plus vaste zone économique exclusive au monde. Plus que les ressources, l’hexagone souhaite surtout préserver sa liberté d'action maritime et protéger ses intérêts grâce à deux robots sous-marins qui surveillent et interviennent avec un bras dans les fonds marins. Problème, ces derniers ne vont pas à plus de 2000 mètres de profondeur, d’où l’idée de s’équiper d’un drone AUV pour pouvoir atteindre 6000 mètres et ainsi être en mesure de couvrir 97% des fonds marins.

Plus concrètement, la France se concentre désormais sur les zones abyssales, soit au-delà de 4000 m de fond. Des profondeurs qui restent néanmoins très mal connues puisque 95 % des abysses restent inexplorés à l’heure actuelle. Quels secrets nous cachent-elles ? D’après la communauté scientifique, leur exploration pourrait apporter de nombreuses informations quant à l’apparition de la vie sur Terre. Les grands fonds sont en effet cartographiés avec bien moins de précision que la Lune. L’Humanité a d’ailleurs envoyé plus d’humains dans l’espace que dans les profondeurs des océans jusqu’à ce jour.

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De l'hydrogène vert produit grâce au pétrole ?

De l'hydrogène vert produit grâce au pétrole ?

20 octobre 2022· 2:34

Que diriez-vous si l'on pouvait produire de l'hydrogène vert grâce au pétrole ? Je parle bien d'hydrogène sans émission de CO2 ! Impossible ? Et bien peut-être pas. Une entreprise américaine a justement réussi à produire un hydrogène neutre en carbone grâce au pétrole et grâce à des micro-organismes. Une innovation passionnante qui pourrait changer beaucoup de choses !

En parlant de micro-organisme, nous sommes nombreux à ne pas les porter dans notre cœur, voir parfois à en avoir une peur irrationnelle. Ceci dit, certains sont plutôt utiles voir précieux dans certains cas. La levure, l'alcool, le fromage, trois exemples de produits qui n'existeraient tout simplement pas sans les micro-organismes, sans compter les répercussions en cascade que cela aurait. Et bien sur ce même principe d'utiliser les micro-organismes pour améliorer notre quotidien, la société américaine Cemvita Factory compte produire un hydrogène vert, sans émission de CO2 en injectant des micro-organismes génétiquement améliorés dans les puits de pétrole vides, où ces derniers se nourriront des résidus de cette énergie fossile pour produire de l'hydrogène. En effet, de nombreux puits de pétrole désormais inexploités conservent encore du pétrole, trop cher à extraire pour les compagnies de forage.

Petit problème, les micro-organismes choisis par Cemvita produisent à la fois de l'hydrogène, mais aussi du CO2. Or, l'hydrogène ne pourra pas être vert si du CO2 est produit en même temps. On appelle cela l'hydrogène gris. Concrètement, Cemvita promet d’accoler à ces anciens puits de pétrole, transformés en fermes de production d’hydrogène, des systèmes de captage de CO2, afin que le carbone ne soit pas rejeté dans l’atmosphère, mais puisse être stocké en sous-sol. Ainsi, on ne peut pas parler d'hydrogène vert, mais au moins d'hydrogène neutre en carbone. Reste à savoir si les compagnies pétrolières qui opèrent près de ces puits joueront effectivement le jeu de capter et stocker les rejets de CO2 des micro-organismes.

Par ailleurs, ces fameux micro-organismes « génétiquement améliorés » devront être sans danger pour l'homme et l'environnement. Cemvita devra ainsi obtenir une validation préalable des autorités pour mener à bien ce projet. Ceci dit, Cemvita tient à rassurer en expliquant avoir réalisé de premiers essais sur site avec une production qui dépasse ses attentes. Les niveaux d’hydrogène seraient en effet trois fois supérieurs à la valeur de référence atteinte en laboratoire. De quoi encourager les experts de la société à promettre une production d’hydrogène à des coûts qui pourraient être inférieurs à ceux de la filière de production d'hydrogène classique.

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Un ADN vieux d'un million d'années révèle ses mystères ?

Un ADN vieux d'un million d'années révèle ses mystères ?

18 octobre 2022· 2:15

C'est une découverte qui pourrait bien nous en apprendre beaucoup sur notre passé et sur la planète. Un fragment d'ADN dit sedaDNA, pour ADN de sédiment ancien en français a été découvert dans la mer de Scotia, à mi-chemin entre l'Amérique du Sud et l'Antarctique. Une trouvaille qui permet de mieux comprendre l'évolution de la vie à des âges très lointains sur notre planète bleue.

D'après l'Université de Tasmanie qui a participé à l'étude, publiée ensuite dans la revue Nature Communications, il s'agirait à ce jour des plus anciennes traces d'ADN découvertes sous l'eau. En effet, les sédiments d'ADN les plus vieux dataient jusqu'à présent de 650.000 ans environ. En fait, ce type de sédiments d'ADN peut être découvert dans différents lieux, comme des caves, dans le permafrost, ou encore dans les fonds marins. Dans le détail, ces zones regroupent les meilleures conditions climatiques pour permettre la préservation de ces ADN, soit des températures glaciales, un niveau d'oxygène très bas, et une quasi-absence des rayons UV. Des paramètres que l'on trouve également dans la mer de Scotia d'après l'étude, qui en fait une zone de recherche privilégiée pour les scientifiques à propos de la vie et du climat du passé.

Cet ADN ancien serait a priori intact. Ceci dit, il n'a pas encore été totalement identifié, malgré le fait qu'il a été extrait du fond de l'océan en 2019. Durant trois ans, ce dernier a passé une longue période en processus de décontamination et de contrôle, afin de vérifier son âge. Par ailleurs, il était nécessaire d'isoler cet ADN ancien des autres ADN plus récents qui l'entouraient. En plus de cet ADN, l'équipe a également découvert des diatomées, autrement dit des organismes marins unicellulaires vieux de 540 000 ans, et qui sont très importants pour la vie, puisqu'ils produisent un quart de l'oxygène que nous respirons, en plus d'être à la base de la chaîne alimentaire sous-marine. L'étude de ces micro-organismes permet donc de mieux cerner l'évolution naturelle du climat d'autrefois, et de la comparer au réchauffement climatique actuel. L'équipe de chercheurs souligne d'ailleurs l'importance de savoir comment l'écosystème marin du pôle Sud a déjà réagi dans un passé très lointain aux variations de températures. En effet, l'ouest de l'Antarctique est l'une des régions du monde les plus touchées par le changement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre.

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Les entreprises tech en retard sur le recyclage de leurs disques durs ?

Les entreprises tech en retard sur le recyclage de leurs disques durs ?

17 octobre 2022· 2:52

Si le recyclage des produits technologiques est un enjeu majeur dans la transition écologique du secteur, de nombreuses entreprises adoptent une position étonnamment différente. Au lieu de donner une seconde vie à leurs appareils utilisés, certains géants font le choix de les détruire purement et simplement.

D'après les révélations du journal Financial Times, le patron de l'entreprise Techbuyer Mick Payne, spécialiste dans l'achat, la remise à neuf et la revente d'équipements informatiques, les GAFAM seraient de très mauvais élèves en matière de recyclage des disques durs. Je cite son aventure, retranscrite pas le site siecledigital.fr, « alors qu'il se rendait dans le centre de données d'un grand groupe technologique, Mick Payne propose à l'entreprise de reprendre l'ensemble des disques durs usagés, voués à être remplacés dans peu temps. Il promet une somme assez conséquente tout en s'engageant à effacer toute donnée présente dans les appareils de stockage. Réponse sans appel de l'entreprise : elle refuse et affirme qu'un camion va récupérer tous ces disques durs afin de les déchiqueter. Une décision incompréhensible pour Mick Payne » fin de citation.

Dans le détail, tous les 3 à 5 ans, l'ensemble des appareils de stockage de données des data centers sont remplacés par du neuf afin de garantir une performance optimale. Comme le précise siecledigital.fr, cela ne veut pas dire que le disque dur n'est plus fonctionnel, mais simplement qu'il est moins performant. D'après le Financial Times toutes les entreprises contactées par le journal ont affirmé qu'elles préféraient les détruire plutôt que de les vendre, même si le prix était intéressant. La raison ? Une peur panique de voir leurs données fuiter. Il y a quelques semaines au mois de septembre, la Securities and Exchange Commission des États-Unis a en effet infligé une amende de 35 millions de dollars à la banque Morgan Stanley pour ne pas avoir correctement effacé les données des clients après le démantèlement des serveurs de la banque, dont une partie avait été mis aux enchères alors qu'ils contenaient toujours des données bancaires.

Côté écologie, une étude du laboratoire national d'énergies renouvelables des États-Unis affirme que chaque année, 20 millions de disques durs sont mis hors service rien que dans le pays. 20 millions qui font donc parti des 54 millions de tonnes de déchets électroniques produits chaque année dans le monde. Cependant, les métaux rares qu'ils contiennent sont pour la plupart recyclables. D'après le laboratoire, la réutilisation d'un disque dur éviterait d’émettre quatre fois plus d'émissions de dioxyde de carbone que de le détruire. Si pour l'instant, la tendance est à la destruction de ce matériel considéré comme obsolète, les GAFAM, notamment, semblent être conscients du problème. Google a récemment indiqué que 27% de ses composants utilisés dans ses serveurs étaient remis à neuf, formater puis réutilisé dans la mesure du possible, quand Microsoft affirme que d'ici 2024, 80 % de ses disques durs déclassés seront réutilisés. À voir si ses promesses seront tenues. 

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Des milliards de téléphones non recyclés dans le monde ?

Des milliards de téléphones non recyclés dans le monde ?

16 octobre 2022· 2:09

Alors que l'industrie technologique tente de se verdir en mettant l'accent sur les matériaux recyclés, en choisissant des énergies renouvelables pour les produire, il semblerait que les consommateurs ne suivent pas cette tendance. D'après une récente étude, plus de 16 milliards de smartphones seraient encore en circulation dans le monde, dont un tiers ne serait pas recyclé, et même je cite « voué à devenir des déchets électroniques ».

D'après l'organisation Waste Electrical and Electronic Equipment (W3E), 16 milliards de smartphones seraient toujours en circulation dans le monde, dont 5,3 milliards deviendront les déchets électronique cette année, donc sans être recyclés. Une tendance que l'organisation a flairée depuis un moment, je cite, « malgré la valeur de l'or, du cuivre, de l'argent, du palladium et d'autres matériaux rares recyclables, les experts s'attendent à ce que la majorité des smartphones disparaissent dans des tiroirs, des placards, des armoires ou des garages, ou soient jetés dans des poubelles destinées à la mise en décharge ou à l'incinération » fin de citation. Selon l'organisation, il est donc impératif de recycler nos anciens smartphones, d'une part parce que cela permet aux propriétaires de récupérer quelques euros, mais aussi et surtout pour éviter que ces derniers ne finissent à l'incinération.

Toujours d'après la W3E, plus de 45% des personnes interrogées dans 6 pays européens conserveraient leur ancien smartphone « au cas où », tandis que 15 % indiquent avoir pour projet de le vendre ou de le donner ultérieurement. D'autres, environ 13 % des sondés, leur accordent aussi une valeur sentimentale, quand 9 % espèrent que leur ancien smartphone prendra de la valeur dans les années à venir. Preuve de cette tendance alarmante, Samsung a révélé l'an dernier que son programme de recyclage n'avait repris que 0,0019 % des smartphones vendus depuis 2015. Quand on sait qu'en début d'année, la firme sud-coréenne était la première marque en termes de vente de smartphones avec 1,39 milliard d’appareils vendus en 2021, on peut donc aisément comprendre que le problème, sur cette question précise, ne vient pas des entreprises, mais bel et bien des consommateurs.

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Qui est Farwiza Farhan, écolo et personnalité la plus influente de l'année ?

Qui est Farwiza Farhan, écolo et personnalité la plus influente de l'année ?

13 octobre 2022· 2:12

Vous connaissez sans doute le classement des 100 personnalités les plus influentes du monde établi par le magazine Time chaque année. Cette année, le célèbre média américain a dévoilé ce classement en portant en une celle qui a reçu le prix Pritzker Innovators et le prix National Geographic pour sa défense de la forêt de Leuser à Sumatra.

La plume derrière la rédaction du portrait de Farwiza Farhan n'est autre que la célèbre primatologue Jane Goodall. L’Indonésienne qui a obtenu une amende de 26 millions de dollars contre un géant de l’huile de palme est donc nommée personnalité la plus influente de l’année par le magazine Time, dans la catégorie « engagement ». Peu connu de l'occident, Farwiza Farhan habite l’île de Sumatra, la troisième plus grande forêt tropicale du monde qui se réduit chaque année à cause de la déforestation pour produire de l'huile de palme. Or, s’il n’y a plus d’arbres, il n’y a plus d’eau, soit un vrai fardeau pour les femmes de la région, obligées d’aller toujours plus loin pour en trouver. Comme l'explique France Info que je cite, « c’est ce cycle d’appauvrissement qui a poussé Farwiza Farhan à créer son association, Haka, pour donner un poids juridique à la forêt de Leuser, dernier endroit au monde où cohabitent ensemble tigres, rhinocéros, Orangs-outans, éléphants et humains.

Pour mieux défendre cet écosystème, Farwiza Farhan tout d’abord réunit les représentants des villages, des hommes, et les a convaincues qu’ils seraient plus forts en incluant l’autre moitié de la population, les femmes, fines connaisseuses de la forêt, mais traditionnellement mises de côté. Elle a ensuite créé le premier groupe de femmes rangers, pour faire des rondes, localiser les braconniers et cartographier les coupes d’arbres illégales. Des preuves ont ensuite été compilées, donnant lieu à une plainte contre PT Kallista, un géant de l’huile de palme. Dans cette affaire, la justice a tranché en faveur des habitants, infligeant 26 millions de dollars d’amende pour coupe illégale de bois à l'entreprise. Une victoire qui a aujourd'hui 6 ans, mais qui ne satisfait pas Farwiza Farhan, souhaitant agir en amont de la déforestation. Elle travaille donc aujourd'hui à mettre en valeur cette forêt et rappelle que la technologie de pointe pour capter le carbone et le retirer de l’atmosphère existe déjà : il s'agit des arbres.

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L'Humanité devra-t-elle cultiver sa nourriture sur la Lune ?

L'Humanité devra-t-elle cultiver sa nourriture sur la Lune ?

12 octobre 2022· 2:10

Plus les semaines passent, et plus les infos qui nous parviennent en termes d'espace, notamment sur le futur de l'Humanité, font penser à des scénarios de science-fiction. Aujourd'hui, c'est au tour de l'Australie d'y aller de sa proposition : faire pousser des plantes sur la Lune d'ici 2025. Une mission qui entend servir de laboratoire pour expérimenter en matière de sécurité alimentaire et de changement climatique.

Nouvelle preuve s'il en fallait que le changement climatique est bien réel et menace l'Humanité, le Niger a décidé fin août de provoquer la pluie à l’aide de produits chimiques pour faire face à la sécheresse qui a engendré cette année une sévère crise alimentaire dans le pays aride. D'après l'AFP, cette technique consiste à introduire un mélange d'argent, de sodium et d'acétone dans les nuages à l'aide d'un avion pour faire tomber la pluie. Si le Niger est donc contraint à de telles mesures pour éviter la famine, l'Australie elle voit encore plus loin, plus précisément sur la Lune ! Concrètement, des scientifiques australiens veulent faire pousser des plantes sur la Lune d'ici 2025 dans le cadre d'une nouvelle mission de colonisation. Je cite leur communiqué, « ce projet est une première étape vers une culture des plantes pour l'alimentation, la médecine et la production d'oxygène, qui sont toutes cruciales pour l'établissement d'une vie humaine sur la Lune » fin de citation.

Brett Williams, biologiste des plantes à l'université du Queensland dans l'est de l'Australie, a notamment précisé que les graines seront transportées par le vaisseau spatial Beresheet 2 au cours d'une mission spatiale privée israélienne. Après l'alunissage et une fois en terre, les graines seront arrosées dans une chambre scellée sous l'œil de scientifiques chargés de surveiller tout signe de germination. Les plantes en question seront d'ailleurs choisies en fonction de leur capacité à résister à des conditions météorologiques extrêmes, mais aussi en fonction de la vitesse de croissance. Pour Caitlin Byrt, professeure à l'université nationale australienne que je cite, « si l'on peut créer un système pour faire pousser des plantes sur la Lune, alors on peut créer un système pour faire pousser des aliments dans certains des environnements les plus difficiles sur Terr » fin de citation. Reste à savoir si cette mission ira dans un premier temps sur la Lune, et si les plantes peuvent effectivement pousser dans l'espace.

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Un transport aérien officiellement neutre en carbone en 2050 ?

Un transport aérien officiellement neutre en carbone en 2050 ?

11 octobre 2022· 2:16

C'est un accord que l'on pourrait qualifier d'historique qui a été signé la semaine dernière à Montréal au Canada. En effet, 193 États ont annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone dans le secteur aérien d'ici 2050, le tout sous l’œil de l'Organisation de l'aviation civile internationale (Oaci), une agence des Nations unies.... Une bonne nouvelle pour un transport souvent pointé du doigt pour son impact sur l'environnement.

Je cite le tweet de l'OACI, c'est « un accord historique sur un objectif collectif ambitieux à long terme de zéro émission de carbone […] Nous continueront de plaider pour que les États fassent preuve de beaucoup plus d'ambition et d'investissement afin que l'aviation soit entièrement décarbonée d'ici à 2050 ou avant » fin de citation. À noter que cet accord est toutefois loin de satisfaire les ONG de défense de l'environnement, qui dénonce notamment le fait qu'il ne soit pas juridiquement contraignant. En clair, si les États ne respectent pas cet accord, aucune sanction n'est prévue. Il s'agit plus d'un engagement pour donner une belle image verte de son pays, ou tout du moins de ses ambitions dans ce domaine, que d'une véritable promesse avec conséquences de la part des pays signataires. À noter que le secteur aérien est responsable d'environ 3% des émissions mondiales de CO2, et que plus de la moitié des émissions du secteur aérien sont causées par les 1% de voyageurs qui se déplacent le plus. En France, le ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, s'est réjoui, je cite d'une « avancée majeure, car sans décarbonation, il n'y aura pas d'avenir pour l'avion » fin de citation.

En parlant d'aviation, et surtout de jets privés, les députés Renaissance devraient prochainement déposer un amendement pour que la taxation du kérosène, qui alimente ces avions privés, s'aligne sur la taxation du carburant du quotidien. Je cite Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône à l'origine de cette idée, « aujourd'hui, la taxe sur ces avions d'affaires non-commerciaux est de 42,13 euros, il s'agit de la porter à 76,82 euros [...] pour que chacun puisse participer », à la lutte contre le dérèglement climatique, fin de citation. Le député défend, je cite « une mesure structurelle, qui s'inscrit dans une écologie pragmatique, de terrain ». L'amendement devrait être rapidement débattu à l'Assemblée nationale, et en cas d'adoption, être mis en application le 1er janvier 2023.

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Méditerranée : tellement chaude qu'elle émet du CO2 ?

Méditerranée : tellement chaude qu'elle émet du CO2 ?

10 octobre 2022· 2:43

Outre la fonte des glaces et la hausse du niveau des océans, le réchauffement climatique aurait aussi des effets inattendus en mer Méditerranée. D'après le département des Nations unies « Climate Action » consacré au changement climatique, la mer Méditerranée n'arriverait plus à absorber les gaz à effet de serre qui s'accumulent dans l'atmosphère. En clair, elle jouerait de moins en moins son rôle de régulateur du climat, tout comme les autres océans.

Pour résumer, la Méditerranée entrerait dans une phase de stratification, soit la séparation de l'eau entre plusieurs couches : une couche de surface, une couche intermédiaire et une couche en profondeur. Plus le réchauffement augmente, moins l'eau pourrait se mélanger. Ajoutez à cela le fait que cet été fut particulièrement chaud en Méditerranée, ce qui fait penser à « Climate Action » que la mer ne serait plus en mesure d'absorber les gaz, et commencerait même à en rejeter. Comment c'est possible ? Et bien à mesure que la stratification augmente, les différences de densité entre les couches augmenteraient également. Conséquence, des cristaux de carbonate commenceraient à se former, émettant alors du CO2. Ainsi, 15 % des gaz émis dans l'atmosphère au-dessus de la mer Méditerranée proviendraient de ces cristaux.

Ce processus pourrait même s'accélérer à cause de deux facteurs : la hausse continue de la température de l'eau, et la pollution qui permet aux cristaux de s'agglutiner. Par ailleurs, les faibles mouvements des marées et des courants de la région empêcherait cette pollution de s'éloigner de sa source, et donc ne permettrait pas sa dilution comme c'est le cas dans d'autres mers et océans. Le département « Climate Action » suppose par également que ces cristaux ont probablement besoin d'un noyau pour se former, à savoir les micro-plastiques. Si vous ne le saviez pas déjà, la mer Méditerranée est en effet l'une des plus polluée au monde par les micro-plastiques.


Climate Action : https://www.un.org/en/climatechange/science/climate-issues/ocean-impacts#:~:text=As%20the%20excessive%20heat%20and,marine%20heatwaves%2C%20and%20ocean%20acidification. 


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Le bilan carbone des séries et films bientôt pris en compte ?

Le bilan carbone des séries et films bientôt pris en compte ?

9 octobre 2022· 2:12

Les producteurs de films et séries vont eux aussi devoir passer au vert ! Tout du moins en France… car pour bénéficier des aides du Le Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC), les producteurs devront désormais calculer et communiquer leur bilan carbone sur chaque film ou série. Les studios de jeux vidéo et d'animation seront également concernés par cette mesure à l’avenir.

D’ici quelques mois, le 31 mars 2023 précisément, je cite, les « producteurs d’œuvres cinématographiques (long et court métrage) et d’œuvres audiovisuelles (série et unitaire), appartenant au genre de la fiction et du documentaire devront présenter leur bilan carbone lorsqu'ils formuleront une demande d'aide » fin de citation. Dans le détail, ils devront calculer les émissions de CO2 produites lors du tournage en se basant sur le transport, la restauration des équipes, les moyens techniques mis en place et tous les à-côtés inhérents à une production audiovisuelle, quelle que soit sa nature. À noter que les opérations de post-production seront également à prendre en compte. Les producteurs n’auront que quelques mois pour s'adapter, même jusqu’au 1er janvier 2024, ce critère ne rentrera pas en compte. En clair, les producteurs commenceront cette démarche le 31 mars prochain, une façon de faire accepter la mesure et de la faire rentrer dans les habitudes, pour que dès le 1er janvier 2024, celle-ci soit automatique, puisqu’à partir du nouvel an 2024, les aides seront conditionnées en fonction de ce bilan carbone.

Cette quête du verdissement du secteur audiovisuel et du divertissement, le CNC compte l’accélérer  puisque les films et séries d'animation, les œuvres immersives et les jeux vidéo seront eux aussi concernés dans un futur proche, sans que l’on connaisse la date exacte pour l’instant. Pourquoi pas en même temps que les autres me direz-vous ? Sans doute parce que le CNC souhaite juger de l'efficacité de son dispositif, et potentiellement l'améliorer avant d’engager une extension à d'autres branches. En effet, le Centre National du Cinéma et de l’image animée est de plus en plus attentif aux questions de sociétés comme l’écologie depuis quelques années. En 2021, l’organisme avait déjà lutté contre les violences sexistes et sexuelles en imposant des formations à la prévention du harcèlement au sein des équipes de tournage avant d’accorder les aides. 

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Une transition écologique plus difficile que prévue pour le Bitcoin ?

Une transition écologique plus difficile que prévue pour le Bitcoin ?

6 octobre 2022· 1:52

Ce n'est pas un secret, le Bitcoin est une technologie qui divise. Considérée par certains comme le futur de l'humanité, d'autre voient en elle une dérive de la technologie ou encore une source de pollution inutile. Si l'ensemble de l'écosystème des cryptomonnaies semble vouloir se verdir, la transition du Bitcoin semble quant à elle bien plus difficile que prévue.

Cela fait maintenant de longs mois que le Bitcoin est pointé du doigt pour sa consommation électrique comparable à celle de pays entiers comme la Finlande ou le Mali. D'après l'université de Cambridge, la part des énergies renouvelables dans la consommation mondiale du Bitcoin n'aurait que très peu progressé entre 2021 et 2022, seulement 3% supplémentaires, pour moins de 40% d'électricité verte. À noter que le Bitcoin est décentralisé et très peu transparent, ce qui le protège tout de même des éventuelles réglementations imposées par les politiques. D'ailleurs, peu importe la réglementation, elle ne pourrait s'appliquer qu'au minage et à l'intérieur des frontières du pays où elle a été prise. Autrement dit, le fonctionnement interne du Bitcoin et celui de la blockchain ne serait pas concerné.

Dans le monde, la Russie et la Chine représentent une large part des mineurs. Problème, ces pays produisent encore beaucoup de leur électricité grâce à des centrales thermiques, charbon, gaz, pétrole etc... sans compter que les énergies vertes ne sont pas une priorité pour eux en ce moment. Ceci dit, il convient de noter certains efforts pour réduire le lourd impact des cryptomonnaies sur l’environnement. Cet été, les développeurs de l'Ethereum ont notamment décidé de changer radicalement leur système via une sorte de mise à jour appelée : The Merge, Ce changement devrait en théorie réduire de 99 % la consommation d'énergie nécessaire au minage de cette crypto. Un véritable bond en avant qu'il convient de saluer, même si, il faut bien l'avouer, les débuts de The Merge ont été assez mouvementé.

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La montée des eaux plus rapide en Chine qu'ailleurs ?

La montée des eaux plus rapide en Chine qu'ailleurs ?

5 octobre 2022· 2:30

D'après la revue Journal of Geophysical Research : Oceans, la montée du niveau de la mer serait plus rapide en Chine que dans le reste du monde. Est-ce dû à des caractéristiques propres au pays ? Ou cela est-il lié à son impact sur l'environnement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.

La montée des eaux touche tout le monde, avec une élévation moyenne de 3,6 mm par an au XXIe siècle, contre 1,4 dans les années 1900. Ceci dit, cette augmentation serait entre 3,9 et 5 mm par an en Chine selon les régions. D'après une étude publiée dans la revue Journal of Geophysical Research : Oceans que vous pouvez retrouver dans la description de cet épisode, signée par l'équipe du Pr Dongxu Zhou, chercheur au ministère des ressources naturelles de Qingdao, le réchauffement plus rapide des mers chinoises, ainsi qu'une pression atmosphérique plus faible au-dessus de la région serait l'une des causes principales de ce phénomène. Comme le relate le site Geo que je cite, « des vents puissants, comme celui qui s'engouffre dans le détroit de Taiwan, seraient susceptibles de pousser les masses d'eau vers certaines zones, faisant grimper davantage le niveau de la mer » fin de citation. Dans leur article, les chercheurs expliquent aussi que les volumes importants d'eau douce s'écoulant dans les mers chinoises ont contribué à cette montée des eaux, soit un total de plus de 1200 milliards de mètres cube chaque année. Le pays compte en effet plusieurs cours d'eau parmi les plus grands du monde, comme le Yangtze, troisième plus long fleuve sur Terre, mais aussi le fleuve Jaune, ou bien la rivière des Perles.

Cette situation étonnante a déjà été évoquée d'une autre manière en 2010 dans la revue Science. Si certains fleuves d'Asie comme le Brahmapoutre risquent à terme de s'assécher avec la fonte et la disparition des glaciers, d'autres en revanche comme le fleuve Jaune pourraient, au contraire, gonfler avec la hausse des précipitations. Ainsi, le réchauffement, les variations de pression atmosphérique, les courants marins, ou apports d'eau douce venant des fleuves, toutes ces pistes permettent d'expliquer d'une manière ou d'une autre la montée des eaux plus rapide en Chine qu'ailleurs. D'autres travaux scientifiques devront être menés pour préciser cela. Comme le précise Geo citant les auteurs de l'étude, « avec un littoral de 18.000 km rien que pour son territoire continental et sans compter les nombreuses îles, plus de 40 % de la population et 60 % de l'industrie du pays sont situés dans des zones côtières de faible altitude, ce qui en fait l'une des régions du monde les plus vulnérables à l'élévation du niveau de la mer ».


Journal of Geophysical Research : Oceans : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2022JC018994

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De l'hydrogène produit pour la première fois en mer ?

De l'hydrogène produit pour la première fois en mer ?

4 octobre 2022· 2:13

Quand on parle d'énergie renouvelable, ce n'est pas l'hydrogène qui nous vient naturellement en tête. Pourtant, il s'agit d'une alternative vraiment intéressante, surtout s'il s'agit d'hydrogène vert. Dans ce domaine, l'entreprise Lhyfe vient de lancer un démonstrateur destiné à produire de l’hydrogène renouvelable en mer, ce qui constitue une première mondiale.

Preuve de la confiance et de l'ambition des instances européennes dans cette énergie, plus de 10 millions de tonnes d'hydrogène renouvelable devraient être produits sur le continent chaque année d'ici 2030. Il y a quelques jours, un pas de plus a été fait en ce sens par l'un des leaders français du marché, Lhyfe, qui produit déjà depuis septembre 2021 plus de 300 kilos d'hydrogène vert par jour à partir d'énergie éolienne sur son site de Bouin en Vendée. C'est à Saint-Nazaire cette fois que la société a inauguré le tout premier démonstrateur au monde de production d'hydrogène renouvelable offshore nommé Sealhyfe. Ceci dit, les barrières à lever autour de la production d’hydrogène en mer sont nombreuses, comme la connexion à une source renouvelable (une éolienne dans ce cas), le pompage de l'eau de mer et sa désalinisation, le principe d'électrolyse pour en retirer l'hydrogène, sans oublier le fonctionnement automatique du système sur une plateforme flottante.

Dans un premier temps, Lhyfe devrait tester son système à quai pendant six mois avant de l'installer pendant un an à un kilomètre d'une éolienne flottante au large du Croisic, le tout pour constater l'impact du mouvement de la plateforme sur les équipements et pouvoir répondre aux agressions de l'environnement comme la corrosion, les chocs ou les variations de température qui pourraient accélérer l'usure des pièces. Autre interrogation, la structure va-t-elle parvenir à fonctionner durablement en milieu isolé hors périodes de maintenance ? Réponse après la phase de test. L'objectif affiché par Lhyfe est de produire 400 kilos d'hydrogène par jour à un prix abordable, autrement dit, qui ne sera pas plus cher que celui de l'hydrogène gris, obtenu grâce aux énergies fossiles.

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