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Un nouveau calculateur pour connaître son empreinte environnementale ?
Le réseau Global Footprint Network a lancé un nouveau calculateur d'empreinte écologique qui permet aux particuliers et aux entreprises de mesurer leur impact environnemental. Gratuit et disponible en ligne (le lien est dans la description de cet épisode), ce calculateur est basé sur les données les plus récentes et les plus fiables à propos des gaz à effets de serre et à l'utilisation des ressources naturelles.
Selon le réseau Global Footprint Network, comprendre son empreinte écologique, c’est comprendre comment les humains utilisent les ressources naturelles et comment cela affecte l'environnement. Ainsi, si vous connaissez l’impact de vos choix sur le monde, alors vous pourrez plus facilement comprendre que, multiplié par plus de 7 milliards de personnes, les conséquences peuvent être lourdes pour l’environnement. Voilà grossièrement résumé l’intérêt de ce calculateur, qui concrètement, permet aux utilisateurs de mesurer leur impact en matière d'énergie, de nourriture, d'habitat, de mobilité et d'autres domaines clés. Évidemment, l’idée n’est pas de culpabiliser qui que ce soit, mais de tendre vers une prise de conscience comme quoi l’abondance, c’est fini, pour paraphraser notre président, et surtout d’aider à réduire notre impact grâce à des conseils pour changer nos habitudes.
Vous vous en doutez, les résultats proposés par l'outil montrent qu’un particulier comme une entreprise peut avoir un impact important sur l'environnement, mais, que des changements simples dans les habitudes de consommation peuvent également réduire cet impact de manière significative. Les utilisateurs peuvent également comparer leur empreinte écologique à celle d'autres pays ou régions, ce qui permet de mieux comprendre les tendances mondiales. De son côté, le réseau Global Footprint Network espère que son calculateur d'empreinte écologique aidera le plus grand nombre à prendre conscience de leur impact personnel et à adopter des pratiques plus durables, tout en soulignant que ces changements d’attitude devront impérativement être soutenu par des politiques et réglementations spécifiques pour être réellement efficace.
Calculateur : https://www.footprintcalculator.org/sponsor/FR/fr
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Une exoplanète habitable à 100 années-lumière de la Terre ?
En 2020, la NASA annonçait la découverte d'une exoplanète, nommée TOI 700 d, qui se trouve dans la zone habitable de son étoile. On dit de cette zone qu’elle est "habitable" car les conditions y sont propices à la présence d'eau liquide, ce qui augmente les chances d’y trouver de la vie.
Dans le détail, TOI 700 d est une exoplanète qui orbite autour d'une étoile naine rouge, située au sein de la constellation de la Dorade dans l'hémisphère sud de notre galaxie, à 100 années-lumière de la Terre. Elle se trouve dans la zone habitable de son étoile, ce qui signifie que les températures à sa surface sont suffisamment chaudes pour que l'eau y soit présente sous forme liquide. Il s’agit d’une découverte importante car c'est la première fois qu'une exoplanète de ce type est découverte dans la zone habitable d'une étoile naine rouge. Ça, c’était en 2020. Trois ans plus tard, la NASA révèle avoir identifié une sorte de sœur jumelle à cette planète, nommée TOI 700 e, de 95 % la taille de notre Terre.
Qu’il s’agisse de TOI 700 d ou e, les chercheurs estiment que les planètes du système TOI 700 mettent probablement le même temps à faire un tour sur elles-mêmes (on appelle ça la période de rotation) qu'à faire le tour de leur étoile (la période de révolution)… Ainsi, ce serait toujours la même face qui serait éclairée. Pour l’instant, ni la NASA ni aucun autre laboratoire ayant travaillé sur le système TOI 700 n’a communiqué plus de détail que ce que je viens de vous expliquer. Si de nombreuses questions restent encore sans réponse, la découverte de TOI 700 e a de quoi faire rêver, d’une part les amateurs d’astronomie, mais aussi tous ceux qui rêveraient que l’espèce Humaine voyage dans l’espace et s’installe sur d’autres planètes, à l’image de nombreuses histoires de science-fiction.
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Qu’est-ce que l’opération extrême Deep Climate ?
Deep Climate, c’est le nom d’une vaste étude menée par Christian Clot, fondateur du Human Adaptation Institute, dont le but est de tester la résistance humaine face à des conditions météorologiques extrêmes. Ainsi, une équipe de 20 volontaires, 10 hommes et dix femmes sans aucune expérience de l’aventure sont récemment revenu de la première des trois expéditions prévues par Deep Climate, au cœur de la très hostile forêt guyanaise.
Ils ont vécu 40 jours en autonomie dans la forêt guyanaise, sous 35 degrés et 100% d'humidité. Durant cette période, vingt Français âgés de 25 à 52 ans, ont dû à la fois observer l’environnement, marcher plusieurs kilomètres par jour et s’adapter aux dangers de la forêt comme les risques de chute d’arbre et des morsures d’animaux. Durant leur séjour tout comme à leur retour en France, les participants sont suivis par une équipe de scientifiques, dont des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, ou de l’Institut du cerveau qui leur font passer toute une batterie de tests pour observer la réaction de leur corps et de leur cerveau à ces conditions météo dont ils n’ont pas l’habitude, mais qui avec le changement climatique pourraient bien devenir monnaie courante.
Après quelques semaines de répit, ces vingt participants se rendront prochainement en Laponie pour un autre séjour d’une quarantaine de jours, mais cette fois pour tester leur résistance physique et mentale au froid extrême. Puis enfin, troisième et dernière étape de ce programme, le désert saoudien, où l’air est sec et brûlant le jour, mais glacial la nuit. D’ailleurs, si vous ne le saviez pas, l'opération Deep Climate est un projet de long terme qui a démarré en 2020 et devrait se poursuivre pendant plusieurs années. Les résultats de cette expédition permettront aux chercheurs de mieux comprendre les répercussions des changements climatiques sur la santé humaine et de développer des stratégies pour aider les populations à s'adapter aux conditions climatiques extrêmes. Les résultats pourront également contribuer à l'élaboration de politiques publiques pour protéger la santé des populations exposées aux changements climatiques. Pour l’heure, on ne sait pas précisément quand les conclusions de cette étude seront rendues publiques.
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Nucléaire : qu’est-ce que le projet Cigéo ?
Ces derniers mois, le parc nucléaire français était pour moitié à l’arrêt, faisant craindre une pénurie d’électricité cet hiver, notamment quand les énergies renouvelables et la flambée des combustibles fossiles n’ont pas pu pallier la baisse de production. Dans ce contexte mondial d’inflation et de manque d’énergie, le nucléaire est redevenu pour beaucoup une source d’énergie privilégiée, à l’image du président Macron qui entre son premier et son second mandat, a visiblement changé son fusil d’épaule en faveur du nucléaire. Problème, le nucléaire produit des déchets. Et ces déchets sont autrement plus inquiétants que le CO2, puisqu’ils produisent des radiations nocives durant des milliers d’années, voire plus. C’est donc pour tenter de protéger les humains et la nature de ces radiations que le projet Cigéo a été imaginé à en croire ses initiateurs.
Cigéo, qui signifie Centre industriel de stockage géologique, est un projet visant à stocker les déchets radioactifs de manière définitive dans des couches géologiques profondes à Bure dans le département de la Meuse, soit dans l’Est du pays, entre Nancy et Troyes. Concrètement, les déchets seront stockés dans des containers en acier inoxydable et recouverts de béton pour protéger les couches géologiques environnantes, le tout entreposé dans des cavités creusées à environ 500 mètres sous terre. D’après l'Andra, ce projet est sûr et respectueux de l'environnement, et permettra de protéger les générations futures contre les risques liés à la radioactivité.
Mais vous vous en doutez, de nombreux opposants affirment que le projet est à l’inverse dangereux, à la fois sanitairement, mais aussi financièrement, puisque le coût du projet devrait être de 25 milliards d’euros sur 150 ans, soit plus de 166 millions par an aux frais du contribuable. Ces mêmes opposants affirment aussi qu'il n'y a aucune garantie que les déchets radioactifs resteront en sécurité pendant les milliers d'années nécessaires pour leur décontamination. Malgré ces objections, le projet Cigéo est actuellement en cours d'examen par les autorités françaises, et une décision finale sur son adoption devrait être prise dans les prochaines années. S’il est accepté, les travaux devraient débuter en 2027.
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Des milliers de GWh d’électricité perdues à cause des éoliennes ?
D’après les chiffres de RTE qui gère le transport de l’électricité en France, les éoliennes ont produit 7,5% de l'électricité consommée en 2020, soit 20,5 TWh. Ceci dit, avec sa nouvelle loi pour les énergies renouvelables, le gouvernement compte bien faire passer la part des énergies renouvelables à près de la moitié du mix énergétique d’ici 2040. Si l’on regarde hors de nos frontières, certains de nos voisins sont bien plus avancés sur le développement des énergies renouvelables. C’est notamment le cas du Royaume-Uni… Ceci dit, qui aurait imaginé que trop de vent forcerait le pays à arrêter ses éoliennes ?
En effet, le Royaume-Uni aurait dépensé plus de 240 millions d'euros rien que l’an dernier pour éteindre ses parcs éoliens. Une décision plus que surprenante quand on sait que le coût de l’énergie a été une part très importante de l’inflation, et par conséquent de la crise économique qui touche le pays depuis l’an dernier. Forcément, en mettant volontairement ces éoliennes à l’arrêt, le pays a perdu des milliers de GWh d’électricité. Mais le plus étonnant encore, c’est que le gouvernement britannique a plus de 800 millions d'euros pour relancer des centrales à gaz, justement pour remplacer cette énergie éolienne définitivement perdue. Au total, cette dérive énergétique du Royaume-Uni aura coûté plus d’un milliard d’euros aux contribuables, et émis 1,5 million de tonnes de CO2 supplémentaires.
Ça c’est pour le constat. Maintenant, penchons-nous sur les causes. En fait, c’est en partie la répartition des grands parcs éoliens du pays, ainsi que les décisions politiques prises par le passé qui ont mené à cette situation où le pays gaspille quasiment autant d'énergie provenant des éoliennes qu'il en utilise. Ces éoliennes en question sont souvent installées dans des zones éloignées des centres de consommation, soit dans le Nord de l’Ecosse ou sur les côtes de l’Atlantique. Ainsi, il peut y avoir des problèmes de transmission sur les réseaux électriques, surtout en termes de synchronisation. En effet, l'énergie éolienne étant variable et imprévisible, une surproduction sans besoin de la part des habitants entraîne une perte d’électricité définitive et à contrario, une sous-production qui ne répond pas aux besoins des usagers entraîne une pénurie.
Autre souci, le manque de clarté entre les politiques énergétiques du pays et celle de l’UE. Depuis le Brexit il y a 3 ans, aucun accord formel sur l'énergie n’a été signé entre l'UE et le Royaume-Uni. Avant le Brexit, le Royaume-Uni était partie intégrante de l'Union Européenne et de son marché de l'énergie intérieur, donc il était lié par les politiques et les règles de l'UE en matière d'énergie. Ainsi, pour limiter ces pertes, le Royaume-Uni compte investir dans les technologies de stockage d'énergie ou encore l'intégration de systèmes de « smart-grid » permettant une meilleure gestion des variations de production d'énergie éolienne.
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Que vaut le projet de loi sur les énergies renouvelables ?
Dans le cadre de sa lutte contre le changement climatique, le gouvernement français est parvenu à faire adopter son projet de loi sur les énergies en première lecture à l'Assemblée nationale cette semaine. Objectif : augmenter la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité à 32% d'ici 2030, puis à 40% d'ici 2040. Sont concernées, l’éolien, le solaire, la géothermie, la biomasse et les micro-énergies renouvelables.
Parmi les mesures proposées dans le projet de loi, on retrouve la mise en place d'un mécanisme de soutien pour les projets d'énergies renouvelables, notamment pour les projets de petite taille, comme les installations de panneaux solaires sur les toits des bâtiments. Concrètement, un premier fond sera créé pour aider à les financer en ville, puis un second concernera les projets d'énergies renouvelables dans les campagnes et les îles. Reste à savoir de quelles sommes ils seront dotés.
L'autoconsommation d'énergie renouvelable sera également favorisée, en permettant notamment aux particuliers et aux entreprises de produire leur propre électricité à partir de sources renouvelables, et de la consommer sur place, plutôt que de la revendre au réseau électrique. À noter que des incitations financières pour le développement des véhicules électriques et des systèmes de stockage d'énergie sont également prévus, à nouveau, sans que l’on connaisse le montant exact.
Enfin, le projet de loi prévoit des mesures, je cite « pour renforcer la transparence et la qualité de l'information sur les émissions de gaz à effet de serre, ce qui devrait permettre aux consommateurs de mieux comprendre les impacts environnementaux de leur consommation d'énergie » fin de citation. Si ce dernier point est peut-être un peu abstrait et mériterait d'être éclairci par le gouvernement, ce projet de loi devrait accélérer la transition écologique française qui n'avance pas très vite. En effet, l'Hexagone est le plus mauvais élève de l’Europe, le seul à n’avoir pas atteint les objectifs fixés par l’Union européenne 23 % d'énergie décarbonée en 2020... il y a trois ans, la France était sous la barre des 20 %.
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Un immense gisement de terres rares découvert en Suède ?
La Suède a récemment fait une découverte majeure en matière de terres rares. En effet, plus d'un million de tonnes de matériaux précieux ont été identifiés dans la région de Kiruna, dans le Grand Nord du pays. En clair, il s'agit du plus grand gisement connu sur le continent européen à ce jour… ce qui aura à coup sûr des répercussions positives sur notre industrie technologique.
Si vous ne le saviez pas déjà, les terres rares sont des métaux et des minéraux utilisés dans de nombreuses technologies comme les téléphones portables, les ordinateurs, les batteries électriques ou encore les turbines éoliennes. Ils sont également utilisés dans les technologies de défense, comme les missiles et les systèmes radars. Dans le contexte actuel de dérèglement climatique, de crise de l’énergie et de conflit armé en Ukraine, vous comprenez désormais pourquoi la découverte de ce gisement en Suède tombe à pic. C’est aux chercheurs de l'Université de Uppsala que l’on doit cette découverte. Ces derniers ont utilisé des techniques de prospection géologique avancées pour localiser ces métaux, qui ont révélé un gisement riche en terres dysprosium, yttrium et neodymium notamment.
À noter toutefois que cette découverte est encore à un stade préliminaire et qu'il reste encore beaucoup de travail à faire avant que les terres rares puissent être extraites et utilisées. Je cite Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors de son discours sur l'État de l’Union en septembre dernier, « rien que nos besoins en terres rares vont être multipliés par cinq d'ici 2030 » fin de citation.
Ainsi, cette découverte aura à coup sûr des conséquences importantes pour l'industrie technologique en Europe. Actuellement, la plupart des terres rares utilisées proviennent de Chine, qui détient environ 80 % de la production mondiale. Sur le plan écologique, ce gisement suédois permettrait de réduire significativement la pollution liée à leur exploitation. Reste à savoir quel procédé d’extraction sera utilisé, mais d’après le gouvernement suédois, tout sera mis en œuvre pour préserver au maximum la nature. À en croire cette affirmation, l’Europe n’aura donc plus besoin demain d’importer autant de terres rares chinoises qu’aujourd’hui, ce qui réduira sensiblement la pollution importée, à la fois liées aux techniques très polluantes de l’industrie minière chinoise, mais aussi celle liée au transport.
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Les énergies renouvelables plus exploitées que le charbon dans 2 ans ?
C’est une belle note d’espoir qui nous parvient aujourd’hui, puisque d’après l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le paysage énergétique mondial change bien plus vite qu’on l’aurait imaginé. Concrètement, la quantité d’électricité issue des sources d’énergies renouvelables devrait dépasser d’ici deux ans celle issue du charbon.
Clairement, le contexte actuel de pénurie d’énergie en Europe a fait bouger les lignes. Si pour beaucoup, développer les énergies renouvelables rime avec préservation de l’environnement, c’est aussi, et de façon plus pragmatique, un enjeu de souveraineté énergétique pour de nombreux pays dépendant, comme en Europe, du gaz Russe par exemple. Ainsi, l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) prévoit que l'augmentation de la production dans le secteur du renouvelable soit deux fois plus importantes dans les 5 ans à venir, qu'au cours des cinq dernières années.
Si l’AIE ne dégage là qu’une tendance pour l’Europe, les Etats-Unis de leurs côtés ont adopté une loi sur la réduction de l'inflation qui d’après de nombreux analystes témoigne de l'engagement du pays à investir dans les énergies renouvelables de façon durable. Résultat : les investisseurs privés ont déjà investi près de 10 milliards de dollars dans ce secteur. À noter également que selon les prévisions de l’AIE, la Chine, qui est à la fois le plus gros pollueur du monde et le plus gros producteur d’énergie renouvelable en même temps, devrait concentrer la moitié des nouvelles capacités de production d'énergie renouvelable dans les cinq prochaines années !
Vous l’avez compris, les énergies renouvelables constituent désormais un enjeu stratégique au niveau politique, mais aussi pour l’humanité, et d’après l’AIE, les cinq prochaines années seront déterminantes avec l’arrivée de profonds changements dans le secteur de l’énergie. Pour l’Agence, la capacité mondiale d'énergie renouvelable atteindra 2 400 gigawatts en 2027, soit je cite « la production sur un an, tous secteurs confondus de la Chine » fin de citation. L’AIE observe que la production de charbon devrait donc être dépassée d’ici peu, étant donné que 90% des nouvelles infrastructures énergétiques seront liées au renouvelable. Enfin, l’Agence conclut son analyse en expliquant que durant les cinq prochaines années, le monde devrait produire plus d'énergie sans émissions de CO2 que durant les deux dernières décennies. Reste désormais à savoir si en parallèle, les émissions de gaz à effet de serre baisseront réellement ou non.
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Un outil qui informe les entreprises de leurs obligations écologiques ?
Tandis que l’ensemble de la planète partage le constat qu’il faille absolument changer nos habitudes et verdir notre quotidien, nombreux sont les pays à traîner des pieds. Ceci dit, d’autres en première ligne niveau écologie, mettant en place des législations spécifiques, notamment à l’attention des entreprises. Pour sa part, la France est à la croisée des chemins, mais fait des efforts. Si certains les jugent comme étant insuffisants, les entreprises françaises, elles, sont désormais contraintes d’appliquer un certain nombre de règlements et de mesures. Ceci dit, comment se retrouver parmi toutes ses obligations ? C’est justement à cette problématique que l’entreprise Greenly, experte en stratégie bas-carbone, tente de répondre avec un outil permettant à chaque entreprise de s’informer sur les obligations environnementales.
Afin que les entreprises restent à l'affût des réglementations en matière d’écologie, la plateforme Greenly leur propose « Legislation Checker », un outil disponible en seulement quelques clics. Ainsi, petites comme grandes entreprises peuvent utiliser cette plateforme en ligne afin de s’informer et de prendre connaissance des démarches de certification qu’elles peuvent entreprendre. Rien de bien compliqué pour cela, les entreprises volontaires doivent seulement remplir un questionnaire sur le « Legislation Checker » en renseignant par le pays où elles sont basées, leur secteur d’activité, ou encore le nombre d’employés par exemple, afin de vérifier les exigences qui s’appliquent au cas par cas.
D’après le président et cofondateur de Greenly Alexis Normand, que je cite, « réaliser le bilan carbone de son entreprise en ignorant 80 % de ses émissions, mêmes indirectes, c’est s’attaquer au réchauffement climatique sans se donner les moyens de réduire significativement l’impact écologique réel de son activité. Le nouveau Legislation Checker permet aux entreprises de s’engager dans le respect de nouvelles obligations écologiques, et d’accélérer ainsi la transition écologique. La conscience écologique peut aller de pair avec les considérations économiques » fin de citation. Si l’outil semble intéressant sur le papier, reste à savoir s’il trouvera son public, et si les entreprises prendront davantage en compte le côté écologique dans leur activité.
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Funérailles écolo : qu'en est-il du compost humain ?
Non, vous ne rêvez pas, on va bel et bien parler de compost humain aujourd’hui puisque l'État de New York aux Etats-Unis est devenu le dernier Etat en date outre-Atlantique à légaliser la transformation des défunts en compost. Ainsi, en seulement quelques semaines via un processus contrôlé, les familles se voient remettre la terre dans laquelle s’est décomposé le corps de leur proche disparu, qui peut ensuite être utilisé pour des cultures, qu’il s’agisse de légumes, de plantes ou d’arbres.
Côté inhumation, il en est une qui a fait beaucoup parler ces derniers temps. Le célèbre footballeur brésilien Pelé, décédé le 29 décembre dernier a eu des funérailles assez étonnantes, puisque le cimetière dans lequel il repose aux côtés de son père est un bâtiment de 14 étages dans la ville de Santos, soit le plus grand cimetière vertical du monde avec environ 14 000 places. Cet édifice inauguré en 1991 aurait été conçu en réponse à un problème que rencontrait la ville : les enterrements dans la boue dus aux nappes phréatiques.
Car ce que l’on ne soupçonne pas toujours, c’est qu’en se décomposant, le corps humain peut libérer de nombreuses bactéries et virus, pouvant causer une contamination de l'eau. Un sujet scruté de près au Brésil, mais aussi en Australie et en Pologne, et qui pour certains observateurs constitue un enjeu majeur de protection de l'environnement au niveau local. Ceci dit, le fait qu’un corps retourne à la terre permet aussi au sol de retrouver un certain nombre de nutriments. Quand les conditions hydrogéologiques et climatiques le permettent, la réutilisation des composés organiques du mort peut donc être envisagée. C’est donc pour cela que certains citoyens soucieux de leur empreinte sur l’environnement optent pour cette alternative. D’autres optent également pour un cercueil en carton. Avec certaines innovations en termes de résistance et d’étanchéité, ces cercueils à base de carton recyclé permettent d’éviter le gaspillage de bois des cercueils traditionnels et mettent entre 10 et 15 ans pour disparaître.
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Les USA en guerre contre la pollution de l’air ?
En proie à des épisodes de pollution de l’air de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses, les Etats-Unis ont annoncé début janvier la mise en place de normes plus strictes pour la qualité de l'air. Le niveau autorisé de particules fines, dangereuses pour la santé, devrait donc être abaissé, ce qui d’après les autorités permettrait d’éviter 4200 décès chaque année et de faire économiser 43 milliards de dollars en soins de santé d’ici 2032, sans compter les bénéfices collatéraux sur l’environnement.
Concrètement, l'Agence pour la protection de l'environnement (EPA) a annoncé son intention de passer de 12 microgrammes par mètre cube à 10 microgrammes maximum, le niveau autorisé de particules fines PM 2,5 (c’est-à-dire inférieures à un diamètre de 2,5 micromètres, soit 30 fois plus petit qu’un cheveu humain). D’après le patron de l’EPA Michael Regan que je cite, « cette proposition va permettre que tous les quartiers, particulièrement les plus vulnérables, soient protégés d'une exposition à une pollution nocive » fin de citation. Pour rappel, les particules fines proviennent de différentes sources, comme des chantiers, des incendies, mais peuvent aussi résulter de réactions chimiques causées par l’emploi de produits utilisés par les voitures, par des centrales ou des sites industriels. Comme le rappelle le Wall Street Journal que je cite « ces particules fines peuvent rester dans les poumons et avoir des effets nocifs sur la santé [en provoquant] de l’asthme, des infarctus et des morts prématurées » fin de citation.
Pour l’EPA, réussir à abaisser ce seuil sous le gouvernement de Joe Biden, serait une petite revanche sur la mandature de son prédécesseur Donald Trump. En 2020, le gouvernement Trump avait rejeté le renforcement des normes sur les particules fines du secteur industriel, considérant que les règles en vigueur appliquées depuis 2012 étaient suffisantes. Si les associations de défense de l’environnement saluent un pas en avant dans la bonne direction, nombreux sont les observateurs à également demander d’aller encore plus loin et plus vite sur ce sujet.
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Des nuages artificiels pour limiter le réchauffement climatique ?
Si l’on vous dit qu’il est possible de limiter le réchauffement climatique en créant des nuages artificiels, votre première réaction sera sans doute de vous dire « si ça peut aider, pourquoi pas ». Si l’idée est effectivement intéressante, son exécution par la start-up Make Sunsets pose quand même question.
D’après Make Sunsets, le dioxyde de soufre aurait des propriétés réfléchissantes. Leur idée est donc d’en relâcher dans la stratosphère, soit la seconde couche de l’atmosphère terrestre, située environ entre 12 et 50 km au-dessus de nos têtes… le tout afin de renvoyer les rayons du soleil dans l’espace et réduire l’effet du réchauffement climatique. Une opération jugée dangereuse par la plupart des scientifiques, sans pour autant inquiéter l’entreprise. Car quand je vous dis que la méthode pose question, ce n’est pas pour rien. En effet, pour 10 dollars, l’entreprise enverra un ballon chargé de dioxyde de soufre dans la stratosphère, où il restera entre six mois et trois ans… période durant laquelle le dioxyde de soufre serait censé réfléchir les rayons du Soleil, atténuant les conséquences de l'effet de serre. Si l'enseigne ne précise pas quelle quantité de soufre sera relâchée, elle estime qu’un gramme de soufre libéré à 20 kilomètres d'altitude doit compenser les effets d'une tonne de dioxyde de carbone. Une estimation qui, il faut être honnête, varie drastiquement selon les études, et qui est donc peu précise. Toujours selon Make Sunsets, 50 milliards de dollars suffiraient à compenser l'ensemble du CO2 produit par les activités humaines.
Si l’on revient un peu dans le passé, l’idée avait déjà été évoquée il y a quelques années, mais ce n’est pas pour rien qu’elle est controversée. Car au-delà de la question morale que constitue la manipulation du climat, (et oui c’est de cela dont il s’agit avec cette technique), les scientifiques craignent que l'ajout de particules soufrées dans l'atmosphère ne mette à mal la couche d'ozone ou ne modifie le cycle des moussons. À noter que la question du CO2 ne se limite pas au simple réchauffement, mais concerne aussi l'acidification des océans, par exemple. Sur ce point, la start-up se dit pleinement consciente des doutes qui entourent son projet. Ceci dit, elle estime également que sa solution permettrait d’apporter une réponse immédiate à un problème de long terme, et que sans action aujourd’hui, il n’y aura pas, je cite « d’avenir équitable, avec de l'air respirable, pour les générations à venir. Convainquez-nous qu'il existe un moyen plus pratique de gagner du temps pour y arriver et nous nous arrêterons » fin de citation.
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L’éolienne la plus puissante du monde déjà en fonctionnement ?
On vous en parle régulièrement dans ce podcast, mais de nombreuses entreprises spécialisées dans la construction d’éoliennes géantes et ultra puissante rivalisent d’ingéniosité pour s’accaparer le titre de « roi de l’éolien ». Et bien en 2023, ce titre est quasiment acquis à Vestas, qui vient d’implanter au Danemark, une éolienne de 280 mètres de haut, assortie de pales de 115 mètres de long, soit la plus grande éolienne du monde.
Si elle est effectivement l’éolienne la plus grande du monde, elle est aussi la plus puissante d’après son constructeur avec une production estimée à 80 GWh par an, de quoi alimenter 20 000 foyers. Ainsi, 38 000 tonnes de dioxyde de carbone seraient a priori économisées d’après Vestas, soit la consommation annuelle de près de 25 000 voitures diesel et essence. Plus précisément, c’est dans le centre d'essais d'Østerild, au Danemark, que cette immense éolienne a été installée. À ce jour, il ne s’agit que d’un prototype soumis à un important programme d'essais. Sa commercialisation devrait avoir lieu à partir de juin prochain. Fait intéressant, cette éolienne a été implantée sur Terre au Danemark, mais a été conçue pour les sites offshores, autrement dit, en mer !
De son côté, l’entreprise Vestas est connue pour être très innovante dans le secteur des éoliennes. En 2020, l'entreprise s'était engagée à améliorer la recyclabilité de ses produits tout en se lançant dans de nouveaux projets comme la conception de robots pour aider à la maintenance de ses éoliennes. Cette nouvelle éolienne géante fait donc partie intégrante de cette dynamique, comme l’explique Anders Nielsen, directeur technique du groupe, que je cite, « avec cette éolienne, nous établissons de nouvelles normes en matière d'innovation technologique, d'industrialisation et d'échelle dans le domaine des énergies renouvelables afin de créer une industrie éolienne offshore durable » fin de citation. La filière de l'éolien offshore est en effet en plein essor. Avec une production plus fiable et des innovations à la hauteur des attentes, l'éolien flottant devrait continuer à s’implanter au large de nos côtes, et continuer d’accroître sa part dans notre mix énergétique, en Europe, et donc en France, mais aussi et surtout aux Etats-Unis prochainement.
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Tesla : des voitures moins chères en France en 2023 ?
Les voitures électriques n’ont jamais autant été au cœur des discussions… que ce soit pour leur intérêt écologique, leur empreinte environnementale à la fabrication également, ou bien tout simplement pour savoir si cela vaut le coup de changer son vieux diesel pour un moteur électrique avec la hausse des prix des hydrocarbures, et plus récemment celui de l’électricité. Et bien voilà une nouvelle qui pourra peut-être lever quelques doutes dans votre esprit si vous pensiez craquer pour une Tesla : la marque d’Elon Musk va prochainement proposer ses Tesla Model X et S avec quelques modifications permettant de faire chuter les prix en France ! Elles seront certes moins rapides, mais surtout moins chères qu’actuellement.
Si vous ne connaissez pas grand-chose à Tesla, alors sachez qu’il existe en gros deux types de voitures : la Model X et la Model S. Si cette dernière propose une autonomie plus importante que la première, elle est aussi moins cher, mais cependant offre un peu moins de confort que la Model X. Alors, quels sont les changements concrets ? Et bien une baisse de 25 000€ pour la Tesla Model S et 20 000 euros pour la Model X. On ne va pas se le cacher, il faudra quand même débourser quasiment 122 000€ pour la X avec transmission intégrale Dual Motor et 114 000 pour la S. À noter qu’il existe aussi une version avec trois moteurs dite Plaid, plus performante. Tesla assure je cite que « la nouvelle plateforme Dual Motor emploie deux moteurs à aimant permanent qui garantissent une grande efficience et des performances sans compromis » fin de citation.
Pour les amoureux de la vitesse, les pointes des Tesla Plaid (donc à trois moteurs) sont plus élevées : 322 km/h pour la Model S Plaid et 262 km/h pour le Model X Plaid, contre 250 pour les Model S et X Dual Motor. Une perte de vitesse non négligeable, bien que peu impactante dans la vie de tous les jours. Ceci dit, perdre en vitesse signifie pour Tesla un gain d’autonomie ! Les usagers pourront parcourir respectivement 634 avec la Model S et 576 kilomètres avec la Model X Dua Motor en une seule charge, soit une trentaine de plus que leur version à trois moteurs. Les premières livraisons devraient s’étaler jusqu’au mois de mars 2023.
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Pause de fin d'année (retour le 8/01/2023)
Comme vous l'avez peut-être lu dans le titre de cet épisode, Choses à Savoir Tech Verte prend une pause de quelques semaines pour les fêtes de fin d'année. Désolé de vous décevoir si vous attendiez de nouveaux épisodes, mais soyez-en certain, c'est pour revenir encore meilleur en 2023 ! D'ailleurs, parlons de la date de retour : il s'agira du dimanche 8 janvier, soit dans pile un mois à compter de la date de sortie de cet épisode. D'ici là, que faire ? Et bien je ne peux que vous encourager à écouter les épisodes précédents si ce n'est pas déjà fait, ou alors vous pouvez aussi vous laisser tenter par d'autres de nos podcasts dans le même genre comme Choses à Savoir Tech ou encore Faits Divers. Encore merci pour votre soutien, merci pour votre patience également, et joyeuses fêtes de fin d'années.
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Les déchets d'emballages dans le viseur de l'UE ?
Une proposition de la Commission européenne vise une réduction du volume de déchets d'emballage dans les 27 pays membres à hauteur de 10 % par pays et par habitant d'ici 2035 par rapport à 2018 (et de 15 % d'ici 2040). Deux leviers seront actionnés pour y parvenir comme la réutilisation des emballages et le taux de recyclage.
Pour y parvenir, Bruxelles entend imposer des « objectifs contraignants » aux entreprises, notamment dans la restauration. D'ici 2030, 20 % des boissons chaudes et froides à emporter devront, je cite « être vendues dans un récipient faisant partie d'un système de consigne, ou les consommateurs devront pouvoir re-remplir leurs propres récipients » fin de citation, puis l'UE compte relever ce taux à 80% d'ici 2040. Pour les plats à emporter, l'objectif serait de 10 % d'ici 2030 et de 40 % à horizon 2040. Le commerce en ligne est lui aussi concerné puisque 10 % des emballages destinés au transport devraient être réutilisables d'ici 2030.
La Commission Européenne propose de fixer des normes communes sur le format des emballages réutilisables et de mettre en place des systèmes de consigne obligatoires pour les bouteilles en plastique et canettes en aluminium. Les producteurs d'emballages en plastiques devront de leur côté intégrer un taux minimal de contenu recyclé, tandis que de nouvelles lois encadreront la fabrication d'emballages à partir de plastiques biosourcés, biodégradables et compostables, avec l'objectif de rendre les emballages « entièrement recyclables ». Enfin, Bruxelles veut interdire les emballages à usage unique pour aliments et boissons lorsqu'ils sont consommés dans les restaurants et cafés, ainsi que les emballages secondaires des canettes, les emballages uniques pour fruits et légumes, ainsi que les bouteilles miniatures de shampoing dans les hôtels... Les mesures s'appliqueront également aux produits importés. Il semblerait que les choses changent enfin dans le domaine des emballages. Une bonne chose, quand on sait que chaque Européen génère environ 180 kg de déchets d'emballages par an. En l'absence d'action, l'UE connaîtrait une augmentation supplémentaire de 19% des déchets d'emballages d'ici à 2030, et même de 46 % pour ceux en plastique d'après la Commission.
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Éoliennes en mer : le premier parc fonctionne désormais à 100% ?
Après plusieurs années de discorde et entre pro et anti-éoliennes, le premier parc éolienne en mer de France à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique fonctionne désormais à pleine capacité ! Contrairement à d'autres projets similaires que l'on a pu vous présenter dans ce podcast, ce parc-là n'est ni flottant ni le plus grand, mais bien le premier du genre dans le pays, dont EDF a annoncé la mise en service complète en milieu fin novembre.
Au total, le parc comprend 80 éoliennes, situées entre 12 et 20 km des côtes, pour une capacité de production totale de 480 MW. D'après EDF, ce parc éolien en mer peut produire jusqu'à 20 % de la consommation d’électricité annuelle du département de la Loire-Atlantique, soit l’équivalent de la consommation sur 12 mois de 700 000 personnes. La construction du parc éolien de Saint-Nazaire a débuté en 2019, mais le projet était déjà dans les tuyaux depuis une dizaine d’années avant la pose des premiers pilonnes. Pour l'historique, le premier débat portant sur cette installation s’est tenu à l’été 2013 et a abouti à une enquête publique en 2015. En sept ans, le projet a donné lieu à plus de 1500 séances de travail avec les acteurs locaux et plus 300 réunions d’information. C'est dire l'ampleur et l'impact que peut avoir une telle installation au niveau local.
Si les parcs éoliens terrestres suscitent souvent la colère des riverains, en mer, les éventuels opposants sont plutôt les pêcheurs et les défenseurs de l’environnement. Pour les premiers, d’après EDF que je cite, « le parc a été conçu pour réduire autant que possible les nuisances imposées à la pêche pendant la phase de construction, et pour permettre la poursuite des activités dans la zone pendant toute la phase d’exploitation » fin de citation. Concernant les défenseurs de l'environnement, l’entreprise explique que des échanges constructifs avec la Ligue de Protection des Oiseaux, France Nature Environnement ou Bretagne Vivante, ont permis je cite « aux équipes du projet d’acquérir les connaissances nécessaires à la conception du parc, dans le respect de son environnement et de sa biodiversité » fin de citation. La faune comme la flore ont ainsi été scrutées de près pendant les différentes phases de construction et continueront d’être suivies attentivement durant toute la durée de l’exploitation du parc. Au total, une centaine de personnes (responsables d’exploitation, techniciens de maintenance, inspecteurs qualité etc...) va désormais assurer l’exploitation et la maintenance de ce parc éolien en mer pour les 25 années à venir, depuis leur base de La Turballe.
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Coupure d'électricité : un site pour voir si l'on est concerné ?
Vous l'avez remarqué, l'hiver est là et s'annonce particulièrement difficile pour de nombreux pays européens, dont la France. D'après les autorités, il est fort probable que des tensions très importantes aient lieu sur le réseau électrique national dans les prochaines semaines, ce qui pourrait provoquer des coupures de courant. Si certaines zones stratégiques devraient être épargnées par les coupures volontaires, une grande partie du pays reste dans l'ombre. Afin d'aider les habitants à savoir s'ils seront concernés ou pas, un site internet spécifique a été mis en place.
En effet, l'électricité risque de manquer en France dans les semaines à venir, notamment à cause d'un parc nucléaire au ralenti avec 30 des 56 réacteurs à l'arrêt. Ajouter à cela un retard dans le développement des énergies renouvelables et les nombreuses tensions sur le marché à cause de la guerre en Ukraine, et l'on obtient une situation compliquée, qui devrait entraîner des délestages volontaires dès le mois de janvier pour soulager le réseau. Certains foyers seraient alors privés d'électricités pendant environ deux heures lors des pics de consommation. Si un particulier devait un jour être concerné par un délestage, RTE (le Réseau de transport d'électricité) devra impérativement le prévenir trois jours auparavant. Plusieurs rappels seront également effectués jusqu'à l'heure fatidique. Par ailleurs, afin d'éviter les mauvaises surprises, le gestionnaire du réseau électrique a aussi mis en ligne le site internet coupures-temporaires.enedis.fr, permettant à n'importe quel usager de vérifier en tapant son adresse s'il sera impacté ou non par une potentielle coupure.
À noter que ce site affiche également une carte du pays permettant de recenser les délestages en cours par département. De son côté, l'application mobile Écowatt offre une sorte de météo de l'électricité afin de prendre connaissance des tensions sur le réseau. L'utilisateur est ensuite invité à adopter les bons gestes comme baisser le chauffage, couper certains appareils ou autres, afin de diminuer sa consommation, soulager le réseau, et aussi faire des économies.
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Près de 240 000 personnes mortes de la pollution de l’air en Europe en 2020 ?
D’après un rapport de l'Agence européenne de l'environnement, la pollution aux particules fines a provoqué 238.000 décès prématurés dans l'Union européenne en 2020. Un chiffre en légère hausse sur un an du fait du Covid-19 et qui contraste avec le recul constant ces vingt dernières années, moins 45% entre 2005 et 2020.
Cette hausse s'explique notamment par le fait que le Covid-19 a touché plus durement les personnes présentant des comorbidités liées à la pollution de l'air comme les cancers, maladies pulmonaires ou diabète de type 2. Par ailleurs, je cite le rapport, « si l'on compare 2020 à 2019, le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique a augmenté pour les particules fines, mais a diminué pour le dioxyde d'azote et l'ozone. Pour les particules d'ozone, elles sont notamment issues du trafic routier et des activités industrielles, mais leur tendance en 2020 était à la baisse avec un peu plus de 24.000 morts. Cela représente un recul de 3% sur un an. Pour le dioxyde d'azote, un gaz produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, plus de 49.000 décès prématurés ont été enregistrés, soit une baisse de 22% qui s'explique en partie par la diminution du trafic routier pendant la pandémie de Covid-19.
D'après son rapport, l’Agence européenne de l’environnement estime que l'UE est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de réduction de plus de 50% des décès prématurés en 2030 par rapport à 2005. Au début des années 1990, les particules fines provoquaient près d'un million de décès prématurés dans les 27 pays de l'UE. En 2005, ce chiffre est passé à 431.000 personnes. Si le nombre de décès qui lui sont liés diminue constamment à l’exception de 2020, la pollution de l'air reste la menace environnementale la plus importante pour la santé des Européens.
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Cottingham, le plus grand stockage d’énergie par batterie d’Europe ?
Connaissez-vous la petite ville de Cottingham dans l'Est de l'Angleterre ? Avec ses 17 000 habitants, cette bourgade du comté du Yorkshire possède tout simplement le plus grand système de stockage d’énergie par batterie en Europe.
Si l'Union européenne bat des records de production dans le domaine des énergies renouvelables, le Royaume-Uni aussi est plutôt bien lancé dans ce domaine au point d'avancer la mise en service de son site de stockage d'énergie de Cottingham avec 4 mois d'avance. Ceci dit, cette solution répond surtout aux gros besoins du pays en matière d'électricité à l'approche d'un hiver qui s'annonce assez rude et qui devrait amplifier la pénurie énergétique déjà existante. Ainsi, le système de stockage de Cottingham a été développé par Harmony Energy, une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables du North Yorkshire, avec l'aide de technologies avancées développées par Tesla.
Vous le savez sans doute, ce genre de système de stockage d'énergie par batterie retient l'électricité produite à partir de sources renouvelables comme l'éolien ou le solaire, pour ensuite la libérer sur le réseau électrique en cas de forte demande. Dans le détail, l'installation de Cottingham a la capacité de stocker jusqu'à 196 MWh d'électricité et devrait être connectée à Dogger Bank, le plus grand parc éolien offshore du monde, lorsqu'il sera lancé en mer du Nord dans les prochaines années. Dès lors, ce genre de système de stockage devrait permettre au Royaume-Uni d'entamer sa transition écologique tout en sécurisant l'approvisionnement du pays en électricité décarbonnée, puisque l'objectif est aussi de réduire la dépendance aux gaz importé de l'étranger.
Le système de stockage de Cottingham va donc utiliser les technologies d'intelligence artificielle de Tesla pour adapter l'offre d'énergie à la demande. Ce système sera déployé en deux phases. Tout d'abord en ce mois de décembre, puis en mars prochain. Harmony Energy a expliqué je cite « avoir avancé le lancement pour fournir une énergie stable et sûre aux ménages britanniques pendant la période hivernale difficile qui s'annonce » fin de citation. Tout comme le reste du continent Européen, le Royaume-Unis est touché de plein fouet par les perturbations de livraison de gaz en provenance de Russie et d'Ukraine depuis le déclenchement du conflit en février dernier.
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(2/2) Qui sont les « Champions de la Terre » 2022 ?
Chaque année, le Programme des Nations Unies pour l’environnement récompense des initiatives visant à arrêter et à inverser la dégradation des écosystèmes. Les récipiendaires sont alors nommés « Champions de la Terre ». Dans l'épisode précédent, vous avez pu en découvrir deux, et bien on poursuit aujourd'hui avec deux nouveaux récompensés.
Direction l'Inde, l'oiseau marabout argala, aussi surnommé "avaleur d'os" est un animal qui débarrasse entièrement les carcasses d'animaux morts, quand d'autres charognards ne mangent que la chair la peau. Cette cigogne rend en quelque sorte un précieux service à l'écosystème et à l'être humaine, permettant d'éviter la propagation de maladies. Pourtant, malgré son gabarit imposant (1,50 m de haut pour 2,40 mètres d'envergure, le marabout argala, souffre de multiples persécutions, considéré comme un symbole de mauvais présage. En effet, de nombreux villageois du district de Kamrup où se trouve la plus importante population de l'espèce, coupent les arbres dans lesquels il fait également son nid. Mais d'après les experts, c'est surtout l'assèchement des zones humides pour construire des routes et des réseaux mobiles qui a failli signer son arrêt de mort. Aujourd'hui, l'espèce ne compte que 1200 individus adultes à l'état sauvage, soit moins de 1 % de la population recensée il y a un siècle. C'est donc pour protéger cet oiseau que Purnima Devi Barman a fondé la Hargila Army, une brigade de 10.000 femmes qui s'occupe de soigner les oisillons blessés tombés du nid, ou encore de planter 45.000 arbustes afin d'accueillir de futures populations de marabouts. Pour cet engagement Purnima Devi Barman est devenu Championne de la Terre 2022.
Dans un autre registre, l'ouvrage The Economics of Biodiversity publié en 2021 a révolutionné l'économie d'après ses lecteurs. Le texte met en garde contre le fait que des écosystèmes essentiels comme les récifs coralliens ou les forêts tropicales sont en train de disparaître, avec des conséquences catastrophiques pour les économies et le bien-être des populations. Son auteur n'est autre que Partha Dasgupta, Professeur émérite d’économie à l’université de Cambridge, en Angleterre. Son rapport de 600 pages a ouvert la voie aux travaux de recherche dans le domaine de la « comptabilisation du capital naturel », qui consiste à estimer la valeur de la nature. L'économiste est également à l'origine du concept de « richesse inclusive », qui prend en compte non seulement le capital financier et le capital produit - à la base de l'indicateur du PIB - mais aussi les compétences de la main-d’œuvre (capital humain), le capital social et la valeur de l’environnement (capital naturel). Les Nations unies s'en sont inspirées pour élaborer "l'Indice de richesse inclusive", désormais calculé pour environ 163 pays.
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(1/2) Qui sont les « Champions de la Terre » 2022 ?
Vous le savez peut-être, chaque année, le Programme des Nations Unies pour l’environnement récompense des initiatives visant à arrêter et inverser la dégradation des écosystèmes. Les récipiendaires sont alors nommés « Champions de la Terre », et aujourd'hui, on vous propose de découvrir les deux premiers sur les cinq personnes récompensées.
Je cite Inger Andersen, Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement, « Les lauréates et lauréats du prix Champions de la Terre de cette année nous donnent l’espoir que notre relation à la nature peut être améliorée [et] démontrent que la restauration des écosystèmes [est] l’affaire de tous : des gouvernements, du secteur privé, des scientifiques, des communautés, ou des ONG » fin de citation. Une phrase d'espoir qui a accompagné la présentation des Champions de cette édition 2022 comme l'ONG Arcenciel.
En effet, vous vous souvenez sûrement des deux terribles explosions qui ont soufflé le port de la capitale libanaise Beyrouth durant l'été 2020. Parmi les premières associations à intervenir dans un paysage apocalyptique de débris de métal, de béton et de verre, se trouvait l'ONG Arcenciel. Au total, c'est près de 9000 tonnes de verre brisé qui ont été collecté par le collectif créé en 1985. Du verre, mais aussi des vêtements et des meubles abandonné dans des décharges à ciel ouvert ou enfoui sous une couche de terre. Mais l'ONG ne s'est pas arrêté là, collectant aussi le matériel médical usagé (seringues, compresses, masques, gants, etc.) qui peut en effet véhiculer des infections en contaminant l’eau et polluer les écosystèmes. Ainsi l'ONG a stérilisé de nombreux kilo de ce type de matériel par la vapeur, un système, qui lui permet de traiter 87 % des déchets hospitaliers du Liban chaque année. Leur mobilisation a contribué à l'élaboration de la toute première loi sur la gestion des déchets dans le pays en 2018, imposant notamment aux hôpitaux de traiter leurs déchets.
Le deuxième ou plutôt LA deuxième Championne de la Terre se trouve au Cameroun. Comme dans d'autres pays d'Afrique, les terres se transmettent de père en fils. Pourtant, les femmes représentent près de la moitié de la main-d'œuvre agricole du continent. Une injustice que Cécile Bibiane Ndjebet a décidé de réparer en co-fondant le Réseau des femmes africaines pour la gestion communautaire des forêts (la REFACOF), qui vise à promouvoir l'égalité dans ce domaine dans une vingtaine de pays africains. C'est donc dans la catégorie « Inspiration et action » grâce à une autre ONG qu'elle a cofondé, Cameroon Ecology, qu'elle a été récompensé. Son organisation vise à restaurer plus de 600 hectares de terres dégradées et de forêts de mangrove afin de former des femmes pour faire revivre au moins 1000 hectares de forêt d'ici à 2030. Depuis 2005, le prix Champions de la Terre a récompensé 93 lauréats, dont 22 dirigeants mondiaux, 57 individus et 14 groupes ou organisations. On se retrouve demain pour découvrir deux autres Champions de la Terre 2022.
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Finis les trottinettes électriques dans Paris ?
Après des années à fermer les yeux sur les problèmes liés aux trottinettes électriques, la ville de Paris réfléchit à des sanctions afin d'assurer davantage de sécurité pour les piétons. Ainsi, les 15 000 trottinettes actuellement en libre-service dans la capitale pourraient être interdites à la circulation.
D'après l'agence de presse Reuters, la mairie de Paris réfléchit à bannir de ses rues les 15 000 trottinettes électriques actuellement proposées en libre-service. Une mesure radicale afin de régler un souci de sécurité majeur pour les piétons. Rien qu'à Paris, les autorités ont dénombré 337 accidents liés à des moyens de locomotion entre janvier et août 2022 (contre 247 sur la même période en 2021). Toujours d'après Reuteurs, les trois opérateurs de trottinettes que sont Lime, Dott et Tier ont déjà proposé une série de mesures pour améliorer la sécurité des piétons, étant donné que leurs licences d'exploitations de la voie publique prennent toutes les trois fin dans deux mois, en février 2023. Un vote du Conseil municipal doit avoir lieu dans les prochaines semaines, mais il n'aura qu'une valeur consultative puisque la décision finale sera prise par la Maire de Paris, Anne Hidalgo.
À l'heure actuelle, le sentiment général est plus à la fin des trottinettes dans Paris plutôt qu'au renouvellement de ces licences. Lancées à Paris en 2018, les trottinettes électriques en libre-service se sont rapidement retrouvées en page fait-divers des média pour leur déploiement anarchique. Pour rappel, la mairie de Paris avait déjà été contrainte en 2020 de prendre des mesures pour recadrer la situation comme des espaces de stationnement imposés et une limitation de vitesse à 20 km/h maximum. Cette même année, le nombre d'opérateurs ayant le droit d'installer des trottinettes avait également été réduit à trois. Pour éviter d'être interdit d'exploitation à Paris, ces derniers proposent plusieurs mesures comme des contrôles d'identité des utilisateurs, la mise en place de plaques d'immatriculation sur les trottinettes ou encire l'interdiction de transporter plus d'un passager. À voir si cette bonne foi apparente des opérateurs suffira pour convaincre la Maire de Paris de laisser les trottinettes circuler librement dans la capitale.
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Streaming, liseuses, DVD : quel impact environnemental pour notre consommation de culture ?
Intéressons-nous aujourd’hui à l’impact environnemental de nos habitudes culturelles… Cela inclut donc le streaming, les liseuses, les CD et autres objets de consommation de culture. Récemment, une étude menée par l'ADEME, Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, nous a donné quelques informations sur ce fameux impact environnemental, en prenant en compte les émissions de CO2, les matières premières nécessaires pour fabriquer ces objets etc…
Côté livre, l’Ademe estime que si vous achetez moins de 10 livres neufs par an, alors il serait préférable de les acheter en version papier que sur liseuse. Et cela vaut le coup pour tous les types de livres jusqu’au roman de 300 pages. Vous l’avez compris, si vous êtes un gros lecteur et que vous faites attention à votre empreinte environnementale, alors privilégiez les livres sur liseuse électronique. Côté film ou musique, de façon générale, acheter un CD ou un DVD pour une ou deux utilisations n’est pas pertinent d’un point de vue environnemental comme le précise l’Ademe. Mieux vaut leur préférer une version numérique.
Ceci dit, il convient de ne pas oublier que le bilan carbone d’un film ou d’une musique en ligne dépend aussi de la connexion et de l'équipement utilisé. L’ADEME estime qu’il faudrait quatre fois plus de CO2 pour fabriquer un ordinateur portable qu’un smartphone. Ensuite, reste à voir si vous téléchargez votre contenu grâce au Wifi plutôt que via la 4G ou la 5G, qui sont clairement plus énergivores. Bref, pour faire court et un peu simpliste, regarder un film ou écouter de la musique avec un smartphone en étant connecté à son Wifi est meilleur pour la planète que d’utiliser la 4G ou la 5G puis consommer son contenu sur ordinateur ou télévision d’après l’ADEME.
Si ces détails vous surprennent, l’ADEME estime qu’appliquer ces conseils ferait une grosse différence. D’après ses projections, consommer sept heures de streaming vidéo par semaine sur une tablette le tout en basse définition et en wifi correspondrait à un parcours de 20km en voiture en termes de pollution. À contrario, 7h de stream vidéo par semaine en haute définition et en 4G reviendrait à 133km en voiture, soit un bilan carbone multiplié par sept. Vous pouvez vous aussi faire votre propre calcul sur le site de l’ADEME, dont le lien est dans la description de cet épisode.
Calculateur ADEME : https://longuevieauxobjets.gouv.fr/impact-co2-du-numerique
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Que retenir de la COP 27 ?
Bilan mitigé pour la COP27... Voilà le sentiment général des différents observateurs réunis à Charm el-Cheikh, en Égypte ces deux dernières semaines. Alors que les émissions de gaz à effet de serre ont de nouveau atteint des sommets en 2022, force est de constater qu'aucune mesure supplémentaire pour les diminuer n'a été prise. Une posture étonnante quand on sait que l'objectif de rester sous 1,5 °C de réchauffement reste toujours d'actualité.
Pour résumer, la COP27 a semblé étrangement vide cette année, malgré la présence de l'élite politique mondiale. Après plus de deux semaines de négociations, le texte sur les réductions d'émissions n'a pas accouché d'engagement révolutionnaire. Pire, de nombreux pays dénoncent un recul sur les ambitions définies lors des précédentes conférences. Je cite François Gemenne, co-auteur du dernier rapport du GIEC au micro de BFM TV, « malheureusement on reprend grosso modo l'accord de l'an dernier de la COP26, il n'y a pas de progrès de ce côté-là » fin de citation. Au chapitre des idées refusées pour accélérer le verdissement de notre société, on retrouve j'ai presque envie de dire « évidemment » la sortie des énergies fossiles, balayée d'un revers de main par plus de 600 lobbyistes du gaz, du pétrole et du charbon invités à la COP 27. Ce qui apparaît comme une mesure bien utile et réellement efficace n'a donc pas été retenue par les participants, préférant se concentrer sur les conséquences terribles du réchauffement climatique comme les catastrophes engendrées par les phénomènes météorologiques extrêmes. Ce fut notamment le cas pour le Pakistan qui a subi les pires inondations de son histoire cet été.
Au menu des discussions, le sujet des catastrophes climatiques a donné lieu à l'adoption d'un texte mentionnant la création d'un fond je cite « pour les pertes et préjudices ». Ce sont les pays les plus riches qui devraient alimenter ce programme d'aide, qualifié de décision « historique », et saluée par le secrétaire général de l'ONU António Guterres. « Cette COP a fait un pas important vers la justice. De toute évidence, cela ne suffira pas, mais c'est un signal politique indispensable pour reconstruire la confiance brisée » fin de citation. Mais comme le résume François Gemenne, que je cite « l'accord de la COP27 est un peu schizophrénique parce que d'un côté on s'engage à payer pour les dégâts, de l'autre on refuse d'en faire davantage pour essayer de limiter ces dégâts » fin de citation.
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Eco Wave Power : produire de l'électricité grâce aux vagues ?
Sur le littoral de Gibraltar, d’étranges flotteurs métalliques fixés à une ancienne jetée datant de la Seconde Guerre mondiale transforment la houle en électricité. Une technologie mise au point par l'entreprise Eco Wave Power, qui exploite les structures comme les brise-lames et les modifie pour les exploiter en tant que sources d'énergie renouvelables.
Concrètement, les flotteurs sont conçus pour s'adapter aux conditions spécifiques de houle. En cas de petites vagues, il est préférable de déployer plusieurs petits flotteurs. À l'inverse, une poignée de gros flotteurs sont privilégiés en cas de vagues imposantes. Dans le détail, le mouvement des flotteurs actionne un circuit hydraulique dont la pression actionne des accumulateurs basés sur terre dans de grands conteneurs. Cette pression provoquée par les vagues fait tourner un moteur, qui ensuite active un générateur, qui enfin produit de l'électricité envoyée sur le réseau.
Ceci dit, quid des moments de tempête ? En cas d’intempéries violent, le système se verrouille automatiquement en position verticale pour se protéger, puis redescend dans l'eau une fois le gros de la tempête passé. D'après Eco Wave Power, le système parviendrait à convertir environ 50 % de l'énergie des vagues en électricité. Un chiffre quand même bien supérieur au rendement de la plupart des panneaux solaires (qui eux sont entre 15 et 20 %), ou bien les éoliennes (entre 20 et 40 % du vent) et même qu'une centrale électrique au charbon (avec 33 % de conversion de chaleur en électricité).
La quantité d'énergie produite par flotteur dépend des conditions des vagues dans une zone donnée. D'après la cofondatrice et directrice générale de l'entreprise Inna Braverman, chacun des flotteurs (installés sur un deuxième chantier en passe de se terminer à Jaffa, à Tel Aviv en Israël) peuvent produire jusqu'à 10 kWh, soit l'énergie nécessaire pour une dizaine de foyers. D'après elle, ces flotteurs n'auraient aucun impact négatif sur l'environnement. Le fluide qui crée la pression hydraulique dans le système serait également biodégradable. À noter que la première station Eco Wave Power connectée au réseau a été inaugurée à Gibraltar en 2016. Une troisième installation à Los Angeles, devrait également être opérationnelle début 2023.
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Qu'est-ce que l'Energy Dome, cette batterie au CO2 ?
Saviez-vous qu'il était possible de stocker l'énergie grâce au dioxyde de carbone ? C'est en tout cas ce que propose la start-up Energy Dome avec une batterie au CO2. Si ce système fonctionne réellement et peut être étendu dans tous les secteurs, alors peut-être tenons-nous une solution viable permettant de répondre à une partie du problème des émissions de CO2 ainsi que l'épineuse question du stockage de l'électricité.
C'est à Milan en Italie que l'entreprise est installée. Mais clairement, l'entreprise est prête à partir à la conquête des États-Unis après avoir fabriqué la première batterie CO2 du monde ! Une première à mettre au crédit du continent Européen sur le chemin de la décarbonation. Concrètement, l'installation imaginée par Energy Dome prend la forme d'un... dôme comme son nom l'indique, où du CO2 sous forme de gaz permet de stocker l'électricité. À noter que l'entreprise a débuté ses opérations seulement en 2020 avant d'installer sa toute première batterie au CO2 dans une zone industrielle en Sardaigne et à la rattacher à une connexion électrique existante, prouvant l'efficacité de son système.
Pour grossièrement résumer le fonctionnement du Dome d'après les explications de l'entreprise, quand elle se charge grâce à de l'électricité issue du solaire ou de l'éolien, la batterie comprime le gaz sous forme liquide grâce à une turbine. La chaleur générée par ce processus est stockée. Par la suite, pour décharger la batterie, le CO2 liquide est chauffé grâce à la chaleur précédemment stockée, puis reconvertie en un gaz venant alimenter la turbine, qui produit alors de l'électricité en retour. En clair, le CO2 est toujours contenu, et l'ensemble du système est scellé d'après les explications du fondateur de l'entreprise auprès du média spécialisé Bloomberg. A priori, cette solution ne dépendrait pas de métaux rares comme le lithium, nécessaire à la construction des batteries actuellement comme dans les véhicules électriques. À la fin du mois de septembre, Energy Dome a conclu un partenariat avec Ørsted, géant danois du solaire et de l'éolien offshore et terrestre qui ambitionne d'utiliser Energy Dome comme son fournisseur de batteries géantes. Ensemble, les deux entreprises veulent bâtir un complexe de stockage de CO2 d'une capacité de 20 MW, dont la construction devrait démarrer à partir de l'été 2024 en Europe.
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Les alertes rouges EcoWatt bientôt activée ?
Dans sa dernière publication, RTE alerte à nouveau les Français sur la probable activation du signal rouge EcoWatt. En clair, ce signal signifie qu'une forte tension est attendue sur le réseau électrique en France cet hiver. Si la période de vigilance a commencé cet automne, on se dirige de plus en plus vers une pénurie partielle d'électricité comme évoqué dans le podcast et dans de nombreux autres médias depuis cet été.
Dans le détail, cette période de tension énergétique, plus particulièrement électrique, devrait s'étendre jusqu'à l'été. Dans ce contexte, le gestionnaire du réseau électrique RTE confirme qu'un recours au dispositif EcoWatt est plus que probable. Si vous ne connaissez pas EcoWatt, je vous invite à écouter l'épisode publié à ce sujet il y a quelques semaines. Pour résumer, il s'agit d'un indicateur permettant de connaître « l'état de santé » du système électrique français selon trois couleurs : vert, tout va bien ; orange, la situation est sous surveillance et on risque de manquer d'électricité ; rouge, la situation est très délicate et sans effort des citoyens pour réduire leur consommation, il y aura à coup sûr des coupures.
Ceci dit, dans la plupart des scénario étudiés par RTE, aucun ne devrait comporter beaucoup de signaux rouges dans les prochains mois. RTE précise que le risque de coupure peut être atténué voire totalement écarté dès lors que la consommation nationale diminue de 1 à 5 %. D'ici la fin du mois de novembre, il semble quasi certain que RTE n'aura pas recours à l'alerte rouge... ce qui n'est pas vraiment le cas pour décembre. Pour éviter cela, le gestionnaire du réseau invite les Français à faire attention, pour que le pic de consommation attendu en janvier soit limité. Sans réduction de la consommation, RTE estime que les risques de coupures sont très importants, même je cite « s'ils dépendront largement des conditions climatiques et de la possible survenu d'une vague de froid, même modérée » fin de citation. Vous l'avez compris, la situation devrait être moins tendue fin février. Reste à savoir si l'avancée des travaux et de la maintenance du parc nucléaire sera suffisante pour répondre à la demande d'électricité dès le début d'année 2023.
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Octobre 2022, le plus chaud jamais enregistré ?
Ça ne vous a pas échappé, le mois d'octobre 2022 a particulièrement doux dans toute la France avec des températures souvent au-dessus des 15 degrés en moyenne. Et bien d'après le service Européen sur le changement climatique Copernicus, ce mois d'octobre a tout simplement été le plus chaud jamais enregistré en Europe.
Dans un communiqué, Copernicus explique que les températures moyennes ont été je cite « près de 2°C au-dessus de la période de référence 1991-2020 […] Les graves conséquences du changement climatique sont aujourd'hui manifestes et nous avons besoin d'une action climatique ambitieuse lors de la COP27 pour garantir la réduction des émissions afin de stabiliser les températures à un niveau proche de l'objectif de 1,5 degré fixé par l'accord de Paris » fin de citation. Globalement, le continent européen est celui qui se réchauffe le plus rapidement sur la Terre. Sur les trente dernières années, le Vieux continent a enregistré une hausse des températures plus de deux fois supérieure à la moyenne planétaire, pour un réchauffement d'environ +0,5°C par décennie d'après l'OMM, l'Organisation météorologique mondiale et Copernicus. D'ailleurs, au mois d'octobre, certaines régions d'Europe ont été touchées par la double peine « fortes chaleurs / manque d'eau ». Je cite une nouvelle fois Copernicus, « Le temps était plus sec que la moyenne sur la majeure partie de l'Europe du Sud et du Caucase. [Mais partout ailleurs, notamment] la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Scandinavie et une grande partie de l'Europe, le temps était plus humide que la moyenne » fin de citation.
En comparaison avec le reste du monde, ce mois d'octobre a également affiché des températures record au Canada [...] au Groenland et en Sibérie. En revanche, les températures les plus froides par rapport à la moyenne ont été enregistrées en Australie, dans l'extrême est de la Russie et dans certaines parties de l'Antarctique occidental » fin de citation. À noter que depuis la fin du 19e siècle, la Terre s'est réchauffée de près de 1,2°C. La moitié de cette augmentation se serait produite au cours des 30 dernières années. Ainsi, 2022 devrait devenir la cinquième ou la sixième plus chaude jamais enregistrée.
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Qatar: la Coupe du Monde bien plus polluante que prévue ?
C'est sans doute l'événement sportif le plus attendu et le plus suivi de la planète : la Coupe du Monde de Football. D'après le comité d'organisation et la FIFA, il s'agira de la toute première édition vraiment écoresponsable, dont le coup d'envoi sera donné à la fin du mois de novembre. Une communication bien rôdé, mais que les opposant le manquent pas de déconstruire en rappelant l’aberration écologique de cette édition qatari et les milliers de travailleurs étrangers morts sur les chantiers de construction des stades.
Dans le détail, la Qatar use d'un mécanisme lui permettant d'étaler les émissions carbones des chantiers de ces stades -car c'est bien ces chantiers qui ont pollués à outrance depuis plus de quatre ans afin de préparer le pays à cet événement planétaire- ... je disais donc que le Qatar va étaler le bilan carbone de ces chantiers sur... 60 ans ! Sept des huit stades construits pour l'occasion devraient continuer de servir après la Coupe du monde, ce qui fait dire au comité d'organisation que leur construction individuelle aurait produit 200 000 tonnes de CO2 seulement. D'après les calculs de l’ONG Carbon Market Watch, ce chiffre serait plutôt de 1,6 million de tonnes de CO2 par stade. Si l'on fait rapidement le calcul, le Qatar estime la pollution totale de ses chantiers à 1,6 million de tonnes de CO2, quand l'ONG avance quant à elle 13 millions de tonnes, et cela sans prendre en compte l'empreinte carbone difficilement chiffrable de leur climatisation, même si une partie sera alimentée par de l'électricité provenant du photovoltaïque. À noter que le Qatar ne prend pas non plus en compte dans ses calculs, la construction des réseaux routiers, hôtels, centres commerciaux ou encore parcs d'attractions sortis de terre spécialement pour l'occasion.
Autre détail, si l'on peut le qualifier ainsi, qui ne rentre pas en compte dans les calculs du Qatar, c'est celui du transport. D'après l'ONG Greenly, le transport des supporters depuis les pays voisins avec des navettes en avion toutes les 10 minutes devrait générer une pollution de 2,4 millions de tonnes de CO2. En effet, tous ne pourront pas être logé sur place. Ceci dit, ces estimations totales sont bien dessous de la réalité pour Alexis Normand, directeur général de Greenly, qui précise qu'il est impossible de connaître avec précision l'empreinte carbone totale de cette Coupe du monde au Qatar. Dernier point de ce bilan, le poids de la pollution numérique. Selon les chiffres de la FIFA, la dernière Coupe du monde en Russie avait généré près de 35 milliards d'heures de visionnage. En se basant sur la consommation moyenne d'un écran LCD et sur l'intensité carbone moyenne de l'électricité dans le monde, Greenly estime que l'empreinte carbone de la retransmission des matchs se situera entre 1 et 2 millions de tonnes de CO2 !
Mais pour compenser tout cela, le Qatar avance qu'il investira dans des crédits carbone, ces tickets qui permettent de polluer en échange de grosses sommes d'argent. S'il fallait ne retenir qu'un chiffre, imprécis certes et loin de la véritable empreinte carbone en prenant en compte tous les éléments énoncés plus tôt, cette Coupe du Monde au Qatar devrait générer au minimum 17 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent, au minimum des émissions totales sur l'année 2021 d'un pays comme la Croatie d'après les données du Global Carbon Atlas.
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