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Les pales des éoliennes en mer sont-elles dangereuses pour les oiseaux ?
Les éoliennes en mer, aussi appelées éoliennes offshore, suscitent sans arrêt la controverse. Si les pro-éoliennes estiment que leur installation au large de nos côtes permet de profiter de la force du vent pour produire de l’électricité décarbonée, les opposants, eux, mettent en avant la nuisance esthétique de telles infrastructures, ainsi que leur impact sur l’environnement et l’économie locale. À ce jour, il n’existe aucun consensus pour dire si ces éoliennes apportent plus de bénéfices que d’inconvénient et inversement. Or, de plus en plus d’études sont menées pour tenter de répondre à certaines questions bien précises… comme par exemple une éventuelle dangerosité des pales pour les oiseaux. Et bien après deux ans d’observation, une première tendance crédible vient d’être dessinée par le fournisseur d’électricité suédois Vattenfall.
Dans le détail, Vattenfall a dépensé 3 millions d’euros sur deux ans pour tenter de répondre à la question : les pales d’éoliennes offshore représentent-elles un danger pour les oiseaux ? Pour en être se rapprocher le plus possible de la réalité, le fournisseur d’électricité suédois a observé l’activité des goéland et des mouettes sur la période d’avril à octobre, là où ces oiseaux volent le plus, dans le parc éolien d’Aberdeen Bay qui compte 11 éoliennes, situé à 3 kilomètres des côtes écossaises en mer du Nord. Concrètement, les chercheurs mandatés par Vattenfall ont croisé les données issues de radars et de caméras pour recréer une sorte de carte de vol des oiseaux, et déterminer si oui ou non il y avait des collisions… avec une réponse claire : aucune collision n'a été observée. Je cite Henrik Skov, le directeur de l’étude, « c'est la découverte la plus importante. Des gens ont affirmé que des solutions très coûteuses seraient nécessaires pour que les oiseaux évitent les collisions, mais les espèces que nous avons suivies font un excellent travail pour les éviter par elles-mêmes. Elles semblent tout à fait capables de survivre dans un environnement éolien » fin de citation.
Si le résultat de cette étude est significatif, il convient tout de même de le relativiser un peu. Tout d’abord, l’étude n'a pris en compte les comportements que de quatre espèces d’oiseaux. Sur ce point, Vattenfall reconnaît que ce genre d’étude devrait être appliqué à d'autres types d'oiseaux ainsi qu'aux parcs éoliens terrestres pour pouvoir déterminer une conclusion définitive. Si aucune collision n'a été notée, il convient aussi de prendre en compte l’impact de ces installations sur le mode de vie des espèces. Enfin, Vattenfall persiste et signe : malgré cette tendance positive, il convient de rester vigilant et de ne pas construire des parcs éoliens de façon anarchique, et surtout pas dans les couloirs habituellement empruntés par les oiseaux.
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Qu’est-ce qu’une île énergétique artificielle ?
Elia, le gestionnaire du réseau haute tension belge, vient de dévoiler les plans de la construction de l'île Princess Elisabeth, autrement dit, la première île énergétique au monde. Son objectif sera notamment de relier les parcs éoliens offshore depuis la mer du Nord vers le continent.
Concrètement, cette pile sera située à 45 km des côtes belges en mer du Nord. Ce que l’on appelle la zone Princesse Elisabeth abritera plusieurs parcs éoliens offshore d’une capacité totale de 3,5 gigawatts. Et c’est précisément là que le gestionnaire du réseau haute tension belge Elia veut construire la première île énergétique au monde. Comprenez par-là une sorte de centrale permettant de regrouper toute l'électricité produite par les parcs éoliens aux alentours. Dans le détail, l'électricité produite par les éoliennes sera transmise via par des câbles sous-marins, avant d’être distribuée sur le continent belge et dans d'autres pays voisins.
L'île devrait également abriter deux interconnexions avec le Royaume-Uni et le Danemark. Autrement dit, cette île devrait également recevoir l’électricité produite par d'autres parcs éoliens situés en mer du Nord avant de la redistribuer à leurs pays d’origine. Dès lors, qui construira cette plateforme ? Deux candidats viennent d’unir leurs forces, DEME Group et Jan De Nul Group, afin de former une coentreprise baptisée TM EDISON dans le seul et unique but de construire l'île Princess Elisabeth… Un projet subventionné par le gouvernement belge à hauteur de 100 millions d'euros.
Je cite Elia, « le périmètre extérieur de l'île sera constitué de plusieurs structures en béton placées en anneau sur le fond marin. La zone située à l'intérieur sera remplie de sable et les infrastructures seront construites par-dessus […] Un haut mur protégera l'île des fortes vagues, du vent, de la pluie et des inondations » fin de citation. En plus de tout le nécessaire à la production électrique, l'île sera également dotée d'un port et d'un héliport, afin de faciliter les travaux de maintenance. La construction débutera en janvier prochain et devrait s'achever à l’été 2026. Enfin, le dispositif devrait être entièrement connecté à tous les parcs éoliens et au continent d'ici à 2030.
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Voitures : bientôt toutes recyclées ? Une marque allemande y croit !
Avez-vous déjà imaginé votre vieille voiture dans un centre de recyclage ? On ne parle pas d’une bouteille en plastique ou d’un emballage en carton, mais bel et bien de plusieurs tonnes d’acier ! Et bien pour la marque allemande Audi, nous roulerons bientôt tous dans des voitures recyclées ! C’est en tout cas l’objectif du constructeur qui, semble-t-il, est bien décidé à créer des modèles neufs grâce à des matériaux recyclés.
Pour résumer, l’objectif d’Audi est de transformer l'ancien en neuf, et donc de retravailler des matériaux comme l'acier, l'aluminium et le plastique. Pour ce faire, Audi s’est associé à une quinzaine de partenaires issus du secteur de la recherche, du recyclage, mais aussi d’autres fournisseurs. En somme, Audi étudie la réutilisation des matériaux dits de post-consommation. Ces derniers sont prélevés directement sur les véhicules des clients à la fin de leur cycle de vie, pour la production de nouvelles voitures. Je cite la communication officielle d’Audi que ce sujet, « jusqu'à présent, très peu de matériaux utilisés dans la production de nouveaux véhicules sont récupérés dans les anciennes voitures. L'acier, par exemple, finit généralement comme acier de construction après le recyclage des véhicules en fin de vie » fin de citation.
En octobre 2022, ce sont donc 100 véhicules, dont d'anciennes voitures de développement, qui ont été démontés dans le cadre du projet commun MaterialLoop. Ainsi, une grande partie de la ferraille d'acier a pu être utilisée pour fabriquer de nouveaux modèles. Le constructeur explique avoir pu mettre au point six bobines d'acier, composées à 12 % de matériaux recyclés, et ont été utilisées pour produire jusqu'à 15 000 pièces de portes intérieures pour l'Audi A4. En réalité, Audi est surtout l’un des constructeurs qui communique le plus sur cette démarche. Car il faut bien noter que l’utilisation de matériaux recyclés est une tendance très en vogue chez de nombreux constructeurs, comme son concurrent BMW par exemple, qui utilise d'anciens filets de pêche, ou encore chez Volkswagen avec le recyclage de bouteilles en plastique pour concevoir l'intérieur de ses modèles ID, dont on vous avait déjà parlé dans un autre épisode.
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Énergie solaire : qu’est-ce que le projet Solaris de l’ESA ?
Et si l’on pouvait produire de l’énergie solaire directement depuis l’espace ? C’est l’ambition de l’ESA, l’agence spatiale européenne avec le projet Solaris. Annoncé l’été dernier, ce projet vise je cite à « déployer des structures solaires en orbite et à rediriger l’énergie emmagasinée vers la Terre » fin de citation.
Concrètement, les scientifiques et chercheurs de l’ESA travaillant sur le projet Solaris espèrent pouvoir faire une démonstration de cette technologie d’ici 2030 et construire une petite centrale solaire spatiale vers 2035. En cas de résultats concluants, l’infrastructure pourrait être commercialisée en 2040. L’ESA précise également que cela n’a rien de science-fiction. Je cite, « les technologies fondamentales ont été comprises et sont en ce moment même en train d’être démontrées sur Terre et dans l’Espace » fin de citation. L’ESA s’est donné jusqu’à 2025 pour prouver qu’il est bel et bien possible de bâtir de telles installations solaires autour de la terre, et cela de manière rentable. Pour l’instant, aucun détail précis ni technique n’a été dévoilé. Il est donc à cette heure assez difficile de décrire le fonctionnement de Solaris et ses impacts concrets en cas de réussite.
À n’en pas douter, cette technologie serait un véritable salut pour l’humanité si elle venait à être opérationnelle. À l’heure où les énergies fossiles se raréfient à vitesse grand V et que les dégâts du réchauffement climatique sont de plus en plus visible, l’Union européenne cherche à tout prix à se verdir et à assurer son indépendance énergétique. Cela passe par la réduction à zéro des émissions nettes de carbone d’ici 2050. Reste à savoir si ce projet sera soutenu et se poursuivra pour voir le jour d’ici une dizaine d'années, ou si comme beaucoup d’autres prometteurs, il sera malheureusement abandonné en cours de route.
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Qu’est-ce que Mukaad, le nouveau projet démentiel de l’Arabie Saoudite ?
Mi-février, le fond d’investissement public d’Arabie Saoudite annonçait la construction dans la capitale du pays, Riyad, d’un tout nouveau bâtiment dans son centre-ville The Mukaad. Cette immense tour carrée devrait être terminée pour 2030, soit juste à temps pour l’exposition universelle que l’Arabie Saoudite souhaite accueillir.
C’est un projet titanesque, presque autant que The Line dans le désert, dont on vous avait déjà parlé dans un autre épisode. Visuellement, The Mukaad est une sorte de gros cube de 400 m de hauteur sur 400 m de large. Selon le site officiel du projet, ce lieu comprendrait un énorme centre commercial, plus de 80 espaces de divertissements, dont des musées et des salles de spectacle, ainsi que des centres de recherche et des campus universitaires. Le tout serait alors assez grand pour faire tenir en son sein 20 Empire State Building.
À noter que The Mukaab doit être construit dans un tout nouveau quartier, New Murabba, dont l’ambition est je cite « d’accueillir des centaines de milliers d’habitants ». Si les ambitions luxueuses et démesurées de ce projet n’effraient absolument pas le royaume d’Arabie Saoudite, rien n’a été précisé sur l’impact écologique de ce projet. La seule mention de cette dimension tient en une phrase, « la construction sera durable, avec des espaces verts et des pistes cyclables ». Une annonce bien légère pour considérer ce projet comme pleinement durable et vert. Si cet énorme projet vous surprend, sachez que ce n’est pas la première fois que l’Arabie Saoudite se lance dans une telle opération. Comme je vous le disais, The Line, la ville futuriste du pays, va prendre la forme d’une longue ligne de 500 m de haut et de 170 km de long. Si sa construction a déjà débuté, elle n’en reste pas moins polémique, puisqu’elle risque d’être un véritable désastre écologique… sans compter que plusieurs opposants au projet ont déjà été condamnés à mort.
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24 grandes entreprises épinglées pour greenwashing ?
Faute avouée, à moitié pardonnée dit l’adage. Mais peut-on vraiment faire preuve de clémence quand il s’agit d’une sorte de triche, qui plus est sur l’enjeu majeur de la préservation de l’environnement ? Concrètement, une vingtaine de grands groupes industriels ont été épinglés mi-février dans un rapport international de l’ONG Carbon Market Watch pour avoir tout simplement minoré leur bilan carbone, notamment en termes de gaz à effet, et donc être passé pour plus vertueuses qu’elles ne l’étaient vraiment. On appelle ça du greenwashing.
Apple, Microsoft, Stellantis, Carrefour… Quatre noms qui ne vous sont pas inconnus, et qui justement font partie des 24 grandes entreprises qui n’auraient pas tenu leurs engagements en matière de politique climatique. Après un examen approfondi de leur déclaration sur leur bilan carbone, l’ONG Carbon Market Watch a observé un important décalage entre la communication et la réalité. En cause, la compensation carbone. Clairement, les entreprises pointées du doigt en abuseraient, au point que le nombre d’arbres qui pourraient être plantés grâce à leurs crédits carbone ne pourraient pas tous être plantés sur une seule planète Terre !
Pour Gilles Dufrasne de Carbon Market Watch, je cite « il y a tromperie sur la marchandise … C'est une critique du manque de clarté et de transparence de la part de ces entreprises qui choisissent de faire des grandes campagnes de communication et de marketing pour se dire neutre en carbone, alors que derrière, il y a toutes ces nuances qui font qu'en réalité, tous leurs produits continuent d’avoir un impact très significatif » fin de citation. Au total, les 24 groupes épinglés dans le rapport de l’ONG -vous pouvez le consulter dans la description de cet épisode- et bien ces 24 groupes représentent tout de même 4% des émissions totales de gaz à effet de serre du monde ! En France, il semblerait que le faux bilan de Carrefour soit l’un des plus problématiques.
Rapport : https://carbonmarketwatch.org/publications/combating-corporate-greenwashing-through-regulation/
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Se trompe-t-on de cible dans le combat contre les particules fines ?
D’après l’association Respire, la France n’a pris aucune mesure pour lutter contre les particules fines PM 2,5. D’après elle, c’est pourtant ce type de particule qui est le plus dangereux pour la santé humaine.
À en croire les explications de l’association, les particules fines PM 2,5 sont je cite « les plus dangereuses pour la santé ». Concrètement, il s’agit de particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres. Si l’on parle beaucoup de l’interdiction des particules PM10, les PM 2,5 sont beaucoup plus fines et toxiques, car elles pénètrent les tissus en profondeur. Selon l'OMS, les PM 2,5 tuent plus de quatre millions de personnes par an, et une exposition chronique à ces particules augmente le risque de cancer, ainsi que de maladies chroniques telles que le diabète de type 2 et l'hypertension artérielle. D’après le directeur de l’association Respire, Tony Renucci, dont je cite les propos recueillis par France Info, « elles passent complètement en dehors des radars aujourd'hui en France ».
Dès lors, quelles solutions appliquer pour diminuer les concentrations de particules fines ? Accentuer les Zones à faibles émissions ? « On ne sait pas encore si les ZFE sont pleinement efficaces telles qu'elles sont appliquées en France puisqu'il n'y a pas de contrôle » regrette Tony Renucci. Faire baisser la vitesse alors ? Pas suffisant d’après lui. Je le cite, « Je ne peux pas dire que ce n'est pas efficace, mais la vitesse parfois est un faux débat. On va par exemple polluer plus si on s'arrête, si on redémarre, si on s'arrête. Si on roule tranquillement à une vitesse soutenue sur de grands axes où il y a peu d'habitations à côté, ce n’est pas vraiment le même débat. Je ne peux pas dire que c'est une mauvaise chose, mais dans ce cas, il fallait plutôt mettre en place la circulation différenciée si vous voulez avoir un réel impact » fin de citation.
Que faire de plus dans ce cas ? Pour lui, le principal problème se trouve du côté des pics de pollution. Je le cite « Aujourd'hui, la réglementation n’observe des pics que sur les particules PM10. Tout le monde dit "particules fines", mais ce ne sont pas des particules fines. Les particules fines sont les PM 2,5 qui sont les plus dangereuses pour la santé […] Il y a eu un gros pic de pollution fin novembre, début décembre. On n'a rien vu et aucune mesure n’a été prise. Derrière, qu'est-ce qui se passe ? On a eu de gros pics de grippe, de bronchiolite, de Covid. On le sait que c'est directement lié comme le montre une étude du CNRS datant de l’an dernier. Il faut changer la loi. Il faut vraiment observer les pics à partir des particules fines PM 2,5. Il faut qu'on ait des mesures automatiques qui s'appliquent, y compris des obligations, des restrictions » fin de citation. Reste désormais à savoir si le gouvernement se penchera sur ce problème de la pollution aux particules fines ou si cela restera une question de second rang.
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Un mur d’éolienne offshore de 320 mètres pour profiter pleinement du vent ?
C’est un ouvrage de 320 mètres de haut, quasiment équivalent à la taille de la tour Eiffel, en pleine mer, qui vient d’être présenté par la société norvégienne Wind Catching Systems. Ce projet vise à compléter le nombre d’éoliennes offshore déjà en place par un assemblage d'une centaine de mini-turbines capables de générer plus d'électricité « propre ».
Selon trois ingénieurs de la société, cette structure permettrait de réduire l'espace dévolu aux éoliennes situées au large des côtes. Nommée Wind Catcher, cette toile d’araignée géante serait constituée de 115 mini-turbines, semblables à de petites éoliennes, et permettrait de générer deux à cinq fois plus d'énergie qu'un dispositif traditionnel. Si les pales d'une éolienne classique mesurent jusqu'à 115 mètres, Wind Catching Systems promet de réduire leur taille à 15 mètres. D’après le journal Ouest-France, Wind Catcher devrait produire deux fois et demie plus d'énergie qu'une éolienne pour une surface similaire… à ceci près que le volume couvert par la structure sera multiplié par deux.
Au total, l'électricité produite par les éoliennes offshore via ce dispositif devrait être quintuplée par rapport à un ouvrage terrestre. S'ajoutent à cela les gains liés à sa durée de vie d'environ 50 ans, contre trente ans en moyenne pour une éolienne classique d'après l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Avant de lancer officiellement ce projet, une expérimentation aura lieu à Mehuken sur la côte sud-ouest de la Norvège au cours de l’année. Les sociétés Ferd, North Energy ou encore General Motors Ventury se sont déjà placées en tant qu’investisseur potentiel. Si Wind Catcher avait déjà pu bénéficier de 2 millions d’euros d’investissement, une nouvelle enveloppe de 850 000 euros leur a été accordée il y a quelques semaines. Reste à savoir si les murs d’éoliennes seront davantage acceptés par les riverains
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Un champignon pour remplacer le plastique dans notre électronique ?
Des scientifiques se penchent sérieusement sur la possibilité de remplacer le plastique de nos appareils électroniques par un champignon appelé Fomes fomentarius. Peut-être l’avez-vous déjà vu, il s’agit d’un champignon en forme de sabot de cheval, dont la particularité est de présenter différentes couches aux propriétés uniques.
Je cite Pezhman Mohammadi, l'un des auteurs de l'étude, « nous avons vraiment été impressionnés par la structure de ce champignon. Car lorsque la nature fait quelque chose, c'est dans un but particulier, et non juste pour faire joli ». Ainsi, le chercheur et son équipe ont tenté d'appliquer différentes couches du Fomes fomentarius à des produits du quotidien. L'une d'elles donne naissance à un pare-brise plus résistant... La couche du milieu, plus douce, pourrait reproduire du cuir. De son côté, la couche la plus dure étant similaire à du bois, pourrait éventuellement être utilisée comme combustible.
Les applications potentielles de ce champignon sont nombreuses. Ceci dit, d'autres études ont également démontré l'intérêt des champignons en tant que matériau de construction, mais aussi en tant qu’emballage, et même en tant que textile. C’est ainsi qu’un prototype d'écouteurs a été développé à partir de mycélium, l’une structure composant le champignon. Le plastique de nos appareils électroniques pourrait donc être complètement remplacé par ce mycélium à l’avenir, soit une matière naturelle beaucoup plus écologique et aux propriétés similaires au plastique. Ceci dit, les scientifiques précisent qu’il leur faut encore un peu de temps afin de pousser leurs tests, et voir si une production en masse est possible. Il ne faudrait pas que la récolte de ce champignon ne mette en péril la biodiversité locale. Par ailleurs, les scientifiques estiment qu’il faudrait modifier son génome pour renforcer les propriétés les plus pertinentes. Reste à savoir si cette piste aboutira à quelque chose de concret ou si cela restera comme beaucoup d’autres idées du domaine de la théorie.
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Hydrogène : l'eau de mer est-elle la solution pour produire massivement ?
L'hydrogène est souvent considéré comme un carburant propre et une alternative efficace aux hydrocarbures, ce qui serait très efficace dans des secteurs comme l'aviation et le transport maritime. Cependant, la grande majorité de l'hydrogène utilisé dans le monde est actuellement produite à partir de combustibles fossiles, on appelle ça de l’hydrogène gris, ce qui entraîne des émissions de gaz à effet de serre importantes, contrairement à l’hydrogène vert, produit grâce à l’électricité issue de sources renouvelables.
Concrètement, l'hydrogène vert s’obtient par électrolyse de l'eau mais ne représente que 1% de la production totale dans le monde. Ses procédés de fabrication sont également coûteux, en raison de l’importante quantité d’énergie consommée, et utilisent de l’eau douce, jusqu’à neuf litres pour produire un kilogramme d'hydrogène. Un contexte problématique qui a poussé le chercheur Nasir Mahmood du MRIT de Melbourne à explorer une autre méthode plus viable pour l’avenir et néanmoins peu énergivore. Je le cite : « On peut aussi penser à l’eau de mer pour produire de l’hydrogène. Or, le principal obstacle à l'utilisation de l'eau de mer est le chlore, qui peut être généré comme sous-produit. Si nous devions répondre aux besoins mondiaux en hydrogène sans résoudre ce problème, nous produirions 240 millions de tonnes de chlore par an, ce qui représente trois à quatre fois les besoins mondiaux. Il ne sert à rien de remplacer l'hydrogène produit par des combustibles fossiles par une production d'hydrogène qui pourrait nuire à notre environnement d'une autre manière » fin de citation.
Ainsi, Nassir Mahmood et son équipe ont mis au point un catalyseur spécialement conçu pour fonctionner avec l'eau de mer. S'il affiche de bonnes performances, il pourrait surtout être fabriqué à moindre coût car son fonctionnement nécessite très peu d'énergie. Il peut donc être utilisé à température ambiante, contrairement à d’autres catalyseurs actuellement utilisés dans la production d’hydrogène, ce qui le rendrait relativement facile à produire à grande échelle. En somme, cette technologie permettrait de réduire considérablement le coût de l'électrolyse d'eau de mer, suffisamment en tout cas pour atteindre l'objectif du gouvernement australien qui souhaite que la production d'un kilogramme d'hydrogène vert ne coûte pas plus cher que celle de l'hydrogène issu des combustibles fossiles. La prochaine étape sera le développement d'un prototype qui devra confirmer si le concept est applicable à grande échelle ou non.
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Le niveau des océans montera entre 50cm et 1m 40 d’ici 2050 ?
C’est une nouvelle qui fait froid dans le dos… Sans mauvais jeu de mots, puisque Des chercheurs basés en Corée du Sud et aux Etats-Unis estiment que si les calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique continuaient de fondre à la même vitesse qu’aujourd’hui, ou pire, si cette fonte s’accélérait, le niveau des océans augmenterait de plus d’un mètre quarante.
Concrètement, ces chercheurs se sont basés sur les données du GIEC pour aboutir à cette conclusion. Je cite France Info qui a résumé leur étude publiée dans la revue Nature Communications, « en cas de poursuite des politiques climatiques actuelles, la fonte en Antarctique et au Groenland se traduirait par une hausse d'environ un demi-mètre du niveau des eaux. Ce chiffre grimperait à 1,40 mètre dans un scénario du pire, en cas de hausse importante des émissions de gaz à effet de serre, liées aux activités humaines et à l'utilisation des énergies fossiles (comme le pétrole, le gaz et le charbon) » fin de citation
Il est également précisé qu’une accélération de la fonte et une désintégration incontrôlable de ces calottes glaciaires pourraient intervenir plus tôt que prévu. Je cite Fabian Schloesser de l'université d'Hawaï et coauteur de l'étude. « Notre modèle a des seuils entre 1,5°C et 2°C de réchauffement - 1,8°C étant notre meilleure estimation - pour l'accélération de la perte de la glace et l'augmentation du niveau des mers » fin de citation. À noter que sur le plan historique, les températures ont déjà grimpé de près de 1,2°C dans le monde depuis l'ère pré-industrielle. Ce chiffre monte même à +1,7°C pour la France. Au-delà de ces seuils de températures, la désintégration des calottes glaciaires serait inévitable d’après les scientifiques. D’après les données les plus récentes, le Groenland et l'Antarctique auraient perdu plus de 500 milliards de tonnes de glace chaque année depuis l'an 2000, soit l’équivalent de six piscines olympiques par seconde.
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Comment le réchauffement climatique « s’auto-alimente » ?
Les scientifiques ont énuméré une série de cercles vicieux qui permettent au réchauffement climatique de s'auto-alimenter dans un nouvel article publié dans la revue scientifique One Earth. Selon eux, ces cercles vicieux, aussi appelés « boucle de rétroaction » contribuent à accélérer le réchauffement de la planète, entraînant ainsi les conséquences désastreuses que l’on connaît pour l'environnement et la vie humaine.
Par exemple, avec la fonte de la banquise, de la surface blanche est perdue. Or, celle-ci réfléchissait davantage les rayons du Soleil que l'océan, qui lui est plus sombre. Conséquence, on observe une hausse des températures et une fonte accrue de la banquise. En épluchant la littérature scientifique à leur disposition, les chercheurs ont dénombré 41 boucles de rétroaction climatiques au total, dont 27 positives, c'est-à-dire renforçant le réchauffement de la planète, sept négatives, et sept à l'effet encore incertain.
L’intensité de ces boucles de rétroaction climatique peut varier dans le temps, et si certaines peuvent agir sur le très long terme, elles peuvent aussi un jour ou l'autre avoir une fin (le permafrost complètement dégelé, la banquise complètement disparue). Je cite l’étude, « si nous pouvons avoir une bien meilleure compréhension des boucles de rétroaction et faire les changements nécessaires (...) nous pourrions encore avoir le temps de limiter les dégâts […] À l'inverse, si les pires risques posés par les boucles de rétroaction et les points de basculement ont été sous-estimés, le futur d'une planète habitable pourrait être en jeu » fin de citation.
Bien que ces cercles vicieux puissent sembler décourageants, les scientifiques précisent qu'il existe des moyens de briser ces cycles et de réduire les effets du réchauffement climatique. En prenant des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger les écosystèmes, il est donc possible de limiter les conséquences du réchauffement climatique pour l'avenir de notre planète et de ses habitants.
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La NASA conçoit une IA pour sauver la planète ?
Le géant de l’informatique IBM et la NASA vont travailler ensemble pour développer une intelligence artificielle capable de décoder les perturbations climatiques et de prédire les événements météorologiques extrêmes.
Au cœur de cette démarche, deux trésors : les données de l’agence spatiale américaine et les connaissances d’IBM dans l’IA. Je cite Rahul Ramachandran, chercheur au Marshall Space Flight Center de la NASA dans l’Etat de l’Alabama, « la Nasa gère aujourd’hui 70 pétaoctets de données et nos prédictions tablent sur environ 250 Po à gérer vers 2025 » fin de citation. Un volume énorme, forcément riche d’enseignement si l’on parvient à croiser certaines informations. Pour ce faire, la NASA compte s’appuyer sur la puissance de calcul des ordinateurs IBM et espère même créer sa propre IA afin de mieux anticiper et de comprendre les catastrophes climatiques.
D’ailleurs, si vous avez testé ChatGPT, alors vous avez pu remarquer que l’IA était capable de répondre avec précision à vos instructions. C’est à peu près le même genre d’outil de haut niveau qu’IBM souhaite développer. De la même manière que ChatGPT génère du texte et Dall-E des images, le modèle d’IBM, codéveloppé avec les données de la Nasa, servira de base à des IA à vocations scientifiques. Ces IA pourront notamment aider chercheurs, activistes et autres services de secours à lutter contre les dérèglements climatiques. Je cite de nouveau Rahul Ramachandran, « imaginez des équipes de secours qui analysent l’image d’un pays frappé par d’importantes inondations. Avec une IA parfaitement entraînée, il serait possible de déterminer très rapidement quelles sont les zones les plus touchées grâce au corpus d’images satellites passées et actuelles » fin de citation. Même si les communications sont coupées, l’analyse des images serait suffisante pour faire un état des lieux précis.
Parmi tous les projets communs d’IBM et de la NASA, on trouve une IA entraînée sur, je cite, « 300 000 articles scientifiques spécialisés dans les sciences de la Terre ». Cette IA devrait fonctionner un peu comme ChatGPT, à savoir devenir une encyclopédie de savoir facilement consultable. Ce module a pour but d’être intégré au cœur des systèmes de données de la Nasa. À noter qu’ici, tout sera public, qu’il s’agisse des données de la NASA ou des modèles d’IBM qui seront placés sous licences open source, et donc consultables, réutilisables et adaptables pour le grand public. La question est désormais de savoir si IBM et la Nasa prévoient de concevoir un « ChatGPT climatique » accessible à tous !
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Extinction de voix
Hugo sera absent quelques jours à cause d'un petit problème de santé. Veuillez l'excuser ;)
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Malgré une lutte rude, le plastique reste le roi du monde ?
Vous le savez, l’Europe tente de mettre fin au plastique à usage unique depuis un certain temps. Seulement, force est de constater que les mesures internationales contre les pailles jetables ou les sacs plastiques restent insuffisantes. En 2021, le monde a tout simplement battu son record de production de déchets plastiques à usage unique, qu’il s’agisse de gobelets, de couverts ou autres coton-tige… pour un total de 139 millions de tonnes de plastique. Un chiffre absolument énorme, d’autant qu’il représente 6 de plus de plastique à usage unique produit comparé à 2019, soit deux ans plus tôt seulement.
Ce constat tiré d’une étude de l’ONG Minderoo n’a évidemment rien de réjouissant… L’organisation déplore un nouveau record malgré je cite, « les efforts mondiaux pour réduire la pollution plastique ». Pour les auteurs du rapport, les mesures de lutte contre la pollution plastique ne sont pas prises assez rapidement face à la quantité de plastique produite, et ne sont pas non plus suffisamment efficaces. Plus encore, cette hausse représente une augmentation d’un kilo de plastique par habitant, sans compter les 450 millions de tonnes de gaz à effet de serre émis pour produire ce plastique et l’incinérer. Autre problème de taille : une grande partie de cette production n’est pas recyclée et part directement dans les océans ou dans les rivières. Pour le fondateur de Minderoo, la faute est à mettre sur le compte des compagnies pétrolières qui ne cessent de promouvoir le plastique en tant que matériaux d’avenir économique. Sur l’ensemble de la planète, seules deux grandes entreprises situées à Taïwan et en Thaïlande, à savoir le conglomérat Far Eastern New Century et la société Indorama Ventures, le plus grand producteur mondial de PET recyclé pour bouteilles, sont dans une démarche d’utilisation du plastique recyclé.
Face à ce constat d’échec, la seule solution est donc de durcir la réglementation. Les Nations unies travaillent depuis l’an dernier sur je cite « le tout premier traité mondial sur la pollution plastique », qui devrait prendre la forme en 2024 d’un accord juridiquement contraignant qui porterait sur l’ensemble du cycle de vie du plastique, de sa production et de sa conception à son élimination.
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La poussière de Lune pourrait limiter le changement climatique ?
On parle régulièrement dans ce podcast de techniques de géo-ingénierie visant à modifier le climat de la Terre pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique. Aujourd’hui pour réduire l’impact de l’effet de serre, des chercheurs suggèrent d’utiliser de la poussière de la Lune pour bloquer une partie des rayons du soleil avant qu'ils n'atteignent notre atmosphère.
Des chercheurs de l'université de l'Utah, ont annoncé dans une étude avoir trouvé une solution contre le réchauffement climatique… celle-ci est plutôt surprenante puisqu’elle consiste à disperser de la poussière lunaire directement depuis la surface de la Lune en direction du soleil à l’aide de fusées. Je cite les chercheurs, « nous avons identifié des orbites qui permettent aux grains de poussière de fournir de l'ombre pendant des jours », fin de citation. Ces derniers mettent aussi en avant les avantages de cette méthode, comme le fait que la poussière est une ressource abondante sur la Lune et que l’envoyer en direction du soleil pour créer un écran de protection nécessiterait moins de dépense énergétique qu'un lancement depuis la Terre.
Leur étude a cependant créé une certaine méfiance au sein de la communauté scientifique. De la poussière lunaire pourrait effectivement être utilisée comme parasol, mais je cite « avec la bonne forme de particule, la bonne taille et exactement au bon endroit », ce qui n'a rien d'évident pour Stuart Haszeldine de l'université d’Édimbourg. Les auteurs précisent que l'avantage d'utiliser de la poussière réside précisément dans sa capacité à se dissiper rapidement. Ainsi, le bouclier solaire resterait en place le temps nécessaire avant de se disperser, et les particules ne tomberaient pas sur la Terre. En effet, la poussière est davantage exposée à d'autres facteurs que la gravité, tels que les vents solaires ou diverses radiations, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient pour le côté éphémère. Ce bouclier serait ainsi voué à être dispersé rapidement. Vous l’avez compris, il s’agit surtout d’une solution temporaire, le temps de régler de nombreux soucis en amont sur Terre, à moins que cela ne soit une excuse pour les pollueurs afin de ne pas faire d'efforts.
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Pêche durable : la France mauvaise élève ?
Grâce aux territoires d’outre-mer, la France est la deuxième plus grande zone maritime au monde. Ceci dit, elle ne montre pas l'exemple concernant la pêche durable d’après le directeur scientifique de l'association Bloom Frédéric Le Manach.
Concrètement, la pêche durable implique la protection des espèces marines menacées, l'amélioration des méthodes de pêche pour minimiser les captures accessoires et la réduction de la pollution en mer. Mais selon l'Ifremer, les objectifs de 100% de pêche durable fixés pour 2020 au niveau européen sont loin d'être atteints. Je cite Frédéric Le Manach au micro de France Info, « Le gouvernement et le président Macron communiquent énormément sur un niveau de protection de 30% des eaux françaises, mais on a moins de 1% des eaux en métropole qui sont protégées.
En Europe, peu de pays font mieux que la France. En revanche, le Royaume-Uni a pris un peu le contre-pied de la politique européenne. Pour lui, le directeur scientifique de Bloom que je cite, « c'est vraiment le premier pays, en tout cas au sens de l'Europe géographique, à interdire le chalutage de fond de ses aires marines protégées » fin de citation. De quoi a priori avoir un impact bénéfique sur la reconstitution des écosystèmes marins. À noter que la France a un rôle particulièrement important puisque, avec les États-Unis, ce sont les deux pays qui ont la plus grosse zone marine au monde.
Pour répondre à ces défis, l'association Bloom recommande à la France de renforcer ses efforts en matière de pêche durable en adoptant des mesures telles que la surveillance accrue de la pêche, la promotion de méthodes de pêche plus durables et l'investissement dans la recherche et le développement. Elle précise également que la disparition des bateaux de pêche de type chaluts sont voués à disparaître, puisqu’ils sont extrêmement impactants et très énergivores.
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Volkswagen a fond sur l’électrique ?
Volkswagen est l'un des plus grands constructeurs automobiles au monde, et avec la croissance du marché de l'électrique, la marque allemande a décidé de se concentrer sur cette technologie sans émissions de CO2 lors de la conduite. Avec cette gamme de véhicules électriques appelée ID, Volkswagen vise à devenir l'un des leaders de ce marché en pleine croissance.
Depuis l'introduction de la première voiture de la gamme ID en 2019, Volkswagen a vendu plus de 500 000 véhicules électriques dans le monde entier. La gamme ID comprend une variété de véhicules, allant des petites citadines aux grands véhicules utilitaires. Sur le demi-million de véhicules Volkswagen ID. écoulés, pas moins de 330 000 ventes étaient à mettre au crédit d'un seul modèle, à savoir une certaine ID.4. Les voitures de la gamme ID sont appréciées pour leur design élégant, leur performance silencieuse et leur faible coût d'exploitation, ou tout du moins plus bas que les modèles à combustion comparables. En plus de la gamme ID, Volkswagen investit également massivement dans la technologie de batterie et les infrastructures de recharge pour soutenir la transition vers un avenir électrique. La marque a annoncé un investissement de 56 milliards d'euros dans les véhicules électriques, la mobilité durable et la production de batteries d'ici 2025. Cet investissement permettra également à Volkswagen de développer des véhicules autonomes, renforçant encore sa position sur le marché de l'électrique.
En outre, Volkswagen s'engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses véhicules d'au moins 40% d'ici 2030. Cet objectif ambitieux montre que la marque est déterminée à jouer un rôle actif dans la lutte contre le changement climatique. Si la gamme ID. semble largement séduire les automobilistes, il reste toutefois une section à peaufiner pour le constructeur, à savoir toute la partie software. Dans cette optique, Volkswagen Group aurait présenté tout récemment au conseil de surveillance un plan d'investissement sur 5 ans, lequel prévoit non seulement une accélération de la production, mais aussi (et surtout) une stratégie logicielle remaniée.
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Les voitures de collection autorisées dans les ZFE ?
Le gouvernement français a annoncé que les voitures de collection pourront continuer à rouler dans les zones à faibles émissions (ZFE) sous certaines conditions. Cette décision a été prise pour permettre aux propriétaires de véhicules anciens de continuer à les utiliser et de les faire rouler sur les routes françaises.
Avec une pollution bien plus importante que les véhicules récents, les véhicules de collection n’étaient pas les bienvenus dans les villes où les ZFE sont déjà en place. La solution : faire reconnaître son véhicule comme objet d’art.
Pour ce faire, il faut une carte grise dite de collection. Par ailleurs, la voiture doit avoir plus de 30 ans, être 100 % d’origine, et avoir un contrôle technique à jour. Dans ce cas, il n’y aura plus de restriction de circulation en ZFE. Dans le même temps, le contrôle technique passe de deux à cinq ans. La Fédération des véhicules d’époque, qui a négocié cette autorisation, explique que les voitures de collection ne sont pas si polluantes que ça pour l’environnement. Je cite Jean-Louis Blanc, président de la Fédération française des véhicules d'époque, « elles consomment très peu de diesel, roulent quinze fois moins que la moyenne et en général pas dans le centre des villes. Ça n’aurait aucun effet sur la qualité de l’air de les interdire" » fin de citation.
Si l’on ignore précisément le nombre de véhicules anciens prêts à rouler sur les routes de France, selon les chiffres de l'Association Nationale des Véhicules d'Epoque (ANVE), il y en aurait environ 5 000 immatriculés avant 1976. Les propriétaires de ces véhicules sont souvent des passionnés qui tiennent à les entretenir et à les faire rouler pour les conserver en bon état. Malgré les débats en cours sur les ZFE et les voitures de collection, il est clair que le gouvernement français veut prendre en compte les besoins de ces propriétaires de véhicules anciens. La mise en place de la taxe annuelle pour les véhicules de collection circulant dans les ZFE est un pas en avant pour concilier les deux objectifs.
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Qu’est-ce qu’une ZFE ?
La France augmente son nombre de zones à faibles émissions (ZFE) pour lutter contre la pollution de l'air. Depuis le 1er janvier dernier, de nouvelles villes sont concernées afin de limiter la concentration de particules fines et de dioxyde d'azote, extrêmement nocives pour la santé.
Si vous ne le savez pas déjà, les ZFE sont des zones où la circulation des véhicules les plus polluants est limitée ou interdite. Les véhicules à moteur diesel qui datent de plus de 10 ans sont particulièrement visés. Pour pouvoir circuler dans ces zones, il faut soit rouler en véhicule neuf, soit être titulaire d'une vignette Crit'Air. Les ZFE concernent d'ores et déjà 11 agglomérations françaises, dont les premières ont été Lyon, Grenoble et Paris. Pour assurer la mise en place effective des ZFE, de nombreux contrôles ont été mis en place afin de vérifier que les véhicules qui ne respectent pas les normes d'émission seront interdits de circulation. Une réglementation qui n’est pas toujours respectée, ou qui tarde à être appliquée dans certains cas, le gouvernement ayant décidé de donner aux collectivités locales la possibilité de demander des dérogations, permettant ainsi aux véhicules les plus anciens de circuler dans les ZFE.
Les résultats de la mise en place des ZFE sont déjà visibles dans certaines villes européennes, où la qualité de l'air s'est considérablement améliorée. En Allemagne, par exemple, des villes comme Stuttgart (depuis 2008), ou encore Fribourg, songent même à faire disparaître les ZFE. Les taux d'azote et de particules fines ont baissé dans les villes concernées de manière durable, explique le ministère des transports Allemand. D'ici 2025, 43 agglomérations françaises de plus de 150 000 habitant devront intégrer sur leur territoire une ZFE, forçant ainsi un certain nombre d’usagers à s’adapter en utilisant les transports en commun ou en passant aux mobilités vertes, ou tout du moins, avec très peu d’émissions de CO2.
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Samsung : des téléphones plus verts, mais plus chers ?
Le Samsung Galaxy S23, le dernier smartphone de la marque coréenne, se distingue par son engagement en faveur du développement durable. L’entreprise a annoncé que les composants recyclés utilisés dans la fabrication du S23 ont été multipliés par deux par rapport à son prédécesseur, soit plus de 20% du total des matériaux utilisés pour la production du Galaxy S23. La marque affirme également que ce chiffre reflète sa volonté de promouvoir une économie circulaire dans l'industrie de la technologie.
On en trouve partout, jusqu’au packaging, désormais constitué de papier recyclé à 100%. Même les encres qui teintent le corps du téléphone sont d’origine naturelle. Le verre de l’écran est quant à lui constitué à 22%, de verre recyclé. Les boutons de volume et de mise en marche du téléphone, sont faits à partir d’énormes barils d’eau en plastique recyclé. L’extérieur de ces boutons, lui, est constitué d’aluminium recyclé, tout comme le tiroir de la carte SIM. Du plastique recyclé, on en trouve aussi dans les haut-parleurs, conçus avec d’anciens filets de pêche récupérés au fond des océans. Le film de protection qu’on décolle avant d’allumer son smartphone pour la première fois est pour sa part fabriqué avec du plastique issu de bouteille d’eau.
Si ces matériaux auxquels la firme coréenne offre une seconde vie ne représentent que quelques grammes sur chaque téléphone, on peut facilement imaginer qu’en en vendant plusieurs millions, l’impact écologique pourrait être important, dans le bon sens. À noter également que Samsung a travaillé avec des partenaires du secteur pour développer des solutions de recyclage pour les composants électroniques, ce qui a permis de réduire ce type de déchets et d'assurer une gestion durable des ressources. Dans sa démarche de verdissement de son activité, Samsung a annoncé son engagement à atteindre un taux de 100% de composants recyclés dans la production de ses produits d'ici 2030. Un objectif ambitieux, assorti d’un coup de com’ rondement mené, et qui sur la forme justifierait une hausse de prix, compris entre 959 à 1.839 €, soit 60 à 110 € de plus, selon les modèles, que le S22. La sortie de la gamme Samsung Galaxy S23 est prévue le 17 février.
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Europe : solaire et éolien produisent plus d’électricité que le gaz en 2022 ?
Le secteur de l'énergie renouvelable a connu un développement très important ces dernières années, avec un investissement croissant dans les technologies solaires et éoliennes. Et comme le rapporte le journal économique les Echos, le renouvelable a pour la première fois dépassé le gaz en termes de production d'électricité sur le vieux continent.
L’an dernier, l’Union européenne comptait 22 % de sa production d'électricité issue de l’éolien et du solaire, dépassant ainsi la part du gaz dans le mix énergétique, qui lui était de 20%. Forcément, le contexte international avec la guerre en Ukraine et la fin des livraisons de gaz russe ont leur part de responsabilité dans ce constat. Ceci dit, il convient d’élargir un peu le raisonnement puisqu’en réalité, il s'agit davantage d'une accumulation de plusieurs facteurs. Tout d’abord : l’opération massive de maintenance du parc nucléaire français, qui a réduit significativement la production d’électricité sur le continent. Dans le même temps, les épisodes de sécheresses ont réduit la performance des centrales hydroélectriques, le tout, entraînant un changement notable comme je le disais, du mix énergétique continental.
À noter que les investissements dans les énergies renouvelables se sont poursuivis malgré les difficultés, favorisés en particulier par la baisse des coûts de fabrication ainsi qu’une véritable volonté politique. D’ailleurs, il s'agit d'une tendance mondiale, les États-Unis renforçant eux aussi leurs investissements dans des projets solaires et éoliens. Si cette progression est un pas important pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux, il reste encore beaucoup de travail à faire avant d’y parvenir. L'Agence Internationale de l’Energie recommande d’ailleurs aux différents gouvernements de continuer à soutenir les énergies renouvelables en investissant dans la recherche et le développement, ainsi que dans les infrastructures nécessaires pour stocker et transmettre cette énergie. Reste à voir si cette tendance se poursuivra à la hausse ou si un ralentissement interviendra dans les mois à venir suite à la reprise des importations d’énergies et le retour du nucléaire français rénové.
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Le Dodo bientôt ressuscité ?
La résurrection du Dodo, l'oiseau éteint depuis plusieurs siècles, pourrait être possible grâce à la technologie. Une start-up basée aux États-Unis appelée Colossal est en train de travailler sur un projet qui permettrait de ramener le Dodo à la vie. Ce projet utilise la biotechnologie moderne pour recréer des oiseaux proches du Dodo à partir d'autres espèces apparentées.
Sur le principe, Colossal dit vouloir la dé-extinction, soit faire revivre une espèce disparue, en annulant purement et simplement son extinction. Si l’on savait déjà que le mammouth et le Tigre de Tasmanie étaient au sommet de sa liste, voilà que s’y ajoute aujourd’hui le Dodo, suite à un financement de 150 millions de dollars provenant de plusieurs investisseurs inconnus. Selon les chercheurs de la start-up, la première étape de ce projet consiste à reconstituer le génome du Dodo. Pour cela, l’utilisation de ciseaux génétiques (similaires à CRISPR-Cas9) sera indispensable. Il faudra ensuite cultiver des tissus, et tout cela en passant par le biais de plusieurs espèces cousines, comme le poulet. C’est donc une reconstitution étape par étape qui attend les chercheurs, et c’est seulement après que la phase d’incubation des œufs pourra commencer.
Cerise sur le gâteau de l’insolite, l’idée serait carrément de réintroduire le Dodo dans son habitat naturel. À noter que ce projet de résurrection fait l’objet de nombreuses critiques éthiques notamment. La méthode utilisée pour recréer le Dodo n'a jamais été utilisée pour recréer une espèce éteinte et il y a beaucoup d'incertitudes quant à la façon dont les choses se passeront. Malgré les critiques, les fondateurs de Colossal espèrent développer une sorte de « boîte à outils » génétique qui pourrait s’appliquer à la résurrection et à la réintroduction d’autres espèces d’oiseaux éteintes à cause de l'Homme.
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Pourquoi le « loto de la biodiversité » inquiète tant ?
L'Autorité Nationale des Jeux (ANJ) a récemment critiqué l’idée de lancer un « Loto de la Biodiversité », sur le modèle du « Loto du patrimoine », mais visant à collecter des fonds pour la protection de la biodiversité. Selon l'ANJ, ce jeu serait « trop addictif pour les jeunes », ce qui pourrait les inciter à dépenser de l'argent sans en mesurer les conséquences.
Concrètement, chaque billet à gratter acheté contribuera à financer des projets concrets de protection de la biodiversité, tels que la restauration d'habitats naturels, la mise en place de programmes de protection pour les espèces en danger et l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau. Malgré ces bénéfices pour la biodiversité, l'ANJ s'inquiète de l'effet addictif que ce jeu pourrait avoir sur les jeunes. Selon l'ANJ, les jeux d'argent peuvent être particulièrement attirants pour les jeunes, qui, poussés par l’appât du gain et l’intérêt de participer à une bonne cause pourraient ne pas mesurer pleinement les conséquences financières qu’implique ce genre de jeu. Inscrit dans la Loi de finance 2023 après l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution, ce jeu de grattage qui sera distribué par la Française des jeux doit rapporter 10 à 15 millions d'euros à l'Office français de la biodiversité la première année.
En réponse à ces critiques, les organisateurs du « Loto de la Biodiversité » ont affirmé qu'ils prennent ces inquiétudes très au sérieux et qu'ils travaillent activement à mettre en place des mesures pour minimiser les risques pour les jeunes. Cela comprend la vérification de l'âge des joueurs pour s'assurer qu'ils ont au moins 18 ans, ainsi que des limites sur le montant que les joueurs peuvent dépenser. Malgré ses efforts pour minimiser les risques pour les jeunes, l'ANJ recommande aux parents et aux responsables de surveiller attentivement les activités en ligne de leurs enfants et de discuter avec eux des conséquences potentielles des jeux d'argent en ligne.
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Une start-up française en pointe sur la fusion nucléaire ?
Connaissez-vous la start-up Renaissance Fusion ? Il est fort probable que non, et pourtant, retenez bien ce nom, Renaissance Fusion, car c’est peut-être grâce à elle que l’on percera le secret de la fusion nucléaire, et donc que l’on résoudra une grande partie de nos problèmes d’énergie, et par extension, la fin de la pollution liée à la production d’énergie.
Concrètement, cette start-up vient de lever 15 millions d'euros pour développer sa technologie de fusion. Une somme relativement modeste dans un milieu qui demande des ressources conséquentes, mais qui marque quand même une étape importante dans le développement de sources d’énergies propres et inépuisables pour la start-up. Car si vous ne le saviez pas déjà, la fusion nucléaire est considérée comme l'un des plus grands défis scientifiques de notre temps. Le concept consiste je cite à « fusionner deux noyaux atomiques en un seul, plus lourd, libérant au passage une énorme quantité d'énergie », un peu comment ce qui se produit à l'intérieur du Soleil… autrement dit, l’exact inverse de la fission nucléaire qui se produit dans les réacteurs nucléaires actuellement et qui produit des déchets. Pour résumer grossièrement, si cette technologie venait à être mise au point de manière stable et sécurisée, elle pourrait tout simplement fournir de l’énergie à grande échelle, sans déchets ni pollution.
Concrètement, Renaissance Fusion se concentre sur la fusion à confinement magnétique. Dans le détail, la start-up a mis au point une technologie innovante qui permet de stabiliser le processus de fusion en utilisant des champs magnétiques très puissants. Si sur le papier, la fusion nucléaire ne semble pas trop compliqué, en réalité, la matière qui entre en fusion est extrêmement instable et doit être stabilisée pour ne pas exploser et faire des dégâts dont on ne peut même pas imaginer la portée. Avec ces 15 millions d’euros, Renaissance Fusion pense être en mesure d'avoir un réacteur en état de marche dans la décennie 2030. Ceci dit, la fusion nucléaire semble à portée de main depuis décembre dernier ! Fin 2022, des chercheurs du laboratoire Livermore en Californie ont en effet réussi à mener une fusion nucléaire produisant plus d'énergie que celle qui a été nécessaire pour la mettre en œuvre. Reste désormais à savoir si leur procédé peut être duplicable pour une utilisation commerciale et quotidienne, ou s’il s’agissait juste d’un one shot.
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Éolien & solaire : la France n’atteindra pas ses objectifs en 2023 ?
D’après le Baromètre annuel Observ'ER , la France devrait peiner à atteindre ses objectifs en matière d'énergie éolienne et solaire cette année. Le gouvernement français avait pour objectif d’atteindre les 25 GW d'énergie issues de l’éolien d'ici la fin de 2023 et d’atteindre 20 GW de capacité solaire. Cependant, les dernières projections d’Observ’ER montrent que le pays ne pourra pas atteindre ces objectifs à temps.
Concrètement, les problèmes techniques et les obstacles administratifs continuent de freiner le développement des énergies renouvelables en France. Les délais d'autorisation sont souvent plus longs que prévu, ce qui ralentit le déploiement de nouvelles installations. De plus, la complexité du processus administratif, associée à la forte opposition de certains groupes, peut également entraver les projets. En septembre dernier, la France comptait à peine 16 GW de capacités photovoltaïques, mais au rythme actuel, le parc national ne devrait compter finalement que 19 GW à fin 2023. Si l’on compare à l’objectif de 2028, entre 35 et 44 GW espéré, on constate en effet que l’on en est encore loin.
Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle édition du baromètre Observ’ER montre je cite « le fossé entre les ambitions affichées, les déclarations et la réalité du terrain » fin de citation. Un projet de loi visant à rattraper le retard de la France en matière d'énergies renouvelables a pourtant été adopté en première lecture à l'Assemblée, début janvier, non sans diviser les députés. Cependant, malgré tous ces défis, certains experts estiment que le pays peut encore atteindre ses objectifs si les obstacles actuels sont surmontés. Par exemple, en accélérant les délais d'autorisation, en simplifiant le processus administratif et en gérant les objections des groupes en opposition.
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De l’acier vert sans émission de CO2 ? C’est possible !
Quand on pense pollution et rejet de CO2, on pense évidemment à l’industrie. Et si l’on regarde un peu plus en détail, c’est la sidérurgie qui est l’une des industries les plus polluantes au monde, entre 7 et 9% des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Rien de très étonnant finalement, quand on sait que ce marché représente à lui seul 1 600 milliards de dollars, et que l’on retrouve de l’acier absolument partout autour de nous, dans nos habitations, nos voitures, etc… Quoiqu’il en soit, un verdissement du secteur de l’acier semble inévitable, et c’est justement ce que propose la start-up Boston Metal, qui depuis 10 ans déjà prouve qu'une production d’acier sans émission de CO2 était possible.
Avant toute chose, que signifie l’appellation « acier vert » ? Et bien, il s’agit tout simplement d’un acier produit à partir de ressources renouvelables et qui a un impact environnemental considérablement réduit par rapport à l'acier traditionnel, voire même quasiment invisible puisque les émissions de CO2 sont presque réduite à néant. Ceci dit, si aujourd’hui Boston Metal se développe rapidement, c’est grâce à l’investissement massif de deux géants : Microsoft et ArcelorMittal. Si l’on ne sait pas exactement combien d’argent Microsoft a investi dans la start-up, le spécialiste européen de l’acier ArcelorMittal a pour sa part déboursé 36 millions de dollars, pour une levée de fonds totale qui a atteint les 120 millions. Un beau chèque qui devrait permettre, je cite, « d'accélérer la production d’acier dit vert dans l’usine de Woburn, dans le Massachusetts, et de soutenir la filiale brésilienne de Boston Metal avec la construction d’une première aciérie en 2024, puis en 2026, d’une usine de taille moyenne » fin de citation.
Si vous ne connaissez pas Boston Metal, et bien sachez que la start-up est considérée comme l’une des entreprises les plus prometteuses dans la conception d’acier dit « propre ». C’est en 2013 qu’elle a vu le jour, sur le campus du MIT, après que deux professeurs, Donald Sadoway et Antoine Allanore aient publié un article dans la revue scientifique Nature prouvant qu’il était possible de générer de l’acier en n'émettant quasiment aucun gramme de CO2. Conscients du potentiel immense de leur découverte, les deux hommes se sont empressés de breveter leur technologie sans jamais en dévoiler le détail, qu’ils ont mis à l’œuvre jusqu’à aujourd’hui à l’abri des regards via leur entreprise Boston Metal.
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Bill Gates veut sauver la Terre des... gaz de vaches ?
Le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, a annoncé un nouvel engagement pour lutter contre le changement climatique. Cette fois, le milliardaire veut lutter contre les émissions de méthane provenant des rots et des pets des bovins.
Concrètement, Bill Gates a annoncé qu'il investirait dans des entreprises et dans des projets de recherche visant à réduire ces émissions, tout comme il l’a déjà fait à hauteur de 12 millions d’euros avec Rumin8. Dans le détail, cette start-up propose une nourriture alternative pour limiter la fermentation des fibres, responsable de la production de méthane dans l’estomac de ces animaux. En l'occurrence, la start-up travaille sur un complément alimentaire à base d'algues rouges qui diminuerait la production de gaz.
Concrètement, l'objectif de Gates est de réduire de moitié les émissions de méthane provenant de l’agriculture, et plus précisément du bétail d'ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il a également appelé les gouvernements à faire de même, en soutenant des initiatives similaires dans leur pays. À noter que d’après l’ONU, le méthane est un puissant gaz à effet de serre, dont le pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois supérieur à celui du CO2. Outre l'investissement dans des entreprises et des projets de recherche, Gates s'engage également à travailler avec les agriculteurs pour les aider à adopter des pratiques plus durables et à réduire les émissions de méthane. Ceci dit, le milliardaire américain n’est pas la seule grande fortune à se lancer dans un tel projet puisque, tout comme lui, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon et Jack Ma, ex-patron d’Alibaba, maison mère de Google, ont eux aussi investi dans Rumin8.
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Utiliser des satellites pour lutter contre le plastique ?
Les nombreuses images de décharges marines ou encore du continent de plastique nous ont montré à de multiples reprises que la pollution plastique est un problème majeur pour l’environnement. Elle affecte en effet non seulement les océans en surface, mais aussi les écosystèmes marins, les animaux qui y habitent, les champs, les forêts, les rivières et a également un impact significatif néfaste sur la santé humaine. Pour faire face à ce que l’on pourrait considérer comme une catastrophe, des scientifiques et des ingénieurs se tournent vers les satellites pour surveiller et lutter contre le plastique.
En clair, des informaticiens américains ont mis au point un outil qui exploite les données en libre accès des satellites Sentinel-2 de l'Agence spatiale européenne. Ces derniers observent la Terre en continu depuis 7 ans, en repassant au même endroit tous les 5 jours. Couplé à une puissante intelligence artificielle, cet outil devient un gendarme du plastique depuis l’espace ! À noter que l’IA de cet outil a été entraîné pour reconnaître la signature visuelle des décharges plastiques. Testé en Indonésie, le système a 374 décharges, soit deux fois plus que celles qui sont officiellement recensées. Autre intérêt non-négligeable, le fait que ces satellites puissent traquer les déplacements des déchets plastiques en mer. Ce suivi permet donc de cartographier les routes de déplacement des déchets plastiques et de cibler les zones les plus touchées pour y mener des actions de nettoyage.
À noter que ces satellites peuvent également être utilisés pour surveiller les activités humaines qui sont à l'origine de la pollution plastique. Un atout essentiel quand on sait que cette année, environ 11 millions de tonnes de plastiques devraient être déversés dans l'océan d’après les projections des scientifiques… un chiffre qui pourrait même tripler d'ici 2040, sachant que 90% de cette pollution vient des rivières, où s’amoncellent les déchets avant d’être déversés naturellement dans les mers et les océans.
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La couche d’ozone bientôt totalement reformée ?
La couche d'ozone, qui protège la Terre des rayons ultraviolets nocifs du soleil, est en train de se reformer plus vite que prévu. Selon une étude publiée dans la revue Nature début janvier, la couche d'ozone pourrait être complètement réparée d'ici 2066.
Placée sous très haute surveillance depuis 1985, l’évolution du trou dans la couche d’ozone semble aller dans la bonne direction, selon le dernier rapport de l’ONU. Chaque année, en septembre, à la fin de l’hiver polaire, une diminution drastique des niveaux d’ozone atmosphérique engendre un trou dans notre bouclier planétaire. À l’origine de cet accroc : l’utilisation de chlorofluorocarbures (CFC), des gaz utilisés en grande quantité dans de nombreux domaines comme les réfrigérateurs, les climatiseurs et les aérosols. Ceci dit, ces derniers ont été progressivement bannis dans les années 1980 et 1990 grâce à la mise en place de protocoles internationaux tels que le protocole de Montréal.
Je cite l’étude, « [Les CFC], à l’origine, étaient des gaz assez "magiques", parce qu’ils sont tout à fait inoffensifs pour la santé. Ils sont incolores, inodores, ils ne prennent pas feu… Il n’y avait que des avantages à ces gaz quand on a commencé à les introduire dans les années 1970 » fin de citation. Aujourd’hui, les scientifiques ont découvert que les efforts internationaux pour réduire les émissions de CFC ont eu un impact beaucoup plus important que prévu sur la récupération de la couche d'ozone. En utilisant des données satellites et des modèles climatiques, ils ont constaté que la couche d'ozone dans l'hémisphère sud (où elle avait été la plus endommagée) s'est considérablement épaissie au cours des dernières décennies.
Bien que ces résultats soient encourageants, les chercheurs soulignent qu'il est important de continuer à réduire les émissions de CFC et d'autres produits chimiques nocifs pour l'ozone pour s'assurer que la récupération se poursuive. Ils rappellent également que la couche d'ozone n'est pas encore complètement réparée et qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour protéger notre planète contre les rayons ultraviolets nocifs.
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