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Apple : un kit pour réparer soi-même son téléphone ?

Apple : un kit pour réparer soi-même son téléphone ?

29 octobre 2023· 1:50

Apple se range du côté de la loi sur le droit de la réparation aux États-Unis. L'entreprise proposera bientôt des kits pour réparer et entretenir soi-même son iPhone et ses autres produits.

C'était un virage qu'Apple avait déjà entrepris depuis 2019 : permettre aux réparateurs indépendants de réparer plus facilement leurs téléphones en distribuant des pièces et manuels spécifiques. Cet engagement ne sort pas de nulle part, car Apple s'aligne sur la législation du droit à la réparation présent en Californie. En clair, les entreprises se doivent de fournir un accès aisé aux différents éléments pour l'entretien et la restauration de leurs appareils à des prix équitables. Pour Lael Brainard, directeur du Conseil Économique National, le chemin qu'emprunte Apple pourrait avoir des effets bénéfiques très importants avec une économie de quasiment 50 milliards de dollars chaque année pour les consommateurs américains. Cela réduirait également de 7 millions de tonnes les déchets produits chaque année, tout en stimulant les petits commerces de réparation.

Du côté des militants pour le droit à la réparation, le discours est moins optimiste, car pour eux il y a la théorie et la mise en pratique… et un fossé peut tout à fait se creuser entre les deux. Le président américain, Joe Biden, connu pour être un grand promoteur de la concurrence dans son pays, souhaite lutter contre les dépenses superflues pour les consommateurs. La décision d'Apple intervient donc également dans ce contexte. Certains États ont déjà mis en place leurs propres lois sur le droit à la réparation : Minnesota, New York ou le Colorado par exemple. Une trentaine d'autres États envisagent de leur côté d'adopter des législations similaires sur cette thématique. Une tendance qui pourrait redéfinir certains aspects de l'industrie de la tech si d'autres acteurs comme Apple s'engagent de la même manière. Ceci, reste encore à savoir quand ils arriveront en Europe.

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Les souris capables de vivre sur Mars ?

Les souris capables de vivre sur Mars ?

26 octobre 2023· 2:01

Rien ne laissait penser que la vie était possible sur les sommets des volcans de la Puna d'Atacama, au Chili et en Argentine. Et pourtant, Jay Storz, biologiste à l’Université du Nebraska, à Lincoln, et ses collègues chercheurs, ont fait une étrange découverte sur ces terres dont la surface avoisine celle de Mars. Ils ont parcouru 21 sommets, dont 18 à plus de 6 000 mètres d'altitudes, et ont trouvé 13 souris momifiées, accompagnées pour certaines de restes squelettiques d'autres congénères.

Certaines souris momifiées avaient au plus quelques décennies, selon le communiqué. D'autres auraient maximum 350 ans. Il s'agirait d'une espèce pourtant connue pour vivre à des altitudes plus basses dans la région. Les experts partaient du postulat que la vie des mammifères n’était tout simplement pas possible sur ces terres à plus de 6 000 mètres, rapporte l'université du Nebraska. "Ce qui est le plus surprenant dans notre découverte, c’est que des mammifères pourraient vivre sur les sommets des volcans dans un environnement aussi inhospitalier et semblable à celui de Mars", explique Jay Storz. En effet, l'atmosphère fine et les températures glaciales des volcans de la Puna d'Atacama en font, à ce jour, l'environnement terrestre qui se rapproche le plus de la surface de Mars.

Plusieurs expéditions y ont d'ailleurs été entreprises, comme celle du Dr Horodysky, géologue et candidate astronaute américaine, qui avait pour but d'entraîner "des candidats du programme d'astronautes commerciaux PoSSUM et une candidate du projet MARS ONE pré-sélectionnée pour partir définitivement sur Mars dans les dix années à venir". Mais alors, comment les mammifères peuvent-ils vivre dans un monde stérile et rocheux, dominé par la neige et la glace ? Comment peuvent-ils résister à des températures ne dépassant jamais les 0°C et à un taux d'oxygène largement inférieur à la moyenne ? Des travaux sont en cours à l'université du Nebraska pour le découvrir.

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Bosser en Antarctique ? C’est possible !

Bosser en Antarctique ? C’est possible !

25 octobre 2023· 2:07

Que diriez-vous si l’on vous proposait de travailler un an dans une station isolée de l'Antarctique ? Peut-être seriez-vous terrifié à l’idée d’affronter les températures polaires de ce continent de glace, ou bien comme des centaines de candidats, souvent jeunes, peut-être vous précipiteriez-vous pour vivre cette expérience extraordinaire.

Ces derniers jours, un "job dating" était organisé à Brest par l'Institut polaire français Paul-Émile Victor (Ipev), qui permet chaque année à 320 scientifiques de mener leurs travaux sur les pôles. Cette année, car oui, cette expérience a lieu chaque année, plus de 200 personnes se sont bousculées pour tenter leur chance. Alors, j’ai dit 320 scientifiques il y a quelques secondes, mais cela vaut pour plusieurs missions. Cette expédition là ne comptera qu’une poignée de personnes triée sur le volet. Je cite Laurence André-Le Marec, l’organisatrice du job dating « on cherche des compétences mais aussi un savoir-être, des gens vraiment motivés qui savent où ils vont mettre les pieds. Ainsi, les plombiers et électrotechniciens sont très recherchés. Mais aussi les conducteurs d'engins, chargés de conduire les dameuses et tracteurs qui parcourent en 15 jours les 1 150 km séparant la station franco-italienne Concordia de la côte.

Ceci dit, il faut aussi être sacrément en forme. Les candidats doivent ainsi se soumettre à un examen médical et psychologique. Car à Concordia, les conditions sont particulièrement hostiles avec une température moyenne de -63 °C en hiver et -30 °C en été, sans compter que la nuit est continue durant la période hivernale. Le tout pour une rémunération allant d'à peine mille euros net pour les services civiques... à plus de 5 000 euros brut pour les CDD (cuisinier, mécanicien, électricien, etc.). Ceci dit, la période n’est pas la plus simple pour l’institut qui a connu quelques problèmes. Ainsi, sa marge de manœuvre est limitée avec un budget de 18 millions d'euros en 2022, plombé par la flambée des prix du fioul. Qu’à cela ne tienne, la mission aura bien lieu, pour le plus grand plaisir des candidats sélectionnés qui ne devraient pas tarder à avoir une réponse.

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COP 28 : Impossible de "débrancher le système énergétique actuel" ?

COP 28 : Impossible de "débrancher le système énergétique actuel" ?

24 octobre 2023· 1:55

Sultan Al Jaber, le président de la prochaine COP28, a appelé les gouvernements à renoncer à leurs "fantasmes", comme l'abandon précipité des infrastructures énergétiques existantes pour atteindre les objectifs en matière de climat. Je le cité, "nous ne pouvons pas débrancher le système énergétique d'aujourd'hui avant de construire le système de demain. Ce n'est tout simplement ni pratique ni possible" fin de citation.

En effet, c'est une problématique terriblement complexe que pose le Sultan Al Jaber à la communauté internationale. Comment et quand abandonner les combustibles fossiles, alors que les températures mondiales s'approchent du seuil de 1,5°C au-dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle ? Un seuil que les signataires de l'accord de Paris s'étaient engagé en 2015 à ne pas dépasser.

D'ailleurs, les militants pour le climat avaient critiqué la nomination de Sultan Al Jaber en tant que président de la COP 28 qui s'ouvrira le 30 novembre à Dubaï, lui qui est également président du géant pétrolier des Émirats arabes unis, ADNOC. En 2022, la COP27 à Charm el-Cheikh, en Égypte, s'est conclue par la création d'un fonds "pertes et dommages" auquel les pays contribueront pour aider les plus pauvres. La prochaine aura lieu au Moyen-Orient, région déjà confrontée à des températures élevées et à une pénurie d'eau, où plus de 60% de la population a "un accès très limité, voire inexistant. 

Pour Simon Stiell, secrétaire exécutif de l'ONU pour le changement climatique, la région est, je cite "confrontée non seulement aux effets dévastateurs du changement climatique, mais aussi au défi de la transition de ses économies pour assurer la prospérité dans un monde aligné sur 1,5°C".

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Train : se faire pister pour ne plus avoir à acheter son billet ?

Train : se faire pister pour ne plus avoir à acheter son billet ?

23 octobre 2023· 1:54

Avez-vous entendu parler de JustGo ? Probablement pas, à moins que vous viviez en région Nouvelle Aquitaine ou ce système est testé par la SNCF pour payer son TER à l'usage. Si l'idée est séduisante sur le papier, il faut quand même consentir à ce que la SNCF ait un œil sur vos déplacements.

Comme le résume la SNCF, « Voyagez d'abord, puis payez en fin de mois le meilleur prix ». Clairement, il s'agit d'une tarification assez inédite au sein de la SNCF, qui pour l'instant ne s'applique que sur les TER, donc pas sur les TGV pour les grand voyages. Pourquoi une telle restriction ? Parce que ce dispositif s'applique, par définition, aux moyens de transport accessibles sans réservation obligatoire.

Pour résumer, prenez le train sur les lignes régionales quand vous en avez besoin et ne payer la note qu'en fin de mois, selon votre consommation, et les avantages de votre abonnement si vous en avez un. Alors, pour utiliser le service JustGo, il suffit de se connecter sur son compte SNCF Connect, accepter la géolocalisation , se rendre dans l'onglet « billets » ou « offres », et enfin cliquer sur JustGo quand vous montez et quand vous descendez du TER. 

En cas de contrôle par un agent à bord du train, il vous suffit de présenter votre « droit à voyager », à retrouver dans la page trajet en cours. Ceci dit, si vous n'acceptez pas la géolocalisation et donc le traçage de votre smartphone, vous n'aurez tout simplement pas accès au service. Entre le respect de sa vie privée, ou se faire pister pour profiter de la formule, il faudra donc choisir.

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Amazon veut produire de l'électricité pour 3 millions de foyers ?

Amazon veut produire de l'électricité pour 3 millions de foyers ?

22 octobre 2023· 1:58

Fin octobre, Amazon a annoncé renforcer son engagement en faveur des énergies renouvelables en Europe avec 39 nouveaux projets d'énergie sans émission de gaz à effet de serre. Il y aura 15 installations photovoltaïques sur des bâtiments Amazon et 24 parcs éoliens et solaires, dont le premier sera installé en Grèce. Avec ces projets, l'entreprise porte à quasi 6 gigawatts sa capacité totale de production d'électricité en Europe, soir l'équivalent de la consommation électrique de plus de 3 millions de foyers sur un an.

Sur le e-commerce comme sur la production d'énergie renouvelables, Amazon fait partie des leaders dans presque tous les secteurs ou l'entreprise se développe. À son actif : plus de 160 projets éoliens et solaires répartis dans 13 pays, dont la France. Si certains crieront au greenwashing, force est de constater que l'entreprise collaborer avec les États, les acteurs économiques locaux et les fournisseurs d'énergie pour alimenter les réseaux électriques locaux en énergie propre.

Petit à petit, Amazon devient le plus gros acheteur privé d'énergie renouvelable. Avec ses projets aussi divers que variés en France, en Belgique, en Espagne, en Italie, en Finlande, ou en Grèce pour ne citer qu'eux, me groupe est l'un des rares dans le monde de la tech à se rapprocher véritablement de son objectif ambitieux d'alimenter 100 % de ses activités en Europe avec de l'énergie renouvelable d'ici 2025, soit avec une avance de cinq ans sur son objectif initial. D'après la communication de l'entreprise, 90 % de l'électricité consommée dans ses activités provenaient d'énergie renouvelable en 2022 sur le vieux continent.

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Le dérèglement climatique parasite votre télé ?

Le dérèglement climatique parasite votre télé ?

19 octobre 2023· 2:10

La première quinzaine d'octobre a été particulièrement douce, avec des températures records dans certaines régions. S'il s'agit d'une petite prolongation de l'été qui a dû en réjouir plus d'un, c'est aussi un signal très clair que nos habitudes vont progressivement changer, qu'on le veuille ou non, notamment au niveau des programmes que l’on regarde à la télévision.

Lorsqu'elle n'est pas câblée, la réception de la télévision est l’un des plus grands défis de la vie de l’humanité. Car il suffit simplement d’un petit obstacle pour que les antennes ne captent plus rien ! Un coup de vent, un orage, des feuilles ou un nid d’oiseau sur l’installation… voir même : le changement climatique. À mesure que celui-ci s'aggrave, les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents. Parmi eux, les fortes chaleurs touchent régulièrement les habitants de l'Hexagone depuis quelques années, et il s'avère qu'elles ont aussi un impact sur les ondes radio.

Je cite l’ANFR, Agence Nationale des Fréquences, « dans certaines conditions climatiques particulières, la réception des ondes de télévision devient possible bien au-delà des distances pour lesquelles les fréquences ont été initialement planifiées. Ainsi, dès que l'on observe une hausse de pression atmosphérique, un ciel bien dégagé, une hausse rapide des températures, ou au contraire une baisse brusque du baromètre, certaines antennes émettrices de la TNT peuvent éprouver des difficultés à remplir correctement leur mission » fin de citation. Selon l'agence, les possesseurs d'antennes râteau sont les plus touchés par ces phénomènes. Ils se retrouvent alors « confrontés à une pixellisation, une perte partielle des chaînes, un son saccadé… Bref, de quoi gâcher un bon moment devant l’écran.

Alors, la TNT est-elle en voie de disparition à cause du dérèglement climatique ? Absolument pas, car le service est encore pleinement opérationnel. Il faudra surtout s'habituer à des périodes d'instabilité plus nombreuses, et prendre l'habitude de se renseigner sur les conditions météorologiques avant d'aller bricoler son antenne si elle ne marche pas bien. Bien sûr, la solution pour pallier ce genre de désagrément serait de passer à la réception de la télévision par internet, avec une box notamment. Mais à cause de la fracture numérique, certains ménages ne peuvent pas s’offrir cette option. L'outil idéal résiderait dans des services tels que Starlink, mais cela implique un investissement financier et technique qui n'est tout simplement pas possible pour tout le monde. 

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Paris-Londres bientôt moins cher que l’Eurostar ?

Paris-Londres bientôt moins cher que l’Eurostar ?

18 octobre 2023· 1:55

Depuis 1994, l'Eurostar assure une liaison régulière entre plusieurs villes, notamment Paris, Bruxelles et Londres, à travers le tunnel sous la Manche. Si cette entreprise a un monopole bien établi, elle pourrait bientôt être confrontée à un concurrent de taille : le consortium Evolyn. Récemment formé, ce nouvel acteur vient d'annoncer la commande de 12 trains à grande vitesse à Alstom avec l’objectif de lancer un service commercial sous la Manche d'ici 2026, offrant un temps de trajet de 2 heures et 15 minutes entre Paris et Londres.

Getlink, la société gestionnaire du tunnel sous la Manche, cherche depuis longtemps à permettre à de nouveaux opérateurs ferroviaires d'utiliser ses voies. Bien que d'autres entreprises l'utilisent pour le transport de fret, telles que Shenker ou Eurotunnel, l’idée serait de diversifier davantage ses activités. Le consortium Evolyn est composé de divers partenaires industriels et financiers franco-britanniques, bien que la composition exacte de l'organisation ne soit pas publique. À ce jour, un seul acteur est identifié : Mobico, une entreprise de transport britannique dont le principal actionnaire est la famille espagnole Cosmen, qui possède un empire de transport en Espagne et en Chine.

Ce projet a été initié il y a trois ans et nécessitera un investissement initial d'environ 1 milliard de livres sterling, soit environ 1,155 milliard d'euros. Selon des informations du journal Le Figaro, Evolyn compte concurrencer l'Eurostar Group en adoptant une politique tarifaire agressive, avec des tarifs plus abordables pour les voyageurs que ceux proposés par l’Eurostar. Et le projet va même plus loin, avec l'ambition d'étendre le réseau à d'autres destinations en Europe, notamment une liaison Paris-Bruxelles. Jusqu'à présent, aucun concurrent sérieux à l'Eurostar n'avait réussi à concrétiser un projet de liaison. Avec un investissement initial solide, Evolyn semble être sur la bonne voie. Reste à connaître désormais en détail les tarifs pratiqués dans le cadre de cette nouvelle offre.

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NEOM : où en est la mégalopole du futur dans le désert d’Arabie Saoudite ?

NEOM : où en est la mégalopole du futur dans le désert d’Arabie Saoudite ?

17 octobre 2023· 2:02

C’est un projet que l’on pourrait croire tout droit sorti d’un film de science-fiction tellement il paraît irréaliste : la construction d'une mégalopole de 26 000 m2 à plus de 500 milliards de dollars. L'idée de faire naître une ville en plein désert relève déjà d'un rêve, ou d’un cauchemar, selon comment vous voyez les choses, mais imaginer que celle-ci soit à faibles émissions carbone et alimentées par l’IA pourrait presque passer pour une blague. Et pourtant, NEOM avance à grand pas.

Dans une vidéo promotionnelle, le projet montre que son avancée semble se dérouler à merveille. Des centaines, voire des milliers de pelleteuses s'affaire à creuser le sable, ce qui, il faut bien l’avouer, a énormément fait avancer le projet depuis l'an dernier. Là où il n’y avait que des crevasses, on peut désormais apercevoir les premières traces de béton, des champs de panneaux solaires et même des bâtiments industriels.

En plus de The Line, qui sera la ville du futur où la population vivra sur plus de 100 kilomètres de long avec tous les services que peut offrir une mégalopole, la vidéo révèle également un projet colossal de zone économique spéciale. Celle-ci s'intègre dans l'initiative « Vision 2030 » de l’Arabie Saoudite, un projet visant à diversifier suffisamment son économie pour survivre lorsque les réserves de pétrole seront épuisées. Et clairement, le projet NEOM est l’une des clés de cette transformation. D'autres secteurs économiques sont actuellement en développement pour assurer leur futur : comme les technologies de l'information, le tourisme ou industrie manufacturière.

NEOM est donc prévue pour devenir un point névralgique du pays, où l’on devrait retrouver d'autres projets comme un port industriel, une ville flottante, le centre d'industries « propres » Oxagon ou encore Sindalah, une île artificielle de luxe située en pleine Mer Rouge destinée aux touristes fortunés. Il sera également possible également de skier à Trojena, une station construite dans les hautes montagnes, et sur laquelle le pays compte organiser les jeux olympiques d’hiver 2029. Pour le moment, The Line est presque une ville fantôme et très peu d'habitants la peuplent. Mais elle sera capable d'accueillir 9 millions de personnes quand elle sera terminée. 

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Des coupures d'électricité à prévoir cet hiver ?

Des coupures d'électricité à prévoir cet hiver ?

16 octobre 2023· 1:57


L'année dernière, Enedis avait obtenu une autorisation du gouvernement pour couper temporairement l’électricité des logements équipés d'un compteur Linky. Une mesure prise lors d'un hiver 2022 où la situation énergétique en France était particulièrement complexe, en grande partie due à une gestion hasardeuse du calendrier de relance du parc nucléaire par EDF. Dans ce contexte, la production d'électricité s'était avérée insuffisante, incitant les fournisseurs à prévoir des mesures de délestage en cas de besoin. Malgré cela, le système de production avait tenu bon, et cette année, le gouvernement compte adopter une approche différente : limiter la consommation électrique dans certaines zones plutôt que d'opter pour des coupures totales. Cette précaution vise d’ailleurs à anticiper une éventuelle demande élevée qui pourrait lourdement peser sur le réseau électrique. Le ministère de la Transition écologique et solidaire a déclaré que la situation actuelle était bien meilleure que celle de l'hiver précédent, et que la tension sur le réseau électrique était moindre.

L'objectif est en effet de garantir que des coupures d'électricité géantes ne soient pas nécessaires, même en cas d'augmentation soudaine de la demande électrique. Les délestages qui étaient envisagés pour 2022 étaient perçus comme une menace réelle, et le gouvernement cherche à éviter cette situation à l'avenir. Avec cette nouvelle mesure, il s'agit de tester la capacité de notre système de production à faire face à des situations de forte contrainte.

Concrètement, les foyers concernés verront la puissance électrique allouée à leur compteur Linky considérablement réduite, laissant juste la capacité d'alimenter des équipements essentiels tels qu'un réfrigérateur, un radiateur et un ordinateur en charge. Cette expérience, pour le moment, ne sera réalisée qu'une seule fois et concernera 200 000 personnes. Les participants seront informés à l'avance, et la limitation de la puissance électrique ne durera que quelques heures. Cette mesure de sauvegarde ne serait envisagée qu'en dernier recours et serait activée seulement si tous les autres moyens s'avèrent insuffisants pour éviter une coupure généralisée de l'électricité. 

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La voiture solaire est enfin là ?

La voiture solaire est enfin là ?

15 octobre 2023· 2:03

L'idée de conduire une voiture propulsée par l'énergie solaire n'est pas nouvelle, mais ce concept rencontre de nombreux défis techniques qui compliquent souvent sa réalisation. Cependant, l'équipe de Stella Terra, issue de Solar Team Eindhoven et composée d'étudiants spécialisés dans l'énergie solaire, semble avoir relevé ce défi avec succès.

Stella Terra combine une propulsion solaire avec une conception tout-terrain. Selon le directeur de projet de l'Université Technologique d'Eindhoven, leur projet est en avance de « cinq à dix ans sur le marché actuel ». Sur le plan esthétique, cette voiture solaire est un peu inhabituelle… à l’image de ce que l’on pouvait imaginer dans les années 60 quand on évoquait les voitures du futur, mais là avec une touche de Mustang de l’époque. Bref, une silhouette à la croisée du kitch et du rétro. Ceci dit, ce choix esthétique n’a pas été fait par hasard, puisque cela rend le véhicule plus aérodynamique pour maximiser son efficacité. En termes de performances, elle peut parcourir 630 kilomètres en conditions ensoleillées et ne pèse que 1,2 tonne.

Pour prouver sa robustesse, Stella Terra a été testée dans le désert du Sahara occidental, et roule actuellement au Maroc. Un contexte environnemental hostile qui met à l'épreuve la résistance de Stella Terra. À noter que la conception de cette voiture solaire a nécessité des ajustements au niveau de la suspension, de l'optimisation du poids et des onduleurs des panneaux solaires. Et tous ces défis ont été brillamment relevés aux Pays-Bas avant que la voiture ne parte à l'aventure en Afrique du Nord.

L'équipe derrière Stella Terra n'en est pas à son premier succès dans le domaine de la mobilité durable. Ils ont déjà développé des véhicules comme Eterna, une voiture sobre qui permettait d'économiser 20 tonnes de CO2 par rapport à un véhicule conventionnel, ou encore le projet ZEM, une voiture capable de filtrer environ 2 kilogrammes de CO2 tous les 20 000 kilomètres. Reste désormais à savoir si cette voiture trouvera sa place sur le marché chez nous, où si elle sera davantage utilisée dans les régions du globe les plus ensoleillées.

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L’IA consommera autant d’énergie qu’un pays ?

L’IA consommera autant d’énergie qu’un pays ?

12 octobre 2023· 2:27

Après une étude récente qui estimait que les IA génératives de Microsoft consommaient 6,4 milliards de litres d'eau, de nouvelles recherches mettent en lumière l'impact énergétique de ces technologies dans les années à venir. Un article signé du fondateur de la plateforme de recherche Digicomist, Alex de Vries, publié dans la revue Joule, alerte sur le fait que l'adoption à grande échelle de l'IA pourrait engloutir plus d'électricité qu'un pays entier.

Depuis 2022, l'IA générative a connu une croissance rapide, notamment avec des outils tels que ChatGPT développé par OpenAI. Pour former les modèles de chaque IA, une quantité considérable de données est nécessaire, ce qui, selon l'auteur, entraîne une consommation énergétique significative. Hugging Face, une entreprise spécialisée dans l’IA, a déclaré que son outil "BLOOM", conçu pour générer des textes multilingues, a consommé environ 433 mégawattheures (MWh) pendant la phase d'entraînement, soit l'équivalent de la consommation électrique de 40 foyers américains moyens sur une année.

De même, Google travaille sur son propre système d'IA appelé BARD, avec l'ambition de l'intégrer derrière chaque recherche. Si cela se concrétise, la consommation d'électricité quotidienne d'un Google propulsé par l'IA atteindrait 564 MWh, d'après les estimations d'Alex de Vries. Il estime également que la consommation totale de cette technologie atteindrait 29,2 térawattheures (TWh) par an, équivalant à la consommation annuelle totale d'électricité de l'Irlande. Cependant, de Vries souligne qu’il s’agit là d’une estimation maximale, car déployer l'IA derrière chaque recherche Google nécessiterait plus de 500 000 serveurs, alors que le principal fabricant NVIDIA, prévoit d’en produire seulement 100 000 cette année.

Bien que les grandes entreprises de la tech affirment qu'elles s'efforcent d'améliorer l'efficacité énergétique de leur matériel et de leurs logiciels IA, Alex de Vries met en garde contre le fait que de telles améliorations de l'efficacité peuvent paradoxalement accroître la demande en énergie. Ainsi, d'ici 2027, la demande d'électricité liée à l'IA pourrait augmenter de 85 à 134 TWh par an, soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de pays tels que les Pays-Bas, l'Argentine et la Suède. Par conséquent, il préconise une utilisation prudente de l'IA et de restreindre son déploiement dans des domaines où son utilité est limitée.

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Une maison en sacs plastiques recyclés à Bali ?

Une maison en sacs plastiques recyclés à Bali ?

11 octobre 2023· 2:11

Bali… Un nom qui, rien qu’à l’entendre, évoque les plages paradisiaques d’Asie. Cependant, derrière cette facette magique se cache une toute autre réalité. Celle que l’on surnomme "l'île des dieux" est submergée par le plastique. En effet, Bali génère 300 000 tonnes de déchets par an… autant de détritus qui s'amoncellent sur les plages, car il n’existe pas à Bali de service de collecte des ordures. Un vrai souci structurel qui pousse de nombreux habitants à jeter leurs déchets directement dans les rivières...

Dès lors, pour empêcher ces détritus d'atteindre l'océan, il faut nettoyer les plages. Une tâche tout simplement immense, mais qui n’a pas effrayé trois frères et sœurs ayant grandi à Bali. À travers leur association Sungai Watch, Gary, Kelly et Sam Bencheghib ont mis en place un système de barrages le long des rivières pour filtrer les déchets, ainsi que des centres de tri pour gérer les détritus collectés. Dans leur entrepôt, on trouve des bacs rouges, bleus et verts, tous remplis de morceaux de plastique. Une fois triés, les plastiques sont déchiquetés en morceaux pour faciliter le nettoyage par des machines. Quant aux sacs à rayures noires et blanches, courants sur les marchés et dans les bazars de l’île, le recyclage est un peu plus compliqué. Ceci dit, la fratrie a réussi à les recycler en plaques de matériaux conservant les rayures zébrées ainsi que le contour du sac. Une fois découpées, ces plaques servent à fabriquer des meubles de rangement, des tables et des chaises, car elles peuvent être travaillées de la même manière que le bois.

L'un des trois frères, Gary, a même réussi à construire une maison en utilisant ces planches de bois issues des sacs plastiques. Une petite maison de douze mètres carrés avec vue sur la mer, qui a quand même nécessité trois mois de travail. Elle est entièrement conçue à partir de "35 000 sacs en plastique blancs", à l'exception des murs intérieurs et de l'isolation, pour lesquels du carton, de l'aluminium et du bambou ont été utilisés. Tout, du mobilier à la douche en passant par les meubles de cuisine, est réalisé en planches de plastique recyclé. Les murs sont recouverts d'une sorte de contreplaqué fabriqué à partir de gobelets en plastique, créant l'effet de carrelage, tout ça, pour un prix total de 15 000€. Si la démarche est incroyablement vertueuse, reste à savoir si vivre dans du plastique recyclé au quotidien ne pose pas de problème pour la santé à long terme.

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Vers la fin des déchets dans l'espace ?

Vers la fin des déchets dans l'espace ?

10 octobre 2023· 1:59

C’est un phénomène invisible à l'œil nu, mais ses répercussions sont déjà dévastatrices. La pollution spatiale engendrée par l'essor de la technologie satellitaire fait des ravages, mais cette problématique est désormais prise très au sérieux, à l’instar de la start-up suisse ClearSpace, qui en collaboration avec l’ESA compte mener des missions pour nettoyer l’orbite terrestre. Car conserver un espace propre est devenu un enjeu majeur du XXIe siècle, et aujourd'hui, même les autorités américaines élèvent la voix.

L'opérateur de télévision par satellite américain, Dish, s'est récemment vu infliger une amende de 150 000 dollars en raison d'une mauvaise désorbitation de son satellite EchoStar-7, dans l’espace depuis 2002. Ce satellite est une sorte de relais de communication géostationnaire pour la diffusion de la télévision. Cette décision de la FCC, Commission fédérale des communications, témoigne de sa fermeté face au comportement irresponsable de l'opérateur. En effet, bien que Dish ait promis de déplacer EchoStar-7 à environ 300 kilomètres au-dessus de son orbite de travail, et bien rien n’a été fait. Finalement, l'entreprise l'a positionné à seulement 120 kilomètres, ce qui constitue une violation grave pour la FCC, pouvant avec des répercussions significatives sur d'autres engins spatiaux.

L'ONU estime qu'il existe près d'un demi-million de débris spatiaux d'environ un millimètre en orbite autour de la Terre. Au total, ce sont plus de 100 millions de déchets de différentes tailles qui errent dans l'espace proche de notre planète. Une situation alarmante étant donné que ces débris représentent une menace majeure pour les engins spatiaux en orbite. En 2021, un satellite chinois a frôlé une collision avec les débris d'un satellite russe. La prolifération des lancements satellitaires à faible coût, notamment la constellation Starlink de SpaceX, aggrave considérablement la situation. Car l'espace se remplit rapidement et se transforme peu à peu en une vaste décharge. La FCC et sa sanction contre Dish marquent le premier pas sur la longue route vers le nettoyage de l'espace.

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Le trou dans la couche d’ozone plus grand que jamais ?

Le trou dans la couche d’ozone plus grand que jamais ?

9 octobre 2023· 2:23

C’était une prévision optimiste qui a finalement été balayée ces dernières semaines. Souvenez-vous, en début d’année, des experts des Nations Unies avaient exprimé leur optimisme quant à la reconstitution de la couche d'ozone dans les quatre décennies à venir. Cependant, selon des observations du satellite Sentinel 5P de l'Agence spatiale européenne (ESA), datant du 16 septembre dernier, le trou dans cette couche, actuellement situé au-dessus de l'Antarctique, est l'un des plus vastes jamais enregistrés depuis le début des observations dans les années 1970, couvrant une superficie de 26 millions de kilomètres carrés.

Selon un communiqué de l'ESA, ce trou serait trois fois plus grand que le Brésil ou près de cinquante fois la France, mais connaît des variations régulières. En général, d’août à octobre, sa taille augmente au-dessus des régions polaires pour atteindre son maximum entre mi-septembre et mi-octobre, et de commencer à se refermer par la suite. Cependant, il n'a jamais été aussi grand à cette période de l'année, avec un début de formation dès le mois d'août, ce qui est particulièrement inhabituel pour les observateurs de l’ESA.

L'explication à cette inquiétante expansion pourrait se trouver au cœur de l'océan Pacifique. Il y a plus d’un an et demi, l'éruption du volcan Hunga Tonga en janvier 2022 aurait libéré une grande quantité de vapeur d'eau dans la stratosphère, qui n'a atteint les régions polaires du sud qu'après la fin de la saison de destruction de la couche d'ozone en 2022. Cette vapeur d'eau peut favoriser la formation accrue de nuages stratosphériques polaires, où les chlorofluorocarbones peuvent contribuer à l'agrandissement du trou. Rappelons que le trou de la couche d'ozone a été causé par la pollution d'origine humaine, en particulier par les CFC, autrefois utilisés, par exemple, dans les réfrigérateurs. Ainsi, au cours des dernières décennies, la coopération internationale a adopté plusieurs mesures pour réduire l’impact de ces polluants, comme dans le Protocole de Montréal, signé en 1987 et ratifié par 195 pays, qui a considérablement réduit la présence de CFC dans l'atmosphère, laissant espérer une complète régénération de la couche d'ozone dans les années à venir.

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Un énorme projet Tesla pleinement écolo ?

Un énorme projet Tesla pleinement écolo ?

8 octobre 2023· 1:56

Suite au projet d'expansion du Vegas Loop et à l'échec de l'Hyperloop, Elon Musk envisage de lancer, avec Tesla, un projet baptisé « Giga Water Loop ». Pour l’heure, aucun détail n’a été communiqué, ni par le milliardaire, ni par sa société... mais certains détaillent permettent d’en savoir un peu plus sur la nature du projet, ou tout du moins d’émettre certaines hypothèses très solides.

Déjà, l’implantation du « Giga Water Loop » ne sera pas faite au hasard. Un permis de construire lié au campus de la Gigafactory d'Austin, au Texas, laisse penser que le « Giga Water Loop » pourrait tout à fait être un système intégré dans le processus industriel de Tesla afin de réduire la consommation d'eau de la Gigafactory, en recyclant l'eau à l'intérieur d'un circuit fermé, d'où l'utilisation du terme « loop » (boucle). Cette initiative pourrait s'inscrire dans le cadre du « Master Plan Part 3 » de Tesla, visant à atteindre des objectifs environnementaux ambitieux. Car si vous ne le saviez pas déjà, la GigaFactory d’Austin est un site clé de Tesla, où l'entreprise a commencé à déplacer son siège social il y a deux ans. Cette installation abrite les lignes de production de la Model Y et du très attendu Cybertruck.

Cependant, il existe un autre projet autour du site d'Austin qui pourrait inclure le « Giga Water Loop ». Elon Musk a exprimé sa volonté de d’aménager les environs de sa Gigafactory avec « une promenade, des sentiers de randonnée et des pistes cyclables, ainsi qu'un accès à un cours d'eau ». Tesla et Elon Musk parlent même d'un « paradis écologique » ouvert au public, servant de vitrine pour les ambitions technologiques de l'entreprise et sa vision de la mobilité future. Il se peut que la nouvelle structure liée à l'eau soit un élément majeur de ce projet, voire qu'elle soit au final ce fameux cours d'eau. Pour en savoir plus, il faudra probablement attendre qu'Elon Musk communique à ce sujet sur son compte X.com.

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L’Europe bientôt indépendante en lithium ?

L’Europe bientôt indépendante en lithium ?

5 octobre 2023· 2:09

L'extraction de lithium en Europe semble prendre de l'ampleur, avec de nouvelles sources en France et ailleurs chez nos voisins. Si vous ne le saviez pas déjà, le lithium est essentiel pour l'Union européenne dans le cadre de sa transition énergétique, et suscite un intérêt très important pour de nombreuses entreprises.

Récemment, la découverte de traces de lithium dans la région d'Anvers, en Belgique, par l’entreprise spécialisée dans la géothermie Hita, a secoué le secteur. Le dirigeant de l'entreprise annonce que cette région renferme du lithium extrait de l'eau pompée à plus de 1 000 mètres sous la surface belge. La concentration en lithium y serait d'environ 100 mg par litre d'eau, un chiffre jugé "très correct" par l'institut de recherche VITO, bien que le seuil de rentabilité soit fixé à 150 mg par litre d'eau. Cependant, le potentiel de ces gisements est considérable, car une centrale géothermique en Flandre pourrait produire chaque année 500 tonnes d'hydroxyde de lithium. Si l'on multiplie ce chiffre par les 30 centrales prévues d'ici 2050, cela représenterait 15 000 tonnes d'hydroxyde de lithium. D'ici 2030, une dizaine de centrales géothermiques devraient être opérationnelles, ce qui permettrait de produire 5 000 tonnes de ce composé par an, une quantité suffisante pour alimenter la fabrication de 125 000 voitures électriques.

Cela signifie-t-il que l'Europe pourrait devenir indépendante en lithium, ou tout du moins réduire sa dépendance à l'égard de la Chine pour la production de batteries ? C’est possible, mais dans une certaine mesure. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la demande mondiale de lithium pourrait être multipliée par 9 d'ici à 2050. De tels gisements répondront difficilement à eux seuls aux attentes des européens. De plus, les besoins en lithium seront élevés sur le continent en raison de la croissance des véhicules électriques, et surtout à cause de l'interdiction de la vente de voitures thermiques d'ici 2035.

En ce qui concerne l'impact environnemental, il s'agit d'une question délicate. Les activités minières sont bien connues pour leur fort impact sur la nature, et une intensification de l'extraction de lithium en Europe soulèverait bien des questions, même si à partir de la géothermie, cette extraction est considérée comme moins nocive pour la planète que les méthodes minières traditionnelles.

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IA : Microsoft sait comment verdir la consommation d’énergie ?

IA : Microsoft sait comment verdir la consommation d’énergie ?

4 octobre 2023· 2:14

Ce n'est pas un secret, les technologies numériques ont un impact significatif sur l'environnement, que ce soit en termes d'émissions de CO2 ou de l'utilisation de ressources précieuses telles que l'eau et les métaux rares. Et ce constat s'aggrave encore davantage depuis l'essor de l'intelligence artificielle, dont l'empreinte énergétique est considérable. Cela survient alors que des institutions telles que l'Union européenne nous encouragent à réduire notre consommation énergétique. Cependant, Microsoft n'a pas l'intention de ralentir le développement de ses services d'IA et cherche activement à résoudre le problème des ressources. Sa solution : l'énergie nucléaire.

À mesure que la demande en intelligence artificielle augmente, la pression sur les centres de données devient de plus en plus forte. L'entraînement des modèles d'IA nécessite de nombreuses ressources, toutes synonymes d'une consommation énergétique élevée. Les infrastructures requises pour l'entraînement, comme les centres de données, comprennent d'énormes serveurs et systèmes de stockage, qui consomment une quantité considérable d'électricité, à la fois pour leur fonctionnement et pour la régulation de la température. Dans ces centres de données, le matériel utilisé, souvent des GPU puissants ou des unités de traitement tensoriel (TPU), fonctionne en continu pour optimiser les modèles d'IA. La facture énergétique est donc exorbitante et aucun acteur de ce secteur ne peut nier cette réalité, y compris Microsoft.

Une récente offre d'emploi publiée par l'entreprise laisse penser que Microsoft envisage d'utiliser l'énergie nucléaire pour alimenter ses centres de données. Cette offre évoque un poste de "Principal Program Manager Nuclear Technology" qui serait responsable de l'intégration des petits réacteurs modulaires (SMR) et des microréacteurs dans le processus de production. Les SMR ne sont pas encore disponibles sur le marché, mais il s'agit de réacteurs plus compacts que les réacteurs conventionnels, produisant moins d'énergie et étant sérieusement envisagés comme une alternative viable. À ce jour, leur utilisation principale est à des fins militaires, notamment pour équiper des sous-marins et des porte-avions.

Cependant, rien n'est encore définitif, et Microsoft devra surmonter de nombreux défis, notamment sur le plan réglementaire, avant de pouvoir envisager l'intégration de ces SMR. L'installation de modules nucléaires à proximité des centres de données soulève également des questions de sécurité. 

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Des prévisions météo plus fiables grâce à l’IA ?

Des prévisions météo plus fiables grâce à l’IA ?

3 octobre 2023· 1:54

Les prévisions météorologiques bénéficient désormais de l'intelligence artificielle pour anticiper les trajectoires des ouragans et autres phénomènes climatiques extrêmes. En effet, les modèles d'intelligence artificielle, développés par des géants technologiques tels que NVIDIA, Huawei et Google DeepMind, affichent des performances prometteuses en améliorant la précision des prévisions et en accélérant le processus.

Actuellement, la saison des tempêtes et des ouragans sert de terrain d’expérimentation pour faire entrer le monde de la prévision météorologique dans une nouvelle ère. Par exemple, des modèles d'IA ont été utilisés pour prédire la trajectoire de l'ouragan Lee, classé en catégorie 5, qui a balayé le nord des Antilles avec des vents atteignant 270 km/h au cours du mois de septembre. Ces essais ont donné des résultats d'une précision remarquable. Lorsque l'ouragan se dirigeait vers la Nouvelle-Écosse, l'intelligence artificielle avait déjà anticipé sa trajectoire. Contrairement aux méthodes traditionnelles qui s'appuient sur des modèles de physique atmosphérique pour prédire les mouvements des ouragans, les nouvelles générations de modèles basés sur l'IA adoptent une approche différente.

Au lieu de se concentrer sur la physique, ces modèles apprennent et évoluent à partir de décennies de données atmosphériques en possession des scientifiques, ce qui leur permet de produire des prévisions plus rapides et plus précises, même si des améliorations sont encore nécessaires. Cependant, il convient de noter que les modèles d'IA ont leurs limites, avec une fâcheuse tendance à minimiser les valeurs extrêmes, et éprouvent des difficultés à prédire les précipitations.

Les experts saluent l'efficacité de ces modèles, car ils peuvent générer rapidement plusieurs scénarios, améliorant ainsi la capacité d'anticipation des ouragans en quelques minutes seulement. Cependant, en ce qui concerne la fiabilité et la précision, les modèles d'IA peinent encore à rivaliser avec leurs homologues basés sur la physique.

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Un robot conçu par un étudiant pour aider les pompiers ?

Un robot conçu par un étudiant pour aider les pompiers ?

2 octobre 2023· 1:33

Ces vingt dernières années, les incendies de forêt ont été multipliés par deux en raison des dérèglements climatiques. La France n’a pas été épargnée, avec on s’en souvient des feux massifs en 2022 en Bretagne, en Gironde et dans les Landes. Cette année encore, de nombreuses destinations européennes y ont été exposées comme le Portugal.

Dans d’autres pays, des initiatives voient le jour pour faire face aux incendies et aider les pompiers. C’est ainsi que Siddharth Thakur, un étudiant en génie électrique et informatique à l’université du Texas a mis au point un robot qui pourrait changer le quotidien des pompiers. Baptisé FireBot, celui-ci est extrêmement résistant aux hautes températures et se contrôle sans fil via un smartphone ou une tablette, ce qui lui permet d’épauler les soldats du feu dans leurs opérations de recherche et de sauvetage.

Concrètement, FireBot va pénétrer dans des bâtiments en feu, où il partira en quête de victimes tout en évaluant les potentiels dangers. Au moment de pénétrer dans les flammes, les pompiers devraient donc être plus à même de jauger la situation et les écueils qui se présentent à eux. L’intérêt de ce robot, c’est surtout son prix. Contrairement à d’autres engins professionnels qui coûtent environ 300 000 $, FireBot ne coûte que 90 000 $. D’autre part, la durée de vie de cette machine a été évaluée à dix ans, ce qui en fait une solution plutôt rentable.

Dans le détail, FireBot est fabriqué à partir d’un certain nombre d’alliages spéciaux, mais aussi doté de technologies de refroidissement. Ces dernières viennent garantir une bonne résistance aux flammes (jusqu’à 3 m de haut) et aux températures élevées (jusqu’à 1 000 °C).

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Les nuages contiennent aussi des microplastiques ?

Les nuages contiennent aussi des microplastiques ?

1 octobre 2023· 1:33

D’après une étude publiée dans la revue Environmental Chemistry Letters, des scientifiques se sont rendus sur le Mont Fuji et le Mont Oyama au japo, afin de collecter de l'eau issue des nuages qui entourent leur sommet. Et d’après ces chercheurs, je cite « c'est la première fois que des microplastiques en suspension sont confirmés dans l'eau des nuages ».

Ces derniers ont identifié neuf différents types de polymères et un de caoutchouc dans les microplastiques transportés dans l'air – allant de 7 à 94 micromètres. Les polymères hydrophiles, c'est-à-dire ceux attirant l'eau, ont été retrouvés en abondance, suggérant un rôle possible dans la formation des nuages et donc sur le climat. Je cite l’auteur principal de l’étude Hiroshi Okochi, « si on ne s'attaque pas de façon proactive au problème de la "pollution plastique de l'air", des changements dans le climat et des risques écologiques pourraient devenir une réalité, causant des dommages environnementaux graves et irréversibles à l'avenir ».

Car comme l’explique Hiroshi Okochi, lorsque les microplastiques atteignent la partie supérieure de l'atmosphère, et sont exposés aux ultraviolets du Soleil, ils se dégradent, ce qui relâche des gaz à effet de serre et contribue au changement climatique. Ces microplastiques proviennent de rejets industriels, de textiles, ou encore de pneus de voitures. S’ils ont été retrouvés dans la banquise arctique ou encore la neige des Pyrénées, la façon dont ils sont transportés reste assez méconnue, avec notamment peu de recherches sur leur transport dans l'air.

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Voiture électrique : enfin une baisse massive des prix ?

Voiture électrique : enfin une baisse massive des prix ?

28 septembre 2023· 2:03

Les panneaux solaires ne sont pas les seuls équipements à bénéficier de baisses de prix significatives quand on pense décarbonation. Les batteries au lithium-ion, largement utilisées dans les voitures électriques, connaissent également une réduction de leur coût d'achat, malgré la pression sur les matériaux nécessaires à leur fabrication.

Autrefois très élevés, les tarifs des batteries ont connu une baisse importante au cours de la dernière décennie, avec une accélération notable en août. Selon Benchmark Mineral Intelligence, une agence d'information basée à Londres, le coût moyen des batteries est tombé à 98,20 dollars par kilowattheure. C'est la première fois en deux ans que les prix passent en dessous de la barre des 100 dollars/kWh. Si cette tendance se maintient, cela signifierait que les tarifs des véhicules électriques seraient quasiment similaires à celui des véhicules à combustion. Et entre le début de la décennie et mars 2022, la chute est encore plus spectaculaire, avec une baisse des prix de 78 %. Une baisse qui s’explique par plusieurs facteurs.

Tout d'abord, les subventions gouvernementales pour le développement de la mobilité électrique ont considérablement augmenté dans le monde entier, offrant un soutien essentiel aux constructeurs automobiles. La concurrence dans le secteur s'est également intensifiée, en particulier avec l'entrée remarquée de la Chine sur le marché, devenant ainsi un pays capable de produire une quantité astronomique de véhicules électriques à des prix très compétitifs.

D'un autre côté, l'industrie de la fabrication des composants de batteries a réalisé d'importantes avancées, notamment dans la chimie des batteries, ce qui a logiquement entraîné une baisse des coûts. De plus, les matières premières comme le lithium, le cobalt et le nickel ont également vu leurs prix diminuer. De plus, une demande moins forte que prévu, notamment aux États-Unis, a conduit certains constructeurs à avoir un stock de véhicules électriques invendus équivalant à 100 jours de vente.

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Hydrogène vert : la moitié de la production vient de Chine ?

Hydrogène vert : la moitié de la production vient de Chine ?

27 septembre 2023· 1:50

La Chine joue un rôle majeur dans de nombreux domaines d'avenir, qu'il s'agisse des métaux rares, des batteries pour les véhicules électriques, ou, comme récemment signalé par l'Agence internationale de l'énergie atomique, dans le secteur de l'hydrogène vert. En effet, selon cette institution, la Chine semble être largement en avance sur la concurrence.

L'hydrogène vert suscite un vif intérêt au sein de nombreuses entreprises. On le produit grâce à des unités appelées électrolyseurs, qui séparent les atomes d'hydrogène et d'oxygène présents dans l'eau en utilisant de l'électricité provenant de sources renouvelables telles que le solaire ou l’éolien, ou toute autre source dite verte, à condition qu'elle ne produise pas de gaz à effet de serre. D'après l'AIEA, la Chine a réalisé d'importants investissements, et d'ici la fin de l'année, sa capacité installée d'électrolyseurs devrait atteindre 1,2 gigawatt, soit 50 % de la capacité mondiale de production d’hydrogène vert. Ceci dit, encore faut-il que les sources d’où proviennent l’électricité soient vraiment verte, la Chine étant encore adepte du charbon, ce qui dans ce cas donnerait lieu à de l’hydrogène gris.

Bien que la Chine devrait maintenir sa position de leader, d'autres acteurs sont également en passe de développer des capacités significatives. Selon l'AIEA, si tous les projets en cours aboutissent, la production mondiale d'hydrogène bas carbone pourrait atteindre 38 millions de tonnes par an d'ici 2030, ce qui contribuerait à soutenir la transition énergétique. Cependant, l'AIEA souligne que l'augmentation des coûts dans ce secteur au cours des derniers mois, parfois jusqu'à 50 %, pourrait ralentir cette dynamique. De plus, l'utilisation d'hydrogène bas carbone reste encore loin de répondre pleinement aux objectifs climatiques nécessaires.

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Presque tous les Européens respirent un air toxique ?

Presque tous les Européens respirent un air toxique ?

26 septembre 2023· 1:57

Pratiquement tous les citoyens européens seraient exposés à un air pollué. Une récente étude financée par l'Union européenne met en lumière l'ampleur de la pollution atmosphérique, responsable de 400 000 décès annuels, et qui s’avère très préoccupante. Grâce à l'agrégation de données provenant de plus de mille stations météo, le journal The Guardian a révélé que 98 % des habitants du continent vivent dans des zones où les niveaux de pollution par les particules fines dépassent les directives fixées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Si la pollution touche pratiquement l'ensemble de l'Europe, d'importantes disparités existent entre l'ouest et l'est du continent. Parmi tous les pays touchés, c’est la Macédoine du Nord qui souffre le plus de cette situation, avec des concentrations de particules fines quatre fois supérieure aux normes de l'OMS. Au total, 5 % des Européens, soit environ 30 millions de personnes, sont confrontés à des niveaux de dépassement similaires. L'Allemagne ne fait pas exception, car les trois quarts des habitants de la première économie européenne et du pays le plus peuplé respirent un air pollué.

L'étude souligne également les inégalités socio-économiques en matière d'exposition à la pollution. "Les pays les plus touchés sont généralement ceux dont le revenu moyen est le plus bas. Sans compter que l'Union européenne est sous pression pour réduire la pollution causée par les particules fines. Dans cette optique, le Parlement a adopté une proposition de loi alignée sur les directives de l'OMS. D'ici 2035, les États membres devront respecter des concentrations annuelles de PM2,5 de 5 microgrammes par mètre cube, soit cinq fois moins que les seuils actuels.

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Pearl Harbor : une source de données sur le climat de la Seconde Guerre mondiale ?

Pearl Harbor : une source de données sur le climat de la Seconde Guerre mondiale ?

25 septembre 2023· 2:03

Grâce à la contribution de milliers de volontaires, des chercheurs vont désormais pouvoir examiner les impacts de la Seconde Guerre mondiale sur le climat. Ils disposent à présent d'une importante quantité de données provenant des épaves des navires américains coulés par l'aviation japonaise le 7 décembre 1941 près de l'île d'Hawaï, dans l'océan Pacifique. Une révélation provenant d'une étude publiée mi-septembre dans la revue RMets.

Historiquement, l'attaque japonaise sur Pearl Harbor a entraîné l'entrée en guerre des États-Unis, mais peu d'informations étaient disponibles sur ses conséquences environnementales de cet événement. Les dix-neuf cuirassés coulés recèlent pourtant une mine de données météorologiques recueillies principalement dans l'océan Pacifique pendant la guerre, comme des relevés de température de l'eau, pression atmosphérique, direction du vent, etc. Autant d’éléments essentiels pour comprendre l'évolution climatique lors d'un conflit mondial.

Et la collecte de ces données s'est avérée être une tâche très complexe, mobilisant un grand nombre de bénévoles. En tout, 28 000 images de journaux de bord stockées dans les systèmes électroniques des cuirassés ont été analysées, sans oublier les enregistrements issus des systèmes de communication, qui ont ajouté des millions de données à cette gigantesque base. La fiabilité et la véracité de ces données ont été minutieusement vérifiées par les scientifiques. Jusqu'à récemment, ces archives étaient classifiées par les autorités américaines depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le Pentagone n'autorisé leur déclassification que récemment.

Les méthodes de collecte des données climatiques de l'époque étaient également conditionnées par les nécessités de la guerre. Les observations étaient effectuées de jour, lorsque le risque d'être repéré par des navires ennemis était moindre, ce qui pouvait faire apparaître des températures légèrement plus élevées. Des études antérieures ont suggéré que les années de guerre avaient connu des températures anormalement élevées. Les nouvelles données obtenues contribueront à éclaircir cette incertitude quant à l'impact du conflit sur l'élévation des températures et, plus généralement, à améliorer la compréhension des chercheurs sur l'évolution climatique depuis le début du XXe siècle.

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Fini le charbon en France en 2027 ?

Fini le charbon en France en 2027 ?

24 septembre 2023· 2:02

Pour la transition écologique, "la première étape, c'est de sortir du charbon, une source d'énergie fossile extrêmement polluante". Ces mots, ce sont ceux du président Emmanuel Macron dimanche 24 septembre à la télévision, avant de dévoiler les détails de la feuille de route écologique à l'Élysée. Car d'ici à 2027, l’idée serait de fermer les centrales au charbon de Cordemais à l’Ouest du Pays, et de Saint-Avold dans l’Est, avec l’objectif de les convertir en centrale de biomasse. 

Vous vous en souvenez peut—être, Emmanuel Macron avait déjà promis de fermer toutes les centrales à charbon, d'ici la fin de son mandat. Greenpeace a toutefois exprimé sa déception qualifiant cette annonce de "recul". L'organisation a rappelé qu'Emmanuel Macron avait initialement promis cela lors de son premier mandat, soit la fin du charbon en France en 2022.

Autre dossier important dans son interview télé, les nouvelles chaudières à gaz ne seront pas interdites. Je cite le président, « nous ne pouvons pas laisser nos concitoyens, en particulier dans les zones rurales les plus reculées, sans solution » fin de citation. Cependant, le chef de l'État a plaidé en faveur de l'accompagnement des ménages pour l'installation de pompes à chaleur, je cite « une solution intelligente, économique en termes d'énergie, et qui réduisent considérablement les émissions de gaz à effet de serre » fin de citation. À noter que la production de ces pompes à chaleur devrait tripler dans les années à venir d’après le président.

En somme, je cite « la France réalise une réindustrialisation grâce à l'écologie » fin de citation, mentionnant également le secteur des véhicules électriques, que la France prévoit de produire sur son territoire au moins un million de véhicules d’ici 2027 là encore. En attendant, face à la hausse des prix des carburants, le président a aussi appelé son gouvernement à rétablir une indemnité pouvant atteindre 100 euros par voiture et par an, destinée aux travailleurs les plus modestes et ayant besoin de se déplacer.

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Textile : une technique française de recyclage unique au monde ?

Textile : une technique française de recyclage unique au monde ?

21 septembre 2023· 1:58

Alors que seulement 1% des textiles en Europe sont recyclés à l'échelle industrielle, plusieurs acteurs s'engagent pour développer cette filière encore naissante, à l'exemple du Cetia qui innove dans la préparation au recyclage des chaussures. Actuellement, en Europe, les chaussures sont soit désassemblées manuellement, soit simplement broyées. À l'origine, le Cetia était une chaire de recherche de l'école d'ingénieurs Estia. Désormais, c’est une vraie entreprise travaillant en partenariat avec le centre privé de recherche CETI, et elle propose des prototypes novateurs pour le recyclage du textile et du cuir avec son projet baptisé Re-shoes.

Un projet crucial pour de nombreux observateurs puisque tant que nous n'aurons pas de solution de préparation de la matière en vue de son recyclage, nous n'aurons pas de filière de recyclage française d’après eux. Actuellement, la majeure partie du petit pourcentage des textiles recyclés en Europe ne permet pas de produire de nouvelles fibres, mais est transformée en isolants, rembourrage, bitume, etc. Concrètement, la machine du Cetia identifie la couleur et la composition du tissu lors du mélange de deux matériaux grâce à une technologie infrarouge. Les vêtements triés passent ensuite dans une autre machine qui sépare les éléments durs (fermetures à glissière, boutons, etc). La matière ainsi obtenue a une composition connue et peut être réutilisée plus facilement.

Pour faciliter le recyclage, certaines marques, dont Decathlon - l'un des premiers soutiens du Cetia - intègrent dès la conception des éléments tels que le nombre de matériaux utilisés et les éléments perturbateurs. Decathlon vise 100% de produits écoconçus d'ici 2026. Le recyclage est également une question politique puisque chaque année, 200 000 tonnes de déchets textiles français sont exportées dans d’autres pays faute de solution dans notre pays.

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Des rocades « centrales solaire » à Bordeaux ?

Des rocades « centrales solaire » à Bordeaux ?

19 septembre 2023· 1:54

Alors que Bordeaux est renommée pour ses vins exceptionnels, la ville se fixe désormais d'autres ambitions. Son célèbre boulevard périphérique de 45 kilomètres suscite l'intérêt du maire écologiste Pierre Hurmic, qui envisage de le métamorphoser en une véritable centrale solaire pour produire une quantité considérable d'électricité. Cette structure innovante sera conçue pour convertir l'énergie solaire en électricité grâce à des panneaux solaires installés au-dessus de la chaussée. Outre sa production électrique, cette immense ombrière photovoltaïque répondra à divers enjeux environnementaux, offrant ainsi un impact écologique global. Elle pourra collecter les eaux de pluie, capturer le dioxyde de carbone grâce à des dispositifs spécifiques, fournir de l'ombre aux conducteurs pour réduire l'utilisation de la climatisation de leurs véhicules, et atténuer les nuisances sonores du trafic grâce à sa conception.

Bien que ce projet soit prometteur, sa réalisation dépendra d'une coopération fructueuse entre la municipalité et l'État. En effet, l'État détient la propriété du boulevard périphérique de Bordeaux, et aucune avancée significative ne pourra se faire sans son accord. Ce qui distingue ce projet des autres initiatives déjà envisagées, c'est qu'il tire parti d'une infrastructure préexistante. Cette approche permet de minimiser la conversion des terres agricoles en champs de panneaux solaires, réduisant ainsi l'empiétement urbain sur les zones rurales. Si ce projet voit le jour, l'ombrière pourrait générer suffisamment d'énergie pour alimenter 40 000 foyers, soit l'équivalent d'une ville comme Aubagne. Plus largement, cette initiative pourrait ouvrir la voie à la transformation d'autres routes et structures artificielles en sources d'énergie solaire.

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Batterie : une pénurie de lithium dès 2025 ?

Batterie : une pénurie de lithium dès 2025 ?

19 septembre 2023· 1:56

Le lithium figure parmi les matières essentielles pour soutenir la transition énergétique. Des smartphones aux voitures électriques en passant par les "mégapacks" et les batteries géantes destinées à alimenter les réseaux électriques et à stocker les énergies renouvelables, le lithium est la solution privilégiée par les industries du monde entier afin d’alimenter les objets qui font partie intégrante de nos vies. En conséquence, le lithium est omniprésent et son utilisation devrait encore augmenter au cours des prochaines années. Cependant, cette croissance pourrait être compromise si les réserves mondiales ne sont pas suffisantes. Selon une analyse de Fitch relayée par CNBC, et confirmant des inquiétudes déjà présentes depuis plusieurs années, la demande croissante de lithium pourrait conduire à une pénurie mondiale dès 2025.

Comme le souligne CNBC, Fitch fait partie des observateurs les plus pessimistes en la matière. Bien que la perspective d'une pénurie soit envisagée depuis un certain temps, d'autres analystes estiment qu'elle pourrait survenir plus tard. Cependant, selon Fitch, la Chine, qui semble insatiable en matière « d'or blanc", joue un rôle crucial dans cette situation. Grâce à sa politique commerciale très agressive et à des subventions publiques massives qui suscitent désormais des préoccupations au sein de l'Union européenne, la Chine exerce une forte influence sur un marché déjà en difficulté.

En inondant le monde de lithium, la Chine pourrait contribuer à faire chuter les prix, notamment dans le secteur de l'automobile électrique, où l'adoption connaît une croissance exponentielle dans de nombreux marchés. Une bonne nouvelle pour le portefeuille des consommateurs… Mais en augmentant la demande de batteries, et donc de lithium, cette hypothétique pénurie mondiale pourrait réellement arriver dans moins de deux ans.

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Eclairage écolo : et pourquoi pas des arbres bioluminescents ?

Eclairage écolo : et pourquoi pas des arbres bioluminescents ?

18 septembre 2023· 1:47

En matière d'urbanisme, l'éclairage public représente souvent un défi de taille. Cependant, une start-up strasbourgeoise nommée Woodlight, fondée par Rose-Marie et Ghislain Auclair, deux biologistes, se penche sur une solution innovante : les arbres bioluminescents.

Mais en quoi consiste précisément cette idée ? Fondamentalement, elle vise à permettre à certains arbres adaptés à la vie en milieu urbain de produire leur propre lumière. Pour simplifier, la bioluminescence découle d'une réaction chimique entre une enzyme et le substrat d'un organisme. La luciférine, une molécule du substrat, s'associe à la luciférase, une enzyme, pour former de l'oxyluciférine, une molécule capable d'émettre une lumière bleu-verte. Cette explication est concise, mais c'est le principe que souhaite exploiter Woodlight. Pour concrétiser cette idée, les deux biologistes doivent désormais identifier les gènes responsables de la bioluminescence chez certains organismes afin de les introduire dans les arbres.

En cas de réussite, ce projet offrirait plusieurs avantages. Tout d'abord, ces arbres pourraient émettre de la lumière sans nécessiter d'électricité pour leur éclairage, ce qui constituerait une avancée considérable. De plus, leur éclairage n'engendrerait ni chaleur excessive ni pollution lumineuse. Cependant, il est important de noter qu'un organisme bioluminescent ne peut pas éclairer aussi intensément qu'un lampadaire. Pour cette raison, Woodlight envisage que son système vienne compléter les éclairages urbains existants, plutôt que de les remplacer. Par exemple, il pourrait être utilisé dans les parcs ou pour baliser les pistes cyclables. Le duo espère que son innovation sera prête pour une éventuelle commercialisation aux alentours de 2025.

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