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Recycler les batteries électriques avec du CO2 ?
Lorsqu'on évoque la décarbonation, on a souvent en tête les voitures électriques... mais il est essentiel de rappeler que les voitures électriques impliquent des batteries, et donc le recyclage, un domaine encore en pleine évolution en raison de sa complexité. Cependant, une petite start-up basée à Lyon semble avoir résolu ce défi.
La méthode mise au point par cette start-up est à la fois écologique, avec une empreinte carbone minime, et respectueuse de l'environnement : elle n'implique pas l'utilisation d'acides ni de rejets industriels liquides. De plus, elle utilise des équipements de petite taille. Sans donner tous les détails de son procédé, le fondateur Julien Leclaire explique qu'en utilisant le CO2, il est parvenu à séparer tous les métaux et matériaux rares. Ces métaux ainsi traités sont transformés en poudre, que Julien Leclaire et ses partenaires réutilisent ensuite pour fabriquer des électrodes et des batteries. Le prochain objectif de cette entreprise est de passer de l'innovation à la production à grande échelle. Grâce au Plan France 2030, Julien Leclaire et son équipe bénéficient d'un soutien financier de 23 millions d'euros pour concrétiser leur projet.
Ils prévoient donc d'établir une unité opérationnelle dans la Vallée des Batteries, un pôle industriel spécialisé en cours de développement dans les Hauts-de-France. Les ambitions de Julien Leclaire sont audacieuses mais réalisables : construire deux usines entre 2026 et 2028 (une pour le traitement des batteries et une autre pour les déchets de production), ainsi qu'au moins cinq usines en Europe d'ici 2030. La recherche de nouvelles méthodes de recyclage des cellules électriques est devenue essentielle, compte tenu de l'accélération de la transition vers cette source d'énergie. Bien que la capture du dioxyde de carbone représente un atout majeur dans ce processus, son déploiement à grande échelle nécessite également une réflexion approfondie. Des initiatives telles que les aspirateurs géants de CO2 aux États-Unis pourraient compléter efficacement la solution proposée par Julien Leclaire.
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Pollution : la France n'a pas respecté ses objectifs ?
L'an dernier, la France n'a pas atteint ses objectifs en matière d'émissions nettes de gaz à effet de serre, principalement en raison d'une absorption de CO2 moindre que prévu par les forêts et les sols, selon les dernières données de l'Observatoire climat-énergie. Les émissions brutes du pays se sont élevées à près de 404 millions de tonnes équivalent CO2 l'an dernier.
Cependant, le chiffre des émissions nettes est en deçà des attentes. Cela s'explique en grande partie par une absorption de CO2 moins importante que prévu par les forêts et les sols, deux puits de carbone naturels, qui n'ont atteint que la moitié des prévisions. L'observatoire souligne que la diminution de l'efficacité des puits de carbone ces dernières années, en particulier dans les forêts, est due aux sécheresses (aggravées par le changement climatique), aux incendies et aux maladies. Il note également que l'évaluation des données dans ce secteur est complexe. La question de la diminution des puits de carbone en France est déjà connue, le Haut conseil pour le climat (HCC) ayant souligné en juin que les puits de carbone forestiers avaient fortement diminué récemment, en raison de la mortalité des arbres, plus élevée que prévu, et de la réduction de la croissance des arbres.
En ce qui concerne l'énergie, l'Observatoire, dans son rapport publié jeudi, considère que la situation de la France est "critique", avec un retard dans la réalisation des objectifs de réduction de la consommation d'énergie et de promotion des énergies renouvelables.
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Avions : fini les traînées de condensation dans le ciel ?
Moteurs à hydrogène, biocarburants, cockpits intelligents... Pour réduire le mauvais bilan carbone de nos avions et construire les appareils de demain, les spécialistes rivalisent d’ingéniosité, notamment dans le but de mettre un terme aux trainées de condensations après le passage des avions, qui accélère en partie le changement climatique.
Le problème des traînées de condensations, c’est qu’elles sont constituées de cristaux de glace qui vont ensuite former des nuages artificiels autour des particules contenues dans les gaz d’échappement des avions. Ces nuages que sèment les aéronefs vont emprisonner la chaleur dans l’atmosphère terrestre. Des scientifiques estiment que les réduire pourrait donc permettre de ralentir la progression du changement climatique.
Récemment, le site économique Quartz s’est fait l’écho d’une initiative portée par la compagnie American Airlines qui a testé une technologie développée par Google et par l’organisation Breakthrough Energy, de Bill Gates. Les deux entreprises ont développé des modèles basés sur les données du satellite météorologique GOES-16 de la NASA, mais aussi sur d’autres indicateurs météorologiques. Dans un premier temps, l’objectif de ses modèles sera d’identifier les traînées de condensation, puis ensuite, de prédire dans quelles régions du monde ses trainées seraient susceptibles de se former.
Afin de tester la viabilité de cette initiative, les deux sociétés ont sollicité American Airlines. Les différentes prévisions ont été intégrées dans le logiciel de planification de vol des pilotes qui ont réalisé 70 vols entre janvier et mars 2023, sur des itinéraires standards et modifiés, pour que des comparaisons puissent être effectuées. Après analyse des données satellite, les chercheurs ont estimé que leur logiciel réduisait la création de traînées de condensation à hauteur de 54%. Néanmoins, des axes d’amélioration ont été mis en évidence. En effet, les manœuvres supplémentaires effectuées par les pilotes ont entraîné l’augmentation de la consommation de carburant d’environ 2%. Un chiffre bas, certes, mais tout de même jugé "significatif" par la compagnie aérienne.
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L’Allemagne va finalement investir dans le nucléaire ?
Avec la guerre en Ukraine et la fin du gaz russe à prix bas, l'Allemagne doit de toute urgence trouver de nouvelles sources d'énergie pour alimenter son réseau électrique. Pour ce faire, toutes les idées sont bonnes, même le recours au nucléaire. Si la France ne se souvient que trop bien du ressentiment Allemand envers l’énergie nucléaire, Berlin semble avoir retourné sa veste en annonçant la mise en place d'un programme d’un milliard d'euros afin de soutenir la recherche dans le domaine de la fusion nucléaire sur les 5 prochaines années. Une première partie de cette enveloppe, soit 370 millions d'euros, vient dans ce cadre d'être allouée à trois centres de recherche.
Après avoir fermé l’an dernier l'ensemble de son parc nucléaire suite à la catastrophe japonaise de Fukushima, l'Allemagne semble faire volte-face. Enfin, à moitié seulement car au lieu de revenir à la fission nucléaire, la technologie utilisée dans le parc nucléaire français, le pays vise davantage la maîtrise de la fusion nucléaire. Comme on en a déjà parlé à plusieurs reprises dans ce podcast, les avancées dans la fusion nucléaire sont prometteuses, mais le process pour qu’un réacteur produise plus d’énergie qu’il n’en consomme n’est pas encore maîtrisé, par aucune nation. Et ce n’est pas faute de projets d’envergure aux quatre coins du monde comme le réacteur ITER au sud de la France, ou celui de la National Ignition Facility aux Etat-Unis .
Et si l'Allemagne fonce sur la fusion, c’est parce que contrairement à la fission, cette technique ne produit pas de déchets nucléaires. Dans le détail, l’Allemagne souhaite privilégier l'approche du développement par les lasers, contrairement aux technologies magnétiques d'ITER. Pour la ministre fédérale de la recherche allemande, la fusion est une chance énorme de résoudre tous les problèmes énergétiques. Une technique dont le parti écologiste allemand n’est pas fan, mais qui semble faire davantage l’unanimité dans la classe politique que les seuls éoliennes et panneaux solaires.
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Bientôt des panneaux pluvio-voltaïques ?
Si les toutes premières cellules photovoltaïques ont vu le jour en 1913, le véritable panneau solaire a été créé en 1954 par des chercheurs du laboratoire Bell, dans le New Jersey. À l'époque, ces panneaux affichaient un rendement très modeste aux alentours de 6 %. Cependant, cette technologie a connu des avancées significatives, en grande partie grâce à son utilisation dans le domaine spatial. Aujourd'hui, l'industrie photovoltaïque est solidement établie et suscite un vif intérêt. Récemment, des chercheurs de l'Université de Tsinghua en Chine mis au des panneaux capables de produire de l'électricité à partir de l'énergie de la pluie.
Si l’idée peut sembler surprenante, mais elle est pourtant bien réelle. Il est en effet connu que la friction des gouttes d'eau peut être convertie en électricité. Le principal obstacle résidait jusqu'ici dans le rendement très limité du processus, qui représentait à peine quelques microwatts, ce qui est à peine suffisant pour allumer une petite ampoule. Cependant, les chercheurs ont découvert une technique de fabrication novatrice permettant d’obtenir une puissance remarquable de 200 watts par mètre carré grâce à leurs panneaux pluvio-voltaïques, se rapprochant ainsi des panneaux solaires traditionnels.
L'avantage majeur de cette innovation réside dans sa capacité à produire de l'énergie aussi bien par temps ensoleillé que pluvieux, ce qui est absolument fantastique, puisqu’il serait possible de produire de l’électricité par tous les temps, sans se soucier des conditions météos. L'efficacité de ces panneaux variera bien sûr en fonction de l'intensité de la pluie, car plus les gouttes seront grosses, plus la friction sera forte et donc l'énergie produite sera plus importante. Si la fabrication des cellules photovoltaïques n'est pas particulièrement respectueuse de l'environnement, cette innovation pourrait au moins permettre d’augmenter largement le rendement de ses équipements.
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Une nouvelle méthode pour produire facilement de l’hydrogène ?
Un groupe de chercheurs en chimie de l'université de Münster en Allemagne, prétend avoir mis au point une méthode photocatalyse révolutionnaire, ou pour résumer, une méthode permettant de simplifier la production d'hydrogène. Les conclusions de cette étude, publiées dans la revue Nature, mettent en avant la "division de l'eau" comme principal domaine d'application. Une découverte qui ouvre potentiellement la voie à de nouvelles avancées dans le domaine de la chimie.
Si vous ne le saviez pas, la division de l'eau consiste à séparer ses différents constituants élémentaires, soit l'hydrogène et l'oxygène. De son côté, la photocatalyse exploite la puissance de la lumière pour déclencher des réactions chimiques. Et contrairement aux autres méthodes, la séparation de l'eau serait d’une impressionnante efficacité pour produire de l'hydrogène. Mais si l'hydrogène vert est considéré comme une source d'énergie, la séparation des atomes d'hydrogène et d'oxygène demeure un défi majeur pour les industriels et les scientifiques.
L'équipe de chercheurs, dirigée par le professeur Armido Studer, a développé un processus photocatalytique novateur pour activer l'eau. Ils ont opté pour l'utilisation de triarylphosphines, un composant qui facilite le transfert des atomes d'hydrogène. Une fois séparés, les atomes d'hydrogène deviennent manipulables par les chercheurs. Le professeur Studer a souligné que ce nouveau système fournissait je cite "une plateforme idéale pour étudier les processus chimiques peu explorés qui utilisent l'atome d'hydrogène comme réactif en synthèse." Cette avancée prometteuse présente de nombreuses implications potentielles, notamment dans les domaines de la science des matériaux, de la recherche pharmaceutique et même de l'agriculture.
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Exploiter les océans pour lutter contre le changement climatique ?
Parmi toutes les solutions technologiques existantes pour lutter contre le dérèglement climatique, on trouve le stockage du CO2. Si les forêts et océans le capture naturellement, plusieurs centaines de scientifiques militent en faveur d’une expérimentation sur le stockage du CO2 dans les fonds marins.
On ne cesse de le répéter dans ce podcast, les gaz sont les ennemis numéro 1 de l’humanité quand on parle de réchauffement climatique, en particulier le CO2. Pour réduire au maximum l'impact de l'activité humaine sur le climat, il faut donc réduire le plus possible les rejets de cette molécule dans l'atmosphère. Mais face à nos modes de consommation, cette réduction est quelque peu compliquée… ou tout du moins, tous les pays ne sont pas forcément prêts à jouer le jeu. Ainsi, plusieurs solutions tournant autour du stockage du carbone sont explorées. Jusque-là, c'est l'enfouissement de cuves pleines de CO2 qui était privilégié. Mais d’après plus de 200 scientifiques, plutôt que de le stocker sous terre, il faudrait regarder du côté du côté des océans.
Dans une lettre ouverte, ces 200 scientifiques appellent à mener des essais sur le rejet de dioxyde de carbone directement dans les eaux afin de voir si une telle chose pourrait entraîner des problèmes pour la vie marine. Je cite, « si les méthodes d'élimination du dioxyde de carbone à partir des océans présentent un potentiel énorme, elles comportent également des risques », expliquent-ils. En clair, ces scientifiques veulent savoir si l'on peut exploiter le potentiel énorme d'absorption de l'océan, qui capture 50 fois plus de CO2 que l'atmosphère, sans créer une nouvelle catastrophe environnementale en parallèle du dérèglement climatique. Je cite à nouveau, « l’humanité ne dispose pas encore de suffisamment d'informations sur l'efficacité ou l'impact d'une telle approche, et ne peut donc pas prendre de décisions éclairées sur une utilisation à grande échelle » fin de citation. À noter que plusieurs grands noms se sont joints à l'initiative, comme David King, conseiller scientifique du gouvernement britannique entre 2000 et 2007, ou encore l'ancien climatologue de la NASA James Hansen.
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Un an de transport gratuit contre un tatouage ?
Cet été, le ministère de l’environnement autrichien a proposé d'offrir un an de transport gratuit en échange d’un vrai tatouage. Pour profiter de cette offre singulière, il fallait impérativement se faire graver à l'encre sous la peau le mot "KlimaTicket", qui signifie billet climatique en français, et qui correspond à un abonnement annuel mis en place il y a deux ans pour inciter les Autrichiens à prendre davantage les transports en commun. S’il coûte quand même 1095€, il permet de prendre le bus, le métro, le train ou le tramway à volonté ! Et peu importe la localisation du tatouage, que ce soit sur l’avant-bras ou sous le pied, le simple fait de se faire tatouer ce mot donne droit à un an d’abonnement gratuit.
À ce jour, environ 245 000 personnes possèdent un KlimaTicket. L'objectif de cette opération est d'attirer plus de monde, notamment les jeunes. C’est donc sur les festivals de musique que la société qui distribue le KlimaTicket s’est installée cet été pour informer les jeunes sur cette démarche, et leur permettre s’ils le souhaitaient de se faire tatouer. L’initiative a même été soutenue en personne par la ministre de l’environnement qui avait fait le déplacement au festival "Frequency" de Sankt Pölten, l'un des plus importants d'Autriche. D'après les médias locaux, une trentaine de personnes auraient accepté de se faire tatouer lors de l’événement.
Sauf que vous vous en doutez, cette initiative ne plaît pas à tout le monde. En effet, beaucoup de jeunes se sont indignés en expliquant, je cite un commentaire, que « le train et les tatouages ne renvoient pas à la période la plus glorieuse de notre histoire », ou bien, « se servir de sa peau pour faire de la pub et gratter un peu d'argent parce qu'on n’a pas les moyens ? Notre société est tombée bien bas » fin de citation. Les médias et élus de l’opposition ne sont pas en reste non plus, certains jugeant l'initiative comme « cynique à l'état pur », quand d’autres estiment que la ministre de l’environnement est complètement à côté de la plaque avec un procédé pointé du doigt comme étant « indigne »… je cite, « de l'argent pour de la publicité sous la peau - qui plus est de la part d'une ministre - révèle une image de l'être humain qui dépasse l'entendement » fin de citation.
Pour autant Leonore Gewessler, c’est le nom de la ministre de l’environnement en Autriche, n'a pas reculé. Les représentants de la société qui gère le Klimaticket ont pour leur part assuré que les réactions des festivaliers avaient été "extrêmement positives" et que la campagne a été bien accueillie. Elle s'est donc contentée d'expliquer sur une chaîne de télévision que le tatouage n’était proposé qu’aux plus de 18 ans et uniquement en journée, insinuant que les festivaliers n'avaient pas pris leur décision dans un moment d'euphorie alcoolisée. Elle a également précisé que la plupart avaient déjà des tatouages, ce qui signifie, si l’on lit entre les lignes, qu’un de plus pour eux, ça ne change pas grand-chose. Il est toutefois peu probable que l'offre soit reconduite l'an prochain vu l’accueil mitigé qu’elle a reçu cette année.
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La "langue froide du Pacifique" est-elle la solution contre le réchauffement ?
Les océans sont considérés au même titre que les forêts comme les poumons de la Terre, piégeant le CO2 et rejetant de l’oxygène. Ceci dit, le plus grand d’entre tous, l’océan Pacifique, a enregistré une baisse de 0,5 °C de sa température sur les 30 dernières années, ce qui préoccupe les experts. En effet, dans un contexte de réchauffement global, cette tendance au refroidissement suscite des interrogations. Et visiblement, il ne s'agit pas d'une simple fluctuation à court terme, mais d’une constance qui se renforce chaque année depuis plusieurs décennies, que les scientifiques appellent la "langue froide du Pacifique".
Et clairement, cela a un réel impact sur la météorologie et les prévisions climatiques. Pour certains instituts de recherche climatique, comme l'Université du Colorado, il s'agit même je cite, de "la question la plus importante sans réponse de la science climatique" fin de citation. Si la langue froide du pacifique qui donc refroidi les eaux près de l'Équateur persiste pendant de nombreuses années, cela aura des répercussions sur la météo en Californie, qui deviendrait alors plus sèche, mais aussi sur le manque de précipitations dans la Corne de l'Afrique, sur les incendies en Australie, et même sur la mousson en Inde.
D’après les scientifiques, la température du Pacifique a une influence directe sur la température moyenne mondiale. Ce phénomène de refroidissement mystérieux pourrait donc contribuer partiellement à atténuer l'augmentation des températures due au changement climatique. D’après leurs explications, la présence d'une masse d'air froide au milieu d'un océan chaud génère de la condensation et de la convection, produisant ainsi davantage de nuages. Plus il y a de nuages, plus les rayons UV sont renvoyés vers l'atmosphère puisqu’ils ne parviennent pas à pénétrer. Ce scénario entraîne naturellement une diminution de la chaleur. Mais actuellement, ce phénomène de "langue froide" n'est pas pris en compte dans les calculs des modèles de prévision climatique, car il demeure largement incompris.
Inutile de penser qu’il pourrait s’agir d’une solution naturelle face au réchauffement climatique, car ce n’est absolument pas le cas. En effet, à ce stade de leur connaissances, les scientifiques sont bien en peine d’expliquer le rôle de la langue froide du pacifique dans le climat mondial. En revanche, on peut au moins se demander quelle est donc la cause de ce refroidissement ? D’après les hypothèses des climatologues, il pourrait s'agir d'une variabilité naturelle due à des vents qui remontent des eaux froides des profondeurs des régions nordiques pour les ramener en surface, un mécanisme qu’ils ont nommé upwelling. Ce processus peut être ou bien naturel ou bien perturbé par le changement climatique. Autre hypothèse, il pourrait s’agir d’une conséquence dramatique du réchauffement climatique : la fonte des glaces en Antarctique. Ce qui pouvait paraitre comme un signe positif au premier abord n’a au final absolument rien de réjouissant comme vous pouvez le constater.
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Être payé pour moins prendre la voiture ?
C’est une première en France : être rémunéré pour laisser sa voiture au garage pendant les heures de pointe. La Métropole de Lille a lancé un système d'écobonus qui se déroulera sur neuf mois à partir de ce mois de Septembre. L'objectif est de dédommager les usagers qui optent pour le covoiturage, le télétravail ou les transports en commun afin de désengorger l'autoroute A1 et A23 lors des heures de pointe matinales et en fin de journée. Parmi les 3 000 volontaires inscrits, on retrouve notamment Kevin, un professeur de lettres, qui a accepté de témoigner auprès de France Info. Pour sa rentrée scolaire, il a choisi de ne pas prendre sa voiture, bien qu'il réside à Templeuve, à une vingtaine de kilomètres de son lieu de travail. Je le cite, "j'ai décidé de faire du covoiturage avec un collègue. Nous partons un peu plus tôt le matin, mais cela nous procure plus de confort. C'est surtout le stress des embouteillages qui est fatigant. Et là, nous l'évitons complètement" fin de citation.
Ainsi, Kevin reçoit deux euros pour chaque trajet qu'il n'effectue pas en voiture pendant les heures de pointe. Pour Sébastien Le Prêtre, vice-président de la Métropole européenne de Lille en charge des mobilités et des transports publics, il s’agit d’une vraie nouveauté. Je le cite « nous ne sommes pas les premiers à le mettre en place en Europe, car notre source d'inspiration vient des Pays-Bas, où le dispositif a fait ses preuves. À notre échelle, nous serons la première métropole de France à lancer cette expérimentation qui durera neuf mois » fin de citation.
Cette mesure, qualifiée d'écologique, suscite néanmoins des critiques de la part des Verts, notamment qui déplore que tout le monde ne peut pas télétravailler, ou trouver du covoiturage, ni même utiliser les transports en commun qui ne desservent pas tous les recoins de la métropole. Pour eux, rien ne permet d'affirmer que cela réduira la circulation globale. Cependant, la Métropole de Lille affirme le contraire et prévoit la réduction de 600 véhicules aux heures de pointe sur l'A1 et la moitié sur l'A23 grâce à cette initiative.
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Les influenceurs à la rescousse des compagnies pétrolières ?
Les géants de l'industrie pétrolière commencent tout juste à réaliser qu’ils ne sont pas particulièrement populaires parmi les jeunes générations. Afin de remédier à cette situation et de sécuriser leur avenir, ils ont décidé de s'associer à des influenceurs qui présentent avec enthousiasme leurs initiatives et leurs programmes de fidélité. Bien que l'impact de cette campagne de communication sur le public visé reste incertain, ces partenariats peuvent avoir des conséquences néfastes à bien des niveaux.
Une enquête de l'AFP a révélé que de nombreux influenceurs concluent des accords rémunérés avec des entreprises de l'industrie pétrolière sur des plateformes telles que TikTok, Twitch et Instagram. Et ce phénomène s’observe partout sur Terre, que ce soit en Inde, au Mexique, aux États-Unis et ailleurs. Ces influenceurs, qu'ils comptent des millions d'abonnés ou un public plus restreint, semblent véritablement ravis de promouvoir les programmes de fidélité et les services des géants pétroliers tels qu'Exxon, Total et Shell. L'objectif est clair : toucher les jeunes générations, qui sont les plus sensibilisées aux impacts du changement climatique, et tenter de redorer le blason de cette industrie polluante.
Cependant, l'effet positif sur l'image de ces marques reste à prouver, mais les répercussions sur les influenceurs qui y participent sont déjà visibles. Pour les influenceurs qui acceptent ces partenariats, la motivation est essentiellement financière, car l'industrie pétrolière, bien que peut-être en déclin, dispose encore de ressources considérables pour rémunérer ceux qui sont prêts à parler d’elle en bien.
Cependant, ce choix pourrait rapidement se révéler préjudiciable pour les créateurs de contenu. Pour un certain nombre d’entre eux, le mode de vie qu’il affiche est bien souvent à l’opposé de ce qu’on pourrait considérer comme écologique. Par conséquent, promouvoir des marques à la réputation controversée, surtout si elles sont directement liées au changement climatique, est mal perçu par de nombreux abonnés. Reste à savoir si cette tendance restera circonscrite à un petit groupe d'influenceurs à travers le monde, ou si l’industrie pétrolière finira par atteindre ses objectifs grâce à sa puissance financière.
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Les festivals se transforment pour offrir une fête plus verte ?
Lorsqu'ils organisent des festivals, les responsables ne se contentent plus seulement de proposer des spectacles. Ils transforment ces événements en véritables laboratoires pour expérimenter de nouveaux modes de vie, plus respectueux de l’environnement, ce qui est nécessaire au vu des ressources consommées.
Parmi toutes les résolutions prises par les festivals, We Love Green, qui se déroule au Bois de Vincennes à Paris, a décidé de ne proposer que des menus végétariens afin de réduire davantage l'empreinte carbone de l'événement. Dans cette même optique, de nombreux festivals ont opté pour des sources d'énergie plus propres, comme l'hydrogène vert. Autre expérience, devenue une tendance marquante ces dernières années, la fin des pièces et des billets. Une approche adoptée par le festival Le Cabaret Vert à Charleville-Mézières dans les Ardennes, ainsi que par Rock en Seine au Domaine national de Saint-Cloud.
Concernant les sources d’énergies, l'hydrogène semble aujourd’hui avoir supplanté le gazole afin de générer l’électricité, notamment dans les endroits isolés. Dès l'été 2022, le festival Futur 2 à Hambourg, en Allemagne, se vantait d'être le "premier festival au monde" à être électrifié grâce à de l'hydrogène produit à partir d'énergie éolienne. Et l'approvisionnement en énergie verte est l'un des défis majeurs auxquels font face les festivals. De plus, les générateurs verts sont "quatre fois plus chers" que les générateurs diesel classiques. En effet, produire 1 kWh d'électricité à partir d'hydrogène coûte 2 euros, contre seulement 30 centimes pour l'électricité du réseau, et entre 1 et 1,20 euro à partir d'un groupe électrogène diesel classique. Ainsi, pour que cet enthousiasme soit durable, le véritable enjeu réside dans la réduction du coût de l'hydrogène vert.
Côté nourriture, lors de la 13e édition du festival éco responsable We Love Green, le menu était entièrement végétarien. Une option culinaire inhabituelle pour un événement de cette envergure en Europe mais dont l'objectif était de réduire encore davantage l'empreinte carbone du festival, sachant que la production de viande représente environ 15% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Cette transition vers une offre 100% végétarienne a d’ailleurs demandé beaucoup d'efforts, mais avec la collaboration d'une cinquantaine de restaurateurs, le défi a été relevé et semble avoir été un succès pour le festival. Reste à savoir si ce verdissement se généralisera ou restera l’apanage de certains événements de niche.
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Les experts du climat désertent en masse Twitter/X ?
Alors que Twitter était autrefois une plateforme prometteuse pour les scientifiques afin de partager leurs connaissances, ces derniers la désertent en masse en raison du cyberharcèlement dont ils sont victimes. Ces derniers mois, et plus précisément depuis l'acquisition de Twitter par Elon Musk en l’année dernière, cet acharnement contre les experts en climat a tout simplement explosé.
Une étude publiée dans la revue Trends in Ecology & Evolution démontre que la moitié des militants en faveur du climat et de la biodiversité ont quitté Twitter au cours des dix derniers mois. Dans cette étude, les chercheurs ont comparé deux groupes d'utilisateurs de Twitter. D'un côté, un groupe constitué d'environ 450 000 internautes plutôt favorable à la lutte contre le changement climatique, et de l'autre, 380 000 comptes qui contestent les observations scientifiques liées au changement climatique. Dans leurs conclusions, les chercheurs estiment que 47,5 % des comptes du premier groupe sont devenus inactifs six mois après l'arrivée de Musk à la tête de la plateforme, contre seulement 21 % des comptes relayant leur scepticisme envers le changement climatique.
Et cela s’explique en partie par le fait que depuis son acquisition, Elon Musk a considérablement réduit les effectifs de modération sur la plateforme. Il a également rétabli des comptes qui avaient été suspendus auparavant en raison de discours haineux et de théories conspirationnistes. À présent, il envisage de désactiver la fonction de blocage de compte. D’ailleurs, une enquête publiée par la revue Nature confirme cette tendance à l'augmentation du cyberharcèlement, en interrogeant près de 9200 scientifiques. Plus de la moitié d'entre eux ont déclaré avoir réduit leur temps sur Twitter au cours des six derniers mois, et un peu moins de 7 % ont complètement cessé de l'utiliser.
Pour saisir l’ampleur de ce phénomène de harcèlement, il est intéressant de se pencher sur les profils des auteurs de messages haineux. C'est ce qu'a entrepris le chercheur David Chavalarias dans son étude intitulée "Les nouveaux fronts du dénialisme et du climato-scepticisme", publiée en février dernier. Concrètement, l'étude se fonde sur une analyse sémantique de millions de tweets liés au climat, tout en décortiquant les méthodes de désinformation utilisées. Ainsi, il ressort que les comptes climato-sceptiques sont étroitement associés aux comptes anti-vaccins qui ont prospéré pendant la pandémie. Une augmentation des messages haineux a notamment été constatée en juillet 2022, durant une période de fortes chaleurs. De nombreux comptes automatiques, des bots, sont également à l'origine de ces campagnes de dénigrement. L'étude affirme je cite, que "la communauté du déni du changement climatique présente une surreprésentation de comptes au comportement inauthentique de +71 % par rapport aux communautés favorables au climat, avec 6 % de comptes 'probablement des bots'" fin de citation. Aujourd’hui de nombreux scientifiques ont changé de plateforme pour diffuser leurs pensées et travaux, comme LinkedIn, Thread, Mastodon ou encore TikTok.
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Paris, ville d’Europe la plus mortelle durant les canicules ?
Ce n’est pas la première fois que l’on aborde ce sujet dans ce podcast, mais il semble que le constat se confirme : Paris est l’une des villes les moins préparées à la hausse des températures, et qui serait aussi la ville la plus mortelle par temps de canicule. Mais alors, qui affirme cela ? Il s’agit d’un groupe de chercheurs anglais étudiant les meilleures façons pour se préparer aux risques climatiques.
Ces derniers ont analysé un ensemble de données portant sur 854 villes européennes entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2019, à savoir des relevés météo, des chiffres démographiques, les types d'infrastructures présentes, mais aussi des facteurs socioéconomiques, topographiques, et environnementaux. À noter que ces données sont plutôt fiables puisqu’elles proviennent à la fois d’Eurostat, du MCC (Multi-city Collaborative Research Network), du réseau de satellites de la Nasa Moderate-Resolution Imaging Spectroradiometer, et de l'organisme de surveillance du climat Européen Copernicus. Grâce à tous ces outils, les chercheurs ont pu estimer les risques des températures extrêmes en fonction de la position géographique des Européens.
Objectif : avoir une idée précise des villes où les extrêmes de températures (chauds ou froids) ont la plus grande incidence sur la santé et la mortalité des habitants. Et les résultats sont édifiants : l'Europe de l'Ouest, qui se réchauffe déjà trois à quatre fois plus vite que le reste du monde, est également celle qui subit la plus grande surmortalité liée à la chaleur et au froid. Et selon l'étude publiée dans The Lancet Planetary Health, Paris et Londres sont les deux grandes villes européennes les plus à risque. Paris est la ville où le risque de mourir de chaleur est le plus grand, et Londres est la ville où le risque de mourir de froid est le plus fort !
Mais pourquoi Paris arrive-t-elle en haut de ce triste classement ? Et bien à cause des vulnérabilités de sa population, mais surtout de son urbanisation complètement inadaptée à la chaleur. Paris est l'une des villes les plus exposées au phénomène d'îlot de chaleur urbain, avec des écarts jusqu’à 10° en comparaison avec les zones rurales. Plus précisément, ce sont les 2e et 9e arrondissements qui présenteraient le plus haut degré d'inconfort en cas de canicule en raison de son sol imperméable omniprésent et du manque de végétaux. Le froid reste tout de même plus mortel que la chaleur en Europe avec plus de 203 000 décès sur la période étudiée, contre 20 000 pour la chaleur.
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Les murs et routes en béton bientôt transformés en batteries géantes ?
Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) mène une expérimentation à la fois originale et très ambitieuse : transformer les infrastructures en béton telles que les routes et les murs en batteries géantes. Cette innovation pourrait fournir une solution novatrice pour le stockage d'énergie et jouer un rôle de premier plan dans l'adoption mondiale de nouvelles formes d'énergie renouvelable.
Pour ce faire, les chercheurs n'ont pas eu à chercher bien loin en termes de matériaux pour concevoir ces « super-batteries ». En combinant du ciment et du noir de carbone, qui est une forme inerte du carbone souvent présente dans les suies, l'équipe de chercheurs a découvert un moyen de créer des supercondensateurs. Ces supercondensateurs pourraient servir d'alternative aux batteries traditionnelles, telles que les batteries au lithium-ion, en offrant un potentiel de stockage considérable. L'avantage majeur de cette approche est qu'elle permettrait d'intégrer ces dispositifs à des structures en béton existantes, comme les fondations ou les murs des bâtiments, sans compromettre leur stabilité… et cette technologie pourrait également être appliquée dans la construction de nouvelles routes, par exemple.
Dans le détail, la conception de ces supercondensateurs ne diffère pas fondamentalement de celle des condensateurs classiques. Ils consistent en deux plaques conductrices immergées dans un liquide conducteur. En ajoutant du noir de carbone au mélange eau-béton, un réseau conducteur se forme, créant une surface étendue. Le noir de carbone possède une conductivité élevée, se déployant à l'intérieur de la structure durcie, ce qui, pour simplifier, crée un espace pour le passage de l’électricité. En résulte un supercondensateur conçu à partir de matériaux simples.
Cette avancée du MIT est prometteuse pour deux raisons. Premièrement, la construction de ces supercondensateurs réduirait l'utilisation de matériaux rares et polluants. Deuxièmement, cela faciliterait l'intégration des sources d'énergie renouvelable dans le réseau électrique, car cela ne nécessiterait pas la construction d'infrastructures massives comme c'est le cas pour la géothermie ou l'éolien. Reste à savoir si cette technique sera adoptée à grande échelle.
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Les États-Unis créent des aspirateurs géants à CO2 ?
C’est un investissement considérable d’ 1,2 milliard de dollars qui a été consenti par les États-Unis dans un ambitieux projet de captage de CO2 à l'aide d'immenses aspirateurs déployés dans deux États. Ces colossales machines agissent comme des aspirateurs géants, filtrant l'air pour ne capturer que le dioxyde de carbone.
Pour ce projet, les États-Unis sont en partenariat avec plusieurs acteurs, notamment Battelle, une organisation à but non lucratif, l'entreprise américaine Heirloom Carbon Technology, ainsi que la compagnie suisse Climeworks. L'initiative sera lancée en premier lieu au Texas et en Louisiane et selon les estimations, chaque site pourrait capter un million de tonnes de CO2 par an, équivalant aux émissions de 445 000 voitures à essence sur douze mois. Bien que cela puisse sembler modeste dans le contexte américain, c'est néanmoins une contribution significative.
La technologie derrière ces aspirateurs est connue sous le nom de Captage Direct de l'Air (DAC). Ces machines aspirent l'ensemble de l'air ambiant à leur proximité. Ce flux d'air passe ensuite par un filtre qui déclenche une série de réactions chimiques afin d'isoler le dioxyde de carbone, lequel est stocké dans d'énormes réservoirs souterrains. Par la suite, ce CO2 peut être réutilisé dans divers domaines tels que la construction, la production de carburants pour l'aviation ou d'autres applications industrielles. Bien que cette technologie soit encore peu répandue, son potentiel est considérable. Bien que les aspirateurs DAC ne soient pas encore largement déployés à travers la planète, leur capacité d'extraction est immense. Bien que leur mise en place actuelle soit coûteuse, ils pourraient jouer un rôle majeur dans l'atténuation des effets du réchauffement climatique.
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8 pays d’Amérique latine en sauveur de l’Amazonie ?
Une alliance pour lutter contre la déforestation de l'Amazonie a été mise en place début août à l'initiative de huit pays d'Amérique Latine. Elle vise notamment à lutter contre la déforestation.
Est-ce une bonne chose que huit pays d’Amérique du Sud se mobilisent pour l’Amazonie ? Evidemment. Cela sera-t-il suffisant pour vraiment sauver l’Amazonie de la déforestation ? C’est moins sûr… car depuis 50 ans, la forêt a vu 17 % de sa surface disparaître. En cause, l’agriculture intensive au Brésil, l’urbanisation et des incendies parfois volontaires. Une déforestation qui concerne surtout le territoire du Brésil, sur les neuf pays qui se partagent la forêt, dont la France avec la Guyane.
La déforestation est aussi guidée par des choix politiques. En 2004, 27 millions de km² de forêt ont disparu. Si en 2012, la déforestation a nettement diminué, cette pratique destructrice est de nouveau repartie à la hausse ces dernières années sous l’impulsion de l’ancien gouvernement Bolonaro au Brésil. L’élection du président Lula aura sans doute un nouvel effet de ralentissement puisqu’une diminution de 16 % est prévue cette année. Quoiqu’il en soit, l’Amazonie vit une période cruciale, non seulement pour elle mais aussi pour l’environnement tout entier. Car depuis 1973, la forêt a capté un quart de nos émissions carbone. À noter que l'Amazonie, c'est aussi 20 % de l'eau douce et 10 % de la biodiversité de la planète, sans oublier son rôle de régulateur thermique naturel. Là où la forêt disparaît, la température s'élève en moyenne de 3 degrés.
Dès lors, à quoi va servir cette union ? Je cite « à promouvoir la coopération régionale dans le combat contre la déforestation, pour éviter que l’Amazonie n’atteigne le point de non-retour » fin de citation. Si le signal envoyé est positif, les organisations de défense de l’environnement, elles, ne sont pas convaincues, puisque cette déclaration commune ne présente aucun objectif concret pour éradiquer totalement la déforestation. Une promesse que le Brésil compte tenir d’ici 2030.
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L’une des plus vieilles plantes du monde sur le point de disparaître ?
On peut la trouver dans des coins reculés de la planète, tels que les falaises glacées du plateau tibétain et les sommets de l'Himalaya, je veux parler de la mousse baptisée "Takakia", la plus ancienne du monde. D’après les scientifiques, cela fait près de 400 millions d’années qu’elle est présente sur Terre, endurant tous les climats possibles. Elle possède d’ailleurs une capacité d'adaptation exceptionnelle qui lui permet de figurer parmi les espèces les plus promptes à évoluer. Cependant, cela pourrait ne pas suffire face au dérèglement climatique d'après une étude publiée dans la revue scientifique Cell.
De 2010 à 2021, des chercheurs ont mené 18 expéditions jusqu'à 4 000 mètres d'altitude dans les montagnes de l'Himalaya afin de collecter des échantillons et scruter l'habitat de cette mousse. Malheureusement, leurs conclusions sont alarmantes : la Takakia a connu un déclin d'environ 1,6% par an en seulement 9 ans. Je cite les auteurs de l’étude, « la réduction observée au cours de la dernière décennie est un signal inquiétant des menaces graves du changement climatique ». En effet, avec la fonte des glaciers engendrée par l'augmentation des températures, la mousse subit une plus grande exposition aux rayonnements ultraviolets, un changement auquel elle n'est pas préparée.
D'ici à la fin du siècle, les habitats propices à la survie de la Takakia pourraient être réduits à une superficie maximale d'environ 1 000 ou 1 500 km², ce qui signifie que cette mousse extrêmement résistante pourrait bien disparaître complètement de la surface de la Terre d'ici une centaine d'années. Néanmoins, les scientifiques mettent tout en œuvre pour préserver la Takakia en reproduisant certains spécimens en laboratoire, avant de les replanter. Je cite « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et ne rien faire… Après cinq années d'observation, nous avons constaté que certaines des pousses transplantées parvenaient à survivre et à prospérer. Cela pourrait contribuer à la récupération de la Takakia, ou du moins à retarder son extinction » fin de citation.
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Tesla : l’entreprise aurait menti sur l’autonomie de ses voitures ?
Des spécialistes de l'industrie automobile ont récemment mis en cause Tesla pour l’autonomie de ses batteries, avec d’après eux des évaluations douteuses fournies aux clients. Il semblerait même que l’entreprise d’Elon Musk ait pris des mesures pour empêcher les clients de formuler des plaintes auprès de son service après-vente.
C’est via l’agence de presse Reuters que ce problème a été mis en lumière, ou plus précisément, deux problèmes. Tesla aurait délibérément trompé certains de ses clients en leur fournissant des estimations d'autonomie de leur véhicule inexactes. Pour éviter les retours négatifs, l'entreprise aurait également mis en place une équipe dédiée à l'annulation des rendez-vous avec le service après-vente. Des révélations qui, si elles se révèlent exactes, pourraient sans doute faire trembler le géant des voitures électriques.
Concrètement, Tesla est accusé d’avoir artificiellement augmenté les performances de ses voitures en manipulant le logiciel chargé d'estimer l'autonomie. Lors de l'achat, les clients étaient attirés par les chiffres rassurants affichés sur le tableau de bord. En réalité, ces chiffres étaient basés sur des algorithmes qui projetaient de manière optimiste le nombre de kilomètres que le véhicule pouvait parcourir. Cependant, lorsque la batterie descendait en dessous de 50 %, l'algorithme indiquait une autonomie bien moindre que celle initialement prévue. Et selon Reuters, il semblerait que Tesla ait établi une équipe de « diversion » à Las Vegas dont le rôle serait de gérer les clients mécontents de l'autonomie des véhicules en les déroutant. Cette équipe aurait pour objectif d'annuler autant de rendez-vous que possible afin de prévenir toute surcharge des centres de service après-vente. Ainsi, Tesla économisait environ 1 000 dollars à chaque annulation.
Selon les informations recueillies, la mise en place de cette équipe par Tesla aurait potentiellement évité à l'entreprise de couvrir les coûts de réparation ou de remplacement des batteries défectueuses. Au lieu de cela, elle aurait encouragé ses clients à conserver leur véhicule et à éviter des dépenses conséquentes. Même si cette affaire n'a pas encore atteint l'ampleur d'un « Teslagate » aux États-Unis, les révélations de Reuters sont tout de même assez préoccupantes.
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Vélos électriques, un vrai problème à New York ?
La ville qui ne dort jamais est célèbre pour de nombreuses choses, notamment ses embouteillages, ce qui fait du vélo électrique une solution privilégiée pour les déplacements. Toutefois, la multiplication croissante de ces engins engendre également une hausse des problèmes de sécurité, poussant la municipalité à prendre des mesures.
Aujourd’hui, les batteries lithium-ion qui équipent les vélos électriques sont présentes partout, des téléphones portables jusqu’aux voitures ! Ce qui pose régulièrement souci quand elles s'enflamment, car oui, ces batteries sont facilement inflammables… un véritable casse-tête pour les marques qui cherchent le parfait compromis entre rentabilité et sécurité. À noter qu’il existe des normes garantissant leur bon fonctionnement et surtout leur sécurité, souvent très couteuses, mais que la plupart des marques respectent. Néanmoins, certaines catégories de population n’ont pas les moyens de s’équiper de ce matériel, et optent pour des objets bon marchés de marques peu fiables, notamment en ce qui concerne les vélos électriques. Et cela pose un réel problème.
Rien qu'en 2023, la ville de New York a enregistré 13 décès liés à des problèmes de batterie, sur près de 65 000 vélos électriques en circulation. Un chiffre faible, mais qui ne cesse d'augmenter, touchant particulièrement les livreurs pour qui un véhicule à assistance électrique est presque indispensable pour travailler dans des conditions convenables. Face à cette situation, la ville a interdit la vente d'appareils ne répondant pas aux homologations requises sur son territoire, ainsi que l'utilisation et la commercialisation de batteries modifiées ou remises à neuf à partir de cellules lithium-ion récupérées sur des appareils usagés. Une garantie de sécurité, mais qui pose aussi la question du recyclage des batteries, qui dans ce cas est en partie impacté par cette décision.
Toutefois, il faudra sans doute aller plus loin pour éradiquer complètement les problèmes de batteries défectueuses. De nombreux experts expliquent que des villes telles que New York présentent des conditions particulièrement difficiles pour les vélos électriques. Les étés torrides d'Amérique du Nord peuvent mettre à l'épreuve les appareils, mais l'hiver n'est pas non plus idéal, et ce n'est pas seulement à cause du froid. En effet, l’Amérique du Nord connaît chaque année d'abondantes chutes de neige et les collectivités ont bien souvent recours au sel pour dégager les routes. Cependant, le sel a tendance à s'infiltrer dans les batteries insuffisamment étanches, ce qui peut provoquer rapidement des courts-circuits, puis une surchauffe et enfin, un incendie. Même les batteries de qualité peuvent être sujettes à ces problèmes, même si ces dernières ont des éléments sensibles à la surchauffe séparés les uns des autres par de la résine, ce qui diminue grandement les risques.
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Elon Musk craint que le monde manque d’électricité ?
D'ici à 2030, Tesla a pour objectif de fabriquer environ 20 millions de véhicules électriques par an. Un chiffre colossal qui devrait suivre la tendance mondiale, soutenue par des réglementations visant à restreindre puis à interdire la vente de certains véhicules thermiques. Cependant, face à la nécessité d'alimenter des millions de véhicules électriques, Elon Musk est convaincu que l'offre ne pourra pas répondre aux besoins.
Selon PG&E, fournisseur d'énergie d’une grande partie de la Californie, la demande pourrait croître de 70 % au cours des 20 prochaines années. De son côté, le cabinet McKinsey prévoit une augmentation de 100 % pour l'ensemble des États-Unis d'ici 2050. Pourtant, la production d'électricité aux États-Unis n'a augmenté que de 1 % par an depuis le début du siècle, un taux que l'on retrouve également dans d'autres pays développés, ce qui pose un véritable défi pour Elon Musk, qui anticipe déjà des pénuries d'électricité.
En réalité, les réseaux électriques mondiaux sont déjà soumis à des pressions de plus en plus fortes. Les vagues de chaleur et de froid, sans compter les pénuries de carburant… autant de facteurs qui mettent à rude épreuve nos sociétés de plus en plus dépendantes de l'électricité. Malgré cela, les producteurs d'électricité investissent d'énormes sommes d'argent dans la transition énergétique ainsi que dans la modernisation des centrales existantes. Elon Musk estime toutefois que ces efforts restent insuffisants et appelle à une intensification des initiatives, tant de la part de l'industrie que des régulateurs. À travers Tesla, il contribue déjà activement à cet effort en vendant des panneaux solaires et des batteries de stockage aux particuliers et aux services publics. D’ailleurs, il considère que les batteries pourraient jouer un rôle clé pour augmenter la production électrique, notamment en optimisant le fonctionnement des centrales 24 heures sur 24 et en stockant l'énergie excédentaire dans des fermes de batteries pour une utilisation ultérieure.
Il existe un autre domaine qui requerra une importante quantité d'électricité dans les années à venir : l'intelligence artificielle, notamment des programmes tels que ChatGPT. Cette expansion promet de consommer de plus en plus d'énergie et de ressources au fur et à mesure de son développement et de sa généralisation. Pour Elon Musk, ces éventuelles pénuries pourraient entraver la progression de ce secteur, ce qui serait préjudiciable non seulement à ses projets liés à l'IA, mais également à d'autres aspects de ses activités. La question qui se pose est de savoir si l'un des individus les plus influents de la planète saura, à l'instar de ses réussites dans les domaines de l'automobile et de l'aérospatial, impulser une nouvelle dynamique au secteur de l'électricité.
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L'IA pour lutter contre les feux de forêt ?
Vous avez sûrement remarqué, ces dernières semaines le Canada, le Midwest américain et quelques pays d'Europe sont touchés par des incendies de forêt. En raison de sécheresses et d'une diminution marquée des précipitations, ces régions sont de plus en plus vulnérables aux incendies. Dans cette optique, Pano AI vise à résoudre cette problématique en établissant des modèles prédictifs pour anticiper les départs de feu et en restreindre la propagation grâce à l'utilisation de l'intelligence artificielle.
Le réseau de détection d'incendie déployé par Pano AI est le plus vaste au monde, couvrant plus de 2,4 millions d'hectares à travers plusieurs États américains : l'Oregon, le Montana, l'Idaho, l'état de Washington et la Californie. À l'aide d'un système de surveillance opérationnel 24 heures sur 24, ce réseau identifie rapidement les signes précurseurs d'incendies et alerte les équipes d'intervention. Le système repose sur des caméras puissantes placées en altitude et capables de réaliser une rotation à 360°. Ces caméras balayent en permanence les zones à risque et ont une portée pouvant atteindre 24 km, tout en enregistrant des images en haute définition. La deuxième technologie fondamentale du système est l'apprentissage profond (deep learning), permettant aux caméras de détecter les anomalies avec une grande précision. Si un incendie est suspecté, le modèle d'IA évalue le risque potentiel et détermine précisément l'origine du foyer, permettant ensuite de prédire la vitesse et la direction de propagation du feu.
Les conséquences environnementales de ces incendies sont considérables. Rien qu'aux États-Unis, plus de 1,5 million d'incendies de forêt ont été recensés depuis l'an 2000. Cet été, plus de 18 000 incendies ont été répertoriés, ayant ravagé plus de 200 000 hectares de végétation, et engendreraient des coûts annuels estimés à 50 milliards de dollars à l'échelle mondiale. L'intelligence artificielle pourrait ainsi devenir un outil crucial pour prévenir ces incendies en identifiant les risques avant qu'ils ne se transforment en catastrophes. Toutefois, elle ne saurait être utilisée qu'en complément des méthodes traditionnelles de lutte contre les incendies et ne peut se substituer à elles.
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Vin : la NASA veut soigner les vignes depuis l’espace ?
La NASA compte appliquer une technologie spatiale à l'agriculture pour faciliter la détection précoce des maladies affectant les vignes. Cette initiative permettrait aux viticulteurs d'intervenir avant que les récoltes ne subissent des pertes.
Chaque année, entre 15 et 30 % de la production mondiale de vin est perdue en raison de bactéries, de virus et de divers pathogènes végétaux qui bien souvent, sont détectés trop tard. C'est pourquoi la NASA explore une approche novatrice de détection à distance qui faciliterait la surveillance au sol des vignobles et pourrait générer des économies potentielles de plusieurs milliards de dollars. Concrètement, une équipe de chercheurs a réussi à identifier une infection dans des vignobles de Cabernet Sauvignon avant que les symptômes ne soient visibles à l'œil nu. Il s'agit de l'"enroulement de la vigne", une maladie redoutée par les viticulteurs qui n'entraîne pas la mort de la plante, mais limite considérablement son rendement à l'hectare.
Cette technologie développée par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie a permis de repérer des signes subtils de cette maladie. Son fonctionnement repose en partie sur l'apprentissage automatique et sur un spectromètre d'imagerie infrarouge appelé AVIRIS NG. Cet instrument, une fois déployé dans les airs, est capable de mesurer et de surveiller de nombreuses données telles que les incendies de forêt, les émissions de gaz à effet de serre et les marées noires. Intégré à un avion, cet appareil a pu scruter minutieusement plus de 4 400 hectares de vignobles californiens. Les données visuelles collectées ont ensuite été intégrées de manière approfondie à des modèles informatiques capables de distinguer une vigne infectée d'une vigne saine. Le fonctionnement de cette technologie repose sur la puissance de l'intelligence artificielle, ce qui en fait un instrument inégalé en termes de précision pour la surveillance des cultures. Bien que son application soit pour l'instant concentrée sur les vignes, rien n'empêche d'envisager une extension de ce dispositif à d'autres types de cultures à l'avenir, voire même pour d’autres besoins de surveillance de l’environnement.
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Pause estivale 2023
Choses à Savoir Tech Verte prend quelques jours de vacances, mais nous vous donnons rendez-vous le 21 août pour une toute nouvelle saison !
Bonnes vacances et bel été !
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La recharge « en roulant » des camions électriques bientôt en France ?
En France, l'autoroute A10 en région parisienne sera bientôt le théâtre d'une vaste expérimentation. Un consortium dirigé par VINCI Autoroutes mettra en place un protocole de tests pour deux technologies de recharge dynamique pour poids lourds, à savoir, la recharge par induction et celle par rail, permettant aux véhicules de se recharger en roulant.
Bien que l'électrification soit une solution prometteuse pour réduire la pollution des poids lourds, un obstacle majeur subsiste : la taille des batteries lithium-ion nécessaires pour que ces véhicules puissent se déplacer. Ces batteries sont inévitablement massives et requièrent des infrastructures de recharge puissantes. En effet, une batterie de semi-remorque électrique peut peser jusqu'à 5 tonnes, ce qui n'est pas viable en termes de coûts de production et de consommation de ressources. C'est pourquoi VINCI Autoroutes, qui s'était déjà penché sur l'électrique par le passé, se tourne désormais vers la recharge dynamique. Concrètement, les camions pourront se recharger pendant leur trajet.
Cette expérimentation d'envergure aura lieu aux alentours du péage de Saint-Arnoult, avec deux tronçons distincts destinés à tester les deux technologies de recharge. La recharge par induction fonctionnera de manière similaire à celle des téléphones, mais les bobines magnétiques responsables du transfert d'énergie seront intégrées sous le bitume. Ainsi, en roulant au-dessus, les batteries des camions se rechargeront. Quant à la recharge par rail conductif, elle suit le même principe, à la différence que les camions seront physiquement connectés à la route pour maintenir la charge de leurs batteries. Les essais débuteront en septembre 2023, d'abord sur piste fermée, avant d'être installés sur deux tronçons de l'A10. Cela permettra d'évaluer l'efficacité de ces technologies de recharge à grande vitesse, avant que VINCI ne les déploie progressivement sur l'ensemble du territoire.
Dans sa globalité, l'expérimentation durera trois ans et représente un budget total de 26 millions d'euros. Si le système fonctionne, VINCI a souligné que la recharge dynamique permettra une réduction massive des émissions de CO2, une solution sans équivalent à ce jour. Cependant, un défi majeur subsiste : le coût des installations, estimé entre 4 et 5 millions d'euros par kilomètre.
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Depuis la Lune, un satellite serait capable d’alimenter la Terre en énergie ?
L'Agence Spatiale Européenne (ESA) a lancé le Projet Solaris, qui vise à exploiter l'énergie solaire directement depuis l'espace en utilisant des satellites et des stations spatiales spécialement conçus. L'objectif est de transférer cette énergie sur Terre pour alimenter nos villes et infrastructures. Si cela peut sembler relever de la science-fiction, c'est en réalité plus facile à faire qu'il n'y paraît. La société suisse Astrostrom, prévoit de construire la "Greater Earth Lunar Power Station" ou GEO-LPS, que l'on pourrait traduire par "Grande Centrale Électrique Terre Lune".
Derrière ce nom se cache un satellite innovant, dont la conception s'inspire de la forme d'un papillon, équipé de panneaux solaires en forme de "V" couvrant une surface de plus d'un kilomètre carré. Et ce qui est encore plus surprenant, c'est que ce satellite serait fabriqué sur la Lune à partir de ressources locales. L'étude de faisabilité réalisée par Astrostrom montre que les technologies nécessaires pour ce projet existent déjà sur Terre. Les adapter à l'environnement lunaire et les contrôler depuis la Terre est tout à fait envisageable, selon l'ESA.
Une fois construite, la GEO-LPS serait positionnée dans l'espace sur un point de Lagrange situé à environ 61 350 km de la Lune. Un point de Lagrange est un endroit stable autour de l'orbite d'une planète. L'idée est que la station alimente d'abord des activités lunaires, telles que les équipes scientifiques présentes sur place, avant de fournir de l'énergie à la Terre elle-même, avec une puissance constante estimée à 23 mégawatts, soit un peu plus du double de la puissance électrique de la centrale Solar One aux États-Unis, qui est la deuxième plus grande du monde. D’ailleurs, l'Agence Spatiale Européenne remarque que construire un tel dispositif sur la Lune serait moins coûteux que de le faire sur Terre. Mieux encore, l'énergie générée pour la Terre ne serait pas plus coûteuse que les alternatives terrestres. Forte de ces constats, l'ESA imagine déjà la mise en place d'un écosystème industriel sur la Lune et son orbite.
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Qu’est-ce que la loi « restauration de la nature » ?
Avec 336 voix pour, 300 contre, et 13 abstentions, les eurodéputés ont donné in extremis leur approbation à un projet de loi visant à restaurer les écosystèmes. À un an des élections européennes, cette législation phare du Pacte vert de l'UE est devenue le symbole d'une bataille politique.
En effet, le texte, proposé mi-2022 par Bruxelles, vise à imposer aux États des objectifs contraignants de restauration des terres et des espaces marins endommagés par la pollution ou l'exploitation intensive. L’objectif est ainsi de préserver la biodiversité, en accord avec les termes énoncés lors de la COP15 à Montréal. Une première victoire pour de nombreux eurodéputés écologistes qui précise que l’adoption de ce texte a eu lieu au terme d’une lutte acharnée.
En effet, le texte a été combattu par les élus de droite et d'extrême droite qui cherchaient à le bloquer. Tout comme d'autres textes du Pacte vert, les conservateurs exprimaient leurs inquiétudes quant à l'impact sur l'agriculture, la pêche ou les énergies renouvelables. Je cite la député Les Républicains Anne Sander, « restaurer la nature ne doit pas signifier la fin de toute production économique, industrielle, forestière et agricole en Europe » fin de citation. De leur côté, une centaine de militants pour le climat emmenés par Greta Thunberg ont tenu à défendre le projet. Je cite les propos de la jeune militante suédoise à l’AFP, « pour atténuer la crise climatique et la perte de biodiversité, nous devons restaurer davantage la nature. La science l'a prouvé » fin de citation. Les eurodéputés devront maintenant négocier le contenu de cette loi avec les États membres.
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Température : comment ont-elles augmentées depuis 1789 ?
Il y a quelques jours, nous fêtions le 14 juillet, prise de la Bastille et fête nationale française. Mais vous êtes-vous déjà demandé quelle était la météo en ce jour de révolution de 1789 ? Et bien figurez-vous que cette année-là, Paris vivait un été frais, bien différent de ceux que nous connaissons aujourd'hui. En juillet 1789, la température moyenne dans les rues de la capitale était de 17,8°C, alors qu'elle était de 23°C en 2022.
Cette évolution climatique est clairement visible sur les graphiques du réchauffement climatique créée par un scientifique britannique. Visuellement, les températures moyennes sont chaque année représentées par une ligne. Les années plus froides que la moyenne de référence – à savoir la période 1961-1990 - sont en bleu, tandis que les années les plus chaudes sont en rouge. Pour reconstituer les températures annuelles de ces siècles passés, les climatologues utilisent les premiers relevés de température - le thermomètre ayant été inventé au XVIIe siècle - ainsi qu'une multitude d'archives climatiques naturelles telles que les cernes d'arbres ou les stalactites.
Le "petit âge glaciaire", une période de refroidissement du XVe au XIXe siècle, est clairement visible jusqu'en 1850. Ce refroidissement était principalement dû à des causes naturelles comme de nombreuses éruptions volcaniques dont les fines particules se dispersent dans l'atmosphère, masquant la lumière du soleil, une activité solaire réduite et un possible ralentissement des courants marins dans l'Atlantique Nord. Ce froid a progressivement cédé la place au réchauffement climatique causé par notre consommation croissante de charbon, de pétrole et de gaz au cours du XXe siècle. Pour le climatologue Christophe Cassou que je cite, « ce qui est frappant, c'est la rapidité extrême du réchauffement à partir des années 1970 »fin de citation. En effet, il s’agit d’un rythme inédit depuis au moins 2 000 ans.
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L’air humide transformée en énergie renouvelable ?
Des chercheurs de l'université du Massachusetts Amherst prétendent avoir découvert une méthode permettant de produire de l'électricité à partir de l'humidité de l'air. Grâce à un dispositif de la taille d'un ongle, mesurant un cinquième de la largeur d'un cheveu humain, les scientifiques ont réussi à générer un courant électrique continu, de faible intensité, évidemment.
Alors que l'énergie solaire atteint désormais un rendement de plus de 30 %, les chercheurs du monde entier travaillent sur de nouvelles sources d'énergie renouvelable. Cependant, il est rare qu'ils parviennent à en découvrir une nouvelle. Dans ce cas précis, la découverte est en réalité le résultat d'un accident survenu en laboratoire. Pour reprendre les mots du professeur Jun Yao : "Nous souhaitions créer un simple capteur d'humidité de l'air, mais pour une raison inconnue, l'étudiant qui travaillait dessus a omis de le brancher. L'équipe a été surprise de constater que le dispositif, composé d'un réseau de tubes microscopiques appelés nanofils, produisait quand même un signal électrique [...] chaque nanofil avait un diamètre inférieur à un millième de celui d'un cheveu humain, suffisamment large pour permettre à une molécule d'eau en suspension dans l'air de pénétrer, mais suffisamment étroit pour que la molécule se heurte à l'intérieur du tube. L'équipe a découvert que chaque collision conférait une petite charge au matériau et, à mesure que la fréquence des collisions augmentait, une extrémité du tube se chargeait différemment de l'autre. C'est un peu comme une batterie" fin de citation.
Dans une nouvelle étude, l'équipe de chercheurs a abandonné les nanofils au profit de matériaux comportant des millions de nanopores minuscules. Le résultat est un dispositif capable de générer environ un microwatt, ce qui est suffisant pour allumer un pixel sur un grand écran LED. La possibilité d'utiliser cette technologie pour alimenter nos appareils actuels est donc encore lointaine, mais les chercheurs sont sur la bonne voie pour découvrir une nouvelle source d'énergie renouvelable de grande envergure.
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Des anti-douleurs fabriqués à base de déchets papier ?
La majorité de nos analgésiques, donc nos anti-douleurs légers comme le paracétamol, sont fabriqués à partir d'un dérivé du pétrole. Autrement dit, le processus est loin d'être respectueux de l'environnement et sujet à des fluctuations de prix importantes. C'est pourquoi un groupe de chercheurs de l'université de Bath, au Royaume-Uni, s'est intéressé aux déchets générés par l'industrie du papier.
Ils ont en effet récupéré de grandes quantités de β-pinène, un composant de la térébenthine. Car il faut savoir que chaque année, l'industrie du papier produit 350 000 tonnes de térébenthine, dont elle ne sait pas que faire. Cela ne signifie pas pour autant que cette substance est inutilisable, bien au contraire, car elle peut remplacer le pétrole dans la synthèse de divers composés chimiques, qui servent ensuite à la fabrication de bêta-bloquants, de médicaments contre l'asthme et même de produits ménagers.
Et cette découverte présente deux grands avantages. Le premier est principalement d'ordre environnemental. En se débarrassant du pétrole, ce processus de synthèse devient beaucoup plus écologique, ce qui est crucial pour l'industrie pharmaceutique qui est 13 % plus polluante que le secteur automobile. De plus, cela permettrait d'obtenir une plus grande stabilité des prix, qui ne seraient plus dépendants de la situation géopolitique du moment, contrairement au pétrole. Toutefois, il convient de noter que, pour l'instant, ce processus de synthèse est plus coûteux que celui traditionnel. La question est donc de savoir si, dans le cas où cette nouvelle technique de production se généralise, il vaut mieux accepter de payer plus cher pour les médicaments afin de garantir un prix fixe.
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