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1272 épisodes · page 21 sur 43

Un concurrent à Tesla arrive en Europe ?
Connaissez-vous Zeekr ? Il s’agit d’une nouvelle marque de voiture électrique haut de gamme lancée en 2021 par le groupe Geely, propriétaire des marques Polestar et Volvo notamment. D’ailleurs, en 2021, Zeekr présentait son premier véhicule, la 001 à l’allure très similaire aux modèles de chez Tesla, mais avec un côté plus orienté crossover. En un peu plus de deux ans, la marque a bien grandi et s’apprête à débarquer en Europe.
À noter que le tout premier exemplaire de Zeekr 001 a été livré aux Pays-Bas, suivi immédiatement de l'ouverture du premier Zeekr Centre dans la ville de Stockholm en Suède. Dommage pour le premier acheteur qui devra donc traverser une partie de l’Europe s’il veut que l’entretien de sa voiture se fasse par le constructeur… Enfin, pas pour longtemps, puisque l’entreprise compte aussi s’installer à Amsterdam, ce qui sera plus pratique. Bref, une stratégie commune à d'autres marques comme Xpeng ou Nio qui ont eux aussi attaqué le marché européen en s’implantant dans les pays nordiques. À noter que Zeekr prévoit de s'étendre jusqu'en Norvège et au Danemark, avant de s'attaquer à l'Allemagne. Mais pour réussir son coup, l’entreprise compte lancer un nouveau modèle : le Zeekr X.
Ainsi, 2024 s’annonce comme étant une année charnière pour Zeekr. Afin d’assurer ses arrières, la marque prévoit de lancer une berline à placer en face de la Tesla Model 3, la Zeekr 007. Pour le moment, la France ne semble pas faire partie de ses priorités, Zeekr souhaitant se concentrer sur les marchés considérés comme plus réceptifs aux véhicules haut-de-gamme. Prochaine étape : faire son entrée sur le marché américain ainsi qu'à la bourse de New York. Bien que très jeune, la marque a passé la barre des 100 000 véhicules vendus, soit un résultat plus qu'acceptable étant donné que ses voitures se vendent entre 40 et 70 000 euros selon le modèle, pour 450 à 650 km d’autonomie.
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EDF veut construire un réacteur nucléaire par an ?
Les grands plans sont de retour chez EDF. C'est en tout cas ce qu'affirme son patron Luc Rémont, avec un objectif clair : accroître significativement les capacités de production du groupe. Plus précisément, il s’agira pour EDF de construire entre « 1 et 2 réacteurs nucléaires par an » sur le continent européen, son marché le plus important. Un chiffre qui doit être atteint dès 2030 et qui va demander un effort extrêmement important pour le groupe français. Car à l'heure actuelle, il serait plutôt sur un rythme de réalisation de un à deux réacteurs de grande taille par décennie.
D'après des propos rapportés par le journal Le Figaro, il devrait s'agir d'une montée en puissance « progressive ». Luc Rémont se veut d'autant plus confiant qu'il rappelle que durant les années 70-80, EDF réalisait quatre réacteurs par an. Alors quel est le véritable objectif derrière tout ça ? Chercher « l'effet de massification pour améliorer la compétitivité » fin de citation. Et au passage changer l’image pas forcément très populaire qui colle à la peau de l’entreprise depuis les années 2000, en se transformant en sauveur de l’énergie, dans un contexte où il en faut toujours plus, sans polluer davantage. Je cite le patron d’EDF, « à partir du moment où on sait qu'on va en faire un certain nombre, on organise la supply chain, la chaîne d’approvisionnement en français… on organise les travaux pour réaliser cette série, et on y arrivera… on montera en cadence, comme dans toute industrie » fin de citation.
L'énergie nucléaire connaît effectivement un retour en grâce depuis la guerre en Ukraine et l'abandon du gaz russe par l'Union Européenne. Elle a ainsi été à la fin du mois de novembre reconnue par le Parlement européen, en parallèle des énergies renouvelables, comme une industrie verte. Ce qui devrait permettre de soutenir son développement pour avancer sur la décarbonation.
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Nucléaire : le plus grand réacteur à fusion est au Japon ?
Le plus grand réacteur nucléaire à fusion du monde vient de prendre vie au Japon ! Dans le détail, ce monstre mesure 15 mètres de haut et de 13 mètres de diamètre, et a été installé dans la ville de Naka, sur la côte Est du pays, au Nord de Tokyo. Le réacteur de type Tokamak produit depuis fin octobre je cite « sa première campagne révisée de plasmas chauds à très haute énergie ». Car c’est en produisant du plasma que le réacteur génère plus d’électricité qu’il n’en consomme, le tout sans rejeter le moindre grâce de CO2. Un succès bien entendu japonais, mais aussi un peu européen !
En réalité, le JT-60 de son nom de code est un réacteur dédié à la recherche. Son processus de fabrication d’énergie un petit peu particulier, puisqu’il n’utilise pas les isotopes les plus propices de l'hydrogène, à savoir : le deutérium et le tritium, mais seulement de l'hydrogène et très peu de deutérium, ce qui permet d'avoir des installations beaucoup moins exposées à de la radioactivité, et donc de pouvoir les modifier plus vite d’après les experts qui en assure la maintenance. Le JT-60 a donc été modifié et amélioré plusieurs fois en presque 40 ans, et en attendant ITER, il est le plus grand réacteur Tokamak au monde.
Sa dernière amélioration a un lien direct avec le réacteur ITER, dont la construction a lieu en France. D'abord, le réacteur est partiellement financé par des organismes européens et implique les travaux de nombreux chercheurs du Vieux Continent. Ensuite, l'essence même de cette modification vise à former des plasmas à haute énergie qui auront la même forme que ceux d'ITER, avec qui il partage ses aimants conducteurs, la façon de refroidir le réacteur, la gestion des flux, le système de contrôle, et même les logiciels de conception et à la gestion de la documentation. De quoi mesurer, préparer et optimiser à plus petite échelle les réactions de fusion qui auront lieu sur ITER d'ici la fin de la décennie. Mais ce petit bijou de technologie a connu de nombreux écueils, notamment en mars 2021 quand lors d'un test avec son puissant champ magnétique, un court-circuit avait provoqué des dégâts, une enquête et 25 mois de travaux. Si la recherche sur la fusion nucléaire avance à grand pas, sa maîtrise est encore loin d’être actée, ce qui pose un vrai souci niveau préservation de l’environnement, étant donné que les années sont désormais comptée pour décarboner nos société, avant d’atteindre un éventuel point de non-retour.
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Google : l’IA Deepmind découvre les matériaux du futur ?
Deepmind, la filiale de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle, sait faire beaucoup de choses. Développer des modèles météorologiques plus fiables, ou battre les meilleurs joueurs d'échecs avec un logiciel, et même mettre au monde les matériaux de demain, comme le rapporte le média américain Wired.
Comme vous le savez, les innovations technologiques font souvent l'objet d'intenses débats que ce soit au niveau économique, où certains considèrent que le progrès technologique est le pilier centrale du système économique d’aujourd’hui, ou encore au niveau écologique puisque les nouveautés ont souvent besoin d’énormément de ressources pour naître, avant de s’affiner avec le temps. Si l’on ne sait pas dans quel camp se sont rangés les ingénieurs de Deepmind, ces derniers ont tout de même réussi à prédire les futurs matériaux qui pourraient inonder le marché à l’avenir, des matériaux qui n’existent tout simplement pas encore à ce jour.
C’est donc dans une étude publiée dans la prestigieuse revue Nature que la société a estimé à plus de 2 millions, le nombre de matières inédites qui pourraient être bientôt employées dans la vie quotidienne. Une hypothèse difficilement vérifiable, mais qui s'appuie sur une compilation de données du Materials Project, un laboratoire composé de plusieurs chercheurs du monde entier. Ce labo scientifique implanté au Lawrence Berkeley National Laboratory travaille sur 50 000 matériaux existants. Mais, dans le cadre de la transition énergétique et de l'explosion de la demande mondiale, la découverte de nouveaux matériaux est primordiale, ce qui fait dire à Google Deepmind que 400 000 nouveaux matériaux pourraient voir le jour dans les décennies à venir, mais sous certaines conditions.
Mais avant de crier victoire, le processus pour donner naissance à ces matériaux pourrait s'avérer long et coûteux. Par le passé, la fabrication des batteries lithium-ion a été un vrai parcours du combattant durant 20 ans. Aujourd’hui, on en retrouve l’association lithium-ion dans quasiment tous les objets électroniques. Je cite la directrice du projet, Kristin Persson, "si nous parvenons à réduire ce délai encore, nous pourrions parvenir à une véritable percée". Mais comme on a pu le vérifier par le passé, impossible n’est pas Deepmind, ce qui a de quoi nous rendre optimiste dans ce projet.
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La Russie à l’origine du premier écocide en Ukraine ?
À Tchornobaïvka, dans la banlieue nord de Kherson, se déroule une enquête pas comme les autres : la première plainte pour écocide liée à l'invasion russe. En cause, les conséquences de la destruction par des explosions du barrage de Kakhovka, sur le fleuve Dniepr, le 6 juin… La rupture d'une partie de l'édifice avait provoqué d'importantes inondations et fait des dizaines de morts, et plus de 13 milliards d'euros de dégâts selon l'ONU. Si Moscou et Kiev se sont rejetés la responsabilité de cette catastrophe, il faut noter que le barrage se trouve en zone contrôlée par les Russes. L’armée Ukrainienne avait pointé du doigt selon eux une stratégie militaire de la Russie visant à freiner la contre-offensive en inondant la région.
A la tête d'une équipe composée d'écologistes et supervisée par la police scientifique se trouve le procureur ukrainien Vladyslav Ignatenko. Pour rappel, le chef d'accusation d'écocide est intégré au code pénal ukrainien depuis 2001. Pour enquêter sur les conséquences de la destruction du barrage, Maksym Popov, conseiller spécial pour les crimes environnementaux auprès du procureur général ukrainien, a déployé "172 procureurs et 285 enquêteurs" et a l'intention de poursuivre la Russie "dans les juridictions ukrainiennes et internationales". Cependant, aucune loi internationale ne prévoir le crime d'écocide dans ses textes. Ceci dit, l’article 8 du statut de Rome, qui régit les lois de la Cour pénale internationale, définit des crimes de guerre dommageables à l'environnement, ce qui signifie malheureusement que cette plainte aboutira difficilement, étant donné qu’il faudrait prouver que la Russie voulait intentionnellement détruire l'environnement.
Pour le professeur associé à l'université de Zaporijjia, Vadym Maniouk, il n’y a pas que les inondations dont je viens de vous parler qui sont la preuve d’un écocide. Il y a aussi l’assèchement d’une zone en amont du Dniepr où 4 mètres ont tout simplement disparu. Pour lui, l'écocide est indéniable, je le cite, "des milliards d'organismes vivants ont été soudainement tués en quelques jours" fin de citation, même s’il concède que la vie a repris ces droits sur cette zone avec de nouvelles pousses d’arbres. L’enquête devrait durer encore plusieurs mois, mais au vu du manque de texte sur les écocides dans le droit international, ne devrait malheureusement pas avoir de véritables conséquences, si ce n’est avertir le monde entier de l’état de la nature dans une zone de guerre comme l’Ukraine.
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UE : fini les destructions de vêtements invendus ?
Le Parlement européen et les Etats membres de l'UE ont annoncé en ce début du mois de décembre, qu’un accord avait été trouvé pour interdire la destruction des vêtements neufs invendus, et renforcer l'écoconception des biens afin qu'ils soient plus faciles à réparer et à recycler. Cet accord est profondément lié à la nouvelle législation proposée par la Commission européenne en mars 2022, qui fixe de nouvelles exigences dans la conception des produits pour limiter leur impact sur l'environnement.
Parmi les mesures concrètes, la destruction de vêtements et chaussures invendus sera désormais interdite. La mesure prendra effet deux ans après l'entrée en vigueur de la loi, avec un délai de six ans accordé aux entreprises de taille moyenne, tandis que les petites entreprises seront exemptées de cette mesure… Comprenez par-là que les géants du textile devront se mettre au diapason très rapidement, et devront aussi dévoiler chaque année le volume de produits mis à la poublle et expliquer les raisons de cette pratique. La Commission aura le pouvoir d'élargir cette interdiction à d'autres catégories de produits. Concernant l'écoconception, la Commission définira des exigences spécifiques pour certains biens de consommation afin d'encourager l'économie circulaire.
Dans le détail, le texte introduit un "passeport numérique" sous la forme d'un QR code, contenant des informations qui permettront aux consommateurs et aux entreprises de connaître l'incidence de leurs achats sur l'environnement et ainsi d'éclairer leurs choix. Ce QR code apportera aussi des informations sur la traçabilité et les matériaux utilisés qui faciliteront la réparation et le recyclage. De son côté, le patronat européen a salué cet accord tout se montrant inquiet concernant de nouvelles contraintes administratives. Je cite, "le règlement sur l'écoconception a le potentiel de créer un marché solide pour les produits circulaires et d'accélérer la transition pour Markus Beyrer, directeur général de BusinessEurope, mais « les exigences en matière d'information risquent d’être irréalisables et pourraient surcharger les entreprises » fin de citation. Le texte devra encore être formellement approuvé par les eurodéputés et par les États membres dans les semaines à venir.
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Nucléaire : des grands changements apportés par l’UE ?
C’est officiel au niveau européen, les députés du parlement ont voté pour que le nucléaire soit considéré comme une énergie renouvelable, pointant du doigt je cite « son rôle crucial dans la décarbonation de l'Europe ». Si l’objectif pour 2030 fixé par les eurodéputés est de produire 40 % des besoins en énergie chaque année grâce aux énergies renouvelables, cela se fera désormais avec le nucléaire, qui en était exclu jusqu’à présent.
Le Parlement européen vient de voter en faveur de l'inclusion du nucléaire parmi les technologies vertes à soutenir. Ce scrutin, qui intervient dans le cadre de l'« Acte sur l'industrie Zéro-Net », fixe l’objectif de produire 40 % des besoins annuels de l'UE sur le sol européen afin de renforcer la compétitivité du continent face à la Chine et les États-Unis. Si le nucléaire est déjà largement régulé nationalement, cette décision est vue comme un soutien important à l'industrie. Dans le détail, l'« Acte sur l'industrie Zéro-Net », permet aux États membres de choisir les technologies à favoriser parmi une liste élargie.
Les eurodéputés ont innové en ajoutant des critères environnementaux aux appels d'offres publics, qui pourraient avantager les fournisseurs européens. La simplification des procédures et des financements mais aussi l'accélération des octrois de permis pour les implantations industrielles, sont également prévues. Cette législation a d'ailleurs été assez nettement adoptée avec 376 voix pour, 139 contre et 116 abstentions. Reste désormais à discuter de la forme finale de cette loi… une étape qui débutera une fois que le Conseil de l’UE aura pris position dans cette affaire. Pour de nombreux observateurs, la décision de reconnaître le nucléaire comme une technologie verte souligne en tout cas la nécessité pour l'Europe de soutenir d'un point de vue réglementaire ces industries pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Maintenant que le nucléaire est positionné au même niveau que les énergies renouvelables, cette décision ne modifie pas fondamentalement les règles au niveau national, chaque pays restant libre de ses choix en matière d’énergie renouvelable. Il s’agit simplement d’un soutien symbolique à une industrie qui pour beaucoup, joue un rôle essentiel dans la transition énergétique, pas certainement pas une révolution énergétique comme beaucoup l’annonçaient… ou tout du moins, pas pour l’instant.
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Avion : de l’hydrogène à la place du kérosène ?
L'aviation civile est aujourd'hui à un carrefour de son existence. Souvent pointée du doigt pour sa pollution, elle se doit de se verdir le plus vite possible. Alors que la recherche d'alternatives écologiques plus durables devient urgente, l'hydrogène émerge comme une possibilité envisageable. Si certains prototypes comme l’avion H2FLY semblent convaincants, peut-on réellement considérer ce carburant comme une solution viable ?
Certains aéroports, comme celui d'Heathrow en Angleterre se retrouvent au cœur de cette réflexion. Pour Matt Prescott, le chef de la stratégie carbone au sein du gigantesque, je cite, « la quantité de carburant qui passe par Heathrow est énorme. C'est environ la moitié des besoins en kérosène du Royaume-Uni ». Dans le pays, le « Jet Zero Plan » a pour ambition d'atteindre le zéro émission d'ici 2040 pour l'aviation civile. Aux États-Unis, même objectif, mais pour l'année 2050. De même pour l'Union européenne avec le plan « Destination 2050 ». C'est pourquoi aujourd'hui l'industrie aérienne planche sur l'exploration de diverses alternatives de carburants d'aviations durables, les SAF (Sustainable Aviation Fuel), des carburants qui ne proviennent pas d'énergie fossile, dont l’hydrogène.
Contrairement au kérosène, l'hydrogène ne produit pas de CO2 lorsqu'il est utilisé comme carburant. En revanche, c’est lors de sa production qu’il faut être vigilant ! En effet, l’hydrogène vert est produit à partir d’électricité issue des énergies renouvelables. Or, l’hydrogène gris utilise de l’électricité issue de combustibles fossiles, ce qui est en réalité une fausse bonne idée, doublée d’une part d’hypocrisie. Quoiqu’il en soit, les défis techniques pour faire passer l’hydrogène à l’état liquide sont considérables. Il faut en effet le refroidir à -253°C. L'entreprise de renom Air Liquide (qui a travaillé sur les fusées Ariane de l'ESA) collabore actuellement avec Group ADP et Airbus pour que la technologie soit adaptée à l'aviation. Même si l'exemple du H2Fly est encourageant, ce n'est pour l’instant qu'un prototype. Car installer des infrastructures de stockage et de distribution d'hydrogène dans les grands aéroports, ce n’est pas la même histoire, étant donné que le coût global est estimé à un milliard de dollars par aéroport.
Si le défi semble difficilement surmontable en l’état, des start-up travaillent déjà sur l’élaboration de nouvelles alternatives plus économiques. C'est le cas d'Universal Hydrogen par exemple, avec des modules de stockage d'hydrogène liquide transportables par camion, et que l'on peut directement intégrer aux avions.
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Solaire : du travail forcé pour des panneaux à bas coût ?
En septembre 2022, la Commission européenne avait présenté un texte visant à interdire l'entrée sur le territoire de l'Union des produits issus du travail forcé. Une mesure qui, dans le principe, fait évidemment l'unanimité, mais qui pourtant est bloquée par certains acteurs économiques. C'est le cas du monde de l'énergie solaire, qui tente de proposer à la place des mesures moins fermes contre ledit travail forcé.
D’après le Global Slavery Index, la production de panneaux photovoltaïques serait le quatrième type de produits le plus touché par le travail forcé cette année dans les importations des pays du G20. Une situation causée notamment par la domination de la Chine dans le secteur, où l’on trouve un tiers des matériaux de base servant à leur fabrication comme le polysilicium, provenant du Xinjiang, là où la minorité ouïgoure serait astreinte à du travail forcé.
Le lobby du solaire, représenté par l'association SolarPower Europe, regroupe quasiment 600 sociétés du secteur, et critique cette initiative de l’Union Européenne. Plus précisément, elle s'en est prise à l’ajout du Parlement européen, qui inverse la charge de la preuve dans les situations les plus dangereuses. Concrètement, dans ces cas particuliers, ce serait aux entreprises de montrer qu'elles n'intègrent pas dans leurs chaînes d'approvisionnement des produits issus du travail forcé.
Je cite l’association, « on ne sait pas clairement comment les entreprises peuvent légalement démontrer que leur produit est conforme […] Nous craignons que cela ralentisse injustement le déploiement de l'énergie solaire » fin de citation. À la place, SolarPower Europe plaide plutôt pour des mesures déjà présentes dans son programme Solar Stewardship Initiative, qui consiste en la mise en place d'efforts « ciblés » de la part des entreprises du secteur. Ces entreprises souhaitent davantage être plutôt l'objet d'une « vérification par un tiers indépendant. » Problème, pour le cas de régions comme le Xinjiang, les autorités ne laissent pas entrer d'observateurs extérieurs. Ce genre de procédure est donc impossible à déployer. Reste maintenant à savoir si l'activisme du lobby du solaire aura des effets sur la législation, à l'heure où le photovoltaïque fait l'objet de grands projets.
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Voitures électriques : un volcan pour les alimenter indéfiniment ?
Dans une étude publiée dans la revue Science Advance, des scientifiques de Lithium Americas Corporation, de GNS Science et de l'université d'État de l’Oregon affirment avoir découvert le plus grand gisement de lithium au monde à l'intérieur d'un très vieux volcan éteint aux États-Unis. Ce dernier aurait explosé il y a environ 16 millions d'années, formant une importante quantité de ce métal rare à l'intérieur de sa roche volcanique.
Selon l’équipe de volcanologues et de géologues, ce supervolcan nommé Caldeira de McDermitt, situé à la frontière du Nevada et de l'Oregon, contiendrait plus de 100 millions de tonnes de lithium. De quoi répondre à la demande mondiale de batteries pendant des décennies, mais aussi perturber la dynamique des prix et de l'offre de lithium à l'échelle planétaire. Les batteries lithium-ion sont connues aujourd’hui pour alimenter un très grand nombre d’appareils, des smartphones aux véhicules électriques. Mais les grandes quantités de lithium nécessaires à leur production ont entraîné une réelle "ruée vers le lithium", selon les chercheurs.
Les prévisions actuelles indiquent qu’il faudra environ 1 million de tonnes de lithium pour répondre à la demande mondiale d'ici 2040, soit huit fois plus que la production mondiale totale de l'année passée. D’après les calculs des experts, le Caldeira de McDermitt pourrait contenir jusqu'à 120 millions de tonnes de lithium, ce qui la rendrait douze fois plus importante que la quantité de lithium contenue dans les salines de Bolivie, qui étaient auparavant considérées comme le plus grand gisement de lithium sur Terre. Je cite l’étude, les ressources de lithium sédimentaires volcaniques sont susceptibles de répondre à cette exigence, car il s'agit généralement de gisements peu profonds, à fort tonnage et à faible rapport déchets/masse de minerai » fin de citation. Ainsi, l'exploitation minière de ce supervolcan pourrait, selon eux, commencer dès 2026.
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Capter et stocker les gaz d’échappements sous forme liquide ?
Dans un article publié mi-novembre dans la revue Interesting Engineering, on apprend qu’une startup suisse du nom de Qaptis a mis au point une solution innovante pour réduire l’empreinte carbone des camions transportant des marchandises. Pour ce faire, la société a créé un système de décarbonation capable de capter le CO2 émis par un pot d’échappement, puis de le stocker sous forme liquide.
Cette initiative est née d’un constat. Les camions qui transportent des marchandises à travers la Suisse rejettent chaque année plus d’un million de tonnes de dioxyde de carbone, d’après les données de l’Office fédéral de la statistique. Concrètement, la startup s’est intéressée à une technologie qui a vu le jour au sein de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Le but est d’avoir recours à une quantité minimale d’énergie externe pour convertir le CO2. Initialement présent sous forme de gaz, celui-ci va devenir liquide. L’objectif final est de créer une boucle je cite « de rétroaction positive ». Dans le détail, le CO2 présent dans le tuyau d’échappement est collecté, puis refroidi. Par la suite, le dioxyde de carbone est isolé des autres gaz (tels que l’oxygène et l’azote), puis, le mélange transite sur une "poudre spéciale" qui fait office d’absorbant. Une fois saturée en CO2, la poudre est chauffée au moyen de la chaleur perdue du moteur. Le dioxyde de carbone, alors libéré, est comprimé par des compresseurs, qui lui donnent ensuite sa forme liquide.
Au-delà de son action sur les émissions de CO2, le système développé par Qaptis pourrait être associé à une source de revenus pour les propriétaires de camions. En effet, le dioxyde de carbone capté pourrait être utilisé dans la fabrication de matériaux de construction et de carburants synthétiques, d’énergie, d’engrais et d’aliments. La société aurait même conclu un partenariat avec un transporteur local, et le premier véhicule d’essai pourrait être exploité d’ici la fin 2024. Pour l’heure, bien que des demandes lui soient parvenues d’Asie, la startup souhaite se concentrer sur les marchés suisse, autrichien et allemand.
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Nuages : pleuvoir ou stopper la grêle sur commande ?
En Australie, la compagnie d'électricité Snowy Hydro termine fin novembre sa traditionnelle campagne d'ensemencement dans les Snowy Mountains, la chaîne de montagne la plus haute du pays. Son objectif : augmenter les chutes de neige grâce à des générateurs de particules d'iodure d'argent. Snowy Hydro compte ainsi alimenter des réserves d'eau pour produire davantage d'hydroélectricité.
Que ce soit pour l'agriculture, la consommation humaine ou l'électricité, les besoins en eau sont particulièrement aggravés par le réchauffement climatique. D’après l'ONU, 2,3 milliards de personnes vivent déjà dans des États où le manque d'eau pose problème. Dans ces conditions, nombre de pays tentent de contrôler la météo comme l'Inde, la Thaïlande, les États-Unis, mais aussi la Chine. En 2020, une document publié par Pékin, la Chine disposera d'un système de modification de la météo d'ici 2025, tout comme les Émirats arabes unis qui s’affairent également dans ce domaine.
Depuis le début du 20e siècle, les techniques pour faire tomber la pluie ont un peu évolué, et ne cessent de s’améliorer grâce à de multiples recherches. Les techniques les plus courantes consistent globalement à disperser des particules d’iodure d'argent ou de sel hygroscopique dans les nuages, soit par avion, soit par des générateurs ou des fusées depuis le sol. Les mini-particules introduites dans le nuage vont alors en modifier la structure et potentiellement, créer des précipiter. C’est ce qu’on appelle l’ensemencement, ce que fait l’Australie. Sauf que cette technique présente un certain nombre de problèmes. Il est en effet difficile d'évaluer son efficacité réelle.
En France, l'association nationale d'étude et de lutte contre les fléaux atmosphériques (Anelfa), créée dans les années 50, pratique cette technique pour tenter de diminuer la grêle qui endommage les cultures agricoles. Je cite la directrice de l’Anelfa, « l'efficacité reste difficile à évaluer car il y a une grande variabilité de ce phénomène naturel […] Mais nos relevés montrent une corrélation entre les zones qui ont reçu de l'iodure d'argent et celles qui ont reçu le moins de grêle » fin de citation. En Australie, Snowy Hydro parle de 14% de neige en plus dans les Snowy Mountains lors des campagnes d'ensemencement. Les techniques présentées comme pouvant forcer un nuage à précipiter alors qu'il aurait normalement pris plusieurs heures pour le faire vont devenir l’objet de plus en plus de conflit dans le monde d’après l’Anelfa… et cela aurait déjà commencé puisqu’en 2018, un haut cadre iranien aurait accusé Israël d'avoir volé ses nuages iraniens. Hormis la notion de propriété des nuages, qui par définition est un bien commun, la guerre de l’eau est annoncée depuis des décennies, et cela passera sans doute par le contrôle des nuages.
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Au lieu du Black Friday, optez pour le Green Friday ?
Initialement une tradition américaine le lendemain de Thanksgiving, le quatrième vendredi du mois de novembre est aujourd’hui, plus qu’un jour, une période de solde intensive dans le monde entier, avec des promotions de -60 %, -70 %, -80 %.... Arrivé en France il y a une dizaine d'années, cet événement a dès le départ attiré des critiques de la part des défenseurs de l'environnement... Car comme ont pu l’observer certaines associations, peu de temps après ce Black Friday, les poubelles sont anormalement pleines, générant un surplus de déchets.
Si certaines marques ont choisi de boycotter le Black Friday, d'autres ont préféré "retourner" l'événement pour faire de cette date la promotion des modes de consommation alternatifs. Ainsi, la fédération Envie s'est associée à des acteurs associatifs tels qu'Altermundi, Emmaüs ou encore le Réseau national des ressourceries pour créer le "Green Friday". Je cite Guillaume Balas, Délégué général du réseau Envie, « à la place de ce qui aurait pu être une promotion, le client, lui, paye le même prix que d'habitude. Sauf que pour nous, les ventes du jour servent à financer des associations de la transition écologique » fin de citation.
Il ne faut donc pas être étonné si en "vitrine" du Green Friday, on retrouve essentiellement des produits reconditionnés… à ne pas confondre avec l’occasion. D’après Guillaume Balas, que je cite « l'occasion, c'est un produit qui a déjà été utilisé, mais dont on ne sait pas s'il a été remis à neuf ou non, ni même s'il a été ne serait-ce que nettoyé… en revanche, le reconditionné passe par un processus d'analyse de l'objet qui consiste à vérifier s'il y a des pannes qui nécessiteraient réparation, s'il faut changer des composants de cet objet pour qu'il puisse fonctionner et pour allonger sa durée de vie » fin de citation. Ce processus de reconditionnement est d’ailleurs assorti d’une garantie pour le client. Par exemple, chez Envie, la garantie est de 2 ans.
Si 4 Français sur 10 sont sensibles aux promotions du Black Friday, un sur trois se reconnaît déjà davantage dans le Green Friday, selon un sondage OpinionWay pour le réseau Envie. Reste encore à le faire connaître, je cite Guillaume Balas « quand vous avez des multinationales qui font le Black Friday, il est certain qu'elles ont un capital à investir dans la communication que nous n'avons pas. Malgré tout, il me semble que l'on se débrouille pas mal ! » fin de citation.
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Nasa : un premier satellite en bois avec le Japon en 2024 ?
Le bois est un matériau dont le succès ne se dément pas. On le voit revenir en force autour de nous sans surprise, mais ce qui l’est davantage, c’est qu’il pourrait être envoyé dans l’espace à l’avenir ! Après toute une série de tests à bord de la Station spatiale internationale cette année, la Nasa et l'Agence spatiale japonaise (Jaxa) travailleraient sur le premier satellite en bois au monde, avec un lancement prévu courant de 2024 d’après les chercheurs de l'université de Kyoto.
Concrètement, trois essences de bois ont en effet été envoyées à bord de l'ISS, et n’auraient montré aucune déformation après avoir été exposées au vide spatial. Les résultats de l’expérience auraient également confirmé l’absence de changement de masse pour chaque spécimen de bois d’après les chercheurs. Et le satellite qui découlera de cette expérience, portera le nom de LignoSat. Il sera construit avec du magnolia et ne sera pas plus grand qu'une tasse à café. Pourquoi le magnolia, et bien parce que ce type serait beaucoup plus maniable, stable et résistant que les autres. Pour développer ce satellite écolo en quelque sorte, les ingénieurs de l'université de Kyoto peuvent compter sur l’expertise de charpentiers et de menuisiers travaillant habituellement sur la restauration de vieux temples shintoïstes ou sur la réparation d'anciens costumes de samouraï.
Et en effet, l’enjeu écologique en ce qui concerne les satellites est important. En juin 2022, le nombre d’objets de plus de 10 cm en orbite autour de la Terre était estimé à environ 36 500 par la revue Nature. Et selon le dernier décompte de l'association UCS (Union of Concerned Scientists), plus de 6 700 satellites fonctionnels seraient actuellement en orbite autour de la planète, dont une immense majorité aurait été fabriqué avec des matériaux non biodégradables. A contrario, le bois ne brûle pas et ne pourrit pas dans le vide spatial, mais il peut facilement brûler lors de son retour dans l'atmosphère terrestre. Au final, LignoSat constitue un premier pas vers une conquête spatiale plus responsable.
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Avion : pas plus de 4 fois dans une vie pour la planète ?
Le secteur de l’aviation est très souvent l'un des premiers à être pointé du doigt quand il faut trouver un responsable pour la pollution de l’air. Et malgré la croissance rapide de ce secteur, son accès reste limité à une petite partie de la population mondiale. Face à cet enjeu, Greenpeace France a chargé le cabinet BL évolution d'évaluer la fréquence à laquelle chaque individu peut prendre des vols long-courriers d'ici 2050 sans pour autant détruire la planète. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que certains vont devoir drastiquement baisser le nombre de leurs voyages s’ils souhaitent contribuer à la limitation du réchauffement climatique de 1,5°C.
Dans le détail, un Français embarque aujourd’hui pour un vol long-courrier aller-retour tous les cinq ans en moyenne. Selon Greenpeace, c'est beaucoup trop, d'autant plus que la part des émissions des long-courriers pèserait pour 61 % des émissions totales du secteur, et qu'elle serait « amenée à augmenter dans les années à venir » d’après l'ONG. Pour rappel, est considéré comme un vol dit « long-courrier », un voyage en avion dont la durée est supérieure à 4h30. Généralement, cela concerne les trajets qui nous font voyager en dehors de l'Europe. Et d’après Greenpeace France, le nombre total de vols par personne entre le 1er janvier 2023 et le 1er janvier 2050 pour respecter l’accord de Paris sur le climat, devrait se limiter à 4.
Si l'on prend en compte le scénario permettant de limiter l'augmentation des températures à 1,5°C maximum, un Français devrait se limiter à 4 vols long-courriers jusqu'en 2050, soit deux allers-retours long-courriers. Dans le cas d’un scénario plus pessimiste, c’est-à-dire pour limiter le réchauffement en dessous des 2°C, ce chiffre grimpe à 5 aller-retours. Pour obtenir ces résultats, Greenpeace s’est basé sur ce qu’elle une « convergence progressive de l'option inégalitaire vers l'option égalitaire », autrement dit le nombre de vols par Français dans leur ensemble. Si chaque être humain vivant sur Terre avait la possibilité de prendre l'avion, on tomberait à moins d'un vol aller-retour long-courrier d'ici 2050 pour le scénario limitant la hausse à 1,5°C. Greenpeace a aussi pris en compte les réflexions de l'Agence de la Transition écologique, l'ADEME, qui n'oublie pas le scénario de rupture technologique, qui pourrait offrir un gain d'efficacité énergétique que l'ONG estime pour sa part à environ 3 % par an. Les progrès techniques, le remplacement des carburants et le renouvellement de flottes pourraient ainsi limiter la hausse des émissions du secteur aéronautique.
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La plus grande ferme solaire au monde désormais opérationnelle ?
Saviez-vous que la plus grande ferme de panneaux solaires du monde se trouve aux Émirats arabes unis ? Plus précisément, il s’agit de la ferme solaire d’Al Dhafra, composée de 4 millions de panneaux solaires, et capable d’alimenter 160 000 habitations en électricité décarbonée. À quelques jours de l’ouverture de la COP 28 qui se tient à Dubaï, cette annonce est le signe d’une grande avancée dans le domaine des énergies renouvelables, mais qui pour certains n’a pas vraiment de sens.
Concrètement, cette ferme est située dans le désert à 35 km de la capitale d'Abu Dhabi. La centrale Al Dhafra a une capacité de 2 gigawatts et peut alimenter 160 000 foyers. Ses 4 millions de panneaux solaires mobiles double face s’étendent sur une surface totale de 20 kilomètres carrés. Pour l’historique, cette infrastructure est le fruit d’une collaboration internationale dans laquelle sont impliqués EDF Renouvelables et le Chinois Jinko Power Technologie. Selon les opérateurs TAQA et Masdar, qui détiennent 60 % du projet, la ferme solaire d’Al Dhafra éliminera plus de 2,4 millions de tonnes d'émissions de carbone par an.
En somme, cette immense ferme solaire agit comme un déclencheur pour les Émirats arabes unis qui comptent tripler leur capacité de production d'énergies renouvelables pour atteindre 14 GW d'ici 2030 et visent la neutralité carbone pour 2050. Mais dans le même temps, le pays qui est l'un des principaux exportateurs de pétrole compte augmenter sa production de trois à cinq millions de barils de brut par jour d’ici 2027. Un paradoxe qui alimente la polémique autour de la tenue de la COP 28 à Dubaï. En effet, la conférence internationale de l’ONU sur le climat qui réunit 70 000 participants sera présidée par le ministre de l’Industrie Sultan Ahmed al-Jaber qui se trouve être le directeur général de Masdar, mais aussi d’Adnoc, la plus grande compagnie pétrolière des Émirats arabes unis. Un choix qui a suscité une vague de protestations parmi les défenseurs de la cause environnementale et de responsables politiques. Plusieurs objectifs ont été fixés pour cette COP 28, notamment d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables et de garantir le financement des pays pauvres les plus touchés par le dérèglement climatique par les pays riches les plus pollueurs.
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Que contient l’accord de l’UE pour protéger la biodiversité ?
Le Parlement européen et les États membres de l'Union européenne (UE) sont parvenus début novembre à un accord sur un projet clé pour la restauration de la nature et la biodiversité. Le texte imposera aux pays membres de mettre en œuvre des mesures pour restaurer la nature sur au moins 20% des terres et des espaces marins de l'Union d'ici 2030, selon un communiqué du Conseil européen.
Concrètement, la législation imposera aux Vingt-Sept de restaurer d'ici 2030 au moins 30% des habitats abîmés, puis 60% d'ici 2040 et 90% d'ici 2050. Selon Bruxelles, 80% des habitats naturels dans l'UE sont dans un état de conservation "mauvais ou médiocre" comme les dunes et les prairies particulièrement, et jusqu'à 70% des sols sont en mauvaise santé. Tout cela à cause de la pollution, de l’urbanisation, et de l’exploitation intensive de la nature. Pour parvenir à ces niveaux de restauration, le texte se base sur de nombreux indices comme celui des papillons dans les prairies, le stock de carbone organique dans les sols minéraux des terres cultivées ou encore le nombre d'oiseaux forestiers. Le Parlement européen a également convenu que les États membres devraient veiller à ce qu'il n'y ait pas de perte nette d'espaces verts dans les villes, entre l'entrée en vigueur du règlement et la fin de l'année 2030.
Il aura quand même fallu plus de 10 heures de négociations pour arriver à cet accord. La plus importante formation au Parlement européen, le Parti populaire européen ancré à droite, avait tenté de le faire abandonner plus tôt cette année, alors que la Commission européenne avait proposé le texte en 2022. Avec leurs alliés, ils exigeaient le retrait pur et simple de ce texte, dont ils affirmaient qu’il mettrait en danger la sécurité alimentaire de l'Union européenne (UE) et compromettrait le développement des énergies renouvelables.
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Dessaler l’eau de mer grâce au mouvement des vagues ?
L’une des questions majeures de ce siècle sera l’accès à l’eau potable, ce qui est quand même une belle ironie quand on sait que la majorité de la planète est composée d’eau. D’après l'OMS, 2,2 milliards de personnes n'y ont pas accès sur Terre. Un constat qui ira forcément en s'aggravant avec le changement climatique, la croissance démographique, la dégradation des écosystèmes, la pollution de l'eau et la surconsommation de la ressource. Ceci dit, l’une des solutions les plus efficaces semble être la désalinisation de l'eau de mer, d’autant plus si cette technique est couplée aux énergies renouvelables. C’est justement ce qu’étudie Oneka Technologies, en projetant d’utiliser le mouvement des vagues pour produire de l'eau douce. Actuellement, plus de 300 millions de personnes dépendent de l'eau dessalée pour survivre.
D’après la directrice de l'innovation chez Oneka Technologies, que je cite « les installations conventionnelles servant à désaliniser l'eau de mer sont alimentées par des combustibles fossiles, mais nous sommes arrivés à un point charnière. Il faut nous éloigner de la désalinisation traditionnelle et des énergies fossiles » fin de citation. Oneka fabrique donc des unités de désalinisation flottantes que seules les vagues alimentent. Ce principe des bouées de désalinisation d'Oneka est simple, mais redoutablement bien pensé, car en flottant en surface, elles convertissent l'énergie des vagues pour activer un système de membranes, qui filtrent l'eau de mer. Tout cela, sans la moindre consommation d'électricité. Un système 100 % mécanique, qui peut même fonctionner par faible houle, avec de petites. Concrètement, trois tailles de bouées existent, la plus grande mesurant huit mètres de large sur cinq de long et peut fournir jusqu'à 49 000 litres d'eau potable par jour.
Ceci dit, le gros problème de la désalinisation, c’est le rejet de saumure dans la nature, les déchets de cette désalinisation, qui vient fortement perturber les écosystèmes. Un souci dont a parfaitement connaissance Oreka, qui a conçu cette solution en connaissance de cause. Concrètement, la saumure produite lors du processus est mélangée de nouveau avec les trois quarts de l'eau qui n'ont pas été traités par la membrane. Ce mélange est ensuite rejeté à la mer, mais est à peine 25 % plus salée que l'eau de mer naturelle d’après Oreka. De ce fait, l'impact environnemental du dispositif serait considérablement réduit. Reste à savoir si Oreka pourra développer son dispositif à l’avenir pour fournir davantage d’eau douce au plus grand nombre.
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Transport : l’électrique de plus en plus cher à l’avenir ?
Une étude publiée ce début novembre par le très sérieux cabinet britannique IDTechEx s’intéresse de près à l'électrification des véhicules terrestres, maritimes et aériens. Et les premiers enseignement que l’on peut en tirer, c’est que le marché de l’électrique, d’ici 20 ans (soit en 2044), devrait dépasser la barre des 1 000 milliards d'euros, sans compter les voitures électriques… ce qui devrait également faire bondir le coût de l’électricité.
Pour tout comprendre, un petit état des lieux de chaque mode de transport s’impose. Pour commencer, les camions, autobus et camionnettes jouent un rôle essentiel dans la réduction des émissions mondiales. Si les bus électriques ont connu une croissance précoce en Chine, le marché mondial devrait atteindre un nouveau sommet après 2040, stimulé par une adoption accrue en Europe. Les géants de l'automobile tels que Tesla, Daimler, Volkswagen et Volvo investissent massivement dans les camions électriques à batterie, tandis que Toyota et Hyundai se tournent vers les camions à pile à combustible. Malgré les défis liés à l'hydrogène, ces camions à pile restent une option intéressante pour le transport longue distance. Enfin, les ventes de camions électriques ont carrément doublé entre 2021 et 2022, ce qui signifie que tous les feux sont au vert dans ce domaine.
La navigation électrique, elle, a vu son marcher tripler depuis la pandémie, alimentée par l'intérêt croissant pour la navigation de plaisance, malgré le coût élevé des batteries. Pour les navires commerciaux électriques et hybrides de plus grande taille, l'industrie se porte également très bien, le ferry étant le navires électriques les plus courants, puisqu'il est bien plus facile à recharger. Dans le secteur aérien, les taxis volants électriques représenteraient le futur du transport d’après le rapport. Ceci dit, les défis posés sont nombreux, tant au niveau technologique que financier dans ce domaine, ce qui ralenti la commercialisation de ces taxis aériens. Évidemment, il y a d’autres moyens de transports, hors voitures électriques, que l’on pourrait citer, mais rien qu’avec ceux-là, vous avez une photo assez précise de la situation.
On le voit, l'électrification progresse à des rythmes différents, mais sa croissance est constante dans chaque secteur. En combinant les marchés des deux-roues, des fourgonnettes, des camions, de la marine, de la construction, des bus et des taxis aériens, le rapport d'IDTechEx prévoit un marché mondial des véhicules électriques dépassant les 1 000 milliards d'euros 2044. Mais malheureusement, le prix de l’électricité devrait continuer à augmenter lui aussi. En 2024, les tarifs augmenteront de 10 %, et d’ici 2030, le prix du kWh devrait prendre +50%. Une tendance confirmée par l’Union française de l’électricité ainsi que le Commissariat général au développement durable du ministère de l'Environnement. Passer au tout électrique a un coût certain, mais cela vaut sans doute le coup pour notre santé, ainsi que celle de l’environnement.
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Une usine allemande va révolutionner le marché de l’hydrogène ?
Le secteur de l’hydrogène vert est en plein essor à travers le monde. Si la plus grande usine d'Amérique du Nord d'hydrogène vert vient d'ouvrir ses portes aux États-Unis, la capitale allemande Berlin a elle aussi inauguré un outil d’exception pour le continent européen. Pour l’occasion, le chancelier Olaf Scholtz a fait le déplacement dans cette gigafactory détenue à 75% par Siemens et à 25% par Air Liquide.
Concrètement, cette usine produira des électrolyseurs utilisant la technologie de membrane échangeuse de protons. Une technique signée Siemens, et qui permet grâce à l'utilisation d'un courant électrique, de séparer la molécule d'eau entre ses atomes d'oxygène et ses atomes d'hydrogène, qui peut ensuite être récupéré et traité par les solutions d'Air Liquide, afin de servir de source d'énergie. Au total, 30 millions d'euros, dont 15 millions fournis par des subventions du gouvernement allemand, ont été nécessaires pour créer cet établissement, qualifié par Olaf Scholtz de « conte de fées industriel. »
La production d'électrolyseurs pour la première année devant représenter une capacité totale de 1 GW. C’est certes assez modestes, mais Siemens et Air Liquide veulent rapidement accroître leur capacité de production, pour atteindre les 3 GW à l'horizon 2025, puis plus de 20 GW en 2030, ce qui représente quand même deux fois plus que l’objectif allemand, et la moitié des objectifs européens d’ici la fin de la décennie. Pour François Jackow, directeur général d’Air Liquide que je cite, « la production en série d'électrolyseurs à une échelle industrielle est la clef pour faire de l'hydrogène renouvelable compétitif une réalité » fin de citation. Et les perspectives sont belles pour les partenaires, qui seront les deux seuls clients de la gigafactory. Ils auraient ainsi déjà réussi à s'imposer de l'autre côté de l'Atlantique, où l'Inflation Reduction Act fait la part belle aux énergies renouvelables, avec des contrats représentant plus de 1 GW déjà sur la table.
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Un nez artificiel pour détecter de nouvelles substances dans l’océan ?
Qui a dit que l’eau de mer, ce n’était que de l’eau pure et du sel ? En réalité, sa composition est bien plus complexe que cela. Selon de nombreux biologistes marins, il s'agirait d’une véritable "soupe" de molécules dissoutes, émises par les êtres vivants, visibles ou microscopiques. Il s’agit à la fois de déchets rejetés par les organismes ou encore de messages chimiques d’une espèce destinés à ses congénères pour ne citer que ça, mais en tout cas, certaines substances ont un potentiel majeur pour le développement de nouveaux médicaments ou de procédés industriels révolutionnaires. Reste à savoir comment les détecter…
À cette question, une équipe de chercheurs a répondu « I smell », je sens en français. Il s’agit du dispositif présenté dans la revue ACS Central Science début novembre, ou de son nom complet : In Situ Marine moleculE Logger. Concrètement, l’appareil est étanche, tenu en mains par un plongeur et pompe l'eau de mer à travers des disques semblables à des cotons démaquillants qui "adsorbent", ou plutôt piègent en surface les molécules, analysées ensuite en laboratoire. Les chercheurs ne l’ont pas testé en pleine mer mais dans des grottes sous-marines de la mer Méditerranée, profondes d'une vingtaine de mètres et peuplées notamment par des éponges. Et d'après leurs résultats, I-SMEL a capté des "structures moléculaires inconnues". Les plus perspicaces se demanderont sans doute pourquoi ne pas avoir prélevé directement des échantillons d'éponges et d'autres animaux marins qui se trouvaient dans les grottes sous-marines ? Et bien parce que les chercheurs ont souhaité développer un outil "non-invasif", qui n'abîme pas les écosystèmes fragiles. Autre raison un peu plus surprenante : les substances sont parfois plus concentrées dans l'eau que dans l'organisme qui les a produites ! Ainsi, l'aéroplysinine-1 – connue pour ses puissants effets antibiotiques – était environ 20 fois plus abondante dans l'eau de mer que dans un échantillon de l’éponge qui la synthétise d’après les chercheurs.
Ces derniers soulignent également le fait que I-SMEL représente selon eux non seulement un moyen non-invasif de détecter de nouvelles molécules afin de découvrir de futurs médicaments, mais aussi d'obtenir des informations sur la santé d'un écosystème. Prochaine étape : adapter le dispositif pour qu'il puisse fonctionner de façon autonome, qu’il soit pilotable à distance et puisse fonctionner sur de longs trajets.
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Après le gaz, les géants du pétrole foncent sur l’hydrogène ?
Selon les estimations du GIEC, le pic de consommation du pétrole sera atteint en 2028. Cette ressource, on le sait tous, n’est pas inépuisable. Ainsi, les géants pétroliers cherche des alternatives, et auraient jeté leur dévolu sur l’hydrogène, soit l’élément chimique le plus abondant de l’univers d’après les scientifiques.
Le potentiel de l'hydrogène géologique, donc sous terre, réside principalement dans le fait qu'il soit présent en quantités très importantes. On le présente souvent comme une source d'énergie « inépuisable » contrairement au pétrole, ce qui est vrai si son extraction se fait de manière durable et écologique et si les processus géologiques qui le produisent se maintiennent en continu. Pour Doug Wicks de l’Advanced Research Projects Agency-Energy, une agence publique chargée de soutenir la recherche dans le domaine des énergies renouvelables aux USA, ce serait ainsi 150 trillions de tonne d'hydrogène qui seraient potentiellement exploitables sur notre planète, sachant qu'un seul milliard pourrait alimenter l'ensemble des États-Unis pendant une année.
En clair, imaginez le potentiel que représente une usine souterraine, alimentée par la nature elle-même et capable de fournir un approvisionnement renouvelable d'énergie propre. Cet or blanc, tel qu'on le surnomme désormais, est particulièrement présent dans certaines zones, comme les rifts tectoniques, aux États-Unis, en Europe et en Australie. Les enjeux énergétiques qui se cachent derrière l'hydrogène géologique sont colossaux. D’après les experts, une exploitation efficace de cet élément pourrait satisfaire je cite « toute la demande mondiale, qui est d'environ 500 millions de tonnes par an, sur des centaines d'années » fin de citation. Reste désormais à savoir si l’hydrogène représente l’avenir de l’énergie et si les politiques décideront de foncer sur cette voie ou non.
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100% d’énergie renouvelable ? Le Portugal l’a fait !
C’est un défi, voire un fantasme assez fou pour l’instant, mais que le Portugal est parvenu à réaliser le weekend dernier : produire toute l'électricité dont le pays a besoin et se passer des combustibles fossiles ou du nucléaire. Selon PV Magazine, entre le vendredi 27 octobre au soir et le lundi 30 octobre au matin, le Portugal a produit au total 172,5 GWh d'électricité à partir d'énergies renouvelables. Un chiffre impressionnant, surtout si on le compare à la quantité d’électricité consommée sur la même période par les citoyens du pays, à savoir 131,1 GWh… On peut donc constater qu’en 48h, le pays a produit quasiment 40 GWh décarbonée en excès et n’a donc pas rejeté le moins gramme de CO2 pour assurer ses besoins en électricité.
Ces chiffres à peine croyables ont été possibles grâce à des conditions météorologiques optimales. Le vent a en effet assez soufflé pour permettre aux parcs éoliens de produire 97,6 GWh, alors que les centrales hydroélectriques du pays ont produit 68,3 GWh. Les 6,6 GWh restants sont eux dues aux installations photovoltaïques. La réussite est telle que le Portugal a non seulement pu se contenter uniquement des énergies renouvelables pour assurer sa consommation, mais le pays a aussi pu exporter son surplus chez son voisin espagnol. De quoi pousser cette nation d'une dizaine de millions d'habitants à continuer ses investissements dans le secteur, dont elle est à l'heure actuelle un des leaders européens, et peut-être même au monde si cela continue… car les projections de l'Agence internationale de l'énergie (AIEA) annoncent que les énergies renouvelables devraient être la première source d'électricité à l'horizon 2025. Reste à savoir dans le détail quelles seront les productions de chaque pays dans un peu plus d’un an… En tout cas à cette heure, le Portugal dispose d’une capacité de plus de 16 300 MW, dont plus de 7 500 MW d’énergie hydroélectrique, environ 5 500 MW d’énergie éolienne et plus de 2 500 MW d’énergie photovoltaïque d’après les données de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).
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Une nouvelle Tesla européenne à 25 000€ seulement ?
Bonjour à toutes et à tous… Elon Musk était début novembre en visite dans son usine de Gruenheide, dans la banlieue de Berlin, et a profité de son passage en Allemagne pour rencontrer le personnel de cette structure et leur annoncer une grande nouvelle. D’après l’agence de presse Reuters, le milliardaire a expliqué aux employés du site qu'un nouveau modèle de Tesla allait voir le jour sur leurs lignes de production, et qu'il coûterait « seulement » 25 000 euros. À ce prix, il s’agit simplement d’une révolution dans le business model du constructeur. Car jusqu’à aujourd’hui, la voiture la moins chère de la marque est la Tesla Model 3 Propulsion, affichée à 42 990 euros, hors bonus écologique.
Si cette nouvelle a de quoi ravir les amateurs de voiture électrique et poussera peut-être les hésitant à franchir le pas pour abandonner les véhicules diesel ou essence, la source de Reuters n’a pas précisé quand cette nouvelle Tesla arrivera sur le marché. L'idée de construire un véhicule à ce prix n'est pas nouvelle du côté de chez Tesla. On se souvient que des croquis de prototypes avaient fuités sur internet il y a quelque temps, et même Elon Musk n’a pas manqué d’entretenir cette rumeur à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux et dans les médias. D’ailleurs, produire une voiture à moins de 30 000€, plus précisément 25 000 dans le cas de Tesla, est carrément une nécessité pour le groupe, qui souhaite augmenter sa production de façon significative pour atteindre les 20 millions de voitures fabriquées chaque année d’ici la fin de la décennie.
À noter que le prix des véhicules électriques est considéré comme l’un des principaux freins à leur achat par les particuliers, sans compter une autonomie trop faible pour un certain nombre de modèles, ce qui n’est pas trop le cas de Tesla pour le coup. Ceci dit, les constructeurs ont dû mal à baisser les coûts, à cause des entreprises chinoises perfusées aux aides publiques de l’état.
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Chine : des cimetières de voitures électriques abandonnées ?
En quelques années, la Chine est devenue la principale usine mondiale de véhicules électriques avec des ventes toujours à la hausse et des carnets de commandes qui ne désemplissent pas. Cependant, à bien y regarder, la Chine a sur les bras des parkings entiers, à perte de vue, de véhicules électriques indésirables produits par certains constructeurs aujourd’hui disparus. Et les récentes révélations du média américain Bloomberg, ne vont pas redorer l’image du pays en la matière.
Dans une enquête, Bloomberg explique que si plusieurs villes chinoises voient des centaines, voire des milliers de véhicules rouiller sur des parkings au milieu de mauvaises herbes, c’est parce que l'État chinois a multiplié les incitations financières à destination de startup ces dix dernières années, dont un certain nombre auraient mis la clé sous la porte.
Au début des années 2010, la Chine a opéré un virage radical dans le secteur automobile. Autrefois nation importatrice, notamment de véhicules européens et américains, la deuxième puissance économique mondiale a fortement investi dans le domaine des véhicules électriques.
À raison de plusieurs centaines de milliards d'euros d'incitations financières, l'État a permis à des centaines d'entreprises déjà établies et de nouveaux acteurs, notamment des start-ups, de se lancer dans la fabrication de voitures électriques. Avec près de 6 millions de véhicules électriques et hybrides produits en 2022, la Chine a réussi son pari de devenir la première nation exportatrice. Globalement, six voitures sur 10 sont assemblées dans le pays, mais en parallèle, des centaines d'entreprises ont fait faillite. Leurs modèles bas de gamme, incarnés par des batteries à faible autonomie, ne correspondaient pas aux attentes des consommateurs. Quoiqu’il en soit, la Chine continue d'investir fortement dans le secteur, avec un coup de pouce annoncé en juin par le gouvernement de 520 milliards de yuans, soit 66 milliards d'euros. Reste à savoir si cette stratégie sera payante ou si la surproduction de véhicules électriques mettra le pays dans le rouge.
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Qu’est-ce que la « Green War Room » ?
D’après le ministre de l’environnement indien, "la pollution est une urgence". L’air de la ville de New Delhi et sa région, soit une mégapole de 30 millions d'habitants toujours en pleine expansion, est régulièrement classé parmi les pires que l’on puisse respirer dans le monde, au point que certains responsables politiques locaux parlent d’air-pocalypse. Le niveau de PM 2,5 – microparticules cancérigènes qui pénètrent les poumons et le sang – est souvent plus de 30 fois supérieur au niveau maximum fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), et l'espérance de vie des habitants serait de 12 ans inférieur à la moyenne mondiale d’après l'Energy Policy Institute de l'Université de Chicago.
Afin de venir à bout de ce fléau vieux de plusieurs décennies, un centre de coordination de haute technologie a été ouvert en octobre. 17 experts y surveillent l'évolution de la pollution en temps réel grâce aux images satellite de la NASA et à des capteurs. Baptisée "Green War Room" ou "salle de guerre verte", il s’agit d’une plateforme de coordination reliée à 28 agences gouvernementales. Dès que la qualité de l'air se dégrade, le centre alerte ses équipes sur le terrain pour qu’elles agissent immédiatement. Ainsi, une usine polluante peut recevoir un avertissement, ou un feu dans une décharge d'ordures être éteint par exemple. En revanche, la salle de guerre verte ne peut rien faire contre l'une des principales sources de pollution, à savoir les brûlis agricoles, responsables du brouillard jaunâtre et toxique qui, avec les émissions industrielles et automobiles, asphyxient chaque hiver la région de Delhi.
En 2020, une étude de la revue médicale britannique The Lancet imputait plus d’un millions et demi de décès prématurés à la pollution de l'air en Inde dont près de 17 500 rien que dans la capitale. En parallèle, les autorités de Delhi ont lancé des pulvérisations biochimiques pour accélérer la décomposition des polluants. Mais malgré une bonne volonté sur le plan environnemental, plus des deux tiers de la pollution atmosphérique que subit la ville sont générés hors des frontières de son territoire, où les autorités locales n'ont pas le pouvoir d'agir. À noter que l’Inde reste fortement dépendante du charbon pour sa production d’énergie. Le pays a vu ses émissions par habitant augmenter de 29 % ces sept dernières années et rechigne à appliquer des politiques afin d'éliminer progressivement les combustibles fossiles polluants.
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HyperloopTT : une super-vitesse pour le transport de marchandises ?
Hyperloop Transportation Technologies, ou HyperloopTT, a récemment dévoilé des détails supplémentaires sur son système de capsules de fret en "vactrain", ou train à tubes à vide à très grande vitesse, qui promet de transformer l'industrie du transport de marchandises.
Conçues pour offrir des niveaux de vitesse, d'efficacité et de durabilité sans précédent, ces capsules de marchandises sont présentées comme une innovation majeure dans un secteur qui cherche encore à concrétiser ses promesses en matière de transition écologique depuis des années. Les capsules d'HyperloopTT promettent de transporter des marchandises à des vitesses rivalisant proches d'un avion, ce qui permettrait de réduire considérablement le temps de transit et les coûts de transport. De plus, leur conception et leur construction en matériaux durables garantiraient, une longue durée de vie et une utilisation rentable sur le long terme.
A noter que l'étude de faisabilité de l'Hyperloop des Grands Lacs, relayée par Interesting Engineering, montre la nécessité de respecter certaines conditions, que l'entreprise a hissé au sommet de ses objectifs principaux, à savoir l'intégration avec l'infrastructure déjà existante où l’hyper opère, la maximisation du volume de fret dans les capsules, le chargement rapide du fret et la capacité de s'adapter aux diverses exigences des clients. Si de telles améliorations réussissent à être implémentées, ce système pourrait être adopté rapidement sur un marché du fret qui a quasiment doublé en trois ans, passant de 260 milliards de dollars en 2020 à 484 milliards de dollars en 2023. Si cette technologie fonctionne pour le transport de marchandise, elle pourrait aussi être développée pour notre transport au quotidien. Mais comme l’ont montré divers projets similaires qui n’ont jamais vu le jour, on en est encore très loin.
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Stocker de l’énergie dans des roches ?
Le stockage de l'énergie renouvelable est un défi majeur pour permettre une transition énergétique réussie. Comme le rapporte Interesting Engineering, une équipe des Sandia National Laboratories et de CSolPower basée au Nouveau-Mexique, collaborent sur un projet visant à développer une méthode abordable de stockage d'énergie produite à partir de sources renouvelables.
La solution envisagée n’est autre que le stockage d'énergie dans les roches. Une option prometteuse au principe simple : l'énergie renouvelable, qu’elle soit solaire ou éolienne par exemple, est utilisée pour chauffer des roches, qui stockent cette chaleur. La chaleur est ensuite récupérée grâce à des échangeurs thermiques et transformée en électricité. Parmi les avantages de cette méthode : une longue durée de vie, une faible perte d'énergie, une grande capacité de stockage, et une grande flexibilité d'utilisation.
L’objectif des chercheurs est de passer à une énergie solaire et éolienne sans carbone, en ce qui concerne la production d’électricité. Pour stocker l’énergie thermique, les roches sont donc placées dans un conteneur qui peut être chauffé ou refroidi, en utilisant seulement de l’air. Pour effectuer le test, les roches ont été chauffées à 500 degrés Celsius et le conteneur a maintenu cette température pour une durée de vingt heures. Selon les chercheurs, le faible coût engendré par ce type de stockage d'énergie thermique augmenterait son potentiel de déploiement dans l'industrie, et par conséquent, il augmenterait la probabilité d'adopter des énergies renouvelables. De plus, cette méthode est crédible sur la durée, car elle pourrait fournir un stockage d’énergie allant de quelques heures à plusieurs mois.
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L’antarctique cache un paysage de rêve ?
Dans une étude publiée en début de semaine dans la revue Nature Communications, des scientifiques ont détecté un vaste paysage de collines et de vallées verdoyantes, caché depuis des millions d'années sous la glace de l'Antarctique. Ce paysage, plus grand que la Belgique, serait resté intact pendant plus de 34 millions d'années, mais pourrait être libéré par la fonte des glaces due au réchauffement climatique.
Je cite, les chercheurs de l’Université d’Exeter en Angleterre, "il y a plusieurs millions d’années, l’Antarctique n’était pas recouvert de glace, mais de forêts et de rivières" fin de citation. Pour détecter ce nouveau paysage, les chercheurs ont simplement survolé la zone en envoyant des ondes radio dans la glace, puis d'analyser les échos, une technique appelée sondage radio-échographique. Réaliser cette opération à l'échelle d’un continent plus grand que l'Europe constituait évidemment un défi de taille. Les chercheurs ont donc utilisé des images satellites existantes de la surface pour "tracer les vallées et les crêtes" à plus de deux kilomètres de profondeur. Difficile toutefois de déterminer précisément quand le paysage a été exposé au Soleil pour la dernière fois, mais selon les estimations, cela remonterait au moins à 14 millions d'années.
En combinant ces données avec celles du sondage radio-échographique, l'image d'un paysage creusé par une rivière a émergé, composé de vallées profondes et de collines aux pics abrupts. Cette étendue de 32.000 kilomètres carrés abritait autrefois des forêts et probablement des animaux, avant que la glace ne la recouvre. À noter que ce monde caché n'a pas été touché par le retrait des glaces au cours d'anciennes périodes de réchauffement. Sauf qu’en même temps que la sortie de cette étude, une autre expliquait que la fonte de la calotte glaciaire de l'Antarctique occidental voisin risquait de s'accélérer considérablement dans les décennies à venir, et ce, même si le monde s'engageait à limiter les effets du réchauffement climatique.
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Tempête Ciara : une « bombe météorologique » ?
Cette semaine, l’ouest de la France va être exposé à une tempête nommée Ciara. Des vents à plus de 100km/h sont attendus dans les terres. Un phénomène particulièrement violent, qualifié de probable "bombe météorologique" par Météo France, ce qui met en lumière la vitesse à laquelle une perturbation se forme, mais pas son intensité.
Il est pour l'heure assez difficile de prévoir avec précision à quoi ressemblera cet épisode météorologique. Il est établi qu'il sera potentiellement "dangereux" en raison de potentielles chutes d'arbres, des risques de vagues-submersion et de pluies diluviennes. L'épisode Ciaran s'inscrit dans la lignée de dépressions récentes, à l'image de Céline il y a quelques jours. Ces phénomènes sont favorisés par un "rail des dépressions", un "tube de vent" de 2 à 3 kilomètres d'épaisseur et de plusieurs milliers de kilomètres de long qui borne l'hémisphère nord de notre planète. Ce "rail" fait office d’une autoroute pour les perturbations qui peuvent circuler librement, "comme le wagon d'un train sur un rail", explique l'agence de météorologie française. La cause: de forts écarts de températures entre l'air froid près des pôles et les masses d'air chaud provenant de l'hémisphère Sud. La vitesse du vent est proportionnelle à cet écart de température, précise Météo-France.
En matière de pression atmosphérique, le phénomène de cette semaine devrait atteindre un niveau semblable à celui de la tempête Lothar, qui s’était abattue en 1999 sur l’Hexagone, et dont les images ont durablement marqué les Français et le paysage. Ceci dit, Météo France précise que cela ne devrait rien à voir avec cet épisode d’il y a 24 ans. En revanche, comme en 1999, où la tempête Martin avait succédé à Lothar, il n’est pas impossible que Ciaran soit suivi dès le weekend prochain d’un nouvel épisode avec des vents violents.
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