
Choses à Savoir TECH VERTE
Par Choses à Savoir
Réseau : Choses à Savoir
Épisodes
1272 épisodes · page 20 sur 43

De nouvelles îles apparaissent au Groenland ?
La naissance d'une île est un phénomène assez surprenant qui généralement est le résultat d’une intense activité volcanique. On a pu observer cela en 2022 dans l'archipel des îles Tonga. Mais au Groenland, l'explication se trouve ailleurs.
Dans une nouvelle étude de l'Institut de recherche spatiale de l'Université technique du Danemark, on apprend que le socle rocheux de ce pays s'est élevé de 20 cm au cours de la dernière décennie donc, entre 2013 et 2023, soit une augmentation de 2 mètres par siècle d'après leurs calculs. L'étude, publiée dans la revue Geophysical Research Letters, dont le lien est dans la description de cet épisode, est basée sur une analyse des données du réseau GNET, qui comprend une soixantaine de stations de mesure GPS le long de la côte du Groenland. Et cette élévation du sol du Groenland ne devrait surprendre personne.
D'après l'étude, après la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 12 000 ans, les épaisses couches de glace qui recouvraient auparavant les continents ont commencé à relâcher la pression sur les masses continentales, ce qui a entraîné un lent rebond des roches. Mais grâce à cette nouvelle étude, on peut désormais calculer la part du soulèvement de la terre au Groenland, en prenant pour facteur principal le changement climatique et lié aux activités humaines.
D'après Shufaqat Abbas Khan, professeur au DTU Space et coauteur de l'étude que je cite, "le soulèvement des terres observé au Groenland ces dernières années ne peut pas s'expliquer uniquement par l'évolution naturelle post-glaciaire. Le Groenland se soulève beaucoup plus ! Ce sont des bouleversements de terrain très importants que nous pouvons actuellement détecter. Ceux-ci affecteront la carte du Groenland, à mesure que de nouvelles terres émergeront de la mer et que de nouvelles petites îles seront créées au fil du temps" fin de citation. En 2022, une autre découverte avait incité les géographes à redessiner la carte du Groenland, tout en fournissant une explication à la mystérieuse disparition de "l'île la plus au nord" du monde.
Étude : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2023GL104851
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tesla écrasé par son concurrent chinois BYD ?
Tesla est sur le point de perdre sa position de premier constructeur de voitures électriques. En effet, Elon Musk vient d'achever une année 2023 marquée par les échecs stratégiques et l’érosion de son image publique en raison de nombreuses déclarations controversées. Comme le rapporte le média spécialisé Bloomberg, l'homme qui a placé Tesla en position de leader dans le domaine des voitures électriques pourrait être surclassé par son concurrent chinois BYD.
D'ailleurs, certains internautes sur X n'ont pas manqué de ressortir une archive particulièrement embarrassante datant de 2011, quand Elon Musk répond "avez-vous ces voitures" à un journaliste qui l'interrogeait sur l'essor de BYD. La réponse était sans grande surprise négative à cette époque. Mais si l'on repose la question en 2024, soit 13 ans plus tard, alors peut-être qu'elle deviendrait positive. Les connaisseurs se souviennent qu'en 2003, le directeur général du groupe Wang Chuanfu avait promis que BYD deviendrait la nouvelle référence en matière de voitures électriques. Deux décennies plus tard, la promesse est sur le point d'être tenue.
Issu d'un milieu modeste, le patron de BYD a rapidement pénétré le réseau politique chinois. Au début des années 2000, l’État investissait massivement dans les énergies renouvelables. Des fabricants aux consommateurs, les baisses d’impôts se succédaient à travers le pays, et de nombreuses terres appartenant à l'État étaient prêtées à des hommes d'affaires en échange d'énormes investissements. Malgré de mauvaises conditions de travail, dénoncées par l'ONG China Labor Watch, BYD s'est rapidement imposé comme le leader chinois dans le domaine des voitures électriques grâce à des coûts de production très faibles. Au final, le prix des voitures électriques est similaire à celui des voitures diesel ou essence classiques.
Ceci dit, actuellement, BYD circonscrit ses ventes à la Chine, permettant à Tesla de rester le constructeur de référence sur le marché international. Mais l’entreprise chinoise compte bien s'exporter hors de ses frontières, avec un point de chute déjà identifié en Europe : la Hongrie. D'après le journal Les Échos, le géant chinois a récemment annoncé qu'il allait implanter une usine à Szeged, une ville de 160 000 habitants au sud du pays, tout proche de la Serbie et de la Roumanie. Pour l'heure, on ne sait pas quand la construction des bâtiments aura lieu, et encore moins quand BYD vendra ses premiers exemplaires sur le continent Européen.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les cités antiques, une aide pour s'adapter au changement climatique ?
Quel est le point commun entre la Constantinople médiévale, la ville de Bagdad du IXe siècle, le Grand Zimbabwe et la ville d'Angkor ? Et bien toutes ces villes peuvent nous offrir de précieuses leçons pour nous adapter aux changements climatiques, car elles aussi ont connu des catastrophes et se sont adaptées il y a des siècles, voire des millénaires. Pour cela, encore faut-il être en mesure de connaître leur structure et leur fonctionnement. La bonne nouvelle, c'est que les sciences de l'archéologie, de l'histoire et de la paléoécologie (l'étude des espèces disparues et de leurs interactions avec les écosystèmes) ont bénéficié d'un certain nombre d'avancées technologiques importantes ces dernières années, comme l'indique la revue Nature Cities dont le lien est dans la description de cet épisode.
Parmi les méthodes qui ont révolutionné la découverte, les auteurs citent de puissantes technologies comme le LiDAR (abréviation anglaise de 'détection et télémétrie par la lumière'). Ce capteur laser révèle des reliefs enfouis de villes dans des endroits où nous n'aurions jamais cru que la vie urbaine était possible. On peut citer une ville interconnectée découverte dans la forêt amazonienne perdue depuis près de 2 000 ans. Les mesures LiDAR révèlent notamment la complexité du modèle de « faible densité » d'Angkor, composé de maisons et de champs entrecoupés de temples et de palais. Chez les Mayas, les palais et les complexes résidentiels étaient probablement, selon ces découvertes, reliés par un réseau de chaussées et de canaux dotés de réservoirs, ainsi que des zones humides savamment entretenues. Cependant, ce modèle de dispersion est à l'opposé d'une « ville compacte » et peut refléter une adaptation aux paysages tropicaux en proie à une sécheresse saisonnière d'après les auteurs. Si Angkor s’était effectivement montré plus résiliente face au manque de pluie, elle aurait au contraire été plus vulnérable lors des inondations.
En exposant ce patrimoine historique exceptionnel, les auteurs comptent ainsi anticiper les trajectoires des villes d'aujourd'hui, à l'époque de l'Anthropocène. Et des découvertes du genre, il y en un paquet, comme un système de climatisation naturelle dans une ancienne ville iranienne. Ceci dit, ce n’est qu’une des nombreuses solutions révélées par la combinaison de ces disciplines scientifiques et les technologies utilisées.
Étude de Nature Cities : https://www.nature.com/articles/s44284-023-00014-4
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des lasers pour lutter contre les déchets spatiaux ?
Les déchets ne se trouvent pas exclusivement sur Terre. Malheureusement, on peut aussi les trouver dans l’espace. À l’automne dernier, plusieurs médias ont rapporté que les autorités américaines avaient décidé d’imposer une amende à un opérateur de télévision par satellite accusé d’avoir laissé des déchets dans l'espace, comme d'anciens satellites ou des étages de fusée. Ces pièces varient en taille et présentent un risque de collision pour les engins spatiaux encore opérationnels et la Station spatiale internationale.Les débris dont la taille ne dépasse pas quelques millimètres sont également problématiques car s'il devait entrer en collision avec un satellite ou un vaisseau spatial, cela aurait des conséquences assez lourdes.
En réponse à cette situation, la société australienne EOS Space et la startup japonaise EX-Fusion ont développé un dispositif capable de déplacer ces débris spatiaux à l’aide de lasers, et cela depuis la Terre, afin de les retirer de l'orbite terrestre. Ainsi, à quoi correspond le projet EX-Fusion ? Concrètement : installer un puissant système laser à l'observatoire spatial EOS, non loin de Canberra en Australie. La première étape consiste à utiliser la technologie laser pour identifier les débris spatiaux de moins de 10 cm. Deuxièmement, EX-Fusion et EOS Space compte utiliser des faisceaux laser pour éliminer les débris, ou plus précisément, déplacer le laser par intermittence dans la direction opposée au mouvement des déchets. L'objectif est en fait de ralentir la trajectoire des débris qui brûleront lorsqu'ils pénètreront dans l'atmosphère terrestre.
Malheureusement, plusieurs obstacles entravent encore le développement comme la précision et les performances d'un tel système. Ceci dit, et contrairement aux engins spatiaux du même type, les améliorations potentielles et la maintenance des appareils pourront être surveillées directement sur place, depuis la Terre.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Électricité : mettre des microturbines dans les canalisations ?
Voilà une méthode qui pourrait révolutionner notre approche de l’énergie. En effet, les conduites d’eau sont une source d’électricité renouvelable largement inexploitée sur Terre, et une étude réalisée par des chercheurs du laboratoire national d’Oak Ridge dans le Tennessee a permis d'estimer que si des micro turbines étaient installée partout aux États-Unis, cela pourrait fournir 1,4 GW d'énergie sans construction de nouvelles infrastructures, soit l'équivalent de l'énergie produite par 450 éoliennes terrestres d'après l'étude dont le lien est dans la description de cet épisode.
En détail, la surpression dans les conduites d'eau a le potentiel d'alimenter de petites turbines hydroélectriques, fournissant ainsi une source d'énergie propre. Des appareils actuellement sous-utilisés. Ainsi, des sociétés comme la Low Impact Hydropower Association, une organisation à but non lucratif environnementale basée dans le Massachusetts, envisagent de mettre en place des réseaux de petites turbines. InPipe Energy, basée dans l'Oregon, a déjà installé trois systèmes similaires, dont un à l'extérieur de Portland. Je cite "il existe des milliards de kilomètres de pipelines dans le monde sous pression". En partant de ce constat, l'entreprise a commencé à l'automne 2023 à produire de l'électricité à partir d'un pipeline qui transporte de l'eau potable en Californie. D'après eux, ce système devrait être capable de produire 130 000 kWh d'électricité par an. Si une majorité de cette électricité sera utilisée pour alimenter les pompes à eau situées à proximité des canalisations, l'électricité excédentaire sera injectée dans le réseau pour aider le service public à atteindre son objectif de neutralité carbone d'ici 2030, à savoir moins 6 tonnes de CO2 par an.
Un système similaire devrait être installé à Aurora, au Colorado, à partir d'avril. Également, InPipe serait en pourparlers avec le gouvernement de New York sur la manière de produire de l'électricité à partir des quelque 4 milliards de litres d'eau qui traversent la ville de New York chaque jour. Plus précisément, le système InPipe fonctionne sur le même modèle qu'une vanne de pression ordinaire qui évacue l'excès de pression de l'eau. Mais plutôt que de simplement soulager les canalisations de cette pression, InPipe l'utilise pour produire de l'électricité. Une idée qui n'a rien de révolutionnaire puisqu'elle a été imaginée il y a plus de 20 ans déjà mais qui n'avait jusqu'à présent jamais été mise en œuvre.
Étude : https://info.ornl.gov/sites/publications/Files/Pub176069.pdf
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est que l'IA Climate GPT ?
Et si l’intelligence artificielle pouvait contribuer à lutter contre le changement climatique ? Certains en sont convaincus et souhaitent en faire un interlocuteur privilégié des décideurs de ce monde. Ceci dit, ce n'est un secret pour personne que les grands modèles de langage qui alimentent ChatGPT et Bard de Google sont extrêmement gourmands en performances et en ressources. Une caractéristique en complète contradiction avec cette idée que l'IA pourrait sauver le monde donc. Mais c'était sans compter sur une IA spécialement développée pour répondre à cette problématique : ClimateGPT, développé par l'Endowment for Climate Intelligence (ECI), une organisation dont le but est de créer une intelligence artificielle pour lutter contre le changement climatique. Ainsi, ClimateGPT se consacre à résoudre la crise climatique et veut devenir l'interlocuteur privilégié des chercheurs, des décideurs politiques et des chefs d’entreprise d'après AppTek, l’une des organisations derrière l'ECI. Tous ces gens pourront en effet poser des questions à l’IA pour acquérir je cite une « compréhension globale des impacts du changement climatique à travers les sciences naturelles, sociales et économiques », fin de citation, le tout dans le but de prendre les meilleures décisions en faveur de l’environnement.
Dans le détail, Climate GPT d'IA n'a pas été formé sur des données arbitraires, mais sur je cite "plus de 10 milliards de pages Web et des millions d'articles scientifiques en libre accès" fin de citation, ces dernier ayant été fournis par Erasmus.IA, une plateforme dédiée à la conception d’une IA capable de répondre aux défis futurs de l’humanité. ClimateGPT devrait donc être assez robuste contre la désinformation, même si ses auteurs préviennent que le chatbot je cite « peut produire des réponses biaisées, offensantes ou inexactes ». Aucune IA n'est parfaite.
Pour contribuer à lutter contre le changement climatique, l'ECI a souhaité limiter l'impact de ClimateGPT sur l'environnement. Son premier nœud a été lancé lors de la COP 28 et alimenté par la centrale solaire photovoltaïque géante Al Dhafra Solar d'Abu Dhabi. Pendant ce temps, les 256 GPU utilisés pour la structure informatique sont des Nvidia H100, qui, selon l'organisation, sont je cite « les GPU cloud les plus économes en énergie », tous alimentés par la centrale hydroélectrique de Puyallup dans l'État de Washington. ClimateGPT n’est pas réservé qu’aux politiques et aux patrons du CAC 40. En fait, tout le monde peut y accéder via Hugging Face AI, une plateforme française d’IA open source. Vous pouvez y vérifier les données d'entraînement d'un modèle ECI, analyser son comportement et éviter les erreurs qui pourraient entraver sa tâche principale. L’espoir est que de véritables garanties de confiance rendront cette IA réellement utile et pertinente pour les décideurs. Si vous voulez y jeter un oeil, le lien vers Climate GPT est dans la description de cet épisode.
Climate GPT sur Hugging Face : https://huggingface.co/collections/eci-io/climategpt-65a83cd8a92d5908dfffc849
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels animaux pour accompagner l’Homme dans l’espace ?
Un jour, les animaux pourraient être d’une grande aide pour les humains afin de survivre sur Mars ou sur la Lune. Dès lors, quelles sont les espèces les plus à même de côtoyer les astronautes ? Une question, bien qu'elle puisse paraître légère, qui est tout de même très importante quand on sait que d'ici la fin de la décennie, la NASA souhaite construire un avant-poste permanent sur la Lune, avant de se lancer à la conquête de Mars.
Ainsi, plus on colonise de nouveaux espaces, plus la nécessité d’y implanter un écosystème augmente. La faune joue un rôle primordial car les animaux nous aident à accomplir des tâches importantes. Par exemple, les crevettes et les poissons peuvent être élevés dans de petits espaces et utilisés comme nourriture, les insectes pourraient permettre la pollinisation, tandis que les minuscules oursons d’eau pourraient nous aider à lutter contre la chaleur. Ce qui nous ramène à la question : quel animal sera le premier à poser le pied sur Mars ou sur la Lune ?
D'après David Catling, astrobiologiste à l'Université de Washington, la gravité pourrait être un obstacle majeur. Sur Mars, elle correspond à environ 1/3 de celle que l'on connaît sur Terre. De son côté, la Lune a la superficie d'un 1/6 de la superficie de notre planète. En somme, le planétologue estime que le scénario le plus souhaitable serait qu’un jour les animaux se reproduisent sur Mars et sur la Lune comme ils le font sur Terre, plutôt que de les importer. Est-ce possible ? Aucune donnée scientifique ne permet de le confirmer ou de dire le contraire pour l'instant. Cependant, nous savons que si les futurs habitats peuvent s'adapter aux températures, à la pression et aux compositions atmosphériques (pour correspondre à ceux que les Terriens connaissent bien), il est impossible de modifier la gravité. Et vivre dans un environnement avec une gravité si différente de celle que nous connaissons pourrait causer des dommages importants aux animaux, affectant leur développement musculaire ou osseux, les empêchant de se déplacer et de se comporter normalement.
Dès lors, si l'on garde cela à l'esprit, les petits animaux – comme les souris et les animaux aquatiques – seraient le choix le plus judicieux d'après les experts de la NASA. Les poissons et autres animaux aquatiques, parce qu'ils flottent dans l'eau, ne sont pas soumis aux changements de gravité. Une étude publiée en 2021 dans la revue Frontiers in Astronomy and Space Sciences mettait aussi en avant le fait qu’ils produisent moins de déchets que leurs homologues terrestres. Un autre rapport de l’Université d’Australie du Sud et de l’Université spatiale internationale en France considérait les insectes comme une autre source de nourriture possible. Pour les chercheurs, le grillon serait l’espèce la plus intéressante, fournissant à l’homme une source suffisante de protéines, tout en utilisant moins d’espace et d’eau que les sources de protéines traditionnelles.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des panneaux solaires sur le Pentagone américain ?
Le ministère américain de la Défense vient d'annoncer son intention d'installer des panneaux solaires sur le toit du Pentagone. Même si le projet n’a pas vocation à concurrencer le plus grand parc solaire du monde, l'initiative reste inédite à bien des niveaux.
Cela fait partie du plan de l’administration Biden visant à « rétablir le gouvernement fédéral en tant que leader en matière de développement durable ». Si le Pentagone ne peut rivaliser en termes d'échelle avec le New Global Center de Chendgu, en Chine (1,7 million de m2, soit une superficie équivalente à 238 terrains de football), ses 610 000 m2 ne sont pas en reste pour autant. Outre les panneaux photovoltaïques, il est également prévu d'installer une pompe à chaleur pour un objectif zéro émissions nettes. Cumulés, les dispositifs que mettront en place l'administration américaine réduiront de 95 % l'énergie dont le bâtiment a besoin pour le chauffage, actuellement fourni par le fioul et le gaz naturel. Selon leurs calculs, cela permettrait d'économiser plus de 7 millions de kWh d'électricité et plus de 135 000 térajoules de gaz naturel par an, pour une facture énergétique réduite de 1,36 million de dollars.
Le projet du Pentagone fait partie d'une liste de 31 installations fédérales du programme AFFECT (Assisting Federal Facilities With Energy Conservation Technologies) du département américain de l'Énergie. Toutes ces installations bénéficieront d’un financement de 104 millions de dollars avec l'objectif de financer la modernisation des infrastructures du pays. D'autres projets sont également en cours, comme l'application d'un film photovoltaïque sur les fenêtres orientées vers le sud du ministère des Transports par exemple. Également, un total de 8000 m2 d'anciens panneaux de verre datant des années 60 seront remplacés par du double vitrage. Prochain sur la liste, le bâtiment abritant le ministère du Commerce et des Transports. De quoi donner quelques idées également en Europe.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nucléaire : des mini-réacteurs alimentés par les déchets des centrales ?
Premiers lauréats de l'appel à projets « réacteurs nucléaires innovants » de France 2030, les deux entreprises Naarea et Newcleo ont dévoilé un partenariat censé permettre d'accélérer le développement de leurs projets de petits réacteurs. Une alliance, qui est en partie motivée et justifiée par la demande croissante des autorités, et qui vise à optimiser la diversité des technologies nucléaires émergentes.
L'appel à projets lancé par le gouvernement a suscité un certain enthousiasme, dépassant ainsi toutes les attentes, avec pas moins de 15 dossiers déposés pour 8 lauréats au final. Car la France mise gros sur le nucléaire, comme ne cesse de le rappeler le président Emmanuel Macron lors de chaque prise de parole sur ce sujet, notamment dans le cadre du programme France 2030, un plan d'investissement de 54 milliards d’euros pour développer la compétitivité industrielle et technologique de la France. Ainsi, Naarea et Newcleo ont été distinguées pour leurs travaux, chacune répondant à une demande des pouvoirs publics de mieux maîtriser notre consommation d'énergie.
De son côté, Newcleo développe un mini-réacteur nucléaire dit à neutrons rapides et refroidi au plomb, tandis que Naarea se concentre sur un micro-générateur nucléaire à neutrons rapides et sels fondus. Et clairement, les deux start-up veulent aller vite, avec l'objectif de commercialiser leur réacteurs d'ici 2030 justement, et en utilisant des combustibles usagés pour résoudre le défi du stockage des déchets radiaoctifs. À l'avenir des laboratoires communs aux deux start-up pourraient également être construits, ce qui faciliteraient les tests et les démonstrations auprès des autorités de sûreté nucléaire en vue de cette fameuse commercialisation.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une technologie pour rejeter moins de CO2 et créer plus d’eau douce ?
Ces dernières années, certains pays ont décidé de contrer l’impact du carbone en adoptant des technologies de captage et de recyclage du carbone. Une approche qui excluait auparavant la possibilité de réutiliser la saumure, un concentré d'eau très salé issu notamment de la désalinisation de l'eau de mer. Sur ce point, il semblerait que la Corée du Sud ait trouvé une solution. Une entreprise sud-coréenne a récemment annoncé la création d'une usine capable de réduire la quantité de dioxyde de carbone (CO2) de 50 000 tonnes dans son processus de transformation de l'eau salée en eau douce.
Si les circuits principaux se concentrent sur la captation du CO2 dans l'atmosphère, dite "direct air capture", l'eau restait un angle mort. Cependant, Capture6, une entreprise spécialisée dans ce domaine, en a profité pour ajouter un nouveau système additionnant le dessalement de l'eau en plus de la séquestration du dioxyde de carbone. Si elle ne donne pas de détails supplémentaire, l’entreprise croit suffisamment en sa technologie pour procéder à un premier grand test sur le complexe pétrochimique géant de Daesan, sur la côte de la mer Jaune.
Et clairement, transformer la saumure en eau douce sans faire exploser les gaz à effet de serre est un enjeu majeur pour la Corée du Sud, où de nombreux habitants souffrent de la pollution de l'air et où l'écosystème local est déstabilisé par la pollution. D'ailleurs, dans la capitale Séoul, il est courant que les habitants subissent des épisodes de pollution aux particules fines. Et cela provient justement d'un secteur industriel très important dans le pays, qui représente selon la Banque mondiale, 25 % du produit intérieur brut (PIB) de la Corée du Sud. Il s'agit de l'une des parts les plus élevées parmi les pays développés. Comme le rapportait le journal Le Monde en 2022, la Corée du Sud souffre ces dernières années d’une grave sécheresse. En conséquence, la nappe phréatique diminue, rendant l’approvisionnement en eau difficile. Le pays est donc de plus en plus dépendant de sources extérieures pour son approvisionnement en eau potable.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

+50% d’énergie renouvelable en 2023 ?
Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), 507 gigawatts d'énergie renouvelable ont été exploités en 2023, ce qui correspond à une augmentation de 50 % par rapport à 2022. Parmi les pays moteurs, on retrouve la Chine, qui a massivement investi dans des équipements destinés à la croissance des énergies renouvelables, avec plus spécifiquement, une augmentation de 66 % du nombre de nouvelles éoliennes. Ainsi, la capacité mondiale de production d'énergie renouvelable a elle aussi augmenté de 50%.
A ce soir, environ 75% des installations permettant d'exploiter les énergies renouvelables se trouvent dans le secteur du photovoltaïque. Ceci dit, la production globale d'énergies issues de l'éolien est en augmentation, notamment en Chine. Une tendance qui devrait se poursuivre puisque l'AIE prévoit qu'au cours des cinq prochaines années, l'augmentation globale d'énergie renouvelable, tout secteur confondu, soit multiplié par 5,5 fois par rapport aux chiffres de 2023. À noter que cette tendance rend l'AIE assez positive quant aux objectifs fixés par les différents gouvernements ayant participé à la COP28 il y a quelques semaines. Entre autres : le triplement de la capacité mondiale en énergies renouvelables d'ici 2030. Si la tendance se poursuit, l'objectif serait atteint, voire dépassé, et de fort belle manière. Reste à savoir si les investissements se poursuivront à la même fréquence dans les infrastructures productrices d'énergie renouvelable, ou s'ils connaîtront un ralentissement, voire un coup d'arrêt.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’IA permet de prédire les inondations ?
Direction Bergen, dans le sud-ouest de la Norvège, pour découvrir la société 7Analytics, spécialisée dans l'analyse de données. Avec une équipe composée principalement d'informaticiens et de géologues, elle est parvenue à mettre au point un système basé sur l'IA permettant de proposer des prévisions d'inondations en temps réel, ce que les gouvernements locaux et les entreprises ont accueillis avec beaucoup d'enthousiasme.
Jonas Toland, co-fondateur de l'entreprise, explique je cite, que ses équipes peuvent prévoir les inondations imminentes avec une précision extrême, jusqu'à 7 jours à l'avance. Pour atteindre ce résultat, le logiciel développé par l'entreprise est capable de compiler une quantité extrêmement importante de données, notamment les conditions météorologiques, la géographie des lieux, les réseaux de voies navigables, l'urbanisation et la capacité de drainage des sols. Ainsi, toutes ces données permettent de prévoir les débits d'eau et d'identifier les zones à risque. Par exemple, une rivière va sortir de son lit et monter de 50 centimètres, le système pourra le prédire cinq jours à l'avance.
Ceci dit, 7Analytics n'est pas la seule entreprise à proposer ce type de solution. La société londonienne Neara simule virtuellement les inondations pour minimiser les dommages potentiels aux infrastructures électriques. Parallèlement, Google dispose de son propre service d’alerte qui surveille les crues des rivières dans plus de 80 pays, Flood Hub, et est entièrement gratuit. Sauf que l'avantage de l'IA de 7Analytics, est qu'elle peut fournir des prévisions même dans des zones où peu de choses existent. Evidemment, ce n'est pas non plus une solution magique comme l'explique Amy McGovern, de l'Université d'Oklahoma que je cite, "la qualité d'un modèle dépend entièrement de la pertinence des données qu'il collecte (…) Dans une zone où les inondations se produisent rarement, les données y sont limitées, le modèle aura donc beaucoup plus de mal à prédire avec précision les inondations dans ces zones » fin de citation. L’IA représente une avancée significative dans la gestion des risques environnementaux. C'est en effet une arme supplémentaire pour faire des prévisions précises, même si elles ne sont pas infaillibles, et une arme de poids dans la lutte contre les conséquences du changement climatique.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Hyperloop renait de ses cendres ?
La fermeture d’Hyperloop One, l’entreprise à l'origine des recherches principales sur cette technologie de transport à grande vitesse, semblait enterrer définitivement ce rêve théorisé par Elon Musk il y a de longues années. Mais si Hyperloop One n'est plus, une autre entreprise a pris le relais, et croit toujours en cette technologie.
C'est en Inde qu'il faut donc se déplacer pour découvrir le nouveau projet Hyperloop avec une entreprise bien connue des français : le géant mondial de l'acier ArcelorMittal. En coopération avec ArcelorMittal Nippon Steel India, mais aussi la start-up TuTr Hyperloop, l'Institut indien de technologie de Madras et des étudiants, le groupe tricolore compte bien développer et donner naissance à cette technologie pouvant en théorie atteindre une vitesse de 1 200 km/h.
Les quatre partenaires envisagent donc de construire une machine de démonstration sur le campus de Taiyur, au sud du pays, près de la ville de Madras, et affirment qu’il s’agira de « la première infrastructure de test hyperloop du pays ». Dans les prochains mois, un tube de 400 mètres de long sera construit pour tester une capsule capable de se déplacer à 200 km/h. Si le coût du projet n'a pas été dévoilé, le démonstrateur devrait être en service je cite "d'ici le printemps 2024". Dans le cadre de cette structure de recherche, des solutions de transport seront testées non seulement pour les personnes mais aussi pour les marchandises.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Enorme déception pour le Cybertruck de Tesla ?
Vous souvenez-vous de l'époque où Elon Musk promettait aux fans de Tesla que le Cybertruck aurait une autonomie de plus de 500 km ? Et bien cette époque semble désormais assez lointaine puisque la voiture électrique, dotée de trois moteurs d’une puissance de 845 chevaux, a grandement déçu suite à un test réalisé sur YouTube en ce début d'année.
Concrètement, les passagers du Tesla Cybertruck n'ont pu parcourir que 409 kilomètres sur l'autoroute avant de terminer leur course sur le parking d'un centre commercial. Soit quand même, plus de 100 km de moins que ce que promettait Elon Musk en 2019. En fait, le Cybertruck ne pourra atteindre cette autonomie de 515 km qu'avec l'aide d'un « prolongateur d'autonomie », comprenez par-là, une batterie supplémentaire située à l’arrière du véhicule, dont le coût est de quasiment 15 000 euros, qu'il faut donc ajouter aux 92 000 euros de base du Cybertruck, pour une facture totale de 107 000 €.
Ceci dit, l’autonomie réelle d’un véhicule est toujours influencée par divers facteurs. Ce test, réalisé sur la chaîne YouTube OutofSpecMotoring, permet de suivre le parcours du pick-up électrique du début à la fin, dans des conditions réelles. Dans le détail, le véhicule roulait à une vitesse de 113 km/h, à une température moyenne de 8 °C. Ce qui pose donc un certain nombre de questions quant aux performances du Cybertruck dans des conditions plus froides. Comment le véhicule se débrouillerait au Canada ou en Europe du Nord par exemple, où les températures sont tombées en ce début d'année à -40 degrés Celsius en Suède ? Certains observateurs vont même jusqu'à dire que les performances du Cybertruck seraient trop limitées pour un usage en tant que véhicule utilitaire, ce qui était quand même la promesse initiale d'Elon Musk quand le milliardaire avait dévoilé le projet.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel pays d’Europe a le plus adopté la voiture électrique en 2023 ?
En 2023, les Pays-Bas ont été sacrés nouveaux champions européens de l'électromobilité. En effet, les ventes de voitures électriques ont dépassé celles des voitures à essence. Un excellent résultat pour les constructeurs, largement aidés par des politiques soutenant l’électrification.
L'année dernière, les véhicules 100 % électriques représentaient près de 31% du marché automobile néerlandais, soit une augmentation de 7,5 points par rapport à 2022. Si l’on y ajoute les ventes d’hybrides et d’hybrides rechargeables, cette part passe à 68 %. En comparaison, les voitures 100 % électriques en France n’ont atteint que 17 % de part de marché l'an dernier. Mais ces bons résultats sont notamment dus à des subventions gouvernementales massives, ainsi que des incitations fiscales qui encouragent les automobilistes à se tourner vers l'électricité. Sans surprise, la Tesla Model Y a tenu son rang de leader et continue d'être la voiture la plus vendue avec 13 758 unités vendues Ce modèle ne figure cependant pas dans le top 5 des véhicules immatriculés. À ce stade, il faut distinguer vente et immatriculations. Comme son nom l'indique, la vente est l'acte d'achat d'une voiture. L'immatriculation elle, est l'étape d'après, qui permet de conduire la voiture sur la route.
De son côté, Volkswagen est un constructeur majeur aux Pays-Bas avec un total de 34 958 véhicules immatriculés. Vient ensuite Kia, non loin du géant allemand avec un total de 33 504 immatriculations. Toyota a également vendu 25 576 unités au cours de l'année, suivi de près par BMW et Skoda à 20 500 unités chacun. Les Pays-Bas sont donc un bel exemple du résultat d’une synergie entre une proposition attractive et politique publique adaptée. Autre point très important, il ne faut pas oublier que les automobilistes commencent à accepter de plus en plus l'idée d'acheter des véhicules électriques. Il ne s’agit plus seulement d’une tendance propre à la Hollande, mais plutôt du signe d’une véritable évolution des conscience et de la mobilité en générale, surtout en Europe.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Volkswagen a mis au point LA batterie parfaite ?
L’un des problèmes des voitures électriques est la faible durée de vie des batteries et sa perte d'autonomie au fil des années. Les fabricants estiment que la capacité de stockage d'une batterie lithium-ion chutera à environ 70 % de sa capacité initiale après 1 000 cycles, ce qui correspond à environ 10 ans d'utilisation. Un problème qui pourrait être résolu grâce aux batteries à semi-conducteurs signées Volkswagen. QuantumScape, une société américaine dont le principal actionnaire est un groupe allemand, a testé avec succès une batterie à semi-conducteurs, démontrant qu'elle conserve 95 % de sa capacité après 1 000 cycles. Le constructeur automobile explique je cite que "pour un véhicule électrique ayant une autonomie de 500 km à 600 km, cela correspond à une autonomie totale de plus de 500 000 km" fin de citation.
Pour arriver à nos résultats, QuantumScape a superposé pas moins de 24 cellules sur une seule ! Et clairement, ce type de batterie pourrait lui donner un avantage non négligeable vis-à-vis de la concurrence. Je cite Jagdeep Singh, fondateur et président de QuantumScape, " à notre connaissance, aucune autre batterie automobile au lithium n'a démontré sa capacité à conserver autant d'énergie pendant un nombre similaire de cycles dans les mêmes conditions". Restons toutefois pragmatiques, il s’agit actuellement d’une expérience en laboratoire. Je cite à nouveau « nous avons encore beaucoup de travail pour amener cette technologie sur le marché ». Dès lors, à quand une Volkswagen ID. équipée de cette batterie ? Peut-être plus tôt qu'on ne pourrait le penser, mais l'adoption massive de ce genre de batterie ne sera sans doute pas pour demain.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La France exporte un volume record d’électricité ?
18 680 mégawatts (MW) : c'est le montant record d’électricité exportée par la France sur une journée fin décembre. Une augmentation très importante comparée au précédent record de 17 415 MW établi en février 2019. Cette électricité a été dirigée dans plusieurs pays voisins : Royaume-Uni, Allemagne, Bénélux, Suisse, Italie et Espagne d’après RTE.
Pour rappel, la France a connu une période inhabituelle en 2022, confrontée à des problèmes de corrosion sur plusieurs réacteurs nucléaires. Toutefois, l’année 2023 a marqué un tournant, avec un excédent d'électricité exportée, contrairement à la nécessité d'importations qui s'était présentée l'année précédente. C’est la première fois que cela arrive en 42 ans. RTE attribue cette performance à une diminution de la demande liée aux vacances et à des températures exceptionnellement élevées pour la saison, lesquelles ont réduit les besoins énergétiques de la France. Le gestionnaire du réseau met également en lumière la compétitivité des coûts de production, soulignant l'augmentation de la disponibilité de tous les moyens de production, en particulier du nucléaire, avec une large partie du parc de réacteurs désormais réparée.
La part de l'éolien dans la production électrique nationale a également été importante, représentant environ 20 % fin décembre, ce qui contribue à la diversification du mix énergétique. Bien que le prix de l'électricité au moment de cette exportation exceptionnelle était d’environ 45 euros le MWh, soit en baisse significative par rapport aux 216 euros de l'année précédente, cela reflète une certaine normalisation des prix après la spéculation induite par la crise en Ukraine et les inquiétudes sur l'approvisionnement en gaz… ce qui signifie que nos factures d’électricité ne devraient pas connaître de hausse des prix majeures ces prochains mois.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Électrique : un véhicule roule à 6500 mètres d’altitude ?
David Proeschel, David Koller, and Patrick Koller ont accompli un exploit extraordinaire en conduisant le Terren, un camion électrique alimenté par l'énergie solaire, à une altitude de 6 500 mètres. Une prouesse impressionnante qui explose tous les records dans le domaine des véhicules électriques, qui n’est pas sans rappeler la Stella Terra qui a bravé le Sahara marocain. Ces prototypes sont donc les porte étendard des véhicules solaires dans le secteur automobile, qui prouvent bien qu’une motorisation décarbonée de haute technologie est possible.
Plus précisément, c’est sur les sommets du volcan Ojos del Salado situé à la frontière entre le Chili et l'Argentine que ce record a eu lieu. Le volcan est d’ailleurs connu pour être encore actif et surtout le plus élevé du monde, avec une altitude de 6 893 mètres. C'est un site à la fois époustouflant de beauté et extrêmement hostile aux véhicules :
- Altitude élevée : bien que le Terren, en tant que véhicule électrique, ne soit pas affecté par la raréfaction de l'oxygène, les températures extrêmement basses mettent les batteries à rude épreuve.
- Terrain difficile : loin des routes asphaltées, le sol de l'Ojos del Salado est accidenté, rocailleux, souvent enneigé ou glacé, rendant la conduite extrêmement difficile.
- Isolation et accès limité : en raison de la situation géographique isolée du volcan, une panne mécanique ou un accident serait une situation redoutable. Cela souligne l'importance de la fiabilité des véhicules qui s'y aventurent.
- Activité volcanique : bien que le volcan soit considéré comme dormant, une activité géothermique subsiste, avec des fumerolles et des émissions de gaz toxiques.
Le Terren a été entièrement développé par une entreprise spécialisée dans l'ingénierie des machines agricoles et des équipements lourds. Ce véhicule unique peut parcourir 200 kilomètres avec une seule batterie de 90 kWh. Pour la recharge, il intègre des panneaux solaires sur sa structure, étendant ainsi son autonomie, et permettant de profiter pleinement de son moteur de 380 chevaux.
Le précédent record d'altitude pour un véhicule était détenu par un Volkswagen ID.4 GTX spécialement aménagé, qui avait réussi à gravir le volcan Uturuncu en Bolivie, culminant à 6 008 mètres. Le SUV avait atteint une altitude remarquable de 5 816 mètres… mais là, le Terren a non seulement surpassé ce record, mais ses panneaux solaires extensibles pouvant atteindre 28 m2 quand ils sont déployés, ont joué un rôle clé dans son succès, lui permet de gagner jusqu'à 150 km d'autonomie après seulement 5 heures d'exposition au soleil à cette altitude, où le soleil est particulièrement puissant. Une avancée technologique qui ouvre la voie à des possibilités extraordinaires dans le domaine des véhicules solaires.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Hyperloop définitivement mort ?
Il y a environ dix ans, Elon Musk dévoilait une vision de transport révolutionnaire avec l'Hyperloop, un train se déplaçant sur un coussin d'air à l'intérieur d'un tube sous basse pression. Cependant, après une décennie, ce projet semble sur le point d'être abandonné, marqué par la fermeture de l'entreprise pionnière dans ce domaine, Hyperloop One.
C’est un son de cloche qui résonnait ces derniers mois, et qui laissait entrevoir des difficultés croissantes pour l'Hyperloop. La couperet est tombé fin 2023, avec l'annonce par Bloomberg de la cessation d'activité d'Hyperloop One. Les actifs de l'entreprise sont actuellement en vente, les bureaux ferment leurs portes, et les employés sont licenciés. L'Hyperloop, qui promettait de réduire le temps de trajet entre Washington et New York à seulement 29 minutes pour une distance de 500 kilomètres, n'a malheureusement jamais concrétisé cette vision, malgré des levées de fonds atteignant au total environ 450 millions de dollars. Suite à la faillite, les brevets ont été transférés à l'actionnaire majoritaire, le groupe dubaïote DP World, troisième exploitant portuaire mondial.
L'histoire de Hyperloop One a été marquée par un seul test habité en 2020, atteignant une vitesse de seulement 160 kilomètres/heure. Des résultats qui ont refroidi les observateurs les plus enthousiastes, qui voyaient en l'Hyperloop le train du futur. Pendant ce temps, d'autres technologies de transport ferroviaire, comme le train à sustentation magnétique maglev ont gagné du terrain, repoussant encore les limites de la vitesse. En Asie, le maglev relie déjà l'aéroport de Pudong à Shanghai, et au Japon, une ligne commerciale utilisant cette technologie est en construction entre Tokyo et Nagoya, avec une mise en service prévue pour 2027. Peut-être est-ce dans cette direction que le transport à grande vitesse compte envisager le futur ?
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Météo-France rend ses données gratuites et publiques ?
C’est officiel, les données météorologiques de l’institut Météo-France sont désormais publiques et gratuites depuis le 1er janvier 2024 ! C’est donc un champ des possibles quasi infini qui s’ouvre pour les professionnels et les chercheurs. Du côté des curieux comme vous et moi, l'annonce est accueillie avec pas mal d’enthousiasme, sachant que l'accès à ces informations sera désormais à portée de clic. L'initiative a suscité des éloges de la part de Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, ainsi que d'Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.
En tant qu'établissement collecteur de données diverses, Météo-France couvre un large éventail tels que les observations terrestres, les prévisions à court terme, les données climatologiques historiques, ou encore les projections futures. Toutes ces données sont désormais librement accessibles. Cette décision d'ouverture vise à faciliter les prises de décision en temps réel, à affiner les prévisions, et à sensibiliser davantage sur les impacts des changements climatiques. En 2022, pas moins de 1 000 To de données ont été diffusées, éliminant ainsi la nécessité de payer pour leur utilisation, une redevance qui a été supprimée fin 2023.
Par ailleurs, Météo-France s'engage dans une amélioration technique de l'accès aux données en mettant en place des API offrant un accès en temps réel aux observations et aux relevés des radars pour les développeurs et ingénieurs. Cela inclura notamment les données des modèles de prévisions numériques du temps de l'établissement, ARPEGE et AROME. L'organisme envisage également de créer un espace d'échanges avec les utilisateurs de ses données pour adapter la diffusion à leurs attentes. Quand on sait que les initiatives individuelles de certains internautes ont déjà mené à des innovations et découvertes parfois incroyables, on ne peut qu’être optimiste pour le futur des prévisions climatique avec cette mine d’or immense qui vient de tomber dans le domaine public.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eolien offshore : un parc alimente 3 millions de foyers ?
Alors que les parcs éoliens en mer commencent timidement à émerger en France, nos voisins britanniques connaissent depuis plusieurs années une expansion ininterrompue de ces installations. Le géant danois des énergies renouvelables, Ørsted, vient d’ailleurs de dévoiler un ambitieux projet : la création du parc éolien Hornsea 3, s'ajoutant ainsi aux impressionnants parcs Hornsea 1 et 2 situés sur la côte est de l'Angleterre à 160 kilomètres des côtes du Yorkshire.
Le Hornsea 3 s'annonce comme un projet massif et exceptionnel. Ørsted a récemment confirmé son engagement en déclarant que ce parc éolien offshore sera le plus grand au monde, avec une capacité de 2,9 GW et une date de fin de travaux prévue d'ici la fin de 2027. Cette puissance phénoménale lui permettra de fournir de l'électricité à près de 3,3 millions de foyers au Royaume-Uni, mettant ainsi en avant son impact significatif pour combler les besoins énergétiques du pays. D’après Ørsted, la construction de Hornsea 3 générera plusieurs milliers d'emplois, contribuant ainsi au développement économique local. Si on peut allier écologie et économie, pourquoi pas après tout.
Avec déjà 12 parcs éoliens en activité au Royaume-Uni, Ørsted est un acteur majeur dans le secteur des énergies renouvelables. L'expansion du site Hornsea, avec l'ajout de Hornsea 3, le propulsera à la première place mondiale en termes de capacité, dépassant les 5 GW une fois tous les parcs opérationnels. Cette intégration permettra de réduire les coûts d'exploitation des parcs, marquant ainsi une avancée majeure dans la viabilité économique de l'énergie éolienne offshore. À noter que, grâce à des contrats établis avant l'envolée des coûts des matériaux, la construction de Hornsea 3 est déjà considérée comme un parc à prix compétitifs. L'efficacité et la planification stratégique d’Ørsted dans la réalisation de projets à grande échelle dans le domaine des énergies renouvelables pourrait bien inspirer d’autres entreprises du secteur et accélérer cette transition vers l’électricité décarbonée.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De l’électricité sur la Lune grâce à Rolls-Royce ?
L’un des objectifs de la NASA est de retourner sur la Lune d’ici peu. C’est notamment ce qui se prépare dans le cadre des missions Artemis. On parle là de missions assez longues, où les astronautes devront rester plusieurs mois sur la Lune. Dès lors, comment faire pour assurer leurs besoins en énergies ? Des panneaux solaires ? Pourquoi pas. Mais pas sûr que cela soit suffisant. À ce problème, la solution viendra peut-être d’un acteur que l’on avait pas vraiment imaginé : le constructeur de voitures britannique Rolls-Royce, avec un tout nouveau réacteur nucléaire !
Je sais, je viens de vous parler de panneaux solaires, et effectivement, c’est de panneaux solaires que sont équipés la plupart des robots, satellites et autres engins envoyés dans l’espace par l’Homme. Sauf que sur la lune, les conditions de vie sont un peu délicates. En effet, les astronautes y seront plongés deux semaines chaque mois dans le noir. Difficile de faire de l’électricité sans lumière donc. C’est donc pour remédier à cela que Rolls-Royce a mis au monde un réacteur nucléaire miniature transportable par les astronautes. Et quand je dis transportable, c’est vraiment le cas, avec une largeur d'1 mètre et une longueur de 3 mètres. Evidemment, ce réacteur utilise la fission atomique, donc la même technique que les réacteurs nucléaires classiques, et a coûté jusqu’ici environ 3 millions d’euros à l’agence spatiale britannique qui a subventionné le projet.
C’est justement lors de la conférence spatiale du Royaume-Uni qui s'était tenue à Belfast en Irlande du Nord en novembre, que le mini-réacteur nucléaire a été présenté, quand bien même il n’était pas encore achevé. Il s’agissait de présenter le concept et la technologie qui seront utilisés. Rolls-Royce espère pouvoir l'achever d'ici six ans, et l'installer pour une mission lunaire à l'horizon 2029. Pour rappel, un réacteur nucléaire classique produit de la chaleur grâce à la fission des atomes, ce qui fait bouillir de l'eau, dont la vapeur fait ensuite tourner une turbine, elle-même reliée à un alternateur, qui produit au final de l'électricité. À noter que même s'il est à la base construit pour les missions lunaires, ce mini-réacteur pourrait, selon Rolls-Royce, être aussi utilisé dans de nombreux autres cas sur la planète Terre, comme je cite « répondre aux besoins commerciaux et militaires tout en offrant une solution pour décarboner l'industrie et fournir une énergie propre » fin de citation. Reste à savoir si la NASA sera effectivement intéressée par ce projet et si le rapport bénéfice risque jouera en faveur de ce mini réacteur nucléaire. Car envoyer du nucléaire dans l’espace n’est pas sans risque.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le sous-sol béarnais regorge d’hydrogène ?
La France est décidément le centre de l’attention dans le monde en ce qui concerne l’hydrogène. Après la découverte de la plus grande réserve mondiale d'hydrogène blanc en Moselle, une autre bonne nouvelle nous vient cette fois-ci du sud-ouest de la France. La société TBH2 Aquitaine, a obtenu un permis officiel d’exploitation pour extraire de l’hydrogène du sous-sol béarnais pendant cinq ans. En clair, c'est la toute première fois qu'un tel permis pour explorer une zone renfermant de l'hydrogène souterrain (plus communément appelé hydrogène blanc) est délivré. Et on ne parle pas d’une petite surface, mais bien de 225 km2, soit un réservoir exploitable à long terme. Conscient de l’or blanc qui sommeille sous nos pieds, le président Emmanuel Macron a promis des « financements massifs pour explorer le potentiel de l’hydrogène blanc ».
Le président de l'entreprise Terrensis Vincent Bordmann souligne que ce sous-sol réunit « toutes les conditions nécessaires pour rendre possible la généralisation de l’hydrogène ». La production de l'hydrogène de manière naturelle est un processus complexe, nécessitant que l'eau de pluie interagisse avec la roche située entre la croûte terrestre et le noyau. Cette réaction est semblable à la production d'hydrogène par électrolyse, mais sans intervention humaine ou émission de gaz à effet de serre. Pour le directeur scientifique de RealtimeSeismic (une entreprise spécialisée en géophysique), retenir l'hydrogène est un défi très complexe. Il s’agit en effet de la molécule la plus petite de l'univers (13,5 millions de fois plus petite qu'un grain de sable). Sa capacité à traverser les couches poreuses est très importante. Toutefois, les spécificités de la région où l'exploration se déroulera forment un environnement facilitant le piégeage de l'hydrogène, et donc sa future extraction.
La phase d'exploration devrait s'étendre sur deux ou trois ans. Et ce n’est pas rien, puisque c'est à ce moment-là que sont évaluées la quantité d'hydrogène disponible et la faisabilité de son extraction. Si la phase s'avère concluante, l'étape qui suivra sera un forage. D’après les fondateurs de TBH2 Aquitaine le processus de forage sera décarboné. Je cite, « lorsqu’on fore et qu’on arrive au réservoir, l’hydrogène passe de la roche vers le puits et remonte à la surface inutile de pomper quoique soit donc. Ce processus permettrait de capter et d’acheminer l’hydrogène vers des sites industriels sans polluer davantage. Si cette réserve béarnaise et le gigantesque gisement situé en Alsace sont un jour exploités, cela placerait l'Hexagone en position stratégique. Aucune source d'énergie n'est parfaite, mais il convient d’explorer toutes les options pour réduire au plus vite nos émissions d’énergies fossiles.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Hydrogène vert : un énorme site industriel en Bretagne ?
Direction Buléon, dans le Morbihan, où l'entreprise Lhyfe vient d'inaugurer son site de production d'hydrogène vert. Il s’agit de son deuxième après celui qu'elle détient en Occitanie. Sobrement intitulé Lhyfe Bretagne, celui-ci a ouvert ses portes vendredi dernier et compte bien se montrer indispensable dans l’adoption de l’hydrogène vert en France. D’ailleurs, cette centrale est la première du genre dans la région, et se place d'ores et déjà comme l'une des plus importantes du pays.
Concrètement, l'ouverture de ce site s'inscrit dans le projet Vallée Hydrogène Grand Ouest, qui vise à faire émerger un écosystème régional pour produire de l'hydrogène. D'ici 2026, Lhyfe souhaite développer la capacité de production de son installation à 80 tonnes par jour. Lhyfe Bretagne est de plus situé à proximité du parc éolien de VSB énergies nouvelles, qui lui permet de bénéficier d'une électricité sans CO2, à raison de 5 MW, ce qui lui permet de produire jusqu'à deux tonnes d'hydrogène chaque jour. Si cela peut sembler très peu, force est de constater que l’impact est tout de même significatif, étant donné qu’une seule tonne d’hydrogène permet à un camion de parcourir 25 000 km sans aucune émission de CO2. Selon les promesses de Lhyfe, leur hydrogène sera donc entièrement décarboné. Une approche novatrice, entreprise avec la région Bretagne et Lorient Agglomération, qui pourra dès l'an prochain profiter de cette nouvelle source d'énergie.
Grâce à son site, Lhyfe alimentera deux stations de ravitaillement d'hydrogène (opérées par HyGO) en 2024, qui serviront à recharger des bateaux et des bus de passagers dans les zones locales. La première sera située à Lorient, et l’autre sur la rive gauche du Scorff. Sur l'agglomération de Lorient, ce seront ainsi 19 bus et deux bateaux qui fonctionneront entièrement à l'hydrogène d’ici peu. Côté transport public, on parle là d’une petite révolution, puisque cela fait entrer la Bretagne dans une nouvelle ère de l'énergie verte pour. La région se retrouve ainsi en position stratégique dans la production d'énergie décarbonée, rejoignant par la même occasion l'Occitanie avec Lhyfe comme initiateur de ces projets.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

2023 : y a-t-il eu des victoires écologiques ?
La COP28 vient de se terminer à Dubaï aux Emirats Arabes Unis, et pour l’occasion. Si cette COP était clivante de part l’identité de son organisateur qui est aussi le patron d’un immense groupe pétrolier, cette COP a été le théâtre de nombreuses mises aux points. Et justement, on a appris que certaines victoires écologiques avaient eu lieu en 2023 malgré les records de pollution ou de chaleur.
Pour commencer, revenons en octobre dernier, quand la coalition internationale « Initiative internationale pour les récifs coralliens » (ICRI) composée de 45 pays a annoncé officiellement son engagement de lever plus de 11 milliards d'euros de fonds publics et privés d'ici à 2030 pour préserver et restaurer les récifs coralliens. Baptisé Coral reef breakthrough, le projet prévoit de restaurer environ 10 500 km2 de récifs, ainsi que « d'assurer l'avenir » d'au moins 125 000 km2 de récifs coralliens tropicaux en eaux peu profondes.
Ensuite, retour début août, quand huit pays se sont réunis à Belém au Brésil, à l'initiative du président Lula da Silva. Le sommet s'est achevé par la signature d'un accord ambitieux entre le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l'Équateur, le Pérou, le Guyana, le Suriname et le Venezuela, pour lutter contre la déforestation en Amazonie. D’ailleurs, le 23 novembre dernier, le nouveau chef d'État brésilien a indiqué son intention de proposer la création d'un fonds international pour la préservation des forêts tropicales, dont les grandes lignes devraient être présentées lors de la COP28.
D’ailleurs, deux votes historiques ont eu lieu cet été. Le premier, le 19 juin quand les États membres des Nations unies ont procédé à un vote historique : celui du premier traité de protection de la haute mer. Un texte ambitieux visant à protéger les eaux internationales, notamment avec la création d'aires marines protégées dans ces eaux internationales qui font actuellement l'objet de seulement 1 % de mesures de conservation. Le second, a eu lieu un mois après, le 12 juillet, quand la loi sur la restauration de la nature a été adoptée au Parlement européen. Conformément à un accord entre le Parlement européen et les États membres de l'UE conclu à la mi-novembre, le dispositif prévoit notamment de restaurer au moins 30 % des surfaces terrestres et marines dégradées d'ici à 2030, 60 % d'ici à 2040 et 90 % d'ici à 2050.
Enfin, le 29 juin dernier, la province des îles Loyauté en Nouvelle-Calédonie a pris une mesure législative forte et totalement inattendue en matière de droits de la nature : accorder des droits juridiques aux tortues marines et aux requins. Plus précisément, les tortues et les requins de cette province pourront bénéficier du statut d'entité juridique naturelle. Leur cause pourra être plaidée devant les tribunaux administratifs et judiciaires de Nouvelle-Calédonie en première instance (les appels se feront à Paris), par le biais de porte-parole d'associations de défense des animaux et de l'environnement ou directement par le président des îles Loyauté.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Êtes-vous certain de maîtriser la langue française ?
Pour écouter le nouveau podcast "Franc-parler":
Apple: https://podcasts.apple.com/us/podcast/franc-parler/id1719737952
Spotify: https://open.spotify.com/show/4ebaP6J0tjC8QTJaYHiUbu
Deezer: https://deezer.com/show/1000488492
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sont les nouvelles espèces en danger dans le monde ?
Si je vous parle du saumon atlantique, de la tortue verte ou de l'oryx algazelle... Sans doute que cela ne vous dira probablement pas grand-chose… Et bien figurez-vous que ces espèces sont désormais sur la liste rouge mondiale des espèces menacées d’extinction. Cette dernière a été mise à jour par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en début de semaine lors de la COP28 à Dubaï aux Emirats Arabes Unis avec l’ambition de mettre en lumière les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité et les effets des efforts pour les protéger. Au total, on compte désormais 157 190 espèces dont 44 016 menacées d'extinction à l'échelle mondiale.
Parmi les modifications apportées, le saumon atlantique - jusqu'alors classé dans la catégorie « préoccupation mineure » - est désormais considéré comme « quasi menacé ». Sa population à l'échelle mondiale a reculé de 23 % entre 2006 et 2020, en raison de la raréfaction de ses proies liée au changement climatique et aux conséquences des activités humaines. Dans la nouvelle liste, les tortues vertes du de l'est de l'océan Pacifique sont respectivement classées « en danger » et « vulnérables », également touchées par les effets du réchauffement climatique ou les captures accidentelles pendant la pêche.
Du côté des plantes, le mahogany grandes feuilles, aussi connu sous le nom de bois d'acajou - utilisé pour fabriquer des meubles, des éléments décoratifs ou des instruments de musique - passe de « vulnérable» à « en danger ». Sa population en Amérique centrale et latine a diminué d'au moins 60 % ces 180 dernières années, à cause des modes de culture non durables, de la croissance urbaine et de la déforestation au profit des terres agricoles.
Deux espèces d'antilopes ont quant à elles vu leur situation s'améliorer à l'occasion de cette mise à jour. Ainsi, l'oryx algazelle est désormais classée « en danger » grâce aux efforts faits pour sa conservation par sa réintroduction au Tchad… L’espèce avait en effet été considérée comme éteinte à l'état sauvage vers la fin des années 1990. L'UICN précise cependant que sa survie « dépend d'une protection continue contre le braconnage ». Les antilopes saïgas, principalement présentes au Kazakhstan, ne sont plus « en danger critique » mais considérées comme « quasi menacées », avec une population qui a augmenté de 1 100 % entre 2015 et 2022. La liste rouge des espèces menacées établie par l'UICN vient par ailleurs compléter une première étude mondiale réalisée sur l'état des poissons d'eau douce, montrant que qu’un quart des espèces évaluées courent aujourd'hui un risque d'extinction… En cas de disparition, même la technologie est bien en peine de ressusciter une espèce éteinte.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Solaire : une tour produit de l’électricité la nuit ?
Les sources d'énergie renouvelable ont chacune leurs défauts, comme les panneaux solaires qui ne fonctionnent que le jour, ou les éoliennes qui ne tournent pas quand le vent ne souffle pas. En attendant de trouver la technologie ultime qui serait exempte de tout reproche, ou un système de stockage d’énergie écologique et bon marché, la meilleure solution reste de mélanger les sources, ce que l’on appelle plus communément, le mixte énergétique. Dans un article publié dans la revue Energy Reports, des chercheurs du Qatar et de la Jordanie expliquent avoir mis au point un nouveau système basé sur une technologie plus ancienne : la tour solaire. Combinée à une seconde technologie, elle permet de générer plus du double de l'électricité d'une tour solaire classique, et fonctionne même la nuit ! Son nom : la TTSS (Twin-Technology Solar System).
La toute première tour solaire a été inventée en 1897 par Alfred Rosling Bennett. Elle consistait en une grande cheminée entourée d'une construction avec un toit en pente qui montait vers le centre. L'air sous la construction était chauffé par le soleil comme dans une serre, et montait dans la cheminée pour sortir en haut, actionnant des turbines. La version créée par les chercheurs utilise une cheminée de 200 mètres de hauteur et de 10 mètres de diamètre, entourée à sa base d'une construction en verre de 250 mètres de diamètre. La cheminée est entourée d'une seconde cheminée de 13 mètres de diamètre, et l'espace entre les deux est divisé en 10 sections. Un mécanisme vaporise de l'eau en haut de chaque section afin de refroidir et alourdir l'air, dans le but qu'il descende et actionne des turbines. Cette seconde cheminée fonctionne mieux vers midi, mais continue de produire tout au long de la journée, et même la nuit.
Les chercheurs ont simulé le fonctionnement et obtenu une production deux fois supérieure à une tour solaire classique, avec 350 MWh produits par an par la cheminée centrale, celle où l'air monte pour actionner les turbines, et 400 MWh produits par la cheminée extérieure ou l’air descend. Cependant, la performance de la cheminée extérieure est réduite dans un climat humide, et nécessite donc d'être placée dans un climat chaud et aride, tout en ayant accès à une source d'eau. Les chercheurs comptent explorer l'intégration d'autres technologies renouvelables à la tour pour améliorer encore plus ses performances. Ceci dit, on est encore assez loin des rendements de certaines installations, même si la multiplication de ces tours pourraient rapidement faire grimper les chiffres.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’océan stocke plus de carbone que prévu ?
Ce n’est pas un secret, les océans sont capables de stocker énormément de carbone. Ce processus naturel vaut pour l’ensemble des océans de la planète. En retirant du carbone de l’atmosphère et en le stockant dans les profondeurs, ce processus participe à la régulation du climat. Mais d’après une nouvelle étude, la capacité de stockage des océans serait encore plus grande que ce que l’on imaginait ! Ceci dit, pas sûr que cela change grand-chose pour l’avenir de la planète…
Dans son rapport de 2021, le GIEC, Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat avait évalué la capacité de stockage des océans du globe à 11 gigatonnes par an. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature, révèle que ce chiffre aurait été sous-estimé… et d’après l’analyse des auteurs, la capacité de stockage serait 20 % plus élevée, soit 15 gigatonnes de carbone par an. Une révision conséquente qui ne devrait toutefois pas impacter les prévisions climatiques sur le court terme. Car si ce processus de pompe à carbone se joue tous les jours, son impact n'est significatif que sur de longues périodes de temps, de l'ordre de la dizaine de milliers d'années.
Quoiqu’il en soit, c’est une bonne nouvelle qui n’est pas à jeter. Les océans stockent encore plus de carbone qu’on l’imaginait ! En effet, les organismes photosynthétiques présents en surface, comme le phytoplancton, absorbent du CO2 provenant de l'atmosphère. Le carbone est alors converti en tissu organique, permettant à ces organismes de grandir. À leur mort, leur enveloppe organique coule et se dépose dans les profondeurs participant à la sédimentation marine. Le carbone organique qu’ils contiennent est alors stocké dans les sédiments, où une partie va être dégradée par les bactéries et les petits organismes peuplant les fonds océaniques.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ports : bientôt un aspirateur à déchets flottant ?
Afin d’éviter que 10 millions de tonnes de déchets finissent dans l’océan, dont 80 % proviennent de la terre et 20 % d’activités maritimes, la société Ekkopol a mis au point un « aspirateur » à déchets. Je cite le cofondateur de l’entreprise Éric Dupont, « de la même manière qu'il existe des balayeuses pour les trottoirs, pourquoi n'y aurait-il pas des sortes de balayeuses pour les ports ? » fin de citation. Et c'est en partant de ce constat que la jeune entreprise a inventé le « DPOL », une pompe qui crée un fort courant pour aspirer les déchets flottants et les hydrocarbures afin de les stocker dans un filet. Placé dans les endroits des ports où les déchets s'accumulent sous l'effet des courants et des vents, il peut fonctionner en continu jusqu’à collecter 150 litres de déchets.
Je cite à nouveau, « 80 % des déchets marins proviennent des activités sur terre, donc nous voulons les recueillir avant qu'ils n'arrivent dans l’océan » fin de citation. On parle là de 8 millions de tonnes de déchets rejetés par an quand même, la plupart étant issus des villes et transportés par les réseaux pluviaux et les rivières. Pour la faire courte, c’est l'équivalent d'un camion-poubelle par minute au niveau mondial. En ce qui concerne les hydrocarbures, qui proviennent souvent des yachts et des vidanges d'eau de cale, il s’agit là aussi de 300 000 tonnes par an.
À noter qu’Ekkopol dispose aussi d'un bateau dépollueur, le Waste Cleaner, avec une « bouche » de quatre mètres de large pour absorber tous types de déchets flottants, hydrocarbures, méduses, végétaux, rejets d'égouts. La société propose aussi des sondes pour surveiller la qualité des eaux selon des paramètres physico-chimiques prédéterminés : pH, oxygène dissous, salinité, etc. D’après l’entreprise, l’engin ne consommerait que très peu d’énergie et disposerait de neuf mois d'autonomie pour une mesure toutes les 15 minutes. Avec autant de solution, l’eau des ports pourrait peut-être enfin redevenir propre et sans déchet.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.