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2538 épisodes · page 34 sur 85

Que voient les aveugles quand ils rêvent ?
Dans le rêve, certaines déficiences physiques sont annihilées. Ainsi, il a été démontré que des paraplégiques s'imaginaient, dans leurs songes, en train de marcher. Mais qu'en est-il pour les aveugles ? Voient-ils des images dans leurs rêves ?
Des images reconstituées
Pour répondre à cette question, il faut déjà faire une distinction entre les aveugles de naissance et les autres. Les premiers prétendent bien voir des images en rêve.
D'ailleurs, la région du cerveau impliquée dans la vision s'active durant la phase de sommeil paradoxal. Et quand ces aveugles dorment, des mouvements oculaires sont perceptibles sous leurs paupières. Comme s'ils voyaient quelque chose.
Mais il semble que ce terme d'image n'ait pas la même signification pour un aveugle de naissance et une personne voyante. En fait, un aveugle de naissance "verrait" un objet ou une personne non pas tels qu'ils sont réellement, mais tels qu'ils se les imaginent.
Les images aperçues en rêve sont donc bien plus une reconstruction mentale que le reflet d'une réalité que ces personnes ne peuvent percevoir.
"Voir" avec les autres sens
Mais les rêves des aveugles de naissance présentent une autre particularité. Pour eux, le songe ne se traduit pas seulement par des images, mais aussi par des sons, des odeurs ou la sensation d'un contact.
Ainsi, quand un aveugle de naissance rêve d'un plat, il en perçoit l'odeur. Et si un arbre surgit au milieu d'un songe, le rêveur aveugle pourra en toucher l'écorce. De telles facultés sont très rares chez les voyants. On les trouverait dans moins de 1 % des récits de leurs rêves qu'on a pu collecter.
Les choses ne se présentent pas de la même façon pour les personnes ayant perdu la vue, à la suite d'un accident ou d'une maladie. Si cette cécité s'est déclarée après un certain âge, fixé à 5 ou 7 ans, ces personnes peuvent voir des couleurs et de véritables images dans leurs rêves.
Malgré tout, ces images font sans doute l'objet d'une certaine forme de reconstruction, qui doit s'appuyer sur les souvenirs, même lointains, de ce qui a été vu.
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Pourquoi faut-il verser le lait avant l'eau quand on fait du thé ?
On le sait, les Anglais boivent leur thé avec du lait. Mais la question de savoir s'il faut d'abord verser l'eau ou le lait reste ouverte. Quoi qu'il en soit, il semble que, en fonction de l'option choisie, le goût du breuvage ne soit pas le même.
Une expérience gustative
Dans leur majorité, les Britanniques pensent donc que l'ordre dans lequel on verse l'eau et le lait influence la saveur de leur thé. Ce n'était pas l'avis du scientifique anglais Ronald Fisher, qui considérait que cet ordre de versement ne changeait rien au goût du thé.
Un jour, il voulut en convaincre sa consœur Muriel Bristol, qui s'était spécialisée dans l'étude des algues. En effet, comme beaucoup de ses compatriotes, elle était persuadée que, selon que l'on versait d'abord le lait ou l'eau, le goût du thé n'était pas le même.
Fisher, qui était aussi statisticien, prépare alors huit tasses de thé, quatre avec le lait versé d'abord, les autres avec l'eau versée en premier. À sa grande surprise, sa collègue indique, à chaque fois, comment le breuvage a été composé.
C'est à partir de cette expérience que le savant concevra le test exact de Fisher, qui repose sur un calcul exact des probabilités.
Des bulles de "caramel"
On sait aujourd'hui que les Anglais ont raison : la saveur du thé dépend bien de la manière dont on verse l'eau et le lait.
En effet, certaines composantes du lait, comme les protéines ou les lipides, sont hydrophobes. Cela signifie que, n'ayant aucune "affinité" pour l'eau, elles la repoussent.
Si l'eau bouillante est versée sur le lait, les premières gouttes l'atteignant vont donc s'en isoler, formant des sortes de bulles. Celles-ci se réchauffent rapidement, ce qui leur donne une saveur rappelant un peu le caramel. Elles finissent par se mélanger au reste du breuvage, lui donnant un goût particulier.
Par contre, on ne le retrouvera pas si l'on verse le lait en premier. Ces bulles "caramélisées" ne se formeront pas. Ce n'est donc pas sans raison qu'un tiers des Anglais de plus de 65 ans préfèrent verser le lait avant l'eau bouillante.
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Pourquoi les oiseaux sont-ils plus colorés dans les pays tropicaux ?
Une récente étude vient de confirmer une hypothèse émise par des naturalistes des siècles passés : les oiseaux vivant dans des contrées proches des tropiques ont un plumage plus coloré. Pour expliquer ce phénomène, les scientifiques avancent plusieurs explications.
Des oiseaux tropicaux plus colorés
L'intuition de Darwin et d'un autre naturaliste du XIXe siècle, Humboldt, était bien juste : plus on se rapproche des tropiques, plus le plumage des oiseaux se pare de couleurs vives.
La confirmation est venue d'une récente étude, publiée dans une revue spécialisée. Pour la mener à bien, les chercheurs ont examiné le plumage de plus de 4.500 espèces d'oiseaux, vivant dans toutes les zones du globe.
Ils ont notamment utilisé les spécimens très bien conservés de certains muséums d'histoire naturelle. En se servant d'une technique très élaborée d'intelligence artificielle, ils ont étudié de près la coloration d'environ 1.500 parties du plumage de ces oiseaux.
Et leur conclusion est claire : plus on s'éloigne des tropiques, et plus le plumage de ces oiseaux est terne. Bien sûr, l'inverse est également vrai. Il faut cependant tenir compte du fait que, dans les zones tropicales, les espèces d'oiseaux sont plus nombreuses.
Pourquoi ces différences de couleurs ?
Les scientifiques ne connaissent pas avec certitude la raison d'un tel phénomène. Mais ils avancent plusieurs hypothèses, dont celle du camouflage.
En effet, des oiseaux très colorés peuvent se fondre dans la végétation luxuriante de la forêt tropicale. Alors qu'ils ne pourraient pas se dissimuler dans les frondaisons aux couleurs moins vives des pays tempérés.
C'est pourquoi, sans doute, les oiseaux de ces latitudes arborent un plumage plus discret. Pour les spécialistes, l'alimentation doit aussi jouer un rôle dans la coloration du plumage. En effet, elle est davantage composée de nectar et de fruits dans les pays tropicaux.
Il se peut aussi que les nécessités de l'accouplement aient leur part dans ce phénomène. Au cours de la compétition à laquelle il donne lieu entre les mâles, la coloration du plumage semble en effet jouer un rôle important.
Cette palette variée de couleurs servirait aussi à distinguer les espèces entre elles, dans un environnement tropical où les oiseaux sont très nombreux.
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A quoi ressemble la face cachée de la Lune ?
Une sonde chinoise vient de se poser sur la face cachée de la Lune. Les images qu'elle enverra permettront de connaître encore mieux la configuration de cette partie de notre satellite. En effet, elle ne présente pas le même aspect que la face visible.
Une topographie très différente
Les premières images en provenance de la face cachée de la Lune datent de 1959. Depuis, de nombreuses sondes, mises en orbite autour de notre satellite, en ont pris beaucoup d'autres.
À les regarder, on s'aperçoit à quel point la face cachée diffère de l'autre partie de la Lune. En effet, on y trouve beaucoup plus de cratères et moins de "mers", ces larges dépressions basaltiques qu'on prenait autrefois pour des océans.
En fait, elles n'ont pas été façonnées par l'action de l'eau, mais par d'anciennes coulées volcaniques. Au Sud de la face cachée, on repère également un immense cratère d'impact, le plus grand qu'on ait observé sur une planète du système solaire.
Quelques hypothèses
Les astronomes ignorent pourquoi la face cachée de la Lune présente une topographie si différente de celle de la face visible. On a cependant émis quelques hypothèses.
Ainsi, on prétend souvent que la face visible serait protégée par la présence de la Terre, vers laquelle elle est constamment tournée. Pourtant, l'écran représenté par notre planète ne paraît pas une protection suffisante contre les impacts d'astéroïdes.
Une autre hypothèse a été émise à propos de la formation des mers lunaires sur la face visible. Elle part de la formation de la Lune, voilà environ 4,5 milliards d'années, à partir d'un morceau de la Terre arraché par la collision avec un énorme astéroïde.
La Lune était alors beaucoup plus proche de notre planète, elle-même composée de roches en fusion. La face visible, tournée vers la Terre, était donc plus chaude.
Les astéroïdes, en tombant sur cette surface plus "molle", auraient creusé des trous, par lesquels la lave aurait pu s'épancher. Ce phénomène serait ainsi à l'origine de ces mers qu'on ne trouverait pas sur la face cachée, qui se serait refroidie et solidifiée plus rapidement.
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Pourquoi prendre la température du nez des chimpanzés ?
Grâce à de nouveaux outils, l'étude du comportement animal ne cesse de progresser. C'est ainsi qu'en mesurant, à distance, la température du nez des chimpanzés, des caméras thermiques ont permis de mieux comprendre l'impact émotionnel de certaines situations sur ces animaux.
Des caméras très pratiques
L'utilisation de caméras thermiques permet aux primatologues de mesurer le degré de stress des singes. Cette méthode a été employée, voilà peu, pour étudier le comportement de chimpanzés vivant en Ouganda.
L'avantage de cette technique, c'est qu'elle permet de prendre la température corporelle de ces animaux sans avoir besoin d'un contact avec eux. Cette température se matérialise par des couleurs.
Dans les situations stressantes, qui impliquent un danger, le sang afflue vers le cœur et les muscles. Leur température sera donc plus élevée. Ce n'est pas le cas des extrémités, comme le nez.
Et cet organe se prête d'autant mieux à cette prise de température qu'il est dépourvu de poils.
Une température très révélatrice
Ainsi, la température du nez est une bonne mesure de l'état émotionnel de ces animaux. Si le chimpanzé se livre à une activité réconfortante, comme le toilettage, qu'il effectue régulièrement, la température de son nez, mesurée par la caméra thermique, sera assez élevée.
Par contre, si un singe isolé sort du territoire de son groupe, il devient inquiet. Il s'immobilise d'abord, dans la crainte d'un danger, puis regagne l'espace délimité par ses congénères.
Prise dans cette situation plus stressante, la température du nez de l'animal se révèle bien plus basse. C'est également le cas si le singe s'accouple dans un endroit isolé. Dans ce cas, en effet, il ne bénéficie pas de la protection du groupe, qui pourrait le protéger si un danger survenait.
Cette étude, fondée sur la prise de température du nez de ces animaux, a ainsi confirmé leur tendance à privilégier une vie communautaire, fondée sur la coopération des membres du groupe.
D'autres événements, fondés sur cette collaboration, come le jeu ou la sortie en groupe du territoire, ne provoquent pas d'inquiétude particulière chez ces animaux. Ce qui se traduit par la température assez élevée de leur nez.
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Les hommes ont-ils vraiment un meilleur sens de l'orientation ?
Les femmes sont réputées moins douées que les hommes en matière d'orientation. S'agit-il d'une réalité ou d'une idée reçue ?
Le sens de l'orientation n'est pas une affaire d'hormones
De nombreuses études ont été menées pour savoir si les hommes, come ils en ont la réputation, s'orientent mieux que les femmes.
Certains chercheurs font d'abord observer que le simple fait, pour des femmes participant à une recherche sur le sens de l'orientation, d'être convaincues de leur prétendue infériorité en la matière, suffit à fausser les résultats.
Pour vérifier une possible différence entre hommes et femmes en matière d'orientation, des études se sont intéressées aux hormones mâles. Ainsi, dans l'une d'entre elles, de la testostérone a été donnée à certaines participantes.
Elles ont un peu mieux réalisé certaines tâches, comme celles impliquant la rotation mentale par exemple, par rapport aux participantes n'ayant pas reçu de testostérone, mais elles n'ont pas fait preuve de meilleures capacités d'orientation.
Des explications peu convaincantes
D'autres chercheurs se sont demandé si les jeux vidéo d'action, auxquels jouent davantage les hommes, n'expliqueraient pas leur supposée supériorité en matière d'orientation.
La pratique de ces jeux permettrait d'apporter une plus grande attention à l'espace environnant et de perfectionner ses capacités de rotation mentale. Il s'agit de la faculté de décrire mentalement une image en trois dimensions, tournant à 90 ou 180°.
Mais, outre que de plus en plus de femmes jouent à ces jeux, on peut se demander si c'est la pratique de ces jeux qui améliore le sens de l'orientation ou si leurs adeptes y jouent parce qu'ils ont des dispositions pour cela.
Enfin, la recherche s'est orientée vers la piste évolutive. Ainsi, certains pensent que cette supériorité des hommes pour l'orientation, si elle est avérée, serait un héritage de leurs ancêtres.
En Effet, ceux-ci avaient besoin de s'orienter pour chasser, alors que les femmes, du fait de leurs activités, pouvaient s'en passer. Aucune de ces explication n'étant vraiment convaincante, il faut en conclure que le sens de l'orientation est plus déterminé par le mode de vie ou des dispositions personnelles que par le genre.
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Que signifie scientifiquement l'expression “au niveau de la mer” ?
Le "niveau de la mer" représente le niveau de la surface de l'eau par rapport auquel sont mesurées toutes les altitudes. Mais comment peut-on apprécier ce "niveau" ?
Le marégraphe de Marseille
Si l'eau de la mer ne bougeait pas, il serait facile de calculer son niveau. Or tel n'est pas le cas. En effet, les marées et la houle font sans cesse varier ce niveau. La surface de l'eau ne se maintient donc jamais au même point.
Pour calculer malgré tout le niveau de la mer, on a recours à un appareil appelé marégraphe, qui se trouve à Marseille. Mis au point en 1885, il se compose d'un flotteur relié à la mer mais protégé des vagues.
Ce dispositif a enregistré toutes les variations du niveau de la mer entre 1885 et 1897. Il a pu ainsi calculer, sur une longue période, une valeur moyenne qui correspond à l'altitude zéro.
Cette altitude, qui correspond donc au "niveau de la mer", a été retenue pour calculer toutes les hauteurs en France. Elle est matérialisée par un repère fixé dans le sol près du marégraphe.
Un autre calcul
En principe, ce repère est valable pour l'ensemble de la France, même s'il n'est pas à l'abri de certaines variations locales. Chaque pays a d'ailleurs le sien.
Mais, au grand large, de tels calculs n'ont guère de signification. Il a donc fallu imaginer un autre moyen de mesurer un niveau de la mer qui soit en quelque sorte universel.
Pour calculer ce niveau, on a créé ce que les spécialistes appellent un "géoïde". Il s'agit en quelque sorte d'un niveau de la mer idéal, obtenu à partir d'océans qui couvriraient toute la surface de la Terre et ne seraient animés d'aucun mouvement.
La surface représentée par ces océans n'est pas plate, puisque la Terre elle-même ne l'est pas. Le niveau réel de la mer peut cependant s'écarter de ce repère, qui ne rend compte que d'un niveau moyen.
De telles variations sont dues aux courants marins, au volume même de l'eau ou encore aux modifications de la pression atmosphérique.
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Qu'est-ce qu'un cylindre O'Neill ?
Imaginés, dans les années 1970, par un physicien américain et ses élèves, les cylindres O'Neill, comme on les a appelés, sont des projets d'habitat spatial, destinés à abriter d'éventuelles colonies humaines.
Des projets d'habitat spatial
Le nom de ces cylindres leur vient d'un physicien américain, Gerald O'Neill. Dans les années 1970, il demande à ses étudiants de réfléchir à la construction, dans l'espace, de structures qui pourraient être habitées par des hommes d'une manière permanente.
Mis à l'épreuve, les élèves trouvent plusieurs solutions, utilisant toutes des matériaux communs, comme le verre ou l'acier. Les structures imaginées ont la forme de cylindres. Gerald O'Neill reprend ces projets et les présente dans un livre, "Les villes de l'espace", publié en 1976.
Cependant, de telles idées n'étaient pas totalement nouvelles. Déjà, en 1954, le physicien allemand Hermann Oberth avait décrit, dans l'un de ses ouvrages, de grands cylindres que les hommes pourraient habiter au cours de leurs voyages spatiaux.
De véritables colonies de l'espace
Les structures imaginées par O'Neill et ses étudiants, composées en fait de deux cylindres à rotation inversée, ne se situeraient pas n'importe où dans l'espace. Ils seraient mis en orbite à des endroits appelés points de Lagrange. Chacun d'entre eux correspond à un point d'équilibre entre deux corps célestes.
Placés là, les cylindres ne seraient attirés ni par l'un ni par l'autre. Par ailleurs, l'utilisation de la force centrifuge permettrait de créer, à l'intérieur de ces habitats, une gravité semblable à celle de la Terre. On éviterait ainsi les inconvénients de la faible gravité qu'on trouve, par exemple, sur la Lune ou Mars.
Ces constructions sont destinées à être habitées d'une manière prolongée, ou même permanente. Leurs futurs habitants doivent donc y trouver de quoi se nourrir. C'est pourquoi, dans ces projets présentés par O'Neill, des fruits et légumes pousseraient sur un anneau d'agriculture tournant autour du cylindre.
Ces plantes pourraient ainsi rendre l'atmosphère respirable, en transformant le dioxyde de carbone en oxygène. Des sortes de "fenêtres", trois sur les six prévues, permettraient à la lumière solaire d'entrer dans le cylindre.
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Pourquoi se parler serait difficile sur Mars ?
Les informations apportées par le robot Perseverance nous en apprennent toujours davantage sur Mars. Ainsi, des enregistrements réalisés par le rover ont permis d'analyser la manière dont le son se propageait sur la planète rouge. Et il résulte de cette étude qu'il serait difficile d'y tenir une conversation.
L'écoute des premiers bruits martiens
Le robot Perseverance, qui s'est posé sur Mars le 18 février 2021, a été équipé d'un micro. Il a donc pu enregistrer les sons qui l'environnaient, notamment ceux d'une bourrasque.
C'est la première fois qu'on pouvait connaître l'ambiance sonore de la planète rouge. Mais, en règle générale, il y règne un grand silence. Pour se faire une idée plus précise de la façon dont le son se diffusait sur Mars, il fallait donc provoquer des bruits.
Les chercheurs ont alors analysé les sons produits par le mini-hélicoptère Ingenuity, venu sur Mars avec le robot, et par des tirs de laser sur les roches martiennes.
Un son à deux vitesses
L'examen des enregistrements réalisés par le rover ont d'abord permis de confirmer un phénomène auquel on s'attendait. Sur Mars, le son circule moins vite que sur la Terre. Il se propage à 240 m/s, alors que sa vitesse est de 340 m/s sur notre planète.
Cette relative lenteur s'explique d'abord par la très faible pression qui règne sur la planète rouge. Elle est également due à la composition très différente de l'atmosphère, qui contient 96 % de C02, contre 0,004 % pour la Terre.
Mais une surprise attendait les chercheurs. En effet, ils se sont aperçus que les sons ne voyageaient pas à la même vitesse. Les sons aigus se déplacent plus vite que les sons graves et, en plus, ils se perdent plus rapidement.
Si deux personnes se tenaient à environ cinq mètres l'une de l'autre et essayaient d'avoir une conversation, elles auraient ainsi le plus grand mal à se faire comprendre. De même, l'écoute d'un concert serait grandement perturbée, pour un auditeur un peu éloigné de la scène, par ce décalage entre les sons graves et les sons aigus.
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Pourquoi les Vikings ne sont-ils pas restés au Groenland ?
Originaires de l'actuelle Norvège, les Vikings se sont installés dans le nord-est de l'Angleterre, dans les îles Shetland et les Hébrides ou encore en Normandie. Mais un autre de leurs établissement se trouvait au Groenland. On en sait davantage, aujourd'hui, sur les raisons qui les poussèrent à quitter cette région.
Ce n'est pas le froid qui aurait chassé les Vikings du Groenland...
Les Vikings se sont installés au Groenland à la fin du Xe siècle. Ils y faisaient de l'élevage, dans le cadre d'exploitations agricoles assez prospères. Mais, au XVe siècle, ils décident de laisser derrière eux un territoire qui, jusque là, devait bien mériter son nom.
En effet, "Groenland" signifie "terre verte". Les Vikings l'avaient également appelé la "Colonie de l'Est". Pourquoi ont-ils donc quitté ce territoire fertile, où l'herbe poussait en abondance ?
Les spécialistes pensaient que c'était un froid de plus en plus vif qui les avait chassés. Or, il semble que, pour appuyer leurs conclusions, ils aient analysé des échantillons prélevés dans des terrains situés à plus de 1.000 km au nord des principaux établissements des Vikings.
...Mais la sécheresse
Des chercheurs américains ont donc cherché à étudier les conditions climatiques qui régnaient, au XVe siècle, dans l'un des principaux sites habités par les Vikings. Pour ce faire, ils ont analysé les sédiments recueillis dans un lac.
Employant une technologie élaborée, ils ont mené leurs recherches durant trois ans et ont pu, grâce à ces échantillons, étudier les modifications de températures et le taux d'évaporation. Les chercheurs n'ont pas constaté de changement significatif dans le climat.
Le froid ne serait donc pas responsable de leur fuite. Par contre, ils ont remarqué que la zone autour du lac était devenue beaucoup plus sèche. Cette sécheresse aurait, à la longue, rendu les prairies impropres à la nourriture du bétail.
Les Vikings étant avant tout des éleveurs, ils devaient donc trouver des contrées plus favorables à leur activité. Cette étude lève en partie le mystère qui entourait le départ des Vikings du Groenland. Elle montre l'importance des facteurs environnementaux dans le destin des peuples.
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Je prends une semaine de vacances ;)
On se retrouve lundi 2 mai.
D'ici là, je vous invite à découvrir toute la gamme des podcasts Choses à savoir sur www.chosesasavoir.com !
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Quel est le record battu par Hubble ?
Grâce au perfectionnement des radiotélescopes, il devient possible d'observer des étoiles et des galaxies de plus en plus lointaines. Ces dernières années, le télescope Hubble a permis de notables avancées en la matière.
La galaxie la plus lointaine
En 2016, les astronomes avaient déjà pu, grâce au télescope Hubble, repérer la plus vieille galaxie jamais observée, et donc aussi la plus ancienne. Cette galaxie, nommée GN-z11, s'est ainsi formée voilà 13,4 milliards d'années.
Sa lumière a donc mis tout ce temps avant de nous parvenir. Elle nous apparaît donc telle qu'elle se présentait à ce moment-là, c'est-à-dire peu de temps après le Big Bang.
Cette découverte devrait donc permettre d'en apprendre davantage sur la manière dont se sont formées, à partir des nuages de gaz issus de l'"explosion" initiale, les premières galaxies.
Compte tenu de l'époque de sa formation, cette galaxie GN-z11 paraît très massive, bien qu'en fait elle soit 25 fois plus petite que la nôtre. Comme les galaxies les plus lointaines sont celles qui s'éloignent le plus vite de nous, GN-z11 se trouve maintenant à 32 milliards d'années-lumière de la Terre.
L'étoile la plus loin de nous
Mais le télescope Hubble a permis de battre un nouveau record. Il vient en effet de détecter l'étoile la plus lointaine du cosmos. Cet astre, nommé "Earendel, a en effet 12,9 milliards d'années.
Là encore, les astronomes ont réussi à le voir tel qu'il était à cette époque si lointaine. Il s'agit d'une étoile très massive, environ 50 fois plus volumineuse que le Soleil.
D'après les astronomes, elle a dû exploser assez vite, pour se transformer en supernova, puis en étoile à neutrons. En effet, ce type d'étoile très massive ne dure pas très longtemps.
Comme pour la galaxie GN-z11, ce qui est le plus intéressant, avec la découverte d'Earendel, c'est sa relative proximité avec les débuts de l'Univers. En effet, elle aurait été formée à partir de l'oxygène et de l'hélium de l'Univers primordial. De ce fait, la genèse de ces premières étoiles ne peut qu'être riche d'enseignements pour les scientifiques.
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Pourquoi les serpents ont-ils perdu leurs pattes ?
Les serpents n'ont pas toujours adopté la reptation comme mode de locomotion. Leurs ancêtres possédaient des pattes, qu'on retrouve d'ailleurs, à l'état embryonnaire, sur certains spécimens actuels. Mais de quelle manière les ont-ils perdues ?
Les serpents n'ont pas toujours rampé
Il n'est n'est pas tout à fait exact de dire que les serpents sont dépourvus de pattes. En effet, certaines espèces de pythons possèdent, sous le ventre, de petites griffes, qui sont considérées par les zoologues comme les vestiges de pattes plus développées.
Mais, pour l'essentiel, les serpents se déplacent en rampant. Cependant, ce ne fut pas toujours le cas. Voilà environ 100 millions d'années, en effet, ces reptiles pouvaient sans doute marcher, grâce à des pattes postérieures et antérieures.
À partir de cette date, les serpents les ont peu à peu perdues. Le processus a dû se dérouler à partir de la mutation d'un gène essentiel au développement de ces pattes.
Une lente évolution
L'histoire de ces serpents est mieux connue grâce à la découverte récente de fossiles bien conservés appartenant à des serpents préhistoriques du nom de "Najash". Les scientifiques ont en effet mis au jour les restes d'un de ces serpents, possédant des pattes postérieures.
Ce sont des membres de petite taille, mais très bien conformés. D'après les spécialistes, ces serpents ont dû les conserver durant environ 70 millions d'années. Mais pourquoi et comment les ont-ils perdues ?
En effet, les ancêtres de ces reptiles primitifs, et des serpents actuels, sont sans doute des lézards possédant quatre pattes. À un moment de l'histoire évolutive de ces animaux, ces membres ont dû disparaître pour leur permettre de s'adapter au milieu où ils vivaient.
Jusqu'à une date récente, la découverte de fossiles plus anciens conduisait les zoologues à penser que cette évolution avait eu lieu dans un milieu marin. Autrement dit, les pattes auraient plutôt servi de nageoires.
Mais les fossiles de "Najash" ont été découverts dans des dépôts de nature terrestre et les pattes de ces serpents leur servaient sans doute à creuser des terriers. Il est donc probable que l'évolution ait eu lieu sur la terre ferme.
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Pourquoi l'astéroide Apophis est-il célèbre ?
De nombreux astéroïdes entrent dans l'atmosphère de la Terre. L'un d'entre eux, nomme Apophis, devrait passer très près de notre planète en 2029. mais sans dommages notables pour elle.
Un astéroïde qui va frôler la Terre
Le satellite Apophis a été repéré dès 2004. Il s'agit d'un corps céleste très volumineux. En effet, il mesure environ 350 mètres et pèse quelque 27 millions de tonnes. Autant dire que si cet imposant rocher venait à percuter la Terre, les dégâts seraient considérables.
Mais, pour l'heure, tout danger semble écarté. Après avoir estimé à 3 % les probabilités de collision, les scientifiques ont révisé leurs calculs. Compte tenu de son orbite, définie désormais avec précision, Apophis ne pourra pas s'écraser sur notre planète.
Le 13 avril 2029, il la frôlera cependant d'assez près, puisqu'il devrait passer à environ 30.000 km de la Terre, soit le dixième de la distance entre la Lune et notre planète. C'est pourquoi il sera sans doute possible d'observer le phénomène à l'œil nu.
Des conséquences pour Apophis
Mais le passage du satellite, si près de notre planète, ne sera pas sans conséquences. Et d'abord pour lui-même. En effet, le jeu entre la force gravitationnelle de la Terre et celle de l'astéroïde peut provoquer des dégâts à la surface de celui-ci.
La pression exercée peut entraîner des glissements de terrain sur l'astéroïde et modifier sa forme. Si cette force est trop puissante, elle pourrait même le briser.
Mais elle peut également influer sur les roches et autres corps orbitant autour de ce corps céleste. En tenant compte de la force gravitationnelle, mais également de l'influence du rayonnement solaire et de la densité de ces corps en orbite, les scientifiques ont calculé que 90 % des roches détachées à la surface de l'astéroïde seraient arrachées à l'approche de notre planète.
Quant à l'impact sur la Terre, il devrait être assez faible. En effet, le passage de l'astéroïde ne modifiera pas de manière substantielle le mouvement des marées. En revanche, il n'est pas exclu qu'Apophis puisse entrer en collision avec des satellites de communication tournant autour de la Terre.
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Quelle est l'origine de la théorie de la tectonique des plaques ?
Sous l'impulsion des mouvements du manteau de la Terre, des morceaux de l'écorce terrestre se déplacent selon certaines directions. C'est ce que l'on appelle la tectonique des plaques. Les mécanismes de ce mouvement, ainsi que ses causes, ne furent découverts que peu à peu.
La dérive des continents
En 1912, le météorologue allemand Alfred Wegener propose une théorie connue depuis sous le nom de "dérive des continents". Il affirme en effet qu'à l'origine, les continents qui composent la Terre étaient réunis en une seule partie, la Pangée.
Voilà environ 200 millions d'années, cet immense continent se serait scindé en deux morceaux, qui se seraient éloignés l'un de l'autre. Ce mouvement de division, suivi de nouveaux déplacements, se serait poursuivi, pour donner naissance à la configuration continentale actuelle.
Wegener fonde sa théorie sur certaines observations. Il remarque notamment qu'on trouve des roches, des plantes et des animaux fossiles semblables en Afrique et en Amérique du Sud.
Pour lui, c'est la preuve que ces deux ensembles étaient unis à une époque lointaine. Ils ont donc dû se déparer depuis.
Des mouvements de convection
Alfred Wegener avait émis une théorie convaincante pour expliquer la formation actuelle des continents. Mais, faute de connaissances suffisantes à l'époque, il ne pouvait en connaître la cause avec certitude.
Il faut attendre les années 1960 pour que l'exploration des fonds sous-marins permette de comprendre les mécanismes de cette tectonique des plaques. On s'aperçoit alors que la lithosphère, une partie de l'écorce terrestre, est divisée en plaques, dites tectoniques.
Il existe ainsi 15 plaques tectoniques majeures. D'une centaine de kilomètres d'épaisseur, elles glissent sur le magma qui monte du noyau terrestre.
Le déplacement de ces plaques est dû aux mouvements de convection qui se produisent à l'intérieur du manteau. Ainsi, le magna, léger et très chaud, monte vers la surface; il se refroidit alors, se durcit et replonge en profondeur.
C'est ce double mouvement qui provoque l'éloignement des plaques tectoniques, qui bougent de quelques centimètres chaque année, ainsi que leur frottement. C'est ce denier phénomène qui peut provoquer des tremblements de terre.
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Peut-on dessiner un portrait robot à partir de l'ADN ?
On sait à quel point les portraits-robots réalisés à partir des indications des témoins d'un meurtre ou d'un cambriolage sont peu précis. Mais l'exploitation de l'ADN pourrait permettre d'en établir de plus convaincants.
Un fichier contenant des millions de profils génétiques
La police tire de l'ADN trouvé sur place des indications très précieuses sur l'auteur éventuel d'un crime ou d'un délit. Mais, jusqu'à une date récente, l'analyse de l'ADN n'était vraiment utile que si on pouvait en comparer les données avec celles fournies par d'autres profils génétiques.
Les enquêtent les retrouvent dans le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Depuis se création, en 1998, ce fichier a rassemblé quelque 3 millions de profils génétiques.
Cet outil a permis aux enquêtes de progresser souvent de façon plus rapide. À condition cependant que le profil génétique de l'éventuel suspect soit contenu dans le fichier.
Un ADN riche d'informations
Mais l'ADN peut être utilisé de façon encore plus efficace. Dans certains pays, comme les États-Unis, les enquêteurs peuvent en effet s'en servir depuis longtemps pour établir un portrait-robot plus précis que celui mis au point sur la foi des témoins.
En effet, il ne se fonde pas sur des indications incertaines, mais sur les données précises de la génétique. L'ADN peut révéler, à partir d'une infime trace de sang ou de salive, un grand nombre d'informations sur l'individu qui l'a laissée.
Les enquêteurs apprennent ainsi quelle est la couleur de ses yeux et de ses cheveux. Il sera également possible de trouver la couleur de sa peau. Mais on peut encore faire "parler" les gènes de façon encore plus précise.
En effet, les scientifiques peuvent y lire la prédisposition d'une personne à avoir des taches de rousseur ou à devenir chauve. Même l'âge se décèle à la lecture de cet ADN "codant", celui qui permet d'obtenir de tels renseignements.
Depuis l'arrêt de la Cour de cassation du 25 juin 2015, la police a le droit, dans notre pays, d'exploiter l'ADN retrouvé sur une scène de crime pour tenter d'établir le portrait-robot génétique d'un éventuel suspect.
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Episode bonus !
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Que sont les figures de Chladni ?
Le sens conçu pour percevoir les sons, c'est bien sûr celui de l'ouïe. C'est du moins ce qui vient tout de suite à l'esprit. Et pourtant, le son peut aussi se voir. C'est tout l'intérêt de ce qu'om appelle les figures de Chladni.
La découverte progressive du phénomène
Dès 1638, Galilée s'était aperçu que des motifs apparaissaient sur une plaque qu'on faisait vibrer. Une quarantaine d'années plus tard, le phénomène est étudié de plus près par le scientifique anglais Robert Hooke.
Mais c'est le physicien allemand Ernst Chladni qui le décrit avec le plus de précision, dans un livre paru en 1787. D'où le nom de "figures de Chladni" donné aux motifs apparaissant sur la plaque vibrante.
Napoléon, devant lequel Chladni fit une démonstration, se montra intéressé par l'expérience. Il décida alors d'organiser un concours destiné à trouver une explication mathématique au phénomène.
C'est la mathématicienne française Sophie Germain qui, en 1816, trouva finalement la solution du problème.
Comment faire apparaître les figures ?
Pour ses expériences, Chladni utilisait des plaque en métal, mais on peut se servir d'autres matériaux. Une fois la plaque solidement fixée sur un support, on dépose du sable à sa surface.
La deuxième étape consiste à faire vibrer la plaque. Pour ce faire, Chladni utilisait l'archet d'un violon, qu'il frottait contre la plaque. La vibration provoquée par l'archet entraîne le déplacement du sable.
Ce mouvement a ses lois. En effet, le sable se déplace depuis les zones de forte vibration vers celles où cette vibration est plus faible, ou même nulle. C'est en se déplaçant ainsi que le sable forme des figures particulières.
Chladni avait également remarqué que la configuration de ces motifs dépendait de l'intensité de la vibration. Par ailleurs, en posant un doigt sur la plaque, à certains endroits, il est possible de modifier la forme qu'affectent les motifs.
La forme de ces figures est également conditionnée par la nature de la plaque et par la manière dont on la fait vibrer. Malgré une grande diversité théorique, le nombre de motifs apparaissant sur une plaque est assez limité.
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Peut-on mourir d'avoir trop mangé de sucre ?
On sait que l'un des meilleurs gages de bonne santé est l'adoption d'un régime alimentaire sain et équilibré. Aussi faut-il se garder d'ingérer de trop grandes quantités de nourriture, surtout si elle est sucrée ou trop grasse. Mais de tels excès peuvent-ils conduite au décès ?
On ne peut pas vraiment mourir d'une "overdose" de sucre
On sait que l'absorption d'une trop grande quantité de sucre peut, à la longue, avoir des effets nocifs sur notre santé. Elle peut, en effet, entraîner le surpoids ou même l'obésité de l'amateur de sucre et favoriser la survenue de certaines maladies, comme le diabète de type 2, des troubles cardiovasculaires ou même certaines formes de cancers.
Mais la consommation d'une quantité excessive de sucre peut-elle provoquer la mort ? La Société américaine de chimie a essayé de répondre à la question. Elle rappelle d'abord que la dose de sucre augmentant de 50 % les risques de mourir est très massive.
Elle dépend cependant du poids du consommateur. Ainsi, une personne pesant 65 kg devrait manger près de 2 kg de sucre pour connaître une telle mésaventure. Il est difficile d'imaginer qu'on puisse absorber, en un temps relativement court, une telle quantité de sucre ou d'aliments sucrés.
La grande capacité de l'estomac
Mais une autre question du même ordre se pose : l'indigestion consécutive à l'ingestion d'une très grande quantité de pâtisseries ou d'un repas très copieux, ne peut-elle avoir une issue mortelle ?
À cette question, la réponse est négative. En effet, la capacité de distension de l'estomac est très grande. Il peut enfler jusqu'à offrir une contenance de 4 litres, alors qu'elle n'est que de 0,5 litre au repos.
Il y a donc peu de risque que l'estomac "éclate". Et quand il arrive au maximum de sa capacité, l'organisme suscite des vomissements qui permettent à l'estomac de se vider peu à peu.
Et c'est là que peut se glisser un risque mortel. En effet, si les vomissements sont un peu violents, et se succèdent, ils peuvent provoquer une rupture de la paroi de l'œsophage. Si une telle déchirure se produit, une intervention urgente est nécessaire.
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Comment expliquer les mystérieux cercles de radio dans l'espace ?
L'œil rivé sur leurs télescopes, les astronomes ne cessent de découvrir de nouveaux objets célestes. C'est le cas de ces "cercles de radio", dont l'origine, malgré les trois hypothèses émises à leur sujet, demeure assez mystérieuse.
De très gros objets célestes
Ces cercles de radio impairs sont connus des spécialistes depuis peu de temps. En effet, ils ont été observés pour la première fois en 2019, par le radiotélescope australien ASKAP.
Les astronomes ont été surpris par ces formes un peu fantomatiques, suspendues en l'air comme des cercles de fumée. Ils ont constaté qu'elles étaient constituées d'émissions radio.
Ces cercles de radio ont la particularité de n'émettre aucun rayonnement dans d'autres longueurs d'ondes. Leur taille est immense. En effet, le diamètre d'un million d'années-lumière de chaque cercle en fait un objet 16 fois plus gros que la Voie Lactée.
Et, de fait, ces cercles de radio occupent tant de place dans l'Univers qu'ils s'étendent souvent au-delà d'une galaxie. C'est pourquoi ces objets célestes imposants ont mis si longtemps à se former, environ un milliard d'années.
Trois théories
Ces objets célestes sont aussi appelés "odds radio circles", ou ORC, ce qui signifie "étranges cercles radio". C'est dire à quel point ils ont surpris les astronomes, qui ne savent pas avec certitude comment ils se sont formés.
Ils ont tout de même échafaudé trois hypothèses à leur sujet. Ces cercles de radio pourraient provenir d'une très puissante explosion au centre de la galaxie qui les accueille.
C'est un peu ce qui se produit lors de la fusion de deux trous noirs très massifs. Or, les cercles de radio se trouvent souvent dans des galaxies hébergeant ce type de trous noirs.
D'après la seconde théorie, ils auraient pu être formés par de puissants jets de particules énergétiques, expulsés du centre de la galaxie hôte. Enfin, ils pourraient résulter des phénomènes qui président à la naissance de certaines étoiles.
Les astronomes devront donc continuer à observer ces étranges cercles, dans l'espoir de mieux comprendre les mécanismes de leur formation. À ce jour, ils n'en ont d'ailleurs trouvé que cinq.
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D'où vient le bruit à l'ouverture d'une bouteille de Champagne ?
Vin festif par excellence, le Champagne accompagne les grandes occasions. Mais vous êtes-vous demandé ce qui se passe lorsque on ouvre une bouteille de ce délicieux breuvage ?
Un panache bleuté à l'ouverture de la bouteille
La vinification du Champagne connaît plusieurs étapes. Durant la seconde fermentation subie par ce vin, il se forme du dioxyde de carbone (C02) dans la bouteille. Ce gaz y demeure sous pression.
Celle-ci dépend de la température de conservation de la bouteille. Ainsi, pour une température de 20°C, la pression est d'environ 7,5 bars, soit beaucoup plus que la pression atmosphérique.
La détente provoquée par l'ouverture de la bouteille entraîne le refroidissement du CO2, qui plonge à -90°C. À cette température, le CO2 se transforme en un panache bleuté de neige carbonique.
Un bruit caractéristique
Mais un autre phénomène s'observe lors de l'ouverture d'une bouteille de Champagne. En effet, une petite ligne horizontale se déploie au sein du panache de neige carbonique.
Il s'agit d'une onde de choc, accompagnée d'un bruit caractéristique, comparable à celle que produisent les fusées ou les avions de chasse !
Elle a été repérée sur les images prises par une caméra capable d'enregistrer des mouvements ne durant que quelques infimes fractions de secondes.
Un bouchon très rapide
On sait par ailleurs que, si on ne le retenait de la main, le bouchon de Champagne filerait comme un boulet de canon. Il est en effet propulsé à une vitesse considérable, qui varie en fonction de la température à laquelle la bouteille est conservée.
Une bouteille à 4°C verra son bouchon s'envoler à 40 km/h, alors que celui d'une bouteille maintenue à 18°C atteindra les 55 km/h.
Il faut d'ailleurs noter que le bruit du bouchon extrait de la bouteille n'est pas sans influence sur nos sens. Ainsi, le vin provenant d'une bouteille ouverte de cette manière sera 15 % mieux noté qu'un vin décapsulé.
Cependant, la façon de déboucher une bouteille n'influence pas les consommateurs quand ils ignorent si elle était fermée par un bouchon ou une capsule.
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Pourquoi les bombes au phospore blanc sont interdites ?
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie a commis certaines exactions, comme le bombardement d'hôpitaux et d'écoles. Mais les autorités ukrainiennes l'accusent également d'avoir utilisé des bombes au phosphore blanc. Qu'en est-il de l'usage de ces armes ?
Des bombes au phosphore blanc utilisées en Ukraine ?
Les autorités ukrainiennes ont accusé Moscou d'avoir utilisé des bombes au phosphore blanc dans plusieurs régions du pays. Le 24 mars, elles auraient été larguées à l'est, dans la région de Louhansk, où le bombardement aurait fait plusieurs victimes.
D'après le maire d'Irpin, dans la banlieue de Kiev, de telles armes auraient déjà été employées, la veille, par les troupes russes.
Pour appuyer leurs dires, les Ukrainiens ont montré des photos, prises en Ukraine, montrant de longues traînées blanches tombant dans le ciel nocturne. Pour l'instant, cependant, aucune preuve formelle de l'utilisation de ces armes n'a encore été fournie.
Des armes à l'usage strictement réglementé
Le phosphore blanc est dérivé du phosphore. Au contact de l'oxygène, il s'enflamme, pouvant alors atteindre des températures supérieures à 800°C. Cette substance peut donc provoquer de très graves brûlures, sans compter l'action corrosive des vapeurs toxiques qui s'en dégagent.
Malgré tout, les bombes au phosphore blanc ne sont pas, à proprement parler, considérées comme des armes chimiques. Elles ne sont donc pas incluses dans la convention qui, en 1993, a interdit l'usage de ce type d'armes.
Mais l'utilisation de ces bombes au phosphore est strictement réglementé par le protocole III d'une convention signée à Genève en 1983, et portant sur l'utilisation de certaines armes classiques.
D'après cet accord, ces bombes ne devraient être utilisées que comme fumigènes ou pour éclairer une zone de bataille par exemple. Mais les militaires ne peuvent pas les employer contre les civils et les bâtiments qui les abritent.
Avant cette interdiction, les bombes au phosphore ont été utilisées durant les deux conflits mondiaux, ainsi qu'en Corée et au Vietnam. Mais elles ont également été utilisées depuis 1983, notamment durant la première guerre d'Afghanistan, entre 1979 et 1989, ou en 2004, pendant la guerre en Irak.
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Comment les lampes à lave fonctionnent-elles ?
Une lampe à lave n’est pas vraiment une lampe. Elle sert plutôt à la décoration qu'à l'éclairage. Elle se présente le plus souvent sous la forme d'un globe de verre vertical, ressemblant vaguement à une fusée, et contient un liquide transparent dans lequel bougent et se déforment des masses de couleurs.
Les premiers prototypes ont été vendus aux Etats Unis en 1963.
Comment ces lampes marchent-elles ? Leur principe de fonctionnement est basé sur le système de l'instabilité de Rayleigh-Taylor. Les formes qui bougent à l’intérieur sont formées de cire, dont la densité très légèrement supérieure à celle du liquide dans lequel elle baigne. A la base de la lampe se dégage une chaleur qui permet la fusion de la cire. En chauffant la cire elle fait diminuer sa densité. Quand elle devient plus basse que celle du liquide des bulles de cire montent. Mais se faisant elles s’éloignent de la source de chaleur. Leur densité augmente et la cire retombe. Et ainsi de suite.
A propos de lampe à lave une société qui protège des millions de site sur Internet utilise un mur de lampes à lave pour sécuriser le réseau. Cette société à San Francisco, a installé un mur composé de 100 lampes à lave. Elles sont filmées en permanence et les mouvements du liquide dans les lampes est utilisé pour interpréter des clés de chiffrement.
Ce mur appelé « Mur d'entropie », est photographié chaque milliseconde quotidiennement. Ensuite, un système transforme l'affichage des pixels en nombre aléatoire. Les mouvements de la lave étant aléatoires, impossible de casser le code.
Les lampes servent donc de générateurs de nombres aléatoires.
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Quelles régions seront inhabitables en 2050 ?
Récemment réunis à Glasgow, les participants à la COP26 ont pris certains engagements, pour limiter la déforestation ou les émissions de méthane. Mais seront-ils suffisants pour enrayer le réchauffement climatique ? Si ce n'est pas le cas, certaines régions du globe pourraient devenir invivables à l'horizon 2050.
Chaleur et humidité : une combinaison dangereuse
Si les températures devaient s'élever de 1,5°C d'ici à la fin du XXIe siècle, il devrait y avoir quatre fois plus d'épisodes de très forte chaleur. Or ils sont meurtriers. En effet, cette chaleur extrême a provoqué le décès de plus de 140 Américains par an entre 1991 et 2020.
Et cette chaleur est encore plus dangereuse si elle s'accompagne d'une forte humidité. Un air sec est beaucoup plus facile à supporter. À son contact, la sueur s'évapore et c'est ce phénomène qui nous aide à résister à la chaleur.
Zn revanche, si l'air est à la fois très chaud et très humide, la transpiration reste en quelque sorte collée au corps, qui ne parvient plus à se rafraîchir. C'est ainsi que les spécialistes ont mis au point le concept de "chaleur humide", indiquée par le sigle TW.
Ils ont calculé qu'une température de 35 TW pourrait entraîner la mort au bout de six heures environ.
Des régions devenus inhabitables
Si cette chaleur extrême associée à une forte humidité devait encore augmenter dans les années à venir, elle pourrait rendre inhabitables, d'ici 2050, certaines régions du globe.
Sont notamment concernés des pays du Golfe persique, comme le Koweit ou l'Iran, ainsi que les pays de la péninsule arabique et de l'Afrique du Nord-Est, comme le Soudan, ou encore l'Égypte.
Mais des pays situés dans des zones aussi différentes que le Brésil, l'est de la Chine ou une partie de l'Asie du Sud pourraient aussi être menacés par ces épisodes de forte chaleur humide.
Il n'est pas jusqu'à certains États américains, comme l'Iowa ou l'Arkansas, qui ne puissent subir les conséquences de cette "température humide", comme l'appellent les spécialistes. Mais ce serait à plus long terme, ces épisodes de chaleur humide s'y manifestant peut-être dans une cinquantaine d'années.
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Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !
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Comment les volcans limitent-ils le réchauffement climatique ?
On l'a encore vu récemment à l'occasion de la réunion de la COP26, à Glasgow, de nombreux pays essaient de conjuguer leurs efforts pour atténuer les effets du réchauffement climatique. Ils sont parfois aidés dans cette tâche par des phénomènes naturels, comme les éruptions volcaniques.
Un obstacle au rayonnement solaire
Une éruption volcanique projette dans les hautes couches de l'atmosphère une grande quantité de cendres et de gaz, comme le dioxyde de carbone. Ils peuvent atteindre la troposphère et même la stratosphère. Autrement dit, cendres et gaz peuvent s'élever jusqu'à 50 kilomètres d'altitude.
Or, ils contribuent à réduire le rayonnement solaire, qu'ils arrêtent en partie et réfléchissent vers l'espace. Cet effet est d'autant plus notable que les cendres et les gaz sont dispersés par des vents violents et qu'ils peuvent séjourner plusieurs années dans ces couches de l'atmosphère.
Durant les mois et même les années qui suivent l'éruption, les températures, du moins en certains endroits, peuvent baisser, en moyenne, entre 0,5 et plus de 1°C.
Toutes les éruptions volcaniques n'ont pas le même impact
L'étude des conséquences de certaines éruptions volcaniques confirme leur rôle dans ce relatif rafraîchissement du climat. Ainsi, en 1991, la spectaculaire éruption du Pinatubo, aux Philippines, a réduit le rayonnement solaire de 1 à 5 %, selon les endroits, entraînant une réduction moyenne de la température de 1°C.
Il est vrai que ce volcan avait envoyé dans la haute atmosphère pas moins de 20 millions de tonnes de dioxyde de carbone.
Mais l'effet n'est pas toujours aussi flagrant. L'abaissement des températures se fait surtout sentir si les gaz et les cendres ont été propulsés assez haut. Ce ne fut pas le cas avec l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll, en 2010, qui n'eut donc guère d'impact sur le climat.
Par ailleurs, cette relative baisse des températures dépend aussi de la situation du volcan. S'il se trouve assez proche de l'Équateur, comme le Pinatubo, l'influence de l'éruption pourra s'étendre sur les deux hémisphères.
Mais s'il se situe dans des latitudes plus hautes, comme le volcan Katmai, en Alaska, qui entra en éruption en 1912, l'impact est plus faible.
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Pourquoi la sonde Mars Climate Orbiter s'est-elle écrasée ?
En 1999, la sonde américaine Mars Climate Orbiter s'est sans doute écrasée sur la planète rouge, en tous cas a connu un sort funeste. Et les raisons de cet incident sont des plus contingentes.
Une sonde en échec
La sonde Mars Climate Orbiter devait s'acquitter d'un double objectif. Comme son nom l'indique, elle devait d'abord recueillir des informations sur le climat martien.
Elle était aussi conçue pour servir de relai de transmission à une autre sonde, Mars Polar Lander, qui devait atterrir sur la planète rouge début décembre 1999. Elle avait notamment pour mission de rechercher de l'eau sur Mars. Or, cette sonde, en raison d'une erreur technique, s'est elle-même écrasée sur le sol martien.
C'est aussi ce qui a pu arriver à la sonde Mars Climate Orbiter. Il se peut aussi qu'elle ait été mise en pièces par l'atmosphère martienne. En tous cas, les techniciens de la NASA ont perdu sa trace.
Une erreur de navigation
Si la sonde Mars Climate Orbiter s'est sans doute écrasée sur Mars, c'est parce qu'elle s'en est approchée de trop près. En effet, elle devait se placer, en orbite, à une altitude d'environ 225 km.
Or, la sonde est descendue jusqu'à 57 km. Cette altitude beaucoup trop basse l'a amenée au contact d'une atmosphère très dense, qui a sans doute provoqué la désintégration de la sonde.
Comment une telle erreur de navigation a-t-elle pu se produire ? Il semble qu'elle soit due à une mauvaise coordination dans la transmission des données. En effet, la sonde a été conçue pour traiter des mesures appartenant au système métrique.
Or, il semble bien que la sonde ait reçu des données calculées selon le système impérial, autrement dit le système d'unités de mesure en vigueur dans les pays anglo-saxons.
On peut penser qu'avec des vérifications plus soigneuses, une telle négligence n'aurait jamais dû se produire. En tous, elle a coûté cher aux investisseurs, le projet ayant entraîné une dépense de plus de 300 millions de dollars. À l'époque, les scientifiques de la NASA avaient cependant considéré que cet échec ne compromettait pas vraiment le programme martien.
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Que va explorer le robot Daedelus ?
L'exploration de la Lune fait toujours partie des objectifs de l'Agence spatiale européenne. En effet, cet organisme a assigné une mission spécifique à l'un de ses nouveaux robots, Daedalus.
Les souterrains de la Lune
Le but essentiel du nouveau robot Daedalus est d'explorer les cavités et les espaces souterrains de la Lune. Ces anfractuosités se seraient formées, voilà environ 3 milliards d'années, sur la croûte de notre satellite.
Ces souterrains auraient été creusés au cours d'une phase d'intense activité volcanique. Voilà quelques années, une sonde japonaise avait d'ailleurs détecté la présence d'un vaste tunnel d'origine volcanique, d'une longueur de 50 km.
Or, tous ces souterrains n'ayant jamais été explorés, les chercheurs de l'Agence spatiale européenne ont pensé qu'une mission de découverte de ces cavités pouvait être mise en place.
Un double objectif
Voilà déjà près de trois ans que les préparatifs de cette mission ont débuté. Outre Daedalus, elle nécessitera le concours d'un autre robot, nommé RoboCrane. Il s'agit d'une sorte de grue, dont le rôle sera de déposer Daedalus au bon endroit.
En effet, il a déjà été repéré par l'Agence spatiale. Daedalus devrait pénétrer dans les entrailles de la Lune à partir d'un lieu situé dans l'océan des Tempêtes. À partir de ce point d'entrée, le robot devrait explorer des tunnels creusés par la lave et refroidis depuis longtemps.
L'objectif de la mission est double. D'abord mieux connaître la composition et la géographie de ces couches internes de la Lune. L'histoire géologique de notre satellite serait ainsi mieux connue.
Daedalus serait en mesure d'établir une carte précise de ces zones souterraines. Et même d'en établir une modélisation en 3D. Le robot pourrait aussi fournir de précieux renseignements sur les températures qui règnent dans ces tunnels, ainsi que sur les taux de radiations qu'on peut peut y observer.
Mais cette mission lunaire comprend un autre objectif. Grâce aux données collectées par le robot, on saura peut-être si ces souterrains peuvent se transformer en refuges pour des cosmonautes qui y seraient protégés des radiations nocives.
Il faut cependant s'armer de patience, cette mission n'étant annoncée qu'à l'horizon 2033.
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Pourquoi Jeff Bezos vient-il d'investir 3 milliards de dollars ?
Le PDG d'Amazon, Jeff Bezos, vient d'investir 3 milliards de dollars dans une start-up américaine dont le but est rien moins que de trouver la clé du rajeunissement humain. Il n'est d'ailleurs pas le seul à s'intéresser à cette entreprise.
Une start-up californienne
Jeff Bezos a donc rejoint les rangs des gros investisseurs qui ont souhaité aider de leurs deniers une toute nouvelle entreprise. En effet, elle a vu le jour en janvier dernier.
Son nom est Altos Labs. La société a élu domicile dans la Silicon Valley, en Californie. La société est également présente au Royaume-Uni et pourrait s'implanter ailleurs dans l'avenir.
Altos Labs a sollicité le concours de scientifiques prestigieux, qu'elle attire en leur promettant des salaires fabuleux.
Prolonger la vie humaine
L'objectif d'Altos Labs est la reprogrammation cellulaire. De quoi s'agit-il ? C'est une méthode révolutionnaire, qui vise rien de moins que le rajeunissement humain. Elle consiste en quelque sorte à transformer des cellules différenciées, qui constituent divers organes du corps, en cellules pluripotentes.
De telles cellules existent déjà : ce sont des cellules souches, capables de se différencier en n'importe quel type de cellule.
Ces recherches sont considérées comme une avancée très prometteuse en matière de médecine régénérative, dont le but est de restaurer les organes et les tissus malades. Mais cette reprogrammation cellulaire pourrait avoir un but encore plus ambitieux : la prolongation de la vie humaine.
Appliqué à l'organisme tout entier, ce rajeunissement des cellules pourrait contribuer à l'augmentation de l'espérance de vie.
Dans un domaine aussi novateur, les investisseurs d'Altos n'attendent pas des résultats trop rapides. Mais ils espèrent que les travaux qui y seront menés ouvriront de nouvelles perspectives à la médecine.
Ces techniques ont déjà été utilisées, avec un certain succès, pour prolonger la vie de souris de laboratoire. Ces expériences sur les animaux pourraient être poursuivies. Puis, dans un second temps, il sera peut-être possible d'envisager la reprogrammation de cellules humaines.
Altos n'est pas la première entreprise à s'être intéressée à la reprogrammation cellulaire. Une autre société, Calico Labs, s'y consacre déjà depuis 2013, mais sans grands résultats pour l'instant.
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Quel insecte pourrait détecter les cancers ?
On se sert déjà des animaux pour détecter certaines maladies. Ainsi, l'odorat très développé des chiens est utilisé pour repérer la présence de certains cancers. Mais, dans ce domaine, les fourmis semblent encore plus performantes.
Des insectes dotés d'un odorat très fin
Pour tester l'odorat des fourmis, des chercheurs français ont soumis ces insectes à une expérience. Pour cela, ils ont choisi des fourmis d'une espèce commune.
Les scientifiques ont d'abord mis ces insectes en présence de cellules cancéreuses humaines. Elles dégagent une odeur spécifique, que l'homme ne peut percevoir. Chaque fois que les fourmis se dirigeaient vers les cellules cancéreuses, elles recevaient, en récompense, une goutte d'eau sucrée.
Dans un second temps, on propose deux sortes d'odeurs aux insectes, celle des cellules cancéreuses, toujours associée à une récompense, et une autre odeur, sans récompense cette fois.
Les chercheurs ont constaté que les fourmis s'attardent autour des cellules cancéreuses, dont elles ont détecté l'odeur. Elles "savent" en effet que l'eau sucrée n'est pas loin.
Bien entraînées, ces fourmis seraient donc capables de repérer l'odeur caractéristique des cellules cancéreuses.
Une nouvelle méthode pour repérer le cancer
En quelques heures, les fourmis, grâce à leur odorat, sont donc capables de faire la différence entre des cellules saines et des cellules cancéreuses. Mais leur "flair", si l'on peut dire, leur permet également de distinguer plusieurs formes de cancers.
Il s'agit donc d'une piste de recherche très prometteuse. En effet, cet entraînement des fourmis est très rapide. Alors que celui des chiens demande beaucoup plus de temps. Il faut en effet compter, selon les chiens, entre six mois et un an pour dresser les animaux à cet exercice.
Cet entraînement canin est également très coûteux, alors que celui des insectes, qui ne demande aucun matériel particulier, est beaucoup moins onéreux.
On n'en est pour l'instant qu'à une phase préliminaire. L'odorat des fourmis est notamment testé sur de l'urine de souris malades. Il faudra attendre le résultat de ces expériences pour utiliser les fourmis, si cela est possible, dans le dépistage de cancers dévelopés dans l'organisme humain.
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