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2538 épisodes · page 35 sur 85

Quelle est la puissance maximale d'une bombe nucléaire ?
Les grandes nations ne cessent d'étoffer leurs arsenaux militaires. Ils comprennent notamment des bombes nucléaires dont la puissance n'a cessé d'augmenter depuis la Seconde Guerre mondiale.
Deux types de bombes nucléaires
Les bombes nucléaires dont se dotent les armées des grandes puissances sont de deux types. En premier lieu, la bombe dite A, comme celle qui explosa au-dessus de Hiroshima et Nagasaki, est obtenue par fission nucléaire.
Dans ce cas, on divise le noyau d'un atome en deux atomes plus légers, ce qui libère une très grande énergie. Puis, les neutrons libérés par cette fission provoquent à leur tour la fission d'un autre noyau. C'est ce qu'on appelle la réaction en chaîne.
De son côté, la bombe H est obtenue par un mécanisme de fusion nucléaire. Dans de cas, deux noyaux d'atomes s'associent pour former un noyau plus lourd. Si ces noyaux ont une certaine masse, cette fusion s'accompagne d'une libération d'énergie beaucoup plus grande que dans le cas de la bombe A.
Des bombes atomiques de plus en plus puissantes
Le pouvoir de destruction des bombes nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki frappa le monde d'horreur. Mais ce n'était rien en comparaison de la puissance donnée par la suite aux bombes atomiques qui ont rejoint l'arsenal des grandes puissances.
La puissance d'une bombe atomique est calculée en kilotonnes de TNT (kt TNT), un violent explosif. Ainsi, la puissance de la bombe d'Hiroshima était de 15 kt TNT. Elle a suffi à détruire la vile et à faire environ 70.000 victimes.
Et pourtant, une telle puissance, aussi terrifiante soit-elle, est peu de chose si on la compare à celle des bombes atomiques actuelles. De fait, les Américains disposent de centaines d'ogives nucléaires dont la force de frappe dépasse 450 kt TNT. Mais ils ont aussi fabriqué une bombe, aujourd'hui délaissée, qui développe la terrifiante puissance de 15.000 kt TNT.
Mais la palme de la terreur revient aux Russes. En 1961, ils ont lâché dans l'Arctique une bombe d'une puissance de 50.000 kt TNT. Une puissance de destruction qui dépasse l'imagination.
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Quelle est la vitesse du son sur la planète Mars ?
Quelques jours après son atterrissage sur Mars, en février 2021, le rover Perseverance a pu faire entendre un son émis sur la planète rouge. Mais il diffère, à divers égards, des sons perçus sur Terre.
Un robot équipé de deux micros
Le rover était équipé de deux microphones. L'un, placé sur le côté du robot, devait faire entendre les sons qu'il émettait au moment de l'atterrissage. Mais les données enregistrées, à ce moment-là, par le microphone, n'ont pu être exploitées.
Mais, une fois posé sur le sol de Mars, ce micro a pu enregistrer les bruits ambiants. Le son d'une brise martienne a donc été le premier qu'ait pu percevoir une oreille humaine.
Un autre micro a été installé au sommet de l'antenne du rover. Il a été utilisé pour étudier de plus près les sons martiens.
Le son confronté à des conditions différentes
Les mesures faites grâce aux enregistrements du second micro ont permis de confirmer ce que les scientifiques pensaient déjà : sur Mars, le son ne se déplace pas à la même vitesse que sur notre planète.
En effet, il se propage moins vite sur la planète rouge. Sa vitesse est d'environ 240 m/s, alors qu'elle est d'environ 340 m/s sur Terre. Mais ce n'est pas la seule différence entre un son martien et un son terrien.
Le premier sera également plus assourdi, avec une certaine atténuation du signal sonore. De même, certains sons aigus émis sur Terre seraient à peine entendus sur Mars.
Ces particularités des sons martiens sont liées à la présence d'une température beaucoup plus froide que sur Terre et d'une pression environ 100 fois plus basse.
Ces différences sonores, entre Mars et la Terre, tiennent également à la composition de l'atmosphère martienne. En effet, elle est surtout constituée de dioxyde de carbone, au travers duquel le son ne se propage pas de la même manière.
Non seulement cette atmosphère contribue à ralentir sa vitesse, mais elle tend aussi à faire voyager plus vite les sons situés dans les hautes fréquences. Ce qui crée une curieuse distorsion sonore.
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Pourquoi le “Punisher” pourrait changer la donne en Ukraine ?
Alors que la guerre en Ukraine fait rage depuis le 24 février, l'armée du pays envahi oppose à la puissante armée russe une résistance inattendue. Elle la doit notamment à la composition de son arsenal militaire.
Une armée qui résiste
Les collaborateurs de Vladimir Poutine lui avaient promis une guerre éclair en Ukraine. Compte tenu de la disproportion entre les deux armées en présence, c'est le scénario qui, de toute façon, paraissait le plus probable.
Or, les troupes russes semblent s'embourber en Ukraine. Cette combativité, l'armée ukrainienne la doit d'abord à la volonté de tout un peuple de résister à l'agression ennemie.
Mais cette résistance s'explique aussi par la possession de certaines armes. En effet, les Ukrainiens utilisent contre les Russes un drone qu'ils ont baptisé "Punisher". Conçu par une société employant des anciens combattants du Donbass, il a fait ses preuves dans les combats qui, depuis 2014, se livrent dans cette partie de l'Ukraine.
Une arme redoutable et indétectable
Aux yeux de leurs utilisateurs, ces drones "Punisher" présentent de nombreux avantages. Ils ont une envergure d'un peu plus de 2 mètres, et peuvent voler, pendant des heures, à environ 400 mètres.
Ces drones peuvent emporter plusieurs bombes et les larguer sur des cibles différentes. Bien que les coordonnées de la cible soient enregistrées dans le système de bord, d'autres drones, plus petits, peuvent les accompagner et repérer les objectifs. Leur mission accomplie, ils reviennent d'eux-mêmes à la base, où ils sont réarmés en quelques minutes.
Le "Punisher" doit une partie de son efficacité à sa légèreté et à sa petite taille, qui ne permettent pas aux radars de le détecter. Il peut ainsi pénétrer largement les lignes ennemies sans être repéré.
D'après des sources étrangères, les Ukrainiens se seraient servis de ces drones pour désorganiser les lignes logistiques des Russes et interrompre leur approvisionnement, notamment en essence.
Cette arme est considérée par l'état-major ukrainien comme le moyen le plus simple et le moins coûteux, tant en vies humaines qu'en argent, de porter à l'ennemi des coups d'autant plus rudes qu'ils sont inattendus.
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Quel volume occuperaient toutes les particules de Covid-19 ?
Depuis un peu plus de deux ans, l'épidémie de Covid-19 a bouleversé nos vies et modifié nombre de nos habitudes. Mais, depuis le temps que le virus se diffuse, on peut se demander quel volume approximatif pourrait représenter l'ensemble des particules virales émises. Un mathématicien britannique a fait le calcul et a publié les résultats dans un article paru sur un site spécialisé.
Un nombre fabuleux de particules virales chez une personne contaminée
Le scientifique devait d'abord connaître le nombre de personnes contaminées par le virus du Covid. Cette estimation est assez difficile à donner, car bien des personnes, ne ressentant pas de symptômes, ne se font pas dépister, surtout dans certains pays, où les tests sont loin d'être systématiques.
D'après les calculs faits par un organisme officiel, le nombre de personnes infectées chaque jour serait d'environ 3 millions.
Ce chiffre connu, il fallait ensuite savoir combien de particules virales se logeaient dans un organisme contaminé. Se basant sur une étude non publiée, le chercheur a estimé à environ 200 quadrillons le nombre de ces particules.
Ce chiffre fabuleux correspond à 200 millions de milliards de particules. Ce serait aussi le nombre de gains de sable déposés sur Terre.
Toutes les particules dans une cannette de Coca
Une fois connus le nombre de personnes contaminées chaque jour et l'importance de la charge virale, il fallait encore mesurer chaque particule de virus. Or, bien sûr, ces particules sont d'une taille infinitésimale.
D'après l'auteur de l'article, le diamètre de chaque particule serait compris entre 80 et 120 nanomètres. Or, un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre. On imagine donc, que malgré le nombre extrêmement grand de particules, elles occuperont un volume relativement restreint.
Et c'est bien la conclusion à laquelle parvient le mathématicien anglais. En effet, il estime le volume d'une particule à 523.000 nanomètres cubes. En multipliant ce chiffre par le nombre total de particules, il arrive, après avoir fait la conversion nécessaire, au chiffre de 120 millilitres.
Il serait donc possible de faire tenir la totalité de ces particules de Covid dans une cannette de coca. Le scientifique précise cependant qu'il ne s'agit là que d'un calcul approximatif.
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Pourquoi les voitures électriques sont dangereuses ?
Les rues de nos villes seraient beaucoup plus calmes si seules les voitures électriques les empruntaient. Mais si leur déplacement silencieux réduit la pollution sonore, il présente aussi un danger pour les piétons. Aussi les véhicules électriques doivent-ils désormais faire un peu de bruit. Mais chacun peut choisir le sien.
Des voitures plus bruyantes
Les piétons n'entendaient pas toujours les voitures électriques, ce qui provoquait des accidents. Certains passants, comme les mal-voyants ou les personnes âgées, y étaient encore plus exposés. Selon certaines études, ces véhicules électriques silencieux causeraient bien plus d'accidents que les voitures classiques.
C'est pour les éviter que, depuis juillet 2019,une réglementation européenne impose à ces véhicules de faire du bruit. Un nombre de décibels est même prévu, suffisant pour avertir les piétons mais pas trop élevé, de manière à maintenir une ambiance sonore un peu feutrée.
Les voitures doivent faire du bruit en reculant et en démarrant, jusqu'à atteindre 20 km/h. Au-delà de cette vitesse, d'autres bruits, comme celui des pneus sur la chaussée, semblent suffisants pour alerter les piétons.
À chaque véhicule son bruit
Si la règlementation précise l'intensité du bruit que doit produire une voiture électrique, elle n'en indique pas la nature. Aussi chaque conducteur est-il libre de choisir celui qui lui plaît.
Et, à cet égard, les automobilistes n'ont que l'embarras du choix. En effet, les constructeurs rivalisent d'imagination pour proposer à leurs clients des sons originaux. Cet habillage sonore, qui distingue une voiture d'une autre, est devenu un argument de vente.
Des musiciens sont appelés à la rescousse pour composer des mélodies, dont certaines évoquent l'atmosphère d'un salon de massage ou même l'évolution d'un vaisseau extraterrestre !
Dans ce domaine, Tesla semble avoir pris une longueur d'avance sur ses concurrents. En effet, il propose à ses clients un véritable catalogue de sons, dans lequel on pourra choisir, pour le moteur ou le klaxon de sa voiture, le bruit des sabots d'un cheval ou le frémissement du vent dans les arbres.
Certains insistent cependant sur la nécessité de créer certaines normes, afin d'éviter une telle cacophonie.
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Quel serait notre 6ème sens ?
Les écoliers apprennent que l'être humain est doté de cinq sens : l'odorat, le toucher, l'ouïe, la vue et le goût. Mais certaines études suggèrent qu'il pourrait en posséder un sixième, qui lui permettrait notamment de s'orienter.
Le champ magnétique et les animaux
Le champ magnétique terrestre est dû à certains mouvements dans le noyau externe de la Terre, composé de métaux à l'état liquide. Il forme une sorte de bouclier, qui nous protège des rayons cosmiques et du vent solaire.
Mais c'est aussi grâce à ce champ magnétique les animaux peuvent s'orienter. En effet, il représente, pour de nombreuses espèces, une véritable boussole.
Ainsi, c'est en suivant le pôle nord magnétique que les oiseaux migrateurs trouvent leur chemin. On considère souvent que cette magnétoréception, comme on l'appelle, est l'apanage des animaux.
Un sens possédé puis disparu ?
Une équipe de chercheurs américains a voulu vérifier, de manière concrète, la présence éventuelle de ce "6e sens" chez l'être humain. Pour cela, elle a rassemblé un groupe de 34 participants aux origines variées et âgés de 18 à 68 ans.
Regroupés dans une pièce, les volontaires ont été invités à fermer les yeux. Une technologie particulière permettait d'étudier leur activité cérébrale. Au moyen de bobines électromagnétiques, dont ils ont altéré les courants électriques, les chercheurs ont modifié le champ magnétique.
Certaines personnes n'ont pas été sensibles à cette manipulation du champ magnétique. D'autres, en revanche, ont réagi. En effet, les modulations des ondes alpha produites par leur cerveau ont montré, d'après les chercheurs, que ces personnes étaient réceptives à ces modifications du champ magnétique.
Ce repérage du champ magnétique serait également dû à la présence de cellules cérébrales spécifiques. Quoi qu'il en soit, ce "6e sens" ne serait présent que chez certaines personnes.
Ce qui pourrait vouloir dire qu'à un moment de leur histoire, tous les êtres humains en auraient été pourvus. Pour ces hommes de la Préhistoire, il aurait été la seule manière de s'orienter, et donc de survivre.
Avec le temps, les hommes modernes n'en auraient plus eu besoin et cette sensibilité au champ magnétique aurait disparu, du moins chez de nombreux individus.
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Qu'est-ce que le “vampirisme stellaire” ?
Il arrive que deux étoiles composent ce que les astronomes nomment un "système binaire". Dans certains cas, l'un des deux astres aspire la matière de l'autre. Il s'agit d'un phénomène de "vampirisme stellaire".
Pas de trou noir
En 2020, des scientifiques avaient découvert, à une assez courte distance de la Terre, un système d'étoiles binaire. Il s'agit d'une configuration dans laquelle deux étoiles tournent l'une autour de l'autre.
Dans un premier temps, cependant, les astronomes pensaient que l'une des étoiles évoluait autour d'un trou noir qui aurait été le plus proche de notre planète jamais détecté.
Mais une observation plus précise montra qu'en l'espèce il n'y avait pas de trou noir. Pour arriver à cette conclusion, les astronomes ont combiné la puissance de plusieurs télescopes.
Une étoile qui "se nourrit" d'une autre
En fait, les scientifiques étaient en présence d'un système stellaire binaire un peu particulier. Les deux étoiles en question tournent l'une autour de l'autre en 260 jours.
À l'échelle du cosmos, la distance qui les sépare est relativement faible. En effet, elle est à peine un peu plus importante que celle qu'on mesure de la Terre au Soleil.
Ce qui fait la particularité de ce type de système stellaire, c'est que l'une des étoiles semble absorber la matière de l'autre. L'étoile "donneuse", si l'on peut dire, est la plus froide et, durant un temps du moins, la plus grosse des deux.
Et l'étoile "receveuse" est la plus chaude. C'est cette "aspiration" de la matière d'une étoile par l'autre astre qui a valu à ce phénomène le nom de "vampirisme stellaire".
Mais, en observant de plus près ce système stellaire, les astronomes se sont aperçus que les choses ne se passaient pas tout à fait comme ils le pensaient. En effet, cette matière stellaire ne semble pas vraiment passer d'une étoile à l'autre.
En fait, la matière semble dégagée par le vent stellaire puis captée par l'étoile "receveuse". Les scientifiques ont également constaté que cette étoile se mettait à tourner plus vite.
De telles observations devraient permettre d'en apprendre davantage sur certains phénomènes du cosmos.
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Pourquoi les armes thermobariques sont-elles tant redoutées ?
Rien n'arrête l'ingéniosité humaine quand il s'agit de mettre au point des armes de destruction. C'est le cas des armes thermobariques, que possèdent les Russes et dont on craint qu'elles puissent être employées en Ukraine.
Une arme très destructrice
Le principe destructeur de ces armes thermobariques repose sur une aspiration de l'oxygène contenu dans l'air. Ces armes se signalent par une réaction à deux temps.
L'obus ou la fusée qui porte la charge provoque d'abord une première explosion. Cette déflagration entraîne la diffusion d'une sorte d'aérosol, dont la composition est assez semblable à celle de l'essence vaporisée.
Un second type de munition enflamme alors cet aérosol, provoquant une explosion d'une très forte intensité. Les personnes situées dans la zone atteinte sont tuées par l'explosion ou la très puissante onde de choc qui l'accompagne.
Des armes déjà utilisées
Malgré leur pouvoir éminemment destructeur, de telles armes ne sont pas prohibées en temps de guerre. Du moins en dehors des zones habitées. En effet, leur utilisation contre des civils est interdite par la Convention de Genève.
Cela n'a pas empêché les troupes russes d'utiliser ces armes thermobariques contre des villes durant la première guerre de Tchétchénie au milieu des années 1990. Ces armes semblent aussi avoir été employées en Syrie. Les Américains y ont également eu recours, notamment pendant la guerre du Golfe.
Pour l'instant, rien ne prouve que les Russes aient utilisé ces armes en Ukraine, même si certains observateurs l'affirment. Quoi qu'il en soit, des photographies attestent qu'ils possèdent les installations nécessaires à leur lancement.
Selon certaines sources militaires américaines, elles auraient été déployées sur le terrain, ce qui fait craindre leur possible utilisation. De telles informations viennent s'ajouter aux accusations lancées par des organisations non gouvernementales, selon lesquelles les troupes russes auraient lancé des offensives pouvant menacer directement des civils.
De telles attaques aveugles pourraient être assimilées à des crimes de guerre. Des recours ont d'ailleurs été déposés en ce sens devant la justice internationale.
En tous cas, les Russes ne se cachent pas d'employer de telles armes, qu'ils classent officiellement dans la catégorie des "lance-flammes lourds".
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Que sont les fleurs de glace ?
Les fleurs de glace, aux formes très gracieuses, apparaissent, surtout dans les régions les plus septentrionales, quand certaines conditions climatiques sont réunies.
Des champs de "fleurs" gelées
Si on donne le nom de "fleurs" de glace à ce phénomène, c'est que ces structures rappellent un peu, par leur forme, des sortes de grandes tulipes blanches. Elles se forment dans des conditions particulières.
Elles apparaissent quand la glace, sur la mer ou un lac, vient juste de geler. Mais, même dans ce cas, les fleurs de glace ne se forment que si la température de l'air est beaucoup plus basse que celle de l'eau. Il faut que l'amplitude thermique, entre l'air et l'eau, soit au moins de 15 degrés pour que le phénomène se produise.
Plus il fait froid, d'ailleurs, et plus ces "tulipes" gelées se parent de pétales nombreux et pointus. Enfin, il faut à ces structures de glace une eau très salée et un environnement calme, sans trop de vent, pour apparaître.
Si toutes ces conditions sont réunies, elles surgissent en quelques heures, formant alors comme un immense champ de fleurs gelés. On les trouve surtout dans les régions polaires, sur les rivages de l'Arctique et de l'Antarctique.
Mais le phénomène se produit parfois dans des régions plus tempérées, même sur les eaux non salées de certains lacs.
De la vie dans les fleurs de glace
Mais ces fleurs de glace ne se signalent pas seulement par leur beauté. Elles présentent également un intérêt pour les scientifiques qui étudient la faune et la flores marines.
En effet, il semble que ces fleurs de glace attirent des micro-organismes. Et il faut croire que ces structures glacées leur conviennent puisque ces bactéries paraissent y trouver un milieu favorable à leur développement. Il y en aurait jusqu'à un million dans une seule fleur.
Or ces fleurs de glace naissent dans des eaux très salées et des régions extrêmement froides. Si ces micro-organismes parviennent à survivre dans des conditions aussi rigoureuses, leur observation apporterait d'utiles informations sur la capacité de la vie cellulaire à s'adapter à ces milieux extrêmes.
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Pourquoi le taux de divorce augmente-t-il chez les albatros ?
Des études ont montré que les albatros avaient davantage tendance à "divorcer" quand il leur était plus difficile de trouver de la nourriture. Le réchauffement climatique jouerait un rôle notable à cet égard.
Le "divorce" chez les albatros
Les albatros sont des oiseaux de mer monogames. Ils n'ont donc qu'un seul partenaire, qu'ils conservent, en principe, tout au long de leur existence.
Une telle stabilité est un avantage pour ces oiseaux, car elle établit, entre les partenaires, toutes les conditions d'une collaboration efficace. D'autant que celle-ci suppose une assez faible dépense d'énergie.
Mais le couple peut être rompu par la disparition de l'un des oiseaux. Il peut aussi "divorcer" si, pour des raisons diverses, les partenaires ont du mal à se reproduire ou à élever leurs petits.
En règle générale, l'initiative de cette séparation est prise par les femelles. Elles ont en effet moins de mal à trouver un nouveau partenaire.
Un autre effet du réchauffement climatique
Une autre cause de séparation, chez les albatros, tient à la difficulté à trouver de la nourriture. Ne voyant pas revenir son partenaire, l'oiseau resté sur place deviendrait stressé, cherchant dès lors un autre albatros pour se reproduire.
L'une des causes de cette difficulté à se nourrir serait liée au réchauffement climatique. C'est ce qu'ont constaté des chercheurs britanniques, qui ont observé une population d'environ 15.500 albatros vivant dans les îles Malouines.
Depuis 2003, les scientifiques ont recueilli de nombreuses informations grâce au baguage des oiseaux. Ils ont également mesuré la température de l'eau et apprécié la quantité de nourriture que l'océan pouvait offrir aux oiseaux de mer.
Or, ils ont constaté une corrélation entre l'augmentation de la température de l'océan et la proportion des "divorces" chez les albatros. Ainsi, en 2017, année très chaude, où cette température s'est beaucoup élevée, le taux de séparation a été de 7,7 % chez les albatros, alors qu'il était d'ordinaire de 3,7 % en moyenne.
En effet, les oiseaux peinent à trouver de la nourriture dans des océans plus chauds, car les poissons ont eux-mêmes plus de mal à se nourrir.
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Peut-on tuer quelqu'un en tirant une balle en l'air ?
Dans certains pays, l'usage est de tirer en l'air pour célébrer un événement ou rendre les honneurs militaires à un disparu. Mais on peut se demander si le fait de tirer une balle en l'air ne représente pas un danger pour les personnes situées à proximité.
Une balle mortelle ou non ?
La question de l'éventuelle dangerosité d'un tir en l'air divise les spécialistes. Depuis longtemps, des tests ont été faits sur les animaux pour essayer de la mesurer.
Pour apprécier le pouvoir de nuisance d'une balle tirée en l'air, il faut d'abord tenir compte de l'orientation du tir. Si le tireur pointe son fusil vers le ciel à un angle de 90° par rapport au sol, la balle peut atteindre une altitude de plus de 2.700 mètres.
D'après certains spécialistes, la balle mettrait près de 20 secondes pour s'élever et environ le double pour retomber. Pendant qu'elle tombe la vitesse de la balle serait comprise entre 90 et 180 m/s.
Or, une vitesse de 60 m/s, donc environ 220 km/h, serait suffisante pour transpercer la peau d'un homme. On cite d'ailleurs des cas de personnes tuées par des balles qui, une fois tirées en l'air, les ont atteintes en retombant.
Pour d'autres spécialistes, cependant, la balle est freinée, dans sa chute, par la résistance de l'air. Elle ne pourrait donc tuer quelqu'un, sauf si elle l'atteignait dans certaines parties du corps.
Un danger à relativiser ?
L'éventuel caractère létal d'une balle tirée en l'air dépend encore d'autres facteurs, comme la nature de la balle et l'épaisseur de la peau. En effet, celle-ci est plus ou moins fine selon la partie du corps concernée et l'âge de la personne.
Par ailleurs, certains éléments tendraient à minimiser le danger représenté par un tir en l'air. Ainsi, la balle peut être entraînée par le vent assez loin de l'endroit où elle a été tirée.
Par ailleurs, il est fréquent qu'une balle tirée en l'air retombe inclinée sur le côté ou la pointe vers le haut. La résistance de l'air est alors plus grande, freinant d'autant la vitesse de la balle.
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Quelles sphères vient-on de découvrir sur la Lune ?
Le rover chinois Yutu-2, qui s'est posé sur la face cachée de la Lune en, 2019, vient de faire une nouvelle découverte. Il s'agit de petites billes de verre, liées sans doute en partie à un phénomène volcanique.
Des billes de verre sur la Lune
Ce n'est pas la première fois que de petites sphères de verre sont trouvées sur la Lune. Les cosmonautes américains de la mission Apollo 16 en avaient déjà découvert sur l'autre face de notre satellite.
Mais ces billes étaient moins transparentes et de forme moins sphérique. En effet, ce qui frappe, dans les sphérules découvertes par le robot chinois, c'est leur forme de sphère quasi parfaite et leur nature translucide.
Mais leur taille ne laisse pas non plus d'étonner. Les billes de verre trouvées par Apollo 16 dépassaient parfois les 40 mm, alors que les sphères découvertes par le roller chinois mesurent entre 1,5 et 2,5 cm.
En fait, ces sphérules de verre ne manquent pas sur la Lune mais, en règle générale, elles sont beaucoup plus petites.
Phénomène volcanique ou impact de météorite ?
Il est probable que ces billes de verre se soient formées à partir de silicate, un matériau très courant sur la Lune. Mais, pour passer du silicate au verre, il faut une chaleur intense.
Selon les scientifiques, elle aurait pu avoir deux sources. D'abord les phénomènes volcaniques, qui se seraient produits sur la Lune voilà environ 18 millions d'années. Ainsi, c'est l'intense chaleur dégagée par les volcans qui auraient pu donner naissance à ces billes de verre.
Mais les spécialistes pensent que l'impact d'une météorite aurait également pu entraîner leur formation. Il n'est d'ailleurs pas impossible que les deux phénomènes aient mêlé leurs effets.
Il se pourrait aussi, même si c'est moins probable, que ces petites sphères se soient déjà formées sous la surface de la Lune et aient été mises au jour par l'impact d'une météorite.
Quelle qu'en soit l'origine, ces petites boules vitreuses pourraient apporter de précieuses informations sur la formation de notre satellite et sur les impacts qu'il a dû subir.
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Que se passe-t-il dans le cerveau avant de mourir ?
Il est des questions qui taraudent l'esprit humain depuis le début des temps. Ainsi, l'homme s'est-il toujours demandé ce qui se passait dans son cerveau au moment de sa mort. Les chercheurs sont en mesure, aujourd'hui, d'apporter une première réponse.
Un décès inopiné
Le but de ces médecins américains n'était pas d'étudier le cerveau humain au moment du décès. Ce qu'ils cherchaient à connaître, c'était l'activité cérébrale d'un patient épileptique.
Aussi avaient-ils placé, sur sa tête, des électrodes destinées à l'exploration de son cerveau. Mais, durant cet examen, le malade meurt d'une crise cardiaque.
C'est donc le hasard qui permet aux scientifiques de savoir comment se comporte le cerveau juste avant et juste après la mort.
Un cerveau qui nous accompagne dans la mort ?
Les scientifiques ont pu constater, dans le cerveau de ce patient, l'émission de certaines ondes cérébrales. En effet, des ondes gamma se sont produites, 30 secondes avant le décès mais aussi 30 secondes après.
Or, ces ondes sont associées à la mémoire et à ces retours vers des événements passés qu'on appelle des flashbacks. On peut dès lors se demander si ce défilement de la vie qu'évoquent les personnes ayant vécu une expérience de mort imminente (EMI) ne serait pas lié à cette émission d'ondes gamma.
Par ailleurs, ces ondes se manifestent également au moment des rêves ou de la méditation. Tout se passerait donc comme si le cerveau voulait nous accompagner au moment de la mort.
Et des expériences sur les animaux suggèrent qu'un tel mécanisme s'appliquerait à tous les êtres vivants. Cependant, il faut considérer les résultats d'une telle expérience avec la plus grande prudence.
En effet, on ne saurait tirer de conclusions valables de l'étude d'un seul cas, a fortiori s'il s'agit d'un patient dont le cerveau, du fait de sa maladie, fonctionnait d'une façon particulière.
Ceci étant, les observations faites par ces scientifiques amènent à s'interroger sur le moment précis où le cerveau cesse toute activité. Ce qui pourrait remettre en cause la manière dont on procède à certaines opérations post mortem, comme le prélèvement d'organes par exemple.
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L'Homme peut-il ralentir la vitesse de rotation de la Terre ?
La rotation de la Terre sur elle-même a des conséquences essentielles sur notre vie, comme la succession du jour et de la nuit. Mais un tel phénomène peut-il subir des modifications ?
Un gigantesque barrage
L'action de l'homme peut-il avoir un quelconque effet sur la rotation de la Terre sur elle-même ? Au premier abord, une telle question peut paraître étrange. Et pourtant, la réponse est affirmative.
En effet, certains ouvrages édifiés par les hommes peuvent influencer la vitesse de rotation de la Terre. C'est le cas du barrage chinois des Trois Gorges, mis en service entre 2003 et 2012.
Il s'agit d'un ouvrage hydraulique aux proportions gigantesques. En effet, son immense réservoir, de plus de 600 kilomètres de long, s'étend sur près de 155.000 hectares et contient plus de 45 milliards de m3 d'eau. Cette énorme masse aquatique pèse plus de 42 milliards de tonnes.
Un tel poids, concentré en un seul point, assez éloigné de l'axe de rotation de la Terre, tend à modifier la répartition de la masse de la planète par rapport à cet axe.
Un peu comme pour un patineur écartant les bras, la Terre, affligée de cette masse supplémentaire, tourne donc un peu moins vite. Mais son tour sur elle-même ne lui prend cependant que quelques millionièmes de seconde de plus !
Et si la Terre tournait dans l'autre sens ?
Des scientifiques se sont interrogés sur une autre modification possible du mouvement de rotation de la Terre sur elle-même. Ils se sont demandé ce qui se passerait si ce mouvement s'inversait.
Pour le savoir, ils ont réalisé une simulation. Ses résultats ont montré que cette inversion du sens de rotation entraînerait une réduction de la surface des déserts, qui passerait d'un peu plus de 40 millions de km2 à environ 30 millions de km2.
Certaines zones, comme le sud du Brésil ou le sud-est des États-Unis deviendraient plus arides. La trajectoire des vents changerait elle aussi, provoquant des modifications climatiques dans certaines régions.
Les océans seraient aussi affectés par un tel phénomène, tant dans la température de leurs eaux que dans la vitesse des courants qui les parcourent.
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Les hommes ne peuvent-ils vraiment faire qu'une seule chose à la fois ?
Les clichés ont souvent la vie dure. Comme cette idée préconçue selon laquelle les femmes pourraient faire plusieurs choses à la fois, contrairement aux hommes. En fait, il semble que, sur ce point, les deux sexes soient logés à la même enseigne.
Des cerveaux différents ?
C'est sur la base d'une étude scientifique menée au début des années 1980 que les femmes avaient été jugées capables d'effectuer plusieurs tâches à la fois, alors que les hommes devaient se contenter d'une seule activité.
Cette recherche avait consisté à étudier le crâne de 20 personnes décédées. Au cours de leur examen, les scientifiques s'aperçoivent que le cerveau des femmes présente quelques différences avec celui des hommes.
Ils constatent notamment que la communication entre les deux hémisphères cérébraux serait mieux assurée par le cerveau féminin. D'où cette idée que les femmes pourraient faire plusieurs choses à la fois.
Hommes et femmes à égalité
Or, à la fin des années 1990, une vaste étude, portant sur environ 2.000 personnes, vient la contredire. Pour ses auteurs, en effet, les deux hémisphères cérébraux communiquent de la même façon, qu'il s'agisse d'un cerveau masculin ou d'un encéphale féminin.
En 2010, de nouveaux travaux fournissent des précisions supplémentaires. Au cours de cette recherche, les volontaires, hommes et femmes, devaient faire deux choses à la fois, chacune étant commandée par un lobe frontal.
D'un côté, ils devaient assembler des lettres majuscules et, de l'autre, des minuscules. Pendant qu'ils accomplissaient leurs tâches, le cerveau des participants était examiné au moyen de techniques d'imagerie médicale.
Les scientifiques n'ont pas trouvé de différences significatives dans le traitement de ces deux tâches simultanées par les deux sexes. Et ils ont remarqué que les femmes aussi bien que les hommes éprouvent les mêmes difficultés à ajouter une troisième tâche.
En 2.000, une autre étude montre cependant que le cerveau, des hommes comme des femmes, ne serait capable d'exécuter qu'une seule tâche à la fois. C'est une autre zone cérébrale, qui, en permettant la mémorisation de chacune des tâches, donne à la personne l'impression qu'elle est en mesure de mener les deux de front.
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Que deviennent les restes chirurgicaux ?
Lors d'une intervention chirurgicale, un organe ou un kyste peuvent être prélevés. Dans certains cas, même, l'opération consiste à amputer un membre. Les quelque 6,5 millions d'opérations pratiquées chaque année généreraient ainsi près de 170.000 tonnes de restes chirurgicaux. On peut se demander ce qu'ils deviennent.
En principe, les restes chirurgicaux sont incinérés
Ces "déchets" d'un genre particulier sont classés dans la catégorie des "pièces anatomiques d'origine humaine". En tant que tels, ils ne sont pas mélangés aux autres et sont traités à part.
En règle générale, ces restes sont incinérés. Ils peuvent l'être dans les hôpitaux qui sont équipés pour cela. Sinon, ils sont conservés, dans des conditions spécifiques et sur une durée maximale de huit jours, dans des endroits réfrigérés.
Au terme de cette période, ils sont ensuite transférés dans des crématoriums, où ils sont brûlés.
Mais il y a des exceptions
En effet, tous les restes humains ne sont pas nécessairement incinérés. En effet, des tissus ou des cellules d'origine humaine sont conservés dans des plateformes de ressources biologiques, appelées aussi biobanques.
Les scientifiques peuvent les utiliser pour faire des recherches, afin d'améliorer les connaissances sur certaines maladies. L'utilisation de ces prélèvements humains est conditionnée au consentement des personnes concernées. Il s'agit d'un consentement "libre et éclairé", selon la formule consacrée.
Par ailleurs, les patients doivent être informés de la manière dont ces échantillons biologiques sont enregistrés, conservés et utilisés. Bien entendu, ces restes humains ne peuvent faire l'objet d'aucun commerce. De ce fait, ils ne peuvent être ni achetés ni vendus.
Certains se demandent cependant si ce principe éthique est toujours respecté, notamment quand des laboratoires privés utilisent ces échantillons biologiques.
L'incinération des restes chirurgicaux souffre une autre exception. Elle concerne les fœtus morts de plus de 15 semaines. S'ils le souhaitent, en effet, les parents peuvent les récupérer. Si ce n'est pas le cas, les hôpitaux ou les cliniques ont la possibilité, s'ils en décident ainsi, de les incinérer à part.
En principe, la plus grande confidentialité, sur l'utilisation et le devenir des prélèvements humains, est assurée aux patients.
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Pourquoi l'épave du San Jose fait-elle polémique ?
En juin 1708, un navire espagnol, le San José, est coulé par des navires britanniques, au large de la ville de Carthagène des Indes, en Colombie. Si l'épave, récemment découverte, suscite la convoitise de plusieurs pays, c'est qu'elle est d'une exceptionnelle richesse.
Une fabuleuse cargaison
Ce 8 juin 1708, le San José avait pris la tête de la fameuse flotte des Indes, qui regroupait les navires emmenant chaque année en Espagne les richesses prélevées dans les colonies d'Amérique du Nord.
Et la cargaison du navire était proprement fabuleuse. En effet, il transportait pas moins de 11 millions d'écus d'or, ce qui représentait environ 200 tonnes du précieux métal, chargées à Portobelo, dans le Panama actuel.
Pour certains, le précieux chargement représenterait 3 milliards d'euros actuels, d'autres l'estimant même à 17 milliards ! Le 8 juin 1708, les navires de la flotte espagnole sont à l'arrêt dans la péninsule de Baru, au large de Carthagène.
C'est là qu'ils rencontrent une escadre anglaise. L'Espagne et l'Angleterre étant alors adversaires, dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne, une bataille navale s'ensuit. C'est alors que le San José explose et coule.
Un trésor très convoité
L'épave du San José a été recherchée en vain durant des dizaines d'années. Mais elle ne fut retrouvée qu'en 2015. Depuis la découverte du navire naufragé, plusieurs pays se disputent la possession de sa précieuse cargaison.
La Colombie la revendique comme un trésor d'État, au motif que l'épave a été retrouvée dans ses eaux territoriales. De son côté, l'Espagne rappelle que le galion appartenait à la Couronne espagnole.
Elle invoque également une convention de l'Unesco, qui protège le site de la découverte, qui relève du patrimoine subaquatique. Toutefois, ce texte, que la Colombie n'a pas signé, ne règle pas la question de la propriété des épaves.
Quant à la Bolivie, elle soutient que ce sont des Indiens natifs du pays qui ont extrait l'or chargé sur le navire. Il n'est pas jusqu'à la société américaine d'exploration ayant la première repéré l'emplacement du naufrage, au début des années 1980, qui n'ait revendiqué sa part du butin.
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Comment la neige artificielle est-elle fabriquée ?
Lors des jeux olympiques d'hiver qui viennent de se tenir à Pékin, toutes les épreuves de ski, notamment, se sont déroulées sur des pistes recouvertes de neige artificielle. Sa fabrication soulève des critiques parfois virulentes, car elle n'est guère respectueuse de l'environnement.
Des gouttelettes d'eau qui gèlent
Pour fabriquer de la neige artificielle, il faut pulvériser des gouttelettes d'eau dans un air assez froid pour qu'elles gèlent avant de retomber au sol.
En même temps, des "canons à neige", équipés de puissants ventilateurs, propulsent un air comprimé qui, lorsque la pression baisse, refroidit les gouttes d'eau et les fractionne.
Plus nombreuses et plus petites, les gouttelettes gèlent ainsi plus facilement. Elles se transforment ainsi en petits cristaux de neige, ce qui permet d'obtenir de la neige artificielle.
Un bilan écologique négatif
Du fait du réchauffement climatique, les hivers ont tendance à être moins rudes. Par conséquent, la neige tombe moins souvent sur les stations de ski. Il faut donc la remplacer, de plus en plus souvent, par de la neige artificielle.
Ce n'est pas un hasard si, aujourd'hui, plus du tiers des stations sont équipées pour produire cette neige artificielle. Leurs responsables y trouvent sans doute leur compte, mais pas l'environnement.
En effet, le bilan écologique de cet enneigement artificiel n'est pas satisfaisant. En premier lieu, les canons et l'ensemble des appareils utilisés pour produire cette neige consomment beaucoup d'énergie.
Les 10.000 canons à neige équipant les stations françaises engloutiraient ainsi quelque 108 millions de kwh, ce qui représenterait la consommation annuelle de près de 75.000 ménages.
Le gaspillage d'eau n'est pas moindre. On estime les besoins en eau des canons à neige à environ 25 millions de m3 par saison, soit à peu près la consommation d'eau de 166.000 ménages.
Et les choses sont encore pires dans des pays comme la Chine où, pour fabriquer la neige artificielle nécessaire aux derniers jeux olympiques, il a fallu puiser dans des réserves hydrauliques déjà insuffisantes dans certaines régions.
À ce bilan déjà sombre, il faut encore ajouter les additifs mélangés à l'eau et l'accélération de l'érosion causée par la présence de tonnes de neige artificielle.
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Quel est l'effet de la générosité sur le cerveau ?
Depuis quelques années déjà, des études semblent montrer que l'altruisme rendrait plus heureux. Il reste à savoir pourquoi le fait de donner aux autres représenterait un gage de bonheur.
Mesurer le lien entre altruisme et bonheur
Des travaux récents ont essayé de mesurer le lien éventuel entre la générosité et le bonheur. C'est dans ce but qu'en 2017 une équipe internationale de chercheurs a réuni un groupe de 50 volontaires.
Ils ont d'abor été invités à répondre à des questions dont le but était d'apprécier leur niveau de bonheur. Ils ont ensuite appris qu'on allait leur donner, chaque semaine et durant un mois, une certaine somme d'argent.
La moitié des participants devaient utiliser cet argent pour eux-mêmes, tandis que les autres devaient le dépenser en vue de faire plaisir à leur entourage. Les volontaires ont dû, par la suite, remplir un autre questionnaire, afin d'évaluer leur tendance à l'altruisme.
Durant tout ce temps, leur cerveau était scruté au moyen de l'imagerie médicale. Résultat : les personnes ayant prévu de faire plaisir aux autres, ou qui montrent une propension à la générosité, seraient les plus heureuses.
Un fonctionnement cérébral spécifique
Les auteurs de cette étude internationale se sont aperçus que le cerveau des personnes portées à la générosité ne fonctionnait pas de la même manière que celui des participants moins altruistes.
Cette propension à l'altruisme activerait certaines zones du cerveau, notamment impliquées dans l'empathie et dans ce qu'on appelle le circuit de la récompense. Le lien entre la générosité et le bonheur serait donc, pour l'essentiel, de nature physiologique.
On lui prête cependant d'autres causes. Ainsi, certains auteurs supposent que la personne généreuse attendrait un surcroît de prestige et de reconnaissance de ses actions altruistes.
D'autres chercheurs pensent qu'on n'est généreux envers autrui que parce qu'on en attend quelque chose en retour. Cette attention aux autres serait aussi une manière de renforcer l'entraide et la coopération du groupe, facteurs de cohésion pour une société.
Même si chacune de ces explications conserve peut-être une part de vérité, la véritable cause du lien entre altruisme et bonheur serait donc à chercher dans le fonctionnement du cerveau.
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Quelle était la composition de l'astéroide de Toungouska ?
Le 30 juin 1908, une énorme explosion se fait entendre dans une région de Sibérie centrale. 2000 km2 de forêt sont détruits. Cet "événement de la Toungouska", comme on l'a appelé, aurait été produit par un objet céleste.
Une région de Sibérie ravagée
En ce 30 juin 1908, une violente déflagration secoue une région quasi désertique de la Sibérie centrale. Des millions d'arbres sont détruits, sur un rayon de 20 kilomètres. L'intensité de l'explosion est telle qu'elle serait 1.000 fois plus puissante que la bombe d'Hiroshima.
L'onde de choc est si intense qu'elle provoque des dommages dans un rayon de 100 kilomètres. Et la déflagration est si forte qu'on peut l'entendre à près de 1.500 kilomètres du lieu où elle s'est produite.
Mais quelle peut être l'origine d'une telle catastrophe qui, heureusement, a fait très peu de victimes ? De nombreuses hypothèses ont été proposées. Selon la plus probable, cependant, cette catastrophe serait due à un astéroïde ou à une comète.
Une catastrophe due sans doute à un objet céleste
La possible présence d'un objet cosmique dans la région concernée serait confirmée par de rares témoins, qui prétendent avoir aperçu, avant l'explosion, une boule de feu dans le ciel.
Depuis 1927, plusieurs expéditions se sont rendues sur place. Elles ne trouvent pas trace d'un cratère principal, ni de débris pouvant provenir d'un astéroïde.
Sur la base de ces observations, les scientifiques pensent que l'astéroïde, ou la comète, ne se seraient pas écrasés au sol. L'objet cosmique se serait plutôt désagrégé dans l'atmosphère, à une altitude comprise entre 5 et 15 kilomètres.
Les scientifiques ne s'accordent pas sur le diamètre de cet objet céleste, qui serait compris entre 50 et 200 mètres. Quant à sa masse, on l'a estimée à environ 60.000 tonnes.
Pour certains scientifiques, cependant, l'astéroïde aurait seulement frôlé la Terre, à une vitesse supérieure à 10 km/seconde, avant de repartir en direction du Soleil.
Les spécialistes s'accordent à penser que cet objet céleste devait être composé d'un noyau de glace, qui se serait évaporé dans l'atmosphère, de roches et de fer.
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Comment calculer l'âge d'une étoile ?
La durée de vie d'une étoile peut nous renseigner sur sa composition et sur l'existence éventuelle de la vie dans le cosmos. mais, en dehors du Soleil, il est assez difficile de déterminer l'âge d'une étoile.
L'importance de la masse
En évaluant, grâce à la radioactivité, l'âge de certaines météorites, on a pu mesurer celui du système solaire, et donc du Soleil. Ce dernier aurait à peu près 4,55 milliards d'années.
Mais on ne dispose pas de telles météorites pour calculer l'âge des autres étoiles. Les scientifiques ont donc recours à d'autres méthodes. Ainsi, ils peuvent déduire l'âge de l'étoile de sa masse.
En effet, celle-ci explique en partie son espérance de vie. Ainsi, plus l'étoile est massive, moins elle vit longtemps. Autrement dit, cette étoile transformera plus vite l'hydrogène en hélium, dépensant ainsi plus rapidement l'énergie qui la fait vivre.
La couleur et l'âge sont également liés
Les astronomes utilisent d'autres éléments pour apprécier l'âge d'une étoile. Ils repèrent ainsi sa couleur. La couleur, qui provient du type de réaction nucléaire se produisant au sein de l'étoile, varie en effet avec l'âge de l'astre.
C'est ainsi que les étoiles les plus jeunes sont généralement jaunes. Puis, avec le temps, elles virent au rouge, avant de devenir blanches, pour certaines d'entre elles, à la fin de leur cycle de vie.
Mais, comme elle est également liée à la masse de l'étoile, la couleur n'est pas toujours un bon indicateur de son âge.
Les amas d'étoiles
Cependant, la meilleure méthode, pour connaître l'âge des astres, est l'étude des amas d'étoiles. Issues d'une même nébuleuse, elles sont nées en même temps.
Or, pour avoir une idée de la longévité de ces étoiles, il suffit de repérer celles qui meurent le plus tard. Ce sont celles qui, en principe, ont la masse la plus faible, une certaine couleur, souvent blanche, et une grande luminosité.
En partant de ces astres mourants, on peut déterminer plus facilement l'âge des autres étoiles composant l'amas. Quelle que soit la méthode choisie, il reste difficile de fixer cet âge stellaire avec précision.
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Les moustiques sont-ils vraiment attirés par certaines couleurs ?
En été, un repas entre amis peut être rapidement perturbé par les moustiques, dont les piqûres sont désagréables et parfois dangereuses. Plusieurs expériences ont montré que ces insectes étaient également attirés par certaines couleurs.
Des moustique sensibles aux couleurs...
Les moustiques femelles, qui sont les seuls à se repaître du sang de leurs victimes, ne les piquent pas au hasard. Plusieurs éléments les guident vers elles, à commencer par le CO2 qu'exhale leur respiration.
La chaleur et la transpiration jouent aussi un rôle. Mais les scientifiques se sont aperçus que quelque chose d'autre encore attirait les moustiques. En effet, ils ont constaté qu'ils étaient sensibles aux couleurs.
Ils l'ont découvert au cours de leurs expériences. Elles se sont déroulées dans des pièces spécifiques, où des pastilles de couleurs différentes avaient été placées. Dans un premier temps, les insectes étaient attirés par un jet de CO2.
Ils se sont ensuite dirigés vers les pastilles rouges, orange et noires, alors qu'ils ne semblaient pas intéressés par les cibles de couleur blanche, verte ou violette.
...Mais pas n'importe lesquelles
Si les moustiques sont plutôt attirés par des couleurs aux dominantes rouge et orange, c'est parce qu'elles sont associées à la peau humaine. Ces couleurs à grande longueur d'onde sont en effet une sorte de signature de notre épiderme.
Et si une personne porte des vêtements rouges, c'est une raison de plus, pour les moustiques, de se diriger vers elle. Par contre, si sa main est recouverte d'un gant vert, par exemple, les moustiques ne s'en approcheront pas.
Il semble que cette prédilection pour le CO2 et certaines couleurs soit d'origine génétique. Une preuve supplémentaire en est apportée par le comportement de moustiques dont le gène responsable de ces perceptions a été modifié.
Les scientifiques ont alors remarqué que ces insectes restent indifférents aux émanation de CO2 comme à l'expression des couleurs qui provoquent l'intérêt immédiat de leurs congénères non génétiquement modifiés.
Cette meilleure connaissance des mœurs du moustique devrait permettre de mettre au point des produits plus efficaces, susceptibles de les tenir éloignés de leurs potentielles victimes.
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En quoi consitent les limites planétaires ?
Les "limites planétaires" sont un nouveau concept forgé, en 2009, par une équipe internationale de chercheurs. Il désigne, dans différents domaines, les seuils que l'humanité ne doit pas franchir pour continuer à vivre sur Terre dans des conditions optimales. Certaines de ces limites ont d'ores et déjà été dépassées.
De précieux indicateurs sur le développement de la planète
Cette notion de "limites planétaires" a été définie, en 2009, par un ensemble de scientifiques de diverses nationalités. Puis le concept a été actualisé en 2015.
Le concept est considéré comme un outil d'analyse crédible des risques environnementaux qui peuvent, à terme, menacer l'avenir de la planète. C'est pourquoi il est pris en compte aussi bien par les Nations-Unies que par l'Union européenne ou la France.
Les chercheurs ont retenu neuf limites planétaires. Parmi elles, on peut noter le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la charge en aérosols atmosphériques, la consommation d'eau douce ou encore le changement dans l'utilisation des sols.
De nombreuses limites déjà franchies
Les chercheurs à l'origine du concept de "limites planétaires" tirent déjà la sonnette d'alarme. D'après eux, en effet, la majorité de ces limites aurait déjà été dépassée.
Ainsi, la concentration de CO2 dans l'atmosphère, en partie responsable du réchauffement climatique, serait supérieure au seuil maximal fixé par les scientifiques. Il y aurait également trop de phosphore dans l'eau douce et les océans.
Par ailleurs, la couche d'ozone, qui protège des rayons solaires dangereux, diminuerait d'une manière trop forte et trop rapide dans certaines régions du globe. Toutefois, cette limite n'aurait pas été franchie au niveau de la planète.
De même, les changements d'affectation des sols, dus notamment à la déforestation, seraient trop importants, ce qui entraînerait, entre autres conséquences, une plus grande émission de gaz à effet de serre.
En revanche, d'autres seuils n'auraient pas encore été franchis. C'est le cas de l'acidification des océans, due en partie à l'homme, ou de la consommation d'eau douce, qui, à ce stade, ne dépasserait pas les ressources potentielles.
Cet impact de plus en plus important de l'activité humaine sur l'environnement nous aurait fait passer à l'ère de l'Anthropocène, marquée par la prédominance de l'empreinte de l'homme sur le milieu naturel.
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Quelques suggestions pour ce week-end
Choses à Savoir Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/
Choses à Savoir Santé: https://www.chosesasavoir.com/podcast/sante/
Choses à Savoir Economie: https://www.chosesasavoir.com/podcast/economie/
Choses à Savoir Gastronomie: https://www.chosesasavoir.com/podcast/voyage/
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Que sont les filaments découverts au centre de la galaxie ?
Grâce à des radiotélescopes de plus en plus performants, il est possible d'observer la Voie lactée avec une précision accrue. Certaines de ses composantes, comme des centaines de filaments magnétiques, sont encore mal expliquées.
Une image très claire de la Voie lactée
La Voie lactée se trouve à environ 25.000 années-lumière. Elle est donc difficile à observer. D'autant que des poussières cosmiques en voilent souvent la vision.
Malgré ces obstacles, les images obtenues par des astronomes sud-africains sont d'une précision surprenante. Il faut dire qu'ils ont utilisé un radiotélescope considéré aujourd'hui comme le plus performant de tous les appareils disponibles.
L'une de ces images est le résultat de 20 séances d'observation, étalées sur 200 heures. Cette imagé, à la résolution exceptionnelle, couvre une vaste zone. Les scientifiques ont donc pu y observer des phénomènes fascinants, dont l'un a particulièrement retenu leur attention.
De mystérieux filaments
Il s'agit de filaments longilignes, dont la trace dorée s'étire dans l'espace. On en compte environ un millier. Ils sont disposés en grappes ou installés côte à côte, par paires. Par ailleurs, ils semblent placés à égale distance les uns des autres.
Certains s'allongent sur environ 150 années-lumière. À vrai dire, ces étranges filaments ne sont pas une révélation. En effet, ils ont été découverts voilà déjà 35 ans.
Mais l'image très nette obtenue par la radiotélescope sud-africain permettra peut-être d'en apprendre davantage à leur sujet. En effet, on ne sait pas grand chose sur ces filaments.
Ils possèdent d'intenses champs magnétiques, qu'il est d'ailleurs possible de voir sur l'image. Il semble que des particules cosmiques entrent en collision avec le champ magnétique de ces filaments, provoquant des émissions radio.
C'est du moins ce que pensent les scientifiques. Pour le reste, les connaissances sont minces. En effet, les astronomes ne savent pas comment se sont formés ces filaments. Pourraient-ils être en relation avec l'immense trou noir installé au centre de notre galaxie ?
Seraient-ils les résidus d'une supernova, cette étoile massive qui finit par s'effondrer ? Les données fournies par le télescope permettront peut-être de répondre à ces questions.
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Pourquoi notre cerveau consomme-t-il tant d'énergie ?
On sait que le cerveau dépense une partie notable de l'énergie produite par le corps. Jusque là, ce phénomène demeurait assez mal expliqué. Une nouvelle recherche permet de mieux en comprendre les raisons.
Une dépense énergétique mal comprise
Le cerveau ne représente que 2 % du poids du corps humain, mais il engloutit environ 20 % de son énergie. En effet, il en dépense environ 20 %, sous forme de glucose. Et les scientifiques ont constaté que cette consommation d'énergie restait toujours aussi importante, que le cerveau soit actif ou au repos.
Même l'activité cérébrale d'une personne dans le coma réclame sa part d'énergie. Pour fonctionner, le cerveau a donc besoin d'une grande quantité de glucose.
Jusque ici, cette dépense énergétique du cerveau était mal comprise des scientifiques. Mais une nouvelle étude américaine vient enfin de proposer une explication à ce mystérieux phénomène.
Une activité neuronale énergivore
Les chercheurs ont en effet identifié la cause de cette intense consommation d'énergie du cerveau. Elle trouverait son origine dans le processus permettant aux neurones de communiquer entre eux.
Cette communication s'opère au niveau des synapses, qui sont des zones d'échanges d'informations entre deux neurones. Les neurones transmettent ces informations en libérant des neurotransmetteurs.
Les messages sont concentrés dans des vésicules, puis voyagent d'un neurone à l'autre. Toutes ces opérations exigent une grande consommation d'énergie. Et les vésicules contenant les informations auraient besoin de cette énergie en permanence, même quand le cerveau est au repos.
On comprend mieux l'ampleur de cette dépense énergétique quand on se rappelle que chaque synapse contient des centaines de ces vésicules, qui sont encore plus nombreuses à la surface des neurones. Quant à ces derniers, on en trouve plusieurs dizaines de milliards dans le cerveau.
Dès lors, on mesure mieux les énormes besoins énergétiques d'une machinerie aussi complexe, qui ne cesse jamais de fonctionner.
Les scientifiques rappellent cependant que leur recherche n'a porté que sur une seule région du cerveau. D'autres travaux seront donc nécessaires pour vérifier que le processus à l'œuvre est le même dans le reste de l'encéphale.
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Où la station spatiale internationale va-t-elle s'écraser ?
Lancée et mise en orbite en 1998, la station spatiale internationale devrait être démantelée en 2031. Une zone bien précise du globe a été choisie pour en accueillir les débris.
Une existence prolongée
Il avait d'abord été décidé que la station spatiale internationale, ou ISS en anglais, ne serait plus opérationnelle dès 2015. Mais la Nasa vient d'annoncer une nouvelle prolongation de son existence jusqu'en 2031.
Mais toutes les composantes de la station ne devraient pas pour autant s'écraser sur Terre ou, plus exactement, tomber dans l'océan. En effet, certains modules devraient être réemployés dans d'autres projets, comme l'éventuelle construction d'une station spatiale américaine.
Les autres parties de l'ISS seront alors sorties de son orbite actuelle et dirigées sur Terre. Il est à noter que seulement quelques débris y parviendront, le reste se désintégrant dans l'atmosphère.
Une zone perdue dans le Pacifique Sud
Le lieu vers lequel seront dirigés les débris de l'ISS n'a pas été choisi au hasard. En effet, cette zone de l'océan Pacifique Sud, nommée le point Nemo, a été retenue parce que c'est le point le plus éloigné de toute terre qu'on ait pu trouver. Il s'agit donc d'un secteur totalement inhabité et dont les fonds marins ne seraient pas très riches.
Et c'est pour cette raison que bien d'autres restes de satellites ou d'autres engins spatiaux se sont abîmes dans cette région. On compte en effet, dans ce véritable cimetière marin, plus de 260 débris spatiaux de toutes origines, échoués là depuis le début des années 1970. On y trouve notamment les débris de la station Mir, qui, en 2001, se sont engloutis ici.
Un périmètre d'amerrissage très vaste a été délimité, les débris ayant en effet tendance à s'éparpiller avant de toucher l'eau. Les restes de la station spatiale internationale devraient donc tomber sur Terre sans blesser personne.
Les autorités des pays les plus voisins de la zone d'amerrissage, comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande, surveillent tout de même ce périmètre avec beaucoup d'attention. C'est ainsi que tous les bateaux amenés à croiser dans ces parages seront invités à éviter cette zone durant une certaine période.
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Comment les paillettes de brouillage fonctionnent-elles ?
Les paillettes font partie de l'arsenal de la plupart des armées. Visant à induire l'ennemi en erreur, elles sont l'une des techniques les plus courantes de brouillage mécanique.
Des fibres brillantes
L'usage des paillettes de brouillage est apparu au cours de la Seconde Guerre mondiale, où elles furent utilisées par les principaux belligérants.
Les paillettes se présentent sous la forme de fils conducteurs ou de bandes métalliques de diverses longueurs. Elles sont surtout faites de fibres synthétique ou de fibres de carbone, recouvertes d'une fine pellicule de métal ou de plastique.
Le matériau composant ce mince film est choisi en fonction de son aspect brillant et de sa capacité à empêcher les paillettes de se regrouper en une masse trop compacte.
Les paillettes fonctionnent comme des leurres
Le but de ces paillettes de brouillage est de renvoyer vers le radar un écho erroné. Pour cela, elles doivent correspondre à sa longueur d'onde.
Les paillettes peuvent être dispersées dans l'atmosphère par un avion, ce qui produit, en quelque sorte, un écran de fumée qui brouille le signal du radar. Ces paillettes se déplacent avec le vent et créent donc des signaux changeants.
En cas d'attaque par un missile, de petits nuages de paillettes sont lancés au moyen d'un projectile. Ils fonctionnent alors comme des leurres, qui permettent de détourner l'attaque.
Durant la guerre froide, les Américains utilisaient des avions dotés d'un matériel spécifique. Certains appareils pouvaient en effet détecter les longueurs d'onde des radars mis en service par le pays adverse.
Des machines étaient dès lors capables de découper des paillettes adaptées à ces longueurs d'onde et susceptibles de brouiller les émissions des radars ennemis.
Les paillettes ne sont pas seulement utilisées par les armées. Les services météorologiques s'en servent aussi pour étudier la circulation des courants aériens dans la haute atmosphère.
Il est à noter que les paillettes ne parviennent pas toujours à brouiller les émissions des radars les plus modernes. En effet, ceux-ci sont équipés de dispositifs qui leur permettent d'isoler un avion, par exemple, des paillettes plus lentes qui l'environnent.
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L'effet placebo existe-t-il chez les animaux ?
On sait que l'effet placebo est bien présent chez l'homme. il serait même responsable d'une partie non négligeable des guérisons. Mais un animal peut-il être sensible à un tel effet ?
Un effet placebo très présent chez l'homme...
On sait qu'un produit anodin, ne contenant aucun principe actif, est capable de guérir certaines personnes. Environ un tiers des patients ressentiraient cet effet placebo. Il se révélerait très efficace pour aider les malades souffrant de certaines affections, comme des ulcères ou la maladie de Parkinson.
Dans 70 % des cas, l'effet placebo soulagerait les personnes souffrant de dépression, obtenant ainsi les mêmes résultats que les médicaments.
Ses causes sont encore mal connues. Mais les médecins pensent que l'intime conviction d'être guéri par le produit qu'on lui fait prendre explique en partie le soulagement ou la guérison du patient.
Une telle réaction psychosomatique amènerait des modifications dans le cerveau, susceptibles, à leur tour, de favoriser une amélioration de la santé du patient.
...Mais peut-être aussi chez l'animal
S'il ne fait pas de doute que les hommes ressentent l'effet placebo, qu'en est-il des animaux ? Sont-ils capables de l'éprouver ? A priori, on serait tenté de répondre par la négative.
En effet, un animal n'est pas capable de faire un lien conscient entre un produit et la conviction qu'il va le guérir. Pourtant, certaines expériences semblent montrer que les animaux ne seraient pas insensibles à cet effet placebo.
Une récente étude, menée sur des chats, paraît suggérer l'efficacité de l'effet placebo dans le traitement d'une maladie articulaire. Mais les observations, forcément subjectives, sont faites par les propriétaires des animaux. Une autre étude révèle un certain effet placebo chez des chiens souffrant d'arthrite.
Si cet effet était avéré, il pourrait d'abord s'expliquer par un certain conditionnement de l'animal, qui associerait la prise d'un médicament à une certaine expérience physique, comme les chiens de Pavlov salivant à l'écoute des pas des personnes leur apportant de la nourriture.
De même, la confiance exprimée par le propriétaire du chien ou du chat en l'efficacité du produit pourrait se transmettre à l'animal, comme en témoignerait l'expérience quotidienne.
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Quel est l'effet de la domestication des chats sur leur cerveau ?
Les chats font partie des animaux domestiques les plus appréciés. Mais cette domestication, qui remonte à environ 10.000 ans, ne serait pas sans conséquences sur la taille du cerveau de ces petits félins.
Des recherches sur le cerveau des chats domestiques
Les recherches sur l'évolution du cerveau des chats, et notamment sur d'éventuelles modifications de sa taille, ne sont pas nouvelles. Depuis les années 1960 et 1970, des chercheurs essaient de mesurer l'influence de la domestication sur un éventuel rétrécissement de l'encéphale des chats.
Des études comparables, menées sur d'autres animaux, comme les lapins ou les moutons, ont également conclu à un effet possible de la domestication sur la diminution de la taille du cerveau de ces animaux.
Mais une nouvelle étude autrichienne, plus systématique, vient confirmer ces hypothèses. Pour la mener à bien, les chercheurs ont comparé le volume crânien de nombreux chats domestiques avec celui de diverses espèces de chats sauvages.
Et ils ont complété leur travail par l'examen de crânes appartenant à des chats hybrides, résultats du croisement de chats domestiques et de chats sauvages.
Un encéphale plus petit
Les conclusions des chercheurs sont claires. Le cerveau des chats domestiques est plus petit que celui de leurs congénères sauvages. Et cette influence de la domestication sur l'évolution de la taille du cerveau de ces animaux semble confirmée par le volume crânien des chats hybrides.
En effet, ils ont un cerveau de taille médiane, moins grand que celui des chats sauvages, mais plus développé que celui des chats domestiques.
Le lien entre la domestication des chats et le rétrécissement de leur cerveau reste encore assez mystérieux. Les chercheurs pensent qu'au fil du temps, la domestication aurait entraîné la sélection des animaux les plus dociles.
Aussi certaines zones du cerveau, impliquées dans la réponse de l'animal aux menaces et au stress, se seraient-elles moins développées. Mais des recherches plus approfondies, menées sur des espèces plus variées et plus nombreuses, seront nécessaires pour confirmer, ou infirmer, une telle hypothèse.
En tout cas, cette diminution de la taille du cerveau ne semble pas modifiée par un retour à la vis sauvage.
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