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Pourquoi les crèmes solaires sont-elles dangereuses pour les coraux ?
Les coraux sont des organismes très fragiles, qui subissent les conséquences de l'activité humaine. C'est ainsi que la hausse de la température de l'eau de mer entraîne leur blanchiment.
Mais il est encore un autre danger pour ces petits animaux, provenant cette fois-ci des crèmes solaires. En effet, quand ce produit quitte la peau du baigneur pour se répandre dans l'eau, il devient une substance mortelle pour les coraux, mais aussi les anémones de mer.
De nombreuses crèmes solaires sont tellement toxiques pour ces organismes marins que des pays en ont interdit l'usage.
Une substance transformée
Les scientifiques ont fini par comprendre pourquoi certaines crèmes solaires étaient aussi dangereuses pour les coraux. La substance en cause est l'oxybenzone. Elle sert de filtre ultraviolet, donc elle protège la peau des coups de soleil.
Mais quand cette substance entre en contact avec les coraux, elle ne se comporte pas du tout de la même façon. L'action des coraux, ajoutée à celle du soleil, modifie en quelque sorte la composition de l'oxybenzone, qui décolore alors les coraux et finit par les tuer.
En somme, cette substance, une fois en contact avec les coraux, rendrait la lumière du soleil plus toxique pour eux. Elle agirait là à l'opposé de son rôle habituel, qui est de protéger du rayonnement solaire !
Il faut cependant noter que les mécanismes de cette transformation de l'oxybenzone restent assez largement inexpliqués. Par ailleurs, les coraux semblent en partie protégés par les algues qui se développent en symbiose avec eux.
En effet, ces algues semblent capables de neutraliser les toxines produites par l'association entre l'oxybenzone et le soleil et dont l'action finit par tuer les coraux.
Le problème est que le réchauffement des eaux conduit souvent les coraux à se débarrasser de ces algues qui, dès lors, ne peuvent plus assurer leur protection.
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Pourquoi les dauphins se frottent-ils contre les coraux ?
L'intelligence des dauphins a souvent été observée. Ils semblent en donner une nouvelle preuve en se frottant contre des coraux. En effet, il s'agirait d'une forme d'automédication.
Un comportement singulier
Les résultats d'une étude dirigée par une universitaire suisse, concernant les observations faites à propos de dauphins évoluant dans les eaux de la mer Rouge, viennent d'être rendus publics.
Les chercheurs, qui ont plongé à côté des dauphins, affirment les avoir vus se frotter à certaines espèces de coraux. D'après eux, ils ont fait de même avec une éponge de mer.
En revanche, les cétacés semblaient dédaigner certains coraux. Les dauphins semblent avoir aussi une technique particulière, adaptée aux coraux ou aux éponges, pour se frotter le corps.
Ainsi, ils frottent davantage leur tête, leur ventre et la nageoire caudale contre les coraux à la consistance un peu molle. Sur la surface d'autres coraux, les cétacés vont frotter la peau de la quasi totalité de leur corps.
Parfois, les dauphins attendent leur tour pour procéder à cette opération. Ces rituels se pratiquaient surtout au réveil des mammifères marins, et au moment de dormir.
Des coraux qui "soignent"
Pour comprendre les raisons de cette attitude des dauphins, les chercheurs ont prélevé des échantillons de coraux et d'éponges et les ont analysés.
Ils y ont découvert une sorte de mucus ayant des propriétés antibactériennes. Les dauphins utiliseraient ces coraux pour soigner les affections cutanées dont ils souffrent assez souvent.
Il s'agirait donc d'une forme d'automédication, ce qui ne surprend guère chez des animaux aussi intelligents. On en a d'ailleurs d'autres exemples dans le monde animal, notamment chez les chimpanzés ou certains oiseaux.
Par ailleurs, il semble bien qu'un tel comportement ne soit pas inné. En effet, les jeunes regardent les adultes se frotter aux coraux sans en faire autant. S'ils les imitent ensuite, c'est que leurs parents leur auront appris à le faire.
Il ne s'agit pour l'instant que d'une hypothèse, que des recherches plus approfondies confirmeront peut-être. En effet, il se peut que les dauphins se comportent ainsi tout simplement pour se gratter ou pour trouver une cachette.
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Une IA peut-elle accuser un élève de tricherie ?
La question de la fraude aux examens s'est posée avec plus d'acuité durant la pandémie de Covid, où de nombreuses épreuves ont eu lieu à domicile. C'est pourquoi certaines écoles ont eu recours à un dispositif utilisant une intelligence artificielle. Mais peut-on laisser à un robot la surveillance d'un élève ?
Une surveillance rapprochée
De nombreuses entreprises se sont fait une spécialité de ces techniques de surveillance utilisant l'intelligence artificielle. La demande a en effet explosé avec l'épidémie de Covid, et l'obligation de passer certains examens à distance.
Ces dispositifs sont capables de détecter le moindre mouvement du candidat. Ils peuvent aussi livrer l'enregistrement des images et du son pendant qu'i travaille chez lui.
De telles méthodes de surveillance ne sont pas du goût de tous. Et, de fait, elles sont plutôt l'apanage de la police.
Une étudiante accusée de tricherie
Une jeune étudiante américaine vient de faire les frais de cette nouvelle technique de lutte contre la fraude. En effet, elle a reçu un courriel l'accusant d'avoir triché, assorti de la note zéro.
La sanction aurait été prise sur la base des observations faites par un dispositif d'intelligence artificielle. Une vidéo de 50 secondes, prise par ses soins, accompagnait le courriel. Elle montrait l'étudiante regardant, à plusieurs reprise, en bas et sur les côtés.
C'est l'une des premières fois que l'autorité concernée fournit à la personne sanctionnée une preuve supposée de sa tricherie, fournie par le dispositif de surveillance.
Or, la jeune femme conteste la décision, qui est prise, non par l'IA, mais par l'administration concernée. Elle rappelle d'abord que, conformément aux consignes reçues, elle est restée seule dans la pièce où avait lieu l'examen et qu'elle n'a pas utilisé son téléphone portable.
Par ailleurs, elle justifie les mouvements captés par le dispositif de surveillance par l'habitude de regarder ses mains, ce qui l'aide à réfléchir. Les opposants à l'utilisation de cette technique rappellent, à cet égard, que le regard ne reste pas rivé sur l'écran durant des heures.
Le dispositif aurait enregistré les mouvements parfaitement normaux d'une personne qui, comme tout être humain, ne peut rester figée, durant aussi longtemps, dans une seule position.
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Pourquoi le chirurgien Evan O’Neill Kane est-il entré dans l'histoire ?
Evan O'Neill Kane était un singulier chirurgien. En effet, il n'hésita pas à s'opérer lui-même, à trois reprises, sous anesthésie locale.
Fondateur d'hôpital et chirurgien-chef
Evan O'Neill Kane naît en 1861 dans la ville de Kane, en Pennsylvanie, à laquelle son père, qui la fonda, donna son propre nom. Celui-ci était militaire et sa mère médecin.
Il s'oriente lui aussi vers la carrière médicale. Il étudie à Philadelphie et obtient son diplôme de médecin en 1884. Dès lors, il exerce dans sa ville natale.
Avec l'aide de sa famille, il fonde, en 1887, un hôpital à Kane, dont il devient le chirurgien-chef. L'établissement ne sera fermé que près d'un siècle plus tard.
Un chirurgien qui s'opère lui-même
Evan O'neill Kane ne se dissimulait pas les dangers potentiels de l'anesthésie générale. Aussi préconisait-il de recourir à l'anesthésie locale chaque fois que c'était possible.
Il imagine un moyen insolite pour convaincre ses collègues du bien-fondé de cette méthode. Il décide tout simplement de s'opérer lui-même sous anesthésie locale. Il le fera à trois reprises, entreprenant, à chaque fois, des opérations assez complexes, surtout pour l'époque.
Ce qui doit lui permettre de prouver que même des interventions chirurgicales assez délicates peuvent se faire sous anesthésie locale. La première fois, en 1919, il s'ampute d'un doigt infecté.
Il est probable qu'il s'agit là d'un des premiers cas, sinon le premier, d'auto-opération. Deux ans plus tard, il entreprend une opération plus complexe, puisqu'il s'agit d'une appendicectomie.
Pour ce faire, il se cale le dos avec des oreillers et se sert de miroirs pour pouvoir conduire l'opération. Durant toutes les phases de l'intervention, il continue de discuter avec ses collaborateurs, qui entourent son lit.
En 1932, Evan Kane s'opère d'une hernie inguinale, qui s'était formée quelques années plus tôt, à l'occasion d'un accident de cheval. Le chirurgien convoque un photographe, pour immortaliser l'événement.
L'opération, qui dure près de deux heures, est un succès complet. D'ailleurs, le chirurgien septuagénaire se rétablit très vite. Un jour et demi après l'intervention, il se retrouve devant la table d'opération qu'il occupait quelques heures plus tôt.
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Que vient-on de découvrir en Amazonie ?
L'aspect hostile de la jungle amazonienne peut, a priori, paraître peu propice à l'établissement d'un peuplement durable. Or, de nouvelles observations aériennes confirment l'existence, dans une partie de cette forêt, de colonies plus étendues qu'on ne l'imaginait.
Des sites de peuplement au cœur de la forêt amazonienne
Ces recherches ont permis de mettre au jour, sur le territoire de l'actuelle Bolivie, 26 sites de peuplement. Certains étaient déjà connus des spécialistes, mais n'avaient pas été explorés.
Cet ensemble s'étend sur une vaste superficie, de l'ordre de 4.500 km2. Cette étendue et la liaison de certains de ces sites entre eux, par des chaussées encore en partie visibles, ont suscité l'intérêt des archéologues.
Une telle organisation témoigne en effet de l'existence d'un véritable réseau d'habitats.
Les vestiges d'une véritable civilisation
Des sites de peuplement aussi vastes, et une telle organisation de l'espace, ne peuvent être que le fruit d'une véritable civilisation. Et cette découverte est d'autant plus intéressante qu'elle confirme la précocité de son apparition.
Ces colonies seraient en effet les vestiges de la civilisation casarabe, apparue bien avant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, à la fin du XVe siècle, et les débuts de la colonisation espagnole.
En fait, cette civilisation précolombienne serait apparue, dans cette région, dès le VIe siècle. Elle aurait duré environ un millénaire, pour s'éteindre sous les coups des conquérants.
D'autres signes du niveau technique assez avancé de ces peuples ont été découverts à l'occasion de cette exploration de la forêt amazonienne. On a ainsi trouvé les traces d'imposants remparts et d'un système de contrôle de l'eau assez élaboré.
Ces peuples auraient même bâti des pyramides et de grands édifices, de plusieurs étages, construits sur des sites où s'étendaient peut-être des villes. En fait, beaucoup de recherches restent encore à faire pour tracer un portrait plus précis de ces peuples et de leurs réalisations.
Contrairement aux idées reçues, cette partie de la jungle amazonienne n'était donc pas vide. C'était une région assez densément peuplée et occupée de manière continue, et ce dès l'époque précolombienne. Ces découvertes confirment donc ce que les spécialistes soupçonnaient depuis longtemps.
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Quels seront les effets sur la Terre de l'éloignement de la Lune ?
Depuis la formation de la Lune, voilà environ 4,5 milliards d'années, notre satellite s'éloigne de la Terre, de manière infime mais continue. Quelles seront, dans un avenir très lointain, les conséquences de cet éloignement ?
Un éloignement très progressif
Quand, voilà environ 4,5 milliards d'années, la Lune s'est formée, à la suite de la collision d'une planète avec la Terre, elle était beaucoup plus proche de notre planète qu'aujourd'hui.
En effet, seulement 22.500 kilomètres la séparaient alors de son satellite. Aujourd'hui, cette distance s'est beaucoup accrue. En effet, la Lune est distante de la Terre d'environ 400.000 kilomètres, avec des différences qui tiennent à son orbite.
Et cette distance ne cesse de s'accroître. De manière imperceptible à l'échelle d'une vie humaine, il faut bien le dire. En effet, la Lune s'éloigne de la Terre d'environ 3,8 centimètres par an.
Cet éloignement serait surtout dû à l'effet des marées. En effet, elles exercent une force gravitationnelle sur la Lune, qui tend à la repousser dans l'espace.
La Terre tourne moins vite autour d'elle-même
L'éloignement de la Lune n'est pas sans rapport avec le ralentissement de la rotation de la Terre, lié aussi à la montée des eaux provoquée par la fonte des calottes glaciaires.
Ce ralentissement de la rotation de la Terre pourrait, à la longue, en menacer la stabilité et perturber le déroulement des saisons. Par ailleurs, l'éloignement de la Lune, associé à ce ralentissement de la rotation de la Terre, tend à allonger la durée de nos jours.
De même, la Lune, à force de s'éloigner de la Terre, finira par devenir trop petite pour cacher entièrement le Soleil lors des éclipses.
Mais de telles perturbations ne devraient se produire que dans un avenir très lointain, sans doute plusieurs milliards d'années. En effet, nous l'avons vu, la Lune ne s'éloigne de notre planète que de quelques centimètres chaque année. Et les jours ne rallongent que d'un peu moins de deux millisecondes par siècle.
Quant à la fin des éclipses totales, elle n'est pas non plus pour demain. Il faudra encore attendre, pour cela, environ 600 millions d'années.
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Existe-t-il une limite maximale au son ?
Produits par l'homme ou la nature, certains sons sont plus intenses que d'autres. À tel point d'ailleurs que l'oreille humaine ne peut pas toujours les supporter. Mais existe-t-il une limite à cette puissance sonore ?
Le son le plus puissant : une fusée au décollage...
Le son se propage sous la forme d'ondes. C'est grâce à une variation de la pression atmosphérique qu'il peut se déplacer dans l'air. Un bruit peut donc correspondre à une diminution de cette pression.
Or, la pression ne peut pas être abaissée au-dessous d'un certain seuil. D'après le site "Sciences et Vie", la modification maximale de la pression, dans ce sens, correspond à un bruit d'une intensité de 194 décibels. Ce serait là le son le plus puissant qu'il soit donné d'entendre.
Il ne serait donc pas possible de percevoir un bruit plus fort. Pour ce site, le son le plus puissan serait celui d'une fusée au décollage. Il aurait une intensité comprise entre 160 et 180 décibels.
...Ou une éruption volcanique ?
Mais tous les spécialistes ne partagent pas cet avis. En effet, selon d'autres sources, comme le site "Maxisciences" ou le site "Futura-sciences", le son le plus puissant jamais entendu sur terre serait celui provoqué par l'éruption du volcan Krakatoa.
L'intensité de l'onde sonore générée par l'éruption de ce volcan indonésien, le 27 août 1883, aurait en effet battu des records. D'après ces deux sites, le bruit perçu à 160 kilomètres de l'explosion aurait atteint 172v décibels.
D'après "Futura-Sciences", le son aurait atteint, à trois kilomètres du lieu de l'éruption, une intensité comprise entre 189 et 202 décibels. De quoi endommager les tympans des auditeurs et provoquer des cas de surdité partielle.
Mais certains sons seraient encore plus puissants. Pour "Futura-Sciences", le bruit produit par la fusée américaine Saturn serait de 204 décibels à proximité de la rampe de lancement.
Si l'on en croit le site "Maxisciences", certains animaux feraient encore mieux. Ainsi, le cachalot produirait des sons pouvant aller jusqu'à 230 décibels. Et une espèce de crevette serait capable d'émettre des sons d'une intensité de près de 220 décibels.
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Qu'est-ce que la pascalisation ?
La conservation des aliments, dans les meilleures conditions possible, est l'un des enjeux majeurs de l'industrie agro-alimentaire. À cet égard, la pascalisation est un procédé prometteur.
Une méthode efficace de conservation des aliments
La pascalisation est une technique utilisée pour prolonger la durée de conservation des aliments. Elle est employée pour conserver de nombreux produits, comme les yaourts, les fromages, le lait ou encore les jus d'agrume.
Cette technique de conservation consiste à les soumettre à une très forte pression, de l'ordre de 6.000 bars environ. Soit une pression six fois plus forte que celle qu'on rencontre au fond des océans.
À partir d'un certain degré, environ 3.000 bars, la pression détruit une grande partie des micro-organismes susceptibles de contaminer les aliments. Mais les composants des arômes ou des vitamines demeurent intacts. En outre, cette technique présente l'avantage d'enlever une partie de leur sel aux aliments traités.
Si bien que cette méthode permet de garder toute leur fraîcheur aux aliments, sans rien enlever à leur saveur ni à leur qualité nutritive. Pour obtenir le résultat attendu, les produits alimentaires sont enfermés dans un conteneur rempli d'eau, soumis à une très haute pression. Les aliments y sont laissés durant un certain temps, afin que la pression puisse agir.
Même si les recherches sur cette méthode de conservation remontent à la fin du XIXe siècle, les premières utilisations ne datent que des années 1990.
Conditions de mise en œuvre et inconvénients
Certains aliments supportent mal les méthodes de conservation fondées sur l'utilisation de la chaleur, comme la pasteurisation ou l'appertisation. Dans ce cas, la pascalisation représente une alternative intéressante.
Pour qu'elle soit efficace, il faut cependant que certaines conditions soient réunies. Ainsi, l'emballage du produit doit être souple, afin que l'action exercée par la pression puisse s'étendre à l'ensemble du contenu. Par ailleurs, de tels emballages résistent mieux à ces fortes pressions.
Pour efficace qu'elle soit, cette méthode de conservation n'en présente pas moins certains inconvénients. En effet, le matériel nécessaire à sa mise en œuvre est coûteux et la totalité des micro-organismes présents dans les aliments n'est pas détruite.
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Comment les câbles sous marins entrainent-ils des malformations ?
Nos communications reposent en partie sur le dense réseau de câbles sous-marins déployé au fond des océans. Son rôle est donc essentiel. Mais, s'ils sont très utiles à l'homme, ces câbles pourraient se révéler dangereux pour certaines espèces animales.
Une expérience sur des œufs de homard
Les câbles déposés au fond des mers émettent des ondes électromagnétiques. D'après les observations réalisées par des chercheurs britanniques, elles auraient un impact négatif sur la faune sous-marine.
Pour le vérifier, ils se sont livrés à une expérience sur des homards. Elle consisté à soumettre 4.000 œufs de homards à un champ électromagnétique comparable à celui que produisent les câbles sous-marins.
Pour disposer d'un élément de comparaison, les chercheurs ont mis de côté des œufs non exposés à ces ondes.
L'impact des ondes sur ces crustacés
Les résultats de cette étude semblent montrer que des homards, exposés, dès le début de leur vie, aux ondes émises par les câbles sous-marins, seraient victimes de malformations.
En effet, ils auraient trois fois plus de risques que les homards non exposés à ce champ électromagnétique d'avoir un corps gonflé, des yeux mal formés et une queue courte et repliée.
Ils ne parviendraient pas non plus à nager à la verticale pour regagner la surface, ce qui est indispensable à leur alimentation, donc à leur survie.
Les homards ne seraient d'ailleurs pas la seule espèce à être affectée par la présence des câbles sous-marins. Ce serait aussi le cas des crabes. Les ondes ne provoqueraient pas de malformations ou de problèmes de nage, comme dans le cas des homards, mais une diminution de la taille de ces crustacés.
Ce qui se révélerait d'ailleurs tout aussi dangereux pour leur survie à long terme. Les chercheurs britanniques semblent doc avoir mis en évidence la nocivité de ces câbles sur le développement de certaines espèces animales.
Ils proposent des solutions pour les rendre moins dangereux. Ainsi, les câbles pourraient être enterrés, et non pas simplement déposés au fond des océans. Mais cet enfouissement serait beaucoup plus coûteux et l'entretien des câbles serait plus délicat.
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Des plantes peuvent-elles pousser dans le sol lunaire ?
L'un des objectifs lointains des agences spatiales est d'installer sur la Lune des bases habitées. Dans cette perspective, l'existence de ressources locales représenterait un avantage considérable. C'est pourquoi l'expérience de ces chercheurs américains, qui ont réussi à faire pousser une plante dans du sol lunaire, soulève autant d'espoir.
Un sol peu propre à la germination des plantes...
Si, un jour, les hommes pouvaient cultiver des légumes ou des fruits sur la Lune, ils ne seraient plus obligés d'emporter dans leurs vaisseaux de lourds chargements de vivres. Mais, compte tenu de la composition du sol lunaire, une telle perspective paraissait peu probable.
En effet, le régolithe, comme on appelle aussi la terre tapissant la Lune, ne comprend aucun élément organique et semble peu propice, a priori, à la germination des plantes.
Malgré tout, des chercheurs américains ont voulu tenter l'expérience. Ils ont prélevé, dans des échantillons provenant de précédentes missions lunaires, quelques grammes de terre, disposés dans de minuscules pots, de la taille d'un dé à coudre.
Pour leur expérience, ils ont choisi une plante poussant facilement, même dans des milieux hostiles, et dont le génome était bien connu. D'autres graines ont été plantées dans des échantillons de sol terrestre et de terre imitant le sol lunaire.
...Et qui pourtant leur permet de pousser
Les plantes semées dans le sol lunaire ont bien poussé, ce qui, en soi, est une belle réussite. Mais, au bout de quelques jours, leur développement s'est ralenti. Les autres plantes ont en effet grandi plus vite.
En les étudiant de plus près, les chercheurs se sont aperçus que les plantes semées dans le sol lunaire se comportaient comme si elles avaient été introduites dans un milieu hostile.
Par ailleurs, ils ont constaté que les sols lunaires les plus anciens, longtemps exposés aux rayons cosmiques, offraient aux plantes les conditions de développement les moins favorables.
Au contraire, des plantes plus vigoureuses pouvaient se développer dans des terres lunaires plus "jeunes". Malgré tout, même si des plantes ont du mal à pousser dans certains types de sols lunaires, elles peuvent produire des aliments nutritifs, et non toxiques pour l'homme.
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Par quoi étaient infestés les bâtisseurs de Stonehenge ?
Sur des sites très anciens, la découverte de certains vestiges en apprend davantage aux scientifiques sur les habitudes des populations concernées, et notamment sur leur alimentation. C'est ce qui s'est produit à Stonehenge.
Des excréments fossilisés
Les constructions mégalithiques de Stonehenge, érigées entre environ 2800 et 1100 avant notre ère, suscitent depuis longtemps la curiosité des archéologues. Mais ils cherchent aussi à mieux connaître les hommes qui les ont bâties.
À cet égard, la récente découverte de nouveaux fossiles devrait permettre d'en apprendre davantage sur leurs habitudes alimentaires. Il s'agit de coprolithes, autrement dit d'excréments fossilisés.
Ils ont été trouvés sur le site d'un village néolithique, situé à environ trois kilomètres de Stonehenge. Ses habitants, qui y vivaient déjà 2.500 ans avant J.-C., devaient sans doute travailler sur le chantier voisin.
Cinq coprolithes ont été découverts, un seul provenant d'un humain, les autres de chiens. C'est la première fois qu'on trouve, au Royaume-Uni, des fossiles de ce genre remontant à l'époque néolithique.
Des abats infestés
Les scientifiques qui ont examiné ces selles fossilisées y ont retrouvé les œufs de diverses espèces de vers parasites. Leur présence dans les selles découvertes à Stonehenge s'explique sans doute par la consommation de viande mal cuite.
Ou plus exactement d'abats, comme le foie ou le cœur, car les œufs de ces vers avaient eu le temps d'éclore dans les organes internes de ces animaux, sans doute des bovins. Ces hommes du Néolithique mangeaient donc de la viande d'animaux infestés par les vers.
Les scientifiques ont également la preuve qu'ils ne consommaient pas seulement la viande proprement dite, mais aussi des abats qu'ils ne jetaient pas, comme certains le pensaient;
Ces hommes se rendant à Stonehenge surtout en hiver, ces abats devaient être consommés au cours de festins se déroulant en cette saison. Quant aux vers trouvés dans les excréments des chiens, ils provenaient d'un poisson.
Comme il n'est pas prouvé que du poisson était consommé à l'occasion de ces festins, il se peut que ces chiens en aient mangé la chair avant de suivre leurs maîtres à Stonehenge.
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Pourquoi les fruits ont changé de forme après la fin des dinosaures ?
Voilà environ 66 millions d'années, un astéroïde s'écrase sur Terre. Du fait de cet impact, une masse de débris et de poussières envahit l'atmosphère, refroidissant la planète. En faisant disparaître les dinosaures, ce phénomène a aussi influé sur le développement et l'évolution de certains végétaux.
Des fruits toujours aussi gros mais moins protégés
Certains dinosaures étaient des herbivores géants. Ils se nourrissaient notamment des gros fruits poussant sur certains palmiers. Pour se protéger quelque peu de ces prédateurs, ces arbres étaient hérissés d'épines de grande taille.
Or, durant quelque 25 millions d'années, ces palmiers ont pu pousser en toute quiétude, sans "craindre", si l'on peut dire, que leurs fruits ne soient dévorés par des dinosaures, ou d'ailleurs d'autres herbivores, disparus de la surface de la planète.
Les spécialistes pensaient donc que, dans un tel contexte, la taille des fruits tendrait à diminuer. Or, de nouvelles recherches prouvent le contraire. Si les gros fruits ont perduré, c'est qu'ils devaient intéresser de petits animaux, capables, eux aussi, d'en favoriser la dispersion par le biais de leurs excréments.
Par contre, le système de protection constitué par les épines a eu tendance à régresser, pour se reconstituer quand d'autres herbivores ont fini par prendre la place des dinosaures.
Animaux et plantes repeuplent la Terre
Le cataclysme qui a entraîné la disparition des dinosaures a aussi provoqué l'extinction des trois quarts des espèces alors présentes sur Terre.
La découverte de nouveaux fossiles, plus faciles à dater et présentant une série cohérente d'animaux et de plantes postérieurs à la catastrophe ayant entraîné la disparition des dinosaures, a permis de mieux comprendre comment d'autres espèces animales et végétales avaient peu à peu recolonisé la planète.
Le scénario a pu ainsi se préciser. Environ 1.000 ans après l'écrasement de l'astéroïde, les fougères recommencent à foisonner. 100.000 ans passent encore, et le renouveau des forêts et des plantes à fleurs offre aux animaux une plus ample provision de nourriture.
Entre 300 et 700.000 ans après l'événement, des noix et d'autres légumes leur fournissent des aliments supplémentaires. Il n'a pas fallu un million d'années pour que la taille des mammifères soit multipliée par 100.
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Le thé empêche-t-il réellement de dormir ?
On entend parfois dire que le thé, au même titre que le café, est une boisson excitante. Et que, par conséquent, il vaut mieux éviter d'en boire en fin d'après-midi si l'on veut bien dormir. Que faut-il penser de telles affirmations ?
Un effet stimulant, amoindri par les tanins
La théine, que l'on retrouve dans le thé, provient de la même molécule que la caféine. Même si cette molécule est moins présente dans une tasse de thé que dans une tasse de café, elle n'en a pas moins un effet stimulant.
Ceci étant, la présence de tanins dans le thé, substance végétale qu'on trouve aussi dans le vin notamment, a tendance à ralentir l'effet stimulant de la théine. C'est encore plus vrai avec certaines variétés de thés, comme le thé noir ou le thé vert, qui contiennent davantage de tanins.
Comment boire du thé et bien dormir ?
Il existe d'autres moyens pour limiter l'effet excitant de la théine. Le premier consiste à laisser infuser le thé un certain temps. En effet, dans les premières minutes, c'est la théine qui est libérée dans l'eau chaude.
C'est donc à ce moment que le thé sera le plus excitant. Mais, si on le laisse infuser plus longtemps, c'est au tour des tanins de se libérer plus massivement dans l'eau. Or ces derniers libèrent une substance qui, associée à la théine, a tendance à en réduire l'effet excitant.
Pour être sûr de bien dormir, on peut aussi boire certaines variétés de thé. En effet, certaines d'entre elles sont moins excitantes que d'autres. Et c'est encore plus vrai si l'on respecte une certaine durée d'infusion.
Ainsi, certains types de thés verts stimuleraient moins le cerveau que certaines variétés de thés noirs. Par ailleurs, les feuilles de thé, quand elles sont broyées, contiennent davantage de théine.
On peut aussi ne pas utiliser la première eau dans laquelle infuse le thé et laisser le thé infuser plusieurs fois. Enfin, on peut boire du "rooibos", qu'on appelle, de manière abusive, du thé rouge. Cette boisson, qui ressemble au thé, ne contient pas de théine.
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Pourquoi l'eau éteint-elle le feu ?
Il est des phénomènes auxquels nous sommes si bien habitués que nous nous demandons rarement comment ils se produisent. C'est le cas de l'action de l'eau sur le feu. Nous constatons qu'elle l'éteint, mais nous ne savons pas toujours pourquoi.
Un feu privé d'oxygène
Pour éteindre un incendie, l'eau est utile à un premier titre. En effet, lorsque nous versons de l'eau sur un feu, celle-ci se transforme en vapeur d'eau. Or, ce gaz a tendance à se répandre et occupe beaucoup plus de volume que l'eau dont il est issu. En effet, la vapeur d'eau peut prendre jusqu'à 1.700 fois plus de place que l'eau liquide.
Ce faisant, elle écarte l'air présent à l'endroit du foyer. La vapeur d'eau prive alors les flammes de leur aliment principal, l'oxygène. Il est d'ailleurs à noter que les extincteurs à CO2 fonctionnent de la même façon.
Plus la température atteinte par le feu est élevée, plus le volume occupé par la vapeur d'eau est important. Ainsi, en versant, depuis un canadair, des tonnes d'eau sur un incendie, on a encore plus de chances d'étouffer le feu.
Par ailleurs, l'une des caractéristiques de l'eau, c'est qu'elle absorbe la chaleur. Dans cette tâche, elle se montre très efficace, beaucoup plus que la brique par exemple.
L'eau refroidit le milieu environnant
Mais, pour éteindre un feu, l'eau a encore une autre vertu. Pour se réchauffer, la vapeur d'eau émise en versant de l'eau sur le feu a besoin de beaucoup d'énergie. Or, cette énergie, elle la prélève sur les alentours.
Une telle opération tend à refroidir les arbres et la végétation environnants. De ce fait, ils prendront moins facilement feu que s'ils étaient chauffés par un soleil brûlant.
Les pompiers savent cependant qu'il ne faut pas crier victoire trop tôt. En effet, si la vapeur d'eau se dissipe, poussée par le vent, l'oxygène pourra revenir et faire repartir le feu, pour peu que des braises soient encore ardentes.
C'est pourquoi un feu est refroidi longtemps après son extinction apparente. Pour ce faire, les pompiers continuent de l'arroser durant un certain temps.
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Quelle est la théorie de la panspermie ?
Nombreuses sont les théories scientifiques cherchant à comprendre comment la vie a pu apparaître et se développer à la surface de la Terre. La panspermie est l'une d'entre elles.
La vie venue d'une autre planète
La panspermie est une théorie selon laquelle les premiers micro-organismes vivants viendraient de l'espace et auraient été apportés sur Terre par divers moyens.
Une telle idée avait déjà été exprimée, voilà environ 2.500 ans, par le philosophe grec Anaxagore. La théorie est ensuite un peu délaissée, pour ne réapparaître qu'au XIXe siècle.
Le physicien anglais Lord Kelvin imagine alors que, sous l'effet d'une collision avec d'autres corps célestes, des morceaux de roche aient pu se détacher d'une planète où la vie serait apparue. De petits organismes, enfermés dans ces roches, auraient pu voyager dans l'espace et atterrir sur notre planète.
Au début du XXe siècle, le chimiste suédois Svante Arrhenius donne plus de consistance à cette théorie, en rappelant que certains micro-organismes ont survécu dans un bain d'azote liquide et que le souffle provoqué par la lumière des étoiles aurait pu propulser des particules de vie dans l'espace.
La panspermie est moins mise en avant de nos jours, même si elle a encore des adeptes, dont certains imaginent même que des maladies ont pu être apportées sur Terre par des virus venus de l'espace.
Une théorie qui se défend
Même s'ils ne sont pas très nombreux, les tenants de la panspermie ont pourtant des arguments à faire valoir. En premier lieu, une telle théorie rendrait mieux compte de l'apparition de la vie sur Terre.
En effet, pour certains scientifiques, le temps qui s'est écoulé entre la formation de la Terre et celle des premiers organismes vivants ne serait pas assez long pour permettre la mise en place d'un processus aussi complexe.
Par ailleurs, il n'est pas impossible que certaines planètes proches de la Terre, comme Mars, aient pu accueillir la vie à un moment de leur histoire. Enfin, les comètes et certains astéroïdes pourraient se révéler d'excellents véhicules pour le transport intersidéral de ces particules de vie.
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Pourquoi la Nasa va-t-elle envoyer des nus humains dans l'espace ?
Depuis des décennies, les hommes cherchent à entrer en contact avec d'hypothétiques civilisations extraterrestres. L'un des moyens pour y parvenir est la mise au point d'un message qui comprend, entre autres éléments, la représentation d'un homme et d'une femme nus.
Un message destiné aux extraterrestres
L'idée d'envoyer un message à d'éventuels habitants de l'espace n'est pas neuve. Sans les années 60, en effet, des sondes spatiales avaient emporté avec elles des disques et des plaques sur lesquels étaient gravés des éléments censés donner aux extraterrestres une idée de ce qu'était l'espèce humaine.
Un projet, porté par la NASA, vient de les reprendre. Si les habitants d'une autre planète captaient ce message, ils sauraient comment est composé un atome d'hydrogène ou l'ADN d'un être humain.
De même, ils seraient capables de situer la Terre, berceau de l'humanité, dans l'immensité de l'espace. Ce message devrait être envoyé dans l'ensemble de la Voie lactée, au moyen d'un code binaire, que les scientifiques considèrent comme un langage universel.
Des représentations d'humains nus
Mais ce message, lancé par un radiotélescope chinois, le plus grand du monde, contient aussi la représentation de deux humains. Il s'agit d'un homme et d'une femme. Ils sont tous les deux nus.
C'est la meilleure manière de montrer à des habitants de l'espace, qui n'auraient sans doute pas la même apparence que nous, les détails de la morphologie d'un homme et d'une femme, membres de l'espèce humaine.
Ces deux êtres humains, dans le plus simple appareil, sont souriants et esquissent, à l'intention d'un éventuel interlocuteur, un geste de la main. Une façon de montrer l'intention pacifique présidant à l'envoi de ce message, et d'amorcer un éventuel dialogue.
En effet, la structure même du message et, notamment, la présence de ces deux humains nus, pourrait inciter d'éventuels extraterrestres à donner, à leur tour, des informations comparables.
Mais, compte tenu des contraintes inhérentes à la propagation d'un tel message, parmi lesquelles la vitesse de sa diffusion n'est pas la moindre, il est assez peu probable qu'il soit capté un jour par des habitants de l'espace.
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Pourquoi ne reconnaît-t-on pas sa propre voix ?
Chacun a pu faire un jour cette curieuse expérience : en entendant sa propre voix sur un répondeur vocal, par exemple, on ne la reconnaît pas. Comment expliquer un tel phénomène ?
Un premier itinéraire du son
Vous visionnez la vidéo qu'un de vos amis vient de filmer. Vous y reconnaissez bien votre visage et vos gestes, mais pas votre voix. Elle vous paraît différente, plus aiguë. Et pourtant, pas de doute, c'est bien vous qui parlez.
Cette voix, c'est bien la vôtre. C'est celle qu'entendent les gens qui vous entourent. Si vous ne la percevez pas de la même façon, c'est qu'elle emprunte deux voies différentes pour parvenir au cerveau.
Produits par les cordes vocales, les sons qui composent votre voix s'infiltrent d'abord dans l'oreille externe, jusqu'au tympan. Ils passent alors dans l'oreille moyenne, puis dans l'oreille interne, où ils sont transformés en signaux nerveux, transmis au cerveau par le nerf auditif.
Le son est aussi transmis par les os
Si le son suivait ce seul itinéraire, nous entendrions notre voix telle qu'elle est. Or, quand nous parlons, le son emprunte un autre chemin.
En effet, il se diffuse, jusqu'à l'oreille moyenne, par le truchement des os de la mâchoire et du crâne. Et ces os vibrent sous l'effet du passage de l'onde sonore. C'est pour cette raison que cette voix solidienne, comme on l'appelle, paraît plus grave.
En effet, la vibration particulière du son dont elle s'accompagne favorise les basses fréquences. En réalité, la perception que nous avons de notre voix provient de la conjonction de ces deux modes de transmission du son.
Mais quand nous l'entendons sur un enregistrement, la transmission par la voie osseuse est éliminée. Aussi avons-nous le sentiment que notre voix est alors plus aiguë que celle à laquelle nous sommes habitués.
Á l'inverse, il est possible de n'entendre que la voix transmise par les os. Pour cela, il suffit de se boucher les oreilles. On bloque alors les sons passant par la voie externe, donc par le tympan. Cette voix "osseuse" paraît plus grave encore que celle que nous entendons d'ordinaire.
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Qu'est-ce qu'un héliostat ?
Le terme "héliostat" a été forgé à partir du mot grec "helios", qui désigne le Soleil. Il s'agit d'un dispositif mobile, conçu pour suivre la trajectoire du Soleil, ce qui permet de concentrer une plus grande quantité d'énergie solaire.
Suivre la course du Soleil
L'héliostat se compose d'un miroir qui doit refléter la lumière du Soleil. Il est doté d'un mécanisme permettant de suivre sa trajectoire. Ce dispositif capte donc la lumière solaire et ce malgré le changement de position du Soleil par rapport à la Terre tout au long de la journée.
Le scientifique et juriste néerlandais Willem Jacob's Gravesande décrit déjà un héliostat dans un ouvrage publié en 1742. Cet instrument, dont on ne connaît pas précisément l'inventeur, était surtout utilisé pour faciliter les observations astronomiques. Un tel emploi était encore courant au XIXe siècle.
Les premiers héliostats étaient animés par des mécanismes d'horlogerie, qui sont encore employés aujourd'hui. Les instruments plus perfectionnés utilisent cependant des techniques plus complexes.
En effet, certains des héliostats utilisés aujourd'hui sont automatisés. Ils fonctionnent au moyen de capteurs et de logiciels spécifiques.
Les nombreuses utilisations de l'héliostat
De nos jours, l'héliostat est utilisé à des fins diverses. En effet, on retrouve ces instruments dans certaines centrales solaires, dans lesquelles plusieurs héliostats concentrent la source lumineuse.
Ils sont également employés pour amener la lumière solaire vers des zones qui en sont dépourvues. C'est le cas de certains immeubles, cachés par un bâtiment, ou même des tunnels construits sur une autoroute italienne.
Les municipalités de villages masqués par des montagnes et privés, une partie de la journée, d'un véritable ensoleillement, ont également fait installer des héliostats sur des éminences. Ces instruments permettent alors de pallier le déficit de lumière.
L'héliostat aide aussi les scientifiques dans leurs travaux. Placé à l'extérieur d'un laboratoire, il renvoie, à l'intérieur de la pièce, des rayons lumineux dont l'étude est ainsi plus facile. Cet instrument favorise aussi les observations solaires.
Même les architectes ont recours à des héliostats, qui leur permettent de créer des effets d'éclairage qui s'intègrent à la conception du bâtiment.
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Qu'est-ce que le “milliard ennuyeux” ?
On s'imagine souvent l'histoire de la Terre comme une succession de périodes agitées, marquées par la dérive des continents ou les éruptions volcaniques. Or, cette évolution semble aussi avoir connu une phase très calme, plaisamment surnommée le "milliard ennuyeux".
Une période très calme
Les recherches conduites par les scientifiques, depuis le milieu des années 1990, les ont conduits à définir la période comprise entre -1,8 et -0,8 milliard d'années comme une sorte de pause dans l'évolution de notre planète.
Les spécialistes ont rivalisé d'imagination pour qualifier cette période stationnaire d'un milliard d'années. Le "milliard ennuyeux" est l'expression la plus utilisée pour la qualifier, mais il en existe d'autres.
En effet, certains géologues ont surnommé cette phase le "milliard stérile", tandis que d'autres l'ont baptisée le "Moyen-Âge de la Terre", en référence à une période historique prétendument obscure.
Une pause dans l'évolution de la Terre
Dans tous les domaines, l'histoire de la Terre semble marquer une pause durant ce milliard d'années. Certes, d'immenses continents, comme Columbia et Rodinia ont continué de se former, mais l'activité tectonique qui accompagne cette formation est de faible intensité.
De fait, les plaques continentales bougent très peu, et leurs mouvements paresseux ne se traduisent que par une orogénèse très modérée. Autrement dit, peu de montagnes apparaissent.
Or, c'est de ces montagnes que, par le biais de l'érosion, provenait une partie des nutriments dont se nourrissaient les micro-organismes peuplant les océans. C'est dire à quel point cette faible activité tectonique a pu entraver, pour une longue période, le libre développement des mécanismes évolutifs.
Par ailleurs, il semble que le climat ait été marqué, durant ce "milliard ennuyeux", par une grande stabilité. Ce qui renforce cette impression de calme, ou même de quasi immobilité, c'est que cette période est encadrée par des événements capitaux pour l'évolution de la planète.
En effet, de grandes glaciations, comme la glaciation huronienne, survenue voilà environ 2,4 milliards d'années, précèdent la période du "milliard ennuyeux". Et elle est suivie par des étapes cruciales dans l'histoire du vivant, comme l'apparition des premiers eucaryotes, autrement dit des organismes dotés d'un noyau.
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Qu'est-ce que la mémoire eidétique ?
Pour écouter le podcast "Pourquoi parle-t-on des frères siamois ?":
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On le sait, il existe plusieurs formes de mémoires. L'une d'elle, la mémoire "eidétique", appelée parfois mémoire absolue, permet à certaines personnes de se souvenir avec précision d'une scène aperçue.
Des souvenirs très précis
Le terme "eidétique" a été utilisé pour la première fois, en 1924, par un psychologue américain, à l'occasion d'expériences avec des enfants. Le mot vient du grec "eidos", qui veut dire "image".
Il s'était aperçu que ces enfants étaient capables de se souvenir, avec une grande précision, d'une photographie qu'ils venaient de regarder ou d'une scène à laquelle ils avaient été mêlés quelques instants auparavant.
Même si, pour certains, les enfants seraient davantage dotés de ce type de mémoire, de nombreux adultes seraient tout aussi capables d'enregistrer une scène vécue avec une grande précision. Un peu comme si leur cerveau avait capté une sorte d'instantané.
Il ne s'agit pas d'une mémoire photographique
La précision de cette mémoire eidétique dépend de certains facteurs, comme le temps d'exposition du sujet à l'image ou à la scène en question, ou le fait qu'il est conscient de l'observer.
Mais, en règle générale, l'image décrite n'est pas tout à fait comparable à celle qui a été observée. En effet, le sujet y ajoute ou en retranche souvent certains détails. Aussi n'est-il pas exact de parler d'une mémoire photographique, comme on le fait parfois.
Ce qui prouve, entre autres choses, que la mémoire eidétique ne se comporte pas comme un appareil photo, c'est que les personnes concernées ne sont capables de restituer ce qu'ils ont lu, par exemple, que dans l'ordre dans lequel s'est effectuée la lecture.
Ceci étant, cette mémoire eidétique, qui semble contrôlée par une partie spécifique du cerveau, semble davantage présente chez certaines personnes que chez d'autres. Elles ont parfois des capacités mnésiques exceptionnelles.
C'est le cas, par exemple, du Président américain Teddy Roosevelt, capable de réciter des pages entières de journaux après les avoir brièvement lues. De même, le célèbre chef d'orchestre Arturo Toscanini, dont la mauvaise vue ne lui permettait plus de lire ses partitions, en conservait l'intégralité dans sa mémoire.
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Pourquoi la Chine veut-elle bâtir une constellation de satellites autour de la Lune ?
La Chine a mis au point un programme spatial ambitieux. L'un de ses objectifs majeurs est la Lune, autour de laquelle elle a l'intention de déployer tout un réseau de satellites.
Une meilleure communication avec la Terre
La Chine dispose déjà d'un satellite destiné à faciliter les communications entre la Terre et la Lune. Mais il est trop éloigné de notre satellite naturel pour accompagner la mission des sondes spatiales Chang'e 6 et Chang'e 7, qui doivent ramener sur Terre des échantillons du sol lunaire.
Pour assurer le succès de ces missions, il ne s'agit pas seulement, pour la Chine, de lancer un satellite à l'orbite plus adaptée. Elle a en effet le projet d'installer autour de la Lune une véritable constellation de satellites.
En rendant la communication avec la Terre plus aisée, ce réseau de satellites relais faciliterait l'atterrissage des sondes ou des vaisseaux envoyés sur la Lune et permettrait aux robots de se déplacer plus vite sur le sol lunaire.
Les prémices d'une installation humaine sur la Lune
La Chine pourrait commencer à lancer ces satellites en 2023 ou 2024. Leurs orbites ont été calculées en fonction de la zone d'atterrissage des sondes spatiales, qui devrait se situer vers le pôle sud lunaire.
La mise au point de cette orbite spécifique permettrait d'établir avec la Terre une communication de bonne qualité, nourrie d'une grande quantité d'informations.
La mise en orbite de ces satellites n'est pas seulement destinée à faciliter les missions lunaires actuelles. Elle doit accompagner, sur le long terme, le déploiement d'un programme lunaire ambitieux.
En effet, les prochaines missions chinoises seront notamment consacrées à l'exploitation des ressources de la Lune. La Chine prévoit également l'installation, avec le concours de la Russie, d'une base de recherche lunaire.
À l'horizon 2030 ou 2035, des robots devraient même rester sur la Lune en permanence. L'objectif final étant de préparer les conditions nécessaires à l'installation d'une base habitée sur notre satellite.
La Chine n'est pas la seule à vouloir entourer la Lune de satellites de communication. En effet, l'Agence spatiale européenne a préparé un projet comparable.
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Pourquoi les militaires russes utilisent-ils des dauphins ?
Des animaux ont souvent été utilisés au cours des conflits précédents. Des chevaux, bien sûr, mais aussi des pigeons ou des chiens. Mais les Russes, en guerre contre l'Ukraine depuis février 2022, ont aussi dressé des dauphins.
Des dauphins au large de la Crimée
Ce sont de récentes images satellites qui l'ont révélé : les Russes utiliseraient des dauphins dans le conflit qui les oppose aux Ukrainiens. Ils semblent avoir été déployés au large de la ville de Sébastopol, en Crimée, où se trouve une importante base navale.
Il s'agit d'une espèce particulière, le grand dauphin, qu'on appelle aussi dauphin souffleur. Ce n'est pas la première fois que les Russes utilisent ces animaux dans le cadre d'un conflit ou d'une intervention armée.
Ils auraient déjà employé ces animaux, en 2018, pour protéger un port de Syrie. L'année suivante, des pécheurs norvégiens avaient repéré un autre cétacé, un béluga en l'occurrence, qui, une caméra sur le dos, se serait livré à l'espionnage.
Mais les Russes n'ont rien inventé. Les Américains auraient déjà utilisé des dauphins durant la guerre du Vietnam. Ils y auraient d'ailleurs toujours recours, ainsi que d'autres pays, comme la Corée du Nord ou Israël.
Empêcher le sabotage sous-marin
On le sait, les dauphins sont dotés d'une certaine forme d'intelligence et ils se dressent assez facilement. Dans le cas présent, les Russes auraient entraîné les dauphins de Sébastopol à prévenir toute action de sabotage sous-marin.
Il s'agit donc surtout de protéger les bateaux. En effet, la base de Sébastopol regroupe l'essentiel de la flotte russe de la mer Noire.
De fait, les dauphins possèdent des moyens de détection naturels aussi sophistiqués, sinon même plus fins, qu'un radar. Ils sont donc en mesure de détecter aussi bien le plongeur désireux de poser une mine que la mine elle-même.
Dans ce cas, ils poussent un cri spécifique, que les techniciens russes peuvent reconnaître. Et ils peuvent plonger sans craindre la décompression. Les dauphins sont aussi dressés pour ne pas faire exploser les mines, que leur souplesse naturelle leur permet de frôler sans jamais déclencher d'explosion.
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Pourquoi le crapaud de Sonora est-il un danger pour lui-même ?
Une espèce de crapaud, vivant dans le désert de Sonora, s'étendant au sud-ouest des États-Unis et au nord du Mexique, a vu sa population diminuer de manière drastique. Si la survie de cet amphibien est aujourd'hui en question, c'est à cause de son venin.
Un grand crapaud du désert
Le désert de Sonora est un milieu hostile, où la végétation est rare et la chaleur intense. Le crapaud de Sonora s'en accommode pourtant, même s'il fuit la chaleur durant la journée.
C'est donc plutôt un animal nocturne, qui se nourrit d'insectes et de petits reptiles. Comme tous les batraciens, il vit en partie dans l'eau. Aussi, même dans ce milieu aride, il parvient à trouver des sources ou des fossés de drainage, qui lui procurent l'humidité nécessaire.
De couleur vert olive ou tirant sur le brun, ce crapaud est l'un des plus grands que l'on puisse trouver sur le territoire américain.
Un venin très recherché
Mais le crapaud de Sonora est surtout connu pour une autre de ses particularités. En effet, sa peau sécrète un venin, dont les propriétés psychoactives sont réputées. De fait, cette substance aurait des vertus étonnantes.
Elle serait un excellent remède contre la toxicomanie et contribuerait au traitement de certains troubles mentaux. Elle pourrait même régénérer le système nerveux central.
Aussi propose-t-on aux amateurs des séances de cure très onéreuses. Il peut s'agir de courtes sessions ou de véritables séjours, organisés dans des conditions luxueuses. L'objet n'en est pas seulement thérapeutique.
En effet, comme les autres substances psychotropes, ce venin de crapaud a aussi des effets hallucinogènes sur ceux qui le consomment. Ce n'est pas pour rien que les amateurs le surnomment la "molécule de Dieu".
On ne s'étonnera donc pas que la chasse au crapaud de Sonora soit ouverte toute l'année. Ces animaux sont même victimes d'un véritable braconnage et d'un trafic illégal.
D'ores et déjà, le nombre de ces batraciens a diminué dans des proportions inquiétantes. Et ils ont disparu de Californie. Si rien ne change, le crapaud de Sonora est donc, à plus ou moins court terme, menacé d'extinction.
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Quel est l'intérêt des horloges à réseau optique ?
La mise au point des horloges atomiques a permis de mesurer le temps avec une précision de plus en plus grande. Mais, à cet égard, les progrès sont encore plus significatifs avec les horloges "à réseau optique".
Les horloges atomiques
Les scientifiques cherchent à définir de plus en plus finement l'unité fondamentale de mesure du temps qu'est la seconde. Ils étaient parvenus à un très grand degré de précision avec l'horloge atomique.
Celle-ci fonctionne avec des atomes de césium. Lorsque ces atomes sont exposés à une onde électromagnétique d'une certaine fréquence, leur puissance énergétique change. Ils passent alors d'un état de basse énergie à un état de haute énergie.
C'est la fraction de temps marquant le passage d'un état à l'autre qui fait office de mesure du temps. C'est sur ce principe que fonctionnent les horloges atomiques.
Une précision encore plus grande
Mais les scientifiques ont mis au point des horloges encore plus précises. Ces horloges "à réseau optique" sont, elles aussi, des horloges atomiques. mais elles fonctionnent avec un autre type d'atome, celui du strontium.
La transition entre deux états énergétiques de cet atome s'opère dans le champ de la lumière visible, ce qui n'est pas le cas de l'atome de césium. Les fréquences étant plus élevées dans le domaine optique, celui de la lumière visible, le temps y est découpé en intervalles plus courts.
Ce type d'horloge est donc beaucoup plus précis que les horloges atomiques classiques, qui semblaient avoir atteint un record indépassable en ce domaine. En effet, on estime que ces horloges "à réseau optique" ne marqueraient qu'une inexactitude d'une seconde tous les 300 millions d'années.
De tels résultats pourraient bien entraîner une redéfinition de la seconde. Ces nouvelles horloges ont également permis de démontrer, avec encore plus de précision, l'exactitude de la fameuse théorie de la relativité générale.
On avait déjà pu constater qu'une horloge envoyée dans l'espace mesurait le temps un peu plus vite que la même horloge restée sur terre. Mais, grâce à l'horloge à réseau optique, on a pu observer que deux horloges séparées de moins d'un millimètre marquaient des heures différentes.
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Pourquoi la bactérie “Conan” est-elle célèbre ?
Certains organismes vivants ont réussi à développer une résistance exceptionnelle. C'est le cas d'un micro-organisme, la bactérie "Conan", dont le fonctionnement particulier intrigue les scientifiques.
Une bactérie découverte en 1956
Cette bactérie doit son surnom au personnage de Conan le Barbare, né sous la plume de l'auteur d'heroic fantasy Robert E. Edward. C'est un homme fort et musclé, qui vient toujours à bout de ses ennemis.
Mais la bactérie qui lui emprunte son nom est capable de prodiges bien plus étonnants. Elle a été découverte, en 1956, par un scientifique soucieux de stériliser des boîtes de conserve en les exposant à de fortes doses de rayons gamma.
Mais voilà qu'à sa grande stupéfaction, des bactéries avaient survécu à ce traitement. C'était notre bactérie "Conan", de son vrai nom "Deinococcus radiodurans", une appellation assurément plus scientifique.
Un micro-organisme particulièrement résistant
Les scientifiques s'aperçoivent rapidement que cette bactérie résiste à bien autre chose qu'aux rayons gamma. En effet, il s'agit d'une bactérie "polyextrêmophile". Autrement dit, un micro-organisme capable de résister à un ensemble de conditions extrêmes.
Et de fait, la bactérie "Conan" semble survivre à tout. On a beau l'exposer à de l'acide, à des températures extrêmes, au vide sidéral ou aux UV, elle ne meurt pas. Et c'est aussi le cas si on la prive de toute source de nourriture.
Elle s'accommode aussi très bien de la vie dans l'espace. En effet, des cosmonautes de l'ISS ont déposé ces bactéries sur les panneaux solaires de la station internationale. Même ce milieu très particulier n'a pas semblé les affecter.
Non seulement cette bactérie montre une exceptionnelle résistance, mais si, malgré tout, elle subit des dommages, elle est en mesure de reconstituer son ADN. D'une certaine manière, elle est capable de "ressusciter" !
Les scientifiques se sont penchés sur cet étonnant processus. Ils se sont aperçus que "Conan" n'avait pas inventé un mécanisme spécifique de régénération, mais savait utiliser, avec plus de dextérité, des techniques communes à l'ensemble des organismes vivants.
Pourrait-on, sur l'exemple de "Conan", développer des bactéries à l'ADN modifié, capables de s'adapter à tous les milieux ?
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Combien de virus tombent du ciel chaque jour ?
Les virus sont partout autour de nous. Mais ils ne colonisent pas seulement la terre et les océans. Une nouvelle étude révèle qu'ils seraient aussi très présents dans les airs.
Des virus qui tombent du ciel...
On savait déjà que l'atmosphère contenait des virus. Mais une nouvelle étude internationale a voulu connaître le nombre de virus tombant sur terre. Même s'il est difficile de l'indiquer avec précision, les chercheurs ont donné un ordre de grandeur.
Selon leurs estimations, entre 260 millions et 7 milliards de virus, venant de la troposphère, la couche inférieure de l'atmosphère, envahiraient, tous les jours, chaque mètre carré de notre environnement.
Et les virus seraient bien plus nombreux à tomber du ciel que les bactéries. La proportion n'est pas facile à calculer, mais il semble que ces dépôts de virus dépassent de 9 à plus de 450 fois ceux des bactéries.
...Et qui voyagent
Mais comment ces virus ont-ils atteint l'atmosphère ? Il est possible qu'ils y soient entraînés par des pluies fines, comme les embruns. Une fois emportés dans l'air, ils s'accrochent à de petites particules organiques. Et ces virus ne restent pas sur place.
En effet, ce sont de grands voyageurs. Portés par les vents ou les précipitations, ils couvrent de grandes distances, passant d'un continent à l'autre. C'est sans doute un tel phénomène qui explique la présence, dans des endroits fort éloignés, de virus à la structure génétique identique.
Et le cycle se poursuit. Après avoir fui dans les airs, et circulé sur de longues distances, les virus finissent par retomber sur terre. Ce retour à la surface est facilité par les pluies ou par ces dépôts de poussières sahariennes qui apparaissent de temps à autre sous nos latitudes.
Une fois sur terre, certains virus se retrouvent dans des graines, qui, à leur tour, sont transportés par des rongeurs, dans leur pelage ou leurs estomacs. Puis des serpents, qui parcourent eux aussi un long chemin, avalent ces rongeurs mais restituent sans les digérer ces graines porteuses de virus. C'est de cette manière qu'ils sont disséminés à la surface de terre.
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Qu'est-ce que “la zone de la mort” ?
Les alpinistes partant à la conquête des plus hauts sommets du globe doivent faire face à bien des contraintes. Mais l'ascension devient encore plus périlleuse quand, au-delà d'une certaine altitude, ils sont confrontés à ce que les spécialistes appellent la "zone de la mort".
Au-delà de 8.000 mètres : une zone très dangereuse
Les alpinistes gravissant les montagnes les plus élevées rencontrent, à un moment donné, cette "zone de la mort" dans laquelle il ne faut pas s'attarder. Elle commence au-delà de 8.000 mètres d'altitude. Ce concept a été défini, pour la première fois, dans les années 1950.
Il existe, dans le monde, 14 sommets atteignant cette hauteur vertigineuse, parmi lesquels l'Everest, le K2 ou encore l'Annapurna.
Ce n'est pas sans raison que la zone montagneuse s'étendant au-delà d'une telle altitude a reçu ce nom sinistre. Arrivés à ce point de leur ascension, des alpinistes sont en effet tombés sur les cadavres de certains de leurs prédécesseurs, qui n'avaient pas résisté aux conditions extrêmes de ces hautes altitudes.
La raréfaction de l'oxygène
Si la "zone de la mort" mérite bien son nom, c'est parce que l'organisme humain fonctionne moins bien dans cet environnement hostile. En effet, l'oxygène y est bien plus rare et la pression atmosphérique y est inférieure des deux tiers à ce qu'elle est au niveau de la mer.
C'est d'ailleurs la même proportion pour l'oxygène. Sa raréfaction entraîne une accélération du rythme cardiaque et affecte la respiration. Même avec le secours d'une bouteille d'oxygène, le moindre mouvement demande un effort considérable.
Un séjour trop prolongé dans cette zone altérerait les fonctions vitales et entraînerait, à plus ou moins court terme, un décès inévitable. C'est pourquoi les alpinistes s'efforcent d'y rester le moins longtemps possible.
Ces hautes altitudes sont également le lieu d'accidents, dus notamment aux violentes bourrasques qui balaient ces montagnes élevées. Par ailleurs, le manque d'oxygène limite les réflexes et provoque souvent un sentiment de stress, autant de facteurs favorisant des chutes mortelles.
Enfin, les très basses températures régnant en ces lieux peuvent provoquer de graves gelures, qui dégradent encore la condition physique des alpinistes.
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Ne penser à rien est-il possible ?
Qui n'a rêvé, un jour ou l'autre, d'interrompre le flux incessant d'images et de pensées qui ne cessent d'envahir notre cerveau ? Mais peut-on vraiment y faire le vide ?
Un cerveau toujours en activité
Peut-on vraiment ne penser à rien ? À cette question, les spécialistes apportent une réponse sans équivoque : c'est impossible, sauf dans la tombe !
En effet, le cerveau ne cesse jamais son activité. Il élabore des pensées et des images tout au long de la journée. Et il ne rend pas davantage les armes durant la phase de sommeil, où se produisent les rêves.
Le cerveau n'est donc jamais inactif, même durant une période de coma. Quand on croit ne penser à rien de particulier, des pensées spontanées nous viennent, fruit d'une sorte de vagabondage mental. Dans ce cas, l'imagerie médicale a montré que des zones cérébrales spécifiques étaient activées.
Il n'y a donc que la mort pour arrêter ce flux incessant de pensées.
Une manière de maîtriser les pensées
Ceci étant, quand les médecins prétendent qu'on ne peut s'empêcher de penser, encore faut-il s'entendre sur ce qu'on entend par le mot "pensée".
En effet, il ne s'agit pas forcément de pensées structurées ou même conscientes. Des pensées spontanées et des images mentales fugaces surgissent dans le cerveau sans que nous les ayons sollicitées.
Parfois elles n'atteignent pas même le champ de la conscience. D'où l'impression de ne penser à rien. Mais, on le voit, c'est un sentiment trompeur.
Si personne ne peut arrêter totalement le flux des pensées, certains parviennent cependant à le canaliser. C'est notamment le cas de ceux qui maîtrisent les techniques de méditation.
Elles permettent en effet de concentrer son esprit sur une seule forme de pensée, en éliminant les autres. Ainsi, la méditation de pleine conscience, très en vogue aujourd'hui, focalise l'attention du méditant sur le temps présent, de manière à enrayer le surgissement des pensées parasites.
Pour parvenir à ce résultat, la personne est invitée à se concentrer sur sa respiration ou une partie de son corps. Mais même cette maîtrise exceptionnelle du mental ne peut interrompre totalement l'activité cérébrale.
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Les filtres anti-lumière bleue sont-ils efficaces ?
Pour le travail ou les loisirs, nombre de nos contemporains passent, chaque jour, de longues heures devant les écrans de leurs ordinateurs ou de leurs tablettes. La lumière bleue qui en émane aurait des conséquences nocives pour notre vision. Mais les filtres utilisés pour en atténuer les effets sont-ils vraiment efficaces ?
Une lumière nocive ?
La lumière bleue est une lumière à haute énergie, qui aurait des effets sensibles sur notre santé. En effet, elle bloquerait en partie la production de mélatonine, l'hormone du sommeil, perturbant ainsi nos nuits.
Par ailleurs, la lumière bleue venant des écrans causerait une certaine fatigue oculaire, notamment en limitant le clignement des yeux. Il pourrait même endommager la rétine et favoriser l'apparition de certaines pathologies oculaires.
Des études peu significatives
Plusieurs médecins rappellent cependant qu'aucune étude, à ce jour, n'a mis en évidence un véritable lien de cause à effet entre l'exposition à la lumière bleue et la fatigue oculaire ou la présence de lésions rétiniennes.
Ces spécialistes soulignent que la plupart des études consacrées à la question réunissent un échantillon trop faible et ont été réalisées dans des conditions expérimentales qui ne permettent pas d'en extrapoler les résultats à l'homme.
Filtres anti-lumière bleue : une efficacité remise en cause
Les personnes qui, malgré tout, se persuadent de la nocivité de la lumière bleue, s'équiperont souvent de lunettes dotées de filtres spécifiques.
Or, plusieurs études signalent leur efficacité modérée. L'une d'entre elles, notamment, a montré que l'usage de ces filtres anti-lumière bleue ne diminuerait pas les symptômes de fatigue oculaire, par rapport à des participants dont les lunettes n'étaient pas pourvues de ces filtres.
Et leur utilisation pourrait même s'avérer contre-productive. En effet, l'œil a besoin de capter une certaine quantité de lumière bleue. Elle est en effet nécessaire à l'équilibre de notre rythme circadien, qui contrôle l'alternance du jour et de la nuit.
En effet, un usage trop systématique de ces filtres anti-lumière bleue peut se traduire par l'envoi au cerveau de signaux interprétés comme si la personne concernée était prête au sommeil.
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