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2412 épisodes · page 37 sur 81

Les symptômes du Covid long sont-ils identiques pour les deux sexes ?
Voilà bientôt deux ans que l'épidémie de Covid-19 sévit dans le monde. Les spécialistes la connaissent donc mieux et font sans cesse de nouvelles découvertes à son sujet. c'est ainsi qu'ils en apprennent chaque jour un peu plus sur ce qu'on appelle le "Covid long".
Des Covids longs...
De 250.000 à 300.000 personnes ressentiraient encore des symptômes gênants six mois après avoir été infectées par le virus du Covid-19. Elles sont alors atteintes par ce que les médecins appellent un "Covid long".
Ses manifestations semblent très diverses. Certains patients souffrent de troubles respiratoires, d'autres de problèmes cardiaques. Beaucoup ont du mal à se concentrer et ressentent une fatigue permanente.
D'autres personnes ont une mémoire défaillante ou se sentent anxieuses. Dans l'ensemble, ces Covids longs touchent moins les gens âgés que des personnes jeunes.
Et les médecins constatent que, dans leur ensemble, ces patients, souvent âgés d'une quarantaine d'années, ne sont pas en surpoids et ne présentent pas de comorbidités cardiaques.
...Qui touchent plutôt les femmes
Plusieurs études montrent que les femmes sont, dans leur ensemble, moins susceptibles d'être contaminées par le virus du Covid-19. Par ailleurs, elles développeraient moins de formes graves de la maladie et en mourraient moins souvent que les hommes.
Mais d'autres recherches, qu'il reste à confirmer, indiquent qu'elles seraient aussi davantage concernées par les Covids persistants. Ainsi, des chercheurs américains ont constaté que les trois quarts des patients atteints de cette forme de la maladie étaient des femmes.
D'après les résultats d'une autre étude, les femmes de moins de 50 ans seraient sept fois plus essoufflées que les hommes du même âge sept mois après avoir contracté le Covid-19.
Si les femmes sont plus touchées par les formes longues du Covid, c'est peut-être en raison d'une réponse immunitaire différente. Il se peut aussi que le virus cause, dans les organismes féminins, des dommages induisant une plus grande persistance de la maladie.
Certains chercheurs pensent également que ce virus pourrait couver plus longtemps, mais "à petit feu", dans le corps des femmes. Mais il faudra des recherches plus abouties pour confirmer ces hypothèses.
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Les personnes vaccinées sont-elles contagieuses moins longtemps ?
Partout dans le monde, même si c'est à des degrés divers, les campagnes de vaccination contre le virus de la Covid-19 s'accélèrent. Les autorités sanitaires attendent donc beaucoup des vaccins. Mais faut-il compter, parmi leurs bénéfices, une moindre contagiosité des personnes vaccinées ?
Un vaccin qui réduit le risque de contamination
Il faut d'abord rappeler que le vaccin n'empêche pas d'être contaminé par le virus de la Covid-19. mais il faut tout de suite nuancer cette assertion en rappelant qu'une personne vaccinée a beaucoup moins de risques d'être infectée qu'une personne qui ne l'est pas.
D'après certaines études, un non vacciné aurait ainsi environ huit fois moins de risques d'être contaminé, d'autres travaux évoquant même un risque douze fois moindre.
Si les personnes vaccinées sont beaucoup moins susceptibles d'être infectées par le virus, elles auront d'autant moins de chances de le transmettre autour d'elles.
Les vaccinés contagieux moins longtemps
Mais si les personnes vaccinées sont moins contagieuses, ce n'est pas seulement parce qu'elles courent moins de risques d'être infectées. Cette moindre contagiosité s'expliquerait aussi par une élimination plus rapide du virus chez les vaccinés.
D'après une récente étude américaine, le virus resterait en effet environ sept jours et demi dans l'organisme des personnes non vaccinées, alors qu'il serait chassé du corps des vaccinés au bout de cinq jours et demi seulement.
il est vrai que le faible échantillon retenu pour mener cette étude ne permet pas, pour l'instant, de tirer de conclusions trop générales.
Il faut également s'intéresser à la charge virale pour comprendre la moindre contagiosité des personnes vaccinées. Il semble pourtant que, à cet égard, l'explication ne soit pas la plus convaincante.
En effet, la différence de charge virale, entre vaccinés et non vaccinés, dépend du variant considéré. Si les scientifiques pensent que la charge virale des vaccinés contaminés par le variant alpha, ou variant "anglais", est plus faible que celle des non vaccinés, il n'en va pas de même pour le variant delta.
Dans ce cas, la charge virale est équivalente. Or, ce variant delta est, pour l'instant, celui qui est le plus répandu.
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Pourquoi beaucoup de femmes grossissent-elles à la ménopause ?
Beaucoup de femmes ont tendance à grossir au moment de la ménopause. Entre autres facteurs, le changement du métabolisme et la baisse de production des hormones féminines, contribuent à cette prise de poids.
Un changement de morphologie
Toutes les femmes ne grossissent pas au moment de la ménopause, même si beaucoup constatent une telle prise de poids. Par ailleurs, il ne semble pas qu'il y ait une véritable corrélation entre le phénomène de la ménopause proprement dit et l'apparition de kilos supplémentaires.
De fait, cette prise de poids n'attend pas le moment de la ménopause pour se faire sentir. À partir d'une certaine période de sa vie, une femme prendrait régulièrement du poids, près de 0,50 % en plus chaque année, en moyenne.
En revanche, ce qui change bien à la ménopause, c'est la morphologie féminine. En effet, les cellules formant le tissu adipeux ont tendance à se répartir autrement. Elles se fixent moins sur les cuisses et les fesses que sur l'abdomen.
C'est cette évolution de la masse graisseuse qui, jointe à une constipation plus fréquente, renforce l'impression de ballonnement et de prise de poids que de nombreuses femmes ressentent au moment de la ménopause.
Des modifications du métabolisme
Si nombre de femmes prennent du poids au moment de la ménopause, et souvent même un peu avant, c'est d'abord parce que leur organisme peine davantage à brûler les calories ingérées.
Par ailleurs, la diminution des hormones féminines se traduit par une réduction de la masse maigre, représentée par le poids des muscles, des viscères, des os et de l'eau contenue dans notre corps.
Au contraire, la masse grasse, formée, come son nom l'indique, par les graisses, a tendance a augmenter chez la femme ménopausée.
La ménopause, et les désordres physiologiques qui l'accompagnent, notamment les bouffées de chaleur, altèrent souvent l'humeur et provoquent une certaine anxiété. Pour compenser ces troubles, certaines femmes ont tendance à manger davantage, notamment entre les repas.
Une telle tendance au grignotage est une autre cause, plus indirecte celle-ci, de la prise de poids qui accompagne souvent la ménopause.
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Joyeux Noël !
Rendez-vous le lundi 3 janvier ! D'ici là je vous invite à découvrir tous les podcasts Choses à Savoir sur www.chosesasavoir.com
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La langue est-elle divisée en zones par goût ?
Une théorie médicale, formulée au tout début du XXe siècle, affirmait que la langue était divisée en zones spécialisées, chacune d'elle percevant un goût déterminé. Or une connaissance plus approfondie de cet organe gustatif a montré qu'il n'en était rien.
La carte de la langue : une idée erronée
On doit cette "carte de la langue", comme on a appelé cette théorie de la division de la langue en zones du goût, à un psychologue allemand.
D'après lui, on pouvait repérer quatre secteurs dans la langue. L'un, situé au fond de la langue, était censé percevoir l'amertume des aliments et un autre, placé sur le devant, devait en détecter le goût sucré.
D'autres zones, sur les côtés de la langue, transmettaient au mangeur l'acidité et le goût salé de sa nourriture. Une étude plus attentive de la langue révéla plus tard que, si certaines de ces zones repéraient plus rapidement tel ou tel goût, chacune d'entre elles était capable de percevoir l'ensemble des saveurs.
Le mécanisme de la perception du goût
Des travaux ultérieurs ont permis de mieux connaître l'anatomie de la langue et son rôle dans la perception du goût des aliments.
La langue est tapissée de papilles gustatives. Elles contiennent elles-mêmes des bourgeons gustatifs, qui sont des récepteurs sensoriels. Reliés au cerveau par des nerfs spécifiques, ces bourgeons gustatifs, stimulés par les molécules responsables du goût, transmettent au cerveau des informations relatives à la saveur des aliments.
Là, elles y sont analysées dans une aire cérébrale spécifique. De leur côté, certaines cellules, dans la bouche et sous les dents, sont capables de détecter la température et la consistance des aliments.
Pour que les bourgeons gustatifs entrent en action, il faut que l'aliment ingéré comporte des cellules sapides, c'est-à-dire dotées d'un goût. De même, il doit être sensible à l'action de la salive, qui joue un rôle essentiel dans la perception du goût des aliments.
Bien entendu, l'aliment doit être également en contact avec les bourgeons gustatifs. Enfin, il est à noter que la perception du goût est liée, pour une partie notable, à l'action de l'odorat. Goût et odorat sont en effet très liés.
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Qu'est-ce que la donovanose, cette "mangeuse de chair" ?
La donovanose fait partie des maladies sexuellement transmissibles. Cette affection est apparue récemment au Royaume-Uni, où elle semble progresser.
Une maladie rare, désormais présente en Europe
Jusqu'à ces dernières années, la donovanose était plutôt signalée dans certains pays d'Afrique et d'Amérique du Sud, ainsi qu'en Inde ou encore en Australie. Mais cette maladie est également apparue au Royaume-Uni.
Même s'ils sont peu nombreux, les cas signalés dans ce pays sont en augmentation. En effet, on en dénombrait 19 en 2016, et 30 trois ans plus tard. Cette affection touche plus souvent les hommes que les femmes. Il s'agit d'une maladie rare, à la transmissibilité assez faible.
Des ulcères qui peuvent s'infecter
La donovanose est provoquée par une bactérie, qui se transmet au moment des rapports sexuels. Elle se manifeste, 10 à 40 jours après ces rapports, par l'apparition de petites grosseurs indolores.
Ces nodules apparaissent autour des organes génitaux et de l'anus. Sans traitement adapté, ils grossissent et peuvent éclater, formant alors des ulcères, qui peuvent s'infecter.
Si l'infection se propage, elle est susceptible de détruire certains tissus. C'est pour cette raison qu'on a appelé "mangeuse de chair" cette maladie sexuellement transmissible.
Enfin, la transmission du virus du sida est facilitée par les lésions apparaissant au cours de cette maladie.
Par ailleurs, l'infection peut se traduire par des odeurs désagréables et provoquer des douleurs. Faute d'un traitement adéquat, l'infection peut se propager à certaines parties de l'organisme, comme le col de l'utérus et, dans quelques très rares cas, les os ou le foie.
La prévention et le traitement de la maladie
D'après les gynécologues, l'utilisation de la contraception serait l'un des moyens d'empêcher l'apparition de la maladie. De même, des rapports sexuels protégés éviteront qu'elle ne survienne.
Si la donovanose est diagnostiquée à temps, elle peut être soignée par des antibiotiques. Pour arrêter la croissance des bactéries responsables de la maladie, une cure de plusieurs semaines est nécessaire.
Si la maladie n'est pas traitée à temps, elle peut avoir de graves effets sur la santé, allant même parfois jusqu'au décès. En cas de besoin, des médicaments antidouleur peuvent également être prescrits.
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Quels sont les bienfaits du chlorure de magnésium ?
Composé chimique présent dans le sel alimentaire et l'eau de mer, le chlorure de magnésium est réputé pour ses nombreuses vertus.
De nombreuses vertus
On découvre certains des bienfaits du chlorure de magnésium dès le premier conflit mondial, où il est utilisé pour nettoyer les plaies. D'autres viennent bientôt s'ajouter à une liste déjà assez longue.
L'un des effets les plus notables de cette substance est son action sur les défenses immunitaires. En effet, en contribuant à l'augmentation des globules blancs, elle tend à les renforcer.
C'est pourquoi le chlorure de magnésium peut être utilisé avec succès pour combattre des infections saisonnières, comme la grippe ou l'angine, ou d'autres, comme l'otite ou la sinusite. Il agit aussi comme un véritable antiseptique.
Il facilite également le transit intestinal et se révèle efficace contre des maux aussi divers que la migraine ou la conjonctivite. Les personnes fatiguées ont également tout intérêt à prendre du chlorure de magnésium pour retrouver l'énergie qui leur fait défaut.
Si vous êtes stressé et dormez mal, il est tout aussi conseillé.
Des cures de magnésium
En salant vos plats, vous faites provision de chlorure de magnésium. Mais il ne faut pas trop en augmenter la ration, car l'excès de sel est dangereux pour la santé.
C'est pourquoi il est préférable de se procurer cette substance en pharmacie. Elle est généralement conditionnée en sachets de 20 grammes. Le nigari, un sel marin japonais contenant une grande quantité de chlorure de magnésium, est également disponible dans certains magasins.
Pour profiter à plein des effets du chlorure de magnésium, il faut respecter les doses prescrites, souvent une demi-cuillère ou une cuillère à café, et mélanger la substance avec un peu d'eau, tiède ou froide.
Pour donner au chlorure de magnésium le temps d'agir, les médecins préconisent parfois une véritable cure, qui peut s'étaler sur plusieurs semaines. Prescrite de cette manière ou d'une autre, cette substance permet en tous cas de compenser en partie le manque de magnésium dont souffrent de nombreuses personnes.
Ainsi, en France, la ration de magnésium d'une femme sur quatre serait insuffisante.
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Qu'est-ce que la polypose nasale ?
Plus d'un million de Français souffriraient de polypose nasale. Cette maladie méconnue, à l'origine incertaine, altère la vie quotidienne des personnes qui en sont atteintes.
La perte de l'odorat et le nez bouché
La polypose nasale se déclare vers l'âge de 30 ans et touche autant les hommes que les femmes. L'un de ses symptômes les plus gênants est la perte de l'odorat, souvent associée à celle du goût.
Une enquête nationale, menée auprès de plus de 3.000 personnes, révèle en effet qu'environ un Français sur six aurait perdu l'odorat. Ce serait en partie à cause de la polypose nasale, qui touche environ 2 % des Français.
L'autre symptôme de cette maladie est l'obstruction, partielle ou totale, du nez, mais aussi des cavités des sinus, par des polypes. D'où le nom de l'affection. Le nez des malades, qui est plus ou moins bouché, coule abondamment.
Ils ont donc du mal à respirer. Ils ressentent aussi des douleurs, au niveau du front, des yeux ou de la mâchoire.
Un quotidien très perturbé
Même s'ils pensent qu'ils sont le résultat d'une inflammation chronique, les médecins ne s'accordent pas sur l'origine des polypes qui obstruent le nez. Il se pourrait qu'ils apparaissent à la suite d'une agression externe, comme un virus, la présence d'allergènes ou d'une atmosphère polluée.
Quoi qu'il en soit, le quotidien des patients, souvent privés de goût et d'odorat, est gravement perturbé. Beaucoup manifestent des troubles de l'humeur et, selon une enquête récente, plus de 40 % des malades auraient même des pensées suicidaires.
De nombreux patients souffrent longtemps en silence, car cette affection est souvent diagnostiquée avec retard. Pour avoir la certitude d'être en présence de la maladie, il faut procéder à un examen nasal spécifique.
Il existe des traitements pour combattre la polypose nasale. Ainsi, des corticoïdes, injectés dans le nez au moyen d'un spray, peuvent se révéler efficaces. En dernier recours, les malades peuvent faire appel à la chirurgie.
Mais un sondage récent montre que plus de 60 % des personnes interrogées sont réticentes à l'idée de subir une opération pour les débarrasser de la maladie.
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Une réinfection par le Covid-19 est-elle moins grave ?
Pour rares qu'ils soient, les cas de réinfection au Covid-19 n'en existent pas moins. L'une des questions qui se pose alors est de savoir si, dans ce cas, les symptômes ressentis sont moins graves.
Une maladie moins grave en cas de réinfection ?
À ce jour, plusieurs études ont pris pour objet ces cas de réinfection au Covid. L'une d'elles, menées au Qatar, a porté sur plus de 1.300 personnes, qui, trois mois après avoir été infectées, ont eu un résultat positif à un test PCR.
Les résultats d'ensemble de cette étude se sont révélés très rassurants. Si l'on en croit ces conclusions, les patients réinfectés par le virus du Covid auraient 90 % de risques en moins de subir une hospitalisation ou de décéder de la maladie.
Dans le groupe des personnes réinfectées, aucune n'était décédée ou n'avait même été hospitalisée. Un patient attrapant de nouveau la maladie n'en développerait donc que des formes légères.
Être contaminé par ce virus procurerait donc une véritable protection. Même si elle ne fait pas l'objet d'un véritable consensus scientifique, sa durée pourrait être d'au moins six mois.
Un optimisme à tempérer
Un tel optimisme doit pourtant être tempéré. D'abord parce que les résultats de l'étude citée sont généraux. Une autre étude, de vaste ampleur, s'est efforcée de les affiner.
Elle a ainsi analysé 10 millions de tests, passés par plus de 4 millions de personnes. Les chercheurs se sont concentrés sur les patients testés positifs à deux reprises, à au moins trois mois d'intervalle.
Ils ont alors constaté que que les personnes de plus de 65 ans avaient plus de risques d'être réinfectées. En effet, leur protection contre une telle réinfection ne serait que de 47 %, contre plus de 80 % chez les moins de 65 ans.
Par ailleurs, certains médecins considèrent que les anticorps de certains patients, loin de barrer la route au virus, les introduiraient plus facilement dans l'organisme. Ce phénomène se traduirait par une série de réinfections, qui expliqueraient notamment les graves rechutes de certains malades, plusieurs jours après l'apparition des premiers symptômes.
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Pourquoi la consommation d'antibiotiques a-t-elle chuté en 2020 ?
Depuis plusieurs années, les médecins alertent leurs patients sur les dangers d'une consommation excessive d'antibiotiques. Des campagnes d'information ont déjà relayé cet avertissement. Or, les Français ont moins consommé d'antibiotiques en 2020. Comment expliquer une telle baisse ?
Des bactéries plus résistantes
Si on encourage les Français à prendre moins d'antibiotiques, c'est que la surconsommation de ces médicaments peut entraîner des risques pour la santé.
En effet, de nombreuses bactéries finissent par s'adapter aux antibiotiques qui, dès lors, ne sont plus aussi efficaces pour traiter certaines maladies. C'est ce que les médecins appellent l'antibiorésistance.
Cette moindre efficacité des antibiotiques rendrait certaines affections, comme la septicémie, la tuberculose ou la pneumonie, plus dangereuses qu'auparavant. Les médecins estiment que cette antibiorésistance pourrait entraîner, en France, le décès d'environ 12.000 personnes.
Une consommation en baisse
C'est pourquoi la baisse de la consommation d'antibiotiques doit être considérée comme une très bonne nouvelle. C'est ce qui s'est produit en France durant l'année 2020.
En effet, les prescriptions d'antibiotiques, qui sont surtout le fait des médecins généralistes, ont diminué de 18 % pendant cette année, soit autant que dans les dix années précédentes. Il est à noter que, du côté de l'hôpital, la consommation d'antibiotiques n'a pas augmenté durant l'année 2020.
Cette baisse est due en grande partie à la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Pour éviter la propagation du virus, les Français ont en effet adopté, dans leur grande majorité, des gestes barrières, comme le lavage fréquent des mains, le port du masque ou le respect d'une certaine distanciation sociale.
De telles précautions ne se sont pas seulement révélées efficaces pour limiter la diffusion du virus du Covid, elles ont aussi permis d'éviter d'autres affections, et notamment les habituelles infections hivernales.
Par ailleurs, du fait des confinements, et par crainte de l'épidémie, les Français sont restés davantage chez eux. Ils ont donc limité les occasions de se contaminer. Enfin, et pour les mêmes raisons, ils ont moins consulté leur généraliste.
Autant de raisons qui expliquent la baisse sensible de la prescription et de la consommation d'antibiotiques.
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Que manger en hiver ?
En hiver, nous n'avons pas toujours envie de retrouver dans nos assiettes les mêmes aliments que durant l'été. Faut-il changer son régime alimentaire durant la saison froide ? Quels aliments doit-on privilégier quand les températures baissent ?
Le rôle essentiel des vitamines
En hiver, l'humidité et un froid plus intense affaiblissent l'organisme, plus vulnérable aux infections et aux virus. Il faut donc lui fournir davantage de substances contribuant au renforcement du système immunitaire.
C'est notamment le cas de la vitamine C. Nombre d'aliments en contiennent, à commencer par des fruits comme l'orange, le kiwi ou le citron. Mais on en trouve aussi dans des légumes comme les choux, les tomates ou les épinards.
Faute d'une quantité suffisante de soleil pour synthétiser la vitamine D dont nous avons besoin, il faut manger des aliments qui en sont riches, comme le cabillaud ou le saumon, ou encore certains fromages.
De son côté, la vitamine E, qui se trouve dans les noix, les amandes ou les châtaignes, a une action antioxydante et, en favorisant la circulation sanguine, nous protège des agressions du froid. Quant aux vitamine B, présentes dans les fruits secs ou le chocolat, Elles stimulent l'organisme en lui donnant de l'énergie.
Lutter contre le "blues" hivernal
Durant l'hiver, on a souvent envie de manger davantage et de consommer des aliments roboratifs. En fait, la majorité des gens n'ont pas besoin, en principe, d'une alimentation plus abondante pendant cette saison.
En effet, ils ont une vie plutôt sédentaire, dans des espaces chauffés. Leurs organismes ne dépensent donc guère plus d'énergie qu'en été. Pourtant, cette alimentation plus consistante nous aide à combattre le "blues" hivernal, dû au raccourcissement des journées et au manque de lumière.
Pour lutter contre cette baisse de moral bien réelle, il ne faut pas tant privilégier les aliments qui "tiennent au corps" que ceux qui fournissent certains oligo-éléments, comme le cuivre ou le cobalt, propres à diminuer les manifestations d'anxiété. On les trouve dans les laitages, les fruits de mer ou les céréales.
De son côté, le ginseng, facteur d'énergie, a des effets comparables.
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Quels sont les effets des perturbateurs endocriniens sur la reproduction ?
Les perturbateurs endocriniens sont des agents chimiques largement présents dans notre quotidien. D'après certaines études, ils auraient des effets nocifs sur la reproduction et la fertilité.
Comment fonctionnent les perturbateurs endocriniens ?
Les perturbateurs endocriniens interfèrent avec les glandes endocrines, comme la thyroïde, l'hypophyse ou encore les testicules. Ils peuvent bloquer l'action des hormones produites par ces glandes ou en modifier le fonctionnement.
Des chercheurs français ont ainsi mis en évidence le rôle délétère de l'un de ces perturbateurs endocriniens, le Bisphénol A, sur la reproduction des rats.
En effet, ils ont administré, durant 10 jours, de petites doses de cette substance à des femelles. Les chercheurs ont alors constaté une altération de leur fonction reproductive.
La présence de ce perturbateur endocrinien dans l'organisme de ces animaux aurait empêché des neurones spécifiques, qui doivent rejoindre l'hypothalamus, une glande endocrine, de se fixer sur certaines cellules.
Reproduction et fertilité : les effets néfastes des perturbateurs endocriniens
Ces recherches effectuées sur les rats auraient montré que le Bisphénol A, interdit depuis 2015 mais encore présent dans l'environnement, pouvait perturber le cycle menstruel des femelles et altérer la puberté de ces animaux.
Depuis plusieurs années, d'autres recherches, toujours menées sur des animaux, montrent l'impact négatif des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, le développement des organes génitaux et la reproduction.
Les scientifiques ont ainsi fait le lien entre ces perturbateurs et la présence de pénis de très petite taille chez certaines populations d'alligators ou la diminution du volume de spermatozoïdes chez certaines espèces de panthères.
Mais le danger représenté par ces substances serait tout aussi grand pour l'homme. C'est ainsi que des études de grande ampleur ont conclu qu'une importante exposition à certains perturbateurs endocriniens pouvait induire des risques accrus de développer certaines maladies, comme le cancer du testicule.
Une autre recherche a établi une relation entre l'exposition à un insecticide et un risque plus grand d'être atteint d'un cancer de la prostate. D'autres études soulignent également que les perturbateurs endocriniens pourraient altérer la qualité du sperme ou perturber le déroulement de la puberté, qui serait alors trop précoce ou, au contraire, trop tardive.
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Comment expliquer l'hésitation vaccinale ?
À ce jour, plus de 75 % des Français de plus de 12 ans ont été entièrement vaccinés contre le virus du Covid-19. Il subsiste donc une frange de la population qui reste réticente à l'égard du vaccin. Comment expliquer cette hésitation vaccinale ?
Prix, efficacité et perception du groupe
Plusieurs éléments entrent en ligne de compte dans ce refus du vaccin. Dans les pays où son administration n'est pas gratuite, le prix du vaccin peut s'avérer un obstacle pour certaines personnes.
L'hésitation à se faire vacciner peut aussi résulter d'un certain scepticisme à l'égard de l'efficacité du vaccin. Sa perception par le groupe dont on fait partie, qu'il s'agisse de la famille, du quartier ou encore du milieu professionnel, influe aussi sur l'opinion que chacun se fait du vaccin.
Peur des effets secondaires et communication défaillante
D'autres raisons expliquent encore cette hésitation vaccinale. En premier lieu, de nombreuses personnes craignent que l'administration du vaccin ne déclenche, à terme, des effets secondaires graves.
Cette appréhension est ressentie par des personnes appartenant à toutes les catégories socio-professionnelles. C'est notamment le cas des soignants, qui s'occupent tous les jours de patients souffrant des effets secondaires provoqués par un médicament que, lors de sa commercialisation, on n'avait pas notés.
En effet, les effets cliniques, portant sur un nombre d'individus relativement restreint, ne permettent pas de recenser tous ces effets indésirables. Il est cependant assez surprenant que le recul dans le temps dont on dispose désormais et la pratique d'une vaccination de masse n'aient pas fait évoluer l'avis des personnes réticentes.
En outre, certaines personnes, surtout si elles sont jeunes et en bonne santé, relativisent la gravité de la maladie. Par conséquent, elles estiment qu'elles ont plus à perdre qu'à gagner à l'administration d'un vaccin dont, par ailleurs, on ne connaît pas tous les effets.
Cette réticence à se faire vacciner s'explique aussi, sans doute, par le caractère contradictoire d'informations dont il est parfois difficile de maîtriser le flot incessant.
Enfin, les défaillances de la communication sont sans doute pour quelque chose dans cette réticence. Les pouvoirs publics et les autorités sanitaires peinent en effet à convaincre certains de l'utilité du vaccin.
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A quel âge commence-t-on à avoir de l'humour ?
L'humour est un mode d'interaction sociale qui tient une certaine place dans nos vies. Mais à quel âge de la vie commence-t-on à le développer ? Les très jeunes enfants y ont-ils accès ?
Un humour qui dépend de l'âge de l'enfant
De nombreuses recherches ont été consacrées à l'apparition de trais d'humour chez l'enfant. Pour mener à bien l'une d'entre elles, des chercheurs ont posé, à plus de 600 parents, toute une série de questions portant sur la manière dont se manifestait l'humour chez leurs enfants de 0 à 4 ans.
Les résultats de cette étude ont conduit les scientifiques à déclarer que, dès l'âge de 2 mois, la moitié des enfants apprécieraient déjà les manifestations d'humour. Et c'est encore la moitié de ces nourrissons qui, dès l'âge de 11 mois, seraient capables de faire eux-mêmes de l'humour.
Mais, selon l'âge, cet humour ne se manifesterait pas de la même manière. Ainsi, un enfant de moins d'un an rirait d'une grimace ou de sons amusants. Au-delà d'un an, il pourrait apprécier des situations mettant en jeu d'autres personnes, comme des imitations par exemple.
Et ce ne serait qu'à partir de l'âge de 2 ans que les enfants seraient sensibles aux trais d'humour impliquant l'utilisation du langage.
Certains prérequis sont nécessaires
Pour être sensibles à l'humour, et pour être capables eux-mêmes d'en produire certains traits, les jeunes enfants ont besoin de certaines compétences, si l'on peut dire.
Ils doivent d'abord faire preuve d'imagination. Cette faculté leur permet de saisir que, dans une situation donnée, quelque chose n'est pas à sa place et que ce décalage est propre à susciter le rire.
L'imagination leur permet aussi de se mettre à la place de quelqu'un ou d'imiter les farces des adultes. Elle commencerait à se manifester entre 12 et 18 mois. Plus tard, les enfants s'aperçoivent aussi que, pour faire rire, les adultes font parfois semblant. C'est l'apprentissage nécessaire du second degré.
Mais, pour comprendre certains traits d'humour plus élaborés, l'enfant doit posséder une compétence essentielle : la maîtrise du langage, qui s'acquiert généralement entre 12 et 16 mois.
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Les français boivent-ils trop d'alccol ?
La consommation excessive d'alcool serait responsable, chaque année, du décès de plus de 40.000 personnes en France. Une nouvelle enquête, menée par les autorités sanitaires, vient de révéler qu'elle concernerait près d'un Français sur quatre.Un Français sur quatre boirait trop d'alcoolL'une des missions de l'Agence nationale de santé publique est d'évaluer la consommation d'alcool des Français. Pour ce faire, elle a, durant deux périodes de l'année 2020, réalisé une enquête par téléphone auprès d'un échantillon de près de 15.000 personnes.Ses résultats ont révélé que près d'une personne interrogée sur quatre consommait trop d'alcool. Les hommes représenteraient près de 34 % de ces gros buveurs, contre presque 15 % pour les femmes. Des chiffres qui n'ont pas sensiblement évolué depuis 2017.Près de la moitié de ces personnes n'étaient titulaires d'aucun diplôme, ou alors d'un diplôme équivalent ou inférieur au baccalauréat. Ce qui, d'après l'enquête, n'empêche pas les femmes ayant fait de longues études et les personnes bénéficiant de hauts revenus d'être davantage exposées au risque d'une consommation excessive d'alcool.Les hommes sont plus nombreux que les femmes à avouer qu'ils dépassent les niveaux de consommation conseillés par les autorités sanitaires. Quant aux jeunes, il se confirme que leur consommation d'alcool est plus épisodique, mais plus importante en quantité.De nouvelles recommandationsDepuis 2017, l'Agence nationale de santé publique donne de nouvelles recommandation en matière de consommation d'alcool.Ainsi, elle considère que, pour éviter des problèmes de santé, il faut se limiter à deux verres d'alcool par jour. Il est également essentiel de prévoir des jours "maigres", où les bouteilles d'alcool seront remisées au placard. Par ailleurs, la consommation hebdomadaire d'alcool ne devrait pas dépasser dix verres.L'organisme public de santé rappellent qu'en dépassant la quantité recommandée d'alcool, les consommateurs s'exposent à de graves problèmes de santé. En effet, une consommation excessive d'alcool favoriserait l'apparition de maladies du foie, de cancers ou d'affections cardiovasculaires.Elle pourrait aussi altérer la mémoire et contribuer à l'apparition de troubles du comportement. Sans oublier les accidents de la route, dont elle serait souvent la cause principale.
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Est-il conseillé de boire son urine ?
Des millions de personnes, dans le monde, boiraient leur urine et l'utiliseraient à des fins thérapeutiques. Que faut-il penser de cette urinothérapie, qui remonte à la plus haute Antiquité ?Une méthode thérapeutique très ancienneLes anciens Égyptiens utilisaient déjà l'urine pour se soigner, comme en témoigne l'un des plus vieux documents médicaux, le papyrus Ebers. Cette thérapie était aussi présente dans la tradition indienne.Il faut rappeler que l'urine résulte de la filtration du sang par les reins. Ce qui intéresse les adeptes de l'urinothérapie, ce ne sont pas les 95 % d'eau qui la constituent, mais les 5 % restants.En effet, ils sont notamment composés de sels minéraux, de vitamines ou d'enzymes, qui pourraient se révéler bénéfiques pour le corps. Pour les partisans de cette méthode de soin, une cure d'urine pourrait traiter des affections aussi variées que l'otite, l'asthme, la grippe ou les troubles digestifs.Selon les cas, l'urine peut être ingérée, utilisée sous forme de cataplasmes ou de gargarismes ou encore appliquée sur la peau. Il faudrait surtout utiliser l'urine du matin, qui est plus concentrée.Une pratique néfaste pour la santé ?De nombreux néphrologues alertent leurs patients sur les dangers de l'urinothérapie. Pour eux, il n'y aurait aucun bénéfice à réintroduire dans le corps des substances toxiques que l'organisme a précisément évacuées par le moyen de l'urine.D'après ces médecins, si elles ont été éliminées, c'est qu'elles étaient en excès. En buvant son urine, on sature donc l'organisme de substances, comme les sels minéraux par exemple, dont il n'a qu'un besoin limité.Par ailleurs, une pratique régulière de l'urinothérapie pourrait, à la longue, provoquer des troubles comme l'anémie ou l'hypertension artérielle, comparables à ceux que produit l'insuffisance rénale.Les néphrologues rappellent également que certaines maladies, comme l'infection urinaire, le diabète ou certaines affections rénales, modifient la composition de l'urine qui, dès lors, serait encore plus nocive pour la santé.De nombreux médecins soulignent enfin que les vertus supposées de l'urinothérapie ne s'appuient, à ce jour, sur aucune étude scientifique sérieuse. Il faudrait donc se garder de remplacer par l'urine des traitements à l'efficacité démontrée.
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Qu'est-ce qui affaiblit notre système immunitaire ?
Notre système immunitaire nous défend au quotidien contre les infections de toute nature. Mais certains facteurs peuvent en perturber le fonctionnement.
Des anticorps qui attaquent l'organisme
L'apparition de certaines affections, appelées maladies auto-immunes, provoque un dérèglement du système immunitaire. Il s'agit notamment de la maladie de Crohn, de la polyarthrite rhumatoïde ou encore du diabète de type 1.
Au total, il y aurait environ 80 maladies de ce type, qui touchent 5 millions de personnes en France. Dans ce cas, les défenses immunitaires se retournent contre les cellules de l'organisme.
Les anticorps ne détruisent pas les virus et autres agents pathogènes, ils s'en prennent aux organes et aux tissus de l'organisme, provoquant des inflammations qui, à la longue, peuvent entraîner ces maladies auto-immunes. Le facteur génétique semble ici déterminant, ce dérèglement du système immunitaire étant souvent héréditaire.
Les autres facteurs d'affaiblissement du système immunitaire
Bien d'autres éléments affaiblissent notre système immunitaire. C'est le cas de l'hyperglycémie qui, si elle n'est pas contrôlée, peut déboucher sur le diabète. Les personnes souffrant de cette affection ont des défenses immunitaires moins réactives.
Les personnes obèses ou en surpoids sont dans la même situation. En effet, le tissu adipeux produit des protéines spécifiques, qui, en provoquant des inflammations, altèrent le système immunitaire.
De son côté, l'hypertension artérielle peut dérégler le fonctionnement de certains anticorps. L'excès de sel, qui favorise l'hypertension, accroît encore ce risque.
Un temps de sommeil insuffisant réduit également l'efficacité des défenses immunitaires. Dans ce cas, c'est la durée du sommeil profond qui est en cause; en effet, c'est durant cette partie de la nuit que l'organisme fabrique certains anticorps.
En outre, de récentes recherches sur les animaux semblent confirmer l'action néfaste du stress sur le système immunitaire. De même, celui-ci donne des signes de fatigue avec l'âge; dans l'ensemble, il semble moins performant à partir de la soixantaine. À ce moment de la vie, certains anticorps réagissent moins bien contre les agressions.
Enfin, certains médicaments, appelés immunosuppresseurs, tendent à affaiblir l'efficacité du système immunitaire. C'est aussi le cas de certains traitements, comme les chimiothérapies.
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Pourquoi le vaccin Moderna est-il déconseillé au moins de 30 ans ?
Chaque jour apporte de nouvelles données sur les vaccins utilisés pour combattre le Covid-19. Ainsi, les autorités sanitaires françaises, se basant sur de nouvelles études, recommandent de ne pas injecter le vaccin Moderna aux personnes de moins de 30 ans.
Des risques d'inflammation cardiaque
La recommandation de la Haute Autorité de santé (HAS) se base sur une récente étude, selon laquelle l'injection du vaccin Moderna pourrait être associée, chez les personnes de moins de 30 ans, à des risques accrus de myocardites et de péricardites.
Il s'agit d'inflammations, d'un muscle cardiaque, pour les premières, ou de la membrane entourant le cœur pour les secondes.
Ces affections toucheraient davantage les moins de 30 ans, et notamment les hommes. Le risque serait plus grand après l'injection de la deuxième dose. L'inflammation apparaîtrait dans la semaine suivant l'injection.
Aussi la HAS conseille-t-elle de ne pas utiliser le vaccin Moderna pour ces patients jeunes, et de le remplacer, si c'est possible, par le vaccin Pfizer.
Un risque à relativiser
Toutefois, un certain nombre d'éléments tendent à relativiser la gravité du risque encouru. D'abord, ce type d'inflammation, à la suite de l'administration du vaccin Moderna, se produirait très rarement.
Ainsi, on compterait un peu plus de 130 cas, pour un million de personnes vaccinées, après l'injection d'une seconde dose de vaccin Moderna. Dans les mêmes circonstances, le vaccin Pfizer provoquerait un peu plus de 26 cas.
Par conséquent, la remarquable efficacité du vaccin Moderna contre les formes graves du Covid-19, estimée à environ 90 %, semble largement l'emporter sur un risque d'inflammation cardiaque très rare.
D'autant que ces myocardites et péricardites semblent guérir rapidement. En effet, elles ne nécessiteraient, en règle générale, qu'une hospitalisation de deux à quatre jours. Et, pour l'heure, aucun décès attribuable à une inflammation cardiaque consécutive à l'administration du vaccin Moderna n'a été signalé.
Ceci étant, il est logique de préférer, pour cette catégorie de patients, un vaccin, le Pfizer, qui entraînerait un risque d'inflammation cardiaque encore plus exceptionnel.
Il est à noter, enfin, que, pour les plus de 30 ans, le vaccin Moderna semble légèrement plus efficace.
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Les additifs sont-ils dangereux pour la santé ?
De nombreux aliments, et surtout ceux qui sont transformés, contiennent de nombreux additifs alimentaires. Ces substances présentent-elles un danger pour la santé ?
De très nombreux additifs
Les additifs alimentaires sont utilisés comme colorants, émulsifiants ou encore édulcorants. D'après une récente étude française, un adulte de poids moyen en consommerait un peu plus de 11 grammes par jour, soit environ 4 kilos par an.
De leur côté, les personnes consommant beaucoup d'aliments transformés en absorberaient jusqu'à 9 kilos chaque année. Les professionnels de l'agroalimentaire utilisent volontiers les additifs; en effet, environ la moitié des produits alimentaires disponibles en magasin en contiendraient au moins un.
À ce jour, 400 additifs ont été autorisés par la réglementation européenne. Mais, dans ce domaine chaque pays est libre d'ajouter ses propres recommandations.
Certains additifs jugés dangereux
En principe, aucun additif alimentaire n'est autorisé s'il présente un risque quelconque pour la santé. Par ailleurs, de nombreux additifs n'auront aucun effet néfaste pour ceux qui les consomment, certains, comme les antioxydants, par exemple, pouvant même leur apporter de notables bénéfices.
Mais de nouvelles recherches peuvent révéler la nocivité de substances qui paraissaient inoffensives. C'est ainsi qu'environ un tiers des additifs alimentaires pourraient finalement se révéler dangereux.
C'est, par exemple, le cas du dioxyde de titane, qu'on trouve dans les biscuits, les glaces ou certaines charcuteries. D'après des expériences réalisées sur des animaux, cette substance, dont l'utilisation a été suspendue en 2020,, pourrait contribuer à l'apparition de tumeurs cancéreuses.
Pour l'instant, cependant, il serait prématuré de transposer ces résultats à l'homme. D'autres additifs sont également suspectés d'avoir des effets nocifs, comme les nitrates et les nitrites.
Utilisés pour conserver les viandes et la charcuterie, ils pourraient se révéler cancérigènes.
Conscients de ces dangers potentiels, les industriels ont réduit la présence d'additifs dans leurs produits. Ainsi, depuis le début des années 2010, la proportion des produits alimentaires sans additifs serait passée de 13,7 % à près de 19 %.
Il n'est cependant guère possible de s'en passer tout à fait. Les additifs seraient en effet nécessaires à la bonne conservation et à la saveurs des aliments.
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3 épisodes inédits pour ce week-end !
1/ Pourquoi la couleur bleue du drapeau français vient-elle de changer ?
https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/
2/ Pourquoi les cheveux gris n'existent pas ?
https://www.chosesasavoir.com/podcast/incroyable/
3/ Quelle est la plus vieille affaire criminelle de l'Histoire ?
https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/
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Quelles sont les personnalités à risque face à la maladie d'Alzheimer ?
Les causes de la maladie d'Alzheimer sont encore largement inconnues à ce jour. Deux études récentes soulignent qu'un lien pourrait exister entre l'apparition de la maladie et certains traits de personnalité.
Deux vastes études
Deux vastes enquêtes ont été menées récemment sur une éventuelle corrélation entre certains traits de caractère et le développement de la maladie d'Alzheimer. La première étude a porté sur plus de 3.000 personnes, vivant en hébergement collectif.
Elles ont dû répondre à 240 questions. Le but du questionnaire était de déterminer auquel des 5 grands types de personnalités appartenait chaque personne. Chacun de ces types se distingue par des traits de caractère principaux, qui sont notamment la conscienciosité, le névrotisme, l'amabilité ou encore l'ouverture.
La seconde étude, de vaste ampleur, recherchait également de possibles liens entre la maladie d'Alzheimer et les traits de la personnalité.
Un an après la première étude, les personnes interrogées ont été soumises à des examens spécifiques. Leur but était de vérifier la présence éventuelle de plaques amyloïdes et la configuration particulière des protéines tau, qui sont caractéristiques de la maladie d'Alzheimer.
Certaines personnes plus susceptibles de développer la maladie
Les deux études sont parvenues aux mêmes conclusions. Les personnes que leurs réponse aux questions faisaient apparaître comme des personnalités névrotiques auraient le plus de chances de développer la maladie d'Alzheimer. Le névrotisme étant décrit comme un trait de caractère prédisposant à l'anxiété et à la dépression.
Par contre, les participants classés dans la catégorie de la conscienciosité seraient les moins susceptibles d'être atteints par cette pathologie. De telles personnalités seraient prudentes et responsables, manifestant un réel souci des détails.
Le lien entre la maladie et les traits de caractère serait le plus manifeste chez les personnes qui, au moment de l'étude, étaient en possession de toutes leurs facultés. Ce qui voudrait dire que le type même de personnalité pourrait contribuer à l'apparition de la maladie.
Les résultats de ces études n'étant fondés que sur l'observation, elles ne permettent pas vraiment de connaître les mécanismes à l'œuvre dans l'apparition de la maladie ni d'établir un lien de causalité entre celle-ci et tel ou tel trait de caractère.
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Comment prévenir un AVC ?
Chaque année, en France, les accidents vasculaires cérébraux, ou AVC, touchent 140.000 personnes et provoquent environ 30.000 décès. Beaucoup pourraient être évités si les personnes concernées prenaient des précautions très simples.
De bonnes habitudes à prendre
L'AVC survient quand le cerveau est mal irrigué. En effet, l'obstruction ou la déchirure d'un vaisseau peuvent provoquer un arrêt de la circulation sanguine ou une hémorragie.
Pour prévenir ce risque de santé majeur, il suffit parfois de prendre de bonnes habitudes. Ainsi, il est essentiel de faire vérifier régulièrement sa pression artérielle. En effet, l'hypertension artérielle peut entraîner la rupture des vaisseaux sanguins et provoquer une hémorragie.
Il convient aussi de surveiller son alimentation. Elle doit être pauvre en sel, qui tend à faire augmenter la pression artérielle, et riche en potassium, qui la fait baisser. On le trouve notamment dans de nombreux fruits et légumes, mais aussi dans les céréales entières ou les noix.
Pensez aussi à manger du poisson et à éviter les plats trop gras. Il faut également faire contrôler son taux de cholestérol, un niveau trop élevé pouvant signifier un début d'obstruction des artères.
Essayez &également d'arrêter le tabac, qui entraîne des dépôts graisseux sur les parois des artères. Enfin, la pratique régulière d'un exercice physique tend à activer la circulation sanguine.
L'aspirine : une mauvaise solution pour prévenir l'AVC ?
Voilà encore quelques années, les médecins conseillaient volontiers à certains de leurs patients de prendre de l'aspirine de manière préventive. Il s'agissait surtout de personnes risquant plus que d'autres de faire une crise cardiaque ou d'avoir un AVC.
Cette prescription se basait sur les propriétés anticoagulantes de l'aspirine. Ainsi, ce médicament devait fluidifier le sang, et, en empêchant la formation de caillots, prévenir l'apparition d'un AVC.
Mais la communauté scientifique, dans sa majorité, ne tient plus le même discours. En rendant le sang plus fluide, l'aspirine peut aussi, notamment chez les patients les plus âgés, provoquer des hémorragies. Le risque apparaît trop grand par rapport aux bénéfices attendus.
Par contre, la prise régulière d'aspirine pourrait être avantageuse pour des patients plus jeunes. C'est à ,chacun, éclairé par l'avis de son médecin, d'en décider.
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Qu'est-ce que le PfizerGate ?
En septembre 2020, l'une des responsables d'un laboratoire américain, chargé, avec beaucoup d'autres, de réaliser des essais sur le vaccin anti-Covid Pfizer, dénonce de nombreux dysfonctionnements. C'est le début de ce que certains appellent le "Pfizergate".
Une procédure rigoureuse
Comme tous les vaccins, ceux qui ont été conçus pour lutter contre le Covid-19 font l'objet d'une procédure rigoureuse. si elle a été accélérée, eu égard à l'urgence de la situation, elle n'en a pas moins respecté les contraintes habituelles.
C'est ainsi que ces vaccins ont été soumis à des essais cliniques, répartis en plusieurs phases. Les fabricants du vaccin Pfizer s'y sont soumis comme leurs confrères. Pour mener à bien les essais, ils ont fait appel à des sous-traitants.
De nombreux dysfonctionnements
L'un de ces sous-traitants est un laboratoire texan. En septembre 2020, l'une de ses responsables signale des manquements dans la réalisation des tests. C'est le début de l'affaire "Pfizergate".
D'après la sous-directrice de cette entreprise, l'anonymat des volontaires n'aurait pas été respecté. Par ailleurs, ils n'auraient pas bénéficié, après l'injection, du suivi adéquat.
De plus, les effets secondaires indiqués par les patients n'auraient pas été signalés à temps. La sous-directrice indique encore d'autres problèmes. Devant l'inaction de sa hiérarchie, elle alerte les autorités sanitaires fédérales, qui ne réagissent pas davantage et ne procèdent pas à l'inspection du site.
Un faible échantillon
Certains ont pu relativiser la gravité des faits dénoncés par la lanceuse d'alerte. Elle n'est pour l'instant étayée par aucune preuve, les documents fournis par la sous-directrice, à l'appui de ses dires, n'ayant pas été publiés.
Il est par ailleurs rappelé que cette affaire ne porte que sur un des trois sites gérés par l'entreprise, sur les 153 chargés de la réalisation des essais sur le territoire américain. Par conséquent, seules 1.000 personnes environ sont concernées, soit un peu moins de 2,5 % des participants.
Même si les dysfonctionnement étaient avérés, les résultats des essais n'en seraient donc pas vraiment affectés. Enfin, la relative rareté des effets secondaires constatés chez les personnes vaccinées serait plutôt de nature à rassurer les sceptiques.
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Pourquoi tombons-nous plus souvent malades en hiver ?
C'est bien connu, nous sommes plus souvent victimes de rhumes, d'angines ou de bronchites durant l'hiver. De même, certaines affections cardiovasculaires sont plus fréquentes pendant cette période. Mais pourquoi sommes-nous plus fragiles tout au long de cette saison ?
Des virus plus résistants et un air plus sec
Si nous tombons plus volontiers malades en hiver, c'est pour de nombreuses raisons. En premier lieu, les virus et autres bactéries résistent très bien au froid. En effet, leur enveloppe protectrice s'épaissit quand les températures baissent.
Si le thermomètre descend nettement au-dessous de 0°C, les virus sont tout de même moins actifs.
Par ailleurs, l'air froid est plutôt sec en hiver. De ce fait, il conserve plus longtemps les aérosols remplis de virus, ces gouttelettes infectées émises par la toux d'un malade. La contagion est donc plus facile.
Un organisme moins bien armé
En hiver, notre organisme est moins bien armé face aux virus. En effet, ils s'y introduisent plus facilement, car les muqueuses nasales, qui nous protègent contre eux, sont moins efficaces.
De fait, le mucus nasal, qui les tapisse, est mobilisé pour réchauffer l'air froid qui pénètre dans le nez. Il est donc moins "disponible" pour faire barrage aux microbes.
Par ailleurs, le système immunitaire a tendance à s'affaiblir durant la saison froide. Pendant cette période, en effet, les cellules qui le composent sont moins actives et se déplacent moins vite, laissant plus de champ aux virus.
En outre, l'organisme, moins exposé au soleil, fabrique moins de vitamine D, une substance qui renforce nos défenses immunitaires. Protégés des ultraviolets, qui les rendent plus vulnérables, les virus se multiplient durant la saison hivernale.
Et s'ils sont plus efficaces en hiver, c'est aussi parce que nous avons tendance, en raison du froid, à nous enfermer dans des lieux clos et mal ventilés.
Il est à noter que l'hiver favorise également la survenues de certaines affections cardiovasculaires. En effet, l'organisme, pour mieux se protéger du froid, provoque la contraction des vaisseaux sanguins.
Ce mécanisme rend le sang plus dense, obligeant le cœur à des efforts supplémentaires.
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Pourquoi avons-nous parfois le nez froid ?
Certaines personnes ont souvent le nez froid. Si l'on est en hiver, cela n'a rien d'étonnant. Mais elles éprouvent parfois cette sensation en plein été. Comment expliquer un tel phénomène ?
Le nez froid en hiver...
Durant la saison froide, l'organisme a une priorité : réchauffer les organes vitaux, qui ont donc besoin d'un afflux supplémentaire de sang. De ce fait, la circulation sanguine se détourne en partie des extrémités, comme les doigts ou le nez.
Cependant, si certaines personnes ont le nez froid en hiver, c'est qu'elle souffrent d'une affection spécifique, la maladie de Raynaud. À vrai dire, elle touche plus encore les doigts et les orteils.
Si ces parties du corps sont exposées au froid, les nerfs responsables du fonctionnement des petites artères de la peau entraînent alors une diminution anormale de leur calibre. De ce fait, le sang circule mal, et le nez, les doigts et les orteils deviennent froids.
...Mais aussi en été
En plein été, certaines personnes sentent leur nez devenir froid. Ce qui, a priori, peut paraître surprenant. Des chercheurs anglais se sont intéressés au phénomène.
Ils ont d'abord formulé l'hypothèse selon laquelle la température du nez diminuerait en fonction de l'intensité de la réflexion intellectuelle. Autrement dit, un nez froid serait dû à un cerveau en ébullition.
Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont soumis dix personnes à des travaux intellectuels plus ou moins complexes. Pendant ce temps, le cerveau des volontaires était filmé par des caméras thermiques.
Les scientifiques ont alors remarqué que, plus la tâche était difficile, et exigeait de la concentration, plus la température du visage, et donc du nez, diminuait. D'autres recherches seront nécessaires pour bien comprendre ce phénomène.
Mais, d'ores et déjà, les chercheurs britanniques avancent des explications. D'après eux, le changement de température du nez pourrait être lié à une modification du rythme de la respiration, elle-même provoquée par la concentration sur une tâche intellectuelle ardue.
Il se pourrait aussi que l'effort fourni induise un afflux supplémentaire de sang vers le cerveau, au détriment d'autres parties du corps, comme le nez. De telles recherches pourraient avoir certaines applications pratiques.
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Le café citron fait-il vraiment maigrir ?
Les régimes et les recettes amaigrissantes fleurissent sur Internet et les réseaux sociaux. L'une des dernières en date consiste à boire chaque jour une boisson composée de café additionné d'un peu de jus de citron. Un tel breuvage peut-il vraiment vous faire perdre du poids ?
Des témoignages enthousiastes
La recette a l'air des plus simples : si vous voulez perdre vos kilos superflus, buvez, chaque matin, une tasse de café dans laquelle vous aurez versé du jus de citron. Et la boisson sera encore plus efficace si vous la prenez à jeun. Ce mélange permettrait en effet de brûler très rapidement les graisses corporelles.
Sur les réseaux sociaux, les témoignages enthousiastes, de personnes ayant perdu, grâce à ce breuvage quotidien, 10 kilos et plus, ne manquent pas. Alors, que faut-il penser de cette nouvelle recette miracle ?
Un mélange inefficace...
Les médecins semblent unanimes : les deux substances composant la boisson n'étant nullement connues pour leurs vertus amaigrissantes, leur mélange ne sera pas plus efficace pour faire perdre du poids à ceux qui le boivent.
Le premier ingrédient, le café, est un stimulant, grâce à la présence de caféine. Il est possible qu'il contribue, chez certaines personnes, notamment les obèses, à augmenter légèrement le taux métabolique de base, qui représente la quantité d'énergie dépensée chaque jour.
Mais cela ne suffit pas à prouver son pouvoir amaigrissant. Quant au citron, riche en vitamines C, c'est surtout un antioxydant efficace. Mais, là encore, cet agrume n'a pas d'effet minceur. Il n'existe en effet aucune étude scientifique démontrant le moindre effet du jus de citron sur la perte de poids.
...Et dangereux
Mais ce café citron n'est pas seulement inefficace pour perdre du poids. Il a aussi des effets nocifs sur la santé.
Les médecins rappellent en effet qu'une consommation excessive de café peut entraîner des insomnies et favoriser l'apparition de troubles cardiaques.
De son côté, l'addition de jus de citron peut irriter la muqueuse intestinale, provoquant ainsi des problèmes de digestion chez certaines personnes. Pour les médecins, cette boisson serait d'autant plus dangereuse que, pour certains, elle tiendrait lieu de repas.
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Pourquoi les xénogreffes sont-elles controversées ?
Faute d'un nombre assez grand de donneurs, de nombreuses personnes attendent en vain une greffe d'organe. C'est pour éviter cette situation, et les nombreux décès qu'elle occasionne, que les chirurgiens commencent à recourir à la xénogreffe. Malgré les progrès accomplis, cette technique présente encore certains risques.
Des progrès constants
La xénogreffe consiste à transplanter un organe issu d'un donneur d'une certaine espèce dans le corps d'un receveur appartenant à une autre espèce. Cette technique est utilisée pour greffer des organes d'animaux sur des humains.
La première xénogreffe a été tentée, sans succès, dès 1905. Au début des années 1960, un médecin américain greffe des reins de chimpanzés sur un certain nombre de patients. Une jeune femme réussit à survivre durant neuf mois et même à reprendre son travail.
En 1984, un nourrisson vit durant trois semaines avec un cœur de singe. En raison d'une taille comparable de ses organes, c'est le porc qui fournit aujourd'hui la plupart des greffons.
Récemment, le rein d'un porc génétiquement modifié a été transplanté, avec l'accord de la famille, dans le corps d'une personne décédée. Il a parfaitement fonctionné durant trois jours, ce qui représente une considérable avancée dans ce domaine des xénogreffes.
Des risques potentiels
Aux États-Unis, douze personnes meurent chaque jour, faute d'avoir reçu à temps le rein qui leur aurait sauvé la vie. Face à cette pénurie d'organes, constatée dans la plupart des pays, la xénogreffe représente un réel espoir pour les malades.
Mais elle pose encore de sérieux problèmes. Le rejet brutal du greffon peut toujours se produire, même si la modification du patrimoine génétique du porc peut faire espérer, comme on l'a vu, une plus grande stabilité de la greffe.
Par ailleurs, certaines inflammations ainsi que des troubles de la coagulation ne sont pas à exclure. Enfin, il n'est pas impossible que, à la faveur de la greffe, certains virus du porc puissent passer de l'organisme de l'animal à celui du patient.
Ces risques potentiels suscitent donc les réserves de certains médecins. Pour d'autres, cependant, le risque est plus grand de voir se dégrader l'état de santé des patients en attente de greffe.
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Le lait chaud favorise-t-il le sommeil ?
De nombreuses personnes éprouvent des troubles du sommeil. Pour dormir mieux, chacun a sa recette. Parmi elles, figure, en bonne place, le verre de lait chaud, bu avant d'aller se coucher. Mais s'agit-il d'un "remède de bonne femme" ou d'une aide véritable contre l'insomnie ?
Des substances favorisant le sommeil
Depuis bien longtemps, les gens qui dorment mal se voient conseiller par leur entourage le traditionnel verre de lait chaud. Or il semble bien que ce breuvage favorise vraiment l'endormissement.
Il contient en effet une substance appelée tryptophane. Il s'agit d'un acide aminé, c'est-à-dire d'une molécule jouant un rôle essentiel dans la composition des protéines. Il favoriserait la synthèse de la sérotonine, un neurotransmetteur influant sur l'humeur et facilitant le sommeil.
Par ailleurs, le lait contiendrait d'autres molécules, comme des peptides, qui abrègeraient le temps d'endormissement.
Pour vérifier ces effets du lait sur le sommeil, des scientifiques ont donné du lait chaud à un groupe de souris, durant un certain temps, alors qu'un autre groupe n'y avait pas droit. Les chercheurs ont constaté que les souris buveuses de lait dormaient beaucoup plus longtemps que leurs congénères qui en étaient privées.
D'autres effets du lait chaud
Mais, indépendamment de sa composition, le lait favoriserait le sommeil d'une autre manière. En effet, il serait perçu comme une sorte de routine, qui interviendrait avant le coucher.
Or de tels rituels entrent pour une part dans la préparation au sommeil. L'absorption d'un verre de lait, avant de se mettre au lit, contribuerait donc à la venue du sommeil, au même titre que la préparation des affaires du lendemain ou une douche tiède.
À cet égard, il agirait donc plutôt comme un placebo, dont l'efficacité ne serait plus à démontrer. Apparaissant aussi comme une boisson réconfortante en soi, ce lait chaud favoriserait donc une forme de détente, prélude au sommeil.
Pour certains, la température de la boisson importerait peu. D'autres, au contraire, insistent sur la nécessité de boire du lait chaud. En activant la sudation, un tel breuvage refroidirait en effet le corps, qui serait ainsi mieux préparé au sommeil.
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L'obésité est-elle une question de volonté ?
L'obésité concerne, à des degrés divers, l'ensemble des populations du monde. En France, elle touche environ 8 millions de personnes. Parmi les nombreuses causes qui peuvent provoquer cette maladie, certains pointent un manque de volonté. Un effort dans ce domaine pourrait-il vraiment suffire à éviter l'obésité ?
Une maladie qui progresse
L'obésité est hélas une maladie répandue. En 2016, environ 13 % des adultes, soit à peu près 650 millions de personnes dans le monde, en souffraient. Mais cette affection touche aussi les enfants : en 2019, en effet, près de 40 millions d'enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses.
Et ces chiffres ne cessent d'augmenter, plus encore dans certains pays, comme le Royaume-Uni. Plus d'un Anglais sur quatre serait obèse, le phénomène ayant progressé de 18 %, sur l'ensemble du pays, entre 2005 et 2017.
L'obésité favorise l'apparition du diabète, des maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Sous sa forme sévère, elle provoquerait, chaque année, près de 3 millions de décès dans le monde.
Des causes diverses
Les causes de l'obésité sont nombreuses. Elles tiennent autant à l'hérédité et aux conditions socio-économiques qu'à des facteurs psychologiques.
Le rôle essentiel joué par les facteurs génétiques semble réduire à peu de chose l'action éventuelle de la volonté dans la lutte contre l'obésité. Des mutations génétiques suffiraient en effet à la provoquer.
Certaines affectent un seul gène, d'autres plusieurs. Elles conduisent souvent à des altérations du système nerveux et perturbent le dispositif de régulation de la faim. Autrement dit, les personnes qui en souffrent n'éprouveraient pas de sentiment de satiété.
La qualité de la nourriture ingérée contribue également à l'apparition de l'obésité. À cet égard, les personnes aux revenus modestes doivent se contenter d'aliments transformés moins coûteux, souvent riches en graisses et en sucres.
Les facteurs psychologiques ne sont pas moins déterminants dans cette prise de poids excessive. Ainsi, les personnes qui mangeraient davantage le feraient souvent pour compenser un mal-être, un traumatisme, remontant parfois à l'enfance, ou encore certaines frustrations.
D'autres y verraient un moyen, plus ou moins conscient, d'afficher leur rang ou leur importance dans la société.
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Pourquoi le Papyrus Edwin Smith est-il unique ?
Remontant à environ 1600 ans avant notre ère, le papyrus égyptien Edwin Smith est sans doute le premier document connu qui traite de chirurgie. Il nous donne un aperçu très intéressant sur l'avancée de l'ancienne médecine égyptienne.
Un papyrus médical découvert au XIXe siècle
Ce manuscrit médical faisait partie d'un lot de deux documents, acheté, en 1862, par un collectionneur du nom d'Edwin Smith. C'est lui qui donna son nom à l'un des manuscrits. Il vendit l'autre à un égyptologue prussien, Georg Ebers.
Légué par ses descendants à une société culturelle américaine, le papyrus Edwin Smith fut traduit et publié par les soins d'un autre égyptologue, l'Américain James Henry Breasted.
Exposé ensuite au musée de Brooklyn, le papyrus finit par rejoindre, en 1948, les collections de l'Académie de médecine de New York.
Un traité sur les blessures de guerre
Le papyrus Edwin Smith est sans doute le premier document chirurgical connu. Il s'agit probablement d'un traité de chirurgie conçu pour soigner des blessures de guerre.
En tout, le manuscrit comprend 48 descriptions de blessures, sans doute causées par des armes tranchantes sur le champ de bataille. Le ou les auteurs n'exposent pas là des cas d'espèce, mais le résultat de leurs observations.
Ainsi, ils décrivent des procédés de suture pour fermer les plaies, qui varient d'ailleurs selon la profondeur des blessures. On trouve dans le manuscrit ce qui est sans doute la première description du cerveau, à qui l'auteur attribue déjà des fonctions comparables à celles que nous connaissons aujourd'hui.
Dans l'ensemble, il ne s'agit donc pas d'un traité théorique, mais d'une œuvre empirique, renfermant des conseils pratiques sur la façon de soigner des blessés.
Dans la même veine, il donne aussi des recommandations sur la manière d'éviter les infections, en employant du miel par exemple. Le papyrus contient aussi de véritables recettes dans des domaines aussi variés que les soins cosmétiques ou la gynécologie.
Le manuscrit Edwin Smith est souvent attribué à Imhotep. Considéré comme le premier médecin connu, celui qui fut aussi le vizir du roi Djéser vécut au IIIe millénaire avant notre ère.
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