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2412 épisodes · page 36 sur 81

Combien de morts l'antibiorésistance cause-t-elle ?
La résistance accrue de certains virus et bactéries aux antibiotiques est responsable d'un très grand nombre de décès. C'est que révèle une récente étude internationale, qui suggère aussi des solutions pour lutter contre cette antibiorésistance.
Plus d'un million de morts
L'antibiorésistance désigne la résistance qu'ont développée certains virus ou bactéries aux antibiotiques. Une telle adaptation est liée à une administration trop répétée d'antibiotiques ou à l'insuffisant respect des traitements prescrits, notamment quant à leur durée.
L'inefficacité de certains antibiotiques rend ainsi certaines maladies beaucoup plus dangereuses. C'est surtout le cas des bronchites, des pneumonies, des infections abdominales ou des infections généralisées dues à la présence massive de bactéries dans le sang.
Certaines bactéries sont même capables de résister à plusieurs antibiotiques. De ce fait, l'antibiorésistance est considérée comme un problème de santé majeur. En 2019, elle a ainsi causé la mort de 1,27 million de personnes.
Si des mesures ne sont pas prises pour en freiner les effets, les choses devraient encore empirer. Ainsi, il est possible que l'antibiorésistance provoque jusqu'à 10 millions de morts à l'horizon 2050.
L'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud sont les plus touchées par ce phénomène, même si les pays riches ne sont pas épargnés. Telles sont les conclusions alarmantes d'une récente étude internationale, menée dans plus de 200 pays.
Quelles solutions pour lutter contre l'antibiorésistance ?
Il est donc urgent de trouver des solutions pour donner plus d'efficacité aux antibiotiques. D'après l'étude citée, il faudrait d'abord mieux cibler leur prescription et éviter une prise trop fréquente de ces médicaments.
Il convient aussi d'insister sur le respect scrupuleux du traitement, dont la durée ne doit pas être écourtée, du moins sans avis médical. De même, les chercheurs estiment qu'il faudrait mieux adapter les posologies.
Des efforts de financement doivent aussi être consentis, notamment dans les pays pauvres, afin de découvrir de nouvelles molécules, capables de vaincre la résistance des bactéries.
Ces moyens supplémentaires permettraient également de mettre au point des pistes de recherche innovantes et de nouveaux traitements, comme la phagothérapie, qui consiste à utiliser certains virus pour se débarrasser des bactéries.
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Brûle-t-on davantage de calories sur un tapis de course ?
Le jogging a de nombreux adeptes car, entre autres avantages, il prévient la prise de poids et contribue au maintien d'une bonne santé. Mais retire-t-on plus de bénéfices en le pratiquant à l'extérieur ou sur un tapis de course ?
La vitesse n'est pas un élément déterminant
Si vous courez de façon régulière, c'est d'abord pour brûler le plus de calories possible. Or, il semble que le tapis de course s'y prête un peu moins que le jogging en extérieur.
Si, en effet, vous brûlez un peu plus de calories en courant dehors, ce n'est pas tant à cause de la vitesse. Certes, une étude montre que, pour brûler une quantité équivalente de calories, il faudrait augmenter de 15 % sa vitesse sur un tapis, par rapport au rythme de la course en extérieur.
Mais, que l'on coure dehors ou sur un tapis, une autre étude suggère qu'à partir d'une vitesse de 13,5 km/h, la différence, en termes de calories brûlées, ne serait que de 1 % environ.
Un effort plus facile à maintenir
Si, en principe, vous brûlez plus de calories en faisant un jogging à l'extérieur, c'est que vous y êtes parfois confrontés au vent et à la pluie qui, quand ils sont de face, augmentent l'effort fourni, entraînant ainsi une plus grande perte de calories.
Par ailleurs, le terrain est plus varié que sur votre tapis. Certains chemins sont asphaltés, d'autres sont revêtus de terre. Parfois, vous devez gravir des pentes. Autant d'occasions d'efforts supplémentaires. Rien de tel sur un tapis, où vous courez toujours dans les mêmes conditions. Ces changements de terrain, et donc d'allure, limitent d'ailleurs les risques de blessures.
Enfin, l'aspect psychologique n'est pas à écarter. En effet, l'effort est plus difficile à maintenir sur un tapis de course. Vous êtes enfermé entre quatre murs, l'esprit uniquement concentré sur la performance.
Dehors, au contraire, les paysages ou les passants attirent l'attention, la détournant de l'effort à fournir. Aussi court-on plus volontiers, parfois sans même y penser. S'il fait son jogging en extérieur, le coureur maintiendra donc plus longtemps son effort, brûlant ainsi davantage de calories.
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Pourquoi le froid peut-il fausser le résultat des tests antigéniques ?
Pour que leurs résultats soient fiables, les tests antigéniques, chargés de détecter la présence du virus de la Covid-19, doivent être réalisés dans certaines conditions. Il faut notamment que la température ne soit pas trop basse.
Des tentes de dépistage
Tous les tests antigéniques ne sont pas réalisés en pharmacie ou dans un centre de dépistage. Pour faire face à l'afflux de demandes lié aux nouveaux protocoles sanitaires et à la forte contagiosité du variant Omicron du virus, des tentes ont souvent été installées, notamment aux abords des pharmacies.
Elles permettent d'accueillir davantage de personnes et de pratiquer un plus grand nombre de tests. Mais les plaquettes et les flacons de réactifs, qui permettent de procéder aux tests, ainsi que les tests eux-mêmes, sont parfois laissés durant des heures dans ces tentes.
Or, en ces mois d'hiver, ils y sont exposés à des températures souvent très basses, parfois inférieures à 0°C. Or, ce froid fausserait les résultats.
Des résultats faussés
D'après les spécialistes, ce n'est pas le prélèvement lui-même que ces températures très fraîches pourraient altérer. En effet, il s'effectue au fond des fosses nasales, qui sont préservées de l'atteinte du froid.
Mais, en revanche, celui-ci peut affecter l'analyse du prélèvement et fausser le résultat. Des températures basses peuvent en effet jouer sur le réactif, avec lequel le prélèvement est mélangé, et avec les bandelettes, sur lesquelles le mélange sera appliqué.
Il est donc essentiel que cette phase d'analyse se fasse à une température ambiante supérieure à 7 ou 8 °C. Il faut également éviter d'entreposer les tests dans des locaux exposés au froid. En effet, ils doivent être conservés à des températures comprises entre 2 et 30°C.
Faute de suivre ces recommandations, qui sont précisées dans la notice d'utilisation, on risque d'obtenir un certain nombre de faux positifs ou de faux négatifs. Il faut d'ailleurs noter que la chaleur peut aussi affecter le stockage et l'analyse des tests antigéniques.
Pour obtenir de bonnes conditions de réalisation des tests, et améliorer le confort de tous, il faudrait porter la température de ces tentes à au moins 10°C.
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A quoi servent vraiment les amygdales ?
Il existe en fait plusieurs sortes d'amygdales, qui jouent un rôle dans la prévention des infections. Aujourd'hui, leur ablation, surtout chez les enfants, n'est plus si courante qu'il y a trente ans.
Une barrière contre les infections
Quand on parle des amygdales, on pense surtout à celles qui sont situées des deux côtés de la luette, cet appendice charnu qu'on trouve au bas du palais. Mais il y en a d'autres.
En effet, il existe de petites masses glandulaires comparables à l'arrière du nez, qu'on appelle plus communément des végétations, ou encore à l'arrière de la langue. Toutes ont ont la même fonction : nous protéger des infections.
En effet, si un agent pathogène envahit l'organisme, elles se mettent à enfler, de manière à barrer la route à l'intrus. Elles mettent aussi en alerte les défenses immunitaires.
Amygdalite et angine
Mais les amygdales peuvent parfois s'infecter, surtout chez les jeunes enfants. Elles deviennent alors plus volumineuses, pouvant entraîner des apnées du sommeil ou une gêne pour déglutir. On parle alors d'amygdalite pour désigner cette inflammation des amygdales.
Ces amygdales gonflées sont souvent douloureuses et, à l'examen, peuvent paraître rouges et parfois recouvertes de petites taches. Ces symptômes sont souvent provoqués par une angine.
Dans ce cas, l'enfant a de la fièvre, le nez qui coule et du mal à avaler. Cette angine, associée à une amygdalite, peut s'accompagner d'une otite.
Une opération moins courante
Si ces infections des amygdales sont fréquentes ou si l'enfant est victime d'angines à répétition, le médecin peut décider de retirer les amygdales. En effet, des amygdales trop souvent infectées sont moins efficaces pour défendre l'organisme, devenant elles-mêmes un foyer d'infection.
De nos jours, cette opération est plus rare qu'avant, dans la mesure où il existe des traitements plus efficaces pour soigner les angines.
Il est d'ailleurs à noter que si cette intervention chirurgicale est surtout pratiquée sur des enfants, elle peut aussi concerner des adultes. Elle est faite sous anesthésie générale.
Comme toute opération, cette ablation des amygdales n'est pas anodine et peut être suivie de certaines complications.
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Qu'est-ce que la bélénophobie ?
Les deux épisodes dont je vous recommande l'écoute se trouvent sur le podcast Choses à Savoir Culture Générale:
https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/
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Certaines personnes éprouvent une peur panique des aiguilles. Elles sont alors atteintes de bélénophobie. Celle-ci peut perturber la vie quotidienne et rendre problématiques des actes médicaux courants.
La peur des aiguilles
Même s'il est difficile à chiffrer, le nombre de personnes atteintes de bélénophobie est sans doute plus important qu'on ne pourrait le penser. Cette peur des aiguilles est parfois englobée dans une phobie à l'objet plus large, l'aichmophobie, qui s'applique à tous les objets pointus.
Ce qui effraie les bélénophobes, c'est l'aiguille elle-même, et la douleur qu'elle promet, mais c'est aussi la vue du sang. Ce qui est injecté dans le corps au moyen de l'aiguille peut aussi provoquer une forte angoisse.
Cette phobie est parfois d'origine héréditaire, du moins en partie, et peut être provoquée par le souvenir d'une expérience désagréable. Elle peut se traduire par une baisse de la tension artérielle, des tremblements, des sueurs froides et même une perte de connaissance.
La personne souffrant de bélénophobie sera très angoissée à l'idée de faire une prise de sang, d'être vaccinée ou de recevoir une transfusion de sang. Certains bélénophobes refuseront même de se prêter à ces actes médicaux courants.
Des moyens simples
La personne phobique peut user de moyens simples pour tenter d'apaiser sa peur. Avant une injection, par exemple, elle peut avertir le professionnel chargé d'administrer le vaccin. Elle peut aussi se faire accompagner. Ce qui lui permettra, en attendant son tour, de se changer les idées en bavardant avec un ami.
Durant une prise de sang ou une injection, il faut également éviter de regarder ce que fait le médecin ou l'infirmier. Si c'est possible, il faut essayer de se détendre, en se concentrant sur sa respiration, et de détourner ses pensées vers un autre objet.
Mettez vos écouteurs, pour écouter votre morceau de musique préféré, ou commencez la lecture d'un article.
Si tous ces moyens ne suffisent pas, il est toujours possible de recourir à une thérapie. Elle s'efforcera de vous faire mettre des mots sur ce que vous ressentez et de vous faire prendre conscience du caractère irrationnel de votre peur.
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Que signifie exactement le serment d'Hippocrate ?
Le serment d'Hippocrate est prêté par le médecin avant qu'il ne commence à exercer son métier. Ce texte, qui a quelque peu évolué avec le temps, fixe les grands principes de la déontologie médicale.
Un texte très ancien
Le serment d'Hippocrate date sans doute du IVe siècle avant notre ère. Il fait partie d'un corpus d'œuvres attribuées au médecin grec Hippocrate. En réalité, le caractère disparate de ces textes rend assez peu probable leur rédaction par un seul auteur.
Dans son ancienne version, ce document commençait par une invocation aux dieux du panthéon grec, suivie par l'hommage rendu au "maître de médecine" du futur praticien.
C'est pourquoi le texte d'origine a été adapté, notamment en 2012, aux réalités de notre époque. c'est ainsi que certaines parties ont été supprimées, comme celle qui avait trait à l'interdiction de l'avortement. Le texte doit en effet tenir compte de l'évolution de la législation, à ce égard comme à d'autres.
Bien qu'elle s'inspire du serment primitif, cette nouvelle version en diffère donc sensiblement. Le serment d'Hippocrate est devenu obligatoire en 1707, et il est toujours prononcé aujourd'hui par l'étudiant en médecine parvenu au terme de ses études.
Des principes régissant la conduite du médecin
Le serment d'Hippocrate dicte au médecin la conduite qui doit être la sienne, notamment à l'égard de ses malades. Ainsi, il doit les informer de leur état, sans leur cacher les risques éventuels que pourraient présenter certains traitements.
De même, le texte rappelle au médecin qu'il est tenu au secret médical et ne doit pas divulguer d'informations se rapportant à la santé des patients qu'il soigne. S'il respecte son serment, le médecin doit aussi prodiguer ses soins à tous, sans faire de discrimination entre les malades.
Par principe, le serment d'Hippocrate récuse également l'euthanasie. Mais si le médecin ne peut donner la mort de manière délibérée, ce qui serait contraire à l'essence de sa mission, il doit tout faire pour soulager un patient en proie à la souffrance.
En prêtant son serment, le futur médecin s'engage encore à respecter ses patients, dans leur dignité et leur autonomie d'êtres humains.
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La fumée de cigarette peut-elle véhiculer le Covid ?
Depuis les débuts de la pandémie de Covid-19, les scientifiques se posent de nombreuses questions sur le mode de transmission du virus. Ainsi, certains se demandent si la fumée de cigarette ne serait pas de nature à en faciliter la propagation.
Un virus transporté plus loin ?
Depuis le début de la pandémie, les scientifiques s'accordent à penser qu'une personne souffrant de la Covid-19 peut exhaler dans l'air que nous respirons des gouttelettes contaminées par le virus.
Mais certains chercheurs pensent que la fumée de cigarette serait capable, en quelque sorte, de véhiculer la charge virale sur de plus grandes distances. D'après une récente étude espagnole, le virus serait ainsi transporté sur environ huit mètres.
Et cette faculté de la fumée serait aussi bien celle de la cigarette classique que celle de la vapeur diffusée par une vapoteuse. Ainsi, une personne assise dans un jardin public, par exemple, serait plus facilement contaminée si un fumeur est dans les parages.
Aussi certains scientifiques se fondent-ils sur ce possible effet de la fumée de cigarette pour demander son interdiction en terrasse, tout comme celle de la vapoteuse.
Une opinion qui ne fait pas l'unanimité
Mais cette prétendue capacité de la fumée de cigarette à transporter le virus sur une plus longue distance n'est pas admise par tous les scientifiques.
Pour eux, en effet, la fumée de cigarette, ou la vapeur provenant d'une vapoteuse, ne sauraient en elles-mêmes, contenir et, a fortiori, servir de véhicules, au virus. Mais ils ne nient pas pour autant que la présence d'un fumeur puisse accroître le risque de contagion.
Mais ce ne serait pas par le biais de la fumée de cigarette. Plus simplement, le fumeur aurait tendance à tousser davantage, et donc à expulser plus loin, et plus souvent que le non fumeur, des gouttelettes potentiellement contaminées.
Les scientifiques se rejoignent au moins sur un point : les fumeurs, dont les poumons sont plus fragiles et dont la gestuelle les conduit à porter plus souvent la main à la bouche, seraient plus vulnérables à la contagion. Un argument supplémentaire, selon certains, en faveur des campagnes anti-tabac.
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Pourquoi le froid donne-t-il mal à la tête ?
Chacun a pu en faire l'expérience, la consommation d'une glace ou d'une boisson très froide provoque souvent un mal de tête de courte durée, mais parfois asse intense. Quelles sont les causes de cette "céphalée de la crème glacée" ?
Des volontaires buveurs d'eau
Pour mieux comprendre les mécanismes à l'œuvre dans cette migraine déclenchée par un aliment froid, des chercheurs américains ont étudié les réactions d'un groupe de 13 personnes sans problèmes de santé.
Elles ont été invitées à boire de l'eau glacée, au moyen d'une paille, puis la même boisson, mais à une température plus élevée.
Chacun de ces volontaires devait signaler, par un signe convenu, l'apparition du mal de tête, puis sa disparition. Cette douleur, qui survient généralement quelques secondes après l'ingestion de la glace, ou de la boisson, se situe souvent au milieu du front. Elle apparaît plus volontiers si l'aliment est consommé rapidement.
Des vaisseaux sanguins réagissant au froid
Cette expérience semble avoir confirmé que le mécanisme en cause, dans l'apparition de cette céphalée, se produirait au niveau des petits vaisseaux sanguins des sinus. Sous l'effet du froid, ils se contracteraient, puis se dilateraient peu après.
C'est la succession de ces deux mécanismes, ainsi que l'envoi d'un message de douleur au cerveau, très sensible aux changements de température, qui provoqueraient le mal de tête.
Il se peut aussi que cette réaction au froid soit due à l'action, plus développée chez certaines personnes, d'une protéine spécifique. Quoi qu'il en soit, la "céphalée de la crème glacée" s'estompe normalement aussi vite qu'elle est apparue.
Et, comme elle ne présente aucun caractère de gravité particulier, elle ne justifie pas, en principe, la consultation d'un médecin. Mais le mécanisme mis à jour par les chercheurs pourrait permettre de mieux comprendre les causes d'autres migraines, dont l'apparition serait due à des causes similaires.
Si cette piste de recherche s'avérait prometteuse, elle ouvrirait la voie à de nouveaux traitements de la migraine. Ils seraient notamment fondés sur la prise de médicaments pouvant empêcher la dilatation des vaisseaux sanguins à l'origine des maux de tête.
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Qu'est-ce que l'effet nocebo ?
L'effet placebo est bien connu. Mais ce n'est toujours pas le cas de l'effet nocebo qui, d'après une récente étude, serait responsable d'une grande partie des effets secondaires liés à la vaccination contre le virus de la Covid-19.
Des effets secondaires même après une injection neutre
Des chercheurs américains ont voulu mieux comprendre l'origine des effets secondaires ressentis à la suite d'une vaccination anti Covid. Pour cela, ils ont étudié les déclarations faites par 45.000 personnes vaccinées, impliquées dans douze essais cliniques.
La moitié de ces volontaires avaient reçu une véritable injection, tandis que l'autre groupe recevait une solution neutre. Les résultats montrent qu'un peu plus de 35 % des personnes à qui l'on a injecté ce produit neutre se plaignaient tout de même d'effets secondaires après le premier vaccin.
Cette proportion descend à près de 32 § après la seconde injection. Au total, les scientifiques attribuent environ les trois quarts des effets indésirables à ce qu'ils appellent l'effet nocebo.
Une origine psychosomatique
En somme, l'effet nocebo est le contraire de l'effet placebo. Ce dernier désigne le soulagement ressenti par des personnes qui, croyant ingérer un produit actif, boivent de l'eau sucrée par exemple.
A contrario, l'effet nocebo se traduit par des symptômes dont le patient sait qu'ils peuvent se produire et qui l'inquiètent. Dans le cas du vaccin contre la Covid-19, il s'agit surtout de maux de tête et de fatigue.
Les chercheurs ne prétendent d'ailleurs pas que ces malaises sont fictifs. La personne qui en souffre les ressent bel et bien. Mais ils ne sont pas provoqués par le vaccin.
Comme le soulagement induit par l'effet placebo, les symptômes associés à l'effet nocebo seraient d'origine psychosomatique. Ils seraient dus au stress et à l'anxiété suscités par le vaccin et ses conséquences possibles.
Cette explication semble d'ailleurs confirmée par le moindre impact de l'effet nocebo à l'occasion de la seconde injection du vaccin. Si les patients le subissent moins, c'est qu'ils seraient moins inquiets à propos de la vaccination.
Les chercheurs recommandent donc de bien informer les patients, y compris sur l'existence de cet effet nocebo.
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A quoi servent les sucettes à la morphine ?
Depuis une dizaine d'années, les soldats américains blessés ne reçoivent plus forcément une injonction de morphine pour atténuer la douleur. On leur donne, à la place, une sucette contenant le produit. Cette friandise aurait, sur la seringue, de nombreux avantages.
Une friandise d'un nouveau genre
Jusqu'au début des années 2010, les infirmiers avaient l'habitude de faire une piqûre de morphine à leurs camarades blessés. Cette pratique remontait à la Seconde Guerre mondiale.
Or, depuis une dizaine d'années, les choses ont changé. Pour apaiser sa douleur, on n'enfonce plus une seringue dans la cuisse d'un soldat, on lui donne une sucette. En effet, la friandise contient un analgésique très puissant.
Comme il est considéré comme un stupéfiant, les sucettes ne sont pas distribuées aux soldats. On les leur fournit en cas de besoin. D'abord réservées au corps d'élite des Marines, elles ont été données, par la suite, aux soldats intervenant en Afghanistan.
Cette méthode thérapeutique originale devrait coexister avec les traditionnelles injections de morphine, qui ne sont donc pas supprimées.
Les avantages de la sucette à la morphine
La présence de ces sucettes à la morphine dans l'arsenal thérapeutique des médecins militaires pourrait faire sourire. Pourtant, il s'git d'un choix très sérieux, motivé par les avantages que présente ce mode d'administration de la morphine.
En effet, cette friandise serait plus efficace que la traditionnelle piqûre. Il suffirait de la sucer pour que le produit, grâce à l'action de la salive, passe très rapidement dans le sang.
Ce n'est pas toujours le cas avec une injection, les vaisseaux sanguins pouvant se contracter à l'occasion d'une blessure. L'effet du produit est alors retardé.
Par ailleurs, l'utilisation de la sucette fait courir moins de risques de surdosage d'un produit très puissant. En effet, si le médecin s'aperçoit que la dose administrée est suffisante, il suffit de retirer la sucette de la bouche.
En plus de son usage thérapeutique, cette sucette est enfin une véritable friandise. Elle a en effet une saveur de fruits rouges. Elle procure donc, en sus du soulagement apporté, une sensation plus agréable que l'introduction d'une aiguille dans la peau.
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Qu'est-ce que la myoclonie ?
La myoclonie désigne un ensemble de mouvements musculaires. Ces secousses, qui peuvent avoir plusieurs origines, doivent faire l'objet d'un traitement dans certains cas.
La myoclonie physiologique
En règle générale, la myoclonie se caractérise par des mouvements musculaires brusques et soudains. Ces secousses sont dues à la détente ou à la contraction d'un seul muscle, ou, au contraire, d'un groupe musculaire.
On distingue plusieurs sortes de myoclonies, en fonction de leur origine. Certaines sont liées au fonctionnement même de l'organisme. C'est le cas du hoquet, la forme de myoclonie la plus connue.
Une autre myoclonie d'ordre physiologique peut aussi se produire au moment de l'endormissement; cette myoclonie hypnique ne doit pas être confondue avec le syndrome des jambes sans repos. Le stress ou un exercice physique un peu intense peuvent la provoquer.
Les autres formes de myoclonies
Une autre forme de myoclonie, dite secondaire, peut se manifester à l'occasion d'une maladie. Des patients souffrant d'épilepsie peuvent en souffrir. De telles secousses musculaires peuvent aussi se produire chez des personnes atteintes de troubles neurologiques ou de certaines formes de démence, comme la maladie d'Alzheimer.
Parfois, ces mouvements musculaires sont consécutifs à une infection, comme dans le cas de la syphilis ou du paludisme.
Enfin, les myoclonies iatrogènes peuvent se déclencher à la suite de certains traitements. Ainsi, la prise de somnifères ou d'antidépresseurs, ou encore l'administration de certains anesthésiques, peuvent provoquer ces secousses musculaires caractéristiques.
Les traitements possibles
Les manifestations les plus bénignes de la myoclonie ne nécessitent pas forcément la consultation d'un médecin. Celle-ci se justifie surtout si ces secousses musculaires se produisent souvent, ou plus encore, si la myoclonie tend à se généraliser.
Dans ce cas, elle se traduit par l'apparition de convulsions, qui affectent gravement le quotidien du malade et altèrent sa santé.
Des examens spécifiques sont d'abord nécessaires pour identifier la maladie et établir un diagnostic précis. Ceci fait, des médicaments peuvent être prescrits aux patients. Il s'agit notamment de calmants, mais aussi de remèdes dont le but est d'atténuer les convulsions et les secousses musculaires les plus violentes.
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Le cannabis permet-il de lutter contre le Covid ?
La recherche de nouveaux vaccins n'est pas la seule arme mise en avant pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Parmi les autres traitements envisagés, il n'est pas exclu qu'un médicament fabriqué à partir de certains composants du cannabis voie le jour.
Une recherche orientée vers les propriétés des plantes
De nombreuses pistes sont suivies pour mettre au point des traitements contre le coronavirus. L'une d'elle consiste à étudier les propriétés de certaines plantes. C'est la tâche qu'a entreprise une équipe de chercheurs américains.
Ils ont ainsi étudié des extraits de trèfle rouge, de houblon ou de réglisse. Mais le chanvre n'a pas non plus échappé à leur examen. Et ils se sont aperçus que cette plante était le mieux à même d'entraver l'action du virus.
Le cannabis pourrait donc avoir un rôle à jouer dans la lutte contre l'épidémie, qui mobilise tant d'énergies à l'heure actuelle.
Une action sur la protéine de pointe du coronavirus
Les scientifiques ont constaté, au cours de leurs travaux, que deux des composants du chanvre pourraient empêcher le virus de contaminer l'organisme. Il s'agit, plus précisément, de deux acides.
Ils parviendraient à neutraliser la protéine de pointe du virus de la Covid-19, qui lui permettrait de pénétrer dans les cellules de l'organisme.
Parmi les très nombreux cannabinoïdes présents dans la plante, il faudrait donc isoler ces deux acides. Ceci fait, ils permettraient de fabriquer un nouveau médicament, dont l'action pourrait se révéler prometteuse.
En effet, si l'on en croit les scientifiques, il serait efficace contre les variants Alpha et Bêta, mais aussi contre la dernière variation en date du virus, le variant Omicron.
Les chercheurs précisent que, contrairement au tétrahydrocannabinol, ou THC, ces deux acides ne provoquent pas d'effet psychoactif sur ceux qui les consomment. Les patients pourraient prendre ce médicament sans crainte d'être drogués.
L'utilisation thérapeutique de ces deux composants du cannabis ne poserait donc aucun problème à cet égard. Dans l'esprit des médecins, ce nouveau médicament, pris par voie orale, n'aurait pas vocation à se substituer aux vaccins. Il serait plutôt considéré comme un traitement complémentaire.
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Pourquoi la cigarette électronique est-elle nocive pour les yeux ?
La liste des dangers que la cigarette électronique ferait courir à ses utilisateurs ne cesse de s'allonger. Ainsi, une nouvelle étude fait état de risques potentiels pour les yeux.
La cigarette électronique et les yeux
La cigarette électronique est souvent présentée comme une alternative au tabac. Pourtant, son usage ne serait pas anodin pour notre santé. Dans une récente étude, des chercheurs américains auraient mis en évidence les dangers du vapotage pour la vue.
Pour mener à bien leur recherche, qui s'est poursuivie durant deux ans, ils ont interrogé plus d'un million de personnes entre 2016 et 2018. Ils se sont renseignés sur leurs habitudes de vapotage et sur les troubles visuels qu'elles pouvaient ressentir.
Une santé oculaire menacée ?
Au terme de leur étude, les chercheurs concluent que l'usage de la cigarette électronique peut perturber la vue. Ces dommages seraient surtout causés par les substances chimiques contenus dans les ingrédients nécessaires au fonctionnement de cette cigarette.
Ainsi, ces composants pourraient amincir la fine couche de larmes qui protège nos yeux des agressions extérieures. De même, les arômes choisis pour la cigarette électronique pourraient endommager la couche lipidique, qui empêche les larmes de s'évaporer.
Mais ces composants chimiques pourraient encore causer d'autres problèmes. En effet, leur action serait néfaste au bon fonctionnement du canal lacrymal.
Par ailleurs, la nicotine, qui entre souvent dans la composition de la cigarette électronique, aurait aussi des effets dommageables pour la vue. Sa diffusion, sous forme de vapeur, pourrait provoquer la formation de taches sur la cornée.
Associée à une autre substance, elle pourrait aussi entraîner une inflammation de cette partie de l'œil. Atteignant les yeux par la vapeur provenant de la cigarette électronique, la nicotine perturberait aussi le flux sanguin dans l'œil, altérant alors la vision rétinienne.
Il est même possible, si l'on en croit les conclusions de ces chercheurs, que le vapotage puisse provoquer, à la longue, un véritable traumatisme oculaire.
De plus amples recherches sont cependant nécessaires pour confirmer ces données. D'ores et déjà, cependant, elles semblent de nature à attirer l'attention sur l'action potentiellement néfaste de la cigarette électronique sur les yeux.
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Comment le café affecte-t-il la vision ?
On le sait, la consommation de café stimule le cerveau et accroît la vigilance. Mais cette boisson a également une action sur nos capacités visuelles.
Une amélioration de l'acuité visuelle...
Une récente étude, menée par des chercheurs belges et espagnols, a voulu mesurer les effets de l'ingestion de café sur l'acuité visuelle. Dans ce but, les participants ont été invités à repérer des cibles se déplaçant rapidement sur un écran de télévision.
Les volontaires avaient absorbé au préalable des gélules, dont certaines contenaient de la caféine et d'autres non. Les volontaires ayant ingéré de la caféine parvenaient mieux, et plus rapidement, à détecter les cibles en mouvement.
D'après cette étude, la consommation de café faciliterait le déclenchement de mouvements oculaires spécifiques, propres à suivre des objets en déplacement. De même, elle permettrait de sélectionner plus facilement les informations visuelles les plus utiles.
Cette amélioration des capacités visuelles, liée à la consommation de café, aurait des effets positifs dans la vie quotidienne, notamment chez les conducteurs de véhicules.
...Mais aussi de possibles effets négatifs
Pour certains spécialistes, cependant, le café, surtout au-delà d'une certaine ration quotidienne, pourrait aussi altérer notre vision.
En effet, une consommation excessive de café pourrait accentuer la sécheresse oculaire. Ce phénomène augmente le risque d'inflammation des yeux et rend plus pénibles certaines activités, comme la lecture.
Boire trop de café peut aussi rendre la vision moins nette ou provoquer des mouvements saccadés de la paupière. Mais, selon une récente étude américaine, une absorption trop importante de café présenterait un danger plus grave encore pour la vision.
Ses résultats montrent en effet qu'au-delà de trois tasses de café par jour, une personne pourrait être exposée au risque accru de développer une forme de glaucome. Cette affection se traduit par une forte pression sur le nerf optique, ce qui peut réduire l'acuité visuelle ou même déboucher sur la cécité.
Cependant, une telle étude doit être complétée par de plus amples recherches. Il faut rappeler, enfin, qu'elle ne porte que sur les possibles méfaits d'une absorption excessive de café. Une consommation modérée ne présenterait donc pas de dangers pour la santé.
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Pourquoi le cancer du pancréas est-il si souvent mortel ?
Ne se traduisant pas, au début de la maladie, par des symptômes très perceptibles, le cancer du pancréas est souvent diagnostiqué trop tard. Une telle situation est d'autant plus préoccupante qu'il s'agit d'un cancer à l'évolution très rapide et dont l'issue est souvent fatale.
Un cancer plus fréquent chez les hommes âgés
Le cancer du pancréas n'est pas très fréquent, puisqu'il ne représente que 3 % de l'ensemble des cancers. Il est cependant le 9e cancer le plus fréquent chez les hommes.
Ceux-ci sont d'ailleurs un peu plus concernés que les femmes par cette redoutable affection, puisque 51 % des malades sont des hommes. Le risque de la contracter augmente avec l'âge, les hommes de plus de 75 ans et les femmes de plus de 80 ans étant plus susceptibles d'être atteints par cette forme de cancer.
Des facteurs de risque
Certains éléments peuvent contribuer à l'apparition du cancer du pancréas. Ainsi, les fumeurs et les personnes souffrant d'obésité ou de diabète y semblent plus exposés que d'autres.
C'est aussi le cas des patients présentant une inflammation chronique du pancréas. Il est également possible que l'hérédité joue un rôle dans l'apparition de la maladie.
Cette forme de cancer ne se manifestant pas, du moins au début, par des symptômes très nets, il faut être attentif à certains signes. Ainsi, l'apparition subite d'une forme de diabète, une fatigue sans raison, l'apparition d'une jaunisse ou encore une douleur au niveau du ventre peuvent indiquer la présence de la maladie.
Les traitements possibles
Même si le cancer du pancréas demeure très meurtrier, il existe cependant certains traitements. Tout dépend, en fait, du degré d'évolution de la maladie.
Si la tumeur n'est pas trop importante, le chirurgien peut procéder à l'ablation d'une partie du pancréas, ou même à celle de l'organe tout entier. Il est en effet possible de vivre sans pancréas.
Des séances de chimiothérapie, avant et après l'opération, sont également prescrites, notamment pour éviter les risques de récidive de la maladie. Le progrès des traitements a ainsi permis d'allonger la durée de survie des malades.
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Pourquoi l'alcool fait-il grossir ?
Entre autres méfaits, la consommation d'alcool augmente le risque de contracter certaines formes de cancers et diminue les capacités d'attention et de vigilance. Mais il ferait aussi prendre du poids à ceux qui en boivent.
Un apport très calorique
Si l'alcool fait grossir, c'est d'abord parce qu'il est très calorique. En effet, un verre de 12 cl apporte 70 kilocalories, ou kcal, à l'organisme. De son côté, un verre de whisky fournit jusqu'à 380 kcal.
Il s'agit d'une mesure utilisée en diététique pour mesurer la valeur énergétique des aliments. Cet important apport calorique s'explique notamment par la présence de glucides dans l'alcool.
Mais, le problème, cependant, est qu'il s'agit de ce que les spécialistes appellent des calories vides. Autrement dit, elles n'apportent aucun élément nutritif à l'organisme.
D'autres raisons encore
Mais si l'alcool fait grossir, c'est encore pour d'autres raisons. En effet, le foie entreprend d'éliminer l'alcool. Ce processus de métabolisation, qui tend à transformer l'alcool en produit inerte, se fait au moyen de transformations qui favorisent la fabrication d'acides gras.
Par ailleurs, l'organisme se concentre sur l'élimination de l'alcool, perçu comme une substance toxique. Du fait de cette priorité, la combustion des graisses est en quelque sorte négligée. On le voit, la consommation d'alcool favorise donc, à ces deux titres, la formation de dépôts graisseux dans l'organisme.
Enfin, l'alcool brouille notre perception du sentiment de satiété. En d'autres termes, un dîneur accompagnant son repas de quelques verres de faim éprouvera une sensation de faim qu'il aurait moins ressentie s'il avait bu de l'eau.
À première vue, on pourrait penser que, compte tenu de son apport calorique, l'alcool devrait, au contraire, renforcer le sentiment de satiété. Cet effet paradoxal de l'alcool s'explique d'abord par son action sur l'hypothalamus, une glande chargée de réguler l'appétit.
L'alcool entraîne aussi un conditionnement psychologique, l'aspect festif qui lui est associé conduisant à manger sans doute davantage qu'on ne l'aurait fait en restant sobre. Dans une telle ambiance, les règles diététiques qu'on s'est fixées ne résistent pas toujours. Il est donc plus difficile d'arrêter de grignoter quand on boit de l'alcool.
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Qu'est-ce que le flurona ?
En décembre 2021, un premier de cas de "flurona" a été officiellement recensé en Israël. Ce terme a été forgé par le contraction des mots anglais désignant la grippe et le coronavirus. Les personnes atteintes par le "flurona" sont donc victimes d'une double infection.
Une double contamination
le premier cas officiel de "flurona" a donc été observé en Israël. Il a touché une patiente enceinte et non vaccinée qui, du reste, a rapidement pu quitter l'hôpital.
Si c'est la première fois que le terme "flurona" est utilisé pour désigner cette double contamination par le virus de la grippe et celui du coronavirus, d'autres cas semblables ont été rapportés, tant aux Ètats-Unis qu'en France.
Ce phénomène de co-infection est assez fréquent. Il est d'ailleurs à noter que le virus de la grippe semble mieux s'y prêter que celui du coronavirus.
Si de tels cas de double infection ont été peu observés jusqu'à présent, c'est sans doute en raison de la stricte application des gestes barrières au début de l'épidémie de Covid-19. Le relâchement constaté, à cet égard, depuis plusieurs mois, pourrait se traduire par une augmentation des cas de flurona.
Un risque accru pour la santé ?
Les symptômes du flurona paraissent semblables à ceux que présente l'infection par chacun des deux virus. Mais un patient atteint par cette double contamination court-il un plus grand danger ?
On manque actuellement de données pour donner à cette question une réponse précise. La personne touchée par le premier cas officiel de flurona semble avoir ressenti des symptômes assez légers.
Par ailleurs, les médecins précisent que cette co-infection se traduit par les mêmes difficultés respiratoires que celles qui sont provoquées par chaque virus pris isolément.
Toutefois, la santé d'un malade atteint par des infections successives semble plus altérée que celle d'un patient ne subissant qu'une seule contamination. Il pourrait don en être de même pour un patient victime d'une double infection.
Quoi qu'il en soit, ce premier cas officiel de flurona alerte les médecins sur les risques qu'une multiplication des virus ferait courir au système hospitalier et donc à la santé des patients.
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Quel lien existe-t-il entre le cannabis et le chômage ?
On connaissait déjà l'impact négatif de la consommation de cannabis sur la santé et la scolarité. Mais les résultats d'une récente étude montrent que les consommateurs de cette drogue auraient aussi plus de risques de se retrouver au chômage.
Une étude au long cours
L'étude des conséquences sanitaires et sociales de la consommation de cannabis dans notre pays est d'autant plus cruciale que, sur les plus de 17 millions de personnes ayant consommé du cannabis en 2021, 40 % étaient françaises.
Aussi les pouvoirs publics étudieront-ils avec une grande attention les récents résultats d'une étude menée sur le long terme par des chercheurs français. Durant neuf années, de 2009 à 2018, ils se sont intéressés à la manière dont les volontaires consommaient du cannabis. Puis ils l'ont comparée à leur situation professionnelle.
Il s'agissait d'un groupe de participants composé de près de 1.500 personnes, âgées de 22 à 35 ans. D'autres éléments, comme leur situation familiale ou leur niveau socio-économique, ont été pris en compte.
Des risques de chômage accrus
L'une des questions essentielles posée aux participants portait sur l'âge auquel ls ont commencé à consommer du cannabis. Pour beaucoup, il était très précoce. En effet, sur les 17 millions de personnes déclarant avoir consommé du cannabis en 2021, 10 millions ont connu le cannabis entre 15 et 24 ans.
En étudiant les réponses des participants à l'enquête, les chercheurs se sont aperçus qu'une consommation très précoce de cannabis, à 16 ans ou même avant, exposait à un risque deux fois plus grand de connaître une période de chômage à l'âge adulte, par rapport aux personnes n'ayant pas consommé de drogue.
Ce risque d'être confronté à un épisode de chômage à l'âge adulte serait supérieur de près de 40 % pour les personnes ayant connu le cannabis après l'âge de 16 ans.
Les résultats de l'étude montrent également que la consommation de cannabis, surtout si elle est très précoce, augmenterait les risques de connaître des épisodes répétés de chômage. Ainsi, un tel risque serait trois fois plus important pour les personnes ayant consommé du cannabis à 16 ans ou même avant.
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Les masques FFP2 sont-ils réellement plus efficaces ?
Face à la recrudescence des contaminations au virus de la Covid-19, due notamment à la propagation du variant Omicron, le port de masques de protection est plus que jamais d'actualité. Mais certains modèles, comme le masque FFP2, seraient-ils plus efficaces que d'autres ?
Un masque plus protecteur
Jusqu'à une date assez récente, le masque FFP2 était réservé aux personnels soignants. Aujourd'hui, tout un chacun peut s'en procurer en pharmacie ou dans d'autres lieux.
Si l'on croit les résultats de plusieurs études, il protégerait davantage contre le virus que le masque chirurgical ou, a fortiori, le masque en tissu. Ainsi, une étude récente indique que le virus se transmettrait 75 fois moins entre deux personnes portant un masque FFP2.
D'autres recherches soulignent que le pouvoir de filtration du masque FFP2 est plus important que celui du masque chirurgical. En effet, ces masques FFP2, dotés d'un système de double filtration, pourraient filtrer plus de 94 % (certaines études avancent même le chiffre de 99 %) des aérosols comprenant des particules de taille moyenne en suspension dans l'air.
Par ailleurs, le masque FFP2, mieux ajusté, laisse moins fuir l'air, et donc des gouttelettes potentiellement infectées, par les côtés. Enfin, ce masque peut être utilisé huit heures, contre quatre seulement pour le masque chirurgical.
Quelques inconvénients cependant
C'est la grande efficacité de ce masque qui a incité des pays comme l'Italie ou l'Autriche à le rendre obligatoire dans certaines circonstances.
Cependant, cet équipement de protection n'est pas sans inconvénients. En premier lieu, il est, en raison même de sa conception, d'un port moins confortable. Il est donc plus difficile à supporter, surtout sur le long terme.
C'est pourquoi il est souvent mal ajusté, plus encore que le masque chirurgical. En effet, les deux élastiques, inférieur et supérieur, sont parfois mal positionnés. Dans ce cas, le masque laisse passer de l'air et n'assure pas une protection optimale.
Enfin, le masque FFP2 demeure plus coûteux que le masque chirurgical. Depuis qu'il est accessible à tous les usagers, son prix a baissé, mais en moyenne, il est environ trois fois plus cher que le masque chirurgical.
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Pourquoi a t-on des crevasses quand il fait froid ?
Les crevasses apparaissent, surtout en hiver, sur certaines parties de la peau, comme les mains, les pieds ou encore les lèvres. Elles sont notamment dues à l'action du froid ou de certaines maladies et prennent la forme de fissures cutanées, souvent douloureuses.
Une peau moins irriguée et plus sèche
Les crevasses sont des sortes de petites fissures de l'épiderme, souvent assez peu profondes, qui donnent un aspect craquelé à la peau. Elles sont surtout dues à l'action du froid.
Quand les températures baissent, des mécanismes naturels sont mis en œuvre pour maintenir l'organisme à une température optimale. C'est ainsi que les apports de sang sont réservés en priorité aux organes vitaux.
Par conséquent, les zones périphériques de l'organisme, comme les mains ou les pieds, sont moins irrigués. En effet, les petits vaisseaux sanguins de l'épiderme se contractent, laissant passer moins de sang vers les extrémités.
Sous l'action du froid, les cellules de la peau produisent aussi moins de sébum. Plus sèche et plus fragile, la peau peut alors se fendiller par endroits. L'humidité, le contact de l'eau ou certaines affections dermatologiques peuvent encore accentuer le phénomène.
La prévention et le traitement des crevasses
Une crevasse ne se signale pas seulement par la présence d'une fissure de la peau. Elle peut aussi s'accompagner de rougeurs, de gonflements des doigts ou des orteils, et même de saignements.
Il est loisible de prendre certaines précautions, pour prévenir l'apparition de crevasses. Ainsi, il faut veiller à bien sécher sa peau après la toilette. L'usage de crèmes adaptées permet aussi d'éviter une déshydratation de l'épiderme. Bien entendu, il est nécessaire de protéger correctement ses mains et ses pieds contre le froid.
Des traitements ne sont prescrits que si les crevasses sont profondes. Dans ce cas, l'application de pommades est conseillée, pour favoriser la cicatrisation des lésions cutanées. Si c'est nécessaire, le patient prend aussi des antiseptiques, pour éviter de possibles infections.
Disponibles en infusions, certaines plantes sont aussi réputées pour leur action curative contre les crevasses. Des traitements homéopathiques, à base de gélules, sont une dernière option.
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Qu’est-ce que le ‘forfait patient urgence’ ?
À compter du 1er janvier 2022, une somme forfaitaire devra être payée par les patients se rendant aux urgences sans être hospitalisés. Certaines personnes en seront exemptées ou paieront un montant moins élevé. Cette mesure remplace le dispositif actuel, fondé sur le calcul du ticket modérateur.
Une somme forfaitaire
Toute personne passant par le service des urgences d'un établissement hospitalier, sans pourtant subir d'hospitalisation, devra acquitter une somme forfaitaire de 19,61 euros.
Ce nouveau dispositif prévoit cependant quelques cas d'exonération. Ainsi, les soins prodigués aux personnes victimes d'actes de terrorisme ou aux enfants ayant subi des violences ne donneront pas lieu au paiement de cette somme forfaitaire.
Ce sera aussi le cas pour les personnes contaminées par le virus de la Covid-19. Par ailleurs, d'autres patients bénéficieront d'un tarif réduit, fixé à 8,49 euros. Il s'agit notamment des personnes souffrant d'une affection de longue durée, ou ALD, des femmes enceintes, à partir du cinquième mois de grossesse, et des personnes touchant une pension d'invalidité.
Un système plus simple et plus équitable ?
L'objectif de ce nouveau dispositif est de simplifier la facturation et d'éviter les retards de paiement, chaque patient étant tenu, en principe, d'acquitter sur place la somme due.
De fait, l'ancien système était plus compliqué. Il reposait d'abord sur le forfait "accueil et traitement des urgences", d'un montant de 25,28 euros. Il était remboursé à 80 % par la Sécurité sociale, le reste étant à la charge du patient.
Si, par ailleurs, celui-ci avait besoin de soins, le même dispositif s'appliquait. Le cinquième des dépenses, autrement dit ce qu'on appelle le ticket modérateur, demeurait donc à la charge du patient. Par conséquent, les frais étaient proportionnels au coût des soins dispensés.
Ce n'est plus le cas avec le nouveau dispositif, chaque patient devant s'acquitter, en tout et pour tout, de cette somme de 19,61 euros. Tout le monde est donc logé à la même enseigne.
À l'exception, cependant, des personnes n'ayant pas de mutuelle. En effet, ce forfait n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie, mais entièrement remboursé par les complémentaires santé.
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Quel est l'effet du Covid sur le sperme ?
La liste des dérèglements suscités dans l'organisme par le virus de la Covid-19 ne cesse de s'allonger. Plusieurs études suggèrent ainsi qu'il pourrait modifier le nombre et altérer la qualité des spermatozoïdes d'une partie des hommes contaminés.
Des spermatozoïdes peu nombreux et moins mobiles
Plusieurs équipes de recherche ont voulu étudier l'impact de la Covid-19 sur l'état et la production des spermatozoïdes. Ainsi, des chercheurs allemands ont examiné le sperme de plus de 80 hommes atteints par la Covid et âgés de moins de 40 ans.
Ils l'ont ensuite comparé avec celui de volontaires non touchés par la maladie. De son côté, une étude belge s'est intéressée aux spermatozoïdes de 120 hommes ayant guéri de la maladie. Des recherches similaires ont été menées en Chine ou encore en Norvège.
Toutes font le même constat. Dans l'ensemble, les spermatozoïdes des hommes infectés par la Covid sont moins mobiles que ceux des patients épargnés par la maladie. Ainsi, l'étude belge montre que, un mois après la contamination, 60 % des spermatozoïdes pris en compte avaient une mobilité plus faible que la normale.
De même, ils étaient souvent peu nombreux. 37 % des échantillons, toujours un mois après l'infection, présentaient cette caractéristique.
Une inflammation secondaire
Les cellules impliquées dans la reproduction ne semblent pas touchées elles-mêmes par le virus. Son action sur les spermatozoïdes serait plutôt indirecte. En effet, l'infection par la Covid-19 produit une inflammation de l'organisme, qui peut provoquer un emballement du système immunitaire, parfois fatal au patient.
C'est cette inflammation qui pourrait avoir un effet délétère sur la formation des spermatozoïdes et la production d'hormones dans les testicules. Pour autant, les résultats de ces études doivent être interprétés avec une certaine prudence.
En effet, ils ne permettent pas, à ce stade, de rendre le virus de la Covid-19 responsable d'une altération à long terme des spermatozoïdes. D'autres recherches seront nécessaires pour en mesurer les effets exacts.
En attendant, certains médecins pourraient conseiller aux futurs parents de patienter un peu avant de concevoir un enfant. Le temps que le sperme des pères retrouve toute sa qualité.
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Les autotests permettent-ils de détecter Omicron ?
Depuis l'apparition, en novembre 2021, du nouveau variant Omicron, beaucoup plus contagieux, le nombre de contaminations au Covid-19 explose. Face à cette flambée de l'épidémie, on peut s'interroger sur l'efficacité de certains tests, et notamment des autotests, pour repérer ce nouveau variant.
Un test antigénique
Les autotests sont des tests antigéniques, comme ceux qui sont pratiqués en pharmacie ou dans des centres de dépistage dédiés. Ils sont capables de repérer une protéine du coronavirus, ce qui permet de détecter sa présence.
Les deux techniques présentent cependant quelques différences. En premier lieu, l'autotest est effectué par l'usager lui-même, alors que l'autre catégorie de test antigénique est pratiqué par un professionnel.
Par ailleurs, le prélèvement nasal est plus superficiel dans le cas de l'autotest. C'est donc une technique pratique et moins invasive, qui fournit un résultat rapide, disponible au bout de 15 à 20 minutes en règle générale.
Une moindre sensibilité au variant Omicron
L'autotest est donc d'un usage commode. Mais est-il efficace, notamment pour détecter le nouveau variant Omicron ? Il faut d'abord rappeler qu'un test antigénique, comme l'autotest, n'est pas en mesure de déterminer, chez une personne contaminée, la nature du variant qui l'a infectée.
Pour la connaître, il faut se soumettre à un test PCR, qui analyse le matériel génétique du virus. Par conséquent, une personne testée positive au coronavirus doit subir un test PCR pour savoir si elle a été contaminée par le nouveau variant Omicron.
Mais une autre raison doit l'inciter à s'y soumettre. En effet, au terme d'une étude consacrée à cette question, les autorités sanitaires américaines ont conclu que l'autotest était moins sensible au variant Omicron qu'un test antigénique pratiqué en pharmacie.
Autrement dit, l'autotest peut davantage induire en erreur la personne qui l'utilise. Plus que celui du test réalisé en pharmacie, son résultat peut être trompeur. Déclaré négatif, le patient peut, en réalité, être positif.
C'est pourquoi il est essentiel de faire confirmer ce résultat par celui d'un test PCR. Il est même recommandé de faire cet autotest sous la supervision d'un pharmacien, pour s'assurer qu'il est effectué de manière correcte.
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Doit-on soulager la douleur avec du froid ou du chaud ?
Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/
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On entend parfois parler des effets bénéfiques du froid et de la chaleur pour apaiser la douleur. S'agit-il d'un phénomène avéré et, dans l'affirmative, comment utiliser l'un et l'autre ?
L'action du chaud sur la douleur...
Chaud et froid auraient bien une action antidouleur. Le premier aurait un pouvoir décontractant. C'est pour cette raison qu'il est recommandé aux personnes souffrant de courbatures, de torticolis ou encore de crampes.
En plus de sa vertu décontractante, qui tend à détendre les muscles, la chaleur active la circulation sanguine, contribuant à un apport supplémentaire d'oxygène à l'organisme. Par ailleurs, elle stimule la production d'une hormone aux vertus analgésiques.
Pour que la chaleur produise son effet bénéfique, on peut utiliser différentes méthodes. Ainsi, le patient peut se servir d'une bouillotte remplie d'eau chaude ou d'un coussin chauffant, préalablement réchauffé au micro-ondes.
Il existe aussi des patchs chauffants qui, placés sur la peau, diffusent peu à peu la chaleur.
...Et celle du froid
Le froid est aussi utile que le chaud, mais il ne soulage pas le même type de douleurs et son action n'est pas la même. Il a d'abord un rôle anti-inflammatoire. En effet, il tend à limiter la production d'une catégorie de protéines pro-inflammatoires.
Il atténue également la réaction des fibres nerveuses, ce qui lui confère un véritable pouvoir analgésique. De même, le froid est spécialement indiqué pour apaiser la douleur provoquée par un choc. Son usage sera donc recommandé en cas de foulure, d'ecchymose ou d'hématome.
Pour apaiser ces douleurs, une poche de gel, laissée au congélateur, ou des glaçons enveloppés dans une serviette feront l'affaire. On peut aussi utiliser des sprays disponibles dans le commerce.
Cependant, il faut prendre garde à ne pas appliquer la glace directement sur la peau, au risque de la brûler. Il faut donc bien l'envelopper dans une toile ou un chiffon. L'application ne doit pas durer non plus trop longtemps.
Quant à la cryothérapie, elle consiste à utiliser les vertus du froid extrême pour calmer certaines douleurs, dues notamment à l'arthrite, à la fibromyalgie ou encore à la polyarthrite rhumatoïde.
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Pourquoi nous arrive-t-il de parler pendant le sommeil ?
Certaines personnes ont l'habitude de parler en dormant. Ce trouble du sommeil, appelé somniloquie, n'est pas vraiment considéré comme une pathologie.
Des dormeurs bavards
Près des trois quarts des personnes interrogées affirment avoir déjà parlé dans leur sommeil, un phénomène qui semble toucher un peu plus les femmes. En réalité, moins de 2 % des adultes seraient concernés au quotidien par la somniloquie.
Ses épisodes se manifestent surtout au cours de la phase du sommeil paradoxal. Il est assez rare que les somniloques aient un langage cohérent et tiennent des propos clairement articulés.
Ils profèrent plutôt des marmonnements, des grognements ou des mots indistincts. Quand les mots sont perceptibles, ils sont parfois assez vulgaires, car les inhibitions du dormeur sont alors levées.
Chaque épisode correspond à un réveil épisodique, dont le dormeur n'est pas conscient. Les mots et autres chuchotements peuvent être accompagnés de gestes et sont parfois associés à d'autres troubles du sommeil, comme le somnambulisme.
Des origines mal connues
Comme les épisodes de somniloquie sont assez brefs et ne perturbent pas vraiment la qualité du sommeil, cette habitude de parler en dormant n'est pas assimilée à un trouble du sommeil gênant.
Aussi les médecins ne l'ont-ils pas étudié de manière approfondie. Toutefois, les spécialistes pensent que les dormeurs extériorisent ainsi leurs rêves. Il se pourrait aussi que la somniloquie ait une origine génétique.
Ils considèrent d'ailleurs qu'elle remonte sans doute au début de l'existence. En effet, la plupart des enfants parlent en dormant. Pour des raisons qui échappent encore en partie aux spécialistes du sommeil, certains adultes conservent donc cette habitude.
Certains facteurs semblent prédisposer à la somniloquie. C'est le cas des événements stressants ou des changements de vie un peu perturbants. Le sport, pratiqué de manière un peu intensive, ou les accès de fièvre peuvent aussi en favoriser la survenue. Tout comme la prise d'alcool ou de drogue.
La somniloquie n'étant pas considérée comme une pathologie, il n'existe aucun traitement particulier pour en venir à bout. Tout au plus les personnes angoissées peuvent-elles essayer de se détendre avant d'aller se coucher.
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Qu'est-ce que le "moment Eurêka" ?
Des savants comme Edison l'avaient déjà remarqué : le cerveau semble plus productif après une très courte sieste durant laquelle il faut se réveiller juste avant de sombrer dans le sommeil. Des scientifiques ont voulu vérifier l'existence de ces "moments eurêka".
Les "moments Eurêka" de Thomas Edison
Durant sa vie, Thomas Edison fit preuve d'une prodigieuse inventivité. On lui doit notamment l'ampoule à incandescence, qui devait éclairer la plupart des foyers jusqu'à la mise au point des lampes Led, et le kinétoscope, un appareil qui préfigure la caméra des frères Lumière.
Mais ce n'est là qu'une infime partie des inventions du scientifique. Edison déposa en effet plus de 1.000 brevets ! Mais où allait-il chercher toutes ses idées ?
Il les puisait en partie, paraît-il, dans les très courtes siestes qu'il faisait chaque jour. Il aurait remarqué que son cerveau était plus actif durant cette brève période qui précède l'endormissement, moment aux frontières floues, entre la veille et le sommeil.
Mais, pour ne pas en perdre le bénéfice, il se serait relaxé avec une boule métallique à la main. Au moment où le sommeil allait le prendre, la boule tombait et le réveillait. Ainsi, il pouvait profiter des idées qui venaient de fuser dans son cerveau.
Une expérience concluante
Des chercheurs français ont voulu savoir si Edison était une exception ou si tout le monde pouvait avoir ses "moments Eurêka". Pour ce faire, ils ont soumis une centaine de volontaires à une petite expérience.
Ils leur ont demandé de résoudre une série de petits problèmes. Sans leur dire qu'une astuce permettait d'en venir plus vite à bout. Une petite minorité l'ayant découverte, l'expérience se termina là pour elle.
Les autres furent invités à se détendre. On les fit asseoir dans un fauteuil confortable, certains devant tenir une bouteille en plastique à la main.
Les volontaires réveillés par la chute de la bouteille, juste avant de dormir, se révélèrent finalement bien plus ingénieux pour résoudre les nouveaux problèmes posés que les participants privés de sieste ou ceux qui avaient sombré tout à fait dans le sommeil. Les fameux "moments Eurêka" semblaient bien confirmés.
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Quels sont les aliments qui donnent faim ?
Peut-être avez-vous déjà ressenti une sensation de faim peu de temps après avoir mangé ou goûté. Rien de plus normal si certains aliments étaient au menu; en effet, ils ont la particularité, non pas de vous rassasier, mais de vous ouvrir l'appétit.
Un indice glycémique élevé
Riches en protéines et en fibres, certains aliments apportent de l'énergie à l'organisme pour plusieurs heures. Vous pouvez être sûr, après les avoir consommés, de ne pas être tenaillé par la faim avant un bon moment.
Mais d'autres aliments vous font l'effet inverse. Peu de temps après les avoir mangés, vous avez de nouveau faim. Comment expliquer de phénomène ?
Il s'agit d'aliments à l'indice glycémique élevé. Autrement dit, ils sont riches en sucre, et en augmentent aussitôt le taux dans notre sang. C'est ce qu'on appelle aussi des sucres rapides.
En effet, ce sucre, qui passe très vite dans le sang, et nous donne une énergie immédiate, cesse rapidement son action. Le taux de sucre baisse, et c'est ce qui nous donne cette sensation de faim.
Des aliments peu rassasiants
Quels sont donc ces aliments qui ne nous rassasient pas longtemps ? On peut citer, par exemple, les céréales prises au petit déjeuner, souvent très sucrées. Le pain blanc a également un indice glycémique élevé. Et, au contraire du pain complet, il est pauvre en fibres.
De même, les burgers que vous mangez en ville ne coupent pas votre faim longtemps. Certes, la viande est plus lentement éliminée, mais cet effet est annulé en partie par le sucre contenu dans les sauces accompagnant souvent ce plat.
Les amateurs de sushis le savent, ce mets ne vous pèse pas longtemps sur l'estomac. Rien d'étonnant à cela. En effet, ce plat, où l'on trouve souvent du riz blanc assaisonné de vinaigre, se signale, lui aussi, par un indice glycémique élevé.
De son côté, l'alcool fait aussi monter la glycémie; mais, là encore, elle ne tarde pas à baisser, réveillant la faim. De même, les graisses contenues dans les aliments frits, comme les nuggets ou les frites, provoquent l'élévation du taux de sucre dans le sang, avec les mêmes effets sur la faim.
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Quel est l'intérêt de mesurer le taux d'hématocrite ?
La prise de sang permet de mesurer un certain nombre d'éléments relatifs à la santé. Parmi eux, figure la prise en compte du taux de globules rouges, ou hématocrite. Mais à quoi peut servir une telle mesure ?
Le bon niveau de globules rouges
Vous verrez toujours s'afficher, dans vos résultats de prise de sang, la mesure de l'hématocrite. Elle calcule la proportion des globules rouges, par rapport au volume sanguin total.
Le taux de globules rouges, qui transportent l'oxygène dans l'organisme, varie selon l'âge et le sexe. Chez l'homme, on peut trouver des taux allant, en moyenne de 40 à 55 %, alors que, pour les femmes, ils fluctuent de 35 à 50 %.
Et ce volume de globules rouges est plus élevé chez les nourrissons. Un taux trop important de globules rouges peut être le signe d'une mauvaise santé. En effet, il peut être l'indice d'une déshydratation ou révéler la présence de maladies, comme un cancer ou un problème cardiaque.
Cette polyglobulie, comme la nomment les médecins, peut également provoquer des migraines, une sensation de vertige ainsi que de l'hypertension.
Au contraire, les personnes présentant un taux trop bas de globules rouges peuvent être victimes d'une anémie ou d'une hémorragie.
S'il ne dépasse pas les seuils d'alerte, un sang riche en globules rouges apporte davantage d'oxygène aux muscles, mais ce sang plus épais peut aussi obstruer les vaisseaux sanguins.
L'hématocrite et le sport
Mais la mesure de l'hématocrite présente un autre intérêt. En effet, un volume trop élevé de globules rouges peut aussi trahir la présence, dans le sang, de certains produits dopants. De fait, ils ont pour effet d'augmenter l'hématocrite.
C'est pourquoi des tests systématiques sont pratiqués, dans certains sports, avant les compétitions sportives. S'ils révèlent la présence, en trop grande quantité, de substances dopantes, le sportif qui les a prises peut se voir exclu de la compétition.
De telles mesures sont notamment prises dans les milieux du cyclisme. En plus de ces substances, le dopage peut aussi passer par des transfusions interdites. Considérées comme du dopage, elles sont pareillement interdites.
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Le variant Omicron est-il lié au VIH ?
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Découvert en Afrique du Sud, en novembre 2021, un nouveau variant du Covid-19, baptisé omicron par les scientifiques, provoque toujours plus de contaminations. On a émis l'hypothèse qu'il pourrait avoir un lien avec le virus du sida.
Une patiente doublement contaminée
Cette hypothèse a été avancée par le médecin sud-africain qui vient de découvrir le variant omicron. Sa théorie se base sur les observations faites sur une patiente atteinte par le virus de la Covid-19, sous la forme du variant omicron, et déclarée positive au VIH, le virus du sida.
La patiente a été déclarée positive à la Covid-19 durant plus de sept mois. Au cours de cette période, le médecin qui la soignait a constaté que le virus avait fait l'objet de treize mutations, vérifiées pour la première fois chez un patient contaminé par ce virus, et de nombreuses modifications génétiques.
Des défenses immunitaires affaiblies
D'après le médecin, cette patiente n'aurait pas reçu les traitements adéquats contre le sida. De ce fait, elle était immunodéprimée. C'est cette moindre protection de l'organisme, dont les défenses immunitaires auraient été affaiblies par le sida, qui aurait ouvert la voie aux mutations du virus de la Covid-19, et donc à l'apparition du variant omicron.
Si cette hypothèse s'avérait fondée, on ne s'étonne pas que le variant omicron soit apparu en Afrique du Sud. En effet, ce pays demeure très touché par le sida. Sur 58 millions d'habitants, plus de 7,5 millions sont séropositifs. Ce n'est sans doute
pas un hasard si d'autres variants, comme le variant bêta, sont d'abord apparus dans ce pays.
Les jeunes sont particulièrement touchés, puisque 5,5 % des 15-24 ans sont atteints par le sida. Pour l'heure, cette relation possible entre les deux virus, celui de la Covid-19 et celui du sida, reste une simple hypothèse. Des recherches plus approfondies seront nécessaires pour la confirmer.
En attendant, d'autres explications sont proposées. Pour certains, ce variant omicron aurait pu apparaître à la faveur de mutations restées longtemps inaperçues. D'autres scientifiques pensent que le variant aurait pu se développer chez les animaux avant d'être transmis à l'homme.
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Le cerveau des gauchers est-il dífférent ?
Les gauchers ne sont pas nombreux puisqu'ils ne représenteraient que 10 % de la population mondiale. Une nouvelle étude permet d'en apprendre davantage sur le fonctionnement de leur cerveau.
Une étude de grande ampleur
Pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau des gauchers, et voir s'il présentait des différences avec celui des droitiers, une équipe internationale de recherche s'est intéressée aux cerveaux de plus de 31.000 personnes. Sur le nombre, plus de 3.000 volontaires étaient gauchers.
À l'aide de douze ordinateurs, les chercheurs ont fait plus de 8.600 observations sur les cerveaux des personnes concernées, prenant soin, à chaque fois, de comparer ceux des droitiers avec ceux des gauchers.
L'ampleur de cette étude, et la taille de l'échantillon retenu, donnent toute sa valeur à une recherche qui a permis de mieux connaître la structure du cerveau des gauchers.
Des asymétries différentes
On sait que le cerveau est divisé en deux hémisphères. Malgré une taille assez comparable, chacun a des fonctions différentes. Ainsi l'hémisphère gauche est notamment impliqué dans tout ce qui relève de l'écriture, du langage ou de la mémoire verbale.
De son côté, l'hémisphère droit est responsable des émotions, de la mémoire non verbale ou encore du sens du toucher. Par ailleurs, chaque hémisphère gère la partie opposée du corps. Ainsi l'hémisphère droit contrôle la partie gauche du corps.
Ce type de fonctionnement du cerveau relève de ce que les spécialistes appellent l'asymétrie cérébrale. Or, cette asymétrie ne fonctionne pas de la même manière chez les droitiers et chez les gauchers.
Pour ce qui est des premiers, en effet, le langage est contrôlé par l'hémisphère droit dans 95 % des cas. Alors que ce même hémisphère ne gère le langage que chez 70 % des gauchers.
En fait, l'asymétrie cérébrale serait différente dans dix régions du cerveau des gauchers. Les chercheurs ont également remarqué que, chez les gauchers, l'hémisphère droit présente davantage de matière grise et des connexions neuronales plus étoffées.
Ce qui n'a rien d'étonnant, dans la mesure où c'est cet hémisphère qui dirige la main dont se sert le gaucher.
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