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Qu'est-ce que “l'année lombarde” ?
L'année lombarde est une pratique bancaire dont les origines sont très anciennes. Elles datent du Moyen Âge, époque à laquelle les banquiers lombards (dans le nord de l'Italie) l'utilisaient. Cette pratique consiste, dans le cadre d'un prêt, à calculer les intérêts non pas sur 365 jours mais sur 360 seulement.
La justification est que sur 360 jours, le calcul des intérêts est plus simple, puisque ce chiffre peut être divisé par 12, 6, 4 et 2.
Mais vous l'avez compris puisqu'il y a moins de jours pour rembourser, cela permet d'augmenter le coût journalier du prêt ! Par exemple si on prend un emprunt de 200.000 euros au taux annuel de 3 %, cela donne un coût journalier normalement de 16,49 euros. Mais avec une année lombarde on obtient un coût journalier du prêt de 16,66 euros, soit 17 centimes de plus par jour.
Cela ne signifie pas pour autant que dans tous les remboursements la banque encaisse effectivement cette différence journalière. Seulement dans des situations bien précises et assez rares, notamment quand l'échéance d'une mensualité tombe au milieu d'un mois et qu'il convient dès lors de calculer les intérêts en fonction du nombre de jours. Ou au début du prêt, car il y a alors souvent un décalage entre la date de la souscription de l'emprunt et celle de la première échéance mensuelle. Souvent le surcoût n'est que d'une centaine d'euros sur la totalité de l'emprunt.
Mais malgré les conséquences limitées de cette pratique, remplacer l'année civile par l'année lombarde est aujourd'hui illégal même si en se tenant à la loi rien n'est très clair. Mais les tribunaux eux la sanctionnent le plus souvent.
Si un juge constate que l'année lombarde a été utilisée, il peut annuler le taux prévu dans le contrat de prêt et appliquer en remplacement le taux d'intérêt légal, qui est bien plus bas que le taux du marché.
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Qu'est-ce que « la crise de la tulipe » ?
Également nommée « tulipomanie », la « crise de la tulipe » est, selon de nombreux historiens, la première bulle spéculative de l'Histoire.
Survenue au nord des Provinces-Unies (les actuels Pays-Bas), au XVIIe siècle, elle a été le théâtre d'une augmentation et d'une baisse démesurées des cours d'échange du bulbe de tulipe (alors prisé pour des vertus purement esthétiques).
Pour comrendre cette crise il faut d'abord souligner qu'au XVIIe siècle, les Provinces-Unies forment une nation prospère, située sur l'actuel territoire des Pays-Bas.
À la tête d'un gigantesque empire commercial, acquis grâce à sa redoutable puissance maritime, cette région – alors rattachée à la couronne espagnole – tire, en outre, grandement partie de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, créée en 1602.
Première Société Anonyme de l'Histoire, cette organisation (cotée en bourse) générait de nombreux profits grâce au commerce international (des épices, des tissus, des matières précieuses, etc.). Les provinces qui y étaient indirectement associées, rayonnaient ainsi dans le monde.
C'est dans ce contexte que surgit, aux alentours des années 1630, une nouvelle mode au sein de la haute société néerlandaise. En effet fascinés par les tulipes tigrées cultivées dans l'Empire ottoman (les Semper Augustus, aujourd'hui nommées « tulipes Rembrandt », en hommage au célèbre peintre néerlandais) les nantis flamands souhaitaient s'en procurer à tout prix, en guise d'objet de luxe.
Problème... ces tulipes avaient une particularité peu avantageuse. Très attrayants, leurs motifs marbrés provenaient d'un virus contracté par les bulbes. Cet état de fait les rendait donc très difficiles à produire (il faut entre 7 et 12 ans pour qu'une graine produise un bulbe). Du coup elles étaient très rares sur le marché.
L'inélasticité de l'offre par rapport à la demande favorisa, ainsi, l'arrivée de spéculateurs qui mirent en place des stratagèmes pour faire monter les prix.
Ainsi, des revendeurs posèrent-ils les bases du marché à terme, en achetant à l'avance des bulbes qu'ils promettaient de vendre à des acheteurs, une fois que les tulipes étaient produites (ces instruments financiers persistent dans la finance contemporaine, sous la forme de produits dérivés et d'options).
Avec de tels procédés, le prix du bulbe monta en flèche.
En 1635, il fallait 100 000 florins pour acquérir un lot de 0 bulbes, tandis que l'apparition d'une demande dans les pays voisins (dont la France) contribuait à la hausse des cours. Le pic est finalement atteint en 1637, lorsqu'un bulbe est vendu pour la somme incroyable de 6700 florins (soit 15 fois le salaire annuel d'un artisan).
Néanmoins, au cours du mois de février de la même année, les cours s'effondrent et les bulbes ne trouvent plus d'acheteurs (la peste bubonique, sévissant à Haarlem, ayant une probable incidence sur ce brusque revirement).
Encombrés de produits ne valant plus que le centième de leur prix, les revendeurs furent probablement - sans le savoir - les victimes de l'éclatement de la première bulle spéculative de l'Histoire.
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Pourquoi Twitter vient-il de bondir en bourse ?
L'action du réseau social Twitter vient de connaître une très forte hausse à Wall Street. La raison principale de ce succès est sans doute l'entrée d'Elon Musk au conseil d'administration de la société. On peut se demander quel rôle il compte y jouer.
Elon Musk détient plus de 9 % du capital de Twitter
Le patron de Tesla et de Space X vient d'acheter, le 4 avril dernier, un peu plus de 73 millions d'actions du groupe Twitter. À cette date, l'action s'échangeait à plus de 47 dollars, bondissant de 20 % par rapport à son cours précédent. Au total, le titre Twitter a connu une hausse de 33 % depuis le 1er avril.
Cette acquisition représente un investissement de 2,9 milliards de dollars pour Elon Musk. Il détient désormais 9,2 % du capital de la société. Le milliardaire a cependant indiqué que sa participation ne devrait pas, au moins dans les deux ans, dépasser 14,9 %.
Quel rôle pour le milliardaire ?
Le directeur général de Twitter se félicite de l'entrée d'Elon Musk dans le capital de la société. Il pense en effet que le milliardaire peut amener le réseau social à évoluer.
De fait, certains observateurs considèrent qu'Elon Musk pourra apporter de nouvelles idées, propres à améliorer les fonctionnalités et la rentabilité d'un réseau social qui affiche de moins bons résultats que ses concurrents.
De son côté, Elon Musk se dit prêt à travailler en ce sens avec les responsables de Twitter. Mais de nombreuses voix se font entendre, pour s'inquiéter d'une possible ingérence de l'homme d'affaires dans les activités du groupe.
Détenteur de moins de 10 % du capital du réseau social, Elon Musk a cependant fait savoir qu'il n'avait pas l'intention de peser sur les grandes décisions que la société serait amenée à prendre.
Quoi qu'il en soit, le milliardaire n'a pas ménagé ses critiques envers Twitter. Il lui a reproché notamment, à plusieurs reprises, d'exercer une véritable censure à l'égard de ses utilisateurs, brimant ainsi la liberté d'expression. Certains semblent compter sur lui pour changer les choses à cet égard.
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Le congé paternité est-il un succès ?
Créé seulement en 2002, le congé paternité a été perçu comme une avancée sociale et une meilleure reconnaissance des droits des pères. Pourtant tous les hommes n'en profitent pas.
La durée du congé paternité
Il a fallu attendre 2002 pour qu'un congé spécifique accordé aux pères succède au congé maternité, mis en place presque un siècle plus tôt, en 1909. Pourtant, 30 % des hommes qui pourraient y prétendre ne prennent pas ce congé.
Depuis juillet 2021, le congé paternité est de 25 jours calendaires, une manière de compter qui inclut tous les jours de la semaine, y compris les jours fériés. Ce congé est divisé en deux périodes, l'une, obligatoire, de 4 jours calendaires, et une autre, composée des 21 jours calendaires restants.
Des différences entre les salariés
La proportion des hommes profitant du congé paternité est très variable selon la nature du contrat de travail, la rémunération ou encore l'ancienneté dans l'entreprise.
Ainsi, les titulaires d'un CDI, dont la situation est plus stable, sont 87 % à prendre le congé paternité, contre seulement 67 % pour les personnes en CDD. D'une manière générale, la précarité de la situation professionnelle n'incite pas à profiter de cet avantage.
Ainsi, seulement le quart des chômeurs indemnisés, qui y ont pourtant droit, profitent de ce congé. Le niveau de rémunération joue aussi un rôle. En effet, ce sont les salariés les plus modestes et, à l'autre bout de l'échelle salariale, les mieux payés, qui prennent le plus volontiers ce congé paternité.
Des raisons diverses
Bien des raisons peuvent expliquer les réticences de certains salariés. Ainsi, certains d'entre eux, notamment ceux qui travaillent depuis peu dans l'entreprise, peuvent craindre que la prise de ce congé ne nuise à la suite de leur carrière.
De leur côté, les salariés les mieux rémunérés voient surtout, dans le congé paternité, dont les indemnités sont plafonnées, la perspective d'une perte de revenus.
Quant aux salariés en CDD ou en intérim, ils peuvent ne pas se sentir autorisés, compte tenu de leur situation, à prétendre à un tel congé.
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Pourquoi va-t-il faire plus froid dans les bâtiments publics ?
Du fait de la guerre en Ukraine, la France risque de se voir privée, à terme, d'une partie du pétrole et du gaz russes. Cette situation incite le gouvernement à prévoir des mesures destinées à la fois à économiser l'énergie et à remplacer les hydrocarbures par des solutions renouvelables.
Des bâtiments publics moins chauffés
Même si la France n'est pas aussi dépendante des hydrocarbures russes que l'Allemagne, une rupture des approvisionnements en provenance de Russie pourrait avoir de sérieuses conséquences économiques.
De ce fait, un relatif rationnement du gaz, au cours de l'hiver prochain, n'est même pas exclu. Sans aller aussi loin, il est possible, dès à présent, de réduire la facture énergétique.
Et, dans ce domaine, le gouvernement se doit de donner l'exemple. C'est dans cette logique que le Premier ministre devrait demander aux administrations et services publics de baisser le chauffage de leurs bâtiments d'un degré.
C'est la ministre de la Transition écologique qui a annoncé cette mesure. Elle devrait faire partie du plan de résilience prévu par Jean Castex pour faire face aux conséquences économiques de la guerre en Ukraine.
Les énergies fossiles remplacées par des solutions renouvelables
Barbara Pompili a cependant précisé qu'une telle mesure d'économie n'était pas une fin en soi. Elle doit être interprétée comme un signe de la volonté du gouvernement de sortir des hydrocarbures et de les remplacer à terme par des sources d'énergie renouvelables.
Il s'agirait, par exemple, d'encourager plus encore qu'auparavant le remplacement des chaudières au fioul ou au gaz par des pompes à chaleur. Pour convaincre les Français d'aller dans ce sens, les pouvoirs publics vont mettre en place un fonds destiné à financer en partie de telles opérations.
La création de ce fonds, annoncé également par la ministre, devrait s'ajouter aux aides mises en place par l'État, comme MaPrimeRénov, qui sera augmentée à compter du 15 avril de cette année.
Barbara Pompili a enfin précisé que, dans la même logique, une campagne de promotion serait bientôt organisée pour inciter l'ensemble des Français à adopter ce que la ministre appelle des "écogestes".
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Pourquoi certaines stations service n'appliquent pas la remise de 18 centimes ?
Tirés vers le haut par l'augmentation du prix du baril de pétrole et par les conséquences de la guerre en Ukraine sur l'approvisionnement en pétrole russe, les prix de l'essence s'envolent. C'est pour limiter cette hausse que le gouvernement a prévu une ristourne spécifique. Mais toutes les stations-service ne pourront pas l'appliquer dans les délais.
Une ristourne indiquée sur le ticket
Les pouvoirs publics ont décidé d'instaurer une remise sur les prix des carburants. Elle devrait être effective à compter du 1er avril. D'un montant initial de 15 centimes par litre, elle a finalement été portée à 18 centimes.
En fait, ce sont les tarifs habituels qui restent affichés dans les stations-service. Le nouveau prix, obtenu après déduction de la ristourne, sera indiqué sur le ticket. Ainsi, c'est en payant son essence que l'automobiliste pourra mesurer, en comparant les deux prix, l'intérêt de la remise.
Un préalable indispensable : vider les cuves
Mais certains consommateurs, se réjouissant à l'idée de pouvoir payer leur essence moins cher dès le 1er avril, risquent d'être déçus. En effet, il est probable que certaines stations-service ne seront pas en mesure, à cette date, de proposer la remise prévue.
Pour comprendre les raisons de cette défaillance, il faut revenir sur le mécanisme mis en place par le gouvernement. En effet, ce ne sont pas les pompistes qui vendent de l'essence moins cher, mais les fournisseurs.
Et ces derniers se font ensuite rembourser par les pouvoirs publics. Mais cette remise ne s'applique pas aux stocks d'essence actuels. Pour pouvoir proposer cette essence soldée aux automobilistes, les pompistes doivent d'abord vider leurs cuves.
Or, cette opération prendra plus de temps pour le gérant d'une station-service peu fréquentée que pour un pompiste distribuant de grandes quantités d'essence chaque jour. C'est notamment le cas des stations installées sur les autoroutes.
Le délai nécessaire à l'application effective de la ristourne pourra ainsi varier, selon les stations-service, entre deux jours et trois semaines. Le gouvernement devrait cependant aider les petits pompistes en leur accordant une avance de 3.000 euros, qu'ils auront quelques mois pour rembourser.
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Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
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Le RSA doit-il être conditionné à une activité ?
Le Président de la République, candidat à sa succession, propose de conditionner l'octroi du RSA à une activité de quelques heures par semaine. Une telle mesure semble plébiscitée par les Français.
Du travail en échange du RSA
Emmanuel Macron propose de n'accorder le Revenu de solidarité active, ou RSA, qu'à des personnes acceptant, en échange, de travailler entre 15 et 20 heures par semaine.
La majorité des Français semble partager cette manière de voir les choses. Dans un récent sondage, 80 % des personnes interrogées approuveraient une telle mesure. Une autre consultation voit près de 70 % des sondés s'y montrer favorables.
Les Français récuseraient-ils le principe des aides publiques ? Il semble qu'un tel sentiment prévale surtout dans les périodes de prospérité économique. Dans de tels moments, le chômage ou la précarité semblent être, pour beaucoup de Français, le résultat d'une défaillance individuelle.
Mais, dans les temps plus difficiles, comme en 2020, pendant la crise sanitaire, cette vision fait place, pour une partie de la population, à une solidarité plus active.
Un discours souvent ambivalent
En fait, cette réaction face à la proposition du candidat Macron illustre bien la nature ambivalente et ambiguë du discours à l'égard de la précarité et des moyens de la prévenir.
D'un côté, les Français, pour une partie d'entre eux, voient dans les mesures prises pour aider les plus démunis la manifestation d'un "assistanat" qu'ils jugent à la fois injuste et improductif.
Mais, d'un autre côté, ces personnes louent les vertus d'un système de protection sociale et d'un dispositif de redistribution des richesses qui sont des instruments de lutte contre la précarité.
De même, les mesures prises durant l'épidémie de Covid, comme le chômage partiel ou le "quoi qu'il en coûte", destinées à aider les personnes menacées par la crise, ont été généralement bien acceptées.
Ceci étant, l'activité demandée aux personnes prétendant au RSA ne se compose pas forcément d'heures de travail. Il peut aussi s'agir de stages de formation ou de reprises d'études. Ce qui permettrait de donner une autre valeur aux résultats des sondages cités.
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L'Europe va-t-elle payer le gaz russe en roubles ?
En réponse aux sanctions économiques prises par les pays européens à l'encontre de la Russie, Vladimir Poutine a annoncé que le gaz russe importé par ces pays devrait désormais se payer en roubles. Les responsables de l'Union européenne ont fait savoir qu'ils rejetaient cette exigence.
Un piège tendu par Poutine
Le 23 mars dernier, le Président russe a précisé que les pays "inamicaux", parmi lesquels figurent les membres de l'Union européenne, devraient désormais payer le gaz russe en roubles. Et il a donné une semaine à son administration pour s'adapter à cette exigence.
Le premier objectif de cette mesure serait de revitaliser la monnaie nationale, au plus bas depuis la mise en application des sanctions contre la Russie.
De fait, depuis cette annonce, le cours du rouble s'est redressé, alors que ceux de l'euro et du dollar ont légèrement baissé. Par ailleurs, le dirigeant russe espère que les pays européens, qui ont besoin du gaz russe, se plieront à ses exigences.
Si c'était le cas, ils n'auraient d'autre choix, pour s'approvisionner en roubles, que de remettre dans le circuit financier des banques russes qui en avaient été retirées.
Un refus unanime
Face à cet ultimatum de Vladimir Poutine, la réponse européenne a été unanime. En tous cas, tous les membres du G7 sont tombés d'accord pour ne pas céder aux demandes du Président russe.
Plusieurs responsables européens, dont Emmanuel Macron, ont souligné que les accords organisant la livraison de gaz russe ne prévoyaient pas l'hypothèse d'un paiement en roubles.
D'après le texte des contrats signés entre les pays européens concernés et la Russie, le gaz russe doit être réglé en euros. Les responsables européens s'insurgent donc contre une décision qui va à l'encontre des clauses prévues par les textes.
En même temps, ils demandent aux entreprises concernées par ces livraisons de gaz de ne pas céder à ce qu'ils interprètent comme une forme de chantage. Quant aux pays les plus dépendants du gaz mais aussi du charbon russes, comme l'Allemagne, ils sont en train de prendre des mesures pour diversifier leurs approvisionnements.
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2022 célèbrera-t-elle de nombreux mariages ?
Durant les deux dernières années, et surtout en 2020, les restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid ont limité le nombre de mariages. Mais, durant cette année 2022, le nombre d'unions devrait connaître une très forte hausse.
Moins de mariages du fait de la crise sanitaire
En 2020, les maires et parfois les prêtres ont célébré beaucoup moins de mariages que l'année précédente. On a en effet compté environ 155.000 mariages en 2020, contre 224.000 l'année d'avant.
Les raisons de cette désaffection sont clairement liées à la crise sanitaire consécutive à l'épidémie de coronavirus. De nombreux couples ont préféré renoncer à la cérémonie plutôt que de limiter drastiquement le nombre de leurs invités, comme les règles sanitaires les obligeaient à le faire.
D'autres ont redouté que, même réduites, ces assemblées ne se transforment en autant de clusters. Et parmi ceux qui ont quand même décidé de convoler en 2020, beaucoup ont renoncé aux festivités qui accompagnent d'ordinaire un mariage. Ainsi, cette année-là, seulement 30.000 à 40.000 mariages ont été accompagnés d'une fête.
Un véritable "embouteillage"
La situation s'est nettement redressée en 2021. En effet, environ 220.000 unions ont été célébrées cette année-là. Mais le nombre de mariages devrait s'envoler en 2022.
En effet, au nombre habituel de mariages, déjà élevé, devraient s'ajouter tous ceux qui ont été simplement reportés en 2020. Sans compter les mariés qui souhaitent organiser la fête qu'ils n'ont pu faire à cause de l'épidémie.
Les futurs époux qui s'y prendraient un peu tard risquent donc d'avoir bien du mal à trouver des salles de réception ou même des mairies pour les accueillir.
Ils auraient donc tout intérêt à programmer l'événement en dehors des périodes habituelles, c'est-à-dire plutôt les samedis de la saison estivale. En effet, plus de 80 % des gens se sont mariés un samedi en 2019, un chiffre qui ne cesse de progresser depuis les dernières décennies.
En choisissant plutôt un jour de semaine et une saison "creuse", comme le printemps ou l'automne, les futurs mariés trouveront plus facilement des espaces disponibles, à des tarifs plus abordables.
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Comment gagner 5 millions de dollars ?
Depuis le début de la guerre en Ukraine, en février dernier, la communauté internationale a pris un certain nombre de sanctions économiques contre la Russie. Certaines visent les oligarques liés à Vladimir Poutine. Le gouvernement américain vient de prendre une autre mesure pour faciliter leur mise en œuvre.
La chasse aux actifs des oligarques russes
Aux États-Unis et dans plusieurs pays européens, les actifs des milliardaires russes appartenant à l'entourage de Vladimir Poutine, ou liés à son régime, sont recherchés et parfois confisqués.
C'est ainsi que des yachts luxueux ont déjà été saisis par divers pays, dont la France. L'équivalent de 850 millions d'euros a déjà été confisqué par les services de Bercy. Ces actifs peuvent aussi comprendre des biens immobiliers, des avions privés et bien sûr des fonds versés sur des comptes bancaires.
Les autorités britanniques ont ainsi gelé les avoirs au Royaume-Uni d'un oligarque russe, pour une somme qui dépasse les 4 millions de dollars.
Un autre milliardaire russe possède dans ce pays une résidence d'une valeur de plus de 200 millions de dollars, des jets privés et des hélicoptères, tous biens qui pourraient faire l'objet d'une nouvelle saisie.
Une forte récompense
Le gouvernement américain a décidé d'employer un moyen original pour débusquer les biens des oligarques russes.
En effet, il veut mettre ses compatriotes à contribution. C'est dans ce but que le Trésor américain a promis une récompense pouvant se monter à 5 millions de dollars à quiconque l'aiderait à mettre la main sur des actifs appartenant à des oligarques russes.
Il s'agit d'une récompense légale, prévue par un programme adopté par le Congrès en 2021. Ce programme prévoit en effet de récompenser toute personne donnant des informations susceptibles de faciliter la saisie de biens que des ressortissants russes auraient obtenus par la corruption.
À l'origine, ce programme ne visait pas spécialement la Russie. En effet, il devait faciliter la confiscation d'actifs présents sur le territoire américain et obtenus grâce à des pots-de-vin et d'autres moyens frauduleux. C'est ainsi que les biens de sociétés pétrochimiques brésiliennes ont déjà fait l'objet d'enquêtes.
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Qu'est-ce que la “Grande Démission” ?
Une vague de démissions sans précédent touche les entreprises américaines depuis l'été 2021. Au point que les économistes ont baptisé de phénomène du nom de "Grande Démission", ou "Big Quit" en anglais. Cette épidémie de départs semble contagieuse, puisqu'elle commence à toucher la France.
Une vague de démissions dans les entreprises françaises
Au cours du seul mois de novembre 2021, 4,5 millions d'Américains ont claqué la porte de leur entreprise. Et les salariés français commencent à les imiter.
En effet, 620.000 démissions et ruptures conventionnelles ont été enregistrées au 3e trimestre 2021. Le nombre de démissions a augmenté de 10 % en juin 2021, et de 20 % le mois suivant, par rapport aux mêmes périodes de l'année précédente.
Il semble que les petites et moyennes entreprises soient le plus touchées par ce phénomène. En effet, entre juillet et octobre 2021, ces départs ont progressé de 21 % dans les entreprises employant entre 10 et 49 salariés.
Certains secteurs, comme l'hôtellerie-restauration ou la construction, semblent plus touchés que d'autres. Toutes les catégories de travailleurs paraissent concernées, les cadres occupant des postes de direction aussi bien que les salariés moins qualifiés.
Causes et conséquences de ces départs
La première raison de cette vague de départs est sans doute à rechercher dans la baisse du chômage. En effet, il est tombé à 7,4 % à la fin de l'année 2021. Les salariés hésitent donc moins à quitter leur emploi, car ils pensent avoir de bonnes chances, dans un tel contexte économique, d'en trouver un autre.
Par ailleurs, la crise sanitaire, et la réorganisation des tâches qu'elle a souvent imposée, a fait réfléchir nombre de salariés sur leurs conditions de travail. Certains en ont déduit que leur travail manquait de sens et né bénéficiait pas d'une marge d'autonomie suffisante.
Enfin, beaucoup, chez les jeunes notamment, recherchent ailleurs de meilleurs salaires. Cette vague de démissions provoque une relative pénurie de main-d'œuvre dans certains secteurs. Elle pourrait également contraindre les entreprises à augmenter les salaires, pour attirer de nouveaux employés, et à prévoir des temps de formation pour les habituer à leur nouveau travail.
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Pourquoi les prix des billets sur Air France-KLM augmentent-ils ?
Parmi les conséquences de la guerre en Ukraine, figure l'augmentation des prix du carburant. Celle-ci touche directement les compagnies aériennes, dont certaines ont déjà annoncé une hausse de leurs tarifs.
Une hausse des prix
Plusieurs compagnies aériennes ont déjà annoncé la couleur. Air France-KLM a d'ores et déjà prévu l'augmentation des prix sur certains de ses vols long-courriers. D'autres compagnies lui ont emboîté le pas; c'est le notamment le cas d'Air Caraïbes, qui annonce une hausse de 15 à 20 % du prix de ses billets.
Lufthansa et sa filiale Brussels Airlines pourraient en faire autant. Cette augmentation dépend bien sûr de la destination. Certaines compagnies ont donné quelques détails sur ces hausses de prix.
Ainsi, d'après un porte-parole d'Air France, le prix du vol Paris-La Havane pourrait être augmenté d'environ 40 euros.
Les prix du kérosène en forte hausse ?
Ces hausses de prix sont dues en grande partie à l'augmentation des prix du kérosène. Sous le double effet d'une forte augmentation de la demande mondiale, du fait de la reprise économique consécutive à l'atténuation de la crise sanitaire, et des conséquences de la guerre en Ukraine, le prix du baril de pétrole n'a cessé d'augmenter.
C'est ainsi que les cours du pétrole ont été multipliés par deux depuis novembre 2021. Et les prix des carburants ont suivi ce mouvement ascendant, obligeant certaines compagnies aériennes à répercuter cette hausse sur les prix de leurs billets.
En effet, le kérosène compte pour environ 20 à 30 % dans les coûts globaux auxquels les compagnies doivent faire face. Pour atténuer l'impact d'une telle hausse des carburants, elles prennent cependant des précautions.
En effet, elles achètent à l'avance, à des prix fixes et plus avantageux, une partie du carburant qui fait voler leurs avions. Ainsi, un porte-parole d'Air France-KLM a annoncé que la compagnie avait déjà acheté, à de telles conditions, 72 % du carburant nécessaire au premier trimestre de 2022.
Et, pour le second trimestre de cette année, 63 % du carburant a déjà été entreposé. Il s'agit de ce que les compagnies aériennes appellent le mécanisme de la "couverture".
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Pourquoi le LEP fait-il un carton ?
Parmi les produits d'épargne disponibles sur le marché, le Livret d'épargne populaire, ou LEP, semble être devenu le plus intéressant. En effet, son taux vient d'être sensiblement relevé.
Un grand succès pour le LEP
Le 1er février dernier, le taux d'intérêt du Livret d'épargne populaire est passé de 1 à 2,2 %. Ce qui en fait un produit beaucoup plus intéressant que le Livret A, dont le taux reste fixé à 0,5 %.
Depuis le relèvement de son taux, les Français semblent plébisciter le LEP. En effet, durant le seul mois de février 2022, 1,5 milliard d'euros a été versé sur ce livret. Ce qui a fait passer la barre de l'encours au-dessus de 40 milliards d'euros.
Il faut remonter assez loin pour retrouver un tel engouement pour le LEP. En effet, le mois de décembre 2007 est le dernier au cours duquel plus d'un milliard d'euros a été versé sur ce produit d'épargne. Et un montant supérieur à la collecte de ce mois de février 2022 a déjà été enregistré, mais en décembre 2003 !
Reste cependant à savoir si cette exceptionnelle collecte est liée à une augmentation des versements ou à de nouvelles ouvertures de LEP.
Un plan un peu délaissé
Pour l'instant, 7 millions de Français ont ouvert un LEP. Mais ils sont 15 millions à pouvoir y prétendre. Le Ministère des finances vient d'ailleurs d'adresser un courrier aux 8 millions de personnes qui peuvent placer de l'argent sur ce livret d'épargne populaire.
Il s'agissait de leur rappeler leurs droits. En effet, tout le monde ne peut pas ouvrir un LEP. Cette possibilité est soumise à des conditions de ressources, calculées en fonction du revenu fiscal. Pour faire simple ce livret s'adrsse aux personnes aux revenus modestes. Vous pouvez trouver tous les details sur Internet.
D'autres caractères du plan peuvent aussi décourager certains épargnants. En effet, les sommes versées sont plafonnées à 7.700 euros et chaque contribuable ne peut posséder qu'un seul LEP.
En fait, il semble que ce produit d'épargne soit assez mal connu et que les publics qui peuvent y prétendre n'aient pas toujours les moyens d'épargner.
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Comment le marché français du jeu vidéo se porte-t-il ?
Le marché du jeu vidéo se porte toujours très bien en France. Après une année record, en 2020, la progression est un peu plus limitée pour 2021 mais dénote l'intérêt grandissant que les Français portent aux jeux vidéo.
Un secteur toujours en croissance
Confinés chez eux, du fait de la crise sanitaire, les Français ont joué plus que d'habitude en 2020. Aussi les ventes de matériel et de jeux vidéo se sont-elles envolées durant cette année.
La progression a continué en 2021, le secteur du jeu vidéo enregistrant un chiffre d'affaires de 5,6 milliards d'euros. Sur deux ans, de 2019 à 2021, la hausse s'établit même à 13,5 %.
Les progrès sont cependant moins nets si on compare les chiffres de 2021 à ceux de l'année précédente. En effet, la progression de l'activité, entre ces deux dates, n'est que de 1,6 %.
Des ventes de matériel en forte hausse
Ce qui tire le secteur du jeu vidéo vers le haut, ce sont d'abord les ventes de matériel. Elles ont en effet progressé de 22 % en 2021, générant un chiffre d'affaires de 1,76 milliard d'euros.
Le succès des ordinateurs destinés au "gaming" compte pour beaucoup dans ces bons résultats. En 2021, leurs ventes ont en effet bondi de 26 %, avec un chiffre d'affaires de 971 millions d'euros.
De leur côté, les ventes de consoles ont augmenté de 17 %. La demande d'accessoires est plus modérée, avec une progression limitée à 11 % en 2021.
Par contre, les résultats sont plus mitigés du côté des jeux vidéo eux-mêmes. En effet, le marché accuse une baisse de 11 % par rapport à 2020. Il était difficile de rivaliser avec une année 2020 exceptionnelle à tous égards. Quant aux jeux sur mobile, ils reculent de 1 %, après une hausse spectaculaire entre 2017 et 2020.
Cette légère régression du marché des jeux vidéo a conduit à repousser la sortie de titres pourtant très attendus par la communauté des joueurs. Les responsables du secteur doivent également compter avec une relative pénurie mondiale des semi-conducteurs et avec les difficultés d'approvisionnement qu'elle provoque.
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Que signifie “le défaut de paiement” pour un pays ?
Quand un pays connaît, pour diverses raisons, une situation économique difficile, il peut se retrouver en "défaut de paiement". C'est ce qui pourrait arriver à la Russie à plus ou moins court terme.
Qu'est-ce qu'un pays en défaut de paiement ?
Un pays est déclaré en défaut de paiement quand il n'est plus en mesure de rembourser sa dette ou les intérêts qui l'accompagnent. Une telle mésaventure peut aussi arriver à un particulier ou à une entreprise.
Mais, à la différence d'une société en faillite, qui est mise en liquidation judiciaire, un État continue à exister. Il peut même connaître plusieurs défauts de paiement sans pour autant disparaître de la scène internationale.
Ce défaut de paiement, l'État concerné peut le reconnaître lui-même. Mais il peut être mis en évidence par ses créanciers, qu'il s'agisse de groupes privés, par exemple, ou d'institutions financières, comme le FMI.
Des agences de notation peuvent également signaler ce défaut de paiement. Quoi qu'il en soit, il donne à l'État en question une fâcheuse réputation de "mauvais payeur" et le coupe des marchés financiers.
Le pays en défaut de paiement s'expose aussi à des mesures de rétorsion, comme le gel de ses avoirs notamment, de la part de ses créanciers.
Le cas de la Russie
La dette de la Russie, d'un montant d'environ 220 milliards de dollars, ne représente qu'une part assez faible de son PIB. Par ailleurs, elle a pu amasser, du fait notamment de la vente de son pétrole, une réserve de 600 milliards de dollars.
Mais, du fait des sanctions internationales prises contre le pays, une grande partie des avoirs russes à l'étranger ont été gelés. De ce fait, la Russie n'a accès qu'à la moitié de la cagnotte accumulée grâce à la manne pétrolière.
Elle va donc avoir du mal à honorer ses prochaines échéances. Ainsi, le 16 mars, elle doit rembourser 117 millions de dollars à certains de ses créanciers. La chose sera d'autant plus difficile que, pour diverses raisons, ce paiement devrait se faire en partie en roubles, une monnaie qui aurait déjà perdu le tiers de sa valeur.
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Que propose Emmanuel Macron sur les retraites ?
Désormais candidat à sa propre succession, Emmanuel Macron vient de dévoiler ses propositions au sujet de la retraite. Il s'engage notamment à repousser l'âge légal de départ à la retraite, tout en reprenant l'essentiel de son ancien projet.
Un allongement de l'âge de départ à la retraite
Au début de son quinquennat, le Président de la République avait déjà mis en chantier une réforme des retraites, qui n'avait pu aboutir en raison des manifestations des "gilets jaunes" et du début de la pandémie de Covid.
Il compte donc, s'il est réélu en avril prochain, reprendre une réforme qui lui paraît, selon ses propres dires, d'une grande importance. Par rapport à son projet précédent, le candidat Macron introduit un nouvel élément capital.
Il se propose en effet de reculer jusqu'à 65 ans l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans aujourd'hui. Il fonde notamment cette décision sur une augmentation constante de l'espérance de vie.
Ce passage de l'âge de départ à 65 ans se fera de manière progressive, à raison de 4 mois supplémentaire par an. Aussi, ce n'est pas avant 2032 que les premières personnes devraient partir à la retraite à cet âge.
Il a par ailleurs précisé que, en cas de carrière longue ou de travail pénible, il serait possible de partir à la retraite plus tôt.
Les autres propositions
Reprenant des propos tenus depuis le début de son mandat, le Chef de l'État désire mettre en œuvre, comme il le dit, une réforme des retraites "juste". C'est dans ce but qu'il s'engage à fixer à 1.100 euros le montant minimal de la retraite.
Cette volonté de justice doit aussi se manifester, à ses yeux, par la suppression des régimes spéciaux de retraite. Pour lui, en effet, un système "universel", selon ses termes, est forcément plus équitable.
Emmanuel Macron a également insisté sur la nécessité d'aménager les fins de carrière. Cela permettrait, dans la perspective d'un recul de l'âge de départ à la retraite, de lutter contre le chômage des seniors et d'éviter certaines tâches pénibles aux travailleurs plus âgés.
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Pourquoi Auchan, Décathlon et Leroy Merlin ne quittent-ils pas la Russie ?
Voilà maintenant plus de trois semaines que la Russie a envahi l'Ukraine. De nombreuses sanctions économiques ont été prises par la communauté internationale, pour tenter d'affaiblir le régime de Vladimir Poutine. De ce fait, beaucoup d'enseignes ont déjà quitté le territoire russe. Mais certaines ont décidé de rester.
Une présence en Russie jugée choquante
Le nombre des entreprises décidant de quitter la Russie ou d'y arrêter leurs investissements ne cesse de grandir. Parmi elles, on compte des sociétés aussi connues que Coca Cola, McDonald's, Hermès ou LVMH.
Pourtant, certaines enseignes ont fait le choix inverse. C'est notamment le cas d'Auchan, de Décathlon et de Leroy Merlin, qui appartiennent à l'influente famille Mulliez.
Une telle décision suscite l'incompréhension de l'opinion publique. Elle provoque des réactions de colère sur les réseaux sociaux et des manifestations devant les sièges de ces entreprises.
Enfin, les publicités et les logos d'Auchan et de Leroy Merlin ont été détournés afin de dénoncer leur présence en Russie.
Une importante activité sur le territoire russe
Pour l'instant, les responsables de ces sociétés ont refusé de s'exprimer sur les raisons qui motivent leur maintien en Russie. Mais on peut supposer que l'importance du chiffre d'affaires qu'elles y réalisent explique en partie leur décision d'y rester.
En effet, le groupe Auchan compte pas moins de 231 magasins en Russie, qui emploient environ 30.000 personnes. Son activité en Russie représente environ 10 % de son chiffre d'affaires total, soit un peu plus de 3 milliards de dollars.
Quant à Leroy Merlin, la Russie est son second marché, juste derrière la France. L'enseigne de bricolage y possède 107 magasins, qui font travailler environ 36.000 personnes. La Russie représente 18 % des activités du groupe. De son côté, Décathlon compte 60 magasins sur le territoire russe.
Mais, pour ces enseignes, le souci de ne pas écorner leur chiffre d'affaires ne serait pas la seule raison de rester en Russie. En effet, un responsable syndical, relayant des propos de la direction d'Auchan, a fait savoir que, si l'enseigne restait en Russie, c'était pour payer ses employés et nourrir la population.
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Quelle est la part de taxes dans le prix de l'essence ?
La production de pétrole, réduite du fait de l'épidémie de Covid, ne peut répondre à la forte hausse de la demande, liée à la reprise économique. Par ailleurs, du fait de la guerre en Ukraine, l'approvisionnement devient incertain. Ces facteurs expliquent la forte hausse du baril de pétrole, et donc de l'essence. Mais les taxes comptent pour beaucoup dans le prix du carburant.
Des coûts divers
Le prix de l'essence dépend d'abord de celui du baril de pétrole, qui a atteint 122 dollars au début du mois de mars. Il représente environ 40 % du prix d'un litre de diesel.
Il faut y ajouter le coût du raffinage du pétrole brut, qui permet de le transformer en essence. Il faut aussi compter le coût de l'acheminement et de l'entreposage du carburant. Ces divers coûts sont intégrés au prix de l'essence.
Enfin, les distributeurs prélèvent une marge, qui accroît encore ce prix. De façon modérée, cependant, car cette marge atteint parfois à peine 1 %.
Des taxes qui pèsent lourd
Mais ces divers éléments ne représentent pas la part la plus importante du prix de l'essence. En effet, ce sont les taxes qui pèsent le plus lourd. Elles représentent environ entre 53 et 56 % du prix du carburant, selon qu'il s'agit d'un litre d'essence sans plomb ou de diesel.
La plus lourde de ces taxes est la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, ou TICPE. Cette taxe au taux fixe fait l'objet, chaque année, d'un vote du Parlement.
Elle est d'un peu plus de 59 centimes pour le litre de gazole et elle dépasse les 68 centimes pour le litre de SP95. C'est un vrai pactole pour l'État, puisque cette taxe devrait rapporter plus de 18 milliards d'euros cette année.
Une autre taxe est intégrée à la TICPE, la "composante carbone". Son montant est calculé, en euros, par tonne de CO2 émise. Par ailleurs, la TVA, au taux de 20 %, s'applique à la fois sur l'ensemble du prix d'un litre de gazole ou d'essence, et, séparément, sur la TICPE. C'est en quelque sorte une "taxe sur la taxe".
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Combien les oligarques russes ont-ils déjà perdu ?
Face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'Union européenne et les États-Unis ont pris un certain nombre de sanctions économiques. Certaines touchent la Russie, d'autres visent, de manière plus ciblée, certains des hommes les plus riches du pays, qu'on appelle communément les oligarques.
Des pertes déjà considérables
Depuis le début de la guerre en Ukraine, certains oligarques auraient déjà perdu beaucoup d'argent. Selon certaines sources, leurs pertes cumulées se monteraient à environ 80 milliards de dollars.
Ces magnats auraient subi le contrecoup des sanctions occidentales dès le premier jour de l'invasion. Dès le début, en effet, ils auraient perdu environ 39 milliards de dollars, soit plus que les gains accumulés depuis le commencement de l'année.
Et cette diminution drastique de revenus a déjà conduit le magazine Forbes à supprimer de sa liste des milliardaires au moins douze oligarques russes.
De nombreux oligarques touchés
Pour l'instant, certains milliardaires russes semblent plus touché que d'autres. Ainsi, Vladimir Potanin, l'homme considéré comme le plus riche du pays, aurait vu sa fortune fondre d'un quart.
Par ailleurs, l'homme d'affaires Alicher Ousmanov, dont la richesse provient surtout du secteur minier et de la métallurgie, aurait déjà perdu plus d'1,5 milliard de dollars.
Aux sanctions infligées par l'Europe, pourraient d'ailleurs s'ajouter, pour cet oligarque, celles que pourraient lui faire subir les États-Unis. On signale également la saisie de deux yachts luxueux par les autorités françaises et monégasques.
L'un appartiendrait, par le biais d'une société, au patron d'un important groupe pétrolier russe, et l'autre serait la propriété de Sergeï Galitski, le 17e homme le plus riche de Russie.
Quant au patron du groupe gazier russe Novatek, Leonid Mikhelson, sa fortune aurait d'ores et déjà été amputée de 10 milliards de dollars. Il est vrai qu'il lui en reste encore plus de 20.
26 nouveaux noms viennent de s'ajouter à la liste, déjà très longue, établie par la Commission européenne. En effet, environ 680 Russes très fortunés y figurent, hommes d'affaires et oligarques.
Ces sanctions n'en sont qu'à leur début. Elles devraient avoir un impact de plus en plus considérable sur la fortune des oligarques russes.
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Combien le nom Tesla a-t-il couté à Elon Musk ?
La réussite du groupe Tesla est décidément irrésistible. En 2020, en effet, le chiffre d'affaires de l'entreprise a dépassé les 30 milliards de dollars et la société vient de franchir le cap des 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Mais le patron de Tesla a dû payer cher pour pouvoir utiliser ce nom.
Un nom qui coûte cher
Tout le monde, aujourd'hui, connaît l'entreprise de véhicules électriques dirigée par Elon Musk sous le nom de Tesla Motors. Ce nom désormais célèbre semble en quelque sorte évident.
Et pourtant, le milliardaire a dû batailler pour pouvoir en disposer. Ou, plus exactement, il a dû mettre la main au portefeuille. Il est vrai qu'il est bien garni !
En effet, le nom "Tesla" n'était pas libre. Un habitant de Sacramento en avait la propriété et ne voulait pas la céder. On lui envoie alors un collaborateur réputé pour ses talents de négociateur.
Il a reçu pour mission de ne pas quitter le domicile de l'individu en question avant de l'avoir convaincu de vendre ce nom de Tesla. Il a fini par se laisser persuader, mais il a fallu pour cela débourser la coquette somme de 75.000 dollars. Il faut croire que ce nom tenait à cœur à Elon Musk !
Un autre nom était prévu
Malgré les instructions très fermes données à son négociateur, le patron de Tesla avait envisagé un possible échec. Si le propriétaire du nom Tesla ne se laissait pas convaincre, il avait pensé à une autre solution;
Dans ce cas, le groupe se serait appelé Faraday. Et ce nom ne doit rien au hasard. En effet, il désigne le physicien et chimiste anglais Michael Faraday, connu notamment pour ses travaux sur l'électrolyse.
Mais c'est aussi l'inventeur du moteur électrique. On comprend pourquoi Elon Musk s'était intéressé à lui. Cependant, il ne pourrait plus utiliser ce nom aujourd'hui, car il est pris.
C'est une start-up spécialisée, elle aussi, dans la conception de véhicules électriques, qui l'a adopté. Et Faraday Future, le nom exact de l'entreprise, entend bien concurrencer Tesla sur son propre terrain.
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Combien les contrôles fiscaux rapportent-ils ?
Après une année 2020 où, du fait de l'épidémie de Covid, les contrôles fiscaux ont sensiblement diminué, ceux-ci sont repartis à la hausse pendant l'année 2021. Durant cet exercice, l'État a récupéré presque autant d'argent qu'en 2019
Une bonne année pour le fisc
En 2019, les contrôles fiscaux avaient permis aux pouvoirs publics de recouvrer 11 milliards d'euros, ce qui en a fait une année record. Or, le résultat enregistré en 2021 est presque aussi bon.
En effet, les contrôles fiscaux ont réussi à faire entrer dans les caisses de l'État 10,7 milliards d'euros d'impôts éludés et de pénalités. Ce qui représente une hausse de près de 40 % par rapport à l'année précédente.
Les données rassemblées par l'administration dans de vastes fichiers électroniques ont permis de procéder à 45 % des contrôles fiscaux. Les services de Bercy ont également reçu le feu vert pour exploiter les ressources offertes par les réseaux sociaux.
l'utilisation des nouvelles technologies ne s'arrête pas là. En collaboration avec certains partenaires, le fisc utilise également des outils numériques pour repérer des biens non déclarés et traquer ainsi d'éventuels fraudeurs.
À eux seuls, les contrôles exercés sur les donations et les successions ont permis de récupérer 1,5 milliard d'euros.
Une meilleure collaboration du fisc et de la justice
Selon certains, cette efficacité de la lutte contre la fraude fiscale doit être tempérée par certaines évolutions. C'est notamment le cas de la levée partielle de ce qu'on a coutume d'appeler le "verrou de Bercy".
Il s'agit d'un dispositif encadrant la manière dont sont organisées les poursuites pénales contre les personnes coupables de fraude fiscale. En vertu de ce mécanisme, les poursuites n'étaient engagées par la justice que si l'administration fiscale déposait une plainte.
Or, depuis la loi d'octobre 2018, toutes les affaires de fraude fiscale dépassant 100.000 euros ou concernant des faits graves doivent être transmises au Parquet. Cette réforme risquait de ralentir les procédures, les magistrats étant peu habitués à ce type d'affaires. Pour remédier à cette situation, Bercy a demandé à ses agents d'aider la justice à traiter ces dossiers.
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Quels sont les produits qui vont coûter plus cher à cause de la guerre ?
Dans un contexte déjà inflationniste, marqué notamment par la hausse des prix du carburant et de l'énergie, la guerre en Ukraine pourrait, par ses conséquences économiques, entraîner l'enchérissement de nombreux produits.
L'impact sur les prix du pétrole et du gaz
Du fait de la guerre en Ukraine, les tarifs du pétrole et du gaz, qui ont déjà subi, ces derniers temps, des hausses considérables, devraient encore augmenter. En effet, en 2019, l'Europe importait la quasi totalité de son pétrole et environ 90 % du gaz naturel utilisé.
Or la Russie est le premier exportateur de gaz vers l'Europe. Elle lui en fournit environ 40 % et 20 % de son pétrole. À cet égard, certains pays européens sont plus dépendants que d'autres de la Russie.
C'est le cas de la Finlande, qui importe de Russie plus de 90 % de son gaz, ou de l'Allemagne, qui lui en achète environ la moitié. Même si l'Europe ne devrait pas suivre les États-Unis, et imposer un embargo total à la Russie, la diminution de l'approvisionnement en gaz et pétrole russes devrait provoquer une forte augmentation de leur prix.
De nombreux produits concernés
Mais d'autres produits devraient subir des hausses de prix du fait de la guerre en Ukraine. Les prix du blé ont déjà connu une forte hausse. En effet, l'Ukraine et la Russie exportent un tiers du blé consommé dans le monde.
Or, le conflit et les sanctions économiques imposées à la Russie entraînent des ruptures dans l'approvisionnement de blé. Le prix du pain et des produits qui utilisent cette céréale, la farine notamment, devrait donc augmenter à plus ou moins court terme.
Mais la Russie et l'Ukraine exportent aussi d'autres céréales. Ainsi, les deux pays vendent environ 20 % du maïs consommé dans le monde. Comme cette céréale est à la base de l'alimentation animale, on peut aussi s'attendre, à moyen terme, à une hausse des prix des volailles et de la viande de porc.
D'autres produits, comme l'huile ou encore le lait, devraient voir leurs prix gonfler. Ces hausses pourraient faire le lit d'une inflation plus globale.
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Quel type de bien immobilier coûte de plus en plus cher ?
Dans l'ensemble, et malgré d'importantes disparités, les prix de l'immobilier ont continué à progresser durant toute l'année 2021. Mais les prix des logements anciens ont encore plus augmenté.
Les prix de l'ancien progressent encore plus vite
En 2020, les prix de l'immobilier ont augmenté de 6,5 % en moyenne, et la progression a été à peu près comparable en 2021.
Ce qui n'a pas empêché le marché d'afficher une santé insolente, puisque les transactions, au nombre de 1.178.000, ont enregistré un niveau sans précédent. Les ventes ont même dépassé le chiffre de 1.200.000 au troisième trimestre de l'année 2021.
Durant cette même année 2021, il semble que les prix de l'immobilier ancien aient progressé un peu plus. En effet, ils ont connu une hausse moyenne de 7,1 % pendant cette période.
Un engouement pour les maisons
Cet engouement pour l'immobilier ancien, qui se reflète dans une progression tarifaire plus forte pour ce type de biens, se manifeste plus encore pour les maisons. En effet, ce sont les transactions portant sur ces biens qui expliquent en grande partie la progression plus nette des prix de l'immobilier ancien.
De fait, le prix des maisons anciennes a progressé de 9 %, en moyenne, sur l'année 2021. Alors que, dans le même temps, le prix des appartements anciens n'accusait qu'une hausse moyenne de 4,6 %.
De l'aveu même des professionnels de l'immobilier, ces chiffres font de 2021 une année exceptionnelle. Ils confirment, en tout cas, la volonté des Français de posséder un bien indépendant, assorti d'un terrain.
Ce goût pour l'espace, et parfois aussi la campagne, n'a pu qu'être renforcé par les envies de liberté ressenties au terme des confinements qui ont marqué les deux dernières années.
Aussi, après ce "cru" particulier, les professionnels s'attendent-ils à une relative stabilisation du marché en 2022, même si, d'après eux, le nombre de transactions devrait rester assez élevé.
Une fois n'est pas coutume, cette hausse de l'ancien est plutôt tirée vers le haut par la province, les prix ayant eu tendance à baisser en Île-de-France durant cette année 2021.
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Combien le patron d'Apple a-t-il gagné en 2021 ?
On le sait, les revenus des grands patrons atteignent parfois des niveaux vertigineux, qui ont de quoi laisser pantois le profane. C'est le cas pour Tim Cook, qui dirige la firme Apple depuis 2011.
Des revenus mirifiques
Le directeur général d'Apple peut dormir sur ses deux oreilles : sa situation financière est au beau fixe. En effet, un document officiel, provenant de l'organe américain de contrôle des marchés financiers, vient de révéler les revenus qui lui avaient été alloués en 2021.
Leur montant fait un peu tourner la tête. Tim Cook aurait perçu près de 100 millions de dollars durant cette année 2021. Ce qui représente une augmentation de près de 570 % par rapport à l'année précédente !
Ces revenus fabuleux sont près de 1.500 fois plus élevés que le salaire moyen d'un employé d'Apple. Mais un tel pactole ne fait pas de Tim Cook l'homme le plus riche du monde. Avec une fortune estimée à 1,5 milliard de dollars, il est encore très loin du patron de Tesla, Elon Musk.
Un revenu provenant surtout des actions
Sur cette centaine de millions de dollars de revenus annuels, le salaire proprement dit ne compte pas pour grand chose. En effet, cette rémunération annuelle est de l'ordre de 3 millions de dollars.
Par ailleurs, Tim Cook a touché 12 millions de dollars pour avoir permis à l'entreprise de dépasser certains objectifs financiers. À quoi il faut ajouter 1,4 million de dollars en notes de frais, touchées à l'occasion de ses voyages professionnels, et plus de 400.000 dollars de primes d'assurance.
Mais l'essentiel des revenus du patron d'Apple est en lien avec les actions du groupe qui lui ont été octroyées. En effet, Tim Cook en a tiré plus de 82 millions de dollars.
Ce qui n'est guère étonnant vu le succès de ces actions, qui reflète la bonne santé financière du groupe. En effet, sous la direction de Tim Cook, l'action d'Apple a connu une progression de plus de 1.000 %.
Une telle progression a permis à la firme à la pomme de franchir, pour la première fois dans l'histoire boursière, le cap des 3.000 milliards de dollars de capitalisation.
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Pourquoi Airbus et Qatar Airways sont-ils en conflit ?
Un différend oppose depuis des mois le constructeur européen Airbus et la compagnie aérienne Qatar Airways, qui déplore un défaut de construction de ses A350. Un conflit porté devant la justice et qui, pour l'instant, avantage la concurrence.
Un défaut mettant en cause la sécurité ?
La tension est vive entre Qatar Airways et Airbus. Pour la compagnie aérienne, en effet, les avions A350 livrés par le constructeur européen présentent un défaut sur la surface de fuselage des appareils.
Elle considère que cette dégradation met en péril la sécurité des passagers, ce que nie Airbus, qui évoque un simple souci "cosmétique". La compagnie aérienne a donc décidé de maintenir au sol, jusqu'à nouvel ordre, 22 de ses 53 A350.
Par ailleurs, elle reproche à Airbus de ne pas vouloir traiter cette affaire à l'amiable. Ce que dément le constructeur européen. Quoi qu'il en soit, Qatar Airways a décidé de s'adresser à la justice britannique.
La compagnie a réclamé le paiement par Airbus d'une indemnité de plus de 600 millions de dollars, auxquels s'ajouterait une pénalité quotidienne de 4 millions de dollars tant que les A350 resteraient cloués au sol.
Par ailleurs, elle demande qu'Airbus soit contraint à diligenter une enquête approfondie sur le défaut constaté sur ses avions. Après la récente annulation, par Airbus, d'un contrat portant sur la livraison d'A321 à la compagnie qatarie, celle-ci a enfin demandé à la justice d'empêcher le constructeur européen d'annuler d'autres contrats.
Une compagnie qui fait jouer la concurrence
En attendant, Qatar Airways a décidé de se tourner vers la concurrence. Elle a en effet passé une très importante commande à la société Boeing.
De fait, celle-ci devrait livrer à Qatar Airways environ 50 appareils gros porteurs ainsi qu'une cinquantaine d'exemplaires du nouvel avion de la firme, le 737 Max, mis en service en 2017.
Qatar Airways s'est également proposée pour inaugurer un autre appareil récent lancé par Boeing, le 777-8F, qui devrait remplacer le 747-8F. Avec cette nouvelle commande, la flotte de Qatar Airways comprendrait nettement plus d'avions fabriqués par Boeing que d'appareils livrés par Airbus.
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Qu'est-ce que la plateforme SWIFT ?
À la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, une majorité des banques russes a été exclue du système Swift. Créée en 1973, cette plateforme, qui se présente sous la forme d'une coopérative de banques, a son siège en Belgique. Son rôle essentiel est de faciliter les règlements interbancaires.
Un transfert d'informations
Swift est l'acronyme de "Society for worldwide interbank financial telecommunications". Cette plateforme fonctionne comme une sorte de messagerie. Ainsi, quand une entreprise doit de l'argent à une autre, située dans un pays étranger, sa banque débite le montant prévu et en informe la plateforme Swift.
Cette dernière fait alors passer le message à la banque de l'entreprise créancière, qui réalise alors l'opération de paiement. Swift se trouve également au cœur des ordres d'achet et de vente de valeurs mobilières ainsi que des ordres de transfert de fonds.
Aujourd'hui, Swift assure ce transfert d'informations pour le compte d'environ 11.000 organismes financiers, situés dans 200 pays. Elle traite plus de 42 millions d'ordres par jour, soit près de 500 par seconde.
Les conséquences d'un retrait de Swift pour la Russie
La guerre déclenchée en Ukraine par la Russie a incité les pays de l'Union européenne et d'autres nations à prendre des sanctions massives contre Moscou. C'est dans le cadre de ces mesures de rétorsion que plusieurs banques russes ont d'ores et déjà été retirées de la plateforme Swift.
Une déconnexion totale des organismes financiers russes du système Swift a pu être présentée comme une "arme nucléaire" financière. Il y a d'ailleurs des précédents : ainsi, en 2012, une trentaine de banques iraniennes avaient été retirées de la plateforme.
Si une telle mesure devait être prise à l'encontre de la Russie, cela équivaudrait, en pratique, à mettre un terme à la plupart de ses échanges internationaux. Elle se verrait notamment privée des ressources substantielles tirées de la vente du pétrole et du gaz naturel.
Le PIB, et donc la richesse du pays, s'en trouverait durablement affaibli. En 2014, à la suite de l'invasion de la Crimée par la Russie, les autorités russes avaient estimé qu'un retrait de Swift entraînerait une baisse de 5 % du PIB.
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Que contiendra le “plan de résilience économique” ?
Lors d'une allocution aux Français, le 2 mars 2022, le Président de la République a fait le point sur la guerre en Ukraine. Indiquant que de nombreuses entreprises, et l'économie française elle-même, ne manqueraient pas de souffrir de ses conséquences, il a annoncé, selon ses termes, un "plan de résilience économique", dont les détails ne sont pas encore connus.
Un impact sur les entreprises et l'économie françaises
Le Chef de l'État a rappelé, dans son discours, que certaines entreprises ne pouvaient qu'être impactées par la guerre en Ukraine. Il s'agit notamment de celles qui dépendent, pour leur approvisionnement, du gaz ou du pétrole russes.
Les entreprises qui importent des matières premières de Russie ou d'Ukraine ou qui exportent des biens vers ces pays seront également touchées par les conséquences de la crise. Sans parler des entreprises présentes en Russie ou en Ukraine.
Par ailleurs, le pouvoir d'achat des Français, déjà écorné par l'inflation et les hausses des prix de l'énergie et du carburant, aura encore à subir les conséquences de probables ruptures d'approvisionnement concernant le gaz et le pétrole russes.
Enfin, l'économie française ne peut que pâtir de ces graves événements. Ainsi, la croissance, qui avait atteint, en 2021, le haut niveau de 7 %, devrait reculer.
Des réponses ciblées
Les mesures proposées par ce plan de résilience, qui doivent être préparées sous l'autorité du Premier ministre, ne sont pas encore connues.
Mais les grandes lignes peuvent en être précisées d'ores et déjà. Il s'agirait, avant tout, de prendre les dispositions nécessaires à la préservation et même au renforcement de l'indépendance énergétique de la France.
Un sommet européen, sur cette question devrait d'ailleurs se tenir à Versailles les 10 et 11 mars prochains. Les autorités rappellent également que les réserves de gaz vet de pétrole sont suffisantes pour faire face, à court ou moyen terme, aux besoins essentiels.
Les besoins des entreprises serontr recensés au cas par cas, afin de leur apporter des réponses ciblées. En effet, il n'est pas prévu de recourir à une politique de soutien globale, sur le modèle du "quoi qu'il en coûte".
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Qu'est-ce qu'une pension de réversion ?
La pension de réversion est versée au conjoint survivant d'une personne décédée. Elle représente une partie de sa pension de retraite et n'est attribuée à son bénéficiaire qu'à certaines conditions.
Un montant qui dépend des revenus
La pension de réversion permet donc au conjoint survivant de toucher une partie de la pension de base et de la pension complémentaire du conjoint décédé. Elle lui assure donc un revenu supplémentaire.
Le montant de la pension de réversion dépend des revenus annuels du conjoint survivant. S'ils dépassent un certain plafond, fixé à un peu plus de 21.985 euros pour une personne seule, il n'aura pas droit à une pension.
Si ces ressources sont inférieures au plafond, le conjoint survivant touchera la pension de réversion. Elle lui sera versée en totalité si elle n'entraîne pas un dépassement du plafond. Dans le cas contraire, la pension sera moindre, de manière à rester dans les limites de ce plafond.
Ces conditions de ressources ne s'appliquent qu'à la retraite de base. En effet, la retraite complémentaire n'est pas concernée.
Les conditions d'attribution
Même si, dans la pratique, la pension de réversion bénéficie surtout aux femmes, elle est également ouverte aux hommes. Par ailleurs, elle n'est accordée qu'aux personnes ayant été mariées.
Certains régimes, comme celui des fonctionnaires, imposent même, pour pouvoir toucher la pension, une durée minimale de mariage. Par conséquent, ni les personnes pacsées ni celles vivant en concubinage ne peuvent prétendre, le moment venu, à la pension de réversion.
Elle est également conditionnée à l'âge du conjoint survivant, sauf dans certains régimes, comme celui des fonctionnaires. En règle générale, il faut avoir 55 ans pour bénéficier de la pension.
Les conjoints survivants n'ayant pas atteint cet âge peuvent profiter, sous certaines conditions, de ressources notamment, de l'allocation veuvage. Cette condition d'âge ne joue pas pour le défunt. Ainsi, la veuve ou le veuf pourront toucher une pension de réversion même si la personne décédée n'avait pas atteint l'âge de la retraite.
Enfin, l'attribution de la pension de réversion n'est pas automatique. Le conjoint survivant doit penser à en faire la demande.
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Pourquoi la BCE veut-elle créer l'euro numérique ?
Le succès grandissant des monnaies virtuelles et une nette tendance à la dématérialisation des paiements ont incité la banque centrale européenne (BCE) à annoncer la création d'un euro numérique.
Lutter contre la concurrence des monnaies virtuelles
Pourquoi les autorités monétaires européennes se lancent-elles dans un tel projet ? La raison essentielle est à rechercher dans l'engouement de plus en plus net pour le paiement dématérialisé.
Les autorités monétaires craignent que cette habitude ne profite surtout aux nombreuses cryptomonnaies, comme le bitcoin, qui ont le vent en poupe.
En effet, les projets de nouvelles monnaies virtuelles ne manquent pas. On peut, par exemple, citer la tentative inaboutie de Facebook pour mettre en place une cryptomonnaie baptisée Diem. Mais les États eux-mêmes ne sont pas en reste; ainsi, la Chine a prévu le lancement du e-yuan.
La création d'un euro numérique permettrait donc de faire face à cette concurrence accrue des monnaies virtuelles.
Une monnaie sûre et stable
Pour l'instant, le projet d'un euro numérique est dans une phase préliminaire, amorcée dès l'été 2021 par la BCE. Environ 8.000 personnes, résidant dans divers pays européens, ont été interrogées sur l'intérêt que pouvait présenter une telle monnaie.
La majorité d'entre elles ont jugé la démarche positive. La BCE va donc continuer à développer son projet, qui, cependant, ne devrait pas aboutir avant 2025.
L'organisme monétaire européen souligne les avantages de cette nouvelle monnaie virtuelle. En premier lieu, elle serait émise par une banque centrale, et non par un organisme privé.
Elle serait également contrôlée par cet institut financier, et non par les utilisateurs d'un réseau informatique, comme dans le cas du bitcoin et d'autres cryptomonnaies.
Adossée à une banque centrale, l'euro numérique serait une monnaie beaucoup plus sûre pour ses utilisateurs. Son cours serait également défini par cet organisme financier, ce qui donnerait à la nouvelle monnaie une stabilité dont ne peuvent se prévaloir les cryptomonnaies.
Pour utiliser leurs euros numériques, les personnes intéressées se verraient ouvrir un compte directement auprès de la BCE. Cette nouvelle monnaie devrait être d'un usage commode, servant aussi bien au paiement en ligne qu'au règlement de ses achats dans un magasin.
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