
Choses à Savoir ÉCONOMIE
Par Choses à Savoir
Réseau : Choses à Savoir
Épisodes
1284 épisodes · page 25 sur 43

Qu'est-ce qui coûte 4 euros chez Carrefour ?
En octobre dernier, l'inflation s'élevait, sur un an, à 6,2 %. Les prix continuent donc d'augmenter. Mais, pour fidéliser leur clientèle, certains professionnels font le choix de les baisser.
C'est le cas de Carrefour. En effet, ce groupe de la grande distribution propose un service de location de voiture à des prix défiant toute concurrence. De fait, il n'en coûtera que 4 euros par jour aux clients.
Alors que, selon certaines sources, le prix moyen, pour la location d'une voiture, tourne autour de 35 euros par jour. Si Carrefour peut faire une telle offre, c'est en partie parce que les véhicules proposés font partie des modèles les moins chers du marché.
Le coût très bas de ce service de location s'explique encore par d'autres facteurs. En effet, ce prix de 4 euros ne comprend pas tous les frais payés par le client. Il lui faut en outre, comme il est d'usage en pareil cas, prévoir les dépenses de carburant.
Par ailleurs, et contrairement à d'autres loueurs, Carrefour fait payer à ses clients un prix additionnel, calculé au kilomètre. C'est un prix dégressif, qui dépend de la durée de location.
Ainsi, le client paie 0,24 euro par kilomètre s'il loue la voiture de 1 à 6 jours, et 0,20 euro si la location dure un mois. Ceci étant, le client doit rester vigilant s'il ne veut pas s'exposer à d'autres frais.
Ainsi, au-delà d'une demi-heure de retard, dans la restitution du véhicule, il devra payer une pénalité de 130 euros, soit davantage que le coût d'une location d'un mois. D'autres frais sont facturés si la voiture n'a pas été nettoyée avant d'être rendue.
Autre frein éventuel à une telle location : le montant du dépôt de garantie, qui est loin d'être négligeable. En effet, le client doit laisser, à ce titre, 1.000 euros au loueur. Sinon, il doit payer une somme journalière, qui s'ajoute aux frais de la location.
Enfin, le paiement ne peut se faire que par carte et le nombre de voitures disponibles n'est peut-être pas suffisant pour répondre à la demande.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel produit coûte désormais au moins 10.000 euros ?
Dans notre pays comme dans les autres, l'inflation continue de progresser. En octobre dernier, elle a été mesurée, sur un an, à 6,2 %. Aucune produit n'est vraiment épargné par cette hausse des prix.
Pas plus les voitures que les autres. Le prix de ces dernières vient même de franchir un seuil symbolique. En effet, il n'est plus possible de trouver, en France, une voiture neuve pour moins de 10.000 euros.
De fait, la voiture la moins chère du marché, la Dacia Sandero, fabriquée par une filiale du groupe Renault, coûte désormais près de 11.500 euros. Or, elle se vendait encore à 9.990 euros à la fin de l'année dernière et à 8.690 euros un an auparavant.
Aujourd'hui, un acheteur devrait donc débourser environ 2.800 euros de plus qu'à la fin de l'année 2020 pour acquérir cette voiture.
À l'image de la Dacia Sandero, toutes les autres voitures ont vu leurs prix augmenter. Aucun constructeur n'échappe à ce phénomène. Ainsi, chez Citroën, il faut dépenser près de 16.600 euros pour acheter une voiture d'entrée de gamme. Tarif comparable chez Peugeot, qui propose sa voiture la moins chère à un prix légèrement supérieur à 16.600 euros.
Les clients des deux constructeurs déploreront sans doute l'abandon des petites citadines qui, chez Citroën comme chez Peugeot, se négociaient à environ 11.500 euros.
On trouve ensuite Toyota, dont la voiture d'entrée de gamme coûte un peu plus de 15.000 euros. Chez Renault, 13.750 euros suffisent, si l'on peut dire, pour s'offrir la moins chère des voitures proposées par le constructeur. Fiat fait un peu mieux, en proposant sa première voiture aux prix un peu plus abordable de 13.000 euros.
Ce sont finalement les voitures sud-coréennes qui, en ce moment, reviennent le moins cher. En effet, les constructeurs Hyundai et Kia tirent leur épingle du jeu en proposant à leurs clients des modèles valant moins de 13.000 euros.
Quant à la voiture électrique la moins chère, elle coûte actuellement un peu moins de 21.000 euros, un prix lui aussi en nette augmentation.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'immobilier baisse-t-il dans les grandes villes ?
En cette fin d'année 2022, les prix de l'immobilier semblent être à la baisse dans les grandes villes. Du moins dans la majorité d'entre elles. Car certaines agglomérations résistent à cette tendance générale.
C'est notamment le cas de Lille et Montpellier, où le prix moyen de l'immobilier a progressé de 1 % en octobre dernier, ou encore de Marseille, où ce prix a augmenté de 0,8 % durant la même période.
Mais, dans les autres grandes villes, le mouvement des prix est à la baisse. Durant les deux derniers mois, septembre et octobre, les prix de l'immobilier ont chuté de 1,1 % à Bordeaux, dont 0,8 % pour le seul mois d'octobre.
Durant ce même mois, la baisse a été de 0,8% à Strasbourg, de 0,7 % à Toulouse et de 0,6 % à Rennes.
Cette baisse de l'immobilier dans la majorité des grandes villes a plusieurs causes. L'une des plus évidentes est la hausse des taux d'intérêt. Pour un crédit de 20 ans, de nombreuses banques proposent désormais des taux compris entre 2 et 2,35 %.
Il est très possible que cette tendance haussière se confirme. Et certains experts n'excluent pas des taux supérieurs à 3 % pour 2023.
Une autre raison de cette hausse des prix de l'immobilier urbain est à rechercher dans un affaissement de la demande par rapport à l'offre. En effet, de nombreux Français quittent les grandes villes, pour s'installer à la campagne ou dans de petites communes.
Une tendance qui s'est nettement confirmée pendant la pandémie de Covid, et notamment au moment des confinements. Aussi les biens trouvent-ils moins facilement preneurs dans les grandes villes.
Il faut désormais deux mois, en moyenne, pour qu'un logement passe d'un propriétaire à un autre. Soit, depuis août 2022, une augmentation d'une semaine.
Une telle situation est due aussi au durcissement des conditions d'octroi des prêts immobiliers. Désormais, il n'est plus possible d'emprunter sur 25 ans, ou 27 ans quand il s'agit d'un bien neuf, et les remboursements du prêt ne doivent pas dépasser 35 % des revenus.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les étiquettes de dates de péremption vont-elles être simplifiées ?
De nombreux consommateurs ne savent pas avec certitude s'il est possible ou non de garder tel ou tel produit. En effet, les dates au-delà desquelles il n'est pas conseillé de consommer le produit ne sont pas toujours faciles à interpréter.
Sur certains produits, comme la viande ou les produits laitiers, le consommateur trouve une "date limite de consommation" (DLC), qui se signale par la mention "à consommer jusqu'au...". Dans ce cas, il s'agit d'une date impérative.
La DLC s'applique à des produits très périssables, qui peuvent présenter un danger pour la santé s'ils sont consommés au-delà de la date indiquée.
Il n'en va pas de même pour la "date de durabilité minimale" (DDM), qui concerne des produits comme les pâtes ou le café. Ces produits sont "à consommer de préférence avant le...".
Ce qui signifie simplement qu'au-delà de la date indiquée, ils perdent un peu de leur goût ou de leur arôme. Mais on peut continuer à les consommer sans crainte pour sa santé.
Peu averties de cette différence, à vrai dire assez subtile, entre les diverses sortes de produits, de nombreuses personnes jettent certains aliments dès que la DDM est dépassée.
Or, nous l'avons vu, ils pourraient continuer à les consommer, même s'ils perdent certaines de leurs qualités gustatives. Jeter des produits encore consommables génère un véritable gaspillage.
En finissant un paquet de pâtes ou de café, on retarde l'achat d'un nouveau. C'est autant d'argent de gagné. Or, le gaspillage alimentaire coûterait 400 euros par an et par foyer.
Et le simple fait de jeter des aliments encore consommables en représenterait environ 20 %. En évitant de le faire, chaque foyer pourrait économiser 100 euros par. C'est pour éviter un tel gaspillage qu' on songe aujourd'hui à modifier le contenu des étiquettes indiquant les dates de péremption des produits.
Ainsi, le client trouverait, à côté de la mention "à consommer de préférence jusqu'au...", les quelques mots suivants : "pour une dégustation optimale". De quoi le rassurer sur le caractère inoffensif d'une telle consommation.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les relations entre la France et l'Allemagne sont-elles tendues ?
Depuis le début des années 1960, qui avaient vu s'afficher une véritable complicité entre le général de Gaulle et le chancelier Adenauer, le "couple" franco-allemand est considéré comme l'un des principaux piliers de l'Europe.
Or, depuis quelque temps, les relations sont plutôt tendues entre le président Macron et le chancelier Scholz. Au point qu'un conseil des ministres franco-allemand, prévu pour le 26 octobre, a été annulé au dernier moment.
Pourquoi des rapports jusque-là harmonieux se grippent-ils soudain ? Les raisons en sont assez nombreuses. À commencer par un désaccord sur la fixation des prix du gaz. La France en défend le plafonnement, auquel s'oppose l'Allemagne.
Très dépendante du gaz, elle craint qu'un tel plafonnement ne détourne les producteurs de gaz vers d'autres marchés.
La France, ainsi que d'autres pays européens, reproche également à l'Allemagne de faire cavalier seul. En ligne de mire, ici, le massif plan de 200 milliards d'euros adopté par le gouvernement allemand pour protéger les consommateurs contre les conséquences de la flambée des prix de l'énergie.
La France, là encore avec d'autres pays, critique ce qu'elle considère comme une attitude égoïste. Au surplus, les autorités françaises, non mises dans la confidence, n'ont pas apprécié d'être tenues à l'écart.
D'autres divergences se sont fait jour à propos du conflit en Ukraine et de son éventuel élargissement. En effet, l'Allemagne, approuvée en cela par 14 pays membres de l'OTAN, a proposé l'installation, dans le pays même, et, plus tard, en Europe, d'un bouclier anti-missiles.
La France, pour sa part ne s'est pas associée à ce projet. Elle préfère miser sur la dissuasion nucléaire et craint, par ailleurs, qu'un tel projet ne réactive la course aux armements.
Un tel désaccord ne fait d'ailleurs que fragiliser un peu plus la coopération militaire franco-allemande. En effet, le projet d'un Système de combat aérien du futur, ou SCAF, qui implique aussi l'Espagne, semble au point mort.
Ce programme, fondé sur une volonté de défense commune, prévoit notamment le remplacement progressif des avions Rafale par des appareils américains et des avions qui sont le fruit d'une coopération entre plusieurs pays européens.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Russie se rue-t-elle sur l'électroménager ?
Les Russes semblent soudain très intéressés par les appareils électroménagers. Ils ne les achètent pas directement auprès des pays occidentaux, mais s'adressent à des pays voisins, comme l'Arménie ou la kazakhstan.
C'est ainsi que l'Arménie a augmenté, de manière très notable, ses importations de machines à laver. Ces huit derniers mois, elle en acheté autant qu'au cours des deux années précédentes.
Quant au Kazakhstan, on pourrait penser qu'il doit faire face à une augmentation subite de sa natalité. En effet, durant le premier semestre 2022, ses achats de tire-lait ont progressé de plus de 630 % par rapport à la même période de l'année précédente !
Or il n'en est rien. En effet, le taux de natalité, dans ce pays d'Asie centrale, a même diminué de plus de 8 % en un an.
En fait, nous l'avons vu, ces deux pays n'acquièrent pas ces appareils électroménagers pour eux-mêmes. Ils les revendent à la Russie. Non pas que les ménagères russes aient plus de linge à laver.
Ce qui intéresse les Russes, ce sont les semi-conducteurs utilisés dans les machines à laver et les tire-lait. Ils en ont absolument besoin pour fabriquer leurs armes. En effet, ils arrivent au bout de leurs stocks et ils doivent les renouveler.
Or, ces semi-conducteurs, fabriqués par quelques pays, dont Taiwan ou les États-Unis, sont concernés par les sanctions occidentales qui, dès les premières semaines de la guerre en Ukraine, ont frappé la Russie.
En effet, les exportations de ces précieuses puces ont baissé d'environ 70 % dès le début du conflit. La Russie ne peut donc s'approvisionner ni auprès des pays occidentaux ni auprès de la Chine, qui a limité sa production de semi-conducteurs.
Pour ne pas éveiller les soupçons, la Russie passe donc, pour ses achats d'appareils électroménagers, par ces deux pays limitrophes. En effet, ils ne sont pas concernés par les sanctions occidentales, et, en plus, ils font partie de l'union économique eurasiatique, dont la Russie est également membre. Moscou les utilise donc comme des sortes de "clients écran".
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'Europe est-elle opposée au plan américain sur les voitures électriques ?
Les Américains ont mis au point, l'été dernier, un ambitieux plan de lutte contre le réchauffement climatique. À cette occasion, en effet, 370 milliards de dollars ont été mis sur la table.
Mais certaines de ces mesures ne soulèvent pas l'enthousiasme de l'Union européenne. Bien au contraire. En effet, les Européens les jugent discriminatoires. Et surtout l'une d'entre elles, qui prévoit l'octroi d'un crédit d'impôt de 7.500 dollars pour l'acquisition d'un véhicule électrique fabriqué aux États-Unis.
Une mesure propre à fausser la concurrence, jugent les Européens. Le ministre tchèque de l'industrie, dont le pays occupe la présidence de l'Union européenne, a jugé "inacceptable" le plan américain, dont il déplore le caractère protectionniste.
Pour l'heure, la Commission européenne veut espérer qu'une solution diplomatique permettra de régler ce différend commercial. Des négociations devraient donc avoir lieu sur cette question.
Si elles étaient couronnées de succès, elles ne devraient pas seulement permettre, dans l'esprit des Européens, de retirer les mesures de protection incriminées. Elles pourraient aboutir à l'octroi aux Européens d'un statut commercial semblable à celui dont jouissent Canadiens et Mexicains.
La production de ces deux pays bénéficie en effet des mêmes avantages que les produits américains. Évoquant la bonne volonté des Américains, les Européens ont bon espoir que les discussions se concluent par un accord satisfaisant pour les deux parties.
Il n'est donc pas prévu, pour le moment, de porter l'affaire devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Une solution qui ne serait envisagée qu'en dernier recours, en cas d'échec des négociations.
Ce ne serait pourtant pas la première fois que l'organisation internationale aurait à se prononcer sur des différends commerciaux opposant l'Europe aux États-Unis. L'une de ces querelles concernait les subventions accordées au groupe Boeing par le gouvernement américain.
Mais de nombreuses voix, dont celle des Allemands, plaident décidément en faveur d'un arrangement négocié. Elles jugent en effet que, dans le contexte actuel, marqué par le conflit en Ukraine et les problèmes d'approvisionnement énergétique, le moment serait très mal choisi pour déclarer une sorte de guerre commerciale entre l'Europe et l'Amérique.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un métier "en tension" ?
Le gouvernement pourrait créer un titre de séjour réservé aux personnes en situation irrégulière et travaillant, ou songeant à travailler, dans un métier dit "en tension".
Mais que signifie cette expression ? Un métier "en tension" est une profession qui offre plus d'emplois qu'elle n'enregistre de candidatures. Autrement dit, elle peine à recruter la main-d'œuvre dont elle a besoin.
Ainsi, les employeurs ont notamment du mal à trouver des serveurs, des infirmières, des aides à domicile, des serruriers, des agents de sécurité ou encore des carrossiers automobiles. Certains ouvriers qualifiés, ainsi que les métiers du BTP ou de l'agroalimentaire sont également touchés.
Si ces métiers ne suscitent pas assez de vocations, c'est qu'ils ne sont guère attractifs. En effet, le temps de travail y est souvent jugé excessif ou s'étend sur les week-ends. De même, les CDD y sont plus fréquents que les CDI. On peut aussi incriminer un certain manque de formation.
Chaque année, Pôle Emploi soumet un questionnaire aux entreprises, qui lui permet de savoir si elles éprouvent ou non des difficultés pour recruter la main-d'œuvre dont elles ont besoin.
C'est sur la base des réponses obtenues que le gouvernement fixe, par décret, la liste des métiers en tension. Elle devrait être révisée au début de l'année prochaine.
Même si ces problèmes de recrutement se sont sensiblement accrus durant la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid, ils existaient déjà auparavant. En effet, une étude officielle, publiée en 2019, alertait déjà sur ces tensions.
Deux ans plus tard, une autre étude, émanant des mêmes services, estimait que ces difficultés de recrutement concernaient 7 métiers sur 10 en 2021. D'après ce travail, toutes les professions y seraient même plus ou moins confrontées.
L'octroi d'un titre de séjour aux salariés de ces métiers en tension pourrait leur permettre de résoudre en partie leurs problèmes de recrutement. Et il serait désormais demandé par le travailleur lui-même, et non par son employeur, ce qui devrait le rendre plus facile à obtenir.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les frais bancaire lors d'une succession ?
Le règlement d'une succession entraîne de notables dépenses pour les héritiers. Mais il ne s'agit pas seulement du paiement de droits spécifiques et des frais de notaire. S'y ajoutent encore des frais bancaires.
Ils sont prélevés à l'occasion de la fermeture des comptes du défunt et des virements effectués sur les comptes des héritiers. Et ces frais bancaires ne sont pas négligeables. Pour une succession de 15.000 euros, la banque prélèverait 216 euros. Et, en moyenne, ces frais se monteraient à 233 euros.
Ils sont d'ailleurs très variables selon les banques, et, parfois, selon les agences d'un même réseau bancaire. Dans certaines banques, la facture est parfois cinq fois plus élevée que dans d'autres.
Ce n'est pas seulement le montant élevé de ces frais bancaires qui est critiqué. Les clients des banques, comme certaines associations de consommateurs, déplorent également un manque d'informations à propos de ces frais.
Prélevés dans un moment pénible, ils sont souvent perçus comme une forme d'injustice. Et ce d'autant plus que les banques ont le champ libre. En effet, aucun texte n'encadre ces frais de succession.
Aussi les banques peuvent-elles les fixer à leur guise. Des discussions ont pourtant eu lieu, sur cette question, au sein d'un organisme dépendant de la banque de France. Mais elles n'ont pas abouti.
Conscient du problème, le ministère des Finances a demandé aux banques de faire des efforts. Certaines ont répondu favorablement à cette invite. Il en est même, comme Boursorama ou Hello Bank, qui ont supprimé ces frais, pour l'ensemble des successions ou certaines d'entre elles.
Dans certains établissements, ces frais ont baissé, mais de façon modérée. De fait, les frais de succession prélevés par les banques n'ont diminué que de 4 % en moyenne sur un an.
Et toutes les banques n'ont pas entendu ces conseils de modération, bien au contraire. En effet, selon certaines sources, plus de la moitié des banques n'auraient pas baissé leurs tarifs en la matière. Sourdes aux demandes du gouvernement, d'autres banques les auraient même augmentés.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on revendre des jeux vidéos au format digital ?
Un jeu vidéo peut être converti en une forme numérique ou digitale. Dans ce cas, il peut être installé, de manière plus simple, sur une tablette ou un smartphone. Mais peut-on revendre ces jeux dématérialisés ?
Cette question oppose, depuis quelques années, l'association de consommateurs "UFC que choisir" à une plateforme spécialisée dans les jeux vidéo. Dans un premier temps, la justice a donné raison à l'association de consommateurs, qui défendait le droit à la revente de ces jeux au format digital.
En effet, le tribunal de grande instance de Paris, devenu, depuis janvier 2020, le tribunal judiciaire, avait jugé illégale une clause du contrat d'utilisation des jeux vidéo de la plateforme, qui interdisait la vente des jeux dématérialisés. Une décision qui permettait la mise en place d'un marché d'occasion de ces jeux au format digital.
"UFC que choisir" avait fait appel de ce jugement auprès de la Cour d'appel de Paris. Cette dernière vient de rendre un arrêt qui contredit le jugement prononcé en première instance.
En effet, la Cour considère que la plateforme de jeux vidéo a le droit de s'opposer à la vente des jeux dématérialisés. Les juges d'appel fondent leur décision sur la nécessité de respecter le droit d'auteur.
Pour eux, en effet, un jeu vidéo étant une œuvre de l'esprit, il convient de protéger les droits de ses auteurs. Ils considèrent que la vente de ces copies immatérielles des jeux vidéo porterait une grave atteinte à ce droit d'auteur.
L'association de consommateurs aurait souhaité que la Cour d'appel demande son avis à la Cour de justice de l'Union européenne. Elle pense en effet que cette question devrait se régler au niveau européen.
Cependant, les magistrats n'ont pas jugé bon de faire une telle démarche. Pour l'heure, on ignore si l'association de consommateurs formera un pourvoi en cassation. Ses responsables disent réfléchir à l'opportunité d'une telle démarche.
En tous cas, la confirmation de ce jugement pourrait compromettre le lucratif marché des jeux vidéo. En effet, environ la moitié de ces jeux sur console serait au format digital.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le livret A est-il encore plébiscité ?
Le livret A n'a jamais semblé autant apprécié par les Français. En effet, septembre 2022 se traduit, pour le 3e mois consécutif, par une collecte record de 2,7 milliards d'euros. Cette collecte représente la différence entre les dépôts faits sur le livret A et les retraits.
On mesure l'intérêt croissant des Français pour ce produit d'épargne quand on compare cette collecte à celle du mois de septembre 2021, qui s'était établie à seulement 240 millions d'euros. Doit 10 fois moins qu'en septembre 2022 !
Un résultat d'autant plus remarquable que, compte tenu des dépenses de rentrée, les Français déposent d'ordinaire moins d'argent sur leur livret A au mois de septembre. Et ces bons chiffres font suite à deux mois d'été très favorables.
La collecte du mois d'août, notamment, s'était montée à près de 4,5 milliards d'euros. Il faut aussi noter les bons résultats d'un autre produit d'épargne réglementé, le Livret de développement durable et solidaire, ou LDDS.
En effet, pour ce livret, la collecte a été de 470 millions d'euros en septembre 2022 alors qu'elle avait été négative à la même période de l'année précédente.
La raison essentielle de cette faveur renouvelée pour le livret A est la majoration de son taux de rémunération. En effet, il est passé de 1 à 2 % en août dernier. Soit davantage que celui des fonds euros de l'assurance-vie.
Et, comme on le constate d'ordinaire, cette hausse a encore plus joué dans les deux mois qui ont suivi son annonce. Il faut aussi prendre en compte le climat morose qui règne en France comme en Europe.
En effet, la guerre en Ukraine et l'inflation, causée en partie par ce conflit, n'incitent guère à l'optimisme et encouragent les Français à augmenter leur épargne de précaution.
Il faut cependant noter qu'avec une inflation moyenne à 5,6 % en septembre 2022, la rémunération du livret A, même relevée, demeure peu intéressante. Elle le serait cependant un peu plus si le taux, comme il est possible, passait à 3 % en février 2023.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle mine ouvrira en France en 2027 ?
Parmi les efforts déployés, tant au niveau national qu'européen, pour limiter l'émission de gaz à effet de serre, figure le remplacement progressif des véhicules thermiques par des voitures électriques.
À l'horizon 2035, celles-ci devraient être les seuls véhicules neufs qu'il soit possible d'acheter. Pour les faire fonctionner, cependant, il faut du lithium, composant essentiel des batteries qui les alimentent.
Mais, pour l'instant, la quasi-totalité de ce métal est importé de Chine. C'est pourquoi l'annonce faite par une société spécialisée dans la transformation des minéraux industriels a suscité autant d'espoir.
En effet, ce groupe vient d'annoncer l'exploitation, d'ci 2027, d'une mine de lithium, située dans l'Allier.
Durant un an et demi, des sondages ont été effectués sur place. Ils ont été concluants, le gisement s'avérant même plus riche que prévu. En effet, il pourrait produire environ, chaque année, 34.000 tonnes d'hydroxyde de lithium, le composé utilisé dans la fabrication des batteries installées sur les voitures électriques.
Au total, le gisement pourrait produire environ un million de tonnes d'hydroxyde de lithium, soit beaucoup plus que les 320.000 tonnes initialement prévues. Quand on sait que la production mondiale de ce composant ne dépasserait pas 450.000 tonnes par an, on mesure l'importance de ce chiffre.
De quoi équiper environ 700.000 véhicules par an. Et durant au moins un quart de siècle, la durée de vie probable du gisement. Par ses potentialités, cette mine de lithium deviendrait la seconde d'Europe, derrière un site allemand.
C'est pourquoi l'exploitation de ce futur gisement de lithium est d'ores et déjà soutenue par les pouvoirs publics. Ils y voient d'abord la meilleure manière d'assurer l'indépendance de leurs approvisionnements.
Par ailleurs, la mise en service de cette mine devrait générer des emplois. En effet, les deux sites prévus, la mine elle-même et une usine de purification du lithium, devraient se traduire par la création d'un millier d'emplois.
Ce projet, s'il aboutit, serait donc une contribution majeure de la France à la décarbonation des activités humaines en Europe. Et il réduirait aussi sa dépendance aux autres pays.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien coûte la “mise au placard” ?
Certains salariés sont, selon l'expression consacrée, "mis au placard". Même si le nombre de personnes concernées est difficile à évaluer, un institut d'études a tenté d'établir cette statistique. C'est d'ailleurs la première fois, en France, qu'on essaie de mesurer ce phénomène.
D'après ses chiffres, il y aurait en France environ 200.000 salariés "placardisés". Ce qui représente environ 0,7 % des salariés. Mais qu'est-ce qu'une mise au placard ? Elle concerne des salariés dont la direction voudrait se débarrasser, mais qu'elle ne tient pas à licencier.
Il peut lui apparaître, entre autres raisons, que le coût d'un tel licenciement serait plus grand que celui d'une mise au placard. On espère alors que cette mise à l'écart incitera la personne concernée à partir d'elle-même. Un salarié dans cette situation se voit proposer des tâches sans intérêt.
Son travail est peu à peu vidé de son sens et il n'est plus soutenu par une hiérarchie qui veille à ne plus l'insérer dans une dynamique collective. De telles pratiques sont clairement assimilables à du harcèlement moral. Et, comme telles, elles sont punies par la loi. Mais il faut pouvoir les prouver.
La "placardisation" semble concerner tous les salariés et l'ensemble des entreprises. Ceci étant, les femmes paraissent plus touchées que les autres par ces pratiques. Quant aux seniors, qu'elles n'épargnent pas non plus, ils vivent cette mise à l'écart de façon particulièrement douloureuse.
La mise au placard a un coût non négligeable, pour les entreprises mais aussi pour l'Assurance maladie. En effet, le même institut d'études le chiffre à environ 10 milliards d'euros par an.
Ce chiffre comprend d'abord les salaires versés pour la rémunération de tâches sans utilité pour l'entreprise. Par ailleurs, cette mise au placard provoque souvent le désarroi de salariés qui, à la longue, éprouvent des troubles psychologiques.
Ils sont même devenus la deuxième cause d'arrêts-maladie. En 2022, ces troubles provoquent environ 20 % des arrêts, contre 11% en 2016. Cette progression est sans doute due en partie au maintien de cette pratique douteuse au sein des entreprises.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel opérateur de téléphonie mobile offre le meilleur service ?
Chaque année, depuis plus de 20 ans, le régulateur des télécoms, l'ARCEP, fait le point sur la qualité des services proposés par les divers opérateurs de téléphonie mobile.
Il dresse d'abord un bilan d'ensemble, dans lequel il apparaît que, malgré une amélioration de la situation, tous les utilisateurs ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, les villes sont toujours plus favorisées, dans ce domaine, que les zones rurales.
Il demeure plus facile de téléphoner, d'envoyer des messages ou de partager des fichiers quand on habite en ville que quand on réside à la campagne.
Un opérateur qui fait la course en tête
Le second objectif de ce rapport d'enquête était d'établir un classement des opérateurs. L'un d'entre eux, Orange, se détache des autres; c'est lui, en effet, qui monte sur la première marche du podium.
S'il l'emporte dans tous les domaines, c'est parfois de peu. En termes d'affichage des résultats, par exemple, le score est serré. Les utilisateurs d'Orange, en effet, voient les pages web demandées s'afficher en moins de 10 secondes dans 98 % des cas.
Avec 97 % de pages affichées dans le même temps, Bouygues se montre à peine moins rapide. Avec 95 % de pages affichées pour Free et 94 % pour SFR, toujours dans le même délai, certains opérateurs se montrent un peu plus lents.
Cette prédominance d'Orange se manifeste aussi bien en ville qu'en zone rurale. Quant au rôle éventuel de la 5G sur la qualité du service proposé, il est trop tôt pour le mesurer. En effet, cette technologie est encore en voie de déploiement sur le territoire.
Cependant, les performances semblent en légère baisse par rapports aux résultats enregistrés en 2021. En premier lieu, il est assez difficile d'établir une comparaison avec une année durant laquelle les divers confinements ont contribué à modifier l'utilisation du téléphone portable.
Par ailleurs, cette enquête s'est déroulée durant l'été de 2022, marqué par de fortes chaleurs. Au-delà d'un certain seuil, la température n'est pas sans influer sur le fonctionnement des appareils. Ce qui peut fausser une comparaison entre ces deux années.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Où en est le projet de tunnel entre l'Espagne et le Maroc ?
Pour écouter l'histoire de Bernard Arnault sur Comment j'ai bâti un empire:
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922
Spotify:
https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZw
Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/2676812
Google Podcast:
https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D
----------------------------------
Le projet de relier l'Espagne au Maroc par un tunnel ferroviaire sous-marin ne date pas d'hier. En effet, l'idée avait été lancée dès 1979, voilà plus de 40 ans. En 2007, on avait semblé près du but.
De fait, cette année-là, un plan commun avait été présenté par les deux pays. Mais il n'avait pas résisté aux conséquences de la grave crise financière qui avait éclaté l'année suivante.
Cette année 2022 verra-t-elle enfin les deux pays s'entendre sur un projet devenu un véritable serpent de mer ? C'est ce qu'on peut croire au vu des décisions prises de part et d'autre.
Si ce projet est en passe d'aboutir, c'est sans doute parce que les deux pays ont décidé de mettre fin à la brouille qui s'était installée entre eux. Elle était notamment liée aux conséquences de l'interminable conflit du Sahara occidental.
Un projet en bonne voie
Présenté au début du mois d'octobre 2022, le projet de budget espagnol prévoit une somme de 750.000 euros, destinée à étudier la faisabilité du projet.
Le tunnel devrait rejoindre le Maroc en empruntant le détroit de Gibraltar. Le trajet devrait être de 42 kilomètres au total. S'il était creusé, ce tunnel devrait grandement faciliter la circulation des hommes et des marchandises entre les deux continents.
D'ores et déjà, le projet est confié à deux entreprises publiques, en Espagne et au Maroc. Des responsables de l'entreprise espagnole se sont d'ailleurs rendus en Allemagne, pour bénéficier de l'expertise d'industriels considérés comme les plus compétents en la matière. Le creusement de ce type de tunnel, qui suppose d'importants travaux d'excavation, est en effet des plus délicats.
La mise en chantier de ce tunnel, qui, s'il est construit, reliera l'Europe à l'Afrique, ne peut qu'intéresser l'Union européenne. En effet, par sa situation, il présente un véritable intérêt stratégique.
C'est pourquoi une partie du projet devrait être financée par des fonds européens, notamment dans le cadre du Mécanisme de relance et de résilience (MRR), qui soutient des projets et des réformes entrepris par des pays de l'Union européenne.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Doit-on craindre une pénurie de riz ?
Les aléas climatiques et les événements internationaux, notamment le conflit en Ukraine, ont déjà provoqué une relative pénurie de certains produits alimentaires, comme la moutarde ou l'huile de tournesol.
Le riz pourrait aussi s'ajouter à la liste des produits manquants. Les quantités disponibles pourraient s'avérer insuffisantes au moment de l'arrivée des nouvelles récoltes, en février-mars 2023.
Les dérèglements climatiques sont la principale cause de cette probable pénurie. En effet, en mai dernier, une grave sécheresse a touché les principaux pays producteurs de riz, l'Inde et le Pakistan.
Puis, en juin et septembre, de très fortes pluies se sont déversées sur ces pays, noyant jusqu'à 10 % de leur surface. On estime que ces épisodes climatiques ont entraîné la perte d'environ 250.000 tonnes de riz. Toutes les variétés de riz sont touchées, dont le riz basmati.
Un riz plus rare et plus cher
Ces aléas climatiques devraient donc entraîner une chute de la production de riz. L'Inde devrait produire environ 124 millions de tonnes de riz, au lieu de 130 millions de tonnées l'année dernière.
Quant au Pakistan, la récolte de 2022 devrait être inférieure d'environ 300.000 tonnes à celle de 2021. Ces pays devant fournir en priorité le marché local, cette baisse de production devrait se faire sentir en Europe. L'Inde a déjà interdit l'exportation des brisures de riz, qui sont une variété de riz.
Par ailleurs, la désorganisation du marché du riz et l'augmentation des coûts de production liées à la guerre en Ukraine ont tendu encore plus la situation.
Si cette pénurie devait se confirmer, le prix du riz devrait encore augmenter. Depuis septembre dernier, il a déjà progressé de plus de 12 %. D'autres facteurs pourraient encore pousser les prix vers le haut;
En effet, l'Inde a augmenté de 20 % la taxe sur l'exportation de riz. Quant à l'Union européenne, elle a fait passer de 30 à 65 euros la tonne le montant des droits de douane sur le riz.
Tous ces éléments réunis devraient entraîner, au début de l'année prochaine, une hausse assez sensible du prix du riz.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Français ont-ils réduit leurs dons aux associations ?
Il semble que, depuis 2021, les Français aient réduit le montant de leurs dons à des associations, fondations ou personnes en difficulté. Selon une étude publiée, en mai 2022, par la société de sondages Ipsos, les dons consentis par les Français en 2021 auraient diminué d'un tiers par rapport à 2020.
Un chiffre qui pourrait s'expliquer en partie par les contraintes liées à la crise sanitaire. Mais ces dons auraient aussi baissé de près de 9 % par rapport à 2019. Cependant, pour France générosités, qui regroupe des associations et des fondations, le montant de ces dons aurait progressé de près de 14 % entre 2019 et 2020.
Quoi qu'il en soit, la tendance semble se confirmer pour 2022, même si la baisse observée est beaucoup moins nette. En effet, selon la 5e édition de l'Observatoire des générosités, un sondage réalisé par la société Odoxa, un Français sur trois aura moins donné en 2022 que l'année précédente.
Cependant, la baisse n'est que relative puisque les Français ont encore donné 200 euros en 2022, soit seulement sept euros de moins qu'en 2021.
Un contexte économique morose
Si les Français ont fait moins de dons, c'est surtout en raison d'une baisse de leur pouvoir d'achat. En effet, plus de 80 % d'entre eux considèrent que l'inflation et les conséquences économiques de la guerre en Ukraine les obligent à faire des choix et à gérer leur budget avec une prudence accrue.
Les personnes ayant le plus réduit le montant de leurs dons sont, sans surprise, celles qui sont le plus touchées par les difficultés économiques du moment. Autrement dit les demandeurs d'emploi et les jeunes. Mais la catégorie 50-64 ans a elle aussi été moins généreuse en 2022.
Les Français privilégient toujours certaines causes, comme la recherche médicale ou la protection de l'enfance. Mais d'autres sont également plébiscitées. C'est le cas du combat pour l'environnement, qui enregistre la plus forte progression;
Les Français tiennent aussi à manifester leur soutien aux Ukrainiens. En effet, 16 % d'entre eux ont déjà fait un don en leur faveur.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la CGT s'inquiète-t-elle de la disparition des pièces d'un et deux centimes ?
Dans un contexte où de plus en plus d'achats se font par carte bancaire, la présence de certaines pièces de monnaie peut sembler à certains sans grande utilité. C'est notamment le cas des pièces de 1 et 2 centimes.
De fait, elles peuvent sembler encombrantes et les consommateurs ne s'en servent pas très souvent. Plus de 60 % de ces pièces ne seraient utilisées qu'une seule fois. De nombreuses personnes préfèrent d'ailleurs les échanger, dans certaines banques, contre des pièces plus fortes ou même des billets.
C'est pourquoi certains pays en ont interrompu ou interdit la circulation. C'est le cas des Pays-Bas, où ces pièces ne sont plus utilisées depuis 10 ans. Depuis décembre 2021 en Belgique et juillet 2022 en Slovaquie, les pièces de 1 et 2 centimes n'ont plus droit de cité. Les prix sont donc arrondis aux 5 centimes les plus proches.
Une cause supplémentaire d'inflation ?
La Commission européenne s'est penchée sur la question. Et elle devait prendre une décision, sans doute dans le sens de la suppression de ces pièces, au cours du second semestre de 2022. Mais rien n'a encore été décidé.
La Commission rappelle d'abord que certains pays européens ont déjà supprimé ses pièces. Elle s'appuie aussi sur un récent sondage, réalisé au niveau européen, selon lequel plus de 70 % des personnes interrogées jugent ces pièces sans intérêt.
De son côté, la CGT proteste contre la disparition annoncée des pièces de 1 et 2 centimes. En effet, elle considère que ces pièces gardent toute leur utilité quand il s'agit de faire des achats d'une petite valeur.
Le syndicat craint également que les commerçants n'arrondissent les prix à leur seul avantage. En effet, pour la CGT, il serait très difficile de contrôler l'application des règles que devrait fixer la Commission européenne sur la manière d'arrondir les prix.
La CGT considère qu'une telle mesure, propre à provoquer une hausse supplémentaire des prix, serait malvenue dans le contexte inflationniste actuel. Elle s'inquiète aussi d'une baisse possible des effectifs de la Monnaie de Paris, chargée de fabriquer ces pièces.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'écoconduite permet-elle de faire des économies ?
Dans le contexte inflationniste que nous connaissons actuellement, tous les prix ne cessent d'augmenter, et notamment ceux du carburant. L'essence devient donc un bien précieux.
Et, comme beaucoup de personnes ne peuvent se passer de leur voiture, il ne reste qu'une solution pour faire face à la situation : économiser l'essence. Mais comment faire si on est obligé de maintenir sa consommation de carburant ?
Une solution est de plus en plus souvent avancée : l'écoconduite. Elle permettrait non seulement de faire des économies mais aussi de limiter l'impact de nos véhicules thermiques sur l'environnement. Alors de quoi s'agit-il ?
Un ensemble de gestes
En prenant le volant de sa voiture, l'écoconducteur doit respecter un certain nombre de règles. En premier lieu, il doit rouler moins vite. En effet, diminuer sa vitesse de 10 km/h, c'est gagner environ un litre de carburant tous les 100 kilomètres.
C'est aussi une question de régime. En effet, il ne faut pas attendre trop pour passer les vitesses. Sinon le moteur sera en surrégime. Il n'est donc pas nécessaire d'atteindre une certaine vitesse pour passer de la 3e à la 4e par exemple, un coup d'œil sur le compte-tours sera plus indiqué.
Ces vitesses, il faut aussi les passer en douceur. De même, il faut éviter les coups de frein trop fréquents. Il vaut mieux rétrograder et compter sur le frein moteur. Pour cela, il faut anticiper les ralentissements, provoqués par un rond-point ou un feu par exemple.
Pour ne pas multiplier les coups de frein, il faut aussi éviter de suivre de trop près la voiture qui vous précède. De même, les démarrages doivent être progressifs, sans accélération brutale.
Quand c'est possible, il faut lâcher l'accélérateur, sans appuyer pour autant sur le frein. La voiture ralentira d'elle-même. Cette technique permet également d'économiser de l'essence. Enfin, si l'arrêt se prolonge, on éteint son moteur et on n'utilise pas systématiquement la climatisation.
Le respect de tous ces gestes permet de réduire notablement sa facture. Des professionnels, qui animent des stages d'écoconduite, rapportent les cas de conducteurs ayant économisé 900 euros par an.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

EDF enregistre-t-elle une hausse ou une baisse de clients ?
Dans un contexte de hausse inédite des coûts de l'énergie, le fournisseur historique d'électricité, EDF, retrouve les faveurs du public. En effet, depuis la fin de l'été, il gagnerait 100.000 clients par mois, alors qu'il y a peu il en perdait autant sur la même période.
L'année 2022 devrait donc se traduire par une hausse de sa part de marché. Les clients qui affluent chez EDF quittent les fournisseurs alternatifs dont les offres leur paraissaient plus intéressantes, du moins jusqu'à aujourd'hui.
Plusieurs de ces fournisseurs, en effet, ont beaucoup augmenté leurs prix. Certains, d'ailleurs, auraient relevé leurs tarifs au lieu de faire profiter leur clientèle des prix modérés de l'énergie subventionnée à laquelle ils ont droit. Des investigations sont en cours à ce propos.
D'autres fournisseurs n'auraient tout simplement pas les moyens d'acheter une électricité devenue trop chère pour eux. Ils n'auraient donc d'autre solution que de se séparer de clients incités à revenir dans le giron d'EDF.
Un objectif essentiel : faire des économies d'électricité
Un tel afflux de clients n'est pas forcément une bonne nouvelle pour EDF. En effet, l'entreprise doit acheter, à des prix devenus prohibitifs, la quantité d'électricité capable de fournir ces nouveaux clients.
Or ces coûts supplémentaires seront difficiles à assumer, à l'heure où EDF doit éponger une dette de 60 milliards d'euros. C'est peut-être l'une des raisons qui poussent l'entreprise à proposer des programmes d'économie à ses clients.
Dans le cadre d'une véritable campagne de communication, elle a ainsi conseillé aux particuliers d'adopter des gestes quotidiens destinés à faire des économies d'énergie, comme le fait de débrancher leurs appareils par exemple.
De même, il leur est recommandé de décaler leur usage vers des heures creuses. EDF a également mis au point des dispositifs permettant à ses clients de vérifier, aussi souvent qu'ils le souhaitent, leur consommation d'électricité.
Mais les professionnels ne sont pas oubliés. Ainsi EDF leur propose des avantages, comme des primes, s'ils consentent à diminuer pour un temps leur consommation électrique. Une consommation que les entreprise pourront, elles aussi, mieux contrôler.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Amazon souhaite verdir son activité ?
Désireux de participer aux efforts déployés pour contenir le réchauffement climatique, Amazon s'est fixé un objectif très ambitieux. En effet, le groupe espère ne plus émettre de CO2 d'ici 2040. Soit une avance de 10 ans par rapport aux prévisions de l'Accord de Paris.
Le but du géant du commerce en ligne est donc de dépendre de moins et moins des énergies fossiles. La première manière d'y parvenir est de remplacer peu à peu ses véhicules thermiques par des camions et des utilitaires électriques.
Et, à cet égard, Amazon semble être dans la bonne voie. En effet, la firme fait savoir qu'elle utilise déjà des milliers de véhicules n'émettant pas de carbone. Et elle insiste notamment sur l'utilisation, d'ici la fin de l'année, de 20 camions électriques en Allemagne et de 5 véhicules du même type au Royaume-Uni.
...Qui devraient se poursuivre
Les responsables d'Amazon ont annoncé leur intention d'accentuer cet effort dans les années à venir. Et, en effet, ils semblent bien décidés à renouveler leur flotte. Elle devrait comprendre de plus en plus de véhicules électriques, puisque Amazon prévoit d'acheter environ 1.500 poids lourds électriques pour l'ensemble de l'Europe, dont 300 pour la France.
Mais ces efforts pour diminuer l'empreinte carbone de l'entreprise passent aussi par une certaine décentralisation. Le groupe devrait en effet se réorganiser, en prévoyant la construction, à côté de ses grands entrepôts, de ce qu'il appelle des "pôles de micromobilité".
Il s'agit de structures plus petites et situées plus près de la clientèle. Il serait donc possible de faire les livraisons en vélo-cargo ou même à pied. Autant de modes de locomotion qui ne génèrent aucune émission de gaz à effet de serre.
Même s'ils sont salués, ces efforts suscitent un certain scepticisme dans le milieu écologique. On doute en effet qu'ils soient suffisants pour réduire de manière significative une empreinte carbone estimée, en 2019, à plus de 51 millions de tonnes métriques équivalent CO2.
Quant à l'objectif d'atteindre le "zéro émission" de carbone, d'ici à peine 20 ans, il paraît à ces observateurs encore plus improbable.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les défaillances d'entreprises sont-elles en hausse ?
Qu'est-ce qu'une défaillance d'entreprise ? Ce terme générique est utilisé pour désigner un certain nombre de procédures collectives. Ainsi, une entreprise est placée en liquidation judiciaire lorsqu'elle se retrouve en faillite, donc dans l'impossibilité de payer ses dettes.
À l'été 2021, près de 75 % des entreprises en difficulté avaient été placées en liquidation judiciaire, soit davantage qu'avant la pandémie. Si l'entreprise est en cessation de paiement, elle est placée en redressement judiciaire; il s'agit de trouver une solution pour lui permettre de retrouver un équilibre entre le passif et l'actif.
Toujours en 2021, ces procédures n'avaient concerné que 24 % des entreprises. Et les mesures de sauvegarde, prises pour maintenir l'activité de l'entreprise, étaient très peu nombreuses.
Des défaillances d'entreprises en hausse
Depuis le début de l'année, le nombre de ces défaillances d'entreprises ne cesse de progresser. Ainsi, depuis février, on constate, à cet égard, une augmentation de 45 % par mois.
Pour donner un exemple concret, plus de 9.800 entreprises ont connu une défaillance entre le 1er avril et le 30 juin 2022; soit une augmentation de plus de 49 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Et le nombre de défaillances constaté entre le début juillet et la fin septembre 2022 a progressé d'environ 69 % par rapport à l'été précédent. C'est le niveau le plus élevé depuis la fin de l'année 2020, sans pourtant ramener les entreprises au niveau de 2019, où les défaillances avaient été plus nombreuses.
L'augmentation est encore plus nette pour les PME et certains secteurs, comme la restauration rapide, les ventes en ligne ou l'habillement.
Cette recrudescence des défaillances d'entreprises vient en partie de la fin progressive des dispositifs d'aide que le gouvernement avait mis en place pour les aider à maintenir leur activité durant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid.
Les entreprises avaient en effet bénéficié, parmi d'autres mesures, d'un certain allègement des cotisations sociales, de prêts garantis par l'État ou encore de plans d'apurement destinés à faciliter le paiement des dettes des sociétés.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment bénéficier du chèque fioul ?
Dans le contexte inflationniste que nous connaissons actuellement, les prix de l'énergie ne cessent d'augmenter. Le fioul ne fait pas exception à la règle. En ce début d'octobre 2022, le litre de fioul dépasse 1,80 euro, soit un prix 60 % plus élevé qu'à la même époque de l'année dernière.
Aussi le gouvernement a-t-il décidé de prendre des mesures spécifiques pour aider les personnes qui se chauffent au fioul à payer leurs factures.
Il s'agit pour lui d'utiliser à bon escient l'enveloppe de 230 millions d'euros que le Parlement destinait, dès cet été, aux Français utilisant ce mode de chauffage. À la mi-septembre, la Première ministre s'était dite favorable au principe d'un chèque spécifique pour les utilisateurs de fioul.
Quant aux détails de la mise en œuvre de cette nouvelle subvention, ils viennent d'être dévoilés.
...Et ses modalités d'application
D'après les indications données par les autorités, la moitié des ménages se chauffant au fioul devraient pouvoir profiter de ce chèque. Soit environ 1,6 million de personnes. Un simulateur en ligne, bientôt mis en service, permettra à chacun de savoir s'il y a droit.
Les personnes ayant déjà payé leur fioul au moyen du chèque énergie recevront ce nouveau chèque sana avoir à faire aucune démarche. les autres devront en faire la demande, à partir du début du mois de novembre.
Pour toucher cette nouvelle subvention, il leur suffira d'adresser une facture de fioul aux services compétents. Combien les bénéficiaires toucheront-ils ? Le montant du chèque dépend à la fois de leurs ressources et de la composition de leur foyer.
Ainsi, par exemple, une personne touchant le SMIC, seule et sans enfant, devrait percevoir 100 euros. Si cette personne a un enfant, la somme devrait doubler.
Ce chèque n'aura pas d'effet rétroactif. Autrement dit, il ne sert qu'à payer les futures factures. Enfin, les 6 millions de ménages touchant déjà le chèque énergie peuvent le cumuler avec cette nouvelle aide.
Il est conseillé de ne pas attendre son versement pour acheter son fioul. Dans le cas inverse, ces achats cumulés provoqueraient une hausse supplémentaire des prix que personne ne souhaite.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l’obligation légale de subvenir aux besoins des enfants ?
Le Code civil, complété par la législation, ainsi que d'autres textes, comme la Convention internationale des droits de l'enfant, disposent que les parents ont un devoir d'entretien, appelé aussi obligation alimentaire, envers leurs enfants.
Depuis 2002, cette obligation s'étend à tous les parents, qu'ils soient mariés ou non. Elle continue même de s'imposer à des parents auxquels on a retiré l'autorité parentale. En effet, elle n'est liée qu'à la filiation.
L'obligation alimentaire est de droit pour les enfants mineurs. Elle s'impose donc, sans aucune condition, aux parents. Elle consiste à satisfaire les besoins matériels essentiels des enfants, comme la nourriture, le chauffage, les soins médicaux et d'autres encore.
Elle oblige aussi les parents à assurer l'éducation de leurs enfants, en leur permettant notamment de suivre des études et des formations.
Depuis 2002, une loi, dont les dispositions ont été intégrées au Code civil, stipule que l'obligation d'entretien ne s'arrête pas de plein droit à la majorité de l'enfant.
Mais le droit d'un enfant majeur à être soutenu par ses parents n'a pas le caractère absolu qu'il revêt dans le cas d'un enfant mineur. Par conséquent, l'obligation alimentaire envers un enfant majeur est en quelque sorte conditionnée.
Elle l'est surtout par la capacité de cet enfant à subvenir à ses besoins. En effet, la jurisprudence estime qu'à partir du moment où il y parvient, les parents ne sont plus dans l'obligation de l'aider.
Or un enfant majeur n'est pas vraiment autonome tant qu'il poursuit ses études. En principe, la jurisprudence considère donc que, tant que l'enfant majeur est étudiant, l'obligation alimentaire s'applique. Le caractère sérieux de ces études pourra être pris en compte par le juge.
Si l'enfant majeur demande une aide à ses parents, au titre de l'obligation alimentaire, il doit apporter la preuve qu'il ne peut subvenir par lui-même à certains de ses besoins.
Enfin, dans certains cas, l'attitude de l'enfant peut conduire à la cessation de l'obligation alimentaire. Mais il faut alors qu'il manque gravement à ses devoirs envers ses parents.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel pourcentage de chômeurs ne demandent pas d'allocation ?
Un récent rapport, transmis par le ministre du Travail au Parlement, a de quoi surprendre. Il révèle en effet que tous les chômeurs, loin de là, ne demandent pas à bénéficier des allocations auxquelles ils ont pourtant droit.
Selon cette étude, entre 25 et 42 % des chômeurs ne demandent pas à être indemnisés. Ce qui représente, sur un an, entre 390.000 et 690.000 personnes.
Cette étude a été réalisée entre novembre 2018 et octobre 2019. Elle s'appuie sur les critères d'éligibilité définis par la Convention Unedic négociée par les partenaires sociaux en 2017.
D'après cette convention, il convient donc, pour avoir droit à une indemnité, d'avoir travaillé au moins 4 mois durant les 2 années ayant précédé la fin du contrat, de chercher un travail et d'être inscrit à pôle Emploi.
Par ailleurs, les personnes ayant atteint l'âge de la retraite ne sont pas concernées, en principe, par l'indemnité de chômage. Il faut enfin noter que, pour réaliser leur étude, les auteurs ont, pour des raisons de commodité, exclu certaines personnes de son champ, comme les moins de 25 ans ou les personnes ayant très vite retrouvé un travail.
Le profil des non-recourants
Qui sont donc ces "non-recourants", comme on les appelle dans les textes officiels ? A priori, ils ressemblent assez aux "recourants". Certaines différences, cependant, séparent ces deux catégories.
En premier lieu, les non-recourants sont plus souvent des titulaires de CDD ou de contrats d'intérim que de CDI. À l'inverse, les salariés victimes d'un licenciement économique ou négociant une rupture conventionnelle sont très nombreux à faire valoir leurs droits.
D'après cette étude, ces derniers seraient plus de 90 % à demander leur allocation chômage. Est-ce parce qu'ils ont moins travaillé que les autres, en moyenne, que les non-recourants hésitent à réclamer leurs indemnités ? Du fait de cette faible durée de travail, ils pensent peut-être ne pas y avoir droit.
On peut aussi invoquer une mauvaise connaissance des règles d'indemnisation, la crainte d'être mal vu ou l'espoir de retrouver rapidement un travail.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Lidl ne peut pas vendre ses lapins en Suisse ?
Depuis 2018, des poursuites judiciaires ont été lancées, par le chocolatier suisse Lindt, contre la branche helvétique du groupe Lidl. Objet du litige : de petits lapins en chocolat, vendus notamment à l'occasion des fêtes de Pâques.
Lindt considère en effet que les lapins en chocolat proposés à leurs clients par les magasins suisses de Lidl ressemblent beaucoup à l'un de ses produits phares. Il s'agit d'un lapin en chocolat, le plus souvent enveloppé dans une feuille d'aluminium doré, et portant au cou un petit grelot.
Dans un premier temps, en 2018, le tribunal de commerce local avait débouté la société Lindt. Mais, prenant le contrepied de cette décision, le Tribunal fédéral vient de lui donner raison.
Assurer la protection d'un produit emblématique
Le tribunal a donc jugé que les lapins en chocolat de Lidl étaient trop proches, par leur forme et leur aspect, de ceux confectionnés par Lindt. Au point que ces similitudes peuvent créer une confusion dans l'esprit des consommateurs. En effet, pour les juges, les menues différences entre les deux produits ne les empêchaient pas de se présenter sous une forme trop semblable.
Or, la société Lindt tient à ce qu'il n'y ait aucun doute pour les consommateurs : ces petits lapins en chocolat ne doivent être confondus avec aucun autre produit. Le groupe chocolatier suisse est d'autant plus vigilant à ce sujet que ces lapins sont fabriqués dans ses usines depuis 1952.
Il s'agit donc, pour Lindt, d'un produit emblématique, qui doit être défendu contre toutes les contrefaçons. D'ailleurs, un récent sondage, mis en avant par le tribunal, révèle bien que, pour la majorité des consommateurs, les lapins dorés sont associés à Lindt. la société veut donc conserver cette position dominante.
En vertu de ce jugement, la branche suisse de Lidl ne pourra plus vendre ses lapins en chocolat. Et elle devra détruire les stocks existants. De quoi conforter encore un groupe dont les affaires sont déjà florissantes.
Possédant plusieurs marques, la société emploie en effet plus de 14.500 personnes dans le monde et a réalisé, en 2021, près de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Kim Kardashian a dû payer une amende de 1,26 million de dollars ?
Pour écouter le podcast Faits Divers:
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713
Spotify:
https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483b
Deezer:
https://deezer.com/show/3871907
Google Podcast:
https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D
--------------------------------------------
La productrice et animatrice de télévision Kim Kardashian est une personnalité très médiatique. La fortune de celle qui est aussi une femme d'affaires avisée est estimée à près de 2 milliards de dollars.
Mais il faut croire qu'elle ne la jugeait pas encore suffisante. Elle aurait en effet reçu 250.000 dollars pour faire l'éloge d'une cryptomonnaie. Ses promoteurs savaient en effet qu'avec ses 331 millions d'abonnés sur le réseau social Instagram, Kim Kardashian pouvait toucher un large public.
Mais cette initiative s'est retournée contre la star. En effet, l'organisme fédéral chargé de contrôler les marchés financiers, lui a reproché d'avoir fait de la publicité pour cette cryptomonnaie sans avoir précisé qu'elle avait été payée pour cela.
Une très forte amende
Reconnaissant le délit, Kim Kardashian a accepté de débourser 1,26 million de dollars. Cette somme comprend une amende d'un million de dollars et un redressement fiscal de 260.000 dollars, ce qui équivaut à la rémunération de la star, à laquelle s'ajoutent les intérêts.
L'animatrice y est donc allée de son couplet pour vanter, sur les réseaux sociaux, les mérites de la cryptomonnaie. L'organisme de surveillance pense que ces annonces font partie d'une stratégie globale, connue sous le nom de "pump and dump".
Elle consiste à susciter, par une publicité bien orchestrée, un fort engouement pour la monnaie virtuelle en question. Ses créateurs attendent que le cours de cette cryptomonnaie, stimulé par cette campagne promotionnelle, atteigne un plafond. Ils vendent alors leurs cryptoactifs à un taux très élevé.
Le crash provoqué par cette action n'est pas sans ruiner certains investisseurs. D'où la vigilance du gendarme de Wall Street. Elle ne s'est d'ailleurs pas exercée au détriment de la seule Kim Kardashian.
D'autres personnalités en vue ont eu maille à partir avec ses services. Et pour les mêmes raisons. En effet, c'est pour avoir fait l'éloge de cryptomonnaies, dans les mêmes conditions que Kim Kardashian, qu'un rappeur, un boxeur et un acteur connus ont dû rendre des comptes à l'autorité de contrôle des marchés financiers.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien pouvez-vous économiser en respectant le plan de sobriété ?
Du fait de la guerre en Ukraine, la Russie a suspendu ses livraisons de gaz à la France, qui doit aussi compter sur l'arrêt provisoire de certaines centrales nucléaires. Face à cette situation, et à l'approche de l'hiver, le gouvernement vient de présenter un plan de sobriété énergétique.
Il invite les particuliers comme les entreprises à modifier leurs comportements. Il encourage notamment la baisse du chauffage dans les pièces principales et l'utilisation de certains appareils électroménagers durant les heures creuses.
Par ailleurs, la perspective d'un chèque de 100 euros devrait pousser les conducteurs à adopter le covoiturage. D'autres mesures, comme la rénovation des bâtiments publics ou la coupure d'eau chaude dans les administrations, complètent ce plan gouvernemental, dont les autorités attendent une baisse de 10 % de la consommation d'énergie.
Des économies non négligeables
Une personne respectant à la lettre toutes ces recommandations peut-elle avoir une idée de ce qu'elle va économiser ? Oui, car un cabinet d'études économiques vient de chiffrer ces économies.
Il les estime à un peu plus de 1.300 euros par an, ce qui n'est pas négligeable. D'après cette étude, le recours au covoiturage serait le principal moyen de réduire ses dépenses.
En effet, il permettrait d'économiser environ 1.000 euros par an. Considérant qu'un ménage dépense, pour sa voiture, un peu plus de 2.100 euros par an, les auteurs de l'étude ont pensé que le recours au covoiturage permettait de diviser cette somme par deux.
Par ailleurs, la réduction de la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes permettrait de faire une économie de 125 euros par an. Mais elle ne serait que de 24 euros à l'année si la vitesse passait de 90 à 80 km/h sur certaines routes.
La baisse du chauffage est aussi une bonne manière de limiter sa facture énergétique. D'après les calculs de ce cabinet d'études économiques, une baisse d'un peu plus de 1°C permettrait une économie annuelle de près de 80 euros par an.
Par contre, il serait plus difficile de chiffrer les économies dégagées par le recours au télétravail.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quel taux la France emprunte-t-elle ?
La situation économique, marquée par la montée de l'inflation et de fortes tensions internationales, n'est pas plus favorable à la France qu'aux autres pays. Ainsi au moment où le budget pour 2023 est présenté, le gouvernement annonce la conclusion d'un nouvel emprunt.
Négocié pour l'année prochaine, il devrait atteindre le niveau record de 270 milliards d'euros. C'est 10 milliards de plus que les emprunts des deux années précédentes.
Ce chiffre est préoccupant, même s'il témoigne d'une relative stabilité. En effet, cet emprunt, programmé pour 2023, devrait correspondre à près de 10 % du PIB, comme en 2022. Mais si ce montant est tout de même préoccupant, c'est que l'État ne peut plus guère puiser dans l'épargne de précaution amassée au cours des années précédentes.
Un taux en hausse
Cependant, le véritable sujet d'inquiétude, au sujet de cet emprunt, concerne le taux d'intérêt qui lui sera appliqué. En effet, dans un contexte d'inflation croissante, les banques centrales ont relevé ces taux.
Ainsi le temps où la France négociait ses emprunts à des taux très bas, voire négatifs, semble révolu. De fait, le taux servant de référence, le taux à 10 ans, vient de passer à 2,71 %.
Du jamais vu depuis une décennie. Ce taux est légèrement supérieur à celui qu'attendait l'organisme chargé de négocier les emprunts de la France. En effet, il comptait plutôt sur un taux de 2,6 %. Une différence qui peut sembler minime, mais qui a son importance.
De son côté, le taux moyen d'emprunt sur les marchés, après avoir été négatif en 2021, s'affiche à près de 1,20 % pour cette année. Mais, pour autant, cette hausse des taux ne décourage pas les investisseurs. En Effet, d'ores et déjà, plus de 80 % de la dette française a trouvé preneur.
Quant aux conséquences de cette élévation des taux, elles ne devraient pas se faire sentir avant quelques années. En effet, compte tenu des caractères de la dette française, le pays devrait profiter, pendant quelque temps, de la période où les taux étaient encore négatifs.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Google et Meta ont-ils réduit leurs effectifs ?
Dans le contexte de spirale inflationniste qui se met en place, avec des hausses de prix et de salaires en cascade, nombre d'entreprises doivent réviser leurs prévisions à la baisse.
C'est même le cas pour des géants du web, comme Meta, le nouveau nom de Facebook, ou Google, intégré aujourd'hui dans une société nommée Alphabet. En effet, ces sociétés ont connu une progression constante, profitant même de la pandémie de Covid pour améliorer encore leurs affaires. Ce qui n'est guère étonnant compte tenu de la nature de l'activité de ces entreprises.
Jusqu'au déclenchement de la guerre en Ukraine, et à la dégradation de la situation économique qui s'en est ensuivie, l'heure était donc à l'optimisme. Et, de fait, autant Google que Meta ont alors accru leurs effectifs, pour répondre aux besoins croissants de leur clientèle.
Un licenciement qui ne dit pas son nom
Mais cette période est révolue. En effet, le contexte économique, beaucoup moins favorable, oblige à réduire la voilure. De fait, les actions de ces sociétés sont en baisse et la masse salariale pourrait augmenter.
Quand des entreprises veulent faire des économies, elles songent d'abord à diminuer leurs effectifs. Meta et Google ne font pas exception. Mais les dirigeants voudraient que les choses se passent en douceur.
Il n'est pas question, du moins pour l'instant, d'annoncer des licenciements secs, comme l'a fait la société Snap, par exemple, qui a lancé l'application Snapchat. Pour leur part, Google (ou Alphabet) et Meta emploient un autre langage.
les deux groupes ne parlent pas de licenciements, ils encouragent seulement leurs salariés à trouver un autre emploi dans l'entreprise. Ils estiment sans doute leur donner tout le temps nécessaire pour mener leurs recherches.
Pourtant, les employés de Meta concernés par cette mesure ne disposent que d'un mois pour dénicher un autre poste. Alphabet se montre plus généreux, puisqu'il accorde trois fois plus de temps à ses salariés.
Si le mot n'est pas prononcé, il s'agit bien à terme, de licenciements. En effet, si, à la fin de la période considérée, un salarié ne se recase pas ailleurs dans l'entreprise, il est tout bonnement renvoyé.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.