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Par Choses à Savoir
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472 épisodes · page 14 sur 16

Comment ont été nommées les notes de musiques ?
Do, ré, mi, fa, sol la si, vous connaissez sans doute ces noms de notes qui construisent et structurent de nos jours le langage musical français. Mais à l’origine de l’écriture musicale, on retrouve deux grands systèmes de notations, qui ont traversé les siècles pour parvenir jusqu'à nous....
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Quelles sont les différences entre une église, une cathédrale et une basilique ?
Dans le domaine de l’architecture, nous parlons souvent des différents types d’édifices religieux sans pour autant savoir connaître les particularités de chacun d’entre-eux. Ainsi, églises, cathédrales, basiliques, qu’ont ces bâtiments en commun et qu’est ce qui les différencie ? D’abord, il faut savoir que toutes les cathédrales et les basiliques sont des églises, alors que toutes les églises ne sont pas des cathédrales ou des basiliques...
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Pourquoi doit-on l’expression “côte d’azur” à l'écrivain Stéphen Liégeard ?
La côte d’azur, peut être l’avez vous déjà visité ou vu en photo, c’est cette portion du littoral français accolé à la Mer méditerranée située dans la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur. Cette dernière est ce qu’on appelle un choronyme, mot complexe pour désigner un nom de lieu ou de région qui a été inspiré par une de ses caractéristiques géographique physique. Pour revenir à la côte d’azur, bien que ces délimitations varient selon les auteurs, généralement, on la fait aller de la ville de Cassis à Menton, . Contrairement aux hésitations sur son emplacement exact, son origine est, elle, bien connue et identifiée. Nous devons l’invention de l’expression Côte d’Azur à l’écrivain, poète et homme politique Stéphen Liégeard...
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Pourquoi l'œuvre Macbeth est-elle considérée comme une pièce maudite ?
Les superstitions au théâtre sont nombreuses, et entre autres, se caractérisent par le fait de porter la couleur verte sur scène , le fait de souhaiter bonne chance directement à des comédiens ou bien encore de prononcer le mot corde. Mais de toutes les superstitions théâtrales, celle qui reste la plus mystérieuse concerne sûrement la pièce Macbeth écrite par William Shakespeare. En effet, au Royaume-Uni et en Amérique du Nord, Macbeth a la réputation d’être maudite. Ainsi, interdiction formelle de prononcer son nom à l’intérieur d’un théâtre, à la place, les comédiens et comédiennes se doivent de la surnommer la pièce écossaise...
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Pourquoi un gardien de musée a-t-il dessiné sur une toile de l’artiste Anna Leporskaïa ?
Un premier jour de travail est toujours compliqué, mais celui d’un gardien russe nommé Aleksandr Vasiliev intervenant au Centre Yeltsin, à Yekaterinburg, dans l'ouest de la Russie, sort complètement du commun. En effet, ce centre d’art russe mettait à l’honneur en février 2022 une exposition intitulée « Le monde comme non-objectivité. La Naissance d’un Nouvel Art » . A cette occasion, des tableaux de l’artiste peintre Anna Leporskaïa étaient présents. Anna Leporskaïa, c’est une peintre d’avant-garde russe, qui a été l’élève de Kasimir Malevitch, l’un des grands maîtres de l’abstrait au 20ème siècle. On peut voir sur ces tableaux des formes, qui ressemblent à des silhouettes humaines, mais qui n’ont pas de visages, qu’elle nomme des “figures”, qui deviendront sa marque de fabrique. Justement un de ces plus célèbres tableaux, nommé Trois figures, a été exposé pendant cette période dans le centre. Seulement deux visiteurs passionnés d’art, venus admirer l'œuvre d’Anna Leporskaïa, se rendent compte à la vue de ce fameux tableau que quelque chose a changé. En effet, certains détails supplémentaires semblent détonner avec le reste de l'exposition : deux des trois figures d’Anna Leporskaïa, sur ce tableau précisément, se sont vues ajoutées des yeux....
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Pourquoi le peintre Chaïm Soutine voulait-il détruire ses œuvres ?
Nous avons déjà abordé dans un précédent épisode la manie du peintre Bonnard à venir retoucher ses toiles vendues directement dans les musées. Hé bien, dans la même dynamique, nous allons voir que le peintre Chaïm Soutine était également un éternel insatisfait, bien qu’il ait manifesté d’une toute autre manière son exigence...
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Qu’est-ce que l’industrie de Nollywood ?
Vous connaissez surement Hollywood, le nom de Bollywood vous dit peut-être également quelque chose mais savez vous ce que représente l’industrie nommée Nollywood ? La ou Bollywood est un mot valise prenant le B de Bombay rattaché au mot -olliwood, le terme Nollywood se réfère alors à la première lettre d’un pays africain, le N de Nigéria. Ainsi, Nollywood évoque l'industrie cinématographique du Nigéria, ou la production de film est alors très importante. En effet, depuis 2009, Nollywood est la seconde puissance cinématographique au monde en nombre de films produits par an, juste derrière l’Inde et devant les Etats-Unis !
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Pourquoi dit-on des sœurs siamoises ou des frères siamois ?
Vous connaissez sûrement cette appellation qui sert à désigner communément des jumeaux ou des jumelles fusionnés symétriquement et réunis par une partie de leurs corps. Mais savez-vous d'où vient le fait d'appeler siamois ce genre de gémellité singulière ? Cela n’est pas en lien avec des termes médicaux ou spécialisés mais avec l’histoire de deux jumeaux reliés par le foie, les frères Chang et Eng Bunker, et du cirque du célèbre Phineas Barnum....
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Pourquoi la tour de Pise ne s'écroule-t-elle pas ?
La célèbre tour de Pise attire chaque année de nombreux visiteurs venant du monde entier. Et cette renommée, elle la doit en particulier à une chose : le fait de ne pas être droite, comme si cette dernière défiait les lois de la gravité et de l’équilibre. Le campanile de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Pise, cette tour qui abrite des cloches et servait originellement à appeler les fidèles, est surveillée attentivement en raison de son inclinaison qui progresse au fil des ans. Mais cette dernière ne rompt pas, et c’est bien cela qui fascine les 31 millions de personnes venus l’admirer au cours des soixante années précédentes : pourquoi la tour de Pise est -elle penchée, et comment fait-elle pour ne pas s’écrouler ?
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Pourquoi l’affiche de la prochaine édition du Festival d’Avignon fait-elle polémique ?
Le Festival d'Avignon est avec le festival d'Edinburgh, la plus grande manifestation de théâtre et de spectacle vivant du monde, autant par le nombre de pièces et œuvres qui y sont présentées que par les spectateurs que cette dernière réunit chaque été. Cette année, du jeudi 7 juillet au mardi 26 juillet, le festival d’Avignon revient animer les rues de la cité des Papes pour une 76ème édition. De la cour d’honneur du Palais des papes jusqu’aux petits théâtres, cette nouvelle édition s’annonce importante pour un festival qui a connu des difficultés liées à la crise sanitaire lors de son dernier déploiement en 2021. Au programme évidemment des pièces de théâtres, mais également des lectures, des expositions, des débats et des films. Bien en amont de cette manifestation, le directeur du festival, le metteur en scène Olivier Py qui prépare sa dernière édition, et son équipe ont révélés un programme éclectique ainsi que l’affiche officielle de l’événement. Accompagné des célèbres 3 clés qui symbolisent le festival depuis ses débuts, le visuel montre sur fond blanc six femmes nues, positionnées les unes derrières les autres. Le dessin est l'œuvre de Khubra Khademi, peintre et plasticienne féministe afghane réfugiée à Paris depuis 2015. Seulement, Le Dauphiné Libéré révèle que l’affiche n’est pas du goût de tout le monde, certains internautes la qualifiant d’obscène ou de vulgaire...
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Qui a été le premier “poète maudit” ?
La légende des poètes maudits est parvenu jusqu'à nous, et se caractérise principalement par des figures comme celle de Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud ou encore Tristan Corbière. Ils ont tous connu la marginalité en passant par la misère, la précarité ou encore les vives critiques des institutions à leurs égards. D’abord, quand émerge le terme de “un poète maudit” ? Cette formule est apparue en 1883 comme titre d’une série d’essais de Paul Verlaine, publiés sous forme de recueil en 1888. Dans cette optique, le poète maudit est un artiste talentueux, mais incompris de ses contemporains et qui rejettent les valeurs de la société dans laquelle il vit. Sa vie est ainsi ponctuée de comportements provocateurs, asociaux voire autodestructeurs comme la consommation d’alcools et de drogues. Mais alors qui est donc considéré comme le premier poète maudit....
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Que sont "les arts incohérents" ?
Il y a moins d’un mois, un article de Libération remettait en lumière les doutes de certains experts sur l’authenticité de deux chefs d’oeuvres francais, un monochrome et d’un ready-made du XIXe siècle, qui appartenaient tout deux à un mouvement artistique assez peu connu, le mouvement des Arts Incohérents. Penchons nous sur ce courant, qui à la base se revendique comme humoristique, et qui va devenir à la fin du 19ème siècle un mouvement artistique à part entière, pris au sérieux par le public et la critique. Tout démarre en juillet 1882, quand Jules Levy, écrivain et un temps rédacteur en chef de la revue du cabaret Le Chat Noir de Rodolphe Salis, fonde un mouvement dont l’objectif est d’amuser les francais en cette fin de siècle...
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Comment les statues antiques sont-elles devenues majoritairement blanches ?
Que ce soit dans l’imaginaire collectif ou dans la plupart de nos musées, il est établi que les statues de marbres grecques et également romaines soient blanches, cela en devient même un de leurs attribut significatif. Mais toutes ces statues que l’on peut admirer aujourd’hui n’ont pas toujours été blanches, et pour la majorité d'entre elles, étés même entièrement colorées au moment de leurs premières expositions. Loin des clichés d’une Grèce idéalisée d’une blancheur totale, les créations en marbre devaient être peintes pour être considérées comme réellement achevées. Cela pouvait alors être des pigments de couleurs bleus, verts, pourpres ou rose, on retrouve même également des traces de dorures, et toutes servaient ainsi à se rapprocher d’un réel idéal...
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Comment Margaret Keane a-t-elle réussi à se faire reconnaître pour son art ?
L’histoire de l’artiste Margaret Keane est singulière, au point d’avoir été adaptée au cinéma par Tim Burton en 2014 dans le film Big Eyes. Notre récit commence en 1927, année de naissance de Peggy Doris Hawkins qui changera plus tard son nom pour Margaret qui voit le jour dans le Tennesse. Elle commence très tôt, dès ses dix ans, à peindre les motifs qui deviendront plus tard sa marque de fabrique, des portraits de personnages avec des yeux surdimensionnés. A ses 18 ans, elle entame une formation artistique à la Traphagen School of Fashion à New York, et développe en parallèle ses peintures de petits personnages qui fixent tristement le spectateur, ce malgré la difficulté qu’elle rencontre à essayer de les vendre. En effet, elle subit, comme une grande partie des femmes artistes de l’époque, le sexisme du milieu...
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D'où vient le “signe des cornes” (🤘), symbole de la musique métal et du hard rock ?
Même si vous n’êtes pas un fan inconditionnel de rock, ou plus particulièrement de métal, vous connaissez sûrement ce geste de la main, qui symbolise à lui seul cette culture musicale. Pour le réaliser rien de plus simple, gardez votre poing fermé et tendez seulement votre index et votre petit doigt. Attention de ne pas le confondre avec le signe de ILY à trois doigts, position du signe des cornes à laquelle on ajoute un pouce dressé et qui sert à exprimer l’amour en langue des signes. Le signe des cornes, dans le cadre de la culture rock, est donc ce geste d’appartenance et de complicité que vont s’adresser les fans, à la base en concert, mais qui a largement dépassé ce seul cadre, et s’étant diffusé dans l’ensemble de la culture populaire. Mais en réalité, ce geste a traversé l’histoire, au point de trouver ces origines dès la Grèce Antique...
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Pourquoi l’univers de Winnie l’Ourson est-il interdit en Chine ?
Il existe de nombreux long-métrages, dessins animés ou sagas qui sont prohibés en Chine pour divers motifs. Peut-être étiez-vous déjà au courant, les films Ghost Buster sont y introuvables car les fantômes sont interdits selon la législation chinoise , ou encore également la saga Retour vers le futur car les lois interdiesent les voyages dans le temps et les décalages vis à vis de l’histoire. Mais, encore plus étonnant, depuis quelques années maintenant, le personnage de Winnie l’ourson est devenue la principale figure à occulter pour le pays. Pour une raison bien plus incongrue que celles précédemment citées : la ressemblance de Winnie l’ourson avec l'actuel président de la République populaire de Chine, Xi Jinping....
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Que représente la couronne pour Jean-Michel Basquiat ?
Nourri par les influences de sa jeunesse et par ses diverses luttes, le peintre Jean-Michel Basquiat va devenir dans les années 70 et 80 un artiste majeur d’avant garde de la culture underground new yorkaise. En 1976, âgé d'à peine 16 ans, au même moment ou Keith Haring recouvre les murs de ses Radiats Babies, Jean Michel Basquiat va se faire connaître en graffant près des galeries d’art de Manhattan le mot SAMO, qui signifie Same Old shit, pour faire référence au quotidien des jeunes afro américains. Sa créativité lui servant à exprimer ces réflexions, mais également son intérêt pour des thèmes comme la lutte pour la cause afro-américaine, la musique jazz, le corps humain, ou encore la religion l’amène rapidement vers les galeries d’arts. La couleur et les mouvements de sa peinture transmettent pour l’époque l’énergie de toute une génération, il devient à 23 ans en 1983 le plus jeune artiste jamais exposé à la Biennale du Whitney Museum of American Art, musée d’art à Manhattan.
Parmi les éléments récurrents de sa peinture, on peut retrouver le symbole de la couronne, mais alors que représente-elle pour l’artiste Basquiat ?
Qu’elle soit d’épines ou à 3 branches, la couronne est devenue l’un des plus forts emblèmes de l’art criant et revendicateur de Jean-Michel Basquiat. Apparue très tôt dans ses dessins, la couronne pourrait transcender une envie chez lui de reconnaissance, qu’il entretient depuis sa jeunesse dans une famille relativement instable. Elle ferait également écho à ses racines, les Basquiat étant des nobles français ayant émigrés aux Etats-Unis et à ses vocations. Son ami l’artiste Francesco Clemente dira je cite “ La couronne de Jean-Michel a trois pointes, une pour chacun de ses trois lignages royaux : le poète, le musicien et le champion de boxe “ Mais bien plus loin que ces seules hypothèses, la couronne à trois branches est un moyen pour Basquiat de se réapproprier les lois de domination dans ses œuvres. Il suffit ainsi de remarquer que ces ornements sont fréquemment positionnés au-dessus de mots, de questions ou de personnages, sur lesquels Basquiat met alors l’emphase, et redéfinit la verticalité dans ses toiles. Cela rentre d’autant plus en résonance avec sa situation personnelle : premier street-artist à entrer dans le monde de l’art contemporain, la très importante commercialisation de ses oeuvres le propulse loin de son passé modeste, dans des milieux ou le luxe est commun, et où il lui ait difficile de s’adapter aux codes sociaux des sphères élitistes du monde de l’art qu’il commence à fréquenter dans les années 80. Il peint ses héros, capte la culture populaire américaine, dessine les griots africains qui transmettent leurs histoires, et refuse tout au long de sa courte vie jusqu'à sa mort en 1988 d’une overdose, de voir l’art comme marchandise, en écrivant par exemple sur certaines de ces toiles les mots ; “Not for sale”. Voilà, j’espère vous en avoir appris un peu plus sur le street-artist Jean-Michel Basquiat et de son utilisation de la couronne, comme symbolique de son monde, de ses luttes, et comme l’un des plus célèbres éléments de son art.
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Pourquoi Louise Bourgeois sculptait-elle des araignées géantes ?
Dans le paysage artistique moderne, Louise Bourgeois est considérée comme une des figures majeures du 20ème siècle et ce, malgré une reconnaissance qui sera arrivée sur le tard. Née en 1911 dans une famille de tapissiers, elle est rapidement mise en contact avec les arts manuels. Dans les années 1930, Louise se met alors à fréquenter les salons et ateliers parisiens où elle rencontre des artistes comme André Lhote ou Fernand Léger, et va par la suite prendre des cours au musée du Louvre. Elle épouse l’historien d’art américain Robert Goldwater en 1938 et va partir dans la foulée pour les États-Unis. C’est la bas qu’elle commencera réellement sa carrière artistique, après une tentative infructueuse d'intégrer le groupe des surréalistes, André Breton s’y étant opposé. D’abord s’étant adonnée à la peinture, elle se concentre au début des années 50 sur ce qui lui construira sa renommée, le marbre, le plâtre et le latex. Des thèmes comme la maternité, la féminité, le corps et la sexualité, déjà présents dans son œuvre se placent à partir de 1970 au centre de son travail.
Mais alors d'où vient l’idée de sculpter ces gigantesques araignées ?
Pour comprendre ce qu’elles représentent pour Louise Bourgeois, il faut préciser la place qu’occupe l’art pour cette dernière. L’artiste place sa vie personnelle et ses émotions au cœur de son processus créatif. Comme elle le dit elle même, je cite : « Pour exprimer des tensions familiales insupportables, il fallait que mon anxiété s'exerce sur des formes que je pouvais changer, détruire et reconstruire. » Ces sculptures, sont ainsi imprégnées de ces pensées, ces réflexions et des ses traumas personnels et aborde par conséquent son travail dans une dimension quasi-thérapeutique, Louise Bourgeois étant très proche du monde de la psychanalyse. Dans ce sens, ces sculptures gigantesques d’araignées représentent symboliquement la figure de la mère, la ou le symbole du pénis, autre élément récurrent de son art, fige la figure du père. Louise Bourgeois elle-même dira que l’araignée symbolise la mère, je cite, « parce que ma meilleure amie était ma mère, et qu'elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable, indispensable qu'une araignée’. Symbole des tapisseries que réparait sa mère, l’araignée sculptée est parfois rapprochée avec des motifs en lien direct, tels que le fil ou bien les aiguilles.
Comme elle sait si bien le faire, Louis Bourgeois joue sur l'ambiguïté de l’araignée telle qu’elle est perçue dans l'inconscient collectif, mais l’Aranéide reste pourtant bien positive dans sa vision des choses. La consécration en temps qu’artiste se développe dans les années 70, et elle aura droit à sa première exposition rétrospective au Moma à New York en 1982-1983.Bien loin de ne se limiter qu'à des sculptures d’araignées, Louise Bourgeois, artiste polyvalente et transtemporelle aura multiplié les supports de créations et aura développé des thèmes de prédilections tout au long de sa carrière jusqu'à sa mort en 2010 à travers son art qui restait pour elle “une garantie de santé mentale.’
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Comment a été inventé la marionnette Guignol ?
La célèbre marionnette Guignol qui fascine encore de nos jours les enfants est, de par ses origines, directement en lien avec le métier d’arracheur de dents. D’abord qui est concrètement Guignol ? Marionnette française née à Lyon vers 1808, elle rassemble dans son concept les traditions de la Capitale des Gaules à celles du théâtre français de la marionnette. Plus généralement, Guignol désigne un style de spectacle de marionnette comique, dont découle une littérature propre, mais également des compagnies, une historiographie et des déclinaisons médiatiques dont la plus célèbre reste celle diffusée sur Canal +, les Guignols de l’info. La technique pratiquée pour donner vie à Guignol et ses partenaires, comme Gnafron ou Madelon, implique une gestuelle particulière et de nombreux accessoires, le tout renvoyant à un comique de situation typique de la commedia dell'arte.
Mais alors, comment est concrètement né Guignol, dans quelles circonstances ?
Tout comme la barbe à papa est née par le biais d’un dentiste, Guignol est né par l’entremise d’un arracheur de dents. Penchons-nous sur son créateur. Laurent Mourguet, jeune lyonnais qui voit le jour en 1769, embrasse jeune la profession de ses parents, celle de canut, des ouvriers tisserands de la soie. Avec la Révolution Française, la pénurie de travail guette les ouvriers lyonnais, et nombre d'entre eux sont obligés de se reconvertir. Laurent Mourguet, déja immergé dans le monde de la culture dans sa jeunesse, se fait alors marchand ambulant dans la campagne lyonnaise, et découvre de ce fait le patois local. En 1797, il revient sur Lyon même pour s’installer comme arracheur de dent sur les places de la ville. Un problème se pose alors à lui, comment réussir à attirer une nouvelle clientèle ? Il décide alors de rassembler ses connaissances pour monter un spectacle de marionnettes, comme cela se faisait déjà à Paris 150 ans auparavant, et ainsi éveiller l’attention des populations qui circulent.
Sur la base du théâtre classique de Polichinelle, personnage important de la commedia dell'arte, un texte est ainsi improvisé selon les humeurs du marionnettiste et les actualités du jour afin de réaliser un spectacle qui remplit de ce fait le rôle d’une gazette orale. Et cela marche, son spectacle commence à avoir du succès, à tel point que Laurent Mourguet va abandonner la profession d’arracheur de dents. Avec le temps, Laurent Mourguet se professionnalise, apprend à manipuler, et en vient à créer Guignol, dont on date traditionnellement la première apparition le 24 octobre 1808. La marionnette prend alors les traits de son créateur lui-même : fossettes et large sourire dans un visage rond. Guignol s'impose comme porte parole des petites gens de l’époque, par opposition à Polichinelle qui lui, symbolise plutôt l’individualisme. Par sa simplicité et sa bonne humeur Guignol va gagner en succès avec les ans, et pas seulement auprès du jeune public, notamment en étant joué des cafés théâtres à Paris.
Digne représentant de la culture et du parler lyonnais, on consacre aujourd’hui à Guignol 4 théâtres à Lyon, et plus d’une douzaine à Paris, ou le style a bien évidemment évolué et se veut plus interactif, et enrichi de contes populaires. Quant à son nom, plusieurs versions sont affirmées par différents historiens, mais d’après le dictionnaire Larousse, Guignol était le nom d'un canut lyonnais, que Laurent Mourguet donna à sa marionnette. Voila, j’espère vous en avoir appris un peu plus sur l’histoire de la création de Guignol, à la base intervenue pour attirer la clientèle auprès de son père.
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Qu’est-ce qu'un “hareng rouge” au cinéma et en littérature ?
Nous avons déjà évoqué, dans un précédent épisode, ce qu’était un Macguffin dans un scénario. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur un autre élément scénaristique dont vous ne connaissez peut-être pas le nom mais que vous avez sûrement déjà croisé, le hareng rouge. Rassurez-vous, nous ne parlons pas du poisson, mais bien d’une technique utilisée assez fréquemment au cinéma et en littérature. Le hareng rouge, ou en anglais, red herring, fait référence à un procédé de narration utilisé par les scénaristes ou les écrivains, qui vise à mettre en place une ou plusieurs fausses pistes dans une histoire, qui donnera un retournement final que le spectateur ne pouvait pas anticiper. Par ce procédé, les créateurs d’une œuvre s'assurent également du fait que cette ultime révélation donne un tout autre sens à l’intrigue qui s’est précédemment déroulée, que cela amène d’autres possibilités d’interprétations aux spectateurs.
Mais alors pourquoi appelle t-on cela un hareng rouge ?
L’origine de l’expression reste complexe à déterminer, mais on suppose principalement que cette dénomination viendrait du kipper, un poisson fumé très odorant alors utilisé dans la chasse pour éduquer les chiens à suivre une piste ou à les détourner de celle-ci. Toute la difficulté de cette technique réside donc dans le fait d’amorcer et de disséminer des indices tout au long du film ou du livre afin que le rebondissement final ne donne pas l’impression de sortir de nulle part. Des éléments qui ne sont pas trop évidents, qui se doivent de rester ambigu. Le hareng rouge reste donc une technique subtile, que les réalisateurs et romanciers doivent manier avec attention, pour pouvoir garder l’effet de surprise intact. Dans quelles œuvres peut-on trouver ces fameux harengs rouges ? Hé bien, parmi les long métrages les plus célèbres qui se servent de ce procédé, on peut trouver le film “Sixième Sens” réalisé par Night Shyamalan, qui pour ce faire met en place des ellipses qui permettent de cacher des éléments importants de l’intrigue en se mettant dans la logique et le point de vue du spectateur. De cette manière, le spectateur comble les espaces laissés par la narration avec ses hypothèses, et permet au hareng rouge de donner du sens au tout. On retrouve également les films “Usual suspects” de Bryan Singer, ou bien “Fight Club” de David Fincher qui se servent eux aussi d’un hareng rouge pour étoffer leurs récits.
En littérature, on peut noter l’utilisation de ce procédé dans les romans d’Agatha Christie qui en fait même explicitement référence et usage dans son histoire “Ils étaient dix”, en l’évoquant dans la comptine qui fait office de fil rouge. Dans cette dernière, le red herring, traduit par hareng sault ou rouge, peut être interprété de manière littérale comme le poisson, mais également dans le sens technique du terme, alors que Agatha Christie joue sur cette ambiguïté. Voilà, j’espère vous en avoir appris un peu plus sur le hareng rouge, une technique populaire des scénaristes et romanciers notamment dans le genre policier, sur laquelle vous pourrez maintenant poser un nom.
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Pourquoi les représentations de l’art égyptien montrent-elles des personnages de profil ?
La civilisation égyptienne antique est caractérisée par une certaine longévité et stabilité en ce qui concerne l’art. En environ 3120 ans d’histoire et d’évènements, l’Egypte antique a pu développé et adapté sa propre conception de ce que nous appelons aujourd’hui l’art, et parmi les nombreuses occupations artisanales pratiquées à l’époque, nous nous arrêtons aujourd’hui sur la peinture et le dessin. D’abord, comme de nombreuses civilisations de ce temps, l'art égyptien est avant tout un art fonctionnel. Bien entendu, les artistes égyptiens cherchaient à représenter de la plus belle des manières qui soient, mais le concept de “l’art pour l’art” était absent des mentalités de l’époque. Et c’est dans cette logique que prennent place ces fameuses représentations de pharaons, de dieux, ou bien d’autres acteurs importants de la société. Les artistes Égyptiens, qui faisaient partie de l’élite de la population sachant lire et écrire, ne s'intéressaient pas au fait de capter le réel tel qu’il est, à figer un portrait du monde par la peinture ou la gravure. Au contraire, la représentation du corps est alors extrêmement normée.
Comme vous le savez peut-être, les personnages dans l’art égyptien ne sont pas totalement représentés de profil. Que ce soit sur des papyrus, des poteries, dans des tombeaux ou autre, ils sont alors fréquemment dessinés et sculptés avec le visage de profil, un oeil vu de face, des jambes séparées et de profil tout comme les hanches et enfin une poitrine de face faisant apparaître leurs deux bras.
Mais alors pourquoi cette hybridation dans leurs retranscriptions picturales ?
Partant de ce constat, ce type de représentation est considéré par l'Égyptologie comme aspective, c'est-à-dire qu’elle occulte toute notion de perspective. Elle vise donc à transmettre une version purement conceptuelle et la plus exhaustive possible de l’être humain, et c’est en cela qu’elle se rapproche par nombres de ces aspects du mouvement cubiste qui apparaîtra des milliers d’années plus tard dans l’histoire de l’art. Pour résumer cette manière de construire une œuvre, on peut alors dire que les artistes égyptiens ne dessinent pas ce qu’ils voyaient, mais ce qui donnait du sens pour eux. C’est pour cela que les deux épaules des personnages apparaissent sur les représentations, les deux seins, les deux bras, les deux jambes, etc. pour éviter de reproduire partiellement une entité. Une hypothèse plus religieuse est également avancée pour expliquer cette représentation. Une personne devait être montrée sous tous ses aspects car c’était comme cela qu’elle devait se réincarner par la suite, il fallait alors détailler chacun de ces membres. Si vous vous demandez comment les artistes faisaient pour construire ce genre de représentations, ils utilisaient des grilles préparatoires qu’ils peignaient sur leurs dessins pour réaliser les bonnes proportions et ainsi normaliser la scène. Ces grilles n’avaient pas vocation à rester sur le dessin et n’étaient pas une nécessité absolue pour la création d’une œuvre, mais on en retrouve de nombreuses encore présentes et visibles . Voilà, vous en savez maintenant un peu plus sur l’art Egyptien et notamment sur l’importance accordée aux représentations complètes et non photographiques des personnages.
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Quelle femme a inspiré la Vénus de Botticelli ?
Sandro Botticelli est considéré aujourd’hui comme l’un des peintres les plus aimés et les plus importants du XVème siècle et de la Renaissance Italienne. Il précise tout au long de sa carrière son style ornemental, linéaire et gracieux en reprenant des éléments de la peinture gothique et en évitant volontairement l’exactitude anatomique dans ses dessins. On compte parmi ses tableaux les plus connus des toiles comme Le printemps, Mars et Vénus ou encore La naissance de Vénus.
Mais un point commun lie étroitement tous ces succès du peintre florentin : le personnage féminin principal prend les mêmes traits physiques fins et élégants, ceux de la muse de Botticelli. Mais alors qui était cette femme qui a grandement inspiré le travail de l’artiste ?
Cette femme, c’était Simonetta Vespucci. La légende raconte qu’elle fut la plus belle femme qui ait jamais vécu à Florence au XV ème, Yvan Cloulas, historien francais, écrira qu’elle je cite « incarnait l'idéal féminin ». Celle qui était surnommée la “sans pareille” par les florentins était une femme noble, arrivée dans la capitale de la Toscane pour célébrer son mariage avec Marco Vespucci, cousin du navigateur Amerigo Vespucci, en 1469. Elle se rapproche rapidement d’une famille importante de l’époque à Florence, la famille des Médicis, et plus particulièrement de Julien de Médicis qui deviendra son amant. Simonetta Vespucci sera également approchée dès son arrivée, entres autres peintres, par Sandro Botticelli qui voyait en elle un modèle de beauté envoûtant. Simonetta vivra à partir de leurs rencontre un véritable amour platonique avec Botticelli, l’artiste et celle qui était devenue sa muse se suivant étroitement jusqu'à la mort de cette dernière. Obnubilé par son modèle, Botticelli en produira deux portraits, et s’en inspirera à de nombreuses reprises dans ses œuvres mythologiques. Malheureusement, Simonetta Vespucci sera emportée par la tuberculose très jeune, à 23 ans en 1476. Elle n’aura pas pu admirer ses représentations dans les oeuvres de Botticelli, comme Le Printemps dans lequel elle incarne l’allégorie vernale sous le nom de Flore, et dans ce que l’on considère comme le principal chef d’oeuvre du peintre, La Naissance de Vénus ou elle représente alors la déesse grecque de l’Amour, peint respectivement en 1482 et 1485.
Ainsi, Botticelli continuera de peindre les traits de sa muse disparue quasiment, jusqu'à la fin de sa carrière. 10 ans avant sa mort, en 1510, il représentait Simonetta, et ses longs cheveux blond vénitiens dans son dernier nu, La Calomnie d'Apelle en 1495. Signe du lien étroit que les deux entretenaient, Sandro Botticelli fut enterré près de Simonetta dans l’église d'Ognissanti à Florence, comme il l’avait expressément demandé sur son testament. Ainsi, peu d’éléments du tempérament et du caractère de Simonetta en tant que tel nous sont parvenus, occultés par sa beauté qui correspondaient aux normes de l’époque. Elle restera néanmoins une personnalité importante du XV ème siècle à Florence malgré sa courte vie, et aura habité l'œuvre de Botticelli au point de devenir le personnage central de quelques-unes de ses toiles les plus populaires.
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Pourquoi dit-on un "tube" pour désigner une musique populaire ?
Aujourd’hui le terme “tube” désigne bien de façon familière un titre musical qui rencontre un grand succès commercial ou populaire. Outre le fait qu’il semble en perte légère d’inertie ces dernières années, il est considéré comme la version française de l’anglicisme “hit”. Mais alors comment est-on arrivé à associer le terme tube au domaine musical, au fil des années ?
Déjà au 20 ème siècle, il était de coutume de donner un nom aux chansons qui obtenaient du succès commercial. Dans les années 50, avant le mot tube, on employait alors le terme saucisson . Pourquoi ? Dans l’argot musical de l’époque, un saucisson, était de la musique produite et vendue pour subvenir aux besoins alimentaires de l’artiste. Boris Vian, poète, écrivain, et entre autres parolier français était à ce moment également directeur artistique chez le label de musique Philips. Et c’est lui, qui au milieu des années 50 commence à employer le terme tube à la place de saucisson. Ce terme faisait directement référence au fonctionnement du premier appareil de reproduction sonore destiné à un public amateur, le phonographe. Grâce à cet appareil apparu en 1877, il était possible de graver sur de petits cylindres des notes de musiques dans le même esprit que pour une boîte à musique ou un orgue de barbarie., Pour le très imaginatif auteur de “J’irai cracher sur vos tombes.”, le terme tube fait donc référence dans son utilisation au cylindre du phonographe, mais comporte également une dimension plus négative qui se sera perdue avec le temps.
Boris Vian fait allusion aux chansons à succès dont les paroles sont creuses comme des tubes. Il appuie cette dimension péjorative du tube en écrivant une chanson en 1957 pour Henri Salvador, sobrement intitulée Le Tube, dans laquelle il décrit avec humour les mécanismes de composition d’une chanson à succès dans laquelle les paroles comptent peu. Quelques mois plus tard, dans le même sillon, il sortira en librairie une critique contre le fonctionnement du showbizz dans laquelle il pose à l’écrit son terme, “En avant la zizique… et par ici les gros sous”. Par un glissement sémantique, au fil du temps, “tube” s’est imposé nationalement et a complètement perdu sa dimension négative originale instaurée par Boris Vian.
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Quel a été le premier placement de produit de l'histoire du cinéma ?
De nos jours, les marques se sont installées durablement dans nos paysages médiatiques et artistiques contemporains. Que ce soit sur les plateformes de partage comme Youtube ou bien au cinéma, il devient parfois même complexe, dans certains des cas les plus extrêmes, d’arriver à discerner une apparition fortuite d’une opération marketing. Bon, mais alors, d’abord, qu’est ce qu’un placement de produit ? C’est une technique publicitaire utilisée par les marques qui vont se servir de moyens audiovisuels pour promouvoir un produit ou une gamme de produits, et qui en contrepartie permet à un producteur d’obtenir des sources de financements supplémentaires. Alors que le placement de produit dans le 7ème art apparaît comme un enjeu relativement récent, nous allons voir qu’en vérité, le lien entre cinéma et marques est plus vieux que ce que l’on pourrait penser. Alors, quand a-t-on vu pour la première fois un placement de produit dans un film ?
Il nous faut remonter à la fin du XIX ème siècle, à une époque ou le cinéma n’en est qu'à ses balbutiements. Delphine Le Nozach, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine, explique qu’en 1895, les frères Lumières qui ont joué un rôle primordial dans l’histoire du cinéma dévoilent avec cela, je cite, “ toutes ses possibilités communicationnelles et publicitaires". En 1896, un an après la production de “L’arrivée d’un train en Gare de la Ciotat, les deux frères ingénieurs qui réalisent les premières projections gratuites sur grand écran sortent un court métrage nommé Les Laveuses, qui est à ce jour le le premier placement de marque au cinéma, en l'occurrence celui de la marque de savon Sunlight. Mais, ceci n’est pas un film, Les laveuses correspond plutôt au premier spot publicitaire alors cela ne marche pas. Il faut ainsi attendre quelques années plus tard pour retrouver un autre personnage très connu de l’époque dans le milieu cinématographique, Georges Méliès. Pionnier dans la création des premiers effets spéciaux et trucages du 7ème art, il sort en 1901 le film “Barbe Bleue”. Dans cette adaptation du célèbre conte de Charles Perrault, Méliès fait apparaître à l’écran une bouteille géante de la marque de champagne Mercier, qui se fond dans la mise en scène et dans le scénario du film. Et c’est ici que l’on peut voir le premier placement de produit concret dans un film.
Certains des grands acteurs du monde cinématographique à ses débuts se révèlent d’une certaine manière être également les premiers à mettre la publicité au centre de leurs arts, en comprenant que cela leurs permettraient d’avoir accès à du matériel gratuitement et à des financements. Depuis 1901, les placements de produits tels que nous les connaissons aujourd’hui sont devenus monnaie courante dans les films, notamment dans le courant des années 1980, et cela, selon le magazine Vulture, en partie à cause des marques de soda. En réponse à la marque Coca cola qui rachète en 1982 la société de production cinématographique Columbia Pictures, Pepsi Cola commence à accumuler les placements de produits pour tenter d'asseoir son influence, se retrouvant à collaborer avec des films comme Retour vers le Futur 2, Whiplash, ou encore World War Z, la plupart du temps par le biais de distributeurs de canettes. Voilà, j’espère vous en avoir appris un peu plus sur les premiers placements de produits de l’histoire du cinéma .
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Comment le film "Stuart Little" a-t-il permis de retrouver un tableau de maître perdu ?
Il arrive parfois qu’une œuvre, comme un long-métrage, permette de faire d’étonnantes découvertes, et c’est le cas de notre sujet du jour. Tout commence en plein cœur de l’année 2009, ou Gergely Barki, expert pour le musée national de Hongrie, se met à regarder Stuart Little avec sa fille de 3 ans. Dans ce film, une souris nommée Stuart Little est mise en scène dans ses aventures aux côtés des acteurs Hugh Laurie et Geena Davis. Pendant une scène, ou les acteurs sont réunis dans le salon de la famille, l’attention de Gergely Barki est alors attirée par un tableau installé sur un mur en arrière-plan. Et soudain, l’expert en peinture se fige en pensant reconnaître un tableau de maître hongrois considéré comme perdu pendant plus de 80 ans ! La toile en fond de décor, correspond trait pour trait à un tableau qu’il avait vu en noir et blanc dans un catalogue d’art de 1928. Elle se nomme “La Dame endormie au vase noir” et était au moment de la découverte de monsieur Barki considérée comme perdue depuis les années 1920. Elle fut réalisée par Robert Bereny, un peintre hongrois membre du groupe d’avant-garde Les Huit qui a contribué à introduire en Hongrie le cubisme et l’expressionnisme au début du XXe siècle. Il aura ainsi fallu 10 ans depuis la sortie du film Stuart Little en 1999 et des millions de spectateurs pour que la toile de Robert Bereny tombe sur le regard aiguisé d’un historien de l’art hongrois. Ce dernier témoigne en disant je cite : “"Je n'en ai pas cru mes yeux quand j'ai vu le chef-d'œuvre de Bereny que tout le monde croyait perdu accroché au mur à côté de Hugh Laurie !".
Mais comment l'œuvre s'était-elle retrouvée ici après toutes ces années ?
Après des échanges entre l’expert hongrois et avec Columbia et Sony pictures qui produisait le film, il s'avère que l'œuvre avait été placée dans le décor par une scénographe américaine. Selon Gergely Barki, cette dernière avait repéré le tableau chez un antiquaire de Pasadena, en Californie, notamment parce que je cite “ son style d'avant-garde lui semblait bien convenir au salon de Stuart Little". L'amateur d'art qui avait vendu le tableau à l'antiquaire de Pasadena, Michael Hempstead, un Californien de 56 ans, raconte avoir acheté la toile "40 dollars" lors d'une vente à San Diego, en Californie, à la fin des années 1990, avant de la revendre 400 à l'antiquaire. La scénographe qui avait racheté l'œuvre à titre privé après le tournage aux sociétés de productions, a donc finalement été mise au courant de la véritable valeur du tableau dont elle était en possession. Selon Gergely Barki, la toile aurait pu être déplacée pendant la seconde guerre mondiale par un collectionneur juif, il ajoute je cite que “Beaucoup de chefs-d'œuvre se sont perdus dans les turbulences du XXe siècle". Le tableau “La Dame endormie au vase noir” finira en 2014 par être vendue 229.500 euros lors d'une vente aux enchères à Budapest après avoir été découverte par hasard dans un décor de film américain. Une histoire qui nous rappelle d’ouvrir l'œil sur les œuvres d’arts que nous voyons passer, au cinéma comme dans le monde réel !
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Qu’est-ce que l’écriture en "boustrophédon" ?
Dans nos civilisations occidentales, avec l’alphabet latin nous sommes habitués depuis bien des siècles à écrire de la gauche vers la droite. Dans certaines civilisations sémitiques comme c’est le cas pour l'alphabet hébreu, il est alors d’usage d’écrire de la droite vers la gauche, norme instaurée à l’origine par l’écriture phénicienne. Mais il existe des constructions hybrides d’écritures qui ne se limitent pas à une seule direction. D’abord, il faut savoir que très peu d’écritures peuvent être réalisées dans les deux sens, et c’est pourtant le cas des hiéroglyphes égyptiens. Dans ces derniers, un hiéroglyphe tête et un hiéroglyphe queue sont placés aux extrémités d’une ligne, et sont censés montrer le sens de lecture avec l’orientation de leurs corps ou de leurs têtes. Mais notre sujet du jour, l’écriture en boustrophédon est encore plus particulier que cela.
Le boustrophédon désigne en effet, une écriture dont le sens de lecture alterne d’une ligne à l’autre, allant une ligne de droite à gauche, puis une ligne de gauche à droite… Comme le boeuf qui trace les sillons dans un champ en faisant des allers-retours, c’est d’ailleurs de cette figure imagée que le mot tient son étymologie : boustrophêdón, de βοῦς boũs « bœuf » et στροφή strophế « l’action de tourner » en grec. Ce qui est important ici, c’est le fait que le boustrophédon incarne généralement un stade intermédiaire, l’étape d’une écriture. En effet, il a été principalement utilisé à des stades anciens d’écritures avant qu’elles ne se figent dans un sens précis, comme c’est le cas avec le grec, qui avant d’écrire de gauche à droite était faite en boustrophédon. L’inscription de Sigée ou le Code de Gortyne sont des exemples bien conservés de longues phrases en boustrophédon datant de la première moitié du Ve siècle av. J.-C. Cette écriture était en Grèce antique principalement utilisée pour des tablettes de magies, qui servaient à demander la protection d’un dieu ou d’autres services.
Mais alors pourquoi avoir arrêté d’écrire de cette façon ?
Tout simplement car le boustrophédon en soi ne présente aucune commodité, et on atteste dès le 4ème siècle avant JC des tentatives pour figer la langue dans un seul sens. Le terme à dérivé et a été repris dans de nombreux domaines comme les sciences dures, avec la robotique, les mathématiques ou encore en informatique mais également dans l’art. En effet, dans l’art, le mot s’emploie pour certaines réalisations de vitraux médiévaux. La verrière de la Passion de la cathédrale Notre-Dame de Chartres doit par exemple être lue en boustrophédon. Voila, vous en savez un peu plus sur ce qu’était une écriture en boustrophédon et sur sa trajectoire dans notre histoire.
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Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !
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Comment Beethoven fit-il pour composer lorsqu'il devint sourd ?
Vous vous en doutez, la combinaison entre surdité et virtuosité peut apparaître comme très complexe, notamment pour un musicien. Et pourtant, en examinant l’histoire du célèbre compositeur Beethoven, nous arrivons au constat que la perte de l'ouïe n’est pas irrémédiablement synonyme de fatalité. Ludwig Van Beethoven, compositeur de génie allemand, aura marqué l’histoire de la musique, et ce malgré une importante surdité qui le toucha à partir de ces 27 ans. Inclassable, représentant la figure de l’artiste libre et indépendant, le virtuose né à Bonn en Allemagne en 1770 n’aura cessé de montrer son talent en improvisation et son indiscutable capacité de composition en dépit de sa perte de l’audition.
Comment Beethoven a-t-il vécu sa surdité, et comment cela s'est-il traduit dans ces œuvres ?
D’abord, la surdité de Beethoven est principalement documentée par ses correspondances. Si l’on doute sur les origines de ce mal qui le touche, Beethoven attestait à 35 ans avoir des difficultés à entendre les instruments à vent lors des concerts. Baisse de l’audition, acouphènes, à partir de 1814, il commence alors à utiliser des cornets acoustiques, dispositif servant à amplifier le son. Sandrine Cabut, dans un article du Monde, rapporte qu'à sa première représentation publique de sa Neuvième symphonie, en 1824, à Vienne, il est à ce moment totalement sourd. Il tente par tous les moyens de cacher sa surdité au grand public, et devient alors distant avec le monde, pour se concentrer sur son art, unique obsession qu’il cultive encore et encore. Privé de l'ouïe, il correspond par écrit avec ses interlocuteurs, et cherche à ressentir sensoriellement, par tous les sens, les vibrations musicales. C’est cela qui le pousse, selon deux principales hypothèses, à mettre en place des techniques pour composer. La première est le fait de casser son piano. Débarrassé de ses pieds, il positionne son piano à terre, ce qui lui permettait de mieux ressentir les ondes sur le sol. L’autre hypothèse rapporte me fait qu’il se servait d’une règle en bois, qu’il plaçait d’un côté entre ses dents et de l’autre sur la table de piano. La règle transmettait les vibrations du piano à sa mâchoire qui le transmettait à son oreille interne qui était encore fonctionnelle, cela se nommait une “ conduction osseuse”. Il arrivait ainsi à percevoir les notes. La surdité aura fait abandonner l’activité de chef d’orchestre à Beethoven qui se sera alors concentré sur la composition. Capable de se représenter la musique mentalement, il écrira quelques-unes de ces œuvres les plus complexes, comme la “Hammerklavier” une de ces dernières sonates. Le travail récent de certains experts montre que Beethoven, dans sa perte progressive de l'ouïe ,à peu à peu privilégié les sons médium et grave qu’il percevait mieux, puis une fois totalement atteint par la surdité, est alors revenu à son, je cite Sandrine Cabut, “monde musical intérieur”. Voila, vous en savez un peu plus sur Beethoven et sur la manière dont il est arrivé à transcendé son mal pour créer.
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Pourquoi le terme "pieuvre" a-t-il été popularisé par Victor Hugo ?
Il existe dans la langue française de nombreux mots arrivés relativement tard dans notre utilisation quotidienne. On peut citer le fameux exemple du mot Renard, qui supplanta l’utilisation du terme goupil pour désigner l’animal grâce à l’influence d’un livre du 13ème siècle nommé le Roman de Renart. Hé bien, dans la catégorie des termes qui désigne des êtres vivants et qui sont apparus sur le tard, on retrouve également le mot pieuvre. Elle n’a pas été inspirée d’un roman de la fin du Moyen-Âge, mais est directement liée à l’un de nos plus célèbres artistes français, Victor Hugo. Grand intellectuel engagé, écrivain incontournable mais également personnalité politique de 19ème siècle, Victor Hugo va entamer un exil qui durera 19 ans, après le coup d'État mené en France par Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Cet exil le fera voyager de Bruxelles jusqu'à Jersey, mais, et, ce qui est important pour nous aujourd’hui, le mènera sur l'île de Guernesey, dans les îles Anglo-Normandes. En 1866, 4 ans après la sortie et le succès incontestable des Misérables, Hugo publie un roman nommé Les Travailleurs de la mer , qui rend hommage à Guernesey et à ses habitants. C’est dans cet ouvrage que l’on retrouve alors l’emploi du mot pieuvre.
Emprunté au vocabulaire des pêcheurs guernesiais, ce terme alors très peu usité à ce moment désigne ce que l’on appelait communément jusque la un poulpe. Les deux mots ont d’ailleurs la même racine, venant du grec polypous qui signifie plusieurs (πολύ - poly : plusieurs) pieds (ποúς - poús) et sont tous deux des noms vernaculaires, des noms seulement utilisés dans certaines régions pour désigner différentes formes d’êtres vivants. Il existe même une forme intermédiaire entre le mot poulpe et le mot pieuvre, employée par des pêcheurs du Languedoc: le mot “poufre" ou "pouvre". Cependant, après la sortie du livre de Victor Hugo, le succès est tel que le mot poulpe est rapidement supplanté par le mot pieuvre dans le langage courant. Ce dernier passera même dans la langue Italienne sous la forme "piovra". Mais alors, après tout cela, y a-t-il une différence entre un poulpe et une pieuvre aujourd’hui ? Hé bien non, le poulpe et la pieuvre désigne un seul et même animal, mais il est intéressant de noter que certaines régions emploient un terme plutôt qu’un autre. Ainsi, de la Camargue à la frontière italienne, on favorise le terme poulpe, là où le reste de la France lui préfère le mot pieuvre. Voilà, vous en savez un peu plus sur l’arrivée du mot pieuvre dans notre langage courant, en grande partie imposée par la plume de Victor Hugo !
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Qu'est-ce qu'une répétition "à l’italienne" au théâtre ?
Dans le milieu théâtral, la répétition, qui est appelée également le filage, est un exercice nécessaire à la bonne mémorisation du texte de la pièce par les comédiens, sous l'œil attentif du metteur en scène. Elle représente un des enjeux majeurs d’une pièce, et permet entre autres, le réajustement au fil des représentations de certains éléments, mais aussi l’apprentissage corporel des placements et du positionnement des corps face aux décors. Mais, au théâtre, avant d’arriver à la générale, la dernière répétition accueillant la totalité de la pièce dans les conditions de mise en scène de la représentation publique, souvent en compagnie de la presse, il existe alors plusieurs étapes de répétitions qui ont un rôle bien précis.
Mais alors où intervient la répétition à l’italienne, et que représente-elle concrètement ?
La répétition à l’italienne ou bien une Italienne plus simplement, en théâtre est une répétition partielle ou totale du texte de la pièce en mode rapide. Généralement, selon André G. Bourassa, les comédiens se mettent en ligne face à la scène et restituent leurs dialogues ou monologues en accéléré. De plus, ils sont alors prononcés sans nécessité de tons, d’expressions ou bien encore de déplacements. La répétition à l’italienne se concentre donc sur de mémorisation du texte et plus particulièrement sur les enchaînements des dialogues des personnages. Il ne faut pas la confondre avec une SCENE à l’italienne, qui est un terme qui désigne uniquement un certain agencement de l’espace scénique conçu pour être vu uniquement de face, selon les les principes de la Renaissance italienne. La répétition à l’italienne, centrée donc sur le texte, reste obligatoire pour la bonne préparation d’une pièce et se complète généralement d’une répétition à l’allemande, qui elle au contraire se focalise sur les déplacements. Dans cette dernière, les dialogues peuvent être tronqués ou coupés, l’important reste alors l’appropriation de l’espace et des mouvements par les comédiens, notamment importante quand une troupe se déplace dans un nouveau théâtre. Que ce soit la répétition à l’italienne ou à l’allemande, les deux restent nécessaires et primordiales au bon fonctionnement général d’une troupe au travail et sont des étapes essentielles de la construction d’une pièce de théâtre.
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