
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Par Storiavoce
Réseau : Malesherbes Publications
Épisodes
891 épisodes · page 26 sur 30

Quand l'imprimerie bouleversa le monde
Mouvement intellectuel majeur de l’histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce dernier volet la révolution de l'imprimerie. Elle répond aux questions suivantes:- En quoi l’apparition de l’imprimerie en Europe au milieu du XVe siècle bouleverse-t-elle le monde des lettres ?- Quels ont été les premiers grands centres de l’imprimerie et les premiers grands imprimeurs ?- Pourquoi Alde Manuce est-il célèbre au point qu’Erasme ait souhaité lui rendre visite ?- L’Angleterre ne possède donc pas de grands centres d’imprimerie : comment circulaient les livres ?- Quels sont les publics visés et les matières de prédilection de cette production imprimée ?- Quels furent les premiers grands phénomènes médiatiques du XVIe engendrés par l’imprimé ?- Cette production imprimée, qui constitue un pouvoir qui peut être inquiétant pour les autorités établies, a-t-elle donné lieu à des tentatives de régulation, de contrôle de la part des autorités qui se sentaient menacées?L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française. Elle avait déjà évoqué Erasme, personnage incontournable, dans une précédente émission.
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La Bretagne, une histoire mondiale
C'est l'histoire d'une région française dont la renommée dépasse les frontières nationales. C'est l'histoire d'un peuple venu d'ailleurs, d’une religion faite de mythes et de légendes, d'une langue qui fascine et qui se chante... La Bretagne est une énigme et un mystère pour ceux qui veulent la découvrir, mais c'est aussi et surtout une histoire réelle et une aventure vécue. Pourquoi les Bonnets rouges ? Et pourquoi en Bretagne ? Qui est réellement la duchesse Anne ? Peut-on parler d’une identité bretonne ? La Bretagne en France :est-elle synonyme d'un destin malheureux ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Joël Cornette pour nous présenter une région aux multiples facettes et nous initier à une histoire qui a l’allure d’une épopée mondiale. L’invité : Joël Cornette (https://www.franceculture.fr/personne/joel-cornette) est historien moderniste, reconnu pour ses travaux et publications sur la France de l'Ancien Régime. Il est surtout LE spécialiste de la Bretagne. En 2015 son Histoire de la Bretagne et des Bretons a reçu le Grand prix d'histoire de l'Académie française. Il vient de publier un ouvrage collectif aux éditions Tallandier : La Bretagne, une aventure mondiale. Dans cet ouvrage collectif, de brillants chercheurs (Olivier Chaline, Jean Kerhervé, Christian Bougeard, Roger Dupuy, Jean-Clément Martin, Éva Guillorel, et la« Bretonne et républicaine » Mona Ozouf), mais aussi Donatien Laurent, ethnologue en quête des traditions orales, sont ici réunis pour nous faire découvrir et partager les secrets d'un territoire original et nous aider à comprendre l'irréductible et forte personnalité de cette singulière Armorique.
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Thomas More, au delà d'Utopia
Mouvement intellectuel majeur de l’histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce deuxième volet la figure de Thomas More. Personnage le plus souvent “réduit” à son martyr et à son ouvrage Utopia, qui était véritablement le conseiller d’Henri VIII?. Interrogée par Christophe Dickès, Marie Barral-Baron répond aux questions suivantes:- Qui était Thomas More ?- Quelle a été sa contribution à la pensée humaniste ?- On sait qu’il fut très proche d’Erasme. Qu’est ce qui rapprochait et éloignait les deux hommes ?- Quelle fut sa réaction par rapport à la Réforme ?- Dans le contexte religieux très particulier de l’Angleterre, comment a-t-il réagi à la rupture d’Henri VIII avec le pape ?- Pourquoi sa mort a-t-elle donné naissance à une légende ?- Pourquoi la figure de More a-t-elle été récupérée par les marxistes?L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française.
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Figures de la Bible
Best-seller intemporel, source inépuisable d’inspiration des arts, tableau poétique souverain, texte le plus commenté au monde, référent et légitimité intellectuels et spirituels majeurs des religions et des sociétés, roman du mystère, poésie des révélations... à la fois chantée et récitée, peinte et imaginée, étudiée et contemplée, la Bible est une galerie de portraits dans laquelle tout homme est à la fois créateur et admirateur. Elle se veut comme la plus universelle histoire du monde. Elle a pour objet Dieu et les hommes, elle est l’histoire d’une symbiose. Par l’étroite union d’une horizontalité : les rapports des hommes entre eux, et d’une verticalité : le lien tissé de Dieu et des hommes, la Bible est comme un roman aux multiples rebondissements et aux personnages pluriels. Raconter 20 figures majeures de l’Ancien et du Nouveau Testament, pour donner l’envie au lecteur de se plonger à nouveau dans le plus grand catéchisme du monde : le pari qu’ont fait Marie Noëlle Thabut et Jean Marie Guénois en publiant un ouvrage co-écrit : Les Grandes figures de la bible, aux Editions Tallandier (https://www.tallandier.com/livre/les-grandes-figures-de-la-bible/). Marie-Noëlle Thabut est interrogée par Mari-Gwenn Carichon.L'invitée: Marie-Noëlle Thabut est bibliste, professeur d'hébreu. Elle travaille pour KTOTV et Radio Notre-Dame. Elle est l'auteur notamment de la série L'intelligence des Ecritures (Artège) et de Aux sources de l'Eglise, lecture des Actes des apôtres (Salvator, 2015). Elle vient de diriger avec Jean-Marie Guénois Les Grandes Figures de la Bible, une co-édition du Figaro et des éditions Tallandier (352 pages, 21€).____________________________________Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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La République des Lettres ou le rêve d'un nouvel âge d'or
Mouvement intellectuel majeur de l'histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce premier volet la naissance du mouvement et ses figures principales. Elle avait déjà évoqué la figure incontournable d'Erasme dans une précédente émission. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes:- Qu’appelle-t-on la République des Lettres ?- Est-ce que les sources permettent de dater son apparition ?- Quels sont les personnages-clés, les nœuds de ce réseau qui structurent cette République des Lettres ? -Est-ce que ces humanistes qui s’écrivent se connaissent et se sont déjà rencontrés ?- Comment cette République des Lettres fonctionne-t-elle concrètement ? Comment font ces intellectuels pour s’adresser autant de lettres et d’objets ?- Est-ce que ce groupe de lettrés était suffisamment cohérent pour poursuivre des objectifs communs ? Quels étaient-ils ?- Au delà du XVIe siècle, cette République des lettres a-t-elle des prolongements ?L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française.-------------------------------------Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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La Grande Tueuse
Elle a fait plus de morts que la Grande Guerre et peut être même la Deuxième Guerre mondiale réunies. Plus de 500 millions d’êtres humains en furent infectés. C'est pourquoi il s’agit sûrement de la plus grande pandémie que l’Histoire de l’humanité ait connu. Elle fut d’autant plus surprenante qu’elle a été circonscrite dans le temps, la fin de l’année 1918 et le début de l'année 1919. Pourtant, on ne l’évoque pas ou peu dans les livres d’Histoire. Certes, elle est présente dans notre culture générale mais elle ne s’inscrit pas vraiment dans notre mémoire collective comme les grands événements du XXe siècle. Nous ne savons pas trop au fond de quoi nous parlons. Une fois n’est pas coutume, Storiavoce vous propose une émission consacrée à un virus, la fameuse grippe espagnole! Pourquoi d’ailleurs l’avoir qualifié comme telle alors qu’elle toucha L’Alaska et la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud mais aussi la France et donc l’Espagne? Qui fut touché par le virus? Comment la médecine a-t'elle fait face?Enfin, quelles furent les conséquences politiques de ce fléau? Laura Spinney répond à toutes ces questions. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invité: Journaliste, scientifique et romancière, Laura Spinney collabore à de nombreuses revues scientifiques. Elle a notamment publié de nombreux articles dans National Geographic, Nature, The Economist et le Daily Telegraph.________________________________________________Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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De la Grèce au classicisme: l'esthétisme chez Maurras.
Admiré par Proust, Malraux, Gide ou encore Apollinaire, l'oeuvre de Charles Maurras est généralement réduite à sa part antisémite. Pourtant, il existe un kaléidoscope Maurras, "des polémiques les plus ignobles aux méditations les plus élevées" (J. L. Barré). Toujours commentée, très rarement lue, son oeuvre vient d'être en partie rééditée dans la collection Bouquins (Robert Laffont). Directeur du projet, Martin Motte, interrogé par Christophe Dickès, présente ici un Maurras peu connu: celui qui, amoureux de l'universalisme grec, développa un esthétisme fait de classicisme dont les racines se forment au pied de l'Acropole. On découvre ainsi un personnage aux multiples facettes: poète métaphysique, philosophe de la relation amoureuse, régionaliste porteur de la nation... L'invité: Martin Motte est directeur d’études à la Section des Sciences historiques et philologiques de l’École pratique des Hautes Études. Spécialiste de géopolitique et de stratégie, il a notamment publié avec Olivier Zajec et Jérôme de Lespinois un manuel de Stratégie: La Mesure de la Force (Tallandier). En 2008, avec le professeur Georges-Henri Soutou, il a dirigé le colloque consacré à la politique étrangère chez Maurras: Entre la vieille Europe et la seule France (Economica, 2009). Il vient de rééditer une partie de l'oeuvre de Maurras dans la collection Bouquins des éditions Robert Laffont sous le titre Charles Maurras: l'avenir de l'intelligence et autres textes (1280 pages, 32€). Un ouvrage préfacé par J. C. Buisson._____________________________Soutenez Storiavoce: https://storiavoce.com/soutenez-storiavoce-en-faisant-un-don/Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Heure et malheur d'une famille juive européenne
Parce que la modernité contemporaine a permis de voyager plus rapidement et de s’installer facilement dans une ville étrangère, il est d’usage de considérer le cosmopolitisme comme un fait spécifique de notre époque. C’est pourtant oublier, qu’à travers les siècles de l’histoire européenne, la noblesse voyageait bien plus qu’on ne le croit. La noblesse n’était pas sédentaire: elle savait s’accommoder des mœurs nationales variés et de tous les pays… Storiavoce vous propose de partir à la découverte d’une de ces grandes familles qui vécut entre Paris et Saint-Pétersbourg. Cette famille a un nom: il s’agit de la grande dynastie russe des barons de Günzburg qui, dans l’Europe des XIXe et XXe siècles, a tenu une place considérable tant d’un point de vue économique que philanthropique, mais aussi artistique et politique dans un empire russe qui, pourtant, ne reconnaissait pas l'égalité des droits. Une famille hétérogène mêlant à la fois rabbin, propriétaire et savant, banquier et aventurier, peintre et même impressario… Historienne, Lorraine de Meaux nous emmène à la découverte de cette dynastie dont le destin se conjugua avec la "grande" Histoire, entre fortune et tragédie, félicité et haine antisémite. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Agrégée et docteur en histoire, Lorraine de Meaux est spécialiste de la Russie. Elle a notamment publié La Russie et la tentation de l'Orient (Fayard, 2010) et comme maître d'ouvrage : Saint-Pétersbourg, Histoire Promenades Anthologie Dictionnaire, (Robert Laffont, « Bouquins », 2003) ; Intelligentsia. Archives inédites du XXe siècle, (avec Véronique Jobert), (Beaux-Arts Editions, 2012) ; et récemment, avec Patrice Gueniffey,Les couples illustres de l’histoire de France, (Perrin-Figaro Histoire), 2017. Elle est enfin l'auteur de Une grande famille russe: les Günzburg, Paris-Saint-Petersbourg XIXe-XXe sc, (Perrin, 400 pages, 27€).
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Saint-Simon: une oeuvre pour notre temps?
En ce 22 mai 1825, un cortège funéraire se dirige vers le cimetière du père Lachaise de l'est parisien. L'intimité du convoi laisse difficilement imaginer que l'homme qui vient de s'éteindre illuminera de sa pensée, tout le XIXème siècle français. Olindes Rodriguès, Auguste Comte, Augustin Thierry, Prosper Enfantin entourent le cortège. Ce sont eux qui vont développer la notoriété de leur ami. Le crépuscule de la vie du comte Henri Claude de Saint-Simon entraîne l'aurore et le rayonnement de ses idées, mais également la mise en pratique des méthodes sociales et industrielles issues de ses réflexions. Cette école de pensée sera nommée le Saint-Simonisme. Moins de cent ans plus tard, un peintre belge, Charles Houry, imagine les derniers instants de saint-Simon, comme un triomphe: Saint-Simon est un maître pour l'élite de son temps et... pour toute sa société? Au même moment, Sébastien Charléty, un célèbre historien, membre de l'Institut, président de la Commission supérieure des archives nationales estime suffisamment le cours de ces idées pour en écrire l'histoire. Nous sommes en 1896. Le comte Henri Claude de Saint-Simon, né en 1760, cousin du mémorialiste de la cour de Louis XIV, penseur, économiste, philosophe est bien moins connu de son temps que post mortem. Aujourd'hui, on n'évoque peu Saint-Simon. Un fou? Un exalté? L'idole spirituelle d'un mouvement qui lui échappe ? L'inventeur du socialisme? Et pourtant Saint-Simon est plus qu'un théoricien soutenu et prêché par un collectif d'amis. Il est à l'origine d'une philosophie, le germe d'une conception de la société et du politique, d'une école de pensée. Jean Le Brun le présente au cours de cette émission. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Notre invité: Jean Lebrun est agrégé d'histoire. Il anime La Marche de l'histoire sur France Inter et nous faire re-découvrir le Saint Simonisme en dirigeant une nouvelle édition de l'ouvrage de Sébastien Charléty : Histoire du Saint Simonisme, aux éditions Perrin._____________________Botre site: www.storiavoce.comNotre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Jean sans Terre ou l'éternel mal aimé
La semaine passée, Storiavoce vous proposait de découvrir un personnage assez sombre de l’histoire impériale qui eut un destin cinématographique fameux avec le film Gladiator de Ridley Scott. Dans cette émission, nous allons remonter un peu moins loin dans le temps en nous arrêtant sur un autre personnage dont la mémoire est tout aussi sombre : Jean sans Terre, le roi d’Angleterre. Le personnage est bien connu: parce que nous avons tous vu au moins une interprétation de Robin des Bois. En effet, on recense pas moins de quarante-quatre interprétations du héros de la forêt de Sherwood, le prince des voleurs qui narguait l’autorité du roi Jean en volant aux riches pour redistribuer aux pauvres…Mais, comme souvent, notre vision a été biaisée par le cinéma ou la fameuse fiction animée de Walt Disney. Notre regard n'est-il pas, encore, tributaire d’une vision romantique qui remonte au XIXe siècle? Storiavoce vous propose de laisser de côté le romantisme et de démêler toute la complexité de ce personnage qui fut chef de guerre, politique, administrateur… bref un roi, qui n’a certes pas épargné par les chroniqueurs de son temps, mais dont la faiblesse reste finalement et paradoxalement attachée à la fameuse Charte de 1215, à l’origine de nos démocraties modernes. Frédérique Lachaud lui a consacré une biographie. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invité: Frédérique Lachaud est ancienne élève de l’ENS Paris, agrégée d’histoire et docteur de l’Université d’Oxford. Elle a été maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (1993-2010), puis professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lorraine (Metz) de 2010 à 2017, avant de rejoindre l’Université Paris-Sorbonne en septembre 2017. Elle est Fellow de la Royal Historical Society. Ses recherches portent sur l’histoire des îles Britanniques au Moyen Âge. Après des travaux dans le domaine de l’histoire de la culture matérielle, elle s’intéresse aujourd’hui à l’histoire des systèmes politiques médiévaux (délégation de pouvoir, office) et à la pensée politique, avec une référence particulière à l’Angleterre. Elle vient de publier aux éditions Perrin la première biographie consacrée à Jean sans Terre (450 pages, 24.90€)____________________________________________Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Quand l'Eglise dominait la société médiévale...
Fin de la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la Chrétienté médiévale (Programmes de Cinquième et Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier présente dans ce troisième volet la place de l'Eglise dans la société médiévale. Il répond aux questions suivantes:- Quel était l'ancrage réel de l'Eglise dans la société médiévale?- Comment caractériser l'action de l'Eglise dans la société médiévale? Par quel moyen se manifeste-t'elle?- La prédication et le culte rassemblent de larges foules dans des lieux qui leur sont dédiés : les églises, les cathédrales, parfois les abbayes, autant d’édifices qui, pour nous, aujourd’hui, symbolisent et matérialisent l’importance de l’héritage chrétien dans toute l’Europe. Quand ont-ils été construits ? Et quelles étaient leurs fonctions ? Avaient-ils d’autres fonctions que strictement cultuelles et liturgiques ?- Le clergé est-il aussi le détenteur de toute la culture ?- Mais la religion chrétienne régnait-elle sans partage ? Pour le dire autrement, pouvait-on ne pas être chrétien dans l’Occident médiéval ?- Quel est donc le statut de ceux qui ne sont pas chrétiens, mais qui vivent en Chrétienté ? - Peut-on dire que la société chrétienne s’est construite sur l’exclusion, voire sur la persécution de ses ennemis ? La persécution était-elle un instrument politique? Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets.____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Commode : l'empereur gladiateur, avec Éric Teyssier
Notre représentation de l’histoire est très voir trop souvent liée à des œuvres de fictions. Mais le cinéma, tout comme la littérature, prend des libertés avec notre passé. Tout en respectant un verni historique, le spectateur ou le lecteur est assez rapidement confronté à des raccourcis, des simplifications voire des erreurs historiques. Un des exemples les plus emblématiques de ces vingt dernières années est sans nul doute le personnage de Commode. Nous avons tous en tête l’image de cet empereur, qui dans le film de Ridley Scott Gladiator, défie le Général Maximus Decimus, en trichant dans le fameux cirque romain. Storiavoce vous propose de partir à la découverte de ce personnage énigmatique. Qui était le fils de Marc Aurèle et de Faustine la Jeune? Mais aussi qui était sa sœur Lucilla admirablement interprétée dans le film par Connie Nielsen ? Est-ce que d’ailleurs Maximus a existé, tout comme les conjurations des sénateurs ? Interrogé par Christophe Dickès, Eric Teyssier nous fait découvrir un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire romaine. L'invité: Spécialiste de la Rome antique, Eric Teyssier est maître de conférences à l’université de Nîmes, où il dirige le département d’histoire. Il a publié le livre référence sur les gladiateurs, La Mort en face. Le dossier gladiateurs, ainsi que des biographies particulièrement remarquées : Spartacus et Pompée. Il vient de publier aux éditions Perrin une biographie de Commode (380 pages, 23€).
À lire aussi :
- “Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu” : https://bit.ly/3Lbzlwv
- “Empereurs romains : quand le pouvoir leur monte à la tête” : https://bit.ly/3DqUpgI
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Quand les moines dirigeaient le monde....
Suite de la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée ici à la Chrétienté médiévale (Programmes de Cinquième et Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier présente dans ce second volet le rôle des moines à l'époque médiévale. Ce que Georges Duby a appelé le temps des moines avant le fameux temps des cathédrales. Il répond aux questions suivantes:- Qu'est-ce qu'un moine?- L’un des paradoxes est que ces hommes qui vivent en retrait du monde vont très vite acquérir, en Occident, un poids politique énorme. Pourquoi ?- Peut-on dire que ces hommes dirigeaient le monde?- Quels sont les rapports des moines avec le reste de la société ?Comment expliquer que les moines, en théorie hors du « siècle », aient contribué à la naissance du système féodal ?- Le meilleur exemple de cette insertion des moines dans le système féodal, n’est-il pas celui de Cluny, d’abord simple abbaye, devenue deux siècles après sa fondation en 912 la plus grande congrégation religieuse du monde chrétien ?- Par la suite, les moines clunisiens ont été « corrompus » par l’afflux de richesses et le goût du pouvoir… N’y-a-t-il eu aucune résistance à cette évolution du monachisme ? Une volonté de remettre la spiritualité au centre de la vie monastique ?- Au XIIIe siècle, le monachisme traditionnel semble donc en panne, comme désarmé face aux initiatives d’un laïcat plus éduqué, qui n’a plus de raisons de s’en remettre uniquement aux moines. C’est aussi le moment où des Ordres religieux d’un genre nouveau font leur apparition que l’on appelle les Mendiants. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Et peut-on dire qu’ils ont supplanté les moines ?Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets.____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Napoléon et Les Siens
« Les hommes sont comme des chiffres, ils n'acquièrent de la valeur que par leur position » (Napoléon). Empereur des Français entre 1804 et 1814, chef de guerre remarquable Napoléon Bonaparte semble surplomber avec majesté le terrain diplomatique et le champ militaire européen. Il n'a pourtant jamais agi seul. Fin stratège, Napoléon est également un diplomate clairvoyant. En élevant sa famille au rang de dynastie, en élaborant un vaste système de réseaux aux dimensions politiques, diplomatiques et militaires, il illustre l'idée suivante : le rôle et le pouvoir d'un homme sont profondément dépendants du système auquel il se rattache. Napoléon a créé ce système à sa mesure. On ne peut de facto comprendre le triomphe de Napoléon sans comprendre celui des Bonaparte. La conquête d'un empire ne s'arrête pas sur le champ de bataille mais se confirme dans les Salons européens. Loin des clichés, Vincent Haegele nous présente le système de cette famille hors norme dont le destin a fait basculer l'Europe de ce début du XIXème siècle. Il est interrogé par Marie-Gwen Carichon.L'invité: Ancien élève de l’École Nationale des Chartes Vincent Haegele est conservateur des Bibliothèques de Versailles. Spécialiste de la dynastie napoléonienne, il est connu pour sa biographie des frères de Napoléon et de Murat et pour avoir publié la correspondance intégrale de Napoléon et Joseph Bonaparte. Il revient, dans cette émission sur le thèse de son ouvrage nouvellement paru : Napoléon et les siens, Un système de famille (Perrin, 450 pages, 24.90€).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Qu'est-ce que la Chrétienté médiévale (avec une majuscule)?
Nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée ici à la Chrétienté médiévale (Programme de Cinquième et de Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier nous donne dans ce premier volet une définition de la Chrétienté médiévale. Un deuxième volet sera consacré au Temps de moines et un troisième à la société médiévale chrétienne. Au cours de ce premier volet, Arnaud Fossier répond aux questions suivantes:- Comment définir la Chrétienté médiévale?- Comment les frontières de la Chrétienté se sont-elles dessinées et comment l'Europe fut christianisée? - La Chrétienté se limite t'elle à l'Europe?- Quel était la relation entre Islam et Chrétienté?- Existe t'il un lien entre civilisation chrétienne et colonisation ou universalisme?- Qu'est-ce que la modernité doit à la Chrétienté médiévale?Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets.____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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L'absolutisme ou le glas de la monarchie?
Après 1789, comme pour mieux traduire la rupture entre le monde d’avant et le monde d’après, les révolutionnaires qualifièrent la monarchie d’ancien régime. Ce n’était pas la première fois que l’on assistait à une volonté de rupture ou de coupure avec le passé : ainsi la Renaissance avait qualifié la période entre la fin de l’Empire romain et le XVIe siècle d’ "âge moyen" et donc de "Moyen-Âge". La Renaissance étant là en quelque sorte pour renouveler son temps. Au XIXe siècle, Tocqueville, pour l’Ancien Régime a montré ce que cette coupure pouvait avoir d’artificiel. Quant à la Renaissance, nous savons depuis quelques décennies que l’époque médiévale en a vécu au moins deux ou trois… Pourtant, les images restent comme gravée dans un marbre idéologique. Pour s’en tenir à l’Ancien Régime, il serait d’abord judicieux de distinguer l’époque des Valois, de celle des Bourbons. En effet, la monarchie bourbonnienne correspond à un nouvel exercice du pouvoir, un pouvoir que l’on a dit absolu. Comment ce pouvoir se caractérise t’il ? Pourquoi, quelques décennies après son apogée va-t-il tomber sous des forces centripètes ? A cet égard, Chateaubriand disait de la journée du 17 juin 1789, le jour où les Etats généraux se transformèrent en une Assemblée nationale souveraine : « C’est une erreur de croire que [la Révolution] a renversé la monarchie : elle n’a fait qu’en disperser les ruines. » Précisément, sans tomber dans l’uchronie, ce pouvoir monarchique aurait-il pu se renouveler ? Une question posée à l'historien moderniste Guy Chaussinand-Nogaret. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Guy Chaussinand-Nogaret est historien, spécialiste de l'histoire des élites au XVIIIe siècle. Directeur d’études honoraire à l’École des hautes études en sciences sociales, il est l’auteur de nombreux ouvrages fondamentaux. Il est bien connu du grand public pour ses nombreux ouvrages sur le XVIIIe siècle français, comme La Noblesse au XVIIIe siècle (prix de l’Académie française 1976) et ses biographies de Mirabeau, Casanova et D'Alembert, une vie d'intellectuel au siècle des Lumières (Fayard, 2007). Il a été lauréat du prix de l’Académie française en 1979 pour La vie quotidienne des Français sous Louis XV et en 2001 pour Le Cardinal Dubois. Il vient de publier aux Editions Vendémiaire: Variations sur l'Ancien Régime (168 pages, 19€)._______________________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Qui a (vraiment) résisté?
"Qui était (vraiment) résistant?" constitue le troisième et dernier volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à la Résistance (Programme de Troisième et de Première). Dans cette émission, l'historien Olivier Wieviorka répond aux questions suivantes:- Possède-t'on des chiffres sur la Résistance?- Y-a t'il des milieux sociaux plus représentés que d'autres?- Existe t'il un déterminisme social dans la Résistance?- Quelle est la place des partis et des institutions dans la Résistance?- Quelle est la place des confessions religieuses?- La résistance est-elle uniquement une affaire de jeunes hommes? Quelle est la place des femmes?L’invité: Membre de l’Institut universitaire de France et professeur des universités à l’Ecole normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka, est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale auxquelles il a consacré plusieurs livres qui font autorité, dont une Histoire du Débarquement et une Histoire de la Résistance. Il a publié avec Jean Lopez Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et co-dirigé une Histoire militaire de la France avec Hervé Drévillon (Perrin-Ministère des Armées)._______________________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Quand un pape nettoyait les écuries d'Augias du Vatican
Pour les catholiques, le nom de saint Pie V est généralement associé à la messe en latin. Pour les autres, ce nom nous renvoie aux pires heures de l’Eglise : à la persécution des juifs, à l’inquisition bien évidemment mais aussi à la croisade. Or l’historien se doit avant tout de se replacer dans une époque. Il ne doit pas juger le passé avec des lunettes anachroniques, mais au contraire comprendre les faits à travers les mentalités et les conceptions du temps. Or si nous nous replaçons précisément dans cette époque du XVIe siècle, nous observons que l’Eglise est à une charnière de son histoire. Elle opère même une mutation majeure grâce à une réforme en profondeur. Pour l’Eglise, cette idée de réforme n’est pas anodine. Il y eut par le passé de nombreuses réformes : que l’on songe à Grégoire le Grand au VIe siècle, à la réforme grégorienne du XIe siècle ou encore à celle du Concile de Latran IV au XIIIe siècle. La réforme vise à retrouver la pureté des origines. Il s’agit de « re » former et de renouer les liens avec les valeurs évangéliques. Dans ce mouvement, le rôle de Pie V au XVIe siècle est essentiel et même historique puisque son empreinte va durer pas moins de quatre siècles… Pourtant, le pontificat n'a duré que six ans. Philippe Verdin o. p. lui consacre un essai historique. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Philippe Verdin est dominicain. Il est l’un des animateurs du site Internet Retraite dans la Ville. Il a publié une douzaine de romans, essais, livres d’entretiens. Il est l'auteur entre autres de Saint Pie V, le pape intempestif paru aux Editions du Cerf (226 pages, 18€.- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Les trois légendes de la Résistance
“Les trois légendes de la Résistance” constitue le deuxième volet de nos [Cours d’Histoire] consacrés à la Résistance (Programme de Troisième et de Première). Dans cette, l’historien Olivier Wieviorka répond aux questions suivantes:- Comment définir le résistant au lendemain de la Guerre? Quel est son statut?- Quelle était la vision gaulliste de la Résistance? Faut-il opposer la vision d’une résistance civile à la vision militaire?- La Résistance était-elle apolitique?- Quelles sont les trois légendes de la Résistance? Comment se sont-elles construites puis déconstruites?- La résistance fut-elle hantée par le sauvetage des juifs?- Quel a été le rôle de l’Eglise? Qui sont les vichyso-résistants?- Comment est-on passé de la mémoire du héros à la mémoire de la victime? A l’ère du soupçon?L’invité: Membre de l’Institut universitaire de France et professeur des universités à l’Ecole normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka, est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale auxquelles il a consacré plusieurs livres qui font autorité, dont une Histoire du Débarquement et une Histoire de la Résistance. Il a publié avec Jean Lopez Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et co-dirigé une Histoire militaire de la France avec Hervé Drévillon (Perrin-Ministère des Armées).
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Penser la machine révolutionnaire.
« L'historien le plus méconnu de la Révolution française... » C'est ainsi que François Furet, salue Augustin Cochin dans son ouvrage mémorable : Penser la Révolution française. De son côté, Patrice Gueniffey écrit: « Si un historien fut longtemps ignoré, et pour de mauvaises raisons, c’est bien Augustin Cochin. On peut même dire que l’homme et l’oeuvre seraient tombés dans un oubli complet si François Furet ne les avait tirés du sépulcre où l’historiographie révolutionnaire de la Révolution les avait ensevelis. À l’heure où l’on se gargarise de mots, [...] le retour aux grandes œuvres, originales et puissantes, est toujours comme un bain de Jouvence. » Augustin Cochin, né en 1876, est originaire d'une des plus illustres familles parisiennes de son temps. Considéré comme un historien- sociologue, voire un philosophe, on le connaît surtout, pour sa lecture conceptuelle originale de la Révolution française. Ancien élève de l’École des Chartes il a cherché à comprendre et mettre en lumière, le rôle des sociétés de pensée dans le mécanisme de la Révolution française. Il adopte une démarche historique originale, et soutient une thèse singulière, se distinguant de la pensée universitaire républicaine de son temps et des thèses complotistes chères aux milieux contre-révolutionnaires. Mort en héros à 39 ans, ses écrits, inachevés pour la plupart, n'ont été que peu publiés et étudiés. Mari-Gwenn Carrichon vous propose de redécouvrir ce grand penseur en interrogeant Denis Sureau qui vient de diriger la publication de ses œuvres aux éditions Tallandier. Elles sont préfacées par l'historien Patrice Gueniffey. L'invité : Denis Sureau est théologien, essayiste, journaliste, éditeur. Il dirige la lettre d'informations Chrétiens dans la Cité et a écrit plusieurs ouvrages spirituels, théologiques et philosophiques. Il vient de diriger la publication des travaux d'Augustin Cochin aux éditions Tallandier : La machine révolutionnaire, œuvres, Augustin Cochin (688 pages, 29,90 euros)xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Définir la Résistance
"Comment définir la Résistance" constitue le premier volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à la Résistance (Programme de Troisième et de Première). Dans cette première émission, l'historien Olivier Wieviorka répond aux questions suivantes:- Faut il parler de la Résistance ou des Résistances?- La Résistance se définit-elle par son action, par une pratique ou bien par une idée?- La transgression est-elle la composante essentielle de la Résistance?- Quelle est la différence entre la Résistance organisation et la Résistance mouvement?- Faut-il expliquer ou émouvoir? Sortir du mythe et prendre des "Bastille mémorielles"?- La Résistance doit-elle redouter son historisation?L’invité: Membre de l’Institut universitaire de France et professeur des universités à l’Ecole normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka, est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale auxquelles il a consacré plusieurs livres qui font autorité, dont une Histoire du Débarquement et une Histoire de la Résistance. Il a publié avec Jean Lopez Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et co-dirigé une Histoire militaire de la France avec Hervé Drévillon (Perrin-Ministère des Armées).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Quand les Arabes imaginaient l'Europe.
A la fin du XVIIe siècle, dans son « Dictionnaire universel contenant tout ce qui regarde la connoissance des peuples de l'Orient », Barthélémy d’Herbelot écrivait à l’entrée "Roum" : « C’est le nom que les Arabes et autres orientaux ont donné aux pays et aux peuples que les Romains et ensuite les Grecs et les Turcs ont soumis à leur obéissance » Cependant, le mot de Roum peut avoir une signification plus précise chez les Arabes et désigner un espace géographique plus ou moins restreint. A l’entrée "Afrangiah", d’Herbelot nous dit : « C’est ainsi que les Arabes appellent l’Europe du nom de la nation françoise, qui leur a été plus connue qu’aucune autre, à cause des Guerres d’Egypte et de la Palestine. Afrangi signifie donc non seulement un François, mais encore un Européen ou, comme ils le nomment aussi, un Latin. » A lui seul, ce Dictionnaire universel sur le monde oriental de d’Herbelot prouve la considération que les auteurs arabes anciens et même plus précisément les géographes portaient à l’égard de l’Europe. Storiavoce vous propose aujourd’hui de revenir aux origines des représentations : comment le monde arabo-musulman voyait-il notre vieux continent ? Qui étaient ces auteurs et ces géographes qui, dès le deuxième quart du VIIe siècle, pensaient le monde ? Comment ce regard a t-il évolué ? S’est-il affiné ou au contraire perdu dans des généralités acquises ? Pourquoi aussi représenter l’espace qui nous entoure ? Existe t'il des raisons et des motivations politiques ou bien est-ce simplement le fruit d’une volonté, celle de réunir des connaissances dans un cadre encyclopédique ? C’est que Storiavoce vous propose de découvrir dans cette émission avec l'historien et philologue Jean-Charles Ducène. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes où il enseigne la géographie et les sciences naturelles arabes médiévales, l'historien et philologue Jean-Charles Ducène est aussi un spécialiste de l'Islam. Il est maître de conférence à l'Université Libre de Bruxelles. Il est l'auteur de très nombreux articles scientifiques et du livre L'Europe et les géographes arabes du Moyen-Âge (CNRS Editions, 504 pages, 27€).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Soljénitsyne: du Goulag au prix Nobel / Codex#9
"Avec ses yeux rusés et son sourire formidable, sa stature de géant et sa pugnacité, Soljénitsyne (1918-2008) a surgi des profondeurs de l’U.R.S.S. pour apporter au monde une grande bouffée d’air pur. Ce fils de la révolution était un communiste romantique avant d’expérimenter dans sa chair l’arrestation arbitraire et la dure réalité des camps (1945-1953). C’est là qu’il conquiert sa liberté intérieure, ouvrant les yeux sur l’envers du système. En 1962, il publie Une journée d’Ivan Denissovitch mais se voit bientôt contraint de poursuivre son travail de façon clandestine. Livre après livre, l’écrivain génial déploie une écriture novatrice et une critique de plus en plus radicale du régime, jusqu’à L’Archipel du Goulag en 1973. Sûr de sa mission, il sait que la force du verbe peut ébranler des empires et réveiller des consciences endormies. L’art ne ment pas. Par delà les mots, il dévoile des réalités spirituelles, la dignité de l’homme et la primauté de Dieu. Au terme d’un éprouvant duel avec les autorités soviétiques, Alexandre Issaïevitch est expulsé en 1974. Il s’exile en Suisse puis aux États-Unis où il se consacre à la rédaction de La Roue rouge qui sonde les origines du drame russe. Très critique envers l’Occident consumériste, Soljénitsyne n’a pas peur de porter une parole de contradiction, sans compromission avec la vérité. Une oeuvre savoureuse, subtile et stimulante qui jaillit des entrailles mêmes de la vie". Dans cet entretien, Priscille de Lassus, rédactrice en chef de la revue Codex, nous présente le dernier numéro trimestriel consacré à Soljéntsyne. Elle répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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La prison d'un roi, le tombeau d'une famille
Dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand écrivait: « La monarchie des Capet finissait par une scène de château du Moyen Âge; les rois du passé avaient remonté dans leurs siècles pour mourir. » Longtemps fantasmé et imaginé, il est difficile de démêler le vrai du faux au sujet de l’enfermement de la famille royale au Temple. Et pourtant, ce drame est un bouleversement dont les échos dépassent largement les murs de la prison et dont la réalité ne peut être appréhendée qu'au sein d'un organisme plus vaste : celui de la Révolution française. Après avoir été déchu, le roi fut incarcéré avec ses proches : son épouse, la reine Marie-Antoinette, sa sœur Madame Élisabeth ainsi que sa fille, Madame Royale, et le jeune dauphin Louis-Charles, le 13 août 1792. Le Temple devint la prison royale et du même coup le témoin de la fin d'une dynastie et d'une monarchie. Derrière ces murs épais : le mystère de la souffrance des derniers jours, l'effacement silencieux et discret de ceux qui régnaient encore quelques mois auparavant sur le trône de France. Le Temple fut il simplement une prison lugubre ou un élément déterminant dans le déroulé des événements révolutionnaires? Décor ou acteur de l'histoire ? Objet de littérature ou pierre angulaire de l'architecture révolutionnaire ? Comment pouvons-nous aujourd'hui, et à partir de quelles archives, interroger le quotidien d'une prison pour comprendre l'inédit d'une Révolution ? Charles-Éloi Vial répond à toutes ces questions dans un entretien mené par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur : Diplômé de l’École Nationale des Chartes et de l'Université Paris-Sorbonne, Charles-Éloi Vial est conservateur à la Bibliothèque nationale de France au département des Manuscrits (XVIII-XIX ème siècle) et secrétaire général de l'Institut Napoléon. Il est spécialiste de l'histoire des monarchies européennes du début du XIXème siècle. Il s'est notamment rendu célèbre avec son ouvrage Les derniers feux de la monarchie : la cour au siècle des révolutions et sa biographie sur Marie-Louise (couronnée par le prix premier empire de la fondation Napoléon). Après avoir écrit certains ouvrages et articles de référence, et participé à de nombreux colloques et expositions, il publie aujourd'hui La famille royale au Temple, Le remords de la Révolution, aux éditions Perrin (500 pages, 25 euros).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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L'art d'aimer d'Ovide
L'art d'aimer d'Ovide n'est pas un livre comme les autres. En effet, l'auteur offre à ses lecteurs un ars de la séduction qui reste d'une profonde actualité. Pourtant, Ovide était avant tout un homme du droit puisqu'il fut juge. Mais sa carrière ne le passionne guère. Il consacre son temps de l'otium à l'écriture. L'art d'aimer est une de ses oeuvres les plus connues. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous la présente. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes:- Qui était Ovide?- Qu'est-ce que l'Otium à l'époque antique?- Quel a été sa vie conjugale et amoureuse?- Pourquoi a t'il été assigné à résidence par Auguste?- Son oeuvre était-elle dérangeante pour l'époque?- Existe t'il un art de séduire chez Ovide?- Quelle est la place de la femme dans son oeuvre?Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. L'Art d'aimer est disponible dans une édition des Belles Lettres intitulée de l'amour et comprenant aussi Les Amours et Les remèdes de l'Amour.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Le sous-marin d'Alexandre - La mer au Moyen-Âge
Au XIIe siècle, dans le Roman d’Alexandre, un chroniqueur mettait en scène l’ancien roi de Macédoine, prêt à explorer les fonds marins. A cette époque, Alexandre le Grand bénéficiait d’une grande popularité: il était le héros de nombreuses fictions médiévales relatant autant son parcours que ses conquêtes orientales. La figure du chevalier vertueux mais aussi belliqueux. Si bien que le monde connu, c’est-à-dire le monde terrestre, le monde horizontal, n’avait plus de secret pour lui. Il s’agissait donc désormais de transgresser les espaces par une descente cette fois verticale, vers le fond des mers. Alexandre est ainsi représenté dans ce que nous appellerions un bathyscaphe ou un sous-marin aux parois translucides. Mais quand nos yeux contemporains pourraient voir en lui une sorte de préfiguration de Jules Verne, le regard médiéval considérait lui que la curiosité était aussi un moyen de réfléchir sur soi-même, la possibilité d’acquérir autant le savoir que la sagesse. Alexandre, dans son sous marin translucide éclairait le milieu qui l’entourait mais, personnage d’exception, il était par ailleurs le seul capable de discerner la réalité de ce nouveau monde… Storiavoce vous propose de découvrir comment la mer était perçue à l’époque médiévale. Présente dès les premières pages de la Genèse, elle est un espace central dans la géographie et dans l’économie de cette époque. Mais elle reste aussi un univers fantasmé avec ses monstres, ses mystères et ses secrets… tant et si bien qu’elle devient un personnage incontournable de la littérature médiévale. Le groupe de chercheurs en Histoire médiévale Questes s'est penché sur ces perceptions, ces représentations mais aussi sur la réalité du monde maritime dans Le Bathyscaphe d'Alexandre. Pauline Guéna, un des auteurs de l'ouvrage, répond ici aux questions de Christophe Dickès.L’invitée: doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Tacite était-il un romancier inavoué?
Pendant des siècles, Tacite a été considéré comme le plus grand historien de l'époque romaine. Si bien que la perfection littéraire de son oeuvre a fait passer celle de Suétone et de ses Douze Césars comme bien fade. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous explique comment Tacite et ses fameuses Annales sont aujourd'hui reconsidérés par les historiens. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes:- Qui était Cornélius Tacite?- D'où vient le titre des Annales?- En quoi Tacite reste t'il un des plus grands historiens de l'Antiquité?- Existe t'il une part de dramaturgie dans l'oeuvre de Tacite?- En quoi la mort d'Agrippine est un exemple d'une mise en scène théâtrale?- A t'il favorisé la beauté du texte au détriment des faits?Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Les émissions avec Virginie Girod sont accessibles ICI. L’édition des Annales est disponible aux Belles Lettres.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez-nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Vrais escrocs et faux Napoléon
Depuis les débuts de Storiavoce, nous nous employons entre autres choses à expliquer les permanences de l’Histoire. Par exemple, nous avons reçu à ce micro la jeune historienne Pauline Guéna du groupe Actuel Moyen Age qui vise précisément à révéler ces permanences entre l’histoire médiévale et notre époque contemporaine, dans le but évident de sortir la période des clichés habituels dont elle pâtit. Nous souhaiterions aujourd’hui emprunter le même chemin mais à travers un exemple plus récent: celui de Napoléon. Depuis le développement des réseaux sociaux, l’information sur Internet a produit un phénomène nouveau que l’on appelle communément les fakenews. Or, les années 1815 et suivantes eurent aussi leur lot de fausses informations et surtout de vrais escrocs. Storiavoce vous propose aujourd’hui de partir à la découverte de ces Faux Napoléon qui, dans les mois suivants l’exil à Sainte-Hélène, apparurent dans la France de la Restauration. Qui furent d’abord ces hommes qui se firent passer pour l’ancien empereur ? Comment expliquer la crédulité de la population à leur égard ? Surtout, que va faire le nouveau régime face à ce phénomène ? Et enfin, comment interpréter ce phénomène afin de mieux saisir la réalité politique et sociologique de la Restauration, c’est ce que nous propose de voir l'historienne Nathalie Pigault. Elle est interrogée par Christophe Dickès.______________________________________L'invité: Historienne de formation, ancienne élève de l'université Paris IV-Sorbonne, Nathalie Pigault est aussi diplômée de Sciences politique. Elle est l'auteur du livre Les Faux Napoléon 1815-1823, préface de Jean Tulard, CNRS Editions (237 pages, 20€).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Suétone ou l'art du biographe
A l'ombre du grand Tacite, Suétone et ses douze Césars ont longtemps était déconsidérés par la critique. Depuis plusieurs années maintenant, l'historien est réhabilité et bénéficie d'un regard renouvelé. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous explique comment les historiens ont su retrouver dans les Douze Césars une source incomparable. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes:- Qui était Caius Suétonius Tranquillus? Quel fut son parcours à Rome?- En quoi ses écrits différents-il de ceux de Tacite?- Quelle fut la méthode de travail de Suétone?- Pourquoi a t'on tant attendu avant de poser un regard nouveau sur les textes de Suétone?- Quelle est la place de la superstition dans son oeuvre et chez le personnage?- Quel est l'apport essentiel de son oeuvre?------------------------------Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l'impératrice Théodora.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Massacre à la Romaine
A la fin de l’année 43 avant Jésus Christ, en entrant dans Rome, les triumvirs Octave, Marc-Antoine et Lépide édictèrent une proscription qui inaugura l’exécution de centaines de citoyens romains. A cette époque, le fameux Cicéron dont le nom fut inscrit très tôt sur les listes de condamnés à mort, ne résidait pas à Rome. Après avoir échappé à ses poursuivants, il fut finalement trahi et égorgé. Sa main coupée fut envoyée à Marc-Antoine, tout comme sa tête qui fut exposée avec toutes les autres sur le forum, là même où Cicéron avait prononcé des discours dont plusieurs Philippiques. La proscription de 43 fait partie de ce qu’on appelle les massacres de la République. Un mot anachronique puisque issu de l’ancien français, il ne prend tout son sens que bien plus tard, pendant les Guerres de religion de la France du XVIe siècle. D’ailleurs, ce sont Machiavel mais aussi Nietzsche qui ont sollicité l’expérience romaine afin "d’élaborer leurs réflexions sur la férocité, source d’une énergie conquérante, stimulée par la nécessité… " Qu’ils soient réalisés dans le cadre d’un conflit militaire ou d’une guerre civile, ces moments de férocité offrent les mêmes spectacles de désolation, de trahison, de délation parfois, de peur, jusqu’à l’horreur parfois. Avec l'historienne Nathalie Barrandon, Storiavoce vous propose de découvrir comment l’histoire se construit aussi dans la violence à une époque bien particulière, celle de la République romaine. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invité: Maître de conférences en histoire romaine à l'université de Nantes et membre du CRHIA, Nathalie Barrandon est spécialiste de la République romaine. Elle a publié plusieurs livres sur le gouvernement de l'Empire romain, dont De la pacification à l'intégration des Hispaniques (133-27 a.C.) en 2011. Elle étudie également la vie politique au dernier siècle de la République romaine, entre crises politiques et guerres civiles. Elle travaille actuellement sur la transgression en temps de guerre. Elle est l'auteur du livre Les massacres de la République romaines (Fayard).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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