
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Par Storiavoce
Réseau : Malesherbes Publications
Épisodes
891 épisodes · page 25 sur 30

Louis XIV... à la rencontre des Français.
Qui n’a jamais imaginé Louis XIV cantonné à son château de Versailles dont les seuls déplacements étaient ceux qu’il effectuait entre la salle du trône et le théâtre, dans le faste et le confort le plus absolu? Rien n’est plus faux ! Louis XIV est un grand voyageur ! Défini généralement comme un génie de l’institutionnalisation voire l’inventeur de la bureaucratie française, Louis XIV serait un roi stable. Il n’y a qu’un pas pour l’imaginer figé dans un immobilisme spatial. À partir de cette idée, on peut aisément deviner toutes celles qui ont pu en découler sur Louis XIV et plus globalement sur son règne… Et pourtant, selon La Gazette de Théophraste Renaudot, il a « préféré ainsi les fatigues des voyages aux délices de la cour ». Louis XIV n’est pas seulement un roi guerrier, il est aussi un roi qui aime se déplacer et qui fait de ses voyages un élément constitutif voire essentiel de son art de gouverner. Il est même le seul Bourbon qui ait franchi les limites de son royaume. C’est sur la silhouette d’un roi soleil voyageur, persévérant, que nous allons nous arrêter aujourd’hui grâce à la lecture du dernier ouvrage de l’historien Christophe Levantal. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.- Pourquoi l’image d’un roi-soleil voyageur est-elle si méconnue ?- Qu’entendons-nous par « voyage » de Louis XIV ?- Où loge le roi lorsqu’il se déplace ?- Quels moyens de locomotion la cour utilise-t-elle pour se déplacer ?- Comment le roi gouvernait-il pendant ses longs déplacements ?L'invité: Christophe Levantal est historien des institutions et de la noblesse et surtout grand spécialiste de Louis XIV. Il a publié de nombreux ouvrages de référence : Louis XIV. Chronographie d’un règne, le règne de Louis XIV au jour le jour et un Dictionnaire biographique des Ducs et Pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790). Il vient de publier un livre très riche et détaillé sur les voyages de Louis XIV: Louis XIV, voyageur (28,00 €) chez CNRS éditions.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Maillotins, bonnets rouges, canuts et gilets jaunes...
Nous sommes en 1482, dans cette France médiévale prête à entrer dans la Renaissance. Alors que le roi Louis XI est à l’agonie, le Rouennais Pierre Choinet, "médecin et astrologien" du roi écrit Le Livre des Trois Âges, destiné à son souverain. Sorte de bilan du règne, le texte vise à redonner la santé et la fierté d’une vie écoulée à un roi à l'agonie. Or, dans ce texte, une des enluminures présente un berger en train de tondre un mouton. A ses côtés un panier rempli de laine, ainsi qu’un chien hiératique portant un collier de fer. Le berger est évidemment le roi et l’enseignement est intemporel : le roi doit imposer ses sujets mais avec modération. A sa façon, Pierre Choinet anticipe le fameux mot: "Trop d’impôts tue l’impôt". Quant au panier, il symbolise le trésor royal tandis que le chien représente, lui, l’armée parce que le premier devoir d’un roi est de défendre ses sujets. Cependant, régulièrement dans notre histoire, l’imposition a suscité colères, indignations et parfois même révoltes. Storiavoce vous propose de faire une petite histoire de ces révoltes à travers les âges : des Maillotins aux Bonnets rouges (qui étaient aussi bleus), de la Fronde aux Gilets jaunes… Quelques soient leurs expressions, ces révoltes révèlent une permanence de l’histoire. Docteur en Histoire économique, Jean-Baptiste Noé nous en décrit ses ressorts. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme. Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L'Opinion, 222 pages, 18€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Panem et Circenses?
Tout le monde connaît le fameux mot de Juvénal sur la satisfaction des besoins romains: Panem et Circenses. "Le peuple qui jadis octroyait des commandements, des consulats, des légions et tout le reste, ne désire ardemment aujourd'hui que deux choses : du pain et des jeux." Tout au long de ses années de recherche, Catherine Virlouvet dévoile une réalité plus complexe de la plèbe romaine en soulignant son hétérogénéité. A t'on une idée précise précise du nombre d'habitants à Rome au Ier siècle? Comment faire vivre une ville de cette taille? Quels étaient les circuits d'acheminements des denrées alimentaires et notamment du blé? Comment se conservait ces denrées et où étaient-elles entreposées? Interrogé par Christophe Dickès, Catherine Virlouvet nous ouvre les portes du quotidien des Romains. Dans une seconde partie, elle présente l'Ecole française de Rome qu'elle dirige: son histoire, son rôle scientifique, ses spécialités et ses liens institutionnels qui participent du rayonnement de la France à l'étranger.Notre invité: Élève de Claude Nicolet, Catherine Virlouvet s'est spécialisée en histoire antique et a travaillé sur les procédures de distribution du blé public à Rome de la fin de la République au Haut-Empire, ainsi que sur les famines et les émeutes. Après une carrière universitaire (Rouen, Aix-Marseille), elle a été la première femme à occuper la direction de l'Ecole française de Rome.
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Un empereur très chrétien?
De tous les livres d’histoire que nous recevons à Storiavoce, Napoléon possède une place bien particulière. Le sujet paraît en effet inépuisable et il ne se passe pas un mois sans qu’un auteur ait la gentillesse de nous faire parvenir un ouvrage en lien direct ou indirect avec l’Empire. Mais, dans cette masse, peu de livres se distinguent vraiment… Si bien que quand nous avons reçu « Napoléon et le sacré », notre première réaction a été de dire: « Enfin ». Enfin un livre sur un sujet délaissé et pourtant essentiel du règne de l’Empereur. En effet, bien des interrogations subsistent: Napoléon fut-il d’abord éduqué religieusement ? Et si oui que va-t-il garder de cet enseignement ? Entretenait-il une religiosité et ou une spiritualité ? Quel est l’objectif de son concordat de 1802 ? Comment son entourage va t’il réagir à ce concordat ? Son administration va-t-elle l'appliquer correctement ? Pourquoi en dépit de ce concordat, le pape Pie VII v’ a t’il être fait prisonnier ? Autant de questions que nous posons à Marie Courtemanche. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invité: Marie Courtemanche est une jeune historienne qui a travaillé sous la direction du professeur Jacques-Olivier Boudon. Napoléon et le sacré est son tout premier livre. Il est paru aux Editions du Cerf (384 pages, 24€).
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Benoît ou la naissance d'une civilisation?
Nous ne connaissons de sa vie que ce que le pape Grégoire le Grand, qui régna au VIe siècle, a bien voulu nous transmettre. Nous avons aussi une règle écrite de 73 chapitres qui, en dépit de l’exercice littéraire, peut nous renseigner sur son existence… Pourtant, même si les sources nous apparaissent bien maigres, le personnage de Benoît de Nursie fait figure de géant dans l’histoire du Christianisme. Tant et si bien que pas moins de seize papes ont souhaité porter ce nom. Figure patriarcale, Benoît est considéré comme le fondateur du monachisme occidental : « Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. » nous disait encore récemment un pape. C’est parce qu’il rayonne jusqu’à nos jours qu’un autre pape, Paul VI, décida en 1964, d’en faire le patron de l’Europe. D'ailleurs, dans son livre sur la naissance de l’Europe au Moyen-Âge, le grand historien Jacques le Goff le place aux côtés aux côtés de Boèce, de Cassiodore, d’Isidore de Séville ou bien encore de Bède le Vénérable qu’il considère comme je cite « les fondateurs culturels du Moyen-Âge » … Mais l’histoire n’est-elle pas trop bien écrite ici ? Que savons-nous réellement de ce personnage ? Storiavoce vous propose de vous transporter à la fin du Ve siècle, dans un monde en crise, alors que l’Empire romain d’Occident vient de sombrer. Dans ce contexte, un homme va promouvoir un idéal : il s’agit de Benoît de Nursie.L'invité: Directeur de recherche au CNRS, directeur-adjoint du Laboratoire d'études sur les monothéismes, Odon Hurel est spécialiste du monachisme bénédictin. Il est notamment l'auteur de Cluny. De l'abbaye à l'ordre clunésien (2010, avec Denyse Riche), de Prières des bénédictins (2010), de Les Secrets des abbayes et des monastères (2013) et de Solesmes. Prieuré médiéval, abbaye contemporaine (2016, avec dom Thierry Barbeau). Il vient de publier une étude sur saint Benoît (Perrin, 450 pages, 23€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Le Pacifique, une histoire à la croisée des empires, avec Bernard Lavallé
Storiavoce propose une vaste fresque historique sur le Pacifique ! Exploré par les Européens au XVIe siècle, à l’heure des grandes expéditions maritimes et des découvertes ambitieuses, cet océan est un univers maritime à l’histoire mouvementée : longtemps ignoré des Européens, il a pourtant constitué une plaque tournante pour les opérations militaires, diplomatiques et commerciales.
Qui a découvert le Pacifique ?
Magellan l’a-t-il atteint pour démontrer que la terre était ronde ?
Comment s’est fait le partage des espaces du Pacifique entre les puissances occidentales ?
Quel est le rôle clef du Pacifique dans la Seconde Guerre mondiale ?
L'invité : Bernard Lavallé est historien chercheur, professeur émérite de civilisation hispano-américaine à la Sorbonne (Paris III) et spécialiste de l’histoire de la découverte du Nouveau Monde. Il est l'auteur, entre autres, de L’Amérique espagnole de Colomb à Bolivar, L’ Amérique en projet. Utopies, controverses et réformes dans l'empire espagnol (XVIe-XVIIIe siècle) (coécrit avec Nejma Kermele). Il vient de publier aux éditions Vendémiaire : Pacifique, à la croisée des empires (360 pages, 23 €).
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Une histoire mondiale des cours
Proche de Louis XVIII, le duc de Lévis écrivait: « Un monarque sans cour est un grand arbre déraciné que le moindre coup de vent renverse ». Ecrin d’un pouvoir, reflet d’une puissance, vitrine d’un pays, une cour est une structure qui s’apprête en fonction du souverain qu’elle auréole. Elle se redéfinit et évolue sans cesse mais toujours sur les vestiges des dynasties passées et en fonction des autres cours avec lesquelles elle est en interdépendance. Si les différentes révolutions semblent avoir brisé ou du moins épuisé ces systèmes curiaux, ils ont pourtant été la réalité de bien des contrées pendant bien des époques… Storiavoce vous propose aujourd’hui, un tour du monde du faste, du luxe, du politique. Partez à la rencontre des dynasties les plus légendaires, des rois les plus fantasques, des reines les plus capricieuses et des royaumes les plus merveilleux en étudiant la cour dans sa logique mondiale à partir de l’ouvrage co-dirigé par Thierry Sarmant et Victor Battaggion : L’Histoire mondiale des Cours, de l’Antiquité à nos jours, aux éditions Perrin (448 pages, 25.00 €).L'invité: Thierry Sarmant est historien, spécialiste de numismatique, archiviste paléographe, et directeur des collections du Mobilier National. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur l’histoire moderne et l’histoire du patrimoine dont Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres (co-écrit avec Matthieu Stoll), Vincennes : mille ans d'histoire de France. Victor Battaggion est journaliste culturel et rédacteur en chef adjoint du magazine Historia. Il a publié entre autres : Ridicules ! Les dossiers inavoués des grands personnages de l’histoire et Les Figures du Mal.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Qu'est ce qu'une puissance à l'époque contemporaine?
Historien, Gilles Ferragu continue la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée aux nouvelles conflictualités dans le monde. Au cours de ce deuxième volet, il aborde la question de la puissance à l'époque contemporaine: Chine, Etats-Unis, URSS... Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Comment définir la notion de puissance à l'époque contemporaine?- Existe t'il une théorie de la puissance?- Que signifient les concepts de soft power, de smart power, de hard power?- Le Saint-Siège est il une puissance?- En quoi les Etats-Unis conjuguent-ils plusieurs types de puissances?- Quelle rôle joue le nucléaire dans l'idée de puissance?- Une puissance peut-elle être totale?- Quelle différence entre un empire et une puissance? L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche (à paraître le 21 mars prochain).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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L'énigme des 75: survie et sauvetage des juifs de France
Au mois de juillet 1942, Annette et Léa, deux jeunes filles de 12 et 14 ans sont arrêtées avec leur mère à l'occasion de la rafle du Vel d'Hiv'. Transférées dans un wagon à bestiaux au camp de Pithiviers, les enfants sont séparés de leur mère déportée à Auschwitz le 3 août 1942. Transférées à nouveau, cette fois à Drancy, les deux jeunes filles bénéficient d’une chance extraordinaire: en effet, une cousine de leur mère, assistante du commandant juif du camp, efface à plusieurs reprises leurs deux noms sur les listes de la mort. Après maintes péripéties, elles finiront par être libérées du camp et reprendront même leur scolarité en octobre 1942, à Paris. Cette histoire s’inscrit dans des milliers d’autres récits qui aboutissent à un constat : 75% des juifs ont échappé à la mort en France sous l’occupation. Ce chiffre constituait pour l’histoire comme une énigme et un mystère. Auteur de La Survie des juifs en France 1940-1944, Jacques Semelin lui donne des clés d'explication. Contrairement aux travaux de Paxton, il remet en cause l'idée d'une France antisémite en distinguant d'une part l'opinion publique touchée par la déportation des femmes et des enfants, et d'autre l'Etat français. Dans cet ouvrage aux multiples nuances, il propose de comprendre comment les juifs de France vont se débrouiller pour survivre. Comment face aux arrestations et aux lois antisémites, ces derniers se sont fondus dans la population, en jouant parfois d’une double personnalité. Enfin et surtout, comment, ils vont bénéficier d’une entraide spontanée grâce à des passeurs, des faussaires, de simples hôtes ou bien même des "anges gardiens" qui, par des petits gestes dans le quotidien ou bien des actes d'héroïsme, vont faire de la France une exception dans le dessein meurtrier du nazisme. Jacques Semelin est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Historien et psychologue, Jacques Semelin est spécialiste des génocides et des violences extrêmes. Directeur de recherche émérite au CNRS, il donne des cours à Sciences Po. Il a fondé et dirigé l’Online Encyclopedia of Mass Violence, dont il est président depuis janvier 2011. Il est membre des comités scientifiques des revues European Review of History, Journal of Genocide Research et Vingtième siècle. Il est aussi membre de l’International Association of Genocide Scholars. Il vient de publier La Survie des juifs en France 1940-1944 (CNRS Editions, 372 pages, 25€). Un livre préfacé par Serge Klarsfeld.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Faire l'histoire du terrorisme
Historien, Gilles Ferragu entame une série de nos [Cours d'Histoire] consacrée aux nouvelles conflictualités dans le monde. Au cours de ce premier volet, il aborde la question épineuse du terrorisme. S’il ne répond à aucune définition satisfaisante, le terrorisme a indéniablement une histoire ancienne et complexe qui ne saurait se réduire à une succession d’attentats, de revendications et de procès. Gilles Ferragu explore ce passé pluriséculaire et dresse la première synthèse de la violence politique qui frappe le monde occidental comme oriental. Loin des stéréotypes et des reconstructions idéologiques, il s’attache à étudier le poids réel du phénomène depuis la fin du XVIIIe siècle ainsi que les réponses que s’efforcent d’apporter les sociétés ou les pouvoirs qui en sont les victimes. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche (à paraître le 21 mars prochain).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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La conquête romaine : l'exemple gaulois, avec Jean-Louis Bruneaux
Dans le cadre de son partenariat avec l'Académie du Professorat, Storiavoce met exceptionnellement en ligne l'intervention du professeur Jean-Louis Brunaux. L'Académie du professorat a pour vocation de créer un lien entre l'université et le monde du secondaire. Chaque intervention recoupe donc les programmes du Collège et du Lycée.
L’invité : Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d’archéologie de l’ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, à Gournay-sur-Aronde, Saint-Maur, La Chaussée-Tirancourt et Montmartin. Jean-Louis Brunaux a rédigé plusieurs monographies sur les résultats de ses recherches archéologiques et des ouvrages de synthèse. Il est l’auteur d’une monographie consacrée à Alésia (Gallimard, 2012) et il vient de publier Vercingétorix dans la collection biographies de chez Gallimard.
À lire aussi :
- “Gaulois, ces étranges et familiers « ancêtres »” : https://bit.ly/3BcKCrL
- “Les aigles des mers : Rome déploie sa marine” : https://bit.ly/3qERSb8
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Comment faire la fête... au XVIIIe siècle
Un vent de révolte souffle sur cette France du XVIIIe finissant : les tensions politiques entre le pouvoir royal et les élites nobiliaires se font de plus en plus vives, la misère grandit dans la capitale, l’esprit religieux et royaliste déserte les villes… et pourtant, la fin de l’Ancien-Régime est marquée par le foisonnement des amusements et des fêtes en tous genre. La frénésie festive embrase tous les esprits et colore tous les milieux sociaux: "Dans l’Europe moderne, les fêtes récréatives ont été de tout temps le meilleur moyen de charmer la multitude comme les gens du grand monde : c’est le luxe des Etats et ce qui dénote leur splendeur ; c’est aussi ce qui contribue à la richesse des cités populeuses" nous dit Claude Fortuné Ruggieri, célèbre artificier du XVIIIe siècle. La fête comme outil et phénomène politique ? La fête comme vecteur de cohésion sociale et symbole du pouvoir ? Oui mais pas seulement… La fête au XVIIIe siècle s’inscrit dans de nouvelles perspectives. En privé, elle glisse vers le culte de l’extravagance ; les innovations techniques matérialisent la recherche de l’extraordinaire ; on célèbre le luxe et le raffinement à travers des lieux et des architectures nouvelles, tout à la fois refuges de l’interdit et vitrines de la transgression. Comment interpréter cette soif dévorante de l’amusement, cette incessante mise en scène de l’illusion, cette célébration du plaisir si ce n’est comme une peur partagée d’un avenir incertain qui se dessine au creux de la crise que traverse la société française ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Didier Masseau qui vient de publier Fêtes et folies en France à la Fin de l’Ancien Régime.L’auteur : Didier Masseau est historien moderniste, spécialiste des pratiques culturelles. Professeur des universités, il a écrit de nombreux ouvrages de référence sur les Lumières et la pensée philosophique du XVIIIème siècle (L’Invention de l’intellectuel dans l’Europe du XVIIIe siècle, Une histoire du bon goût. Son ouvrage Les Ennemis des Philosophes a reçu le Prix Biguet de l’Académie française et a ouvert de nouvelles perspectives de recherches sur un mouvement intellectuel et une époque, souvent mal appréhendés. Il vient de publier Fêtes et folies en France à la Fin de l’Ancien Régime (CNRS Editions, 304 pages, 24€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Tardieu, entre Clemenceau, Poincaré... et De Gaulle
Nous commémorons cette année un des traités les plus importants de l’histoire diplomatique française, le Traité de Versailles. Cent ans après les négociations de paix qui mirent fin à la Grande Guerre, le fameux texte pourtant, a du mal à être entendu. Il bénéficie cependant d’une certaine réhabilitation… L’historien Georges-Henri Soutou, grand spécialiste des relations que l’on a reçu à ce micro à plusieurs reprises dit du traité : « La paix écrit il aurait pu être meilleure, elle aurait aussi pu être pire, et elle n’aurait pas pu être radicalement différente sur l’essentiel. » Or cet essentiel, fut le travail d’une équipe. Tout le monde connaît le rôle de Clemenceau dans l’affaire, beaucoup moins celui d’André Tardieu. Storiavoce vous propose de découvrir un homme oublié parce que peut-être incompris. Qui fut André Tardieu, un des hommes les plus brillants de sa génération? Quel rôle joua t’il auprès du Tigre mais aussi de celui qui sauva la France de la faillite, Raymond Poincaré ? Surtout, quelle fut la réalité de cette personnalité qui, à plusieurs reprises, préféra renoncer à un maroquin, et nous apparaît à posteriori comme bien éloigné de la médiocrité politique des années 30… Maxime Tandonnet répond aux questions de Christophe Dickès.L'invité: Haut fonctionnaire, Maxime Tandonnet est l’auteur de nombreux ouvrages historiques et d’actualité, dont Une Histoire des Présidents de la République (2013), 1940 : un autre 11 Novembre (2009) et Les Parias de la République (2017). Il vient de publier aux éditions Perrin: André Tardieu L'incompris (400 pages, 23.50€). Les éditions ont réédité parallèlement le livre d'André Tardieu, La Paix, présenté par le professeur G. H. Soutou.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Nos révolutions françaises: d'Etienne Marcel à Mai 68.
Historien, Gaël Nofri présente une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la place de la Révolution dans l'Histoire de France. Dans ce troisième et dernier volet, il évoque les "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Qui était Etienne Marcel? Peut-on lire cette révolution avec la grille du XIXe siècle ?- Quelle fut la nature des Etats généraux à l'époque médiévale? Etienne Marcel était-il un réactionnaire? - On retrouve cette volonté de retour aux bons usages dans la révolte de Caboche quelques décennies plus tard... d’où vient l’expression de Caboche ?- Peut-on parler de terreur à cette époque? - 1789, 1830, 1848, 1870… n’est-ce pas ici pour reprendre la thèse de François Furet qui lui-même s’inspirait de Tocqueville : une seule et même révolution ?- Le XIXe siècle n'est-il pas un siècle qui se recherche, qui tente, qui essaie, oscillant entre mythes, idéalismes et réalités?- Paradoxalement, c’est en 1870 que la Révolution se pose la question de l’Etat dont elle se méfie… Le système révolutionnaire de la Commune, la Révolution pour la Révolution apparaissent… Pourtant, les années 70 permettent une stabilisation de la République ?- Pourquoi avoir mis le 6 février 1934 comme une révolution ? N’est-ce pas un coup d’Etat éphémère ?- Pourquoi ne pas avoir retenu le régime du Maréchal Pétain qui se qualifie lui-même de Révolution nationale? L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Élu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Symbolisme animalier, pouvoir & autres caricatures des papes
Nous sommes au IVe siècle. A cette époque, le pape Sylvestre vient de guérir l’empereur Constantin de la lèpre. Converti, Constantin refusa désormais de sacrifier au dragon. En effet, aux calendes de chaque mois, des Vestales descendaient au temple de Vesta sur le Forum afin d’offrir au monstre de la farine de céréales. Inquiets, les prêtres païens ainsi que le préfet de Rome mirent au défi le pape Sylvestre : en effet, ils lui demandèrent de convaincre le dragon qui, chaque jour et pour se venger, dévorait près de trois cents innocents… Le pape ne se déroba pas. Il répondit à ce défi. Il partit à la rencontre du fameux dragon et lui demanda d’interrompre son dessein mortifère, ce qui permit finalement la conversion des païens. Qu’ils soient légendaires ou vecteurs d’un symbole, objet de curiosité ou tout simplement utiles, les animaux peuplent l’histoire de la papauté médiévale : Colombe, brebis, agneaux, dragons et basilics, ânes et chevaux, lions et griffons… Chaque animal possède une voire plusieurs caractéristiques d’une époque à l’autre. Qu’ils soient sur les frontons des monuments, ou bien sur le blason des élus, voire sur des caricatures, chaque animal porte en lui un message qui parvient jusqu’à nous. Storiavoce vous propose de partir à leur découverte et d’ouvrir le bestiaire des papes avec Agostino Paravicini Bagliani qui est interrogé par Christophe Dickès. L"invité: Agostino Paravicini Bagliani est professeur honoraire de l’Université de Lausanne, membre associé étranger de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et président de la Sismel (Florence), où il dirige la revue "Micrologus. Nature, Sciences and Medieval Societies". Parmi ses ouvrages : La Cour des papes au XIIIe siècle (1995) ; Le Corps du pape (1997) ; Le Speculum astronomiae, une énigme ? Une enquête sur les manuscrits (2001) ; Boniface VIII. Un pape hérétique ? (2003). Il vient de publier aux belles lettres Le bestiaire du pape. ___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Qu'est-ce qu'une révolution?
Historien, Gaël Nofri présente une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée aux "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Dans ce deuxième volet, il définit la nature de la révolution. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Le mot de révolution possède un sens scientifique. Ce sens peut-il être appliqué au domaine politique ?- La révolution est-elle un retour en arrière vers un âge d’or idéalisé ou une tabula rasa ?- Quand commence t’on à considérer la révolution comme la volonté de créer ex-nihilo ?- Deux lectures semblent être faites de la Révolution : la classique et la moderne. Existe-t-il une troisième voie ? -Dans l’histoire, y a t’il davantage de points de convergences entre les différentes révolutions que de points de divergences ?- La place des minorités est-elle au centre des révolutions ? N’est-ce pas là le machiavélisme des révolutions : de faire croire qu’elles sont voulues par une majorité alors qu’elles ne sont conduites que par des minorités ?- Les révolutions sont-elles idéalistes ?- Une révolution pour se terminer doit-elle être systématiquement confisquée ?- Faut-il distinguer l’instant révolutionnaire du système révolutionnaire ?- Quels sont les critères permettant de dire qu’une révolution est réussie ?L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Élu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Les coulisses de Versailles
Avec ses 7 millions de visiteurs par an, Versailles est l’un des sites les plus fréquentés au monde. Véritable emblème de la monarchie et de l’histoire de France d’avant la Révolution, c’est aussi un lieu qui regorge de mystères et d’intrigues. Charles Perrault l’évoquait ainsi: « Ce n’est pas un palais, c’est une ville entière. / Superbe en sa grandeur, superbe en sa matière». Témoin de plus de cent ans de règne, vitrine du rayonnement de la monarchie française et refuge des plus secrètes affaires du gouvernement royal, Versailles est sans doute le château qui a le plus interrogé les historiens. Était-il véritablement un modèle pour les autres châteaux européens ? Constituait-il un chantier permanent ? Qui avait le droit d’habiter ce palais pharaonique? Existe-il des passages secrets à Versailles ? Le château était-il chauffé? Comment se nourrissaient les souverains ? Versailles se visitait-il au temps des rois ? Pour répondre à toutes ces questions, Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Mathieu da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles.L'invité: Docteur en histoire moderne et ingénieur de recherche, Mathieu da Vinha est directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur Louis XIV et Versailles: Le Versailles de Louis XIV : Le fonctionnement d'une résidence royale au XVIIe siècle; Au service du roi. Dans les coulisses de Versailles (Tallandier); Alexandre Bontemps, Premier valet de chambre de Louis XIV. Il a également co-dirigé un Dictionnaire sur le sujet avec Raphaël Masson. Il a publié en novembre dernier : Vivre à la cour de Versailles en 100 questions (352 pages, 15,90€).
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Peut-on faire une théorie des révolutions françaises
Historien, Gaël Nofri entame une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrées aux "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Dans ce premier volet, il répond à la question : "Peut-on faire une théorie des révolutions françaises". Il est interrogé par Christophe Dickès.- En quoi la révolution fait-elle partie de "notre patrimoine français" ?- La France a-t-elle pour autant le monopole de la Révolution ?- Quelle différence doit-on faire entre révolution et révolte ?- La Révolution défend-elle aussi des intérêts privés ?- Il n'y a pas de révolution sans Etat… Peut on aussi affirmer qu’il n’y a pas de révolutions sans Etat fort ? Ou qu’au contraire, c’est parce que les Etats ont été faibles qu’ils se sont laissés dépasser par une révolution ?- Quand a lieu la première "révolution française" ? Et la dernière ?- La Révolution exige t'elle un transfert de souveraineté, plus qu’un changement politique ?- Le terme de "révolutions" doit-il être mis au pluriel ?- Existe t'il un lien entre réforme et révolution?- Les révolutions se font-elles inévitablement dans la violence ?- Paris joue t'elle un rôle central dans les révolutions ?L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Elu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Intimités & passions royales
Le diable, dit on se cache dans les détails. L’histoire a d’ailleurs parfois basculé sur ces petits détails. Il faut ainsi leur porter une attention toute particulière : bien des détails peuvent nous sembler anecdotiques mais ils sont le plus souvent révélateurs d’une époque, d’un moment décisif de l’Histoire ou d’une personnalité. Il en est ainsi des passions que cultivaient les rois et les reines. Storiavoce vous propose de vous plonger dans l’intimité des hommes et des femmes d’Etat qui jalonnent notre histoire. Nulle question ici d’évoquer les maîtresses royales, les spéculations amoureuses et autre fils cachés, mais bien leur passion et donc leur goût personnels. Nous cultivons tous une passion qui se révèle parfois avec le temps comme une véritable science. Les rois et les reines cultivaient aussi leurs préférences dans leur quotidien. Mais, une personnalité royale ne s’appartient pas ou plus. En effet, en devenant roi ou reine, on abandonne sa propre vie, son propre moi : la charge doit prendre le pas sur la personnalité selon la fameuse théorie du corps du roi. C’est pour cette raison que la frontière entre l’intime et la vie publique reste ténue. Les passions personnelles n’y changent rien : elles éclairent bien au contraire la personnalité, l'intelligence, les intérêts et parfois même la politique. Elles nous offrent tout simplement des clefs de compréhension des hommes.L'invitée: Marie Petitot travaille dans la communication culturelle. Férue d’histoire, elle anime le blog Plume d’histoire qui rassemble une large communauté. Elle est également chroniqueuse dans les revues Napoléon Ier, Napoléon III et Château de Versailles. Âgée de 25 ans, elle publie ici son premier ouvrage: Royales passions (Tallandier, 320 pages, 18.90€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Sous le sable, à la recherche des civilisations.
Au sommaire de la revue Codex #10:- Au carrefour des civilisations, la construction de la Bible, 200 ans de découvertes autour de l’Ancien Testament. Avec Thomas Römer, Israël Finkelstein, l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, le département des antiquités orientales du musée du Louvre…- Enquête : Bières d’abbaye, un succès sans pression- Cahier pédagogique : L’Europe sous Napoléon III, de la guerre de Crimée à la question romaine- Voyage : Les églises peintes de Roumanie- Entretien avec Johan Ickx : « On ne pourra plus dire que Pie XII était germanophile »Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…
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La véritable histoire du radeau de la Méduse
« Il peignit le naufrage de la France, ce radeau sans espoir, où elle flottait ; faisant signe aux vagues, au vide, ne voyant nul secours… c’est la France elle-même c’est notre société tout entière qu’il embarqua sur ce radeau de la méduse… image si cruellement vraie que l’orignal refusa de la reconnaitre » Nous connaissons tous le célèbre tableau du peintre Géricault mais connaissons-nous vraiment la tragédie qui a inspiré cette œuvre colossale ? C’est l’histoire d’un drame effroyable qui signe l’échec d’une expédition militaire. L’œuvre de Géricault , présentée au Salon le 25 août 1819, se situe au croisement du scandale esthétique et politique. La critique est divisée, mais le tableau fait grand bruit. Il raconte les suites du naufrage de la frégate : La Méduse, survenue trois ans auparavant, le 2 juillet 1816. A ce naufrage, survit un radeau, qui va se perdre sur les flots pendant plusieurs jours, trimbalant les rescapés de la frégate entre la mort et la folie. Storiavoce vous emmène à l’envers du tableau avec Dominique Le Brun, spécialiste de l’histoire de la Marine. Il est interrogé par Maru-Gwen Caricgon. L'invité: Dominique Le Brun est journaliste historique et spécialiste de l’univers maritime. Il est lui-même navigateur depuis sa tendre enfance et membre des écrivains de la Marine. Dominique Le Brun a écrit de très nombreux ouvrages de références (roman, essai, albums…) sur l’histoire de la navigation et l’espace marin. Il vient de publier : La Méduse, les dessous d’un naufrage dans lequel il donne la parole à six survivants de ce célèbre drame.____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Innocent III: l'apogée de la monarchie pontificale
Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce troisième et dernier volet est consacré à la personnalité incontournable qu'était Innocent III. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes:- Pourquoi avoir choisi Innocent III, qui n’est sans doute pas le personnage le plus célèbre du Moyen Âge, ni même de l’histoire de l’Église, pour un large public ?- Que dire de son parcours?- Quelle conception se fait-il de son pouvoir et de sa mission, une fois élu pape ?- Mais de quel œil les États séculiers ont-ils perçu l’affirmation de ce pouvoir ? Et plus largement quels furent les rapports d’Innocent III avec les souverains de l’époque ?- On ne peut être que frappés par la « modernité » de son gouvernement. Dans quelle mesure est-il l’inventeur d’un État et d’une administration particulièrement sophistiqués ?- Innocent III est aussi le contemporain, et même le grand orchestrateur du plus grand concile du Moyen Âge, à savoir celui de Latran IV (qui a lieu en 1215, peu de temps avant sa mort). Dans quelle mesure ce concile a-t-il littéralement transformé la société médiévale ? Et pouvez-vous revenir sur l’œuvre plus proprement religieuse et pastorale d’Innocent III ?- Qu’a-t-il laissé, voire légué, à un pape comme Boniface VIII (1294-1303), lui aussi connu pour ses élans théocratiques ? Et au-delà, son modèle de pouvoir n’a-t-il pas été remis en cause à la fin du Moyen Âge?L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Du haut de ces pyramides...
Au mois de mai 1798, Napoléon Bonaparte s'engage dans une expédition qui participera de sa légende. En effet, la campagne d'Egypte porte avec elle un mythe qui fascine: les noms des Pyramides, du Mont Thabor ou d'Aboukir raisonnent dans l'imaginaire d'un public séduit autant par l'histoire -celle des Pharaons ou celle d'Alexandre- que par les charmes de l'Orient. Campagne militaire, mais aussi expédition scientifique, la présence française sur cette terre inconnue reste pourtant un échec. Pourquoi la France de la Révolution française s'est-elle engagée si loin de l'Europe? Comment la population arabo-musulmane va t'elle accueillir ces hommes et ces femmes. Quelles furent les grandes heures de cette campagne mais aussi ses heures sombres? Auteur de La Campagne d'Egypte, Jacques-Olivier Boudon répond à Christophe Dickès.L’invité: Jacques-Olivier Boudon, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, est professeur à Sorbonne Université, président de l’Institut Napoléon et directeur scientifique de la Bibliothèque Marmottan. Il a publié une trentaine d’ouvrages essentiellement consacrés à l’histoire napoléonienne et à l’histoire du XIXe siècle dont chez Belin Les Naufragés de la Méduse (2016) et Le plancher de Joachim. L’histoire retrouvée d’un village français (2017).Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce deuxième volet est consacré à la réforme grégorienne. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes:- Qu’est-ce que la Réforme grégorienne, quand intervient-elle et pourquoi mettre une majuscule au mot « Réforme » ?- D’où vient cette Réforme ? Quelles en sont les raisons, contextuelles, mais aussi plus structurelles ? Et quels en sont les inspirateurs ?- Cette Réforme a-t-elle rencontré des oppositions, de la part de l’empereur notamment ? Et que nous dit-elle du rôle politique de l’Église à cette époque ?- Peut-on aller jusqu’à dire qu’elle est le moment de l’instauration d’une « théocratie » pontificale à l’échelle de la Chrétienté ?- Cette Réforme n’est-elle qu’une réforme de la tête de l’Église, in capite comme on le dit à l’époque ? Ses effets se sont-ils faits sentir à d’autres échelles ou d’autres niveaux ?- Comment ont évolué les rapports entre le clergé et les fidèles suite à cette réforme ?L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Quand l'Eglise fit sa révolution au Moyen-Âge
Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce deuxième volet est consacré à la réforme grégorienne. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes:- Qu’est-ce que la Réforme grégorienne, quand intervient-elle et pourquoi mettre une majuscule au mot « Réforme » ?- D’où vient cette Réforme ? Quelles en sont les raisons, contextuelles, mais aussi plus structurelles ? Et quels en sont les inspirateurs ?- Cette Réforme a-t-elle rencontré des oppositions, de la part de l’empereur notamment ? Et que nous dit-elle du rôle politique de l’Église à cette époque ?- Peut-on aller jusqu’à dire qu’elle est le moment de l’instauration d’une « théocratie » pontificale à l’échelle de la Chrétienté ?- Cette Réforme n’est-elle qu’une réforme de la tête de l’Église, in capite comme on le dit à l’époque ? Ses effets se sont-ils faits sentir à d’autres échelles ou d’autres niveaux ?- Comment ont évolué les rapports entre le clergé et les fidèles suite à cette réforme ?L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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La blessure algérienne
Régulièrement dans l’actualité, le spectre de la Guerre d’Algérie réapparaît. Sur une blessure non cicatrisée, les camps s’affrontent, les émotions prennent le dessus, les clichés idéologiques et les raccourcis refont surface… Finalement, la partialité triomphe dans un univers de passions contraires. De tous les sujets d’histoire, celui de la question algérienne est sans aucun doute un des plus difficiles à aborder et à saisir pour sa complexité. Mêlant à la fois l’histoire politique et l’histoire économique, l’histoire des idées mais aussi l’histoire des religions et même des sociétés... comprendre sans passion le drame algérien avec un regard global n’est pas une sinécure. Storiavoce vous propose de s’engager dans ce chemin en s'en tenant aux faits. Comment comprendre, sans anachronisme ni lunettes idéologiques, la guerre d’Algérie? Jean Sévillia répond à Christophe Dickès.L'invité: Journaliste, essayiste et historien, auteur de nombreux ouvrages qui ont été des succès de librairie (Zita impératrice courage, Le Terrorisme intellectuel, Historiquement correct, Historiquement incorrect, Histoire passionnée de la France), Jean Sévillia est chroniqueur au Figaro Magazine et membre du conseil scientifique du Figaro Histoire. Il vient de publier Les vérités cachées de la Guerre d'Algérie (Fayard, 416 pages, 23€).
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Pouvoir des Rois vs. Pouvoir des Papes.
Dans une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l'Eglise à l'époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce premier volet est consacré à la définition même de ce pouvoir. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes:- L’Église dispose-t-elle d’un pouvoir ou exerce-t-elle un pouvoir et si oui, de quelle nature est ce dernier ?- De nombreuses doctrines du pouvoir ont ensuite vu le jour au Moyen Âge, parmi lesquelles celle du pape Gélase qui, dès le Ve siècle, distingue l’« autorité des pontifes » du « pouvoir des rois ». Que veut-il dire et quelle a été la fortune de cette distinction ?- Comment les conflits entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel se sont-ils manifestés, et parfois résolus ? Quels cas sont emblématiques du conflit entre l’Église et les États alors en formation ?- Que veut dire cette distinction entre spirituel et temporel ? Et peut-on parler d’une séparation avant l’heure de l’Église et de l’État ?- Comment définir la théocratie pontificale? S’agit-il d’un idéal ou d’une réalité ?- Le « pouvoir » de l’Église ne reposait-il pas sur sa capacité et sa légitimité à donner les sacrements ?L'invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l'Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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"Punir les ennemis du peuple!"
Il est une figure qui inspire l’effroi et qui incarne à lui-seul l’horreur et le paradoxe de la Terreur. Ce personnage, c’est Danton. S’il a été une des têtes du processus révolutionnaire à Paris, il en a aussi été la victime. Figure majeure de la Révolution française, il a inspiré le Tribunal révolutionnaire qui a fini par le condamner. Au sujet de cet appareil judiciaire, il a eu cette phrase terrifiante : « Les ennemis de la liberté lèvent un front audacieux ; partout confondus, ils sont partout provocateurs... Arrachez-les vous-mêmes à la vengeance populaire, l'humanité vous l'ordonne! Soyons terrible pour dispenser le peuple de l’être! » Pour cette raison, les chefs révolutionnaires dotent leur gouvernement d’une légitimité judiciaire, le 10 mars 1793, en créant le Tribunal révolutionnaire. S’appuyant sur les travaux les plus récents, mais également sur de nombreux documents inédits, Antoine Boulant, qui lui consacre une étude, renouvelle en profondeur notre vision du Tribunal révolutionnaire. Tout en proposant un récit détaillé des grands procès politiques, en particulier ceux de Marie-Antoinette, des Girondins et de Danton, il offre une analyse de la composition, du fonctionnement et de la logique d’une juridiction entièrement soumise au pouvoir politique, progressivement entraînée dans une spirale meurtrière. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L’invité : Antoine Boulant est un historien, spécialiste du XVIIIe siècle. Administrateur de l’Institut Napoléon, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire de l’administration et l’histoire politique du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il a écrit des ouvrages de référence dont une étude avec Arnaud de Maurepas : Les Ministres et les ministères du siècle des lumières (1715-1789). Il vient de publier une synthèse claire et précise sur le Tribunal révolutionnaire de Paris, aux éditions Perrin : Le Tribunal révolutionnaire, punir les ennemis du peuple (300 pages, 23€).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Le livre qui changea le monde
Officier décoré pendant la Deuxième Guerre mondiale, marxiste-léniniste, Alexandre Soljenitsyne est arrêté à 27 ans le 9 février 1945 pour ses critiques contre "Le Caïd", Staline. Bien plus tard, en 1962, profitant de l'entreprise de déstalinisation, sa grande oeuvre La journée d’Ivan Dennisovitch paraît dans la revue littéraire Novy Mir. Quel est le contexte de la publication du livre? Comment une telle publication a t'elle été possible alors qu’elle dénonçait l'univers carcéral soviétique ? Quel fut le rôle de cette oeuvre dans la décrédibilisation de l'Union soviétique? Eric Picard, qui a organisé plusieurs colloques sur l'homme et son oeuvre, présente ici un texte essentiel qui déposa dans le fruit un ver qui, inéluctablement, allait ronger de l'intérieur le système totalitaire soviétique. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: agrégé d'histoire, Eric Picard a enseigné en classe Prépa et à l'ICES-CRICES. Spécialiste des questions religieuses et politique, il a été un collaborateur régulier de Histoire du Christianisme magazine et aujourd'hui de la revue Codex, partenaire de Storiavoce. Il est présente sur Radio Notre-Dame une émission consacrée à l'histoire. Il a dirigé la publication du HS de L'Homme Nouveau consacré à Alexandre Soljenitsyne.
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Les Évangiles au risque de l'Histoire
Régulièrement, dans la tradition du XIXe siècle, l'historicité des Évangiles est remise en cause par des sceptiques ou des idéologues. En donnant à Jésus, son personnage central, une dimension purement mythologique, le très médiatique Michel Onfray est le dernier en date a avoir porté cette thèse dans son livre Décadence, sans avoir les compétences ni d'un bibliste, d'un exégète ou d'un historien. Or, la science historique et archéologique progresse chaque jour et révèle au contraire que ces textes décrivent sans contradiction la société palestinienne du Ier siècle. Ouvrage de foi, le Nouveau Testament composé des Évangiles, des Actes des apôtres et de plusieurs lettres n'en reste pas moins une compilation de textes essentiels dans la compréhension du Ier siècle de notre ère. Que dit l'histoire de ces textes ? Sont-ils cohérents ? Que nous apprennent-ils du contexte de l'époque et est-ce compatible avec ce que la science nous en dit désormais ? À travers un parcours historique et archéologique, l'archéologue Bruno Bioul rend accessible ces découvertes dans un tableau d'ensemble qui donnent aux Évangiles une cohérence insoupçonnée.L'invité: Bruno Bioul est historien et archéologue professionnel, diplômé de l'université catholique de Louvain. Il est chargé d'enseignement à l'université de Bourgogne, rédacteur en chef de la revue d'archéologie et d'histoire Archéothéma, auteur d'un livre sur les manuscrits de Qumran, Il a choisi de vulgariser au mieux les innombrables découvertes que les sciences historiques nous dévoilent. Il est l'auteur du livre Les Évangiles au risque de l'Histoire (Artège, 432 pages, 21,90€).
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Qu'est-ce qu'une nation?
Le concept de nation remonte à l'époque médiévale mais il possèdait à l'poque un sens différent du nôtre. Ensuite, tout au long des temps modernes, le terme évolue au gré de la construction des idées politiques et sous l'effet conjugué de la monarchie absolue, des Lumières puis de la Révolution française jusqu'au second Empire. Le 11 mars 1882, Ernest Renan prononce en Sorbonne une conférence marquant l'histoire des idées politiques : «Qu’est-ce qu’une nation ?». Il la définit à la fois comme « une âme, un principe spirituel », « un riche legs de souvenirs », et comme « le désir de vivre ensemble », « un plébiscite de tous les jours ». Il en fait un organisme vivant et mortel. Cette conférence s'inscrit dans un contexte particulier: celui de la défaite allemande et de la naissance de la Troisième République. Plus d'un siècle après, cette définition rénanienne est battue en brèche par une conception supra-nationale de l'Europe mais aussi par les communautarismes qui minent la notion d'unité nationale telle qu'elle a été définie par le grand penseur du XIXe siècle. Storiavoce vous propose de mieux comprendre l'idée de nation à travers les siècles avec l'historien Eric Anceau qui a dirigé avec Henri Temple un ouvrage collectif intitulé: Qu'est-ce qu'une nation en Europe?. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’Histoire parlementaire et politique, directeur adjoint de la revue Histoire, Economie, Société et coordonnateur du double diplôme Histoire Sciences sociales entre Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Eric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe s. de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des Sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, Ville d’Ajaccio,…). Il vient de publier avec Henri Temple Qu'est-ce qu'une nation en Europe? (Presses Sorbonne université, 280 pages, 8.90€). Avec les contributions de Pascal Cauchy, Hélène Dewaele Valderrabano, Jean-Pierre Doumenge, Olivier Gohin, Silvia Marton, Jacques Sapir, Pierre-André Taguieff, Françoise Thom, Robert Tombs et Jean-Claude Werrebrouck.
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