
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Par Storiavoce
Réseau : Malesherbes Publications
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891 épisodes · page 18 sur 30
![Ostie : archéologie d'une cité romaine, avec Paolo Tomassini [2/2]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658222433296-5f776b8216f86cb056592fb3e1a0538a.jpeg)
Ostie : archéologie d'une cité romaine, avec Paolo Tomassini [2/2]
[Ostie 2/2] Parlant de sites archéologiques de l’époque romaine en Italie, nous viennent spontanément à l’esprit Pompéi et Herculanum. Les conditions tragiques de la disparition de leurs habitants ont assuré leur postérité et les ont entourées d’une aura toute spéciale. Sans oublier leur état de conservation, le raffinement de leurs villas, la beauté de leurs fresques qui les rendent si vivantes à leurs visiteurs. La ville d’Ostie ne le cède en rien à ses brillantes collègues, au contraire ; située à une trentaine de kilomètres de Rome, elle se présente aussi à nous dans un état exceptionnel de conservation. Ses rues, ses édifices publics, ses maisons, ses tavernes, ses entrepôts et ses temples nous parlent d’une ville qui fut florissante, grâce à son port, au centre du plus grand trafic commercial de l’Antiquité. Une première émission a retracé l'histoire d'Ostie, depuis les travaux de l’empereur Claude, puis ceux de Trajan, en passant par son âge d’or, jusqu’à son déclin et son abandon. Cette seconde partie que nous vous proposons s'intéresse de plus près aux fouilles archéologiques qui, à partir du XVIIIe siècle, ont permis de redécouvrir le site antique et d'en comprendre l'importance.
Notre invité : Docteur en Histoire, art et archéologie de l’Université catholique de Louvain, titulaire d’un PhD European Label (anglais, français, italien), Paolo Tomassini est archéologue, membre de la section Antiquité de l'École française de Rome. Il est entre autres l'auteur avec Sarah Béthume de Fantastic Beasts in Antiquity: Looking for the Monster, Discovering the Human. Fantastic Beasts in Antiquity, May 2018, Louvain-la-Neuve, Belgium. Il prépare un ouvrage à paraître: Ostie. Fenêtres sur cour. Le Caseggiato delle Taberne Finestrate : reconstruire cinq siècles de vie ostienne, Peeters, Babesch.
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![Ostie, port et vitrine de la Rome antique, avec Paolo Tomassini [Ostie 1/2]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658222570244-817069e3c798268151ec7a9e431b6147.jpeg)
Ostie, port et vitrine de la Rome antique, avec Paolo Tomassini [Ostie 1/2]
[Ostie 1/2] Parlant de sites archéologiques de l’époque romaine en Italie, nous viennent spontanément à l’esprit Pompéi et Herculanum. Les conditions tragiques de la disparition de leurs habitants ont assuré leur postérité et les ont entourées d’une aura toute spéciale ; sans oublier leur état de conservation, le raffinement de leurs villas, la beauté de leurs fresques qui les rendent si vivantes à leurs visiteurs. La ville d’Ostie ne le cède en rien à ses brillantes collègues, au contraire ; située à une trentaine de kilomètres de Rome, elle se présente aussi à nous dans un état exceptionnel de conservation. Ses rues, ses édifices publics, ses maisons, ses tavernes, ses entrepôts et ses temples nous parlent d’une ville qui fut florissante - grâce à son port, au centre du plus grand trafic commercial de l’Antiquité -, et constituent de précieux témoignages sur la vie quotidienne de ses habitants. Cette première émission retrace l'histoire d'Ostie, depuis les travaux de l’empereur Claude, puis ceux de Trajan, en passant par son âge d’or, jusqu’à son déclin et son abandon.
Notre invité : Docteur en Histoire, art et archéologie de l’Université catholique de Louvain, titulaire d’un PhD European Label (anglais, français, italien), Paolo Tomassini est archéologue, membre de la section Antiquité de l'École française de Rome. Il est entre autres l'auteur avec Sarah Béthume de Fantastic Beasts in Antiquity: Looking for the Monster, Discovering the Human. Fantastic Beasts in Antiquity, May 2018, Louvain-la-Neuve, Belgium. Il prépare un ouvrage à paraître: Ostie. Fenêtres sur cour. Le Caseggiato delle Taberne Finestrate : reconstruire cinq siècles de vie ostienne, Peeters, Babesch Supplements Series,. Pour en savoir plus : www.ostia-antica.org
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![L'Atlantique aux temps modernes : soumettre ou échanger ? avec Éric Schnakenbourg [2/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658221782019-26739664c31fce1ff91deaeb51210505.jpeg)
L'Atlantique aux temps modernes : soumettre ou échanger ? avec Éric Schnakenbourg [2/3]
[L'Atlantique 2/3] Après avoir parlé de la "découverte" du monde atlantique par les Européens, Eric Schnakenbourg revient sur la réalité de la colonisation que l’on ne doit pas concevoir comme un phénomène figé et unilatéral mais qui connaît des évolutions tout au long de la période. L’atlantique est avant tout un espace en mouvement, en tension, un lieu d’échange et d’interactions. Comment l'Europe se partage-t-elle les terres qui bordent l'Atlantique ? Quelles sont les obstacles que rencontrent les puissances européennes pour gouverner outre-mer ? Quelle est la nature des échanges entre les différentes populations qui se côtoient dans le monde atlantique ?
L’invité : Eric Schnakenbourg est professeur d’histoire moderne à l’université de Nantes et directeur du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Spécialiste d'histoire moderne, ses travaux portent principalement sur l'histoire des colonisations et l'histoire de l'Europe moderne.
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Le mystère Mussolini, avec Maurizio Serra
Dans un rapport de police destiné au président du Conseil Vitorio Emanuele Orlando, on pouvait lire à propos de Mussolini : « Il est très intelligent, circonspect, calculateur, indifférent à l’argent si ce n’est pour corrompre ; mais également sensuel, émotif, vindicatif, dévoré par l’ambition. Il veut dominer, convaincu de représenter une force essentielle dans le destin de l’Italie, et n’acceptera jamais de jouer les seconds rôles. » Storiavoce vous propose de comprendre une des personnalités les plus complexes du XXe siècle : existe-t-il un mystère, une énigme Mussolini ? Qui était cet homme à l’ambition démesurée ? Quelle est l’articulation entre le personnage et le fascisme ? Quels furent ses rapports avec l’Allemagne et bien évidemment Hitler ?
L'invité : Maurizio Serra de l'Académie française, diplomate de profession, complète avec Le mystère Mussolini (Perrin, 500 pages, 25 €) sa fresque magistrale publiée chez Grasset de grands auteurs italiens du XXe siècle, commencée avec Malaparte, vie et légendes (couronné en 2011 par le Goncourt de la biographie et le prix Casanova), poursuivie avec Italo Svevo ou l'antivie et D'Annunzio le Magnifique (Prix Chateaubriand 2018 et Prix du Livre incorrect 2018), ouvrages, déjà traduits en plusieurs langues, qui ont remporté l'adhésion de la critique et du public.
À lire aussi :
- “Une guerre pas si drôle” : https://bit.ly/3RHCd6w
- “La Deuxième Guerre mondiale sous psychotropes” : https://bit.ly/3QECVAl
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![Le monde atlantique : l'imaginaire et la réalité, avec Éric Schnakenbourg [1/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658221639754-5a3961d7703ad69630761e76e619b2c1.jpeg)
Le monde atlantique : l'imaginaire et la réalité, avec Éric Schnakenbourg [1/3]
[L'Atlantique 1/3] Premier cours d’histoire d’une série consacrée à l’Atlantique. Vu comme le symbole de l’infini et l’espace de l’aventure, l’Atlantique devient une réalité au XVème siècle, un espace à contrôler et à gouverner. Comment définir les frontières du monde atlantique ? Quel est l'impact des représentations et de l'imaginaire dans la réalité des échanges ? Les Européens sont-ils à l'origine des grandes mutations du monde atlantique ? Comment se déroule la découverte puis le partage de l'Atlantique ? Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Eric Schnakenbourg, auteur de Le monde Atlantique, un espace en mouvement, XVème-XVIIIème siècle paru aux éditions Armand Colin.
L’invité : Éric Schnakenbourg est professeur d’histoire moderne à l’université de Nantes et directeur du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Spécialiste d'histoire moderne, ses travaux portent principalement sur l'histoire des colonisations et l'histoire de l'Europe moderne.
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![Les Médicis à la conquête de Rome, avec Marcello Simonetta [2/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658222876965-9a7337816cfe13829b68fa4f0811273d.jpeg)
Les Médicis à la conquête de Rome, avec Marcello Simonetta [2/3]
[Les Médicis 2/3] Tout ou presque a déjà été dit sur les Médicis, famille de banquiers et maîtres de Florence, dont la richesse, l’influence et la quête de pouvoir marquèrent de leur empreinte ce remarquable Quattrocentro italien. Mais l’étincelant vernis des arts, du faste et des idées humanistes ne peut masquer les tourments d’une Italie déchirée entre intérêts politiques et territoriaux contraires, dont sauront profiter les puissances européennes voisines. Après un premier entretien consacré à la figure incontournable de Laurent de Médicis, dont le « règne » correspond à l’apogée de Florence (1449-1492), ce deuxième épisode s'intéresse aux héritiers du « Magnifique », ses fils et neveux, qui chercheront, tant bien que mal, à maintenir la domination médicéenne sur Florence, tout en la portant aussi à Rome et au Vatican. Deux d'entre eux occuperont d'ailleurs le trône pontifical dans une période troublée (1492 à 1527). Le troisième épisode, enfin, se penchera sur la dernière descendante directe de Laurent, Catherine, qui, par son mariage avec le fils de François Ier, deviendra ensuite reine de France.
Notre invité : Diplômé de l’Université La Sapienza (Rome) et de l’Université de Yale (États-Unis), Marcello Simonetta est historien, spécialiste de la Renaissance et de Machiavel. Il est l’auteur d’une trilogie consacrée aux Médicis, publiée en plusieurs langues, dont le français, aux éditions Albin Michel : L’énigme Montefeltro (2018), Des renards et des lions (2019), et Catherine de Médicis (2020). Il est également chercheur au sein du Medici Archive Project, basé à Florence.
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Rendre la justice aux temps carolingiens, avec Bruno Lemesle
Storiavoce vous propose aujourd’hui de vous transporter entre les années 830 et les années précédant l’an mil. Nous sommes à l’époque carolingienne et, comme à toutes les époques, des procès mettent en scène les grands acteurs du temps : les rois bien évidemment, les papes et les prélats qu’ils soient archevêques ou évêques. Dans le box des accusés, des hommes doivent faire face à de multiples accusations qui parfois se cumulent. Lèse majesté, remise en cause de la doctrine de l’Eglise ou encore sédition et avarice. Comment se constituaient les dossiers à charge ? Quelle était le place de la défense ? Comment se déroulaient les procès ? Que nous disent aussi ces procès de cette époque, ceci sans anachronisme ? Bruno Lemesle est l'auteur de Procès en récit. Sept affaires et procès entre les années 830 et l’an mil sont révélés par de multiples récits qui n’en forment finalement qu’un grâce au réemploi d’épisodes antérieurs. Ils sont les ancêtres des procès politiques et ecclésiastiques des derniers siècles du Moyen Âge.
L'invité : Bruno Lemesle est professeur d'histoire médiévale à l'université de Bourgogne. Spécialiste d'histoire judiciaire, il est l'auteur de Conflits et justice au Moyen Âge (PUF, 344 pages, 28,50€) et dernièrement de Procès en récit (Garnier, 294 pages, 31€).
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Le duc du Maine : la quête insatiable de légitimité, avec Pierre-Louis Lentes
Qui n’a jamais entendu parler de Louise de la Vallière, madame de Montespan, madame de Maintenon dont le rôle au siècle de Louis XIV est fortement lié à leur relation amoureuse avec le roi ? Or qui dit maîtresses dit indéniablement bâtards. Le duc du Maine est l’un de ces enfants : fils du Roi-Soleil et de madame de Montespan, né dans le secret, au château de saint Germain en Laye, le 31 mars 1670. A peine emmailloté, le duc de Lauzun confie le duc du Maine à madame de Maintenon. Chéri de son père, le roi Louis XIV, il est marié à Anne-Louise-Bénédicte de Bourbon. A sa mort, Louis XIV bouscule les règles du Royaume pour donner à son fils illégitime un rôle dans sa succession. Jalousé, détesté, envié, le duc du Maine évolue au cœur des luttes de pouvoir qui agitent la cour. Sa vie romanesque est en réalité l'histoire d'une quête de légitimité.
L'invité : Le duc du Maine, le fils préféré de Louis XIV (600 pages, 25.00 €) est la première grande biographie de Pierre-Louis Lensel. Il collabore aux émissions Au Cœur de l'Histoire sur Europe 1, et Franck Ferrand Raconte sur Radio Classique.
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L'autre Dumas : premier général africain, avec Claude Ribbe
Son fils Alexandre nous dit que son père, général, était capable, suspendu à une poutre et à la seule force de ses bras, de soulever un cheval serré entre ses cuisses... L’auteur de sa biographie, se demande s’il faut dans ce propos la célébration de la puissance paternelle ou une insidieuse reprise de très ancien poncif raciste. Car à travers la carrière de ce général hors du commun, on voit à la fois son intégration dans la société de son temps mais aussi les difficultés qu’il a pu rencontrer en tant que métis au cours de la période révolutionnaire et impériale. Storiavoce se penche sur la vie du général Alexandre Dumas de la Pailleterie, vainqueur du Saint Bernard et du Mont-Cenis et père du romancier.
L'invité: Ancien élève de l'École normale supérieure (Ulm), agrégé de philosophie, originaire de Guadeloupe par son père et de la Creuse par sa mère, Claude Ribbe se penche dans son œuvre sur le passé esclavagiste français et certaines figures qui en sont issues. Il vient de publier Le Général Dumas, né esclave, rival de Bonaparte et père d’Alexandre Dumas (Tallandier, 240 pages, 19.90€)
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La noblesse médiévale : une élite parmi d'autres ? avec Philippe Contamine
« La chevalerie impose des engagements que l'on prend par serment, on accepte de défendre impérativement les armes à la main les lieux consacrés au saints, de le faire toujours de toutes ses forces et partout. Même devoir à l'égard des jeunes orphelins et de leur mère éplorée que frappe le malheur (…). La vertu seule fait la gloire des chevaliers celle-ci n'a pas besoin de brillantes armures, elle ne leur fait pas tourner les yeux vers les panaches et les décorations, elle se contente de l'éclat qui lui est propre. » Ce propos du clerc, homme de lettres et humaniste du XVème siècle, Pierre de Blaru souligne le lien étroit entre l'aspect social et l'aspect moral et vertueux auquel renvoie le terme de "chevalerie" et de "noblesse". Si on imagine souvent la noblesse comme un groupe social homogène et figé, c'était pourtant loin d'être le cas. La noblesse a beaucoup évolué dans sa réalité et dans son idée. Un noble digne de son nom est-il avant tout noble par sa naissance ? Y-a-t-il une hiérarchie au sein de la noblesse ? Toute la noblesse faisait-elle partie de l'élite ? Peut-on définir un mode de vie noble ? Quelles sont les particularités de la noblesse française par rapport aux autres noblesses européennes ?
L'invité : Philippe Contamine est l'un des plus grands médiévistes français, professeur et maître de toute une génération d’historiens. Professeur d’histoire du Moyen Âge à Paris X puis à Paris IV-Sorbonne, il est élu à l’Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres en 1990. Auteur d’une oeuvre importante, il vient de publier chez CNRS éditions un livre qui remet à plat les idées fausses sur la noblesse au Moyen Âge : Nobles et noblesse de France (1300-1500) (2021, 400 pages, 25 euros).
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Les empires éphémères des Steppes, avec Arnaud Blin
Les civilisations chinoises, indiennes ou bien encore perse auraient pu vivre paisiblement… « Leur tourment disait Fernand Braudel, sous la forme de fléaux bibliques, est venu des vastes déserts et steppes […] Sur ces terres inhumaines, une population de pasteurs : Turcs, turkmènes, Kirghiz, Mongols… des nuées de cavaliers. Dès que l’histoire permet de les apercevoir, ils sont déjà tels qu’ils se maintiendront –violents, pillards, cruels, d’une bravoure folle – jusqu’à la fin de leur grandeur historique, c’est-à-dire, en gros, jusqu’au milieu du XVIIe siècle. » Storiavoce vous propose de partir à la découverte des conquérants de la Steppe ou, mieux, des conquérants de l’éphémère… Leurs chefs ont pour nom Attila, Gengis Khan, Kubilaï ou encore Tamerlan… Qui étaient ces peuples nomades insaisissables aux puissants réseaux ? Comment construisaient-ils leur légitimité sur les terres conquises ? Quel rôle ont-ils joué dans l’histoire géopolitique des grands ensembles civilisationnels : l'Extrême-Orient bien sûr mais aussi l’Orient jusqu’à l’Occident ? Comment définir cet empire de 1000 ans, un empire qui n’a rien de commun avec nos perceptions politiques ?
L'invité : Arnaud Blin est spécialiste de l'histoire du terrorisme, des relations internationales et de la politique étrangère des Etats-Unis. Chercheur associé à l'Institut Français d'Analyse Stratégique, il a co-dirigé avec G. Chaliand : Histoire du terrorisme de l'Antiquité à Al Quaeda. Il vient de publier chez Passés/Composés Les Conquérants des Steppes, D’Attila au khanat de Crimée Ve-XVIIIe siècle (368 pages, 23€).
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![Laurent de Médicis, "Il Magnifico", avec Marcello Simonetta [1/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658223411908-246d1e6e8f27b9db61834fa7fa074c12.jpeg)
Laurent de Médicis, "Il Magnifico", avec Marcello Simonetta [1/3]
[Les Médicis 1/3] Tout ou presque a déjà été dit sur les Médicis, famille de banquiers et maîtres de Florence, dont la richesse, l’influence et la quête de pouvoir marquèrent de leur empreinte ce remarquable Quattrocentro italien. Mais l’étincelant vernis des arts, du faste et des idées humanistes ne peut masquer les tourments d’une Italie déchirée entre intérêts politiques et territoriaux contraires, dont sauront profiter les puissances européennes voisines. Trois grands entretiens sont au programme : le premier d'entre eux est consacré à la figure incontournable de Laurent de Médicis, dont le « règne » correspond à l’apogée de Florence (1449-1492) ; le second, aux héritiers du « Magnifique », dont deux occuperont le trône pontifical dans une période troublée (1492 à 1527) ; le troisième épisode, enfin, se penchera sur la dernière descendante directe de Laurent, Catherine, qui, par son mariage avec le fils de François Ier, deviendra ensuite reine de France.
Notre invité : Diplômé de l’Université La Sapienza (Rome) et de l’Université de Yale (États-Unis), Marcello Simonetta est historien, spécialiste de la Renaissance et de Machiavel. Il est l’auteur d’une trilogie consacrée aux Médicis, publiée en plusieurs langues, dont le français, aux éditions Albin Michel : L’énigme Montefeltro (2018), Des renards et des lions (2019), et Catherine de Médicis (2020). Il est également chercheur au sein du Medicis Archive Project, basé à Florence.
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Hitler pouvait-il gagner la guerre ? avec Jean Lopez
Directeur du nouveau mook De la Guerre, Jean Lopez présente le dossier consacré aux chances qu’a eues Hitler de remporter la guerre.
- Pourquoi De la guerre ?
- Pourquoi ne peut-on réduire l'histoire de la guerre à l'histoire-bataille ?
- Le numéro 1 est placé sous le signe de l’uchronie : Hitler a-t-il eu une chance de l’emporter ? Le principal conseiller d'Hitler, Alfred Jodl, disait que dès 1941, Hitler savait qu’il ne pouvait gagner la guerre : quel crédit peut-on apporter à cette phrase ?
- Est-ce que l’armée allemande de 1939 est surévaluée ? Quels sont ses avantages mais aussi ses lacunes et ses difficultés ?
- Munich et le pacte germano-soviétique cachent-ils une succession de succès diplomatiques sans lendemain ?
- Quel est le rôle de Churchill ?
- Peut-on dire que Hitler a perdu la guerre en Russie comme Napoléon ?
- Sans les États-Unis, la victoire aurait-elle été possible ?
L’invité : Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l’Infographie de la Seconde Guerre mondiale. Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l’auteur d’une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31€). Il dirige désormais le mook De la Guerre, une coédition Perrin et Guerres et Histoire.
À lire aussi:
- "Brest libérée, Brest polluée" : https://bit.ly/3QnThwU
- "1940, l’épreuve fatale de l’armée française" https://bit.ly/3BkBUsy
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![Qui écrivait et qui lisait au Moyen Âge ? avec Paul Bertrand [2/2]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658223758407-9f4879e134608d13932ef9596c6bce95.jpeg)
Qui écrivait et qui lisait au Moyen Âge ? avec Paul Bertrand [2/2]
[L'écriture au Moyen Âge 2/2] L’historien Paul Bertrand évoque les hommes de l'écrit dans la société du bas Moyen Âge, ainsi que la lecture : son apprentissage ainsi que ses usages. Peut-on lier le développement de l’écrit avec l’émergence de l’individualisme ? Quelle est la place des clercs dans le monde de l’écriture ? Comment apprenait-on à écrire ? Est-ce qu'il existait des ateliers d’écritures ? Qu’est-ce que lire veut dire au bas Moyen-Âge ? Est-ce que lire signifie forcément comprendre le texte? Quel est donc le but de la lecture ? La définition du savoir lire est-elle la même au XIIe et de nos jours ? Existe-t-il différents modèles de lectures ? Comment et où apprend-t-on à lire au Moyen Âge ? La lecture va-t-elle participer au changement des mentalités? Au Moyen Âge, les femmes avaient-elles accès à la lecture autant que les hommes ? Puisqu’on parle de la lecture, on pourrait parler de la mémoire et revenir à la fonction de l’écriture : la révolution de l’écriture témoigne d’un souci de la préservation ?
L’invité : Paul Bertrand a été directeur adjoint de l’Institut de recherche et d’histoire des textes, CNRS. Il est professeur en histoire médiévale à l’Université catholique de Louvain. Il s’intéresse aux cultures graphiques et textuelles médiévales, en ce qu’elles révèlent les rythmes, les dynamiques et les constantes sociales et culturelles. Paul Bertrand mène des recherches en histoire médiévale, du Xe au XVe siècle, en empruntant de nombreux axes. Son cœur de recherches actuel s’organise autour de l’histoire des cultures graphiques médiévales (appelée aussi, de manière plus restrictive, histoire de la scripturalité ou histoire des pratiques de l’écrit), dans une perspective à la fois d’histoire sociale, matérielle et d’histoire comparée. Il a initié ce courant de recherche dédié à l’histoire des documents d’archives en tant qu’acteurs de l’histoire et non plus seulement en tant que sources, dès sa thèse en 1998. Spécialiste de diplomatique, il a notamment étudié récemment Les écritures ordinaires (Publications de la Sorbonne, 440 pages, 32€) qui font la spécificité des XIIIe et XIVe siècles européens.
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Quand la France entre en révolution, avec Emmanuel de Waresquiel
Peu d’œuvre d’art sont aussi populaires que Le serment du jeu de paume du peintre Jacques-Louis David. Géniale quoiqu’inachevée, cette peinture est avant tout un monument d’histoire qui a illustré pour beaucoup d’écoliers la Révolution française et son commencement. Cette toile incite ceux qui l’admirent à épouser l'unanimité, l'enthousiasme, l'indivisibilité du groupe qui compose la tableau. La Révolution Française semble naître dans la concorde. L’acte de naissance du monde nouveau, prend ces sources dans un évènement que David voulait fixer. « On n’ouvre jamais la porte d’un monde nouveau, sans que celle-ci ne grince un peu » pense Emmanuel de Waresquiel. Quelles sont les raisons politiques et idéologiques qui font que la toile légendaire soit restée inachevée ? Pourquoi un serment dans cette salle du jeu de paume ? Pour Emmanuel de Waresquiel, ce serment est l'un des trois moments fondateurs de la Révolution française, qui s'est jouée en sept jours.
L'invité : Emmanuel de Waresquiel est historien de renom, spécialiste du début du XIXe siècle, de la fin de l’Ancien Régime, de la Restauration et de l’Empire, professeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Son livre Sept jour, 17-23 juin 1789. La France entre en révolution est parue en septembre dernier chez Tallandier (480 pages, 22,9 euros). Il vient de publier un essai historique chez le même éditeur : Tout est calme, seules les agitations travaillent (256 pages, 17, 9 euros).
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![La révolution de l'écrit au Moyen Âge, avec Paul Bertrand [1/2]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658224239893-4038b1250e3e38c16ded7649b39e5624.jpeg)
La révolution de l'écrit au Moyen Âge, avec Paul Bertrand [1/2]
[L'écriture au Moyen Âge 1/2] Paul Bertrand est l'auteur du livre Les écritures ordinaires qui présentent les interactions entre écrit et société médiévale durant le long XIIIe siècle. Essai autant que synthèse, ce livre original s'appuie sur une documentation richement illustrée et commentée. Il se propose de dégager les grandes lignes d'un moment clé de la révolution documentaire qui transforme le Moyen Âge, par des analyses codicologiques, diplomatiques et paléographiques. De plus en plus investis de valeur juridique, les documents du XIIIe siècle deviennent aussi bien des instruments porteurs d'autorité que des écrits ordinaires, dégagés des formalismes, affranchis des cadres structurels diplomatiques, des normes et des règles. Cette masse grouillante d'écritures jette un éclairage nouveau sur la foule d'hommes et de femmes qui s'en emparent. Dans cette première émission, Paul Bertrand décrit la Révolution de l'écrit. La semaine prochaine, il présentera les hommes de l'écrit et la place de la lecture dans la société médiévale.
L'invité : Paul Bertrand a été directeur adjoint de l'Institut de recherche et d'histoire des textes, CNRS. Il est professeur en histoire médiévale à l'Université catholique de Louvain. Il s’intéresse aux cultures graphiques et textuelles médiévales, en ce qu’elles révèlent les rythmes, les dynamiques et les constantes sociales et culturelles. Paul Bertrand mène des recherches en histoire médiévale, du Xe au XVe siècle, en empruntant de nombreux axes. Son cœur de recherches actuel s’organise autour de l’histoire des cultures graphiques médiévales (appelée aussi, de manière plus restrictive, histoire de la scripturalité ou histoire des pratiques de l’écrit), dans une perspective à la fois d’histoire sociale, matérielle et d’histoire comparée. Il a initié ce courant de recherche dédié à l’histoire des documents d’archives en tant qu’acteurs de l’histoire et non plus seulement en tant que sources, dès sa thèse en 1998. Spécialiste de diplomatique, il a notamment étudié récemment Les écritures ordinaires (Publications de la Sorbonne, 440 pages, 32€) qui font la spécificité des XIIIe et XIVe siècles européens.
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1940 : Paris allemand, avec Dominique Veillon
Souvent résumée à deux dates, juin 1940 et juin 1944, l’occupation allemande n’est pas seulement un phénomène militaire et politique. L’idéalisation de l’histoire porte souvent à croire que toute la France fut alors résistante, et ce au nom de ses idéaux humanistes. La raison du rejet de l'occupation par les Parisiens est avant tout lié au fait qu'elle s'accompagne de conditions de vie particulièrement éprouvantes pour un pays en sortie de guerre. Les restrictions compressent la vie des Parisiens. Pour beaucoup de Français, il devient difficile de se nourrir, de se chauffer et de s'habiller. Le visage de l’ancienne capitale change, mais son identité est conservée. Malgré la pénurie, les français tiennent à leur café en terrasse et les Allemands fascinés profitent de la ville lumière. Étrange cohabitation… L'Occupation est-elle vécue différemment par les Parisiens que par les Français qui n'habitent pas la capitale ? Qui sont les Parisiens qui profitent de l'occupation ? Comment s'organise la résistance ? Comment la Libération est-elle attendue ? Quelle vision les Allemands ont-ils de Paris ? Que nous disent les registres des différents commissariats parisiens et les rapports hebdomadaires des Renseignements généraux ?
L'invitée : Dominique Veillon, directrice de recherche honoraire au CNRS, spécialiste de la Résistante publie un ouvrage très documenté sur le quotidien des Parisiens sous l'occupation : Paris allemand, entre refus et soumission aux éditions Tallandier (386 pages, 22 €).
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L'histoire de Notre-Dame de Paris (XIIe-XIVe siècle), avec Dany Sandron
Deux tours monumentales, une majestueuse galerie des rois, des voûtes aériennes portées par une structure d’une légèreté inédite : Notre-Dame, monument-clé de l’histoire de France, est aussi un parangon de l’art gothique. Une cathédrale dont le terrible incendie du 15 avril 2019 a ému la terre entière. Pour saisir sa profonde singularité, Dany Sandron, familier du monument depuis plus de vingt ans, nous livre les clefs des premiers siècles de cet édifice. Dans cette passionnante synthèse, il nous en offre une étude globale, à la fois historique, artistique et sociale. Revenant sur sa construction, ses acteurs, notamment les artistes et artisans, et les ressources mobilisées, il nous introduit dans les différents mondes qu’elle domine : le palais épiscopal de Maurice de Sully, le cloître des chanoines et l’hôtel-Dieu. Il souligne aussi, en spécialiste du Paris médiéval, les liens étroits de la cathédrale avec la ville et au-delà avec le diocèse dont elle est l’église-mère. Notre-Dame entretient également des relations privilégiées avec la royauté capétienne qu’elle magnifie dans une savante mise en scène. Elle sert enfin de référence majeure à l’action édilitaire des souverains et de leurs alliés jusqu’au début du règne de Saint Louis. Dans ce réseau complexe qui associe la cathédrale à tous les niveaux de la société médiévale, c’est l’esprit de Notre-Dame qui nous est révélé.
L'auteur : Professeur d'Histoire de l'art et d'Archéologie du Moyen Âge à Sorbonne Université (Centre André Chastel), Dany Sandron a publié de nombreux ouvrages sur l’architecture médiévale, Paris et Notre-Dame.
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Quand l'histoire antique se conjugue au présent, avec François Lefèvre
Il y a trois ans, nous recevions la médiéviste Pauline Guéna qui, avec un groupe d’amis, s’était penché dans un livre sur l’actualité du Moyen Âge. L’idée était pour ce groupe de faire entendre "la résonnance résolument actuelle de l’époque et de mettre en perspective les débats qui agitent notre société". Nous vous proposons aujourd’hui de faire le même exercice mais avec l’antiquité. A l’heure où des universitaires américains qui enseignent eux-mêmes l’histoire ancienne, mènent une croisade pour limiter l’enseignement de l’héritage gréco-romain, nous allons voir que l’histoire antique n’est absolument pas une histoire à ranger aux oubliettes. À travers des exemples riches en anecdotes, curiosités et révélations, François Lefèvre fait revivre d’une plume alerte le monde antique et nous invite à réfléchir sur le nôtre, tant il est vrai que le passé, fût-il aussi reculé, éclaire le présent.
L'invité : Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de Lettres classiques et ancien membre de l’École française d’Athènes, François Lefèvre est professeur d’histoire grecque à Sorbonne Université. Il est l’auteur d’une Histoire du Monde grec antique traduite dans plusieurs langues et vendue à des milliers d’exemplaires chaque année depuis sa parution. Il est dernièrement l'auteur de Histoire antique, histoire ancienne ? (Passés / Composés, 272 pages, 19€).
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![La diversité ouvrière : les immigrés et les femmes, avec Xavier Vigna [3/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658764177528-a10e576b377eda5b62f8ae1ff1a57ed1.jpeg)
La diversité ouvrière : les immigrés et les femmes, avec Xavier Vigna [3/3]
[Monde ouvrier au XXe siècle 3/3] Dans le cadre du programme d'agrégation, Storiavoce vous propose une série de trois épisodes consacrée aux ouvriers dans la France du XXe siècle. Un premier volet expliquait comment la monde à ouvrier a pesé sur l’histoire de notre pays au XXe siècle. Nous avons ensuite abordé la vie des ouvriers au fil des grands évènements du siècle. Nous terminons cette série en étudiant la place des femmes et des immigrés dans le monde ouvrier. Etienne Gros reçoit Xavier Vigna. Il répond aux questions suivantes: - Quelles sont les sources sur la diversité ouvrière? - D’où viennent les ouvriers immigrés au début du XXe siècle ? - Comment sont-ils perçus par les ouvriers français ? - Quel fut l’impact du Front populaire sur les travailleurs immigrés ? Les femmes ? - La Seconde Guerre mondiale met-elle fin à l’immigration au sein de la classe ouvrière ? - Dans les 1950-70, un nombre croissant de fils d'ouvrier échappe à la condition ouvrière. Comment expliquer ce phénomène? - Comment évolue la présence féminine au sein de la classe ouvrière? - Quel sont les conséquences de la guerre d’Algérie au sein du monde ouvrier ? - Les femmes jouent-t-elles un rôle nouveau dans la mobilisation de mai 68 ?
L'invité : Xavier Vigna est professeur d’histoire contemporaine à l'université de Nanterre. Spécialiste de l'histoire de ouvriers, il a entre autres publié une Histoire des ouvriers en France au XXe siècle (Collection Tempus, 480 pages, 10€).
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L'énigme Louis XI, avec Lydwine Scordia
Un historien ne referme jamais ses dossiers. Invitée au tout début de Storiavoce afin d'évoquer le règne de Louis XI, l'historienne médiéviste Lydwine Scordia vient de publier Onze énigmes de Louis XI chez Vendémiaire. Elle poursuit ainsi sa réflexion sur ce personnage au centre de l'historiographie du XIXe siècle et répond aux questions de Christophe Dickès. - Louis XI était-il un moderne avant tout le monde, mieux un précurseur ? - L’argent était-il au centre de ses considérations ? - Peut-on dire que ce roi fut contre les féodalités ? - Ce roi avait de grandes capacités: or ces capacités font peur à l'époque. Pourquoi cela? - Peut-on parler à son endroit d'une préfiguration de Louis XIV mais sans le concept d’absolutisme ? - Était-il un homme simple, un indifférent aux apparences ou un désinvolte? - Bavard, est-il aussi un beau parleur ? Est-ce qu’il joue la comédie ? - Que représente la chasse pour cet homme?
L'invitée: Lydwine Scordia, agrégée et docteur en histoire, enseignant-chercheur en histoire médiévale à l’université de Rouen, a reçu le Prix Provins Moyen Âge (2010) pour l’édition du Livre des trois âges. Elle est l’auteur de Louis XI. Mythes et réalités (2015) et a codirigé Images, pouvoirs et normes. Exégèse visuelle de la fin du Moyen Âge (2018) et Le Cœur politique à la Renaissance (2019). Elle vient de publier Onze énigmes sur Louis XI (Vendémiaire, 192 pages, 21€).
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![Des vies ouvrières : origines, organisations, luttes, Xavier Vigna [2/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658764434979-2fdd0c1b83fca3ab77b2779cec4ce4fd.jpeg)
Des vies ouvrières : origines, organisations, luttes, Xavier Vigna [2/3]
[Monde ouvrier au XXe siècle 2/3] Dans le cadre du programme d'agrégation, Storiavoce vous propose une série de trois épisodes consacrée aux ouvriers dans la France du XXe siècle. Un premier volet expliquait comment la monde à ouvrier a pesé sur l’histoire de notre pays au XXe siècle. Avant de voir la place des femmes et des immigrés dans le monde ouvrier, nous voyons cette semaine la vie des ouvriers au fil des grands évènements du siècle. - En 1900, d’où viennent les hommes et les femmes de la classe ouvrière au début du siècle ? - Peut-on dire qu’ils constituent un groupe cohérent et stable ? - Quand commence la diffusion du taylorisme dans les entreprises? - - Quelles sont ses conséquences sur les ouvriers au fil du XXème siècle? - Comment s’organise la solidarité ouvrière? - Dans les années 1950 à 1970, quelles sont les grands acquis pour le monde ouvrier pendant cette période ? - Peut-on parler d'une amélioration des conditions de travail dans les usines? - Quels sont les loisirs des ouvrières ? - Dans les années 1970 à 1990, comment se traduit la crise de la reproduction de la subculture ouvrière? L'invité : Xavier Vigna est professeur d’histoire contemporaine à l'université de Nanterre. Spécialiste de l'histoire de ouvriers, il a entre autres publié une Histoire des ouvriers en France au XXe siècle (Collection Tempus, 480 pages, 10€)
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Quand la France commence-t-elle ? avec Bertrand Lançon
Brûlante d'actualité, la question des origines de la France alimente bien des débats historiographiques. Dans cette émission Nos mémoires, Bertrand Lançon, interrogé par Mari-Gwenn Carichon, fait le point sur ce qu'on sait réellement de ses origines. Peut-on en dater fermement la naissance d'un pays ? Qui sont nos premiers ancêtres ? Quels sont les éléments qui déterminent une nation et la définissent? Où situer la limite entre le Français et l'Étranger? Comment écrire une histoire nationale d'un pays qui est né d'une multitude d'identités ? Que renferme le terme "racines" et identité" ? Quels sont les liens entre les sociétés et l'image que les Français ont de leur identité ?L'auteur : Bertrand Lançon est historien professeur émérite d'Histoire romaine à l'Université de Limoges (Constantin (306-337, Théodose). Il vient de publier un essai sur les origines de la France aux éditions Perrin : Quand la France commence-t-elle ? (256 pages, 18.00 €).
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![Les ouvriers du siècle, avec Xavier Vigna [1/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658764214038-55a843510f011ee1c629a15976fc6418.jpeg)
Les ouvriers du siècle, avec Xavier Vigna [1/3]
[Monde ouvrier au XXe siècle 1/2] Dans le cadre du programme d'agrégation, Storiavoce vous propose une série de trois épisodes consacrée aux ouvriers dans la France du XXe siècle. Un premier volet explique comment la monde à ouvrier a pesé sur l’histoire de notre pays au XXe siècle. Un deuxième se penchera sur la vie des ouvriers au fil des grands évènements du siècle. Un dernier verra la place des femmes et des immigrés dans le monde ouvrier. Etienne Gros reçoit Xavier Vigna. Il répond aux questions suivantes: - Quel est le paysage politique et syndical à la veille de la Grande Guerre? - La guerre mobilise les ouvriers sur le front et dans les usines. Quelles sont les raisons de la nouvelle mobilisation ouvrière à partir de 1917 qui va culminer en 1919 ? - Dans quelle mesure les communistes dominent-il le monde ouvrier au début des années 1920? - Quel est le poids du monde ouvrier dans l’arrivée du Front populaire en 1936? Est-ce que les mesures prises par le Font populaire apaisent le monde ouvrier ? - Quelles sont les raisons du mouvement de contestation qui culmine après-guerre, en 1947? Le parti communiste et les syndicats (CGT) ressortent-ils renforcés de cette crise? - Est-ce que l’électorat ouvrier est acquis à la gauche? - Mai 68 représente-il une rupture dans l’histoire des mobilisations ouvrières? - Quelles seront les conséquences de la victoire de 1981 pour le monde ouvrier ?
L'invité: Xavier Vigna est professeur d’histoire contemporaine à l'université de Nanterre. Spécialiste de l'histoire de ouvriers, il a entre autres publié une Histoire des ouvriers en France au XXe siècle (Collection Tempus, 480 pages, 10€)
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L'arme inattendue de Rome : le tribut, avec Jérôme France
Pour celui qui ouvre les Evangiles, il est un personnage qui n’est guère apprécié dans le récit : il possède une mauvaise réputation, est impopulaire et mal vu. Considéré comme un agent du pouvoir romain dans la Palestine du Ier siècle, il s’agit du publicain, c’est-à-dire du collecteur d’impôt. Dans les récits évangéliques, il s’agit d’employés subalternes à l’exception de Zachée qui est présenté par saint Luc comme chef des collecteurs d’impôts mais aussi comme un homme riche… Au même titre qu’il existe une armée romaine, nous pouvons dire qu’il existe aussi à l’époque impériale une autre arme : l’arme fiscale. Or, la dimension fiscale de l'Empire romain, bien que tout à fait essentielle, n’a jamais donné lieu à une étude particulière et approfondie. C’est chose faite avec le livre de Jérôme France. Comment Rome a-t-elle fait de la fiscalité un instrument de domination? Quel a été le coût de cette conquête ? Peut-on aussi considérer que les Romains n’ont fait que mener une opération de pillage à grande échelle ? Bref, quelle était la fiscalité romaine mais surtout quel rôle politique cette fiscalité va-t-elle jouer dans la construction impériale?
Notre invité: Jérôme France est professeur d’histoire romaine à l’Université Bordeaux Montaigne. Il a récemment publié Finances publiques, intérêts privés dans le monde romain. Il est aussi l'auteur de Tribut, une histoire fiscale de la conquête romaine (Les Belles Lettres, 542 pages, 25,50€).
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Philanthropes de tous les pays unissez-vous ! avec Christian Topalov
Plus qu'une simple démarche charitable, la philanthropie est une action politique complémentaire de celle des États à l'aube du XXème siècle. « Tout ce que je puis dire à l’éternel honneur de ce Paris futile, vaniteux, prévaricateur, c’est qu’en matière de charité il est admirable » (Maxime Du Camp, 1885). Cette émission Storiavoce s'intéresse au "printemps de la charité". Le terme ne s'entend pas ici comme la vertu en tant que telle, mais comme phénomène social, politique, institutionnel, sociologique. En 1900, le Manuel des oeuvres notait : « Jamais à aucune époque le sort de ceux qui souffrent n'a été l'objet d'une sollicitude plus ardente qu'elle ne l'est de nos jours ; jamais les œuvres destinées à les secourir n'ont été plus nombreuses et jamais en même temps la misère croissante n'a fait plus vivement sentir la nécessité d'une intervention immédiate éclairée et dévouée ». À l’aube du XXème siècle, le philanthropie est à la mode.
L'auteur : Christian Topalov est chercheur en sciences humaines et sociales, directeur d'études à l'EHESS. Il vient de diriger la publication d'une importante enquête sur le monde de la philanthropie au début du siècle dernier : Philanthropes en 1900, Londres, New-York, Paris, Genève (édition Creaphis, janvier 2020, 680 pages, 35 €).
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Enfants du soleil : à la découverte de la religion des Incas, avec Carmen Bernand
Storiavoce part sur la trace de l’empire inca et tout particulièrement de sa religion. Le religieux, comme nous allons le voir ici, n’est absolument pas un savoir fermé, ni d’un corpus de dogmes mais plutôt d’un univers complexe, mêlant à la fois le surnaturel mais aussi le naturel, des villes et des peuples avec leurs généalogies et, surtout, de multiples symboles. Existe-t-il une mythologie Inca ? A-t-on affaire à un polythéisme ? Est-ce qu’il existe des dieux dans la religion inca ? Quelle est la place de la nature dans les représentations religieuses ? A-t-on affaire à un animisme ? - Où se pratiquait-le culte ? Quelle est la frontière entre la mythologie inca et la réalité historique ? Comment les sociétés vivaient-elles leur religion au quotidien ?
Notre invitée : Anthropologue et historienne, professeur émérite de l'université Paris-X, membre de l'EHESS, Carmen Bernand a étudié l'anthropologie à l'Université de Buenos Aires et s'est interessée aux populations andines lors de ses premiers travaux en Argentine et au Pérou. Au centre de ses observations figurent les représentations du malheur et du corps, ainsi que les métissages culturels. Depuis la fin des années 1980, elle se consacre à l'anthropologie historique de l'Amérique latine. Avec Serge Gruzinski, Carmen Bernand a publié De l'idolâtrie, (Seuil, 1988), et deux tomes d'Histoire du Nouveau Monde, (Fayard, 1991 et 1993). Elle est par ailleurs l'auteur d'une Histoire de Buenos Aires, (Fayard, 1997). Plus récemment, on lui doit Un Inca platonicien : Garcilaso de la Vega, (Fayard, 2006) et Genèse des musiques d'Amérique latine. Passion, subversion et déraison, (Fayard, 2013) et enfin La religion des Incas (Editions du Cerf, 2021). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Nuevo Mundo Mundos Nuevos.
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![Les Grecs et les Romains croyaient-ils en leurs mythes ? avec Laure de Chantal [3/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1660665409299-6ed203c83fe4f68495378959a64900a6.jpeg)
Les Grecs et les Romains croyaient-ils en leurs mythes ? avec Laure de Chantal [3/3]
[Mythes gréco-romains 3/3] Dans une première partie, nous avons vu d'où viennent les mythes, comment se construisent t'ils et quelle furent leurs place dans les sociétés romaines et grecques. Ensuite, nous avons vu comment les mythes sont intimement liés à l'environnement et quels sont les liens que les Grecs entretenaient avec l'écologie. Dans une dernière partie, nous nous penchons sur la question des liens que Grecs et Romains entretenaient avec leurs mythes en reprenant à notre compte l'interrogation de Paul Veyne: les Grecs croyaient-ils en leurs mythes ? Est-ce qu’il y a des différences entre la mythologie des Grecs et celle des Romains ? Peut-on créer un mythe ? À quoi servaient les mythes ? Peut-on parler de propagande mythologique ?
Notre invitée : Normalienne et agrégée de lettres classiques, Laure de Chantal dirige la collection Signets / Belles Lettres. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la langue française et la mythologie dont La Bibliothèque classique infernale (2016, 29,50€) ou encore avec Jean-Louis Poirier la Bibliothèque mythologique idéale (Belles lettres, 29€). Enfin, elle vient de lancer la collection des Petits latins qui permet d'améliorer son français grâce au... latin.
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Faire ses comptes au Moyen Âge, avec Julie Claustre
Bienvenue dans une boutique médiévale parisienne ! L'émission Nos Mémoires vous propose de découvrir un texte qui n’est pas en soi exceptionnel et unique en son genre, mais qui est le seul livret de comptes d’un artisan médiéval conservé aujourd’hui (BNF). Entre le mois de décembre 1420 et le mois de mars 1455. Installé rive gauche de la Seine, dans le quartier de Saint-Severin, le couturier Colin de Lormoye vend ses créations à l’élite du Paris du début XVe siècle. Il achète, fabrique, vend fait ses comptes sur des feuillets. Ces feuilles ont été retranscrites en partie, expliquées et analysées par l’historienne Julie Claustre dans un livre publié aux éditions des Belles Lettres.
Notre invitée : normalienne et agrégée d'histoire, Julie Claustre est maître de conférences HDR d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en histoire économique et sociale du XIVème et XVème siècle.
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![Les Grecs ont-ils inventé l’écologie ? avec Laure de Chantal [2/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1660665338201-1719fde401099ce0d47d8a960b459f02.jpeg)
Les Grecs ont-ils inventé l’écologie ? avec Laure de Chantal [2/3]
[Mythes gréco-romains 2/3] Dans une première partie, nous avons vu d'où viennent les mythes, comment se construisent t'ils et quelle furent leurs place dans les sociétés romaines et grecques. Avant de voir dans un dernier volet la question des liens que Grecs et Romains entretenaient avec leurs mythes, nous voyons cette semaine comment les mythes sont intimement liés à l'environnement et quels sont les liens que les Grecs entretenaient avec l'écologie.
Notre invitée : Normalienne et agrégée de lettres classiques, Laure de Chantal dirige la collection Signets / Belles Lettres. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la langue française et la mythologie dont La Bibliothèque classique infernale (2016, 29,50€) ou encore avec Jean-Louis Poirier la Bibliothèque mythologique idéale (Belles lettres, 29€). Enfin, elle vient de lancer la collection des Petits latins qui permet d'améliorer son français grâce au... latin.
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