
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Par Storiavoce
Réseau : Malesherbes Publications
Épisodes
891 épisodes · page 17 sur 30

Transmettre le savoir à tous ? (XV-XVIe Sc.), avec Violaine Giacomotto-Charra
Comment définir le terme de vulgarisation à l’époque médiévale et à la Renaissance ? Comment se transmettent les connaissances et en quelle langue? La vulgarisation est-elle une nécessité et quelles en sont ses motivations ? Quels sont les enjeux de la transmission des savoirs pour les contemporains de l'époque? Dans ce Cours d'Histoire, Violaine Giacomotto-Charra répond aux questions de Christophe Dickès sur cette période entre monde médiéval et Renaissance.
Notre invitée : Violaine Giacomotto-Charra est professeur d’histoire des savoirs et de langue et littérature de la Renaissance à l’Université Bordeaux Montaigne. Elle est spécialiste de l’écriture et de la circulation des savoirs de la nature à la fin de la Renaissance. Elle vient de publier avec Sylvie Nony aux Belles Lettres La terre plate, généalogie d’une idée fausse (280 pages, 17.80€). Avec Christine Silvi, elle a aussi dirigé le colloque consacré à Lire, choisir, écrire: la vulgarisation des savoirs du Moyen âge à la Renaissance (Ecole des Chartes, 278 pages, 24€).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vie et mort à crédit, avec Anaïs Albert
Dans le Paris de la Belle Époque, de plus en plus d'ouvriers, d’employés et de petits fonctionnaires accèdent à la consommation. Les garde-robes se diversifient, les intérieurs populaires se peuplent peu à peu de meubles, comme la très convoitée armoire à glace, et la décoration envahit le logement. Les plus aisés des ouvriers et des employés arrivent même à acheter une bicyclette ou une machine à coudre. Cette nouvelle culture matérielle émerge grâce au développement du crédit qui donne accès financièrement à la consommation et de la publicité qui donne envie d’acheter des biens nouveaux. Georges Dufayel, en pionnier de cette révolution commerciale, a bâti un empire économique à la fin du siècle. Ses magasins grandioses, installés boulevard Barbès, deviennent les temples de la consommation populaire parisienne. A la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire économique, Anaïs Albert nous décrit une véritable révolution commerciale et la réalité quotidienne de ces classes populaires. Elle répond aux questions d'Etienne Gros.L'invité: Anaïs Albert est maître de conférence en histoire contemporaine à l’université de Paris VII, spécialiste d’histoire économique et sociale à l’époque contemporaine et auteur de La vie à crédit, la consommation des classes populaires à Paris (années 1880-1920), paru aux Éditions de la Sorbonne. Cet ouvrage est issu de sa thèse de 2015 couronnée de plusieurs prix, notamment le prix de la société française d’histoire urbaine.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'histoire incroyable d'un petit carnet médiéval, avec Nicole Bériou
Nous littéraires, avons tous dans nos sacs ou nos sacoches un petit carnet. Un petit carnet sur lequel nous couchons nos citations préférées rencontrées au hasard de nos lectures, des extraits de livres aussi qui nous semblent pertinents pour nos recherches ou notre parcours personnels. Parfois même nous y mettons nos pensées propres, nos sentiments ou bien nos réflexions. Ce petit carnet, nous ne le quittons pas, nous l’emportons au gré de nos visites et de nos rencontres, de nos lectures et de nos flâneries… Storiavoce vous propose de partir à la découverte d’un de ces petits carnets, un minuscule livre de proche de 12 cm sur 8, acheté par la BNF dans une galerie parisienne en 2014. Un petit carnet de 122 feuillets à l’écriture minuscule mais qui possède une particularité certaine puisqu’il a été utilisé dans la première moitié du XIIIe siècle, un libricino qu’un disciple de Françoise d’Assise mit dans sa besace. Que contient cet ouvrage ? Que nous dit-il sur l’époque, ses méthodes de lecture et de pensée ? Que nous dit aussi cet objet des techniques d’écriture et de composition de l'époque ? Une exploration avec Nicole Bériou au micro de Christophe Dickès.L’invitée de Storiavoce: Nicole Bériou est médiéviste. Ses champs de recherche, couverts par une bibliographie de plus de 80 titres, sont l’Histoire religieuse, l’Histoire culturelle et l’Histoire des pratiques de la communication. Ses principaux travaux, empreints d’une érudition exigeante, abordent la prédication médiévale comme un système de communication. Elle est venu à notre micro afin d'évoquer son livre Religion et communication, un autre regard sur la prédication médiévale (Droz, 563 pages, 24€) Membre de l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres, elle vient de publier avec Jacques Dalarun et Dominique Poirel : Le Manuscrit franciscain retrouvé (CNRS Editions, 39€).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![La première guerre civile : la République romaine déchirée, avec Catherine Virlouvet [3/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658218755795-42e57bc78f185c04859e39e0fae75fd6.jpeg)
La première guerre civile : la République romaine déchirée, avec Catherine Virlouvet [3/3]
[La République romaine 3/3] Après sa victoire sur sa rivale méditerranéenne, l’orgueilleuse Carthage, après l’épisode crucial des réformes gracchiennes, voici que Rome est confrontée à sa première guerre civile, acmé d’une situation de forte tension sociale, que l’action des Gracques, justement, avaient révélée. Populares versus Optimates : deux visions de la République s'opposent à travers les généraux Marius et Sylla, épaulés par leurs factions respectives. Cet affrontement idéologique et militaire changera en profondeur le paysage politique de la République. Notre invitée : Catherine Virlouvet est spécialiste de l’Histoire sociale et économique romaine (fin de la République et Haut-Empire), professeure émérite d’Histoire antique à l’Université d’Aix-Marseille, rattachée au centre Camille Jullian et ancienne directrice de l’École française de Rome (2011-2019). Elle a récemment publié avec Stéphane Bourdin, Rome, naissance d’un empire : De Romulus à Pompée (753 – 70 av. JC) dans la collection “Mondes anciens” de Belin.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Charles le Chauve : le petit-fils oublié de Charlemagne, avec Laurent Theis
En 843, une frontière qui marquera toute l’histoire l’Occident se dessine ; d’un côté, la France et de l’autre, l’Allemagne. Ce "bipartisme" modèlera notre vision de l’Occident et influencera toute son histoire. Cette frontière ne se dessine pas sous le règne de Clovis, ni de Charlemagne, ni encore d'Hugues Capet mais sous celui de Charles le Chauve. Petit-fils de Charlemagne, sa popularité s’est effacée derrière celle de son grand-père. Et pourtant, le roi puis l'empereur dont il est question a voulu entretenir sa mémoire et a grandement participé à la fondation de la France. Pourquoi l'avoir alors oublié dans les livres d'histoire ? Comment ce roi monte-t-il sur le trône ? Qu'a t-il réellement accompli pour le rayonnement du royaume ? Découvrir la figure et le gouvernement de Charles le Chauve c'est aussi pénétrer la France des VIIIème et IXème siècles et découvrir l'histoire de la fondation de la nation. L'historien Laurent Theis répond aux questions de Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Laurent Theis est historien spécialiste du Haut Moyen Âge (L'avènement d'Hugues Capet, Robert le Pieux : le roi de l'an mil) et spécialiste du XIXème siècle français (François Guizot) Il vient de publier une biographie remarquable de Charles le Chauve, l'Empire des Francs (Gallimard, 07-10-2021, 272 pages, 21,00 €).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![Les Gracques : la République romaine à l'épreuve des réformes, avec Catherine Virlouvet [2/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658218886067-b32da30bb174d3654a29b76e983ae51c.jpeg)
Les Gracques : la République romaine à l'épreuve des réformes, avec Catherine Virlouvet [2/3]
[La République romaine 2/3] C'est en 509 avant notre ère que les historiens romains situent la fin de la période monarchique et l'établissement d'un régime républicain libre (libera res publica), garant des libertés publiques et du respect des droits de tous ses citoyens. Mises en place dans un contexte de fortes tensions internes et externes, les institutions républicaines ne se stabilisèrent que vers le milieu du IVe siècle et ne subirent aucune modification avant la crise finale du Ier siècle avant notre ère et l'avènement d'Octave Auguste. Impossible ici de retracer l'intégralité de cette histoire longue et complexe. Aussi, avons-nous choisi de nous concentrer sur trois moments-clefs de cette période. Nous évoquerons, dans un premier temps, le duel de près d'un siècle entre Rome et Carthage, lequel marque les débuts de l’impérialisme romain ; nous retracerons ensuite l’épisode crucial des frères Gracques, prémices d’un long temps de crise pour la République qui atteindra son apogée avec la première guerre civile et la confrontation entre Marius et Sylla. *** Issus de la plus haute noblesse romaine, remarquables orateurs pétri de culture grecque, Tiberius (163-133) et Caius (154-121) Gracchus, tribuns de la Plèbe, furent les initiateurs d'audacieuses réformes agraire, politique, sociale, judiciaire et militaire qui leur attirèrent la vindicte des grandes familles sénatoriales. Ce "moment Gracques", marqué par des violences inédites dont furent victimes les deux frères à onze années d'intervalle, inaugura à Rome l'ère des guerres civiles. Notre invitée : Catherine Virlouvet est spécialiste de l’Histoire sociale et économique romaine (fin de la République et Haut-Empire), professeure émérite d’Histoire antique à l’Université d’Aix-Marseille, rattachée au centre Camille Jullian et ancienne directrice de l’École française de Rome (2011-2019). Elle a récemment publié avec Stéphane Bourdin, Rome, naissance d’un empire : De Romulus à Pompée (753 – 70 av. JC) dans la collection “Mondes anciens” de Belin.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À la recherche du premier pape, avec Christophe Dickès
Dans l’histoire de l’Eglise, Pierre est considéré comme le premier pape. Pourtant, rien ne le disposait à prendre la place du premier apôtre. Originaire d’une petite bourgade sans prétention située au nord de la terre d’Israël, il exerce humblement une activité de pêcheur avec son frère et quelques amis qui lui sont associés. Alors que la région est dominée par l’Empire romain et que le judaïsme est en crise, le discours messianique de Jésus le séduit si bien qu’il décide de le suivre. D’après les évangiles, c’est Jésus qui donne à Simon le nom de Pierre. Il reçoit aussi la charge du « troupeau », c’est-à-dire de l’Eglise : « Tu es Pierre, dit le Christ, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». L’historien Christophe Dickès offre un regard inédit et complet sur le personnage. Il répond aux questions de Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Christophe Dickès est docteur en histoire contemporaine des Relations internationales (Paris Sorbonne Université). Spécialiste de la papauté, il a dirigé le Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège (2013) et est l'auteur, chez Perrin, de Vatican, vérités et légendes (2018). Il est aussi le fondateur de Storiavoce, la première radio web consacrée à l’histoire.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![Les guerres puniques : les débuts de l'impérialisme romain, avec Catherine Virlouvet [1/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658219061366-a94c2e5db613c5eefaf76010a79af875.jpeg)
Les guerres puniques : les débuts de l'impérialisme romain, avec Catherine Virlouvet [1/3]
[La République romaine 1/3] C'est en 509 avant notre ère que les historiens romains situent la fin de la période monarchique et l'établissement d'un régime républicain libre (libera res publica), garant des libertés publiques et du respect des droits de tous ses citoyens. Mises en place dans un contexte de fortes tensions internes et externes, les institutions républicaines ne se stabilisèrent que vers le milieu du IVe siècle et ne subirent aucune modification avant la crise finale du Ier siècle avant notre ère et l'avènement d'Octave Auguste. Impossible ici de retracer l'intégralité de cette histoire longue et complexe. Aussi, avons-nous choisi de nous concentrer sur trois moments-clefs de cette période. Nous évoquerons, dans un premier temps, le duel de près d'un siècle entre Rome et Carthage, lequel marque les débuts de l’impérialisme romain ; nous retracerons ensuite l’épisode crucial des frères Gracques, prémices d’un long temps de crise pour la République qui atteindra son apogée avec la première guerre civile et la confrontation entre Marius et Sylla. *** De 264 à 146, les trois guerres puniques opposèrent la République romaine et la redoutable Carthage pour le contrôle de la Méditerranée occidentale. Le premier affrontement (264-241), qui se concentre autour de la Sicile et se conclut par la victoire de Rome, aboutit à la création des premières provinces romaines ; la seconde guerre (218-202) voit le général carthaginois Hannibal porter la guerre en Italie et infliger de cuisantes défaites à Rome, avant d'être vaincu par le général Scipion l'Africain, en Afrique du nord ; même si la cité punique ne représentera plus aucune menace sérieuse, Rome décidera de la détruire complètement, au cours du 3e et dernier conflit (149-146). Cette ultime victoire viendra parachever la soumission de l'ensemble du bassin méditerranéen à la République romaine, alors au faîte de sa puissance et tout entière tournée vers son expansion. Interrogée par Manuella Affejee, Catherine Virlouvet reparcourt les années de cet affrontement immortalisé par les plumes de Tite-Live et de Polybe. Notre invitée : Catherine Virlouvet est spécialiste de l'Histoire sociale et économique romaine (fin de la République et Haut-Empire), professeure émérite d'Histoire antique à l'Université d'Aix-Marseille, rattachée au centre Camille Jullian et ancienne directrice de l'École française de Rome (2011-2019). Elle a récemment publié avec Stéphane Bourdin, Rome, naissance d'un empire : De Romulus à Pompée (753 - 70 av. JC) dans la collection "Mondes anciens" de Belin.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Louis de Bonald : nostalgie ou modernité ? avec Flavien Bertran de Balanda
Considéré comme l'intellectuel qui a inspiré toute la pensée réactionnaire, Louis de Bonald est réputé comme un penseur rétrograde et moralisateur. Né en 1754 et mort en 1840, on le dissocie rarement de son contemporain Joseph de Maistre (1753-1821). Louis de Bonald n'est pas seulement philosophe. Maire de Millau à l'aube de la Révolution, il suit une carrière politique active durant toute la première moitié du XIXème siècle et expose son analyse du monde qui va dans de nombreux journaux. Était-il vraiment le nostalgique que l'on décrit ? De quelle monarchie souhaite-t-il le rétablissement ? Sa pensée est-elle plus philosophique qu'idéologique ? Comment le moraliste conjugue-t-il ses idéaux philosophique et sa carrière politique ? Mari-Gwenn Carichon reçoit l'historien Flavien Bertrand de Balanda. L’invité : Flavien Bertran de Balanda est chercheur à l’École Pratique des Hautes Études et chercheur associé au centre d’histoire du XIXème siècle. Louis de Bonald, Philosophe et homme politique (1754-1840) est le fruit de sa thèse de doctorat soutenue en 2016 et qui a reçu le prix du Jury de la Fondation Napoléon 2021 et le prix de thèse de la maison Auguste Comte.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![1300-1450 : un Moyen Âge (vraiment) en crise ? avec Joël Chandelier [3/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658219213426-32098fd5dce70be7a4675d8e8a44b84e.jpeg)
1300-1450 : un Moyen Âge (vraiment) en crise ? avec Joël Chandelier [3/3]
[Qu'est-ce que le Moyen Âge 3/3] “Epoque Moyenne” selon Pétrarque (1304-1374), “Temps moyen” pour le chroniqueur Schedel (1440-1514), “Âge du milieu” d’après Rhenanus (1486-1547)… l’époque du Moyen âge n’a pas bonne presse depuis Voltaire. Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Storiavoce se penche sur une période victime de nombreuses idées reçues, de raccourcis historiques et d’anachronismes. Après deux volets visant à définir ce qu’est le Moyen Âge et les dynamiques de la période, nous nous posons la question de la réalité de la crise à la fin du Moyen âge. Joël Chandelier, notre invité, répond aux questions de Christophe Dickès.
- D’où vient cette idée d’une crise du Moyen âge ? Doit on parler de crise structurelle ou bien de changements brutaux conjoncturels qui ont biaisée notre vision sur un temps plus long ?
- La crise est d’abord démographique, conséquence de la peste noire… que sait-on des causes de cet événement ?
- Vous expliquez bien qu’il faut sortir d’une vision un peu romantique des comportements irrationnels à la suite de la peste… les flagellants ne doivent pas cachés l’idée que les contemporains savent analyser froidement et rationnellement ce qu’il se passe devant eux ? La peste intervient telle dans un moment de crise existant, la renforçant en quelque sorte, ou n’est-elle qu’un accident ?
- Vous écrivez que les effets de la peste sur le monde du travail sont révélateurs ou emblématiques de la complexité de la période… pourriez-vous nous décrire cette complexité ? Il n’y a donc pas d’uniformité de la crise ? Ni de généralisation ?
- Au-delà de la démographie et de l’économie vous décrivez un monde politique, des Etats européens en voie de consolidation. Est-ce que ce sont des Etats en crises? L’Etat moderne se met en place ?
- Vous soulignez par ailleurs l’interaction entre l’Etat et la société : comment se caractérise-t-elle et s’agit-il d’une originalité de la période ? Cette imbrication crée-t-elle le sentiment national ?
- Vous évoquez le foisonnement de la littérature avec Dante mais est-ce que Dante n’est pas une exception? Est-ce que l’Italie n’est pas l’arbre qui cache la forêt ? Faut-il voir au-delà de l’Italie ?
L’invité: Joël Chandelier, archiviste paléographe, agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire des sciences et de l’histoire culturelle et intellectuelle, dans l’espace latin médiéval et dans le monde islamique, il est notamment l’auteur de l’ouvrage Avicenne et la médecine en Italie. Le Canon dans les universités, 1200-1350 (Champion, 2017). Il vient de publier chez Belin L’Occident médiéval (700 pages, coll. Mondes anciens, 49€).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La terre était-elle plate au Moyen Âge ? avec Violaine Giacomotto-Charra et Sylvie Nony
De toutes les idées reçues ou de tous les lieux communs concernant le Moyen âge, celui qui vient sans nul doute en tête de liste est l’affirmation que les hommes du Moyen âge croyaient que la terre était plate. Il aurait donc fallu attendre la Renaissance et son génie pour que l’on redécouvre $, dans le sillage de l’antiquité, que la terre était bien ronde. Storiavoce vous propose de mettre fin à un des plus grands mythes médiévaux. Quel est précisément l’apport du savoir antique aux sociétés médiévales ? Comment cet apport est-il transmis ? Quels en sont ses vecteurs notamment dans l'antiquité tardive ? Que nous disent les textes des hommes de l'époque médiéval à ce propos ? Et surtout, comment va se construire cette légende ?
Nos invités: Violaine Giacomotto-Charra est professeur d’histoire des savoirs et de langue et littérature de la Renaissance à l’Université Bordeaux Montaigne. Elle est spécialiste de l’écriture et de la circulation des savoirs de la nature à la fin de la Renaissance. Sylvie Nony est professeur agrégée de sciences physiques et chercheuse associée à l’UMR 7219 SPHere. Elle est spécialiste de la physique arabe médiévale et a produit notamment Les variations du mouvement, Abū al-Barakāt, un physicien à Bagdad (VIe/XIIe siècle). Elles viennent de publier aux Belles Lettres La terre plate, généalogie d'une idée fausse (280 pages, 17.80€).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![Dynamismes et... renaissances à l'époque médiévale ? avec Joël Chandelier [2/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658219610694-c7ea960e0f3b2792b1ae5b2768a642b3.jpeg)
Dynamismes et... renaissances à l'époque médiévale ? avec Joël Chandelier [2/3]
[Qu'est-ce que le Moyen Âge 2/3] “Epoque Moyenne” selon Pétrarque (1304-1374), “Temps moyen” pour le chroniqueur Schedel (1440-1514), “Âge du milieu” d’après Rhenanus (1486-1547)… l’époque du Moyen âge n’a pas bonne presse depuis Voltaire. Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Storiavoce se penche sur une période victime de nombreuses idées reçues, de raccourcis historiques et d’anachronismes. Après un premier volet visant à définir ce qu’est-ce que le Moyen Âge, nous abordons ici les dynamiques de la période. Peut-on à cet égard parler de renaissances médiévales ? Joël Chandelier, notre invité, répond aux questions de Christophe Dickès. -Peut-on parler de renaissance à l’époque médiévale ? Comment se caractérise cette renaissance globalement ? Existe-t-il une conscience de ce progrès ? - On parle toujours du temps des cathédrales en oubliant qu’il existe aussi un temps des villes… et une croissance démographique. Qui dit ville aussi, dit commerce et échanges ? La ville est-elle le reflet d’une nouvelle société ? - Le monde guerrier n’est pas en reste : peut-on associer cette renaissance à l’idée d’une expansion militaire et de croisade ? - Que peut-on dire du monde scolaire et des universités ? - Peut-on parler d’une révolution des savoirs ?
L’invité : Joël Chandelier, archiviste paléographe, agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire des sciences et de l’histoire culturelle et intellectuelle, dans l’espace latin médiéval et dans le monde islamique, il est notamment l’auteur de l’ouvrage Avicenne et la médecine en Italie. Le Canon dans les universités, 1200-1350 (Champion, 2017). Il vient de publier chez Belin L’Occident médiéval (700 pages, coll. Mondes anciens, 49€).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La basilique Saint-Marc : naissance d'un mythe vénitien, avec Frederick Lauritzen
Sa silhouette colossale est devenue à elle seule le symbole de Venise et ses mosaïques d’or éblouissent ceux qui les contemplent depuis des siècles. Édifiée au IXe siècle pour accueillir les reliques de l’évangéliste saint Marc, elle est réduite en cendres par un incendie en 976 lors d'une révolte, avant d’être ensuite reconstruite, agrandie, réagencée. Depuis près de mille ans, la Basilique Saint Marc, joyau architectural byzantin, fait l'orgueil de la cité lacustre. C'est en grande partie autour d'elle que s'est bâti tout l'imaginaire politico-religieux de la Sérénissime. En parcourant les longues années de sa construction et de ses enrichissements successifs, nous explorerons les thématiques à l'œuvre derrière ce monument emblématique : les relations complexes qu'entretint la République du Lion avec le monde byzantin et le rapport original des Vénitiens à la religion. Pour évoquer l'ensemble de ce spoints, Frederick Lauritzen est interrogé par Manuella Affejee.
Notre invité : Frederick Lauritzen est historien, byzantiniste, membre de la Scuola Grande di San Marco à Venise. Il est l'auteur de Theandrites Studies on Byzantine Philosophy and Christian Platonism (284-1453).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![Mais qu'est-ce donc que le Moyen Âge ? avec Joël Chandelier [1/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658219824245-9b1279f9d0601bb7250bc56178a1e28d.jpeg)
Mais qu'est-ce donc que le Moyen Âge ? avec Joël Chandelier [1/3]
[Qu'est-ce que le Moyen Âge 1/3] "Epoque Moyenne" selon Pétrarque (1304-1374), "Temps moyen" pour le chroniqueur Schedel (1440-1514), "Âge du milieu" d'après Rhenanus ((1486-1547)... l'époque du Moyen âge n'a pas bonne presse depuis Voltaire. Dans une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire], Storiavoce se penche sur une période victime de nombreuses idées reçues, de raccourcis historiques et d'anachronismes. Ce premier volet se penche sur une question simple mais à la réponse complexe : qu’est-ce donc au fond que le Moyen Âge ? Nous verrons ensuite la semaine prochaine quelles furent les dynamiques de la période parce que dynamiques il y eut… Enfin, nous terminerons sur ce qu’on appelle peut-être à tort le bas Moyen âge et particulièrement sur les années 1300-1450 avec une question : la période correspond-t-elle à un temps de crise, une longue suite de difficultés comme elle est présentée le plus souvent ou au contraire à une autre modernité. Dans une nouvelle série de [Cours d'Histoire], Joël Chandelier, notre invité, répond aux questions de Christophe Dickès.
L'invité: Joël Chandelier, archiviste paléographe, agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire des sciences et de l’histoire culturelle et intellectuelle, dans l’espace latin médiéval et dans le monde islamique, il est notamment l’auteur de l’ouvrage Avicenne et la médecine en Italie. Le Canon dans les universités, 1200-1350 (Champion, 2017). Il vient de publier chez Belin L'Occident médiévale (700 pages, 49€)
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mazarin ou l'art de gouverner, avec Olivier Poncet
Sur Mazarin, Madame de Motteville, proche de la reine Anne d'Autriche écrivait ces mots : « Il était capable de plaire par son esprit adroit, fin et habile à l'intrigue, et par une manière d'agir pleine de douceur, fort éloigné de la rigueur du règne précédent, et fort accommodant à la bonté de la reine ». Si dans cette citation, Mazarin paraît arrangeant et diplomate. Il renvoie également l’image d’un homme intriguant et séducteur. Ce portrait peu valorisant a été enrichi par la plume des romanciers notamment depuis le XIXe siècle, mais également par les cours dispensés sous la IIIè République: « menteur », « avare », « séducteur convaincu de rien mais plaisant à tous… » Pourtant les archives que nous possédons sur le cardinal Jules Mazarin sont abondantes et prouvent la pertinence de son action politique. D'abord soldat de l'armée pontificale, il s'illustre vite par ses talents de négociateurs et devient indispensable à la cour du roi de France. Peut-on interpréter son parcours comme celui d'un opportuniste ? La Fronde ne symbolise-t-elle pas l'échec de sa politique ? Au nom de quels principes soumet-il ses entreprises de guerre ou de négociation paix ? Comment gouvernait l'homme qui a permis la transition de règne entre Louis XIII et XIV, qui a connu trois papes et aimé deux rois de France ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Olivier Poncet.Notre invité : Ancien membre de l’Ecole française de Rome, Olivier Poncet est professeur à l’Ecole nationale des Chartes où il enseigne l’histoire des institutions et des archives de l’époque moderne. Après son Mazarin l’Italien (Tallandier), Olivier Poncet publie dans "Bibliothèque des Illustres" (collection partenariat entre Perrin et la BnF) Mazarin ou l'art de gouverner (octobre 2021, 256 pages, 24.00 €).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand les nazis et les fascistes pensaient l'Europe, avec Georges-Henri Soutou
Des puissances européennes de l’Axe, nous retenons généralement leur idéologie mortifère, leur volonté de domination mais aussi, comme nous l’avons encore vu récemment au cours des RDV de l’histoire de Blois, leur volonté d’extermination. Pour l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste, il s’agissait d’annexer certains territoires, d’établir aussi des colonies de peuplement ou bien de créer des Etats vassaux à l’Ouest de l’Europe. Nous savons moins en revanche que Rome et Berlin préparaient un ordre nouveau européen. Totalitaire, autarcique mais avec une union géopolitique, une union économique du continent, un projet culturel et même social. Quelles sont les origines intellectuelles de ces projets ? Quelle en sont leur nature ? S’agissait-il de doux rêves restés à l’état de propagande ou au contraire de projets politiques identifiés et effectifs dans le temps, avec des hommes chargés de le mettre en place ? Georges-Henri Soutou est l'invité de Christophe Dickès.
Notre invité : Georges-Henri Soutou est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Grand spécialiste de la Grande Guerre et de la Guerre froide, il a dirigé de nombreux travaux sur ces questions et a publié plusieurs ouvrages (La Guerre de cinquante ans, 2001; La Grande illusion, quand la France perdait la guerre, 2015), La Guerre froide de la France 1941-1990. Il vient de publier aux éditions Tallandier, Europa! Les projets européens de l'Allemagne nazie et de l'Italie fasciste (544 pages, 24,90€).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La perle des Valois : Marguerite de Navarre, avec Patricia Lojkine
Un « Corps féminin, un cœur d’homme, et tête d’ange ». C'est ainsi que le poète Clément Marot voit Marguerite de Navarre. Princesse, duchesse par son mariage, puis reine de Navarre, Marguerite est surtout la sœur du roi François Ier. Entourée par les plus grands hommes de son temps, qu'ils soient rois (François Ier, Henri IV), savants (Guillaume Briçonnet) ou poètes (Clément Marot) sa vie tend à s'effacer derrière celles des illustres qui l'entourent. Pourtant, cette femme au caractère bien trempé a participé à la politique de son temps et ce, dans tout ce qu’elle implique : guerre avec l’empire de Charles Quint, Grandes Découvertes, réformes religieuses etc... Marguerite de Navarre est une femme instruite et une artiste qui contribue au "tournant" de la Renaissance. Mari-Gwenn Carichon reçoit Patricia Lojkine biographe de Marguerite de Navarre aux éditions Perrin.
Notre invitée : Normalienne et agrégée de Lettres modernes, Patricia Lojkine est professeur des universités en littérature française du XVIe siècle à l'Université du Mans. Spécialiste de la Renaissance française et italienne, elle propose une biographie de Marguerite de Navarre à la fois comme femme politique et comme poète et auteur de renom (Marguerite de Navarre, perle de la Renaissance, 2021, 350 pages, 24.00 €).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![Catherine de Médicis, la survivante, avec Marcello Simonetta [3/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658313924965-abd0ed9c380403da47535e1b04fee1f5.jpeg)
Catherine de Médicis, la survivante, avec Marcello Simonetta [3/3]
[Les Médicis 3/3] Tout ou presque a déjà été dit sur les Médicis, famille de banquiers et maîtres de Florence, dont la richesse, l’influence et la quête de pouvoir marquèrent de leur empreinte ce remarquable Quattrocentro italien. Mais l’étincelant vernis des arts, du faste et des idées humanistes ne peut masquer les tourments d’une Italie déchirée entre intérêts politiques et territoriaux contraires, dont sauront profiter les puissances européennes voisines. Deux premiers grands entretiens ont retracé l'irrésistible ascension de cette famille, à partir de Laurent de Médicis, en suivant ses fils et neveux - dont certains portèrent la tiare pontificale. Place aujourd'hui à Catherine, arrière-petite-fille du "Magnifique" et sa dernière héritière directe ; elle deviendra reine d'une France lacérée par les Guerres de religion. Si son règne tumultueux a fait l'objet de nombreuses études fouillées, son enfance florentine et romaine, ainsi que ses premiers pas à la Cour de France l'ont peut-être moins été. Ces années s'avèrent pourtant déterminantes dans la compréhension de la personnalité de Catherine, de sa vision du pouvoir et de son action à la tête de l'État. L’historien italien Marcello Simonetta les a explorées, archives à l'appui. Il est interrogé par Manuella Affejee.
Notre invité : Diplômé de l’Université La Sapienza (Rome) et de l’Université de Yale (États-Unis), Marcello Simonetta est historien, spécialiste de la Renaissance et de Machiavel. Il est l’auteur d’une trilogie consacrée aux Médicis, publiée en plusieurs langues, dont le français, aux éditions Albin Michel : L’énigme Montefeltro (2018), Des renards et des lions (2019), et Catherine de Médicis (2020). Il est également chercheur au sein du Medici Archive Project, basé à Florence.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Crimes et violences sexuels au siècle des Lumières, avec Énora Peronneau Saint-Jalmes
Nous avons tendance à imaginer la société d’avant les années 1960 comme gangrenée par la patriarcat et dans laquelle les femmes n’auraient eu ni la parole, ni le droit à la justice… Qu'en était-il alors de la fin de l’Ancien Régime ? Contrairement aux idées reçues, les crimes sexuels et en particulier le viol n'étaient pas impunis et constituaient une faute morale et sociale grave. Comment étaient-ils alors jugés ? Punis ? Que devenaient les criminels et les victimes ? Quelles étaient leur répercussion sociale ? Si les traces qui nous en restent sont principalement judiciaires, l'étude du crime sexuel nous apprend beaucoup sur la société d'Ancien Régime sur sa structure, ses mentalités et sur son quotidien.
Notre invitée : Enora Peronneau Saint-Jalmes, archiviste paléographe (prom. 2020 de l'Ecole des Chartes), est lauréate de la première édition de la bourse Victor Baubet, lancée en 2020 par l’École et les Éditions Perrin. Elle publie dans ce cadre un ouvrage intitulé Crimes sexuels et société à la fin de l’Ancien Régime, aux Éditions Perrin.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![Être musicien dans la Rome du XVIIIe siècle, avec Élodie Oriol [2/2]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658220465170-f17bb877cbaebc806ac8b0f6c0d7a0e9.jpeg)
Être musicien dans la Rome du XVIIIe siècle, avec Élodie Oriol [2/2]
[Rome et la musique au XVIIIe siècle 2/2] A la croisée des histoires sociale et économique, ce cours d'histoire en deux parties s'essaie à brosser un panorama musical de ce flamboyant XVIIIe siècle, à comprendre ce qui le caractérise, ce qu’il apporte comme transformations artistiques et sociales au sein de la société romaine de cette époque. Après une première partie ayant posé les cadres du sujet, ce deuxième épisode s'interroge sur ce qui fait ce monde de la musique, en explorant ses pratiques, ses institutions, ses dynamiques, notamment au travers de parcours et de carrières individuels. Comment l'artiste du XVIIIe siècle vit-il de son art? Quelles sont les possibilités et les difficultés? Existe-t-il une hiérarchie des métiers de la musique? Quels sont les liens qui unissent les artistes aux familles nobiliaires romaines ? La mobilité du musicien est-elle un gage de succès et de célébrité? Les femmes ont-elles leur place au sein de cet univers musical ?
Notre invitée : Élodie Oriol est docteure en Histoire moderne, membre de la section Époques moderne et contemporaine de l’École française de Rome. Elle est également chercheuse associée au laboratoire TELEMMe et membre du LIA MediterraPolis. Elle publie Vivre de la musique à Rome au XVIIIe siècle dans la collection de l’École française de Rome.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![Rome, capitale européenne de la musique au XVIIIe siècle, avec Élodie Oriol [1/2]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658220535952-b0cec52fb1f7d0d85303bde5c96b1d1e.jpeg)
Rome, capitale européenne de la musique au XVIIIe siècle, avec Élodie Oriol [1/2]
[Rome et la musique au XVIIIe siècle 1/2] À la croisée des histoires sociale et économique, ce cours d'histoire en deux parties s'essaie à brosser un panorama musical de ce flamboyant XVIIIe siècle, à comprendre ce qui le caractérise, ce qu’il apporte comme transformations artistiques et sociales au sein de la société romaine de cette époque. Que représente le XVIIIe siècle dans l’histoire de la musique en Italie et surtout à Rome ? De quelle manière l'évolution des goûts musicaux se manifeste-t-elle ? Quels sont les principaux lieux de spectacles ? Quel rôle les grandes familles aristocratiques romaines jouent-elles dans cette effervescence musicale ? Rome est-elle comparable aux éblouissantes capitales européennes de la musique que sont Venise et Naples ? Autant de questions qui figurent au cœur de ce premier cours d'histoire ; une seconde partie sera consacrée aux métiers de la musique, aux artistes et aux conditions d'exercice de leur profession.
Notre invitée : Élodie Oriol est docteure en Histoire moderne, membre de la section Époques moderne et contemporaine de l'École française de Rome. Elle est également chercheuse associée au laboratoire TELEMMe et membre du LIA MediterraPolis. Elle publie Vivre de la musique à Rome au XVIIIe siècle dans la collection de l'École française de Rome.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Danton et Robespierre, avec Loris Chavanette
Danton et Robespierre sont deux géants de la Révolution française. Leurs noms seuls évoquent la Terreur. Avocats tous les deux, patriotes et républicains, ils se sont donnés corps et âmes pour la cause révolutionnaire. Camarades de lutte, puis adversaires, leur parcours et leurs actions témoignent de deux idées de la révolution, deux conceptions du politique qu’on ne peut comprendre sans étudier leur jeunesse, leur caractère et même leur physique. Un peu comme Plutarque et ses Vies parallèles, qui compare des itinéraires d’hommes illustres, Loris Chavanette parle de Danton à la lumière de Robespierre et de Robespierre à celle de Danton. Mais, contrairement aux héros de Plutarque qui ne croisaient que dans les écrits du biographe grec, les deux révolutionnaires se sont connus, appréciés, puis trahis.
L'auteur : Loris Chavanette est spécialiste de la Révolution française et de l'Empire. Sa thèse, publiée sous le titre Repenser le pouvoir après la Terreur (1794-1797) a reçu le pris de l'Assemblée nationale. Danton et Robespierre, le choc de la Révolution est paru aux éditions Passés/Composés (480 pages, 25 €)
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Henri IV : pacificateur moderne, avec Jean-Christian Petitfils
La légende dit qu’Henri IV souhaitait que tous les Français puisse déguster une poule au pot le dimanche. Rien n’atteste de la véracité de ses propos mais derrière cette formule on devine la mise en place d’un mythe autour du "bon roi Henri IV", mythe qui perdure jusqu’à nos jours : celui d’un roi proche du peuple, d’un souverain qui se préoccupe du sort de ses paysans ; un roi populaire et aimé par ses sujets… « Le roi, disait sa belle-sœur Éléonore de Médicis est un homme à se faire aimer par les pierres elles-mêmes » Tout avait pourtant assez mal commencé dans une France déchiré par les guerres de religions. Comment le roi protestant a-t-il conquis sa légitimité ? Henri IV a-t-il réussi à pacifier une France déchirée par le conflit religieux ? Que dit la postérité sur la réalité de son règne ?
L'invité : Jean-Christian Petitfils est un historien moderniste, membre du conseil scientifique du Figaro histoire. Il a écrit une vingtaine d'ouvrages dont des biographies devenues incontournables : Louis XIV, Louis XV, Louis XVI. Il vient de publier la biographie d'Henri IV (700 pages).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les maîtres de la manipulation (de masse), avec David Colon
« La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses, joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays, nous sommes, pour une large part, gouverné par des hommes dont nous ignorons tous, qui modèle notre esprit, forge nos goûts, nous souffle nos idées » (Edward Bernays). Cette citation, issue de Propaganda (1928) fait froid dans le dos. Elle est aussi à nuancer: dans quel pays commence la révolution de l’art de la persuasion ? Quelle fut la stratégie de Ivy lee au profit de Rockfeller ? Comment Georges Creel a-t-il vendu la guerre aux Américains en 1917 ? Invité d'Etienne gros, David Colon qui enseigne notamment l’histoire de la propagande et des techniques de communication persuasives, répond à l'ensemble de ces questions. Plongée dans la propagande et la manipulation de masse.
L'invité: Professeur agrégé d’histoire à l’IEP de Paris. David Colon est membre de l’administration de Sciences Po depuis 2003, je s'occupe de la préparation aux agrégations d’histoire et de géographie. Il dirige également une collection de manuels scolaires aux éditions Belin. Il est l'auteur du livre Les maîtres de la Manipulation paru chez Tallandier (362 pages, 21,50€). Il dirige un blog à l'adresse suivante: https://david-colon.fr/
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les maîtres de la manipulation (de masse)
« La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses, joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays, nous sommes, pour une large part, gouverné par des hommes dont nous ignorons tous, qui modèle notre esprit, forge nos goûts, nous souffle nos idées » (Edward Bernays). Cette citation, issue de Propaganda (1928) fait froid dans le dos. Elle est aussi à nuancer: dans quel pays commence la révolution de l’art de la persuasion? Quelle fut la stratégie de Ivy lee au profit de Rockfeller? Comment Georges Creel a-t-il vendu la guerre aux Américains en 1917? Invité d'Etienne gros, David Colon qui enseigne notamment l’histoire de la propagande et des techniques de communication persuasives, répond à l'ensemble de ces questions. Plongée dans la propagande et la manipulation de masse.L'invité: Professeur agrégé d’histoire à l’IEP de Paris. David Colon est membre de l’administration de Sciences Po depuis 2003, je s'occupe de la préparation aux agrégations d’histoire et de géographie. Il dirige également une collection de manuels scolaires aux éditions Belin. Il est l'auteur du livre Les maîtres de la Manipulation paru chez Tallandier (362 pages, 21,50€). Il dirige un blog à l'adresse suivante: https://david-colon.fr/
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
![L'Atlantique a-t-il bouleversé le monde aux XVIIe-XVIIIe Sc. ? avec Eric Schnakenbourg [3/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1658221338650-d7a150aff81f40b1318e461f0d2b7ac3.jpeg)
L'Atlantique a-t-il bouleversé le monde aux XVIIe-XVIIIe Sc. ? avec Eric Schnakenbourg [3/3]
[L'Atlantique 3/3] Espace imaginé, réalité colonisée, lieu de transferts et d'échanges, le monde atlantique est au coeur des bouleversements des sociétés qui l'entourent et le parcourent. Quels y sont les principaux flux ? Quel sont les impacts économiques et civilisationnels des activités liées au monde atlantique ? (commerce, esclavage, mission). Peut-on penser les évolutions européennes sans penser leurs rapports à l'océan ? L'Europe moderne est-elle la fille de l'Atlantique ? Peut-on parle d'une identité atlantique ?
L’invité : Eric Schnakenbourg est professeur d’histoire moderne à l’université de Nantes et directeur du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Spécialiste d'histoire moderne, ses travaux portent principalement sur l'histoire des colonisations et l'histoire de l'Europe moderne.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Venise : la fascination, le mythe et l'imaginaire, avec Elisabeth Crouzet-Pavan
Quatrième et dernier volet de notre série enregistrée aux Rendez-vous de l'histoire de Blois 2021 avec la grande historienne Elisabeth Crouzet-Pavan, auteure d'une somme magistrale consacrée à l'histoire de Venise. Pourquoi Venise nous fascine autant ? Pourquoi Venise semble avoir un avantage sur Rome et Florence ? Est-ce par son histoire, par sa géographie si particulière ? Faut-il déconstruire le mythe de la glorieuse République de Venise et revoir l’histoire d’une République construite sur les décombres de l’empire byzantin, mise à mal par l’empire Ottoman pour finalement disparaître au XVIIIe sc ? Faut-il voir dans le fameux Stato da mar une colonisation vénitienne ? Quelle est la place de l'imaginaire dans l'histoire médiévale et moderne de Venise ?
Notre invitée : Professeure d’histoire du Moyen Âge à Sorbonne Université, Élisabeth Crouzet-Pavan est l’auteure de nombreux ouvrages sur l’Italie de la fin du Moyen Âge et de la première Renaissance dont Venise. VIe-XXIe siècle, « Références », Éditions Belin.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les travaux et les jours de l'historien, avec Florence Quentin, Francine-Dominique Liechtenhan et Patrice Gueniffey
Dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire 2021, Storiavoce a interrogé trois historiens sur leur travail et leur métier. D'où vient leur vocation d'historien ? Quelle est la vocation de l'historien? Tout objet, tout évènement est-il objet d'histoire ? Quelle est la place des archives? Quel est le fait historique qui a posé le plus de difficultés dans leurs recherches ?
Florence Quentin est égyptologue et spécialiste d’histoire de l’Égypte ancienne. Elle a publié de nombreux ouvrages sur la civilisation et le religion égyptienne : Isis l’éternelle, biographie d’un mythe féminin, Le Livre des Égypte, savoirs et imaginaires. Son dernier livre paru chez Perrin (mars 2021, 416 pages, 24.00 €)/ Les grandes souveraines d’Egypte propose une galerie de portraits des souveraines les plus marquantes de l’antique civilisation égyptienne.
Francine-Dominique Liechtenhan est chargée de recherche au CNRS. Spécialiste de l'histoire de Russie, elle enseigne à l'Université de Paris Sorbonne (Paris IV) et à l'Institut catholique de Paris. Elle vient de publier chez Perrin Catherine II de Russie.
Patrice Gueniffey est directeur d’études à l’EHESS et membre du Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron. Il a notamment écrit un Bonaparte, qui a été unanimement salué par la critique et qui a reçu le Grand Prix de la Fondation Napoléon, et a dirigé (avec Thierry Lentz) l’ouvrage collectif La Fin des Empires (Perrin/ Le Figaro Histoire). Il vient de publier Napoléon et De Gaulle, deux héros français aux éditions Perrin. Le nombre et la raison, la Révolution française et les élections est le titre de la thèse de Patrice Gueniffey, réédité dernièrement aux éditions du Cerf (novembre 2020,588 pages, 24,00€).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouveaux regards sur la Shoah, avec Alexandre Bande et Marie Moutier-Bitan
Dans le cadre des Rendez-vous de l'Histoire de Blois, Storiavoce a invité plusieurs historiens afin qu'ils présentent leur travail quotidien. Ici, nous nous arrêtons sur l'histoire de la Shoah : s'il fallait résumer les évolutions historiographiques et les nouveaux champs de recherches, quels seraient-ils ? L’approche moralisante du sujet est-elle une bonne ou une mauvaise approche ? Que représente le programme T4 dans l'histoire de la Shoah? Peut-on comparer les génocides et comment doit-on enseigner ce moment de l'histoire européenne?
Nos invités : Alexandre Bande est professeur en classes préparatoires littéraires au Lycée Jeanson-de-Sailly et à Sciences Po (Saint-Germain-en-Laye). Expert auprès de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, il vient de diriger avec Pierre-Jérôme Biscarat et Olivier Lalieu une Nouvelle Histoire de la Shoah (Passés : Composés, 413 pages, 24€). Doctorante en histoire contemporaine à l'EHESS, Marie Moutier-Bitan travaille sous la direction de Denis Peschanski sur “L’organisation locale des fusillades des Juifs sur les territoires soviétiques occupés par les nazis. 1941-1944”. Elle a publié chez Passés / Composés Les Champs de la Shoah et a participé dernièrement à la Nouvelle Histoire de la Shoah.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Récit national ou récits nationaux ? avec Sébastien Ledoux
Comment définir le terme de récit national ? Faut-il distinguer le terme de récit national avec celui de roman national ? Comment définir cette nation elle-même ? Dans son nouveau livre, Sébastien Ledoux, spécialiste de la mémoire dans l'histoire, s'interroge sur la place du récit national dans les champs politiques, médiatiques mais aussi éducatifs. Comment se construit ce récit national au XIXe siècle ? Comment va-t-il évoluer ? Quel rôle la décolonisation puis la shoah vont le transformer?
L'invité : Sébastien Ledoux est chercheur en histoire contemporaine à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et enseignant à Sciences Po Paris. Spécialiste des enjeux de mémoire, il a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur le sujet. Son dernier livre, Le Devoir de mémoire, une formule et son histoire, a paru en 2016 chez CNRS éditions. Il vient de publier Une nation en récit (Belin, 348 ages, 23€).
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.