
Les Déviations
Par Les Déviations
Réseau : Les Déviations
Épisodes
234 épisodes · page 8 sur 8

Anna Melloul, de la banque à la cuisine
« J'ai beau avoir 50 balais, des gens qui m’appellent Madame et des enfants en âge d’avoir des enfants, je rêve que je peux me refaire. Me refaire comme au poker, quoi. Redistribuer mes cartes, devenir psychanalyste, écrivain... Et puis, je prends des cours de cuisine…. ».
Anna a le constat clair, le verbe précis, et déborde de lucidité. Arrivée dans le monde de la banque un peu par hasard - "personne ne devient banquier par vocation" assène-t-elle - elle en gravit pourtant les échelons, jusqu'à devenir directrice de grandes agences.
Et puis, l'ennui, le "bore-out" et le clash, qui lui fait tout remettre à plat, de force.
Elle raconte son épopée dans un livre "De la banque à la cuisine, chroniques d'une reconversion" aux éditions La boîte à pandore, sans rien omettre. Ni la honte, ni les phases de découragement ou d'exaltation, ni les cruels décalages que génèrent son grand écart.
Écoutez son témoignage, salvateur, drôle, sans concession.
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Mourad : il y a une vie après Guantánamo
C’est une histoire hors norme. Le récit d’un jeune homme du quartier des Minguettes, en banlieue de Lyon, qui se retrouve pris au piège d’un camp d'entraînement en Afghanistan…
Quand les attentats du 11 septembre 2001 éclatent, Mourad Benchellali comprend que sa vie ne sera plus jamais comme avant. Un témoignage exceptionnel qui souligne l’importance du sens que l’on donne à son histoire.
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Rose, apprendre à vivre sans cocaïne
“Je ne peux plus me passer de la cocaïne. Je ne me sens en éveil que lorsque je suis sous son emprise. Le reste du temps, je ne suis plus sensible, réceptive au monde qui m’entoure. Je me sens presque éteinte avant la première ligne. Cette drogue raccourcit les journées et allonge les nuits. Les descentes me lessivent. Je consomme de plus en plus pour ne pas les ressentir. Elle agit désormais comme un antidépresseur. Je suis dépendante d’elle. Elle maîtrise mes pensées, et j’en ai besoin pour vivre. Je décide à nouveau d’aller consulter, j’envisage cette fois de prendre des médicaments. Je prends rendez-vous pour la première fois avec un psychiatre addictologue à Sainte-Anne. Aidée par les antidépresseurs, je parviens à faire quelques sevrages, alternés de rechutes plus ou moins violentes. La volonté me manque clairement. Je ne veux pas être mise face à mes échecs. Après quelques mois de traitement, je déserte le cabinet du docteur W. Pourtant je continue de croire que je peux arrêter, donc je continue de me droguer. C’est de là que vient toute l’ambiguïté de la chose. Plus je pense que je suis capable d’arrêter quand je veux, plus je continue.” Auteure et interprète connue pour ses tubes La Liste et Ciao Bella, Rose a vendu plus de 800 000 albums. Elle retrouve aujourd’hui le chemin du succès avec Larmes à paillettes, extrait de son nouvel album Kérosène, qui est également le titre du livre témoignage qu’elle publie aux éditions Ipanema (et dont le texte ci-dessus est extrait). Rose y raconte son addiction d’hier à la cocaïne et son long parcours pour en sortir. Nous sommes allés à sa rencontre pour une interview intime, cash et sans fard. Un podcast inédit réalisé par Sydney Klasen. Interview Ariel Kenig. Sur une idée originale de Laurence Vély.
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Conversation avec Inès Weber : "Être vivant c'est avant tout être changeant"
Inès Weber est psychologue. psychothérapeute et cofondatrice du centre de culture spirituelle Sésame. Nous l'avons invitée à discuter avec nous autour du thème du changement car son approche de l'humain basée sur la compréhension des écrits sacrés, des religions et des mythes est aussi singulière que profondément moderne. Dans ce podcast, nous parlerons de croyances, de notre civilisation qui n'a jamais autant eu besoin de spiritualité, de ce qu'est être vivant - et par définition, changeant.
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Solène, la prof qui rêvait d'une autre vie
On répète sans cesse aux enfants de bien travailler à l’école, pour pouvoir choisir la vie qui leur plaira. Solène était une bonne, une excellente élève, de celles qui planchent des heures sur leurs devoirs sans trouver le temps long, raflent les meilleures notes, ont les faveurs des profs. Une première de la classe en somme.
Quand il a fallu choisir sa voie, elle s’est laissé porter. Elle aimait bien l’espagnol, alors ce serait prof, agrégée tant qu’à faire. Quand elle a commencé à enseigner, elle s’est dit qu’à force, son métier lui plairait. Les années ont filé, et Solène a bien dû admettre que chaque rentrée des classes lui pesait davantage. Jusqu’au jour où Jérémy, un lointain ami, lui a ouvert la voie pour tout changer.
Voici l’histoire de Solène, une prof qui a largué les amarres. Bonne écoute.
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Emma Becker, deux ans et demi dans une maison close
"J'ai 30 ans, j'ai grandi dans les environs de Paris, entre les Hauts de seine et la Seine et Marne. Je suis écrivaine depuis toujours, j'ai publié mon premier livre à 20 ans. J'ai déménagé à Berlin en 2013 car j'avais l'impression d'avoir fait le tour de Paris. Je voulais tourner une page, voir autre chose.
Puis j'ai eu cette idée, d'écrire sur les bordels, car on n'en a pas en France, alors qu'à Berlin c'est légal. J'ai eu envie de savoir qui étaient ces femmes dont on ne parle pas beaucoup, sauf pour les présenter comme des victimes, des pauvres filles ou des cinglées. Je me doutais bien que dans un pays où la prostitution est autorisée je pourrai rencontrer des travailleuses. Car c'est un statut qu'on retire souvent aux prostituées.
J'éprouve aussi, depuis toujours, une sorte de fascination pour la mécanique du désir. Cela a peut être à voir avec les injonctions que toutes les femmes reçoivent dès le début de leur vie : être désirable, souriante, jolie... Que mon corps, que je connais si bien - et que je ne regarde pas toujours avec bienveillance comme beaucoup de femmes - que ce corps puisse être un objet de désir n'a jamais cessé de me fasciner.
Pour pouvoir intégrer le milieu des maisons closes, je savais bien qu'il fallait que je devienne l'une d'entre elles."
Emma Becker, l'auteure du formidable roman "La Maison" (Flammarion) nous raconte son immersion de deux ans et demi dans une maison close berlinoise. Un témoignage lumineux sur le désir, la soumission, la féminité et la masculinité, à écouter d'urgence sur Soundcloud, iTunes, Pippa...
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Marina Rollman, l'humour comme porte de sortie
"Je viens de Genève. C'est une ville paradoxale, à la fois petite et cosmopolite, bourgeoise et dotée d’une vraie une culture de gauche. Ma famille était vaste, éclatée et ouverte d'esprit. Je n’ai jamais dû me battre pour tracer ma propre voie comme si j'avais été issue d'une famille de notaires depuis douze générations.
Après ma maturité fédérale – c’est le nom de notre Bac - je suis partie un an aux États-Unis ; beaucoup de jeunes Suisses prennent cette année sabbatique – soi-disant pour savoir ce qu’ils vont faire par la suite. Mais ce n’est pas en voyageant que tu vas te dire "Ah, finalement, ce que je veux c’est faire du droit !" En revenant, j’ai commencé une école d'architecture, vite arrêtée. Ensuite j'ai enchainé sur des lettres classiques. Même chose. Tout ça m'a amenée à faire plein de boulots un peu bizarres, dans la production, la communication.
Puis je me suis inscrite à un concours d'humour. C’était la toute première fois que je montais sur scène… je me suis pris un bide sidéral.
Ma prestation a malheureusement été filmée et est restée très longtemps sur Google, on m’en parlait en permanence. Ça m'a refroidie pendant 5 ans : un gros tournant.
Je n’avais toujours pas envie d'un boulot pour payer les factures et me réjouir de partir en week-end. J’étais déprimée, je pensais que j'étais condamnée à trouver le monde et tous les projets chiants et tristes.
Un jour, un ami m’a asséné : "Les dépressifs chroniques qui ne se soignent pas deviennent des commentateurs du monde". Alors j’ai contacté un psy et ça a changé ma vie. Sortir de dépression c'est extraordinaire. Quand ce nuage s'enlève, tu reprends goût à des choses toutes simples comme aller dîner chez des gens que tu ne connais pas, te lever un dimanche matin tôt sans projet... J’ai compris que je pouvais m'exprimer par la créativité. L'aventure créative permet de mettre un pied devant l'autre, c’est plein de petits échecs accumulés qui font sens.
Un concours de circonstance m’a remis le pied à l’étrier. A ce moment-là, en Suisse Romande, on comprenait qu'il fallait renouveler l'humour dans les médias. Je suis remontée sur scène et c’était tellement dingue que je n’en ai pas dormi de la nuit. Puis tout s’est enchainé. J’ai gagné un concours d'humour qui donnait la possibilité de faire un essai dans une émission de radio publique. Ils m'ont engagée dans la foulée. Entre temps une copine productrice lançait un projet de Web-série et j'ai été prise dessus en tant que scénariste. Et surtout, j’ai rencontré Thomas Wisel, le plus grand humoriste suisse, avec qui je suis devenue amie. Il m’a mise en relation avec son manager, qui m’a trouvé des dates et tout est allé extrêmement vite.
En ce moment, je délivre une chronique chaque lundi dans La Bande Originale sur France Inter et je joue mon spectacle tous les mardis et mercredis au Théâtre de l’œuvre. Pour la suite, on verra. Je me sens bien dans le stand-up parce que c’est très codé. Plus tard, j'aimerais écrire tous les formats du monde : un roman, des films, des séries, une comédie musicale… La gratification la plus évidente pour moi, davantage que la reconnaissance de mes pairs, c’est quand quelqu’un que tu admires te fait un compliment. A la radio, j’ai fait rire Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Ça va me rester longtemps."
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Debeaulieu, le RH devenu fleuriste
Ses fleurs habillent showrooms, défilés, dîners… Après une première carrière dans les ressources humaines, Pierre Banchereau, 40 ans, s’est créé un métier en devenant l’artisan fleuriste qui manquait à la mode et à l’architecture d’intérieure. En à peine six ans, son atelier-boutique Debeaulieu,
du nom de ses grands-parents maternels, a renouvelé les codes floraux du luxe. Fashion week oblige, rencontre en plein rush.
Propos recueillis par Ariel KENIG. Photo Sydney KLASEN.
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Morgane Sézalory, de la fripe à... Sézane
Loin d’être calculé, le parcours de Morgane s’est dessiné à force de travail, de passion et d’éthique. « Comme je chinais beaucoup sur Internet, ma sœur m’a laissé un grand sac de pièces vintage à vendre (…) J’ai mis ses vêtements en scène, pris de jolies photos près d’un mur blanc ou d’une fenêtre. C’est à ce moment-là que j’ai découvert que j’avais une prédisposition pour composer avec des images, des matières, des couleurs. » Sont venus le succès, les voyages et toujours le travail… « C’était magique de travailler avec de belles pièces uniques, souvent faites à la main, dotées de couleurs dingues, de nuances et de finitions qu’on ne trouvait pas dans le prêt-à-porter moderne. Je les décousais, je regardais les montages, je les retravaillais. » Grâce au savoir-faire qu’elle acquiert, Morgane choisit de tourner la page du vintage, de créer des vêtements et de les vendre en ligne. Sézane est née. Désormais, le défi est de durer et d’innover. « Quand on a les moyens de bousculer les choses, il faut le faire ! » Sézane a d’ailleurs dépassé ses objectifs en matière d’écologie et tient à devenir une marque exemplaire à cet égard.
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Marie-Clémence: bourgeoise, catho... et mariée avec une femme#2
Marie-Clémence rêvait depuis son enfance de vivre selon le modèle bourgeois et catholique offert par sa famille, et dans lequel elle s’épanouissait « entre messes dominicales et prières quotidiennes ». Ses désirs respectaient en tout point le chemin suivi par ses parents avant elle : rencontrer un homme avec une bonne situation, se marier, avoir des enfants et devenir institutrice… jusqu’à ce qu’une rencontre vienne tout remettre en question.
Aurore, une collègue, va retourner le monde de Marie-Clémence. « Je sais qu’elle est homosexuelle mais il ne me vient pas à l’esprit que notre relation puisse être autre chose que de l’amitié. Pourtant, je commence à vouloir la séduire, à m’habiller de façon féminine pour la troubler. » Les deux femmes commencent une liaison peu de temps après et Marie-Clémence navigue entre le couple qu'elle forme avec son fiancé et sa relation avec Aurore. « Je n’ai pas l’impression de le tromper, ni même d’être homosexuelle. J’aime Aurore et je ne peux pas me passer d’elle, c’est simple. »
Pas si simple lorsqu’un drame vient bouleverser sa double vie. « Le suicide d’un ami gay a sur moi l’effet d’un électrochoc. Je quitte mon fiancé et décide d’annoncer la vraie nature de ma relation avec Aurore à mes proches. »
Commence alors un combat sans répit pour faire accepter leur amour dans cette « bonne famille », ce qui arrivera petit à petit. On ne choisit pas qui on aime alors pourquoi devrait-on se priver de ses rêves ? Marie-Clémence choisit de les réaliser avec sa fiancée : se marier, avoir une petite fille, la faire baptiser…
Marie-Clémence a raconté son parcours dans « On ne choisit pas qui on aime », paru en 2019 chez Flammarion
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Marie-Clémence: bourgeoise, catho... et mariée avec une femme
Marie-Clémence rêvait depuis son enfance de vivre selon le modèle bourgeois et catholique offert par sa famille, et dans lequel elle s’épanouissait « entre messes dominicales et prières quotidiennes ». Ses désirs respectaient en tout point le chemin suivi par ses parents avant elle : rencontrer un homme avec une bonne situation, se marier, avoir des enfants et devenir institutrice… jusqu’à ce qu’une rencontre vienne tout remettre en question.
Aurore, une collègue, va retourner le monde de Marie-Clémence. « Je sais qu’elle est homosexuelle mais il ne me vient pas à l’esprit que notre relation puisse être autre chose que de l’amitié. Pourtant, je commence à vouloir la séduire, à m’habiller de façon féminine pour la troubler. » Les deux femmes commencent une liaison peu de temps après et Marie-Clémence navigue entre le couple qu'elle forme avec son fiancé et sa relation avec Aurore. « Je n’ai pas l’impression de le tromper, ni même d’être homosexuelle. J’aime Aurore et je ne peux pas me passer d’elle, c’est simple. »
Pas si simple lorsqu’un drame vient bouleverser sa double vie. « Le suicide d’un ami gay a sur moi l’effet d’un électrochoc. Je quitte mon fiancé et décide d’annoncer la vraie nature de ma relation avec Aurore à mes proches. »
Commence alors un combat sans répit pour faire accepter leur amour dans cette « bonne famille », ce qui arrivera petit à petit. On ne choisit pas qui on aime alors pourquoi devrait-on se priver de ses rêves ? Marie-Clémence choisit de les réaliser avec sa fiancée : se marier, avoir une petite fille, la faire baptiser…
Marie-Clémence a raconté son parcours dans « On ne choisit pas qui on aime », paru en 2019 chez Flammarion
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Lili, de la haine du corps à l'amour de soi
Depuis son adolescence, Lili se sentait coincée dans un corps qu'elle n'aimait pas et à qui elle faisait subir toutes les privations possibles.
La quarantaine arrivant, oscillant entre une frénésie de projets excitants et son mal être latent, elle ressent l’urgence de se libérer. "Dans mon téléphone, que des photos de buffets somptueux de pâtisseries, de gâteaux régressifs et de flacons de parfum ; des natures mortes. Si tout est mort, où est le vivant ? Quelle est ma place au milieu de toute cette chantilly ?"
En 2016, elle jette sur son blog un billet sans fard et nomme des états d'âme que même ses plus proches ignoraient. Les milliers de réactions à son texte l'engagent dans un processus qu'elle n'avait pas vu venir : une série de rencontres et d’expériences - parmi lesquelles la pratique du yoga Kundalini - lui permettent de recréer un lien avec la nature, la joie et avec son corps.
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Ramdane Touhami, un punk chez les bourgeois
Ramdane Touhami est ce qu'on appelle un transfuge de classe. Fils d'un d'ouvrier agricole, il a grandi dans la campagne entre Toulouse et Montauban. Ce qui le caractérise, c'est un cerveau qui bouillonne, qui fuse à mille à l'heure, et une urgence à l'exercer sur des concepts créatifs et commerciaux.
De coups d'éclat en échecs cuisants, il sera tour à tour SDF, créatif du Paris branché, créateur de business dans le monde entier, avant de lancer avec sa femme Victoire de Taillac sa dernière entreprise, l'officine Buly. Mais avant d'être un homme d'affaires, Ramdane Touhami est surtout une personnalité provocatrice et visionnaire.
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Anaïs ou le retour à l'océan
"Un jour, j’ai fait les cartons de mon appartement parisien, j’ai tout mis dans le coffre d’un Berlingo Citroën et je suis partie. C’est simple de tout quitter, c’est même grisant. Ce qui est compliqué, c’est l’avant et l’après."
Anaïs Vanel était éditrice à Paris avant de partir s'installer à Hossegor. Elle nous raconte ici comment malgré un parcours sans faute, elle se sentait devenir "le fantôme" de sa propre vie : "J’avais non seulement l’impression de m’être créé un personnage, excentrique et show-off, qui n’était pas moi, mais il y avait pire... Je sentais que j’étais en train de glisser vers une personnalité que de l’extérieur, j’aurais pu détester. J’étais devenue cette femme dédaigneuse, impatiente et ambitieuse (...)." Une sensation que seule cette échappée et le surf, la quête de l'océan pouvait laver.
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Clémentine, l'accoucheuse d'histoires
Jusqu'en juillet 2019, Clementine Galey était directrice de casting. Son job ? Dénicher des candidats hauts en couleur pour des émissions de télévision. Lors d'une émission sur les entrepreneurs, elle se demande « Pourquoi pas moi ? ». Pus tard, une immersion dans l’univers des sages-femmes la remue intimement : depuis toujours elle est sensible aux questions autour de la mise au monde et de la maternité. Il y a un an, elle décide de lancer le podcast Bliss Stories, des témoignages de femmes, de mères, autour de la grossesse et de l'accouchement. L'engouement des auditeurs est immédiat et Bliss Stories devient l'un des podcasts les plus écoutés de France.
Il y a deux mois, elle quitte définitivement son job pour se consacrer à 100% à son podcast. Au micro des déviations, Clémentine nous raconte son histoire, son parcours, depuis sa jeunesse jusqu'au récent succès de son podcast. Elle y analyse les évènements, les étapes, les hasards qui ont pas à pas permis la naissance de ce projet.
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Gautier, un coming out sur le tard
Changer de vie, c’est parfois s’avouer qui on est vraiment. Élevé dans une famille bourgeoise, ouverte et tolérante, Gautier se conforme malgré tout à une sexualité hétérosexuelle éloignée de ce qu’il ressent au plus profond de lui. Avocat bien établi, il se voit rattrapé par la dépression. Il questionne alors son désir et se résout brutalement à rattraper le temps perdu.
Un témoignage sensible et inspirant à écouter sur toutes les plateformes Les Déviations (iTunes, SoundCloud, Pippa, Youtube...). Et retrouvez-nous sur notre compte Instagram @lesdeviations, Facebook et notre site lesdeviations.fr.
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Claire Marin, philosophe de la rupture
Claire Marin est philosophe, professeur et écrivaine. Dans son dernier essai, Rupture(s) aux Éditions de l’Observatoire, elle observe, en s'appuyant sur la littérature, ce "cataclysme intérieur" auquel nous sommes tous confrontés plusieurs fois au cours de notre vie.
Nous l’avons rencontrée pour discuter avec elle du processus de rupture, de résilience, de renaissance.
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Stanislas ou le syndrome de l'école de commerce
Y a-t-il une vie après les grandes écoles et le marketing ? Frustré par un "job de rêve", Stanislas pose sa démission et provoque la stupéfaction de ses pairs. Pourtant, il est certain d'une chose : sa vie ne peut pas en rester là, toute dévouée à raconter des histoires enflammées sur des crèmes et des parfums. Une rencontre amoureuse, la naissance d'un premier enfant... Tout va basculer quand il découvre l'importance fondamentale que revêt, pour lui, la transmission. Et s'il devenait biographe ?
Un témoignage sensible et inspirant à écouter sur toutes les plateformes Les Déviations (iTunes, SoundCloud, Pippa, Youtube...). Et retrouvez-nous sur notre compte Instagram @lesdeviations, Facebook et notre site lesdeviations.fr.
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Marjorie, une Parisienne face au cancer
Personne ne pourrait dire si à cette époque, Marjorie vivait la vie de ses rêves. Toujours est-il qu'elle aimait son quotidien, et qu'elle n'en aurait changé pour rien au monde. Attachée de presse dans la mode, Parisienne connectée, entourée d'une foule d'amis, Marjorie était ce qu'on appelle une trentenaire moderne, une célibataire joyeuse qui refaisait le monde chaque soir avec ses proches.
Quand un cancer du sein débarque sans frapper, son existence est chamboulée et son destin irrémédiablement modifié. Un témoignage poignant et inspirant à écouter sur toutes les plateformes Les déviations (iTunes, SoundCloud, Pippa, Youtube...)
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Autour du changement de vie au féminin : une table ronde Les déviations & Face to face
Faut-il déconstruire pour construire ? La quête de sens, pourquoi ? Qu’est-ce qu’une jachère fertile ? La business woman est-elle une has been et l’entrepreneuse super happy un mirage ? Le monde du travail est-il le même pour les femmes après #meetoo ? Pourquoi veut-on faire trop tout bien ?
Autour de cette table ronde organisée par Face to Face – entreprise organisatrice de pop ups de créateurs indépendants- sept femmes inspirantes au parcours souvent complexes abordent les thèmes de la création, de la place des femmes dans l’entreprise, de la confiance en soi et de légitimité, de la quête du chemin parfait et bien d’autres sujets.
Autour de Laurence Vély (Les déviations) et de Marianna Szeib (Face to Face) on écoutera : Fiona Schmidt (journaliste et écrivain), Charlotte Husson (fondatrice de la marque Mister K.), Christelle Delarue (fondatrice de l’agence de pub féministe Mad&Women) Laura-Jane Gautier (journaliste et conférencière chez Switch Collective), Karine Piotraut (responsable carrière à l’IFM) Amélie Delacour (co-fondatrice de la marque 17H10 et du podcast Commencer) et Alexandra Jubé (fondatrice du bureau de tendances Alexandra Jubé). Merci à Opale Production pour la réalisation.
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Erwan Deveze, le consultant de notre cerveau
Erwan Deveze est consultant en neuro-management, auteur de "24 heures dans votre cerveau" aux éditions Larousse, conférencier et coach. Il a accepté de participer au premier podcast d’Experts des Déviations pour aborder avec nous le thème du changement de vie. Comment optimiser son cerveau pour se mettre en condition de réinventer sa vie ? Est-il possible de devenir résilient ? Comment décrypter les messages que nous envoie notre cerveau ? Autant de sujets qui questionnent autant le sens de la vie que les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à soumettre nos actions à notre volonté. Au centre de toute cette réflexion, le fonctionnement encore très peu connu de notre cerveau, de nos neurones, de notre capacité à rebondir.
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Adrien, de Belleville au Brésil
Ce trentenaire parisien a fait ce dont nous rêvons tous (particulièrement en cette semaine de rentrée n'est-ce-pas ?) : larguer les amarres et s'offrir une année sabbatique au Brésil, destination Rio de Janeiro. C'est dans ce pays où il ne connait personne, dont il ne parle pas la langue que sa vie va prendre un tournant inattendu. "On croit qu'on va faire un voyage mais bientôt c'est le voyage qui vous fait ou vous défait" écrivait Nicolas Bouvier dans L'usage du monde. L'histoire d'Adrien nous prouve, s'il en est encore besoin, que c'est bien loin de nos zone de confort que la vie se déchaîne. Pour ne rien louper des Déviations, rendez-vous sur nos chaînes Facebook et Instagram.
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Sophie ou les malheurs de la bourgeoisie
Sur le papier, Sophie avait tout pour être heureuse : une famille, une belle maison, un statut social. Sur le papier seulement. Car au fond d'elle, Sophie sentait que sa vie de bourgeoise de Reims, dans laquelle elle s'était comme elle le dit, "enferrée" était aussi sa "camisole". Un jour, elle a décidé de tout laisser derrière elle pour repartir à zéro, seule, à la reconquête de sa vraie vie. Un témoignage poignant et no dénué d'ironie.
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Claudine, de la maison de la presse à l'érotisme
Quand je l’ai connue, Claudine tenait son rang de vendeuse de journaux. La cinquantaine solide, sobre et avenante derrière son comptoir. Une tenancière de maison de la presse, somme toute. Puis un jour, je me suis abonnée à Libération et je l’ai reçu chaque matin dans ma boîte aux lettres. J’ai arrêté d’acheter mon journal chez Claudine. Quelques mois plus tard, en passant dans la rue, j’ai remarqué que sa boutique avait fait place à un magasin de lingerie érotique. Intriguée, j’ai jeté un oeil par la vitre. Claudine était derrière le comptoir. C’était Claudine, mais plus vraiment Claudine non plus. Elle avait fondu, teint ses cheveux, rayonnait comme jamais dans sa boutique boudoir violette, remplie de dentelles, nuisettes, huiles de massage, caches tétons mais aussi de quelques paires de menottes et de martinets. Il m’a fallu du temps pour oser lui demander ce qui s’était passé dans sa vie pour opérer un changement aussi radical. C’est impudique comme question. Mais Claudine a accepté de lever le voile. Voici l’histoire de sa transformation, et c’est aussi le premier épisode podcast des Déviations, des histoires de gens qui ont changé de vie. Extraits musicaux : Dr Frankenstein - Necrfago Stompin Riff Raffs - Wine Wine Wine Dr_Frankenstein - O Crebro do Morto licence Creative Commons freemusicarchive.org
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