Le goût de M
Society & Culture

Le goût de M

Par Le Monde

Réseau : Le Monde

Qu'est-ce qu'avoir du goût ? Qui a bon goût, mauvais goût ? Le goût est-il un héritage, le produit d'une éducation, le signe d'une appartenance sociale ? Ou au contraire, le fruit d'une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment devient-il, au final, inséparable de ce que nous sommes ?Chaque vendredi, "Le goût de M" part à la rencontre d'une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine, et lui demande de raconter son histoire personnelle du goût. Comment elle l'a constitué, en continuité ou en rupture avec son milieu d'origine, comment il a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences, du goût de l'époque aussi."Le goût de M" est le podcast de M, le magazine du Monde, produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)Préparé avec l'aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume Girault et Emmanuel BauxMusique : Gotan Project" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
204 épisodesDernier épisode : 23 juillet 2026
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Épisodes

204 épisodes · page 6 sur 7

#52 Vincent Dedienne

#52 Vincent Dedienne

10 février 2022· 42:18

Paris, 11e arrondissement, non loin de Belleville, au fond d'une cour. Vincent Dedienne nous reçoit dans le premier appartement qui le « rassure » et dans lequel il se sent « bien ». S'y trouvent dans les placards, les jeux de société qui ont égayé sa jeunesse et un flipper qui le « détend énormément ».


Le comédien âgé de 35 ans, en tournée avec son seul en scène Un soir de gala, évoque son enfance dans un petit village de Saône-et-Loire auprès de parents adoptifs aimants, son goût pour la couleur jaune et les bonbons Haribo, le choc de la découverte d'un spectacle de Muriel Robin en vidéo à 7/8 ans, sa fascination pour la poésie des chansons d'Alain Souchon ou de Vincent Delerm et pour le lyrisme des films de Xavier Dolan et de Christophe Honoré, son envie de mêler des choses a priori inconciliables, son admiration pour la prose d'Hervé Guibert, son désintérêt croissant pour la mode et sa conversion progressive du sucré au salé. « Maintenant, un crottin de Chavignol peut me faire lever la nuit. »


Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)

préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa Phulpin

Réalisation : Emmanuel Baux                    

Musique : Gotan Project

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#51 Matali Crasset

#51 Matali Crasset

3 février 2022· 44:37

Paris, au cœur du quartier de Belleville. Une maison-atelier située dans une ancienne imprimerie, au fond d'une allée. Matali Crasset nous reçoit dans un « espace qui ressemble beaucoup à ses recherches » avec des « bouts de projets, de livres, d'outils utilisés au quotidien ».


La designeuse française âgée de 56 ans évoque son enfance dans un petit village de la Marne auprès d'un père Géo Trouvetou, ses années d'apprentissage auprès de Philippe Starck, le lancement de son propre studio en 1998, son approche de la création autour de scénarios de vie, son souci de recréer du commun, son rejet du canapé ou de la maison cocon, sa volonté de faire de l'hôtel un lieu où l'on vit « quelque chose de très fort qui n'est pas la maison », la nécessité de se tenir à distance des tendances marketing, sa passion pour les couleurs et les connexions entre son travail et l'anthropologie : « Pendant les confinements, je me suis nourrie de sciences sociales et d'art. Il nous faut comprendre comment on s'est tous fourvoyés et comment on peut maintenant déplacer les choses. »


Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


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Réalisation : guillaume Girault                  

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#50 Nicolas Di Felice

#50 Nicolas Di Felice

27 janvier 2022· 31:59

Paris, 19e arrondissement. Une rue en pente, non loin des Buttes-Chaumont. On entre dans un immeuble des années 1950, direction le septième étage. Nicolas Di Felice nous reçoit dans un « espace plein de surprises » qui contient au mur des « morceaux de vie encadrés ».


Le directeur artistique de la maison Courrèges évoque son enfance en Belgique, ses premiers fantasmes d'ailleurs lors de trajets en voiture, son goût pour la musique new beat et ces groupes qui exprimaient la possibilité d'être qui tu veux, son apprentissage de la mode, l'influence de Nicolas Ghesquière, son amour pour les blousons en cuir, la nuit, la liberté et son attirance pour les univers riches en contraste. « J'aime l'intensité des extrêmes même si je me plais à me situer au milieu de tout ça. J'ai tatoué sur une jambe ”futurisme” et sur l'autre “passéisme”. J'aime être sur un fil entre ces deux choses là et essayer de trouver mon équilibre. »


Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


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Réalisation : Emmanuel Baux                    

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#49 Anne-Sophie Pic

#49 Anne-Sophie Pic

20 janvier 2022· 38:28

Paris, à deux pas du marché Saint-Germain dans le 6e arrondissement. On passe le pas de la porte vitrée pour s'installer chez Jugetsudo, la boutique/salon de thé imaginée par Maruyama Nori. Anne-Sophie Pic nous reçoit dans cet « endroit hors du temps » qu'elle affectionne quand elle est de passage à Paris pour s'occuper d'un de ses restaurants.


La cheffe âgée de 52 ans évoque son enfance auprès d'une lignée de cuisiniers, la transmission du goût des épices, de la betterave, la présence régulière d'artistes au restaurant familial à Valence, sa passion pour le thé ou l'amertume, sa découverte de la gastronomie japonaise, l'importance de ses trois étoiles, son processus de création, sa fascination pour la mode et l'importance d'avoir des équipes mixtes : « Dans une cuisine où il y a des femmes, les hommes sont meilleurs », confie-t-elle.


Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


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Réalisation : Guilaume Girault                      

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#48 Juliette Armanet

#48 Juliette Armanet

13 janvier 2022· 48:01

Un matin froid d'hiver à Paris, dans le 19e arrondissement, quelque part entre le canal de l'Ourcq et les Buttes-Chaumont. On monte dans l'ascenseur, direction le quatrième étage. Juliette Armanet nous reçoit chez elle dans un appartement où trône un piano blanc laqué sur lequel elle nous jouera quelques notes à l'occasion de la sortie de son deuxième album Brûler le feu.


La chanteuse âgée de 37 ans évoque son enfance à Villeneuve-d'Ascq où très jeune déjà elle baigne dans la musique et dans les livres, son admiration pour Shakespeare, Tchekov, Annie Ernaux, Françoise Sagan ou Romain Gary, ses premières compositions à l'adolescence, sa découverte des chansons de Bjork, le poids de ses inhibitions, son obsession pour la question amoureuse et ses nouvelles platform shoes qu'elle ne quitte plus. « Ne soyons pas nous-même, déguisons-nous intérieurement, extérieurement, plaide-t-elle. Les fictions de soi sont la meilleure manière de se connaître. »


Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


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#47 Simon Porte Jacquemus

#47 Simon Porte Jacquemus

6 janvier 2022· 39:08

Paris, un hôtel particulier du 8e arrondissement. On grimpe une marche. Simon Porte Jacquemus nous reçoit dans les locaux parisiens de la marque à son nom qu'il a créée il y a plus d'une décennie, un espace « solaire » avec deux terrasses dans lequel il se sent bien.


Le styliste âgé de 31 ans évoque son enfance en Provence où l'ennui le pousse très jeune à se montrer créatif, son obsession pour la télévision, sa fascination pour Isabelle Adjani ou Charlotte Gainsbourg, le choc de la découverte du Mépris de Jean-Luc Godard, son admiration pour le travail de Rei Kawakubo et sa volonté de faire une mode accessible : « Je voulais que ma grand-mère comprenne, ne pas mettre de barrière avec le public. Je trouvais qu'il y en avait trop dans la création. » 


Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


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#46 Anne Berest

#46 Anne Berest

16 décembre 2021· 38:36

Paris, un quartier étudiant un peu hors du temps de la rive gauche. On monte les escaliers en bois. Direction le deuxième étage. Anne Berest nous reçoit chez elle, dans son appartement « parisien mais pas haussmannien », « comme une grotte » qui donne sur une cour assez sombre.


La romancière de 42 ans, qui a sorti à l'automne son nouveau livre La Carte postale et a co-créé pour Arte la série Mytho, évoque son enfance auprès de parents soixante-huitards très permissifs, sa fascination pour une photo de Marguerite Duras, sa volonté de faire revivre pour sa mère ses grands-parents, son oncle et sa tante déportés, son travail d'écriture et son amour de la gastronomie juive : « Quand j'ai compris que ma mère nous a nourris en bonne ashkénaze, ça m'a bouleversée. »


Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


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Réalisation : Emmanuel Baux

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#45 Sophie Fontanel

#45 Sophie Fontanel

9 décembre 2021· 41:31

Paris 1er arrondissement. Une belle rue qui donne directement sur le jardin des Tuileries. Direction le dernier étage. Sophie Fontanel nous reçoit chez elle, dans un espace « monacal, fait de bric et de broc » dans lequel on reconnaît le grand miroir devant lequel elle se met en scène régulièrement sur Instagram.


La journaliste mode et écrivaine, qui a sorti à l'automne son nouveau livre Capitale de la douceur, évoque son amour de la Côte d'Azur, des crocs et des tongs, sa passion pour l'écriture et les formes narratives, l'agression qu'elle a subi très jeune, son rapport complexe au milieu littéraire, son retour tardif au style de Greta Garbo et Katharine Hepburn et l'allure inspirante des gens qu'elle peut croiser dans la rue. Le tout avec sensibilité et verve : « Le confinement nous a mis des sornettes dans la tête, qu'on pouvait vivre no look. Mais très vite, on est no goût. Le covid nous fait perdre le goût. Voilà. »


Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


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préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa Phulpin

Réalisation : Guillaume Girault

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#41 Aïssa Maïga

#41 Aïssa Maïga

11 novembre 2021· 39:26

Pour cette troisième saison, le Goût de M vous emmène à la découverte d'une nouvelle personnalité chaque vendredi. Un rendez-vous à retrouver gratuitement sur www.lemonde.fr et sur toutes les plateformes.

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Proche banlieue parisienne, une maison dans une petite rue dégagée. On se croirait presque en Normandie ou au bord de la mer. On s'approche d'un grand portail. Aïssa Maïga nous reçoit chez elle, dans cette batisse ancienne, construite par une femme, qui l'« aide à se sentir ancrée ».


L’actrice et réalisatrice, qui sort le documentaire Marcher sur l'eau, évoque sa petite enfance à Dakar entourée de mystères, sa passion pour Marilyn Monroe, son amour pour Sade, Indochine ou Duran Duran, le racisme auquel elle a été confrontée dans le monde de la publicité et du cinéma, le bonheur d'avoir un espace à soi ou sa détestation des betteraves et des mocassins à gland… 


Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)

préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa Phulpin

Réalisation : Guillaume Girault

Musique : Gotan Project

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#40 Valeria Bruni Tedeschi

#40 Valeria Bruni Tedeschi

4 novembre 2021· 38:36

Pour cette troisième saison, le Goût de M vous emmène à la découverte d'une nouvelle personnalité chaque vendredi. Un rendez-vous à retrouver gratuitement sur www.lemonde.fr et sur toutes les plateformes.

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Paris, 5e. Un appartement situé au troisième étage. Valeria Bruni-Tedeschi nous reçoit chez elle, un espace qu’elle juge « silencieux, vaste et serein ». L’actrice à l’affiche de La Fracture, le nouveau film de Catherine Corsini, et de la série d’Arte H24, vingt-quatre heures dans la vie d’une femme évoque pour nous comment se sont formés ses goûts.


Dans notre podcast, elle aborde le parfum de l’herbe coupé, la passion de sa famille pour l’art, ses lectures de Leopardi, Goethe ou Raphaël Haroche, L’Incompris de Luigi Comencini, le théâtre, Patrice Chéreau, ses rôles de folles bourgeoises et ceux de « Baby Doll », Gena Rowlands, son clown intérieur, le politiquement incorrect, Woody Allen, la gaiété et le confort de sa garde-robe, le baiser comme thermomètre de l’amour et l’essai de Thich Nhat Hanh, Prendre soin de l’enfant intérieur, selon elle, « plus fort » qu’un anxiolytique.


Valeria Bruni-Tedeschi y révèle notamment qu’elle a déjà été quittée parce qu’on la trouvait mal habillée et son attachement profond à la détente et au politiquement incorrect : « Le rire, c’est l’oxygène pour moi. Quand il n’y a pas le rire, ça m’étouffe un peu. »


Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) 

préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa Phulpin

Réalisation : Guillaume Girault

Musique : Gotan Project

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#37 Frédéric Pierrot (épisode complet)

#37 Frédéric Pierrot (épisode complet)

3 novembre 2021· 36:46

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Frédéric Pierrot est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. Le comédien a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia, à l'occasion de la sortie, le 16 juin, du film Seize printemps de Suzanne Lindon, dans lequel il joue le père de l'héroïne. 


Frédéric Pierrot évoque son enfance en Normandie entre un père vétérinaire de campagne et une mère, peintre amateure, qui s'occupait du cabinet de son mari et de ses quatre enfants. Adolescent, il aime flâner à vélo entre la maison familiale et Dieppe, aller au cinéma et se prend de passion pour la clarinette à l'occasion du festival de jazz local Jam Potatoes. Un court séjour aux États-Unis lors duquel, employé comme garçon de vestiaire d'un club de golf, il côtoie musiciens, écrivains, acteurs et danseurs le convainc de se lancer dans une carrière artistique. Attiré par la mise en scène, il devient au gré des rencontres machiniste avant de s'essayer à faire l'acteur.


Le comédien qui a joué devant la caméra de Ken Loach, Jean-Luc Godard, Maïwenn ou Valérie Donzelli estime qu'« il est précieux de ne pas être identifié pour que les gens puissent se projeter ». Pour celui qui a marqué ce début d'année en jouant un psy dans la série En thérapie, il y a beaucoup de rapports entre le travail de l'acteur et celui de l'analyste. « Ce qui se dit n'est pas anodin » et laisse des traces profondes chez l'interprète. L'homme qui a le souci des choses durables aime prendre des nouvelles du monde en regardant les gens depuis une terrasse, curieux des autres et de ce qui l'entoure : « Tout ce qui permet d'ouvrir le monde est profitable, tout ce qui le referme est douloureux. »


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Réalisation : Sulivan Clabaut

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#36 Vincent Darré (épisode complet)

#36 Vincent Darré (épisode complet)

2 novembre 2021· 34:59

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Vincent Darré est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. Le styliste, décorateur, designer a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia, à l'occasion de sa nouvelle collection mode et déco pour Monoprix.


Vincent Darré évoque son enfance dans une famille d'intellectuels de gauche du 14e arrondissement à Paris autour de Mai 68 et notamment l'influence de sa mère, une femme engagée, féministe et excentrique avec une vraie curiosité. Après la séparation de ses parents, il suit son père dans le Lubéron, fréquente une communauté belge baba cool, avant de revenir à Paris jouer les branchés new wave au Palace, aux côtés d'Eva Ionesco ou Christian Louboutin. « On était une bande de prétentieux arrogants, des sortes de petits punks d'opérette. On voulait paraître et être des personnages », se souvient-il de ces années-là.


Bras droit de Karl Lagerfeld chez Fendi puis Moschino, Vincent Darré apprend auprès du grand créateur allemand à transformer tout problème en situation positive et à se réinventer. Pris au piège d'« une trajectoire qui ne [lui] ressemblait pas », il bascule dans les années 2000 de la mode vers la décoration. Avec succès. Pour Vincent Darré, un intérieur réussi, « ce sont de jolies lumières, des couleurs. Et des souvenirs mélangés avec des choses nouvelles ». Le touche-à-tout qui hait la banalité a le goût des personnalités singulières comme Arielle Dombasle, Loulou de la Falaise ou Valérie Lemercier. Celles et ceux « qui ont un monde sur leurs épaules, un univers qui les entoure ».


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Réalisation : Sulivan Clabaut

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#35 Delphine Horvilleur (épisode complet)

#35 Delphine Horvilleur (épisode complet)

1 novembre 2021· 42:36

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Delphine Horvilleur est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La rabbine, autrice et philosophe a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia, à l'occasion de la sortie de son essai Vivre avec nos morts (Grasset).


Delphine Horvilleur évoque son enfance dans la campagne champenoise entre un père médecin de campagne qui pense en marchant et une mère, très marquée par ses traumas familiaux, qui pense en prenant des bains. A 17 ans, elle part vivre en Israël. « Des années extraordinaires, raconte-t-elle, dans un pays où l'on sent la volonté de choisir la vie à tout prix. » Un autre séjour, à New York cette fois, lors duquel elle découvre un judaïsme plus progressif décide de sa vocation religieuse après des études de médecine et un début de carrière de journaliste.


Considérée comme une grande voix du judaïsme libéral en France, Delphine Horvilleur aime faire parler les silences. Ainsi, elle explique que « les textes sacrés étaient en attente de notre lecture féministe contemporaine. Une chance pour nous et nos traditions. » D'autant que selon la rabbine, le « féminisme peut contribuer à la réalisation du message d'émancipation ancestral ». Horvilleur confie au passage qu'elle aime glisser des paroles de chanson dans ses sermons. « Il ne faut pas déconnecter la plus profonde des théologies de la plus superficielle des expériences en apparence. Ce sont des mondes qui dialoguent en nous. »


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Réalisation : Sulivan Clabaut

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#34 Sami Bouajila (épisode complet)

#34 Sami Bouajila (épisode complet)

31 octobre 2021· 36:57

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Sami Bouajila est l' invité du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. Le comédien a répondu depuis un hôtel parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia, quelques semaines après avoir reçu le César du meilleur acteur pour sa performance dans Un fils.


Sami Bouajila évoque son enfance à Grenoble entre un père contremaître, amateur de musique et de cinéma à l'aura poétique, et une mère bonne vivante et douce, tous deux originaires de Tunisie. Il se souvient avec tendresse des franches rigolades et de la simplicité de cette vie là. Une bande d'amis et la MJC du quartier l'initient à la liberté et finissent de le plonger dans un grand bain culturel dont il retient aujourd'hui les films d'Arthur Penn, Wim Wenders, John Cassavetes et Ingmar Bergman, les écrits d'Elia Kazan ou les chansons de Jacques Brel, Leonard Cohen et Bernard Lavilliers.


C'est d'abord par le milieu associatif dans lequel il évolue après avoir été objecteur de conscience qu'il se passionne pour le théâtre avant de venir au cinéma. Il accompagne l'éclosion d'une nouvelle génération d'auteurs français (Eric Rochant, Abdellatif Kechiche, Arnaud Desplechin…) porté par son goût de l'aventure et sa sensibilité. S'il reconnaît que ses origines ont pu représenter un frein pour certaines propositions de rôles, il appelle aujourd'hui à assumer une identité française pleinement métissée. « Le regard de l'autre ne regarde que l'autre, je ne le subis plus. »


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Réalisation : Sulivan Clabaut

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#33 Véronique Nichanian (épisode complet)

#33 Véronique Nichanian (épisode complet)

31 octobre 2021· 34:10

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Véronique Nichanian est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La directrice artistique de la mode homme chez Hermès a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Véronique Nichanian évoque son enfance à Paris entre un père épicurien et exigeant qui partage avec ses enfants son goût du voyage, les emmenant notamment à Venise chaque été, et une mère au foyer qui aime cuisiner. Très vite, elle confectionne ses propres vêtements avec plus ou moins de réussite mais un vrai plaisir de faire les choses. Elle se souvient de cet imperméable réalisé à partir d'une toile cirée dont la manche est tombée l'après-midi même. Elle intègre la chambre syndicale de la haute couture avant de faire ses gammes chez Nino Cerruti. Des années de formation joyeuse passées à découvrir de nombreux savoir-faire comme de multiples cultures, partageant son temps entre Paris, l'Italie et le Japon.


En 1988, elle entre chez Hermès avec le projet d'y faire des vêtements et non pas de la mode. « Le vestiaire masculin me convient bien, dit-elle, parce que j'aime ce côté essentiel. » Ce qui ne l'empêche pas d'y intégrer un peu de couleurs et de rendre sensible la sensualité des matières, comme avec ce fond de poche en peau d'agneau. Véronique Nichanian cherche à créer des pièces qui parlent à la personne qui les portent. Comme un objet auquel on s'attache. Avec l'ambition d'inscrire ses créations dans le futur et dans une variété de propositions. « Je trouve totalitaire cet espèce de diktat qu'a imposé la mode d'une silhouette, d'un gabarit. Il est temps que tout cela explose. » Pour elle, avoir du goût, c'est d'abord, « exprimer quelque chose de singulier ».


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Réalisation : Sulivan Clabaut

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#32 Jean-François Piège (épisode complet)

#32 Jean-François Piège (épisode complet)

30 octobre 2021· 34:43

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Jean-François Piège est l'invité du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. Le chef cuisinier a répondu depuis son Grand restaurant à Paris dans le 8e arrondissement aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia, à l'occasion de la sortie de son Grand livre de la cuisine française: recettes bourgeoises et populaires (éd. Hachette Pratique).


Jean-François Piège évoque son enfance à Valence dans la Drôme, entre un père commercial, qui lui transmet le goût d'entreprendre et de faire les choses de ses mains, et une mère coiffeuse qui aime les choses simples et vraies. Et a l'habitude de cuisiner à partir de produits locaux peu chers et de qualité. « Je n'ai jamais mangé une boîte de conserve chez moi, on allait toujours au marché », confie-t-il. Il s'initie avec sa tante au jardinage. Une pratique qui lui donne le goût de l'ingrédient et le mène ensuite à la gastronomie. « J'ai embrassé la cuisine par le jardin. »


Après l'école hotelière, il fait ses armes auprès de grands chefs dans des palaces comme le Plaza Athénée ou le Crillon avant de lancer ses propres tables. « On apprend la cuisine avec celle des autres puis un jour on fait la sienne », proclame-t-il. Il possède désormais 5 restaurants dans Paris (Le Grand Restaurant, Clover Green, Clover Grill, La Poule au pot, A l'épi d'or) aux identités marquées. « Un endroit, il faut qu'il soit singulier pour que ça donne envie aux mangeurs de venir. » Autant d'occasions pour le gastronome qui aime tant transmettre ses savoir-faire de partager avec ses convives d'un repas un peu de sa passion. « Ce qui caractérise la France, ce n'est pas la cuisine, c'est la table. »


Un podcast produit par Géraldine Sarratia (Genre idéal)

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#31 Irène Jacob (épisode complet)

#31 Irène Jacob (épisode complet)

29 octobre 2021· 36:48

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Irène Jacob est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La comédienne a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Irène Jacob évoque son enfance à Genève entre ses trois frères, son père astrophysicien au CERN qui aimait dessiner des flip books de personnages de cartoons, et sa mère qui, après quelques années passées au foyer, a repris ses études pour devenir psychothérapeute pour enfants. Très jeune, la future comédienne développe un fort intérêt pour les histoires, les déguisements. « Mon père m'a donné le goût des chats et du cinéma », confie-t-elle. Sa mère la pousse davantage vers la musique. Deux passions artistiques qui lui permettent d'accéder à son premier rôle au cinéma : celui d'une professeure de piano dans le film Au revoir les enfants de Louis Malle. En attendant de retrouver Krzysztof Kieślowski pour La Double Vie de Véronique, qui lui vaut un prix d'interprétation à Cannes en 1991.


Grande amoureuse des couleurs et de la cuisine italienne, Irène Jacob a trouvé dans la culture slave la force de l'expression des sentiments jusqu'au tragique. Elle préfère les maisons qui ont de la vie, un peu de « bordel » au look propret des intérieurs qui singent ceux des hôtels. Une énergie qu'elle aime retrouver sur scène. « Le théâtre, c'est l'instant, le présent, quelque chose de vivant », s'enthousiasme-t-elle. Ainsi les comédiennes qu'elle admire le plus – Gena Rowlands, Giulietta Masina ou Marie Trintignant ont cette capacité à aller dans les extrêmes. « Pour moi, le goût, c'est une émotion. »


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#30 Chloé Delaume (épisode complet)

#30 Chloé Delaume (épisode complet)

29 octobre 2021· 42:31

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Chloé Delaume est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. L'écrivaine, qui a reçu le Prix Médicis à l'automne pour son dernier roman Le Cœur synthétique, a répondu depuis son appartement du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Chloé Delaume évoque son enfance au Liban puis en banlieue parisienne auprès d'une mère prof de français qui lui transmet l'amour de la lecture. A 10 ans, elle est témoin du meurtre de sa mère par son père et part vivre chez son oncle et sa tante. Elle raconte alors une adolescence difficile, en souffrance, et son goût du gothique, morbide dans l'esthétique comme dans ses pulsions. La langue de Boris Vian et d'Antonin Artaud ou encore la rage du Scum Manifesto de Valerie Solanas lui font l'effet d'un choc. Elle vit un temps de la prostitution puis bascule totalement vers la littérature. « L'autofiction a alors été ma planche de salut.»


Nostalgique des années 1980 et de la vague des « jeunes gens mödernes », dont elle admire l'esthétique pop et synthétique, Chloé Delaume trouve aujourd'hui à se réjouir dans l'émancipation des luttes féministes et de la sororité. « Mais je ne crois pas à l'histoire des femmes puissantes, tempère-t-elle. Je ne pense pas que ce soit un bon outil d'empowerment. » Profondément hétéro « à son grand malheur » de femme tendant à la misandrie, elle confie sa passion pour le shopping plutôt que les balades en plein air pour s'aérer la tête ; son aversion pour l'autotune (« on me fout PNL, j'ai envie d'envahir la Pologne ») et son emballement pour le premier album de Juliette Armanet. « Être une passeuse, conclut-elle, est ma véritable raison d'être. »


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#29 Laure Adler (épisode complet)

#29 Laure Adler (épisode complet)

28 octobre 2021· 44:37

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Laure Adler est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La journaliste et écrivaine, animatrice de «L'Heure bleue» sur France Inter, chroniqueuse pour l'émission «C ce soir» sur France 5 et autrice du récent essai La Voyageuse de nuit, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Laure Adler évoque son enfance en Guinée, alors encore une colonie française, entre un père ingénieur agronome, passionné par les plantes, et une mère qui avait abandonné son métier de sténo-dactylo pour suivre son mari et élever ses enfants. Elle a alors une vie simple, sans journaux ni livres centrée autour de l'océan où elle aime aller nager. A 17 ans, après un passage par la Côte d'Ivoire, la famille rentre en France du côté de Clermont-Ferrand, mais Laure Adler très engagée dans le mouvement de Mai 68 part vite poursuivre ses études à Paris. Elle y rencontre Simone de Beauvoir, Michel Foucault, Gilles Deleuze et, étudiante, participe à l'effervescence intellectuelle du moment. «Je suis arrivée à un moment où les jeunes étaient accueillis partout. On était considérés presque comme des égaux. On nous disait tout le temps que nous étions l'avenir.»


Le goût des livres, du cinéma, de l'art qui s'est formé à cette époque-là en autodidacte continue de l'accompagner. Marguerite Duras, dont elle signera une biographie, et Annie Ernaux font partie des quelques écrivains qu'elle vénère. «Il faut avoir l'esprit d'aventure avec les livres, s'ensauvager un peu soi-même», prône celle qui est entrée à France Culture comme secrétaire avant de devenir des années plus tard la directrice de la station. Une période dont elle ne garde pas un bon souvenir. La journaliste révèle que faire des interviews l'«angoisse» là où son dernier ouvrage, carnet de voyage autour de la vieillesse, l'a libérée d'un poids et l'a aidée à assumer ses 70 ans. «Mon amoureux se moque de moi, il dit que je suis devenue la madone des Ehpad.»


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#28 Lætitia Dosch (épisode complet)

#28 Lætitia Dosch (épisode complet)

27 octobre 2021· 37:24

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Lætitia Dosch est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La comédienne, qui sera prochainement à l'affiche de Passion simple de Danielle Arbid adapté d'Annie Ernaux, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Lætitia Dosch évoque son enfance à Paris, dans une famille à la Tenenbaum, du nom du film de Wes Anderson, avec un père parti quand elle avait 1 an, plombier devenu rentier à la suite d'un gros héritage, un peu voyou qui aimait les bagnoles, les femmes et le jazz et une mère qui essayait de s'extraire de son destin de femme au foyer. Rêveuse, celle-ci aimait la variété et des chanteurs comme Charles Dumont. Dans cet intérieur plein d'adultes et de reproductions de la nature, façon fausse jungle, la jeune fille se prend d'admiration pour Claude du Club des cinq et Stéphanie de Monaco. « Je me suis construite en imaginant et non en suivant des exemples », confie celle qui découvrira sa vocation pour la scène quelques années plus tard, lors de cours de théâtre dans un collège catholique privé où elle ne se sentait pas à sa place.


Passionnée par le jeu des acteurs (de Johnny Depp à Claire Danes) et le cinéma américain (John Waters, Tim Burton, Jim Jarmusch), français (Noémie Lvovsky, Patricia Mazuy) et danois (Lars Von Trier) des années 1990, elle se lance dans une quête de liberté qui la mène à ses deux premiers films marquants : La Bataille de Solferino et Jeune femme, Caméra d'or à Cannes. Amatrice de grunge, elle fuit la beauté classique et continue de voir dans le jeu le lieu où peut s'exprimer « tout ce qu'on n'a pas le droit de dire, de ressentir, de montrer ». « J'adore être sur scène et sentir que les gens sont bousculés. » Après le confinement et sa performance dans Passion Simple, à venir au cinéma, elle se sent désormais davantage attirée par la tendresse. « Récemment, j'ai redécouvert que je pouvais être une jolie femme. » Comme soucieuse de ne pas faire de cet affranchissement des codes qu'elle incarne avec tant de force à l'écran une nouvelle prison.


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#27 Camille Cottin (épisode complet)

#27 Camille Cottin (épisode complet)

26 octobre 2021· 46:26

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Camille Cottin est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La comédienne, qui fait la voix de 22 dans le nouveau film de Pixar Soul (Disney +) et sera prochainement à l'affiche de Stillwater de Tom McCarthy aux côtés de Matt Damon, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Camille Cottin évoque son enfance à Paris, entre un père peintre soixante-huitard et une mère affranchie, éternelle amoureuse, qui refera sa vie avec un analyste financier avant de s'installer dans les Pouilles en Italie avec son dernier compagnon, comme un grand terrain de jeu. « Je n'étais pas totalement dans la réalité », résume celle qui se passionne alors pour Grease ou Chantons sous la pluie. C'est au théâtre plus qu'au cinéma qu'elle fera ses débuts de comédienne – « le rapport à la caméra, c'est quelque chose qui a été difficile » – avant de se faire connaître d'un plus large public avec la pastille « Connasse », diffusée sur Canal +. « Je ne me rendais pas compte qu'on allait m'appeler Connasse peut-être jusqu'à la fin de ma vie. »

Admiratrice de Louis de Funès, l'ancienne enfant turbulente qui confesse avoir un souci avec l'autorité s'épanouit désormais dans les rôles anticonformistes, comme l'agente artistique Andrea Martel de la série Dix pour cent, que sa « virilité rend sexy ». « L'expression de la puissance féminine me plaît », jure l'actrice qui cite King Kong Théorie de Virginie Despentes et Sorcières de Mona Chollet comme deux de ses livres de référence. Un féminisme qu'elle intellectualise aujourd'hui mais qu'elle retrouve déjà en filigrane dans certains goûts affichés plus jeune, comme ce coup de foudre développé au cinéma pour Bagdad Café. Un film, explique-t-elle, qui développait déjà une réflexion intersectionnelle.


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#26 Nicolas Maury (épisode complet)

#26 Nicolas Maury (épisode complet)

25 octobre 2021· 41:17

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Nicolas Maury est l'invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », en attendant la ressortie de son premier film comme réalisateur « Garçon chiffon ». L'acteur et cinéaste a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Nicolas Maury évoque son enfance à Saint-Yiriex-la-Perche, en Haute-Vienne entre un père, adolescent attardé, avec qui il regardait des westerns à la télé et une mère aimante et douce qui, enfant, faisait l'école à des chats les installant sur des chaises face à un tableau noir. Un amour des félins qu'elle a transmis à son fils qui partage son appartement avec Guguss.


Très jeune, il a l'envie d'être acteur, avec le « désir d'être regardé, révélé ». Impressionné par Vanessa Paradis ou Macaulay Culkin, « des enfants un peu plus grands aux destins exceptionnels ». Son travail de comédien, ce passionné de Proust, Colette ou Duras le vit d'abord dans un rapport très fort au texte. « Quand je joue je ne joue pas un personnage, je joue la personne qui l'a écrit. »


L'acteur a le goût des pirates, des vampires, des légumes farcis. Parle de manque, de désir, de rêves projetés, de sa deuxième nature pleine de trop. De l'idée d'être la poupée de soi-même. Dessiné par d'autres tout en se dévoilant soi-même. Il aime ainsi se réapproprier des vêtements dans lesquels au départ il ne se reconnaît pas. Aller par amour vers des choses qui ne l'attiraient pas. Pour celui qui aime rêver grand et déjouer la fatalité, « la noblesse d'une personne, c'est cette souplesse-là. »


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#25 Géraldine Nakache (épisode complet)

#25 Géraldine Nakache (épisode complet)

24 octobre 2021· 43:23

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Géraldine Nakache est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». La réalisatrice et comédienne, apparue récemment dans la série «La Flamme» sur Canal+, a répondu depuis son appartement du Marais, à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Géraldine Nakache évoque son enfance à Puteaux,avec en toile de fond la radio et la télé. « C'était notre fenêtre ouverte sur le monde. » 

De ce cocon familial, fidèle à la tradition du shabbat, elle retient également une « certaine façon de voir la vie en biais », l'humour comme « forme de politesse », le goût de la nourriture partagée, les heures passées à chanter et danser dans sa chambre sur Lio ou Mylène Farmer et les rires de son grand frère devant les vidéos enregistrées chez un voisin de l'émission des Nuls alors qu'elle est déjà couchée. « Le décodeur Canal+, c'était le sésame. »


Admiratrice du cinéma de Jacques Demy, de la BD Maus, des autobiographies de la chanteuse Patti Smith, de l'élégance Marina Foïs et de Pierre Lescure ou du travail du photographe Richard Avedon, Géraldine Nakache assume désormais également sa passion pour Céline Dion et la coriandre. Ainsi que son intérêt pour la mode, elle qui, plus jeune, était fière de pouvoir s'acheter son premier Burberry et s'amuser à refaire discrètement la garde-robe de ses petits amis. 


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#24 Joann Sfar (épisode complet)

#24 Joann Sfar (épisode complet)

23 octobre 2021· 45:40

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Joann Sfar est l'invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son album « La Chanson de Renart » et de son film « Petit Vampire ». Le dessinateur et cinéaste a répondu depuis la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Un lieu symbolique pour celui qui a « fait ses humanités » à la Sorbonne à Nice, une librairie tenue par le père d'un de ses amis, et qui se dit « armé contre les extrêmes parce qu'étudiant, je les ai lus avec passion ».


Marqué très jeune par la mort de sa mère, Joann Sfar raconte avoir vécu « l'enfance la plus heureuse du monde », lui qui aimait pourtant laisser couler ses larmes : « Je me mettais derrière un miroir, je disais “Oh le pauvre petit orphelin et je me faisais pleurer” », explique-t-il. Il se rappelle sa grand-mère mangeant du crabe en cachette (« C'est forcément casher parce que c'est bon ») ; son père avocat devenu notable, séducteur macho, marrant et dur, qui « d'un coup a dû s'inventer une âme maternelle » ; son grand-père, rescapé de la Shoah, aux « 300 milliards de maîtresses », dont une mère et sa fille allemandes, qui lui expliquait : « L'antisémitisme s'arrête aux portes des chambres d'hôtel. » Une galerie de personnages haut en couleurs qui nourrissent ses œuvres habitées par la question de ce que l'on « peut faire avec le vide ». Ses drôles de monstres qu'il laisse aller dans le réel. « J'ai besoin de fonder mon imaginaire sur un terroir. »


La littérature et le cinéma sont deux autres sources importantes d'inspiration pour le dessinateur qui a eu sa « première relation sexuelle devant Rambo 3 » et qui sorti de l'adolescence a adoré Sylvester Stallone, Jackie Chan ou Chuck Norris. « En faisant des BD, j'avais l'impression d'être spectateur de cinéma », glisse celui qui, enfant, se plaisait à dessiner des singes et des chevaux. Il cite pour compagnon Chagall et William Steig, les livres d'Alexandre Dumas, Frédéric Dard ou Arthur Conan Doyle ou encore Hugo Pratt à qui il voue une profonde admiration. Récemment, il se dit particulièrement marqué par le film « Une fille facile » de Rebecca Zlotowski.


Passionné de philosophie, il défend une fiction empreinte de chaleur, de gourmandise, de passion, à l'image des films de Fellini. Cinéma populaire de son enfance. Et loue notre façon de nous nourrir, de boire, notre rapport à la sensualité, forte de sa liberté : « On ne se rend pas compte à quel point les Français sont hautement éduqués pour ce qui touche à l'art de vivre, confie-t-il. Pour moi, c'est un apprentissage de la délicatesse. » Une approche de la vie qui le porte davantage du côté de François Hollande, ce « personnage à la Sempé qui a une conscience aiguë des limites du pouvoir politique en France », plutôt que d'Emmanuel Macron. « Les gens qui le haïssent le plus, ce sont les monarchistes, ce qui imaginent qu'il a vraiment le pouvoir. » Si Joann Sfar a retenu quelque chose du judaïsme, c'est la défiance des idolâtries.


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#23 Jane Birkin (épisode complet)

#23 Jane Birkin (épisode complet)

22 octobre 2021· 42:01

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Jane Birkin est l' invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son album « Oh ! Pardon, tu dormais… », réalisé avec Etienne Daho. La chanteuse a répondu depuis son appartement du VIe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Jane Birkin y revient sur son enfance entre un père issu de la grande bourgeoisie, officier navigateur, héros de la résistance, et une mère, comédienne excentrique. Elle évoque la maison familiale sur l'Ile de Wight, sa fascination pour son frère rebelle. Ses parents et une professeure l'année du bac l'initient à la littérature, au théâtre, au cinéma. Elle se souvient de sa lecture des nouvelles d'Antonia Fraser, de sa découverte de « West Side Story » ou d'un concert mené par le chef d'orchestre Leonard Bernstein, à qui elle demanda un autographe. Une série de rencontres et de hasard la mènent à auditionner pour les planches et pour le cinéma, « Blow Up» d'Antonioni, notamment. « On m'a prise au cinéma parce que j'étais mignonne », s'amuse-t-elle. Elle rencontre son premier mari John Barry, en tournant une comédie musicale, puis Serge Gainsbourg sur le plateau de « Slogan ». Deux hommes qui ont façonné ses goûts. Elle assume son sens très personnel du style, piochant allègrement dans le vestiaire homme. Et son inclination pour les objets usés et humoristiques, dont elle aime s'entourer. Notamment ceux qui représentent des animaux – elle dresse au passage l'éloge de son chien Dolly qui l'a « portée pendant qu'elle était malade » et pendant le confinement. Elle reconnaît sa dette à l'anticonformisme britannique et célèbre la cuisine simple et croustillante qui fait plaisir aux enfants. Pour finir, elle encense le bonheur qu'il y a à se sentir libre et évoque le charme des choses que l'on quitte. Femme de regrets qui se plaît à égayer les autres.


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#22 Lola Lafon (épisode complet)

#22 Lola Lafon (épisode complet)

22 octobre 2021· 40:18

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Lola Lafon est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son roman « Chavirer », qui a reçu le prix Landerneau des lecteurs 2020. L'autrice a répondu depuis son appartement du XVIIIe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Lola Lafon y revient sur les différentes résidences qui ont marqué son enfance entre la Roumanie, où ses parents ont émigré peu après sa naissance en 1974, et la France où la famille avait encore des attaches, dans les Landes notamment. Elle évoque son père, professeur de littérature brillant et accessible, spécialiste du XVIIIe siècle, qui adorait courir, le judo et cuisiner avec elle. Et sa mère, d'origine bielorusse et polonaise, passionnée de littérature également. Lola Lafon se souvient des débats très animés à la maison, sur tous les sujets, de la désillusion de ses parents face au communisme mais des rapports formidables entretenus avec les étudiants, de la méfiance de l'ambassade de France pour cette famille à part. Elle garde en mémoire des images fortes, des odeurs, la langue. C'est là qu'elle se prend de passion pour la rigidité de la danse classique après avoir vu « Un Américain à Paris » dans une salle de Bucarest. A la consternation de ses parents, plus sensibles aux mots qu'au langage des corps.


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#39 Karin Viard (épisode complet)

#39 Karin Viard (épisode complet)

1 juillet 2021· 41:53

Karin Viard est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. L'actrice à l'affiche cet été des films Tokyo Shaking (en salle), Les Fantasmes (le 18 août) et L'Origine du monde (15 septembre) a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Ce podcast est habituellement réservé aux abonnés du Monde à partir de l'offre Intégrale. Pour découvrir tous les épisodes du Goût de M, abonnez-vous sur https://abo.lemonde.fr/ et bénéficiez de 50% de réduction.


Karin Viard raconte sans fard à quel point la solitude et l'ennui ont marqué son enfance, la honte, le rejet, les souvenirs atroces de Noël…. Après la séparation de ses parents, elle quitte Oran en Algérie pour retrouver Rouen où elle est née et habite dans un appartement rue du Fardeau, « ce qui a fait les beaux jours de ma psy ». Très vite, sa mère les délaisse elle et sa sœur. Elle est alors élevée par ses grands-parents dans un « univers de personnes âgées ». Enfant un peu sauvage, elle se servira du rire pour tenter de s'intégrer. Profondément marquée par ses origines modestes et les années de vache maigre lors de son arrivée à Paris, elle confie avoir « vécu de façon cuisante l'humiliation de classe ».


Le visionnage à 9 ans du film Notre-Dame de Paris avec Gina Lollobrigida et surtout Anthony Quinn en Quasimodo décide de sa vocation. « Il a fait éclater les murs de mon existence. Il m'a procuré une émotion tellement forte. Je me suis dit je veux faire ça. » Cette « capacité d'émotion » a guidé toute sa carrière de Tatie Danielle à Chanson douce en passant par Haut les cœurs et ses collaborations avec de nombreux jeunes réalisateurs. Le cinéma lui a appris à s'aimer davantage, elle qui a « le goût de la joie comme une politesse envers l'autre ». Elle n'aime rien de plus que les personnages ambivalents, qu'elle aborde en laissant de côté la morale, qui « expriment ce qu'il y a de pire et de mieux dans l'humain ». Deux extrêmes qui ont traversé sa vie.


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