
Fracas
Par Louie Media
Réseau : Louie Media
Épisodes
83 épisodes · page 2 sur 3

Les petites phrases blessantes 2/4 - "Y'a que la vérité qui blesse"
“Il n’y a que la vérité qui blesse”, paraît-il. Ce proverbe qu’on a toutes et tous entendu au moins une fois nous apprend que les seuls mots qui pourraient nous faire du mal sont ceux qui révèlent quelque chose de nous, qui mettent à jour ce qu’on ne voudrait pas voir. Alors, quand une phrase prononcée par quelqu’un qu’on aime ou quelqu’un qui a autorité sur nous nous fait mal, on ne peut s’empêcher de se dire qu’au fond, il doit y avoir du vrai.
Dans cet épisode, Valentin, Aline et Marc nous racontent trois de ses phrases. Trois moments qui les ont figés dans une identité, condamnés à un destin auquel ils ne pourraient échapper.
A 13 ans, au collège, Valentin est un élève “moyen bon” mais avec de grosses difficultés en Français. Il est dyslexique et les 0 en dictée se multiplient. Il ne ménage pas ses efforts mais un jour, sa prof de 4ème prononce sa condamnation : “avec le niveau que tu as, tu ne passeras jamais en seconde”. Aline, elle, est née en 1940, elle a aujourd’hui 81 ans et se souvient encore d’une phrase dite par sa maman quand elle était enfant : “tu n’étais pas désirée”. Marc, quant à lui, vient d’une famille dans laquelle on a “pas trop le droit d’être triste”. Pourtant, son père est dépressif et plane sur lui la peur d’être frappé par la même maladie. Un jour, il rencontre Fanny avec qui il a mille choses en commun et dont il tombe follement amoureux. Leur relation est passionnelle et conflictuelle, les disputes sont nombreuses et un jour, elle lui assène cette phrase : “Marc, tu seras jamais heureux”.
Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.
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Les petites phrases blessantes 1/4 - Dis-moi quelle est ma place
Y a-t-il certaines petites phrases, remarques qui vont ont été lancées, l’air de rien, sans volonté de nuire mais que vous n’avez jamais oubliées ? Ou des phrases qui pouvaient sembler anodines mais qui n’étaient dites que pour blesser ? Peut-être vous est-il arrivé de prononcer l’une de ses phrases ? Une phrase qui rappelle à l’ordre, qui dit à l’autre quelle est sa place ?
Dans cette mini-série de Fracas, on a eu envie d’interroger ces petites phrases, qui peuvent sembler sans conséquence, mais qui pourtant marquent celles et ceux qui les disent ou les reçoivent. Vous découvrirez, à travers 4 épisodes, 9 de ces phrases qui n’ont pas pu être oubliées.
Dans le premier épisode de cette mini-série, Julia et Mélisande nous racontent deux de ses phrases. Deux moments d’humiliation inoubliables.
A 11 ans, Julia ne rêve que de se fondre dans le moule du collège et pour ça, il faut « se rendre constamment intéressant ». Alors, imitant sa mère, elle dit à une collégienne qui passe : « elle fait pute ta jupe ». Mélisande, elle, passe de la campagne à Paris à 19 ans. Dans le quartier chic dans lequel elle fait ses études, on lui rappelle qu’elle n’est pas vraiment à sa place, elle « fait plouc ». Quand elle trouve enfin un stage, elle pense que ça y est, tout ça est derrière elle. Pourtant, le jour où sa boîte décide de ne pas la reconduire, on lui annonce que « Paris ne lui correspond pas vraiment ».
Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.
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Ne l’oubliez pas - avec Esther Senot
Toutes les deux déportées, Esther Senot et sa sœur Fanny se retrouvent par hasard à Auschwitz-Birkenau. Juste avant de mourir, Fanny dit à Esther : “Si tu as une chance de survivre, fais ton possible pour que tu puisses raconter, pour qu’on ne soit pas les oublié·e·s de l’histoire. Tu me promets ?”
Esther Senot a survécu. Qu’a-t-elle fait de ce récit à son retour ? Elle s’est d’abord confrontée à un mur : celui de l’indifférence. “On était devenus transparents. Comme si on n'avait jamais existé, et puis on dérangeait”, raconte-t-elle. Comment s’est-elle mise à parler et comment a-t-elle œuvré pour la transmission?
Ne L’oubliez pas est une mini-série Fracas qui fait vivre la voix de survivant·e·s de la Shoah, alors qu’en France ils ne sont plus que deux ou trois centaines. Cette mini-série s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole, et ce qui doit encore être transmis.
Ne L’oubliez pas a été écrit et enregistré par Elisa Azogui-Burlac, monté et réalisé par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud.
Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série.
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Ne l’oubliez pas - avec Evelyn Askolovitch
Pendant des décennies, Evelyn Askolovitch a gardé son récit pour elle. “En 2015, je me suis dit que je ne pouvais pas continuer de ne pas en parler pour une raison très simple, qui est que je fais partie de la toute dernière génération”.
Dans ce troisième épisode de Ne L’oubliez pas, Evelyn Askolovitch témoigne de sa déportation, alors qu’elle n’avait que quatre ans et demi. Aujourd’hui, elle veut qu’on se souvienne que “on a mis même des petits enfants de quatre ans dans des camps, on les a affamés uniquement parce qu'ils étaient juifs”.
Ne L’oubliez pas est une mini-série Fracas qui fait vivre la voix de survivant·e·s de la Shoah, alors qu’en France ils ne sont plus que deux ou trois centaines. Cette mini-série s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole, et ce qui doit encore être transmis.
Ne L’oubliez pas a été écrit et enregistré par Elisa Azogui-Burlac, monté et réalisé par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud.
Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série.
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Ne l'oubliez pas - avec Clara Fischer
"Au début je ne voulais pas raconter - ma mère me défendait de le faire, elle me disait 'il ne faut pas parler comme ça, ne raconte pas tout de même que tu as été torturée.'"
Dans ce deuxième épisode de Ne L’oubliez pas, Clara Fischer, 92 ans, témoigne pour la première fois, au public, de sa déportation à Auschwitz-Birkenau en 1944 alors qu’elle n’avait que 16 ans. Si elle est revenue des camps, c’est poussée par sa sœur, et grâce à la solidarité d’autres déportées.
Ne L’oubliez pas est une mini-série Fracas qui fait vivre la voix de survivant·e·s de la Shoah, alors qu’en France ils ne sont plus que deux ou trois centaines. Cette mini-série s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole, et ce qui doit encore être transmis.
Ne L’oubliez pas a été écrit et enregistré par Elisa Azogui-Burlac, monté et réalisé par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud.
Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série.
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Ne l’oubliez pas - avec Ginette Kolinka
En 2020, lors de la commémoration des 75 ans de la libération du camp d’Auschwitz, il y a ce sondage qui a circulé: 16 % des Français disaient n’avoir jamais entendu parler de la Shoah, et 25% des Français de moins de 38 ans.De cette entreprise d'extermination systématique, menée par l'Allemagne nazie entre 1939 et 1945, qui a conduit à la disparition de six millions de Juifs, il ne reste plus, en France, que deux ou trois centaines de témoins.
Ne L’oubliez pas s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole et ce qui doit encore être transmis. Dans cette mini-série Fracas, vous découvrirez les témoignages de quatre survivantes de la Shoah, au micro d’Elisa Azogui-Burlac. Dans ce premier épisode, vous entendrez celui de Ginette Kolinka, déportée à Auschwitz-Birkenau en avril 1944 depuis Avignon, à l'âge de 19 ans.
Cette mini-série de Fracas, Ne L’oubliez pas, a été écrite et enregistrée par Elisa Azogui, montée et réalisée par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud. Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série.
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S'approcher différemment grâce à l'image - Avec Clarisse Hahn
Louie Media est partenaire des Rencontres d’Arles, festival de photographie qui se déroule jusqu’au 26 septembre et vous pourrez notamment y voir «Les Princes de la rue» de l'artiste Clarisse Hahn qui a photographié pour cette série les hommes qui occupent la rue à Barbès dans le 18e arrondissement de Paris.
Les Princes de la rue s’inscrivent dans les Boyzone, «travail au long cours dans lequel Clarisse Hahn observe ces situations où, écrit l’historien de la photo Michel Poivert, le corps des hommes chorégraphie leurs rapports à l’espace public comme dans l’intimité. Des corps, des regards : les films et les photographies de Clarisse Hahn consacrés aux communautés et aux rituels vont au-delà du consentement de l’Autre à être regardé. Ils montrent comment l’être social peut faire du regard que l’on porte sur lui un moyen d’expression : se donner à voir sans se faire avoir.»
Dans cet entretien, Clarisse Hahn évoque son travail et la manière dont l'image permet d'entamer un dialogue.
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Trouver sa grammaire visuelle - avec Stéphan Gladieu
À l'occasion du partenariat entre Louie Media et les Rencontres d’Arles, Stéphan Gladieu est l'invité de Fracas.
À Arles, il expose une série sur la Corée du Nord, sur laquelle il s’est demandée: «Comment se fait-il qu’elle n’ait jamais vacillé alors que tant d’autres régimes autoritaires se sont disloqués?» Il a donc obtenu des autorités le droit de photographier les citoyens. Ils posent de manière frontale: une médecin et sa patiente, le stéthoscope de l’une posée sur le bras de l’autre, et toutes deux regardant fixement l’objectif. Cinq jeunes baigneuses dans une piscine, flottant dans leurs bouées, et se tenant les unes aux autres, sagement organisées face au photographe. Stéphan Gladieu capture des images rares en jouant avec les codes de la propagande. Comment trouve-t-on son langage photographique? Sa manière de raconter par l'image? Il se confie sur sa carrière de reporter, raconte son chemin vers un travail moins journalistique et la manière dont il a trouvé sa grammaire visuelle.
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Photographier pour dire l'époque - avec Sabine Weiss
À l'occasion des Rencontres de la photographie d’Arles, on se demande dans Fracas ce que la photographie peut dire différemment que les mots.
Dans cet épisode, Sabine Weiss 97 ans, raconte son parcours de photographe qui épouse celui du XXe siècle. Contemporaine de Robert Doisneau et Willy Ronis, assimilée à ce courant de photo humaniste, on trouve sur ses clichés le Paris des années 50, les gamins des rues, des clochards et des chevaux qui se cabrent. Mais elle a aussi fait de la photo de mode, de célébrités, saisi les visages de Giacometti ou de Miro, parcouru le monde de l'Egypte aux Etats-Unis. Dans la maison qu’elle occupe depuis près de 70 ans, dans le 16e arrondissement de Paris, elle a reçu Charlotte Pudlowski.
La rétrospective inédite des Rencontres d’Arles consacrée à Sabine Weiss se tient jusqu’au 26 septembre 2021. On y retrouvera des images, films et documents personnels de la photographe.
Louie Media est partenaire des Rencontres et invite à cette occasion plusieurs des artistes présents à Arles dans ses podcasts Émotions, Travail en cours et Fracas, que nous vous invitons à découvrir.
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L’optimisme militant - avec Caroline De Haas
Caroline De Haas est militante féministe, créatrice du collectif #NousToutes qui lutte contre les violences sexistes et sexuelles et autrice du manuel d’action En finir avec les violences sexistes et sexuelles. Elle est également à la tête d’une agence de conseil et formation à l’égalité femmes-hommes.
Dans cet épisode de Fracas, Caroline De Haas parle au micro de Charlotte Pudlowski de son choix d’être optimiste pour faire avancer les luttes. Elle souligne notamment l’impact des prises de parole publiques et explique comment, en seulement dix ans, il serait possible de changer la donne.
Sur le même sujet, nous vous conseillons d'écouter le long entretien Sortir du silence - avec Camille Kouchner. Dans celui-ci, l'autrice de La familia grande revient sur la manière dont elle a osé prendre la parole et explique qu’elle n’aura l’impression d’être sortie du silence que lorsqu’elle aura été complètement entendue.
©ElliotLepers
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Ariane Chemin - En écriture
Dans cet épisode spécial de Fracas, la journaliste Ariane Chemin raconte à Agathe Le Taillandier comment l'époque informe son écriture. Autrice notamment d'A la recherche de Milan Kundera, Ariane Chemin explique le ton de ses articles et son évolution avec le contexte politique.
L'équipe de Louie vous fait ainsi découvrir son nouveau podcast En Écriture: une série de masterclasses avec les conseils de Delphine de Vigan, Woodkid, Fanny Herrero, Olivier Norek... Scénariste, écrivaine, journaliste, éditrice, compositeur : ils et elles nous dévoilent leur processus d'écriture et racontent la fabrication de leurs textes, de leur style et la manière dont ils construisent leurs histoires. Pour que vous puissiez vous-même vous lancer dans votre projet d'écriture!
Pour écouter En Écriture :
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La poésie comme arme contre les systèmes de répression - avec Jean D’Amérique
Jean D’Amérique est poète et dramaturge. À seulement vingt-sept ans, il utilise sa plume pour raconter la violence de la situation politique à Haïti. Il est l’invité de Fracas à l’occasion de la sortie de son premier roman Soleil à coudre, paru chez Actes Sud en mars 2021.
Dans cet épisode, Jean D’Amérique parle au micro de Charlotte Pudlowski du chaos dans lequel il a grandi et de la manière dont sa découverte du rap et de la littérature a nourri en lui l’envie d’aller vers la lumière par les mots. Il y explique pourquoi son rôle de citoyen est aussi important que celui d’écrivran, et comment il utilise la poésie pour faire exploser les systèmes de répression.
©Photo/MarieMonfils
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Dessiner pour exprimer l'indicible - avec Coco
Corinne Rey, dite Coco est dessinatrice de presse à Libération et à Charlie Hebdo. Elle publie Dessiner encore, où elle témoigne de son 7 janvier 2015. Alors qu’elle était à la rédaction de Charlie Hebdo, elle a dû, sous la menace des armes, laisser rentrer les terroristes.
Dans cet épisode de Fracas, Coco se confie au micro de Charlotte Pudlowski sur comment le dessin est devenu sa bulle d'expression et la manière dont dessiner son traumatisme l'a aidée à sa reconstruction. Elle parle aussi de la force de l’image et sa capacité à formuler ce que les mots ne peuvent dire ainsi que les silences nécessaires.
©Philippe Quaisse.
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Quand les luttes féministes s'emparent du langage - avec Mona Gérardin-Laverge
Mona Gérardin-Laverge est Docteure en Philosophie, chercheuse associée à La Sorbonne et autrice d’une thèse intitulée : Le langage est un lieu de lutte. Dans celle-ci, elle réfléchit au rôle du langage dans la construction du genre et des luttes féministes.
Dans cet épisode de Fracas, Mona Gérardin-Laverge problématise la prise de parole et explique pourquoi les enjeux féministes tournent autant autour du langage. Elle dit notamment que prendre la parole, que ce soit pour témoigner d’une expérience vécue ou encore par le biais de slogans, permet aux personnes qui parlent et aussi à celles qui entendent, de prendre conscience.
Sur le même sujet, nous vous conseillons d’écouter l’épisode de Fracas : Des conversations joyeuses pour faire avancer les luttes politiques. Juliette Rousseau s’y interroge sur la manière dont on peut mener des luttes sans se laisser prendre par la violence du monde que l’on veut changer.
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«La mort est le domaine où les mots n’ont pas leur place» - avec Delphine Horvilleur
Delphine Horvilleur est rabbin, philosophe et autrice. Elle publie Vivre avec nos morts : Petit traité de consolation, aux éditions Grasset. Un livre qui raconte des vies et des deuils qu’elle a accompagné dans sa fonction.
Dans cet épisode de Fracas, Delphine Horvilleur parle au micro de Charlotte Pudlowski de la manière dont elle a fait de la parole son métier en dépit des non-dits familiaux. Elle explique que, même si les mots ne colmatent pas les failles, ils permettent d’apprendre à vivre avec, et fait ainsi des ponts entre la pratique rabbinique et la psychanalyse. Elle réfléchit aussi sur les clichés collectifs, métaphores et dissonances qui entourent la mort, pour décrire l’indicible, pour la garder à distance. Comment trouver les mots justes pour les endeuillés quand il n’y en a pas face à la consolation ?
Sur le même sujet, nous vous conseillons d’écouter «Le deuil, une métamorphose infinie», de notre podcast Émotions sur la difficulté d’aborder une disparition dans une société où la mort est un tabou, ou encore «Quand la vie accompagne la mort», épisode d'Émotions à emporter sur l’accompagnement à la fin de vie.
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Sortir du silence - avec Camille Kouchner
Camille Kouchner est l'autrice du livre La Familia grande, paru aux éditions du Seuil le 7 janvier dernier et qui a depuis provoqué un débat national sur les violences sexuelles intrafamiliales. Un livre qui fait le récit de l’inceste subi par son frère jumeau, commis par leur beau-père, et qui a permis une prise de conscience d’une grande ampleur.
Dans ce long entretien, Camille Kouchner revient sur la manière dont elle a osé prendre la parole, la manière dont elle situe sa parole dans cette famille et par rapport à la violence et explique: «Je n’ai pas l’impression d’être sortie du silence (...) j’aurai l’impression d’être sortie du silence quand j’aurai été complètement entendue».
Sur le même sujet, nous vous conseillons d'écouter la saison 2 de notre podcast Injustices, emmenée par Charlotte Pudlowski, et intitulée Ou peut-être une nuit. Elle y déconstruit en six épisodes le silence qui entoure l’inceste. Si vous souhaitez trouver des ressources, des associations pour vous aider ou aider vos proches, nous vous invitons à vous rendre sur la page du podcast sur le site de Louie.
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Le silence des maux du corps - avec Zoé Besmond de Senneville
Zoé Besmond de Senneville est comédienne et modèle d’art. Elle est aussi autrice du podcast Journal de mes oreilles, devenu un livre, où elle raconte comment à 25, elle a commencé à perdre l’audition à cause de son otospongiose, une maladie dégénérative.
Dans cet épisode de Fracas, Zoé Besmond de Senneville parle de sa recherche de sens dans l’origine de sa maladie et du lien qu’elle a fait entre ce qu’il se passait dans son corps et son rapport à la mémoire. Elle explique notamment que les secrets des ancêtres et le silence crée des mythes.
Si cet épisode vous a plu et que l’ouïe est un sens qui vous fait vibrer, vous pouvez écouter le troisième épisode de notre mini-série sur les cinq sens du podcast Émotions Comme si notre cœur battait dans nos oreilles, présenté par Brune Bottero.
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Quand la voix et le corps s'unissent dans l'action politique - avec Corinne Masiero
Corinne Masiero est comédienne. À la dernière cérémonie des César, elle s’est dénudée sur scène, pour montrer aux caméras son corps marqué de ses phrases : « No culture, no futur » et « Rend-nous l’art, Jean ». Des messages pour un combat politique qu’elle mène au quotidien.
Dans cet épisode de Fracas, Corinne Masiero raconte ce que sa prise de parole a suscité autour d’elle et ce qu’elle a ressenti ensuite. Elle y parle aussi de son enfance dans une famille silencieuse et de comment elle a appris à parler fort pour provoquer des réactions et les assumer.
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Des conversations joyeuses pour faire avancer les luttes politiques - avec Juliette Rousseau
Juliette Rousseau est une autrice et militante féministe et écologiste. Elle est aussi la traductrice de l’essai La joie militante, qui interroge la manière dont on peut mener des luttes sans se laisser prendre par la violence du monde que l’on veut changer.
Dans cet épisode de Fracas, Juliette Rousseau parle de l’importance d’avoir une dynamique collective pour faire bouger les choses et de la joie que ça engendre. Elle parle aussi de l’évolution du vocabulaire et du droit à l’erreur. Et explique pourquoi une parole responsable, mais pas coupable est fondamentale pour défaire le radicalisme rigide.
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La liberté de ton ou rien - avec Élise Goldfarb
Élise Goldfarb est entrepreneuse –co-fondatrice d’une agence de conseil avec son associée, Julia Layani. Ensemble, elles ont aussi créé le podcast «Coming Out» sur Spotify. Ce qui frappe chez cet ovni de 27 ans, c'est sa liberté de parole et de ton. Qu'elle s'adresse au porte-parole du gouvernement Gabriel Attal (en le tutoyant) ou au chanteur Billal Hassani; qu'elle soit sur le plateau de Cyril Hanouna, à l'Élysée ou sur Instagram: elle semble ne jamais se départir de sa liberté désarmante.
Dans cet épisode de Fracas, Élise Goldfarb parle au micro de Charlotte Pudlowski de la manière dont elle a imposé cette liberté, et de son envie de rester fidèle à elle-même qu’importe l’interlocuteur.ice, sans transformer son discours.
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![Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 3]](https://assets.pippa.io/shows/6166bcb186d7b1e84920b5a6/6166bccfef42310014030407.jpg)
Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 3]
Paris. Printemps 2016. Soir. Raquel à son enfant à venir
David Geselson est l'auteur des Lettres non-écrites. Pendant des années, il a recueilli les récits de gens qu'il rencontrait et leur a proposé d'écrire pour eux les lettres qu'ils n'avaient pas pu écrire. Cela a donné naissance à ce recueil. Dans ce bonus, vous pourrez entendre l'auteur lire la lettre de Raquel à son enfant pas encore né. Elle s'adresse à lui depuis Paris, un soir du printemps 2016.
Les lettres non écrites sont publiées aux éditions du Tripode. Pour entendre David Geselson raconter la genèse de ses lettres et les non dits qu'elles contiennent, vous pouvez écouter l'épisode de Fracas Risquer la parole - avec David Geselson.
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![Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 2]](https://assets.pippa.io/shows/6166bcb186d7b1e84920b5a6/6166bccfef4231001403040c.jpg)
Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 2]
Paris. Printemps 2016. Après-midi. Hélène à son père
David Geselson est l'auteur des Lettres non-écrites. Pendant des années, il a recueilli les récits de gens qu'il rencontrait et leur a proposé d'écrire pour eux les lettres qu'ils n'avaient pas pu écrire. Cela a donné naissance à ce recueil. Dans ce bonus, vous pourrez entendre l'auteur lire la lettre d'Hélène à son père violent. Elle s'adresse à lui depuis Paris au printemps 2016.
Les lettres non écrites sont publiées aux éditions du Tripode. Pour entendre David Geselson raconter la genèse de ses lettres et les non dits qu'elles contiennent, vous pouvez écouter l'épisode de Fracas Risquer la parole - avec David Geselson.
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![Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 1]](https://assets.pippa.io/shows/6166bcb186d7b1e84920b5a6/6166bccfef42310014030411.jpg)
Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 1]
Paris, Hiver 2018. Matin. Une femme à son mari
David Geselson est l'auteur des Lettres non-écrites. Pendant des années, il a recueilli les récits de gens qu'il rencontrait et leur a proposé d'écrire pour eux les lettres qu'ils n'avaient pas pu écrire. Cela a donné naissance à ce recueil. Dans ce bonus, vous pourrez entendre l'auteur lire la lettre d'une femme à son mari, Bao. Elle s'adresse à lui depuis Paris. Hiver 2018.
Les lettres non écrites sont publiées aux éditions du Tripode. Pour entendre David Geselson raconter la genèse de ses lettres et les non dits qu'elles contiennent, vous pouvez écouter l'épisode de Fracas Risquer la parole - avec David Geselson.
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Risquer la parole - avec David Geselson
David Geselson est comédien, metteur en scène et auteur du recueil Lettres non-écrites, publié aux éditions du Tripode. Pendant des années, il a recueilli les récits de gens qu'il rencontrait et leur a proposé d'écrire pour eux les lettres qu'ils n'avaient pas pu écrire.
Dans cet épisode de Fracas, David Geselson raconte la genèse de ses lettres et les non dits qu'elles contiennent. Il y parle aussi de la violence sourde des mots et explique pourquoi la parole tue.
Si les lettres non-écrites vous intriguent, vous pouvez écouter les trois bonus qui suivent. Vous pourrez ainsi entendre l'auteur les lire.
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Être illégitime à la liberté d'expression - avec Danièle Sallenave
Danièle Sallenave est écrivaine et membre de l'Académie française. Elle est l'invitée de Fracas à l'occasion de la sortie de son livre Parole en haut silence en bas, publié aux Éditions Gallimard, où elle s'interroge sur l'impossibilité à se faire entendre des citoyens.
Dans cet épisode, elle nous parle de ceux qui s'arrogent la liberté d'expression, en s'appuyant sur le mouvement des Gilets Jaunes et les attentats. Elle explique notamment comment ce refus à la parole mène à la défiance et à la colère.
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Faire cohabiter sa garçonnité et son féminin - avec Ivan Jablonka
Ivan Jablonka est historien et auteur. Récompensé du prix Médicis en 2016 pour son livre Laëtitia ou la fin des hommes, il publie Un garçon comme vous et moi, une enquête sur la construction de sa propre masculinité.
Au micro de Charlotte Pudlowski, Ivan Jablonka se confie sur son éducation traditionnelle, entre refus de la souffrance et interdiction du langage intime. Il parle aussi du pouvoir des mots face à celui des muscles, et explique comment #MeToo a également aidé les hommes.
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La puissance du langage émotionnel avec son enfant - avec Isabelle Roskam
Isabelle Roskam est autrice, maman de cinq enfants, docteur en sciences psychologiques, professeure en psychologie du développement et spécialiste de la petite enfance. Elle est l'invitée de Fracas alors que la pandémie a exacerbé un mal tabou et peu diagnostiqué : le burn-out parental.
Dans cet épisode, elle apporte son expertise sur l'évolution de la place de l'enfant. Elle parle aussi de l'importance de passer des moments de qualité avec ses enfants et y explique comment ouvrir un dialogue émotionnel.
Le burn-out parental est différent du post-partum, période complexe après un accouchement. Mais si ce sujet vous intéresse, vous pouvez écouter l'épisode de Fracas qui s'y consacre avec Illana Weizman.
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#MeTooGay : l'importance d'un espace - avec Matthieu Foucher
Matthieu Foucher est journaliste et a publié en septembre dernier l'article "A la recherche du #MeToo gay" dans le magazine Vice. Une enquête sur le tabou autour des violences sexuelles subies par beaucoup d'hommes homosexuels et bisexuels quand ils étaient enfants.
Aujourd'hui, quatre mois plus tard, et trois ans après le mouvement #MeToo, le #MeTooGay a enfin émergé sur les réseaux sociaux.
Et, dans cet épisode de Fracas, Matthieu Foucher nous parle des enjeux de celui-ci. Aussi, il aborde la question de la construction identitaire en tant qu'homme gay, victime d'abus et du risque de pathologiser son orientation sexuelle.
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Pédocriminalité : la victoire de la prise de parole collective - avec Andréa Bescond
La comédienne et danseuse Andréa Bescond témoigne, dans sa pièce Les Chatouilles, des viols dont elle a été victime à l'âge de huit ans. Devenue l'une des voix publiques qui s'élève contre la pédocriminalité, elle est l'invitée de Fracas dans un contexte où la parole des victimes de violences sexuelles est plus que jamais audible.
Dans l'épisode de cette semaine, elle nous parle de son combat pour la protection des enfants et de la révolte qui prend de l'ampleur. Elle explique aussi comment aborder ce sujet sensible et revient sur ce traumatisme infantile sur lequel elle a réussi à mettre des mots.
Si vous voulez entendre un autre podcast sur ce sujet, vous pouvez écouter la saison 2 d'Injustices, intitulée Ou peut-être une nuit, consacrée au silence qui entoure l’inceste, et présentée par Charlotte Pudlowski.
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Le post-partum ou l'injonction à se taire après un accouchement - avec Illana Weizman
Illana Weizman est doctorante en sociologie, militante féministe, fondatrice du #MonPostPartum et autrice de Ceci est notre post-partum publié aux Editions Marabout. Un manifeste, dans la continuité de son mouvement libérateur de la parole des femmes, où elle partage la réalité méconnue de cette période complexe de post-accouchement et analyse les non-dits qui l'entourent.
Dans cet épisode de Fracas, elle nous parle des constructions sociales autour de la maternité, du "système de l'abandon" mis en place en France et explique pourquoi c'est primordial que les politiques de santé publique changent.
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