Fracas
Society & Culture

Fracas

Par Louie Media

Réseau : Louie Media

83 épisodes

Fracas explore notre rapport à la parole, ce que parler peut changer, et qui peut s'exprimer.

Retrouvez :

  • Les petites phrases, une série de Jérôme Massela sur les phrases qui nous affectent, nous changent...
  • Ne l’oubliez pas, d'Élisa Azogui Burlac, sur ce qu'il reste de la parole des survivantes de la Shoah.

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Épisodes

Thibaut : l’art du plaidoyer

Thibaut : l’art du plaidoyer

26 mars 2023· 24:27

Après des études en gestion de projet humanitaire, Thibaut part en volontariat au Congo avec France Volontaire. Là-bas, il forme les associations locales à une méthodologie d’action stratégique pour défendre le deuxième plus grand massif forestier du monde. Dans cet épisode, il raconte comment le plaidoyer s’est professionnalisé ces dernières années et de quelle manière il permet d’interpeller les décideurs politiques, le secteur privé et les citoyens aux questions d’intérêt général. 


Cette mini-série de Fracas vous est présentée en partenariat avec France Volontaires, la plateforme française du volontariat international, qui vous accompagne dans des missions de volontariat international d’échange et de solidarité. 


Cet épisode de Fracas a été écrit et tourné par Antonella Francini. Mélody Wattez en a fait le montage. Charles de Cillia a fait la réalisation et le mixage. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée d’Elsa Berthault.


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Emmanuel : volontaire sans frontières

Emmanuel : volontaire sans frontières

12 mars 2023· 20:42

S’engager pour la solidarité internationale, ce n’est pas forcément partir d’un pays aisé et se porter volontaire dans un pays en développement. La solidarité internationale, c’est aussi la réciprocité des échanges. Dans cet épisode, Emmanuel, un jeune togolais, nous raconte son année de volontariat en France, et comment cette expérience a pu enrichir son engagement pour la jeunesse de retour dans son pays. 


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Cet épisode de Fracas a été écrit et tourné par Antonella Francini. Mélody Wattez en a fait le montage. Charles de Cillia a fait la réalisation et le mixage. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée d’Elsa Berthault.


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Charlène : se faire la voix de l’Amazonie

Charlène : se faire la voix de l’Amazonie

26 février 2023· 23:22

Comment utiliser sa voix pour porter ses engagements ? Charlène, volontaire au Pérou avec France Volontaires, raconte dans cette nouvelle mini-série de Fracas comment elle a porté sa voix pour protéger la forêt amazonienne. Elle en est maintenant convaincue : si tout le monde faisait entendre sa voix et ses engagements, il y aurait un impact positif généralisé. 


Cette mini-série de Fracas vous est présentée en partenariat avec France Volontaires, la plateforme française du volontariat international, qui vous accompagne dans des missions de volontariat international d’échange et de solidarité. 


Cet épisode de Fracas a été écrit et tourné par Antonella Francini. Mélody Wattez en a fait le montage. Charles de Cillia a fait la réalisation et le mixage. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée d’Elsa Berthault.


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Être créatif sous la censure - avec Boris Mikhaïlov

Être créatif sous la censure - avec Boris Mikhaïlov

1 décembre 2022· 20:14

Comment s’exprimer lorsqu’on vit presque asphyxié entre la faucille et le marteau ? Quelle créativité peut émerger de la censure et de l’interdit ? Nous cherchons des réponses à ces questions auprès de Boris Mikhaïlov, qui malgré la répression du régime soviétique, s’est imposé comme l’un des plus grands photographes d’Europe de l’Est.


L'œuvre autodidacte du photographe est le témoin des maux d’une société ukrainienne marquée par la violente censure en URSS, puis par la montée du capitalisme, sous fond de misère sociale inchangée. Avec son exposition Journal ukrainien, présentée à la Maison européenne de la photographie, Boris Mikhaïlov exprime une nouvelle fois sa liberté artistique, à l’heure où son pays fait face à l’invasion russe déclenchée en février 2022.


Le photographe revient sur son riche parcours dans cet épisode tourné et écrit par Antonella Francini, accompagnée par Laurie Hurwitz, commissaire de l’exposition Journal ukrainien, et Éric Aunoble, chargé de cours à l’Université de Genève, et spécialiste de l’histoire ukrainienne.


Journal ukrainien est exposé jusqu’au 15 janvier à la Maison européenne de la photographie, dont Louie Media est partenaire. 


Cet épisode de Fracas a été écrit par Antonella Francini. Gautam Shukla en a fait le montage et la réalisation. Joël Chapron a été l’interprète de Boris Mikhaïlov, et merci à Alexandra Tsovma pour son aide sur la traduction. Le mixage a été assuré par le studio La Fugitive. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée d’Elsa Berthault.


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Prendre plus de risques à deux - avec Elsa & Johanna
Questionner notre rapport au vivant et à l’empreinte - avec Léa Habourdin
Questionner la filiation et la mémoire - avec Celeste Leeuwenburg
Questionner l'identité dans la joie - avec Maya-Inès Touam
Ce que la photo raconte autrement que la parole
Laura Nsafou : Identités plurielles

Laura Nsafou : Identités plurielles

16 juin 2022· 50:38

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.

Agathe Le Taillandier a rencontré Laura Nsafou au Paris Podcast Festival en octobre 2021. Écrivaine et bloggeuse afro-féministe, elle a publié plusieurs romans et albums jeunesse. Son dernier roman afrofuturiste, “Nos jours brûlés”, est paru aux Éditions Albin Michel. 

Dans cette rencontre en public avec Agathe Le Taillandier, elle raconte comment l'invisibilisation des afrodescendants dans la littérature française a motivé l’écriture de son Oeuvre, et notamment de son premier album jeunesse, le best-seller  “Comme un million de papillons noirs” (Editions Cambourakis). 

Ce livre raconte l’histoire d’Adé, une petite fille Noire qui, à force d'être moquée à l’école, n’aime plus ses cheveux crépus. “J’ai voulu non seulement partir de ma propre expérience et créer quelque chose de poétique autour, quelque chose qui amène à l’estime de soi, mais qui puisse aussi amener une discussion sur la responsabilité collective que l’on a”.  

Laura Nsafou nous parle aussi des lectures qui furent au fondement de son afro féminisme, comme le roman d’Ysiaka Anam, “Et ma langue se mit à danser”, paru aux Editions de la Cheminante. “Comment on essaye de mettre en dialogue les différentes facettes de nos identités ? Ysiaka Anam l'a merveilleusement bien fait je trouve”. 

Dans cet épisode, vous entendrez aussi des auditrices du Book Club parler des livres qui ont participé à construire leur vision du féminisme. 

Cet épisode a été enregistré en direct au Paris Podcast Festival. Laura Nsafou répond aux questions d’Agathe Le Taillandier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage de cet épisode. 

Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com


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Agnès Desarthe : “La solution est toujours dans les livres, très rarement dans la vie”

Agnès Desarthe : “La solution est toujours dans les livres, très rarement dans la vie”

15 juin 2022· 18:39

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.

Agnès Desarthe est autrice et traductrice. Elle a publié en 2021 L'Éternel Fiancé.

En parallèle de l'écriture de son dernier roman, elle a traduit des articles de l’autrice Virginia Woolf pour le magazine britannique le Literary Times Supplement. Écrire ou traduire, traduire et écrire, elle a “toujours exercé ces deux activités en même temps, parfois dans la même journée”. Agnès Desarthe ne saurait dire laquelle de ces deux casquettes elle préfère tant elles sont complémentaires. “L’un repose de l’autre”. Mais dans tous les cas, c’est la lecture qui est au coeur de son travail. 

Dans cet épisode, Agnès Desarthe nous présente le roman Laura Willowes, de l’autrice américaine Sylvia Townsend Warner. Dans ce livre “étrange” où se mêlent naturel et surnaturel,  Laura Willowes, une jeune femme plutôt réservée et docile décide de tout plaquer pour partir s’installer dans la campagne reculée anglaise. Ce livre a beaucoup marqué Agnès Desarthe parce qu’il fait écho à son histoire familiale, à son enfance, à sa grand-mère paternelle. “J’ai toujours eu l’impression que le naturel et surnaturel étaient main dans la main dans mon quotidien”. Laura Willowes, c’est finalement une “ode à la liberté, à l’autonomie, et à la possibilité d’être soi”. On sent paraître le désir d’être proche de la nature, une “nature sauvage” qui pousse le personnage principal à s’affranchir des conventions sociétales imposées à aux femmes. Agnès Desarthe recommande également le roman Martin Eden de Jack London, que la comédienne Lison Daniel nous avez déjà présenté dans un précédent épisode du Book Club. 

Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Agnès Desarthe. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.

La retranscription de cet épisode est disponible ici.


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Sylvie Hoarau : “C’est très dérangeant d’avoir ce point de vue là”

Sylvie Hoarau : “C’est très dérangeant d’avoir ce point de vue là”

14 juin 2022· 10:37

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.

Perverse. C’est de cette manière qu’a été décrite l’héroïne du roman Lolita de Vladimir Nabokov à sa publication en 1959. Pervers serait certainement le terme que l’on utiliserait aujourd’hui pour définir l’homme, beau-père et protagoniste de ce roman. Lolita est un roman qui plaît mais qui a toujours dérangé. À l’époque pour l’hypersexualisation de son héroïne, aujourd’hui pour des questions de violence et de pouvoir d’un homme, d’un adulte sur une jeune fille. 

Pour son auteur, Vladimir Nabokov, il n’y a jamais eu de doutes sur ses intentions de romancier: “Lolita est une jeune fille de 12 ans alors que Monsieur Humbert est un homme mûr et c’est l’abîme entre son âge et celui de la fillette qui produit le vide”. 

C’est un livre qui a fait scandale et qui pose question” Dans ce deuxième épisode spécial confinement, la chanteuse et compositrice Sylvie Hoarau du groupe Brigitte oscille entre deux états. Il y a l’admiration pour l’auteur: J’étais vraiment fascinée par Nabokov lui-même en me demandant mais quel esprit, comment… d’où sort une idée pareille d’abord de dépeindre cet amour sans aucune empathie pour l’objet de son amour -ce qui est quand même un peu étrange- et puis beaucoup d’humour aussi dans les situations… Et il y a la répulsion: “Je me souviens que ma fille avait 15 ans je crois quand j’ai lu ce livre. Et il y a des moments j’ai dû m’arrêter de lire parce que j’étais trop dérangée par le propos. La manière dont il décrit la sensualité, cette attirance pour cette toute jeune fille.  C’est vraiment trop réaliste. Ça me mettait dans un état un peu d’angoisse. Je me disais, c’est possible qu’un homme d’un certain âge puisse avoir cette espèce de vision d’une très jeune fille donc ça me mettait très mal à l’aise. » Mais Lolita est un roman, une fiction. Et n’est-ce pas le rôle des romans de dérouter souvent, de déranger parfois et de in fine poser questions ? Cet épisode, c’est toute cette question et toute la réflexion de Sylvie Hoarau. 


Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique.


Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com


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Adélaïde Bon : “De la joie s'il vous plaît, de la joie !”

Adélaïde Bon : “De la joie s'il vous plaît, de la joie !”

13 juin 2022· 24:54

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.

Adélaïde Bon est comédienne, autrice et lectrice à voix haute. En mars 2018, elle publie son premier roman, La Petite fille sur la banquise, dans lequel elle raconte le viol dont elle a été victime à l’âge de neuf ans. Elle y décrit la difficulté de parler avec justesse de ce qu’elle a subi. “La violence sexuelle nous prive de mots”. Pendant des années, elle a le sentiment que les mots lui font défaut, qu’ils mentent, et elle ne parvient plus à communiquer avec le monde qui l’entoure. 

C’est en partie grâce à la littérature qu’Adélaïde Bon réussit à se reconstruire. Elle se réfugie dans les “mondes imaginaires et fictifs”. Elle devient alors une “lectrice dévorante”. Mais Adélaïde Bon ne parvient pas à se détacher de cette méfiance qu’elle a envers les mots. Il lui manquait un livre “qui dirait les mots à l’endroit.” Ce livre, elle est finalement tombée dessus par hasard il y a quelques années. C’est le roman L’art de la joie de Goliarda Sapienza, et elle a choisi de nous le présenter dans cet épisode. 

Il retrace la vie de Modesta, née en Italie au début du XXème siècle. Dans ce livre, il est aussi question de viol, d’inceste, de rapports de domination. Adélaïde Bon se sent alors rassurée de savoir qu’il est possible de “dire les choses, les vraies choses, celles qui sont tues”

Et puis il y a ce titre : L’art de la joie. C’est la première chose qui a attiré l’attention d’Adélaïde Bon quand elle a acheté ce livre. “La joie ça a été ma bouée de sauvetage pendant des années”. Adélaïde Bon voit à travers le portrait de cette femme la possibilité de se libérer de son passé, et de reprendre le contrôle de son récit. 


Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Adélaïde Bon. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. 


La retranscription de l’épisode est disponible ici.


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Maylis de Kerangal : “Tout écrivain n’est pas dépositaire d’un talent qui viendrait d’en haut”

Maylis de Kerangal : “Tout écrivain n’est pas dépositaire d’un talent qui viendrait d’en haut”

12 juin 2022· 19:29

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.

Maylis de Kerangal est autrice. Dans la liste de ses oeuvres figurent notamment Naissance d’un pont, paru en 2010, Réparer les vivants, publié en 2014, ainsi que le plus récent Canoës. Nous la retrouvons dans la pièce où elle les a écrit, une ancienne chambre de bonne, jonchée de livres et “ouverte sur les toits." Un espace “qui [lui] appartient”, et qui lui semble indissociable de son travail d’écriture: “parfois je me dis: si je n’avais pas cette pièce, est-ce que j’écrirais ?" 

Dans cet épisode, Maylis de Kerangal nous confie son “affection particulière” pour Les Mots de Jean-Paul Sartre, un roman autobiographique qui dépeint son enfance et l’influence de celle-ci sur sa destinée d’écrivain. “C’est l’idée que tout écrivain n’est pas dépositaire d’un talent qui viendrait d’en haut mais est le produit finalement d’une sociologie, d’une idéologie, d’une culture et d’un environnement”. À travers ce récit, Sartre remet en cause la figure d’un écrivain qui serait naturellement doué et montre à quel point ses facultées ont été construites par les projections de son entourage.

“Ce qui me touche beaucoup dans ces autobiographies, c’est toujours la période de l’enfance.” Plus particulièrement, l’autrice s’intéresse à la manière dont le monde de l’enfance, dans ce qu’il a de “radioactif”, déteint sur l’imaginaire de l’écrivain. Elle se questionne sur l’influence qu’a son enfance sur son écriture, “sur le plan du légendaire familial”, de la façon dont “ont été investis les voix, les lieux”, et évoque la possibilité d’un jour mettre en mots l’univers qui a bercé ses jeunes années. 


Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maylis de Kerangal a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.


Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com


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Daria Marx : “J’aimerais lire quelque chose de léger qui parle de grosses sans parler de poids”

Daria Marx : “J’aimerais lire quelque chose de léger qui parle de grosses sans parler de poids”

9 juin 2022· 19:51

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.

Daria Marx est autrice, militante et blogueuse. Que ce soit à travers les réseaux sociaux, en tant que cofondatrice et membre du collectif Gras Politique, ou encore grâce à son livre Gros n’est pas un gros mot, paru en 2018, la jeune femme s’engage dans la lutte contre la grossophobie. Daria Marx signe aussi le documentaire Ma vie en gros, diffusé sur France 2 en juillet 2020. Elle y raconte les difficultés qu’elle rencontre au quotidien en tant que grosse, dans une société où l’on rejette encore les corps dits “hors-normes”. 

Daria Marx adore lire la nuit, “je trouve qu’il y a un silence qui s’y prête”. Depuis son canapé, elle nous parle de sa bibliothèque remplie de “quatre ou cinq-cent livres bien tassés”,  dans laquelle elle prend soin de séparer les romans, les livres sur le féminisme et ses livres de religion. Il y a aussi une boule de divination, le Choixpeau d’Harry Potter, et c’est finalement grâce à ce mélange de littérature et de “souvenirs” qu’elle se sent vraiment chez elle. 

Daria Marx entretient une relation particulière avec le roman qu’elle a choisi pour cet épisode. “Je l’adore et je le déteste”. Elle nous parle de Big, de Valérie Tong Cuong, qui raconte l’histoire de Marianne, une femme grosse.. Lorsqu’elle le lit pour la première fois à la fin des années 1990, elle est très enthousiaste car Marianne, c’est “la première grosse de la littérature qu’{elle} rencontre”, Daria Marx s’identifie à l’héroïne. “Mon poids prenait beaucoup beaucoup de place, et dans ma tête et dans ma vie”. Mais aujourd’hui, en 2020, elle nuance sa lecture.

Ce livre l’amène à réfléchir à l’image des femmes dans la société. Car si Big a été écrit par une femme qui n’est pas en surpoids, l’autrice arrive quand même à décrire avec justesse la “douleur d’être dans un corps différent”. Quelques clichés persistent, mais pour Daria Marx, une deuxième lecture de ce roman est possible: celle qui interroge les standards de beauté féminine inatteignables que projette la société sur les femmes. 

Daria Marx recommande aussi la lecture du roman Vie amoureuse de Zeruya Shalev, qui reprend le récit de la spirale incestueuse. Et si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez aussi écouter la deuxième saison de notre podcast Injustices, Ou peut-être une nuit.


Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé les questions de cette interview à Daria Marx. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.


La retranscription de l’épisode est disponible ici.


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Faïza Guène : “La lecture permet ce que la pauvreté empêche”

Faïza Guène : “La lecture permet ce que la pauvreté empêche”

8 juin 2022· 25:04

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.

Faïza Guène est autrice. En 2004, alors âgée de 19 ans, la jeune franco-algérienne crée la surprise avec la sortie de son premier roman Kiffe Kiffe demain. Sous forme de journal intime, Doria, une adolescente franco-marocaine qui vit seule avec sa mère, raconte son quotidien dans une cité de Seine-Saint-Denis. Le succès de ce roman est immédiat, à tel point que le livre est aujourd’hui traduit dans 26 langues. Elle a publié son sixième roman, La Discrétion, dans lequel elle dresse le portrait d’une famille algérienne ayant fui la guerre d’indépendance pour s’installer à Aubervilliers, au Nord de Paris. Des thèmes similaires, mais auxquels il ne faudrait pas restreindre l’écrivaine. “Je refuse maintenant, strictement, tout rôle que je ne choisis pas, à commencer par celui de porte-parole”. Avec Faïza Guène, les banlieues ne sont pas sujets d’écriture, simplement des lieux propices à la littérature et aux histoires. 

Faïza Guène développe très tôt un appétit pour la littérature, grâce à l’école et à sa bibliothèque municipale. Elle apprécie particulièrement l’intimité des romans. “J’ai l’impression d’être en mouvement avec l’histoire, avec les personnages.” À travers les livres elle trouve aussi le moyen de s’évader de son quotidien et “d’accéder à un autre monde que le sien”

C’est cette expérience que Faïza Guène souhaite partager dans cet épisode du Book Club, à travers l’essai La prochaine fois le feu, de l’écrivain James Baldwin. A l’aide d'une plume “trempée dans l’encre du réel de l’époque”, l’auteur afro-américain dénonce le racisme de la société américaine des années 1960, et la domination d’une majorité blanche sur une minorité noire. Presque soixante ans plus tard, Faïza Guène est frappée par l’intemporalité et l’universalité de ce texte. “C’est comme si son message s’adressait à moi, directement, en particulier, et aussi à l’humanité toute entière”. Le livre la replonge dans son enfance “de fille d’Algérien pauvre qui a grandi en banlieue”, mais il lui fait surtout prendre conscience que sa condition n’est pas une fatalité. “Il m’a aidé à comprendre à quel point c’était nécessaire d’empêcher qu’on colonise mon territoire imaginaire”. 


Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Faïza Guène. Amel Almia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.


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Ovidie : à bout de souffle

Ovidie : à bout de souffle

7 juin 2022· 29:59

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Ovidie est journaliste, réalisatrice et autrice.

Dans cet épisode, elle rend hommage à l’autrice québécoise Nelly Arcan en recommandant son premier roman Putain. Un récit dans lequel elle raconte l’histoire d’une étudiante en lettres qui se prostitue, en s’inspirant de sa propre expérience : “C’est un texte de la suffocation. C’est-à-dire que si on devait lire Putain à haute voix, on manquerait de souffle”. Pour Ovidie, cette œuvre est annonciatrice : “Ce qui est intéressant, c’est que Nelly Arcan est morte asphyxiée. En septembre 2009, elle s’est suicidée”.

“Ce livre est d’une grande violence, pas vis-à-vis du travail du sexe, mais de son rapport en tant que femme à l’ensemble de la société”. Un texte cru et engagé où Nelly Arcan décrit les maltraitances qu’elle inflige à son corps pour plaire aux hommes et concurrencer les femmes : “La façon dont elle a été médiatisée n’était pas en tant que révélation littéraire. C’était en tant que la pute qui écrit”. Une stigmatisation à laquelle Ovidie s’identifie : “Au moment de sa mort, je me dis : ‘Nelly Arcan c’est peut-être moi. C’est peut-être moi la prochaine. C’est peut-être moi qu’on va retrouver pendue’”


Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Ovidie répond aux questions de la journaliste Camille Loiseau. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. 


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Kaoutar Harchi : "Le littéraire et le colonial sont liés"

Kaoutar Harchi : "Le littéraire et le colonial sont liés"

6 juin 2022· 12:05

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.

Kaoutar Harchi est sociologue des arts, de la culture et écrivaine.

Dans cet épisode, elle analyse Nedjma de Kateb Yacine, paru en 1956. Un roman qui lui est aussi intime personnellement que fondateur professionnellement: “C’est un récit que j’ai découvert à l’adolescence. À l’époque je n’en lisais que des fragments qui me touchaient parce que je trouvais la poésie, les métaphores déployées d’une extraordinaire beauté”. Nedjma, c’est le roman éponyme de la passion amoureuse de quatre hommes envers cette femme: “Page après page chacun de ces hommes raconte sa relation à Nedjma, raconte la manière dont il espère la posséder”. Mais Nedjma c’est, entre les lignes, le récit d’un pays colonisé - l’Algérie - et l’histoire d’un écrivain colonisé: “Kateb Yacine engage un récit dans le but - selon ses propres mots - de montrer à la France, à la nation littéraire par excellence, qu’il était lui, l’indigène, le colonisé, capable d’écrire une histoire aussi complexe, aussi élaborée, aussi réfléchie que celle qui parsème l’ensemble littéraire français ”. C’est notamment pour cette raison qu’il écrit en français: “dans le but, selon ses propres mots, d’expliquer, aux Français, en français, que l’Algérie n’est pas française”. Des thématiques à l’intersection entre la valeur littéraire et la francophonie qui sont l’une des essences du travail de la sociologue Kaoutar Harchi. 

Dans son essai Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne, elle se demande comment se forme la valeur littéraire. Elle analyse également comment être un écrivain non français, en France, mais qui parle et qui écrit la langue française. 


Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha et Maële Diallo étaient à l’édition et à la coordination. Maud Benakcha a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. 


Kaoutar Harchi a publié plusieurs romans dont Zone cinglée ou L’Ampleur du saccage et un essai Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne.


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Discussions compliquées 5/5 : Quand tout s’éclaire

Discussions compliquées 5/5 : Quand tout s’éclaire

19 mai 2022· 25:44

Cet épisode de Fracas mentionne des faits de violence, de harcèlement et d'abus sexuels.


Quand Emma part à l’école, le matin, elle sourit à sa mère. Quand elle rentre à la maison, le soir, elle sourit à sa mère. “Ma journée s’est très bien passée.”

Sa famille ne doit pas se douter qu’à l’école, puis au collège, puis au lycée, elle subit la violence psychologique et physique des gens qui l’entourent. Elle ne veut pas leur faire du mal. Mais elle s’éteint, petit à petit.

Un jour, elle arrive à parler. Et personne n’avait rien vu venir.


“Dès la fin de cette conversation, je sens que ça va être le départ d’une nouvelle vie, de ma vie, qu’on m’a enlevée et qu’on m’a empêché de vivre jusque-là. Et que je me suis empêchée de vivre jusque-là.”


Jusqu’où peut-on aller pour préserver les autres, au détriment de soi-même ? Comment échapper à la culpabilité ?


Cet épisode a été tourné et monté par Capucine Rouault. Charles de Cillia en a fait la réalisation et le mixage. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.


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Discussions compliquées 4/5 : C’est toi ou moi

Discussions compliquées 4/5 : C’est toi ou moi

18 mai 2022· 22:00

Thaïs et Luigi sont en couple et jouent du basson. Ils veulent en faire leur métier. Après leur diplôme d’études musicales, ils visent tous les deux le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon. Et pour cela, il faut passer un concours, avec un nombre de places (très) limité. 


Comment vit-on la mise en compétition avec la personne que l’on aime ? Comment gérer nos sentiments contradictoires ? Comment faire, quand on a la sensation d’avoir le destin de l’autre entre ses mains ?


Cet épisode a été tourné et monté par Jérôme Massela. Charles de Cillia en a fait la réalisation et le mixage. La musique au basson est interprétée par Thaïs Mujica. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.


Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com


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Discussions compliquées 3/5 : Briser trois coeurs d'un coup

Discussions compliquées 3/5 : Briser trois coeurs d'un coup

17 mai 2022· 19:18

Agathe et Adrien vivent leur première histoire d’amour. Ils se connaissent depuis la maternelle et se sont construits l’un avec l’autre, de l’adolescence jusqu’au passage à l’âge adulte. Les week-ends, les réunions de famille, les vacances, ils les passent ensemble. Adrien finit par devenir un “membre à part entière de la famille.” Alors quand Agathe décide de mettre fin à leur relation, l’annonce de la rupture est douloureuse, mais pas que pour lui.


Comment faire face aux conséquences indirectes de nos décisions ? Comment faire avec les multiples liens qui nous relient les uns les autres ?


Cet épisode a été tourné et monté par Capucine Rouault. Charles de Cillia en a fait la réalisation et le mixage. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.


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Discussions compliquées 2/5 : Les lettres sur l'oreiller

Discussions compliquées 2/5 : Les lettres sur l'oreiller

16 mai 2022· 24:35

Bastien et sa sœur ont toujours été très proches. Dans sa famille, c’est à elle qu’il a envie de dire qu’il a vécu sa première relation amoureuse avec un homme. Il ne veut pas “en faire des tonnes”, ni une “annonce solennelle”, car les personnes hétérosexuelles n’ont pas à annoncer qu’elles le sont. Elle lui pose beaucoup de questions, parfois maladroites. Ce premier “test” passé, cela ouvre la porte pour en parler à ses parents, plus tard, une démarche plus difficile. 


Cet épisode a été tourné et monté par Capucine Rouault. Thomas Rozès en a fait la réalisation et le mixage. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.


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Discussions compliquées 1/5 : Choisir le bon moment

Discussions compliquées 1/5 : Choisir le bon moment

15 mai 2022· 23:38

Nicolas Aragona a 21 ans lorsqu’il tombe gravement malade à Montréal. ​​Il est rapatrié en urgence et apprend qu’il est séropositif. Dans un premier temps, il a l’impression de devoir l’annoncer à tout le monde. « Je voulais pas que ça m’échappe, ça. Je voulais aussi que, si ça se sache, c’était moi. » Il se retrouve isolé. C’est particulièrement difficile dans ses relations intimes. Dix ans plus tard, lorsqu’il rencontre Cyril, son cheminement personnel lui fait vivre les choses différemment.


Quand, pourquoi, pour qui le dire ?


Fracas est un podcast de Louie Media présenté par Charlotte Pudlowski. Cet épisode a été tourné et monté par Jérôme Massela. Charles de Cillia en a fait la réalisation et le mixage. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.


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Les Garçons : Liam, 15 ans, veut “percer pour la daronne”

Les Garçons : Liam, 15 ans, veut “percer pour la daronne”

27 avril 2022· 26:11

Pour ce 4e épisode de la série Les Garçons que nous vous faisons découvrir dans Fracas, plongez dans l’univers très sonore de Liam, 15 ans, “apprenti beat-maker.”


« Ma mère, elle a joué le rôle de père et de mère en même temps, du coup je pourrais très bien dire que ma mère c’est un homme, un vrai. C’est une femme, une vraie, aussi. Je sais pas, c’est complexe. » 


Passionné de musique, Liam s’est acheté lui-même son matériel de production, avec ses économies. Il rêve d’avoir 16 ans pour enfin pouvoir faire des petits boulots et devenir autonome sur le plan financier : c’est important pour lui. Cette détermination, il la doit selon lui à sa mère, qui l’a élevée seule. Il est très admiratif de son soutien et des valeurs qu’elle lui a transmises, pour ne pas qu’il soit un enfant gâté. Pour lui, “percer” dans la musique serait aussi une manière de lui rendre ce qu’elle lui a donné. Liam a autant d’admiration pour son père, parti vivre en Angleterre peu après sa naissance. Malgré le vide que ce départ a laissé dans sa vie, il est inspiré par la capacité qu’a eu son père à tout quitter pour recommencer une vie ailleurs. Depuis quelque temps, ils ont repris contact.


Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Josse a été diffusé pour la première fois dans Entre le 2 février 2022.


Cet épisode a été tourné par Ilham Maad. Il a été monté, réalisé et mixé par Somaya Dabbech. Maureen Wilson et Marion Girard sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.


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Les Garçons : Gabriel, 18 ans, embrasse son identité (2/2)

Les Garçons : Gabriel, 18 ans, embrasse son identité (2/2)

26 avril 2022· 16:08

Gabriel est un garçon qui n'a pas suivi la voie qui semblait tracée pour lui. C'est le troisième portrait, en deux parties, de la série Les Garçons que l'on vous fait découvrir dans Fracas ce mois-ci.


« J’ai pas été éduqué avec les mêmes stéréotypes que les autres garçons. On m’a pas inculqué le besoin d’être fort, d’être solide, d’être musclé, d’être ‘un vrai bonhomme’ comme on dit, ou de pas pleurer. J’ai pas eu cette pression-là quand j’ai grandi, j’ai moins besoin de m’en détacher, mais c’est toujours un peu présent, forcément. »


Gabriel vit au Havre en colocation avec son meilleur ami, rencontré sur Internet, et son chat Koda. Il a de multiples passions, dont la K-pop, et des cheveux rouges. Son prénom, il l’a choisi parmi la liste de ceux qu’il destinait à son futur fils et qu’il utilise pour les personnages des histoires qu’il écrit. Après sa transition de genre, il a dû faire face à l’hostilité de l’administration de son lycée. Quand on passe du genre qui nous a été assigné à la naissance vers celui dans lequel on se reconnaît, il faut apprendre à naviguer entre des injonctions contradictoires. Pour Gabriel, il y avait les attentes de normes traditionnelles « jusqu’au gel douche 5 en 1 que les papas ils ont » d’un côté, et la crainte de la masculinité toxique de l’autre. À présent, il a réussi à s’en détacher : « vu que je suis trans, dans tous les cas, c’est ça qui va bloquer les gens. Du coup je peux être juste comme je veux, et j’ai pas besoin de suivre ces critères attendus des gens. »


Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Gabriel a été diffusé pour la première fois dans Entre le 13 avril 2022.


Cet épisode a été tourné et monté par Élodie Font. Il a été réalisé et mixé par Jean Thevenin. Elsa Berthault a aidé au montage. Maureen Wilson et Mélissa Bounoua sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.


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Les Garçons : Gabriel, 18 ans, embrasse son identité (1/2)

Les Garçons : Gabriel, 18 ans, embrasse son identité (1/2)

26 avril 2022· 24:09

Gabriel est un garçon qui n'a pas suivi la voie qui semblait tracée pour lui. C'est le troisième portrait, en deux parties, de la série Les Garçons que l'on vous fait découvrir dans Fracas ce mois-ci.


« J’ai pas été éduqué avec les mêmes stéréotypes que les autres garçons. On m’a pas inculqué le besoin d’être fort, d’être solide, d’être musclé, d’être ‘un vrai bonhomme’ comme on dit, ou de pas pleurer. J’ai pas eu cette pression-là quand j’ai grandi, j’ai moins besoin de m’en détacher, mais c’est toujours un peu présent, forcément. »


Gabriel vit au Havre en colocation avec son meilleur ami, rencontré sur Internet, et son chat Koda. Il a de multiples passions, dont la K-pop, et des cheveux rouges. Son prénom, il l’a choisi parmi la liste de ceux qu’il destinait à son futur fils et qu’il utilise pour les personnages des histoires qu’il écrit. Après sa transition de genre, il a dû faire face à l’hostilité de l’administration de son lycée. Quand on passe du genre qui nous a été assigné à la naissance vers celui dans lequel on se reconnaît, il faut apprendre à naviguer entre des injonctions contradictoires. Pour Gabriel, il y avait les attentes de normes traditionnelles « jusqu’au gel douche 5 en 1 que les papas ils ont » d’un côté, et la crainte de la masculinité toxique de l’autre. À présent, il a réussi à s’en détacher : « vu que je suis trans, dans tous les cas, c’est ça qui va bloquer les gens. Du coup je peux être juste comme je veux, et j’ai pas besoin de suivre ces critères attendus des gens. »


Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Gabriel a été diffusé pour la première fois dans Entre le 13 avril 2022.


Cet épisode a été tourné et monté par Élodie Font. Il a été réalisé et mixé par Jean Thevenin. Elsa Berthault a aidé au montage. Maureen Wilson et Mélissa Bounoua sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.


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Les Garçons : Josse, 13 ans, a toujours été très grand

Les Garçons : Josse, 13 ans, a toujours été très grand

25 avril 2022· 26:16

Dans ce deuxième épisode de la série "Les Garçons" dans Fracas, c'est Josse qui nous accueille dans son monde.


« Si on pouvait avoir six vies, ça serait bien de tester tout. Pour être un garçon de couleur blanche et un garçon de couleur noire, un garçon métisse, une fille blanche, une fille noire, une fille métisse… C’est bien de tout tester dans la vie. »


Josse nous livre ses réflexions sur l’adolescence, les difficultés que rencontrent les filles et les garçons et sa définition de l’amour. Il évoque les disputes de ses parents adoptifs, jusqu’à leur séparation, et la relation qu’il a avec la nouvelle compagne de sa mère. Il raconte aussi les remarques racistes subies au cours de sa scolarité, mais qui ne l’empêchent pas d’avancer. Josse a de grandes ambitions professionnelles et familiales et surtout sa propre philosophie de vie. 


Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Josse a été diffusé pour la première fois dans Entre le 2 février 2022.


Cet épisode a été tourné par Caroline Gillet. Il a été monté, réalisé et mixé par Somaya Dabbech. Maureen Wilson et Marion Girard sont à la production. Le casting est de Manon Heugel. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.


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Les Garçons : Léon, 10 ans, redoute la crise d'ado

Les Garçons : Léon, 10 ans, redoute la crise d'ado

24 avril 2022· 22:42

Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Léon a été diffusé pour la première fois dans Entre le 2 mars 2022.


« A quoi ça sert d’aller à l’école si à la fin on meurt ? Parce que du coup tu connais plein de choses, à la fin t’es super culturé, t’as un bon travail et tout ça mais à la fin ça sert à quoi, puisque tu meurs ? » 

Léon, 10 ans, se pose beaucoup de questions. Du haut de ses 1m30, il est le plus petit des CM2. Il a encore une voix aiguë, et on le prend souvent pour une fille parce qu’il a les cheveux longs. Les adolescents « vraiment, vraiment bêtes », il ne veut pas leur ressembler. Il a accroché un mot dans sa chambre : « ne deviens pas comme eux. » Quand il joue avec son petit-frère, « ça part souvent en cacahuète », alors « à la place », il a demandé qu’on lui offre un punching-ball pour son anniversaire. Rêveur, bavard et curieux, il nous partage ses peurs, doutes et réflexions : « Quand on meurt, tu perds un peu conscience, tu fermes les yeux, ensuite tu vois une lumière. Moi j’imagine un truc pour rigoler, c’est que si tu touches la lumière ça fait comme une étoile et tu montes au dessus du ciel. »


Qu’est-ce que cela veut dire d’être un garçon en 2022 ?

Dans cette nouvelle saison de Entre, nous donnons la parole à dix garçons de milieux et de cadres de vie différents. Chaque épisode est une immersion dans leur quotidien et nous permet d’entrevoir quelles seront les masculinités de demain.


Cet épisode a été tourné par Manon Heugel, qui a aussi fait le casting. Il a été monté, réalisé et mixé par Somaya Dabbech. Maureen Wilson et Marion Girard sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.


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Les petites phrases blessantes 4/4 - Le droit d'exister

Les petites phrases blessantes 4/4 - Le droit d'exister

16 décembre 2021· 16:10

Vous rappelez-vous d’une phrase qui vous a fait sauter le pas ? D’un mot qui vous a décidé à quitter votre boulot, sortir d’une relation toxique, reprendre des études, vous réconcilier avec un·e proche ? Vous souvenez-vous de paroles qui vous ont aidées à mieux vous comprendre, à savoir où vous alliez, à vous aimer ? Si les mots nous marquent souvent parce qu’ils nous ont heurté, il est aussi des phrases qui soignent, réparent, qui ouvrent des possibles. 


Dans le dernier épisode de cette mini-série, Thomas nous raconte une de ces phrases. Un moment lors duquel il s’est senti pleinement accepté et qui l’a aidé à se trouver. 


A 13 ans, Thomas est “rond, dévoré par l’acné” et amoureux d’un garçon qui ne l’aime pas en retour. Après s’être essayé au piano sans succès, il s’inscrit en classe d’art dramatique. Il y découvre des ados qui lui ressemblent, qui s’émeuvent comme lui face à la lecture d’un poème de Rimbaud, qui n’ont pas honte de pleurer au théâtre. Pour l’adolescent, jusqu’alors persuadé que personne ne l'aimerait jamais, “ça change une vie, de se dire qu’on n’est pas seul”. Il sait que c’est ici qu’il doit être, que là est sa place. Plus tard, il devient à son tour professeur de théâtre et se rappelle de cette phrase, prononcée par son professeur lors de son premier cours : “ici, vous avez le droit d’exister”.


Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.


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Les petites phrases blessantes 3/4 - Faut que ça sorte

Les petites phrases blessantes 3/4 - Faut que ça sorte

14 décembre 2021· 29:47

Ce n’est pas pour rien que l’on parle parfois d’explosion de colère. Il est des événements, des situations, qui nous font réagir avec tant de force que l’on se sent comme exploser. Dans ces moments, on oublie presque que ceux qui nous entourent ne sont pas des objets sur lesquels on pourrait se défouler mais bien des individus que l’on blessera peut-être. On ne pense alors qu’à une chose : il faut que ça sorte. Emporté.e par l’adrénaline, on se retrouve à dire des choses qui, si elles nous font du bien, frappent l’autre aussi violemment qu’un coup au visage. 


Dans cet épisode, Isabelle, Chloé et Philippe nous racontent trois de ces phrases. Trois moments durant lesquels il et elles ont perdu le contrôle. Leurs mots n’ont pas forcément dépassé leur pensée. Parfois, ils ont même frappé très juste. En revanche, ils ont fait mal et, en cela, ils et elles les regrettent. 


Isabelle dont “le corps a 70 ans mais la tête est toujours enfant” se rappelle de l’ado rebelle qu’elle était lors du redoublement de sa 6ème. Elle voulait être remarquée, montrer qu'elle n'avait pas froid aux yeux. Alors un jour, alors que sa professeure de Français lui reproche son comportement, elle lui “dit merde” et refuse de s’excuser. Chloé, elle, est une jeune professeure de 25 ans et, en début de carrière, elle a encore l’impression de “jouer à la grande personne” devant ses élèves. Face à une classe de 4ème qu’elle n’arrive pas à calmer, elle lance à un de ses élèves : “j’en ai rien à faire, tu te tais”. Philippe et Lise, quant à eux, sont amis depuis près de quarante ans. Un jour, alors qu’elle lui fait une énième remarque sur le fait qu’il ne s’intéresserait qu’à la beauté des gens qu’il rencontre, Philippe lui réplique : “si vraiment je ne m’intéressais qu’à la beauté, il y a bien longtemps qu’on se ne verrait plus”.


Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.


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Les petites phrases blessantes 2/4 - "Y'a que la vérité qui blesse"

Les petites phrases blessantes 2/4 - "Y'a que la vérité qui blesse"

9 décembre 2021· 19:20

“Il n’y a que la vérité qui blesse”, paraît-il. Ce proverbe qu’on a toutes et tous entendu au moins une fois nous apprend que les seuls mots qui pourraient nous faire du mal sont ceux qui révèlent quelque chose de nous, qui mettent à jour ce qu’on ne voudrait pas voir. Alors, quand une phrase prononcée par quelqu’un qu’on aime ou quelqu’un qui a autorité sur nous nous fait mal, on ne peut s’empêcher de se dire qu’au fond, il doit y avoir du vrai.


Dans cet épisode, Valentin, Aline et Marc nous racontent trois de ses phrases. Trois moments qui les ont figés dans une identité, condamnés à un destin auquel ils ne pourraient échapper. 


A 13 ans, au collège, Valentin est un élève “moyen bon” mais avec de grosses difficultés en Français. Il est dyslexique et les 0 en dictée se multiplient. Il ne ménage pas ses efforts mais un jour, sa prof de 4ème prononce sa condamnation : “avec le niveau que tu as, tu ne passeras jamais en seconde”. Aline, elle, est née en 1940, elle a aujourd’hui 81 ans et se souvient encore d’une phrase dite par sa maman quand elle était enfant : “tu n’étais pas désirée”. Marc, quant à lui, vient d’une famille dans laquelle on a “pas trop le droit d’être triste”. Pourtant, son père est dépressif et plane sur lui la peur d’être frappé par la même maladie. Un jour, il rencontre Fanny avec qui il a mille choses en commun et dont il tombe follement amoureux. Leur relation est passionnelle et conflictuelle, les disputes sont nombreuses et un jour, elle lui assène cette phrase : “Marc, tu seras jamais heureux”


Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.


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Les petites phrases blessantes 1/4 - Dis-moi quelle est ma place

Les petites phrases blessantes 1/4 - Dis-moi quelle est ma place

7 décembre 2021· 23:27

Y a-t-il certaines petites phrases, remarques qui vont ont été lancées, l’air de rien, sans volonté de nuire mais que vous n’avez jamais oubliées ? Ou des phrases qui pouvaient sembler anodines mais qui n’étaient dites que pour blesser ? Peut-être vous est-il arrivé de prononcer l’une de ses phrases ? Une phrase qui rappelle à l’ordre, qui dit à l’autre quelle est sa place ? 


Dans cette mini-série de Fracas, on a eu envie d’interroger ces petites phrases, qui peuvent sembler sans conséquence, mais qui pourtant marquent celles et ceux qui les disent ou les reçoivent. Vous découvrirez, à travers 4 épisodes, 9 de ces phrases qui n’ont pas pu être oubliées. 


Dans le premier épisode de cette mini-série, Julia et Mélisande nous racontent deux de ses phrases. Deux moments d’humiliation inoubliables.


A 11 ans, Julia ne rêve que de se fondre dans le moule du collège et pour ça, il faut « se rendre constamment intéressant ». Alors, imitant sa mère, elle dit à une collégienne qui passe : « elle fait pute ta jupe ». Mélisande, elle, passe de la campagne à Paris à 19 ans. Dans le quartier chic dans lequel elle fait ses études, on lui rappelle qu’elle n’est pas vraiment à sa place, elle « fait plouc ». Quand elle trouve enfin un stage, elle pense que ça y est, tout ça est derrière elle. Pourtant, le jour où sa boîte décide de ne pas la reconduire, on lui annonce que « Paris ne lui correspond pas vraiment ».


Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.


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Ne l’oubliez pas - avec Esther Senot
Ne l’oubliez pas - avec Evelyn Askolovitch
Ne l'oubliez pas - avec Clara Fischer
Ne l’oubliez pas - avec Ginette Kolinka

Ne l’oubliez pas - avec Ginette Kolinka

23 septembre 2021· 35:29

En 2020, lors de la commémoration des 75 ans de la libération du camp d’Auschwitz, il y a ce sondage qui a circulé: 16 % des Français disaient n’avoir jamais entendu parler de la Shoah, et 25% des Français de moins de 38 ans.De cette entreprise d'extermination systématique, menée par l'Allemagne nazie entre 1939 et 1945, qui a conduit à la disparition de six millions de Juifs, il ne reste plus, en France, que deux ou trois centaines de témoins. 


Ne L’oubliez pas s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole et ce qui doit encore être transmis. Dans cette mini-série Fracas, vous découvrirez les témoignages de quatre survivantes de la Shoah, au micro d’Elisa Azogui-Burlac. Dans ce premier épisode, vous entendrez celui de Ginette Kolinka, déportée à Auschwitz-Birkenau en avril 1944 depuis Avignon, à l'âge de 19 ans. 


Cette mini-série de Fracas, Ne L’oubliez pas, a été écrite et enregistrée par Elisa Azogui, montée et réalisée par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud. Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série. 


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S'approcher différemment grâce à l'image - Avec Clarisse Hahn
Trouver sa grammaire visuelle - avec Stéphan Gladieu
Photographier pour dire l'époque - avec Sabine Weiss
L’optimisme militant - avec Caroline De Haas
Ariane Chemin - En écriture
La poésie comme arme contre les systèmes de répression - avec Jean D’Amérique
Dessiner pour exprimer l'indicible - avec Coco
Quand les luttes féministes s'emparent du langage - avec Mona Gérardin-Laverge
«La mort est le domaine où les mots n’ont pas leur place»  - avec Delphine Horvilleur
Sortir du silence - avec Camille Kouchner

Sortir du silence - avec Camille Kouchner

8 avril 2021· 42:48

Camille Kouchner est l'autrice du livre La Familia grande, paru aux éditions du Seuil le 7 janvier dernier et qui a depuis provoqué un débat national sur les violences sexuelles intrafamiliales. Un livre qui fait le récit de l’inceste subi par son frère jumeau, commis par leur beau-père, et qui a permis une prise de conscience d’une grande ampleur.


Dans ce long entretien, Camille Kouchner revient sur la manière dont elle a osé prendre la parole, la manière dont elle situe sa parole dans cette famille et par rapport à la violence et explique: «Je n’ai pas l’impression d’être sortie du silence (...) j’aurai l’impression d’être sortie du silence quand j’aurai été complètement entendue».


Sur le même sujet, nous vous conseillons d'écouter la saison 2 de notre podcast Injustices, emmenée par Charlotte Pudlowski, et intitulée Ou peut-être une nuit. Elle y déconstruit en six épisodes le silence qui entoure l’inceste. Si vous souhaitez trouver des ressources, des associations pour vous aider ou aider vos proches, nous vous invitons à vous rendre sur la page du podcast sur le site de Louie.


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