
Choses à Savoir - Culture générale
Par Choses à Savoir
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3354 épisodes · page 44 sur 112

Les animaux peuvent-ils avoir des jumeaux ?
Chez les humains, un peu plus de 1 % des grossesses se termine pare la naissance de jumeaux. Et encore, seul un tiers de ces jumeaux sont monozygotes, c'est-à-dire issus d'un seul œuf fécondé, qui se divise ensuite.
Ces "vrais jumeaux", comme on les appelle aussi, sont donc issus du même spermatozoïde et du même ovule et ils ont un patrimoine génétique identique.
S'ils sont peu nombreux chez les humains, ils sont encore beaucoup plus rares dans le règne animal. On peut même dire que, chez les animaux, la naissance de vrais jumeaux est exceptionnelle.
À titre d'exemple, 70 % des gestations gémellaires de la jument aboutissent à l'atrophie de l'un des deux embryons ou à un avortement. Et dans les 30 % de cas restants, la jument donne bien naissance à deux poulains, mais l'un d'eux est toujours mort.
Aucune naissance de poulains "vrais jumeaux" n'a donc été signalée pour l'instant. Par contre, les juments donnent parfois naissance à des jumeaux hétérozygotes, issus de deux œufs distincts. On les appelle aussi des "faux jumeaux".
Quelques cas cependant
Dans le monde animal, les naissances de vrais jumeaux sont donc rarissimes. Mais elles se sont déjà produites. Voici quelques années, une chienne appartenant à la race des lévriers irlandais a ainsi donné naissance, par césarienne, à deux chiots parfaitement identiques.
Reliés au même placenta par leurs cordons ombilicaux, ils ont été reconnus comme de vrais jumeaux par le vétérinaire sud-africain qui pratiquait l'intervention. C'était la première fois, en plus de 25 ans de pratique, qu'il voyait un tel cas.
Toujours en Afrique du Sud, une éléphante vivant dans une réserve naturelle a donné naissance à deux éléphanteaux jumeaux. Là encore, la chose est très rare, puisque seulement 0,5 % des grossesses aboutissent à des naissances gémellaires. Et encore un seul des petits survit-il la plupart du temps.
Il est à noter que, s'il est exact que les gènes de ces vrais jumeaux sont identiques, ils ne s'expriment pas de la même manière. Ce qui explique de légères différences, dans la coloration du pelage par exemple.
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BONUS - Pourquoi les fusées françaises décollent-elles de Guyane ?
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D'où vient le « toudoum » de Netflix ?
Plateforme de streaming sur abonnement, Netflix peut s'enorgueillir d'un succès qui ne se dément pas. Comme toutes les compagnies produisant ou diffusant des films et des séries, elle s'efforce de renforcer sa visibilité auprès de ses abonnés.
Le logo joue un rôle essentiel à cet égard. C'est la signature de la compagnie, que les spectateurs reconnaissent d'emblée.
Dans ce domaine, Netflix s'est montrée plutôt sobre. En effet, elle n'a changé que trois fois de logo depuis son lancement, en août 1997. Et le dernier en date est un simple "N" majuscule, dont la couleur, tirant sur le rouge, emprunte à la palette des films présents au catalogue de la firme.
Une signature sonore
Mais la signature d'une compagnie ne se fait pas seulement par l'image, mais aussi par le son. On se souvient en effet des rugissements du lion de la MGM ou du bip-bip qui accompagnait le globe terrestre de la RKO.
Netflix a également sa signature sonore. Il ne s'agit pas du bêlement d'une chèvre, auquel les responsables de Netflix, dans un hommage ironique à la MGM, avaient d'abord pensé.
Non, ce bruit se compose, pour l'essentiel de deux coups secs. Et il a même reçu un nom, qu'on lui donne familièrement : le "toudoum". Mais on peut se demander d'où vient ce son, qui permet de repérer aussitôt un film ou une série de Netflix.
En fait, on pouvait l'entendre dans la première série originale diffusée par Netflix, "House of cards". L'un des personnages, joué par Kevin Spacey, incarne un politicien retors, qui devient Président des États-Unis lors de la saison 2.
Une fois dans le célèbre bureau ovale, on le voit regarder la caméra et frapper la table à deux reprises avec sa chevalière, comme pour mieux signifier son accession au pouvoir.
Ce sont ces deux coups secs qui forment le fond sonore du "toudoum" de Netflix. On y a ajouté quelques arrangements mélodiques ainsi qu'un effet permettant de rendre le son plus profond.
Du lion de la MGM ou du "toudoum" de Netflix, l'Histoire dira lequel sera finalement retenu par la postérité.
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BONUS - Pourquoi rêve-t-on de perdre ses dents ?
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Pourquoi dit-on « se murger », « prendre une cuite » et « se biturer » ?
"Se murger"
Certaines expressions, qui appartiennent au parler populaire ou à l'argot, font référence à l'habitude qu'ont certains d'abuser de la dive bouteille.
Elles sont en général très imagées. Ainsi l'expression "se murger", qui signifie donc s'enivrer, viendrait d'une rue de Paris, la rue Alphonse Murge, qui n'existe plus aujourd'hui.
Des entrepôts de vins et des boutiques de spiritueux la bordaient. Aussi prit-on l'habitude de dire des habitués qui les fréquentaient qu'ils allaient "se murger" ou "se prendre une murge".
"Prendre une cuite"
Tout aussi colorée, l'expression "prendre une cuite" est sans doute mieux connue. Il existe, là encore, des variantes. En effet, on pourra dire aussi "se cuiter".
Cette expression, relativement récente, daterait de la seconde moitié du XXe siècle. Elle aurait été forgée par les ouvriers de la porcelaine ou, du moins, en référence à leur activité.
On sait que la pâte de porcelaine, composée notamment de kaolin, doit subir deux cuissons avant de devenir une assiette ou un plat.
Or, la chaleur du four, très vive, fait transpirer l'artisan et modifie quelque peu son attitude. Tout comme celle de l'ivrogne qui, après avoir bu un verre de trop, n'a plus une démarche aussi assurée.
"Prendre une cuite", c'est donc subir les effets de la boisson, comme l'artisan prend de plein fouet la chaleur dégagée par le four.
"Se biturer"
C'est vers le monde des marins qu'il faut se tourner, cette fois-ci, pour comprendre l'origine de cette expression.
En effet, la "biture" désigne une partie du câble qui était déroulé au moment où le navire, arrivé à bon port, devait mouiller et jeter l'ancre. Le terme daterait du XVIe siècle. Quand les marins mettaient en place la biture, ils savaient qu'ils ne tarderaient pas à descendre à terre.
Ce qui était le prélude à des ripailles généreusement arrosées. "Se biturer" ou "prendre une biture" serait donc devenu peu à peu synonyme de boire avec excès. Selon une autre version, moins convaincante, la biture n'aurait pas toujours été installée de manière bien droite. Ce qui rappellerait la démarche hésitante de l'ivrogne.
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BONUS - Pourquoi claque t-on des dents ?
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Pourquoi les cerfs perdent-ils leurs bois ?
En vous promenant dans la forêt, à la fin de l'hiver ou au début du printemps, vous pouvez trouver, parmi les feuilles, des bois de cerf. Comme tous les cervidés, il les perd tous les ans, en décembre ou janvier.
Il peut d'ailleurs les faire tomber plus vite, en les frappant contre un arbre. Cela représente une étape naturelle dans la vie de l'animal, qui n'en ressent aucune douleur.
Ces bois sont parfois très développés et plus impressionnants encore chez certains représentants de l'espèce, comme les élans. Les bois de ces animaux peuvent en effet peser près de 30 kilos.
Le cerf se sert de ses bois pour éloigner les prédateurs ou pour marquer sa supériorité sur les autres mâles durant la période de reproduction.
Des bois moins utiles
On peut se demander pourquoi ces superbes ramures tombent chaque année. On l'a vu, ces appendices sont utilisés comme des armes par les cerfs, et notamment durant la période du rut, en automne.
Ils leur servent pour combattre les autres mâles et assurer ainsi leur prédominance. Ils ne pourront en effet se reproduire avec une femelle que s'ils se sont imposés à leurs compétiteurs.
Une fois la saison des amours passée, ils ont moins besoin de ces encombrantes ramures. De toute façon, les taux de testostérone, qui régulent la croissance des bois, sont moins élevés en hiver. De ce fait, ils perdent de la vigueur et finissent par tomber.
Si les bois tombent, c'est aussi pour ne pas trop pomper l'énergie dont l'animal a besoin au plus fort de l'hiver. C'est encore plus vrai des élans, qui vivent dans des régions très froides.
Dès l'arrivée du printemps, en avril généralement, de nouveaux bois se mettent à pousser sous la peau. Leur croissance est très rapide, des bois d'élan pouvant atteindre 20 cm en 10 jours.
Au début, les bois sont recouverts d'une sorte de tissu vivant, appelé "velours", qui les protège et en assure l'irrigation par un réseau très dense de vaisseaux sanguins. puis le "velours" disparaît, pour laisser la place à des bois tout neufs.
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BONUS - Pourquoi sert-on parfois le thé de très haut ?
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Pourquoi les tests de QI ont-ils été détournés ?
Les tests chargés d'évaluer l'intelligence d'un individu ont été élaborés en 1905 par le pédagogue français Alfred Binet et ses collaborateurs. Ces tests de QI (Quotient intellectuel), qui étaient censés déterminer l'"âge mental" de l'enfant, ont été élaborés à la duite d'une demande du Ministère de l'Instruction publique, comme on l'appelait alors.
À la suite des lois de 1881-1882, qui rendent l'école primaire obligatoire et gratuite, les autorités éducatives se sont aperçues que tous les enfants n'étaient pas en mesure de suivre l'enseignement prévu pour eux.
Le Ministère souhaitait donc disposer d'une mesure objective des capacités intellectuelles de chacun d'entre eux, de manière à pouvoir créer des classes spécifiques, destinées à accueillir les enfants les plus en difficulté.
Le but était donc de repérer ces élèves, grâce à ces tests de QI, de manière à leur dispenser des cours adapté et un soutien approprié.
Ces tests ont fait l'objet de certaines critiques. C'est ainsi que leur concepteur, qui prétendait ne mesurer que le processus intellectuel, et non les connaissances, s'appuyait tout de même sur certains acquis pour construire ses tests.
Une tout autre utilisation
Les tests de QI, cependant, ont parfois été utilisés à d'autres fins, bien moins avouables. En effet, aux États-Unis, ou dans certaines provinces de Canada, à la fin des années 1920, des personnes ayant eu de faibles résultats aux tests de QI étaient obligées de se soumettre à des programmes de stérilisation forcée.
On connaît au moins le cas d'une personne qui, ayant poursuivi les autorités canadiennes à cette occasion, a obtenu gain de cause.
Cette instrumentalisation, à des fins eugénistes, des tests de QI, n'est pas la seule dérive constatée. En effet, certains auteurs ont constaté que les représentants de certaines minorités, comme les Noirs, avaient parfois des résultats plus médiocres aux tests de QI.
Ils ont alors expliqué ces différences de scores, entre les uns et les autres, par des raisons, souvent fondées sur la génétique, qui ont paru racistes à certains observateurs. Pout ces derniers, ces écarts s'expliquaient surtout par la nature de l'environnement social.
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BONUS - Pourquoi y a-t-il 12 étoiles sur le drapeau européen ?
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Comment des pigeons ont aidé l'agence Reuters ?
L'agence Reuters est, aujourd'hui encore, l'une des plus importantes agences de presse. Présente dans plus de 90 pays, elle emploie près de 50.000 personnes, dont 2.500 journalistes.
Elle est fondée en 1851 par Paul Julius Reuter. Né en Allemagne en 1816, ce fils de rabbin travaille d'abord dans une banque fondée par l'un de ses oncles, ouvre une librairie puis fonde un journal, sans plus de succès.
Après toutes ces tentatives infructueuses, il débarque à Paris en 1848. Il y rencontre Charles Havas, qui a fondé, dès 1835, l'agence de presse du même nom. La collaboration entre les deux hommes ne dure qu'un an.
Un départ vers l'Allemagne
Si Reuter ne reste pas longtemps chez Havas, c'est qu'il ambitionne de fonder sa propre agence de presse. C'est chose faite dès 1849. Mais l'agence ouverte à Paris, qui transmet des nouvelles internationales aux journaux français, doit fermer au bout de quelques mois. Étant étranger, en effet, Reuter ne peut exercer une telle activité.
Il quitte alors la France pour se rendre à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, où il fonde une nouvelle agence. Un choix qui ne doit rien au hasard. En effet, c'est dans cette ville que se trouve le terminal du réseau télégraphique en provenance d'Allemagne.
Reuter sera donc bien placé pour recevoir un flot d'informations, qu'il pourra ensuite diffuser en Belgique et en France.
Des pigeons voyageurs à la rescousse
Il se trouve cependant confronté à un sérieux problème. Il n'existe pas de télégraphe entre Aix-la-Chapelle et Bruxelles. Dès lors, comment acheminer les nouvelles vers la capitale belge et, de là, en direction de Berlin et Paris ?
Reuter trouve alors une solution ingénieuse : il utilise des pigeons voyageurs. À vrai dire, le recours à ces oiseaux n'était pas nouveau, puisque Charles Havas y avait déjà pensé.
Reuter réunit donc 200 pigeons qui, se déplaçant plus vite que les trains postaux, lui transmettent les nouvelles plus rapidement. Il prend donc connaissance de ces informations avant ses collègues, ce qui assure un avantage décisif à son agence.
Mais la chance l'abandonne dès 1851, date à laquelle le télégraphe est posé sur cette ligne.
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BONUS - Pourquoi met-on un drap pour jouer au fantôme ?
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Pourquoi dit-on un « transat » et « mener en bateau » ?
Dans le jardin ou sur la plage, le "transat" est une chaise longue très appréciée des amoureux du farniente. Mais d'où tient-elle son nom ?
Transat est le diminutif de "transatlantique". On désignait ainsi les grands paquebots qui, voilà quelques décennies, sillonnaient les mers du globe. On prit l'habitude d'appeler "transatlantiques" les "chaises de pont" sur lesquelles pouvaient se délasser les passagers.
Elles étaient faites de bois et de rotin et pourvues d'accoudoirs et de repose-pieds. Au moment de l'instauration des congés payés, en 1936, les Français découvrent ces chaises longues et les adoptent.
Le nom comme la chaise elle-même sont un peu simplifiés. L'appellation d'origine étant un peu longue, on l'abrège bientôt en "transat". Quant au rotin, il est remplacé par de la toile, accoudoirs et repose-pieds disparaissant de la plupart des modèles.
L'un des premiers à utiliser cette abréviation, plus facile à retenir, serait André Gide, qui l'écrit dans son journal dès 1943.
Un jeu de dupes
Si quelqu'un essaie de vous tromper, vous direz volontiers qu'il vous "mène en bateau". Contrairement à ce qu'on pourrait croire, cette expression n'a rien à voir avec les marins et la navigation.
Elle est fort ancienne puisqu'elle remonte au Moyen-Âge. On rencontrait alors, sur les places et les parvis des églises, des bateleurs, qui essayaient d'attirer les passants.
Grâces à des tours de leur façon, ces gens adroits parvenaient à duper les badauds. Un peu comme les joueurs de bonneteau qui, aujourd'hui encore, trompent les gens en manipulant des cartes sous leurs yeux.
Or, on a fini par confondre "bateleur" avec "batelier", qui désigne le propriétaire d'un bateau fluvial. Du batelier au bateau, il n'y avait plus qu'un pas. Dès lors, quand quelqu'un se faisait duper, on disait qu'il était "mené en bateau". L'expression n'a pas tardé à s'imposer dans l'usage.
Il existe une variante, "monter un bateau", mais qui n'a pas tout à fait le même sens. Elle désigne en effet la préparation d'une entreprise frauduleuse ou d'une "arnaque". Elle comporte donc toujours une idée de tromperie.
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BONUS - Quelle est la différence entre les pirates et les corsaires ?
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Les éléphants ont-ils vraiment peur des souris ?
Vous avez certainement entendu dire que les éléphants ont peur des souris. S'agit-il seulement d'une légende ou cette affirmation comporte-t-elle une part de vérité ?
Si ce petit rongeur est dangereux pour le pachyderme, c'est qu'il serait en mesure de s'introduire dans sa trompe, jusqu'à le rendre fou. Si une souris pouvait entrer dans la trompe d'un éléphant, ce qui reste à prouver, celui-ci n'aurait aucun mal, a priori, à s'en débarrasser.
Et le pachyderme qui, grâce à sa trompe, possède un excellent odorat, n'aurait aucun mal à détecter une souris et à s'en éloigner aussitôt, s'il en éprouvait le besoin. Et On ne voit pas pourquoi un animal aussi massif aurait peur d'un rongeur qui, vu à son échelle, paraît vraiment minuscule.
Une légende à l'origine inconnue
Certains ont cependant pensé que la mauvaise vue de l'éléphant pouvait lui faire prendre une souris pour ce qu'elle n'est pas. Une récente vidéo montre en effet que des éléphants, croisant une souris, changent légèrement de chemin.
Mais ils ne semblent pas effrayés pour autant. Si c'était le cas, ils reculeraient ou déploieraient leurs immenses oreilles. Ce qu'ils ne font pas. Ils sont simplement un peu gênés dans leur progression.
D'ailleurs d'autres expériences ont montré que des éléphants, mis en présence de souris, ne s'en souciaient pas autrement.
Mais, s'il s'agit d'une légende, d'où peut-elle provenir ? On sait en tous cas que cette croyance populaire remonte très loin dans le temps, puisque les Grecs anciens parlaient déjà de l'antinomie entre l'éléphant et la souris.
Cette légende aurait-elle un rapport avec l'histoire du dieu indien à tête d'éléphant Ganesh, qui chevauche une souris gigantesque nommée Mushika ? On ne saurait le dire.
En tous cas, s'il ne semble pas que l'éléphant soit effarouché par les souris, il paraît craindre certains animaux encore plus petits qu'elles. En effet, les éléphants sont très perturbés par le bourdonnement des abeilles.
Ainsi, ils ne s'approchent pas des acacias, qui sont très appréciés de ces insectes. Ils fuient aussi les fourmis, qui peuvent s'infiltrer dans leur trompe.
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BONUS - La marée peut-elle monter aussi vite qu'un cheval ?
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Peut-on vendre des champignons ramassés dans la forêt ?
Les dimanches d'automne, la cueillette des champignons est un loisir pratiqué par de nombreux promeneurs. Et il permet d'alimenter la table familiale en produits délectables.
En effet, la cueillette est autorisée, du moins dans les forêts domaniales, mais jusqu'à une certaine limite. Elle est évaluée à l'équivalent d'un seau de champignons par famille.
Il faut donc se limiter à une cueillette clairement destinée à la consommation familiale. Elle ne doit donc pas excéder une contenance d'environ 5 litres. Si vous en ramassez davantage, vous vous exposez, en cas de contrôle, à des amendes.
Mais pouvez-vous vendre ces champignons à des particuliers ou à des restaurants par exemple ? On le sait, les champignons sont des produits savoureux et recherchés, qui se négocient à des prix assez élevés.
Aussi ne peut-on vendre de champignons ramassés dans la forêt sans respecter certaines conditions.
Une vente soumise au respect de certaines conditions
D'une manière générale, vous n'avez pas le droit de vendre des champignons dans une forêt appartenant à l''État ou à une collectivité territoriale. Dans une forêt domaniale, la mise en vente des champignons ramassés ne peut être envisagée, dans tous les cas, qu'avec l'accord explicite de l'Office national des forêts (ONF).
Par contre, rien ne vous empêche de vendre le produit de votre cueillette si la forêt dans laquelle vous avez trouvé les champignons vous appartient. Il sera cependant nécessaire de déclarer les revenus tirés de cette vente à l'administration fiscale.
Il sera alors préférable d'encadrer cette activité par la création d'une auto-entreprise, ou de toute autre structure comparable.
Vous pourrez aussi écouler votre récolte si le propriétaire de la forêt vous autorise à
ramasser des champignons sur ses terres et même à les vendre. Pour vous mettre à
l'abri de toute contestation, il vaut mieux solliciter une autorisation écrite.
Il faut enfin rappeler que le propriétaire de la forêt n'est pas obligé de la clôturer
pour faire valoir son droit sur la propriété du sol et donc des champignons. Il n'est pas tenu non plus d'en interdire la cueillette par des panneaux.
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BONUS - Pourquoi le pilote éteint-il les lumières au décolage et à l'atterrissage ?
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Existe-t-il des interdits alimentaires dans le christianisme ?
De nombreuses religions, comme l'islam ou le judaïsme, imposent des interdits alimentaires à leurs fidèles. Ce type de prescriptions semble moins répandu dans le christianisme.
Elles existent cependant, du moins jusqu'à la fin de la période médiévale. Ainsi, des textes normatifs et des conciles proscrivent la viande non saignée. Un tel interdit n'est pas seulement destiné à ménager les juifs convertis, il s'impose par lui-même aux chrétiens.
Dans les débuts du christianisme, et jusqu'au Moyen-Age, le chrétien doit respecter d'autres interdits alimentaires. Ainsi doit-il s'abstenir de consommer la viande d'un animal non tué par l'homme ou sacrifié sur un autel païen.
De même, il est interdit, du moins en principe, de manger des aliments souillés par des animaux. Certains d'entre eux sont d'ailleurs considérés, pour des raisons variées, comme impurs.
Il s'agit par exemple de la corneille, du castor ou encore de la cigogne, dont un chrétien ne saurait consommer la chair sans désobéir aux autorités religieuses.
Le rôle de l'abstinence alimentaire
Ce qui frappe cependant, dans le rapport du christianisme à la nourriture, ce n'est pas tant l'édiction de stricts interdits alimentaires que la surveillance de la quantité de nourriture absorbée.
En effet, l'Église assimile la gourmandise, et plus encore la goinfrerie, à des péchés
majeurs. Ce plaisir des sens est associé à la volupté et à la luxure. Aussi le chrétien doit-il lutter contre ces déviations et faire triompher l'esprit sur la chair.
Pour y parvenir, il doit s'imposer des périodes d'abstinence et de jeûne. L'Église leur
réserve ainsi certains moments dans l'année, comme le Carême ou l'Avent, ou dans la
semaine, le vendredi étant considéré comme un jour d'abstinence alimentaire.
Dans la période contemporaine, et notamment depuis le concile Vatican II (1962-1965),
ces règles se sont beaucoup assouplies. Ainsi, l'obligation de l'abstinence du vendredi a-t-elle été levée, en 1966, par une décision du Pape.
De même, les chrétiens sont invités aujourd'hui à respecter un jeûne plus rigoureux, durant le Carême, seulement à deux occasions, le mercredi des Cendres, qui en marque le début, et le Vendredi saint.
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BONUS - Pourquoi le ballon de rugby n'est-il pas rond ?
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Peut-on refuser d'être juré ?
En France, les citoyens jouent un rôle important dans la justice de leur pays. Ainsi, certains d'entre eux, qu'on appelle des jurés, font partie intégrante de la Cour d'assises, une juridiction répressive chargée de juger les crimes.
Les jurés sont tirés au sort sur les listes électorales. La défense ou le ministère public peuvent les récuser. S'ils sont acceptés, ils assistent aux audiences du procès, au cours duquel ils peuvent poser des questions.
Les audiences terminées, les jurés se retirent avec les juges pour délibérer. Ils se prononcent, à la majorité des voix, sur l'innocence ou la culpabilité du prévenu et, en cas de culpabilité, sur la peine à lui infliger.
Un refus possible dans certains cas
En principe, la fonction de juré ne peut pas se refuser. Il s'agit en effet d'un devoir civique. Si, sans raisons valables, un juré ne se présente pas au procès pour lequel il a été désigné, il risque une amende de 3.750 euros.
Mais vous pouvez cependant invoquer des motifs légitimes pour ne pas assister au procès en tant que juré. Il peut s'agir de l'âge, une personne de plus de 70 ans n'étant pas obligée de devenir juré.
L'absence de résidence principale dans le département où siège la Cour d'assises peut aussi vous dispenser de cette fonction.
Vous pouvez également montrer que vous êtes dans l'incapacité de vous rendre au tribunal.
Les raisons invoquées peuvent être une invalidité, une maladie, qui vous touche, ou atteint l'un de vos enfants, ou encore une surdité, qui ne vous permet pas de suivre les débats.
Par contre, vous ne pouvez pas invoquer le manque à gagner, une indemnité, qui couvre la perte de revenus et les frais de séjour, étant versée au juré.
Si vous êtes dans l'une des situations décrites, il faut adresser, dans certains délais, une demande de dispense au greffe du tribunal, qui peut vous l'accorder. Si la dispense est refusée, où si elle parvient trop tard au greffe, vous n'avez d'autre solution que d'accepter votre fonction de juré.
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BONUS - Pourquoi ne doit-on pas mettre les coudes sur la table ?
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Quels sont les prénoms interdits en France ?
Le choix du prénom à donner à un enfant est une décision importante pour ses parents. Il jouera un rôle dans son identité et dans l'image qu'il se fera de lui-même. La liste des prénoms possibles n'a cessé de s'élargir avec le temps.
Depuis une loi de 1993, le choix du prénom est entièrement libre. Les parents peuvent choisir un prénom existant ou en inventer un de toutes pièces. Ils peuvent notamment opter pour des diminutifs ou des prénoms étrangers. Il n'existe donc pas de
liste limitative de prénoms.
Les cas de refus du prénom
Il existe cependant des cas où le prénom peut ne pas être accepté par l'officier d'état-civil. Cela peut être le cas si le prénom reprend le nom de famille d'une personne connue.
L'usage d'un tel prénom peut être interdit au nom du droit qu'a toute personne de vouloir protéger son nom. De même, un prénom peut être refusé dans le cas où, l'enfant portant le nom d'un seul de ses deux parents, ce prénom reprendrait le nom de famille du second parent.
Enfin, un prénom peut être rejeté s'il est considéré comme préjudiciable à l'intérêt de l'enfant. C'est le cas d'interdiction le plus fréquent. Un prénom ridicule, grossier ou présentant, pour diverses raisons, une connotation négative, ou pouvant susciter la moquerie, peut être jugé non conforme à l'intérêt de l'enfant.
Ainsi, dans des décisions récentes, des juges ont estimé que les prénoms de « Fraise » et de « Nutella », donnés à des enfants, ne pourraient que susciter des sarcasmes et que, de ce fait, ils étaient contraires à l'intérêt de ces enfants.
Dans tous les cas, ce n'est pas l'administration qui décide de refuser un prénom. S'il le juge opportun, en effet, l'officier d'état-civil soumet le cas au Procureur de la République.
S'il estime le prénom litigieux, celui-ci transmet le dossier au juge aux affaires familiales, qui peut demander la suppression ou le changement du prénom. Bien entendu, les parents peuvent faire appel de ce jugement et, s'il est confirmé, introduire un pourvoi en cassation.
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BONUS - Pourquoi se serre-t-on la main ?
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Quelle différence y a-t-il entre un pastis, un pernod et un ricard ?
Le pastis demeure la boisson emblématique du Midi. Son goût particulier, parfumé à l'anis, est bien connu des amateurs. Mais il est parfois difficile de faire une première différence entre le pastis et le Ricard.
Une fois en bouche, en effet, il est difficile de distinguer ces deux boissons. En fait, le pastis est le nom générique donné à cet apéritif anisé, alors que le Ricard est une marque de pastis, créée en 1932, par l'industriel Paul Ricard, qui lui a donné son nom.
Confectionné avec de l'aneth, qui donne sa saveur anisée à la boisson, mais aussi du fenouil, de la sarriette, du thym ou de la réglisse, le pastis est en fait connu depuis l'Antiquité.
Ceci étant, un amateur averti pourra faire la différence entre un pastis et un Ricard. En effet, la seconde boisson est élaborée à partir d'une recette en partie secrète, qui comprend notamment de l'aneth et de la réglisse d'origine asiatique.
Le goût particulier du Ricard s'explique donc par l'utilisation d'herbes spécifiques, dont le dosage répond à des règles précises. Par ailleurs, la nature du processus de macération des plantes confère à la boisson une saveur plus intense.
Et le Pernod?
Le Pernod est une autre marque d'alcool anisé, la plus ancienne puisque sa création remonte à 1805. C'est en effet un industriel du nom de Perrenod (dont le nom deviendra Pernod) qui, s'inspirant d'une recette de la fin du XVIIIe siècle, créé une première distillerie à Pontarlier et fonde la maison Pernod Fils l'année suivante.
La boisson actuelle, mise au point en 1938, se compose du mélange de nombreuses plantes
aromatiques, comme l'anis, bien entendu, mais aussi le fenouil, la coriandre ou la menthe.
Mais le goût d'un Pernod n'est pas tout à fait comparable à celui d'un pastis ou d'un Ricard. En effet, il ne contient pas de réglisse, ou alors dans des proportions très faibles. C'est l'absence de cette plante qui, pour un amateur averti, fait toute la différence entre un Permod et les autres alcools anisés.
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D'où viennent les expressions "à brûle-pourpoint" et "à la bonne franquette" ?
Nombre d'expressions sont devenues d'un usage courant, sans que nous en connaissions toujours l'origine. C'est le cas, par exemple, de l'expression « à brûle-pourpoint ».
Quand quelqu'un, dans une réunion de famille, pose une question « à brûle-pourpoint », il le fait brusquement, sans que personne se soit attendu à une telle intervention de sa part.
Cette expression évoque donc une réaction inopinée, qui provoque un sentiment de surprise chez l'interlocuteur. Elle a une origine militaire. En effet, elle fait référence à l'habitude qu'avaient certains combattants de tirer sur un adversaire très proche d'eux. Nous dirions aujourd'hui tirer « à bout portant ».
Dans ce cas, un combattant risquait de brûler le pourpoint du soldat adverse. Il s'agissait d'une sorte de veste matelassée, qui couvrait le buste, depuis le cou jusqu'au-dessous de la ceinture.
La poudre contenue dans les armes à feu de cette époque (soit entre le XIIIe et le XVIIe siècle environ) pouvait en effet laisser des traces de brûlure sur les vêtements. D'où l'expression "à brûle-pourpoint".
Sans cérémonie
Si vous n'aimez pas « mettre les petits plats dans les grands » (une autre expression dont il serait intéressant de connaître l 'origine ), vous allez recevoir vos amis « à la bonne franquette ». Autrement dit, sans cérémonie.
La maîtresse de maison qui reçoit ainsi le fait donc en toute simplicité, sans sortir la vaisselle des grands jours ni élaborer un plan de table compliqué.
L'expression serait construite à partir du mot « franc » qui, dans certains dialectes du nord de la France, voudrait dire « loyalement » ou « franchement ». On aurait d'abord dit « à la franquette », pour parler d'une personne agissant sans détours.
On retrouve l'expression chez Marivaux par exemple et d'autres écrivains. Puis, on aurait rajouté à cette expression le mot « bonne », par contagion avec d'autres expressions, comme « à la bonne foi » par exemple.
On aurait alors opposé les gens décontractés, qui recevaient « à la bonne franquette », des courtisans et de tous ceux qui, plus soucieux des usages, agissaient « à la française ». C'est surtout à partir du XIXe siècle que l'expression est utilisée dans son sens actuel.
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Pourquoi dit-on « toucher le pactole » ?
Si vous "touchez le pactole", vous avez beaucoup de chance. En effet, cela veut dire que vous avez gagné une grosse somme d'argent. Vous voilà donc très riche.
Mais d'où vient cette expression ? Pour en comprendre l'origine, il faut remonter assez loin, dans le temps comme dans l'espace. Il faut se transporter, plus précisément, au VIe siècle avant J.-C., dans un petit pays d'Asie Mineure, la Lydie.
Elle était alors gouvernée par un Roi nommé Crésus. Or, il s'aperçoit un jour que le lit de la rivière qui traverse son pays et arrose sa capitale, Sardes, est tapissé de sables aurifères.
Or, cette rivière s'appelait le Pactole. Depuis, être "riche comme Crésus", c'est devenir millionnaire, ou plus encore, et "toucher le pactole", qui est devenu un nom commun, c'est découvrir un trésor ou gagner le gros lot à la Loterie.
Une richesse peu utile
Reste une dernière question. Comment le Pactole s'est-il ainsi rempli d'or ? Pour trouver l'explication, il faut recourir, là encore, non à l'Histoire mais à la légende.
Elle nous raconte que le Roi Midas qui, au VIIIe siècle avant notre ère, régnait sur un autre pays d'Asie Mineure, la Phrygie, avait rendu service au dieu Bacchus. Pour le récompenser, celui-ci lui accorde une faveur : il transformera en or tout ce qu'il touchera.
Dès lors, Midas pense sa fortune assurée. Mais il s'aperçoit bien vite qu'il ne peut ni manger ni boire, car même l'eau et la nourriture se changent en or. Peu désireux de mourir de faim ou de soif, il demande l'annulation de son vœu. Pour l'obtenir, il doit se laver dans le Pactole, qui coule aussi dans son Royaume, voisin de la Lydie.
C'est alors que se seraient déposées au fond de la rivière les paillettes d'or qui allaient faire la fortune de Crésus.
D'après un autre récit, toujours issu de la mythologie, un fils d'Apollon, Chius, aurait plongé dans le Pactole, les poches remplies d'or. Il tentait ainsi d'échapper aux soldats de Crésus, à qui il aurait dérobé un trésor.
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