
Choses à Savoir - Culture générale
Par Choses à Savoir
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3354 épisodes · page 37 sur 112

Qui était Elephant Man ?
La vie de Joseph Merrick, que ses difformités ont fait surnommer, de son vivant, "Elephant man", a inspiré au cinéaste David Lynch un film devenu aujourd'hui un classique.
Né en 1862 à Leicester, en Angleterre, Joseph Merrick est d'abord un enfant normal. Puis, un peu avant deux ans, sa bouche commence à se déformer. Quelques années plus tard, une chute le rend boiteux.
Peu à peu, des excroissances modifient son visage au point de le rendre méconnaissable et de lui donner une vague ressemblance avec l'animal qui lui vaudra son surnom. L'une de ses mains se déforme aussi, devenant beaucoup plus grosse que l'autre.
La peau, devenue rugueuse, subit également de nombreuses déformations.
Exposé aux moqueries des autres enfants et aux cruelles railleries de sa belle-mère, le jeune Joseph s'échappe du domicile paternel vers l'âge de 15 ans. Il avait déjà quitté l'école et trouvé du travail dans une fabrique de cigares.
Car l'adolescent, dont les difformités n'entamaient nullement l'intelligence, était capable de travailler. Il vend ensuite des articles de mercerie, mais ses clients sont souvent révulsés par son aspect.
En 1879, il est admis dans un hospice, où les conditions de vie ne sont guère différentes de celles d'une prison. Il finit par s'enfuir et rejoint alors un cirque itinérant, où on l'exhibe comme une bête de foire.
Mais son cas finit par émouvoir un directeur d'hôpital qui, avec le soutien de la Reine Victoria, le fait admettre, comme résident permanent, à l'hôpital de Londres. Il y meurt le 11 avril 1890, probablement pour avoir voulu dormir allongé.
En effet, du fait du poids de sa tête déformée, il ne pouvait dormir qu'assis. Dans la position allongée, le poids de la tête a dû étouffer le malheureux.
Joseph Merrick souffrait probablement du syndrome de Protée, une maladie génétique se manifestant par l'apparition de malformations de grande taille affectant la peau ou les os.
Sa mère ayant été bousculée par un éléphant, dans une parade de cirque, on pensait, à l'époque, que cet incident était à l'origine des difformités de l'enfant.
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Quelle est la différence entre la tutelle et la curatelle ?
La tutelle et la curatelle sont des situations qui sont souvent confondues. Il est vrai qu'elles comportent des similitudes. En premier lieu, elles sont toutes deux des mesures de protection juridique.
Elles permettent en effet de protéger une personne majeure en situation de dépendance ou de vulnérabilité des erreurs qu'elle peut commettre ou de l'exploitation dont elle peut être la victime.
De même, la mise sous tutelle comme la mise sous curatelle sont décidées par le tribunal judiciaire. Par ailleurs, qu'elle soit sous tutelle ou sous curatelle, la personne a la plénitude de ses droits civiques, et peut voter, sans aucune intervention du tuteur ou du curateur. Dans les deux cas, elle peut également se marier en toute liberté, résider où bon lui semble ou fréquenter qui elle veut.
...Mais aussi des différences
Ces deux mesures de protection juridique ne sont pourtant pas semblables en tous points. On trouve les principales différences, entre la tutelle et la curatelle, dans les questions relatives au patrimoine et à la gestion financière.
Ainsi, le majeur sous curatelle peut accomplir seul ce qu'on appelle les actes d'administration, autrement dit ceux qui relèvent de la gestion courante. Au contraire, c'est le tuteur qui, agissant par représentation, gère les finances de la personne sous tutelle.
Pour faire une donation ou modifier son patrimoine, la personne sous curatelle a besoin de l'assistance de son protecteur juridique, alors que, dans le cas de la tutelle, c'est le tuteur seul qui prend les mesures nécessaires. Un majeur sous curatelle peut rédiger seul son testament, alors que le majeur sous tutelle a besoin de l'autorisation du juge. Par contre, il peut le résilier de son propre chef.
De même, une personne sous curatelle peut conclure ou rompre un contrat de travail, tandis que le tuteur agit, dans ce cas, au nom du majeur sous tutelle.
Par ailleurs, la personne sous curatelle peut rédiger librement ses directives anticipées, qui précisent ses souhaits quant à la fin de vie, alors que, pour cela, le majeur sous tutelle a besoin de l'autorisation du juge ou du conseil de famille.
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Pourquoi faut-il mouiller son verre avant de se servir une bière ?
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Qu'est-ce que la "nuit américaine" au cinéma ?
La "nuit américaine" est un procédé utilisé au cinéma pour tourner en plein jour des scènes qui, à l'écran, sont censées se dérouler de nuit. Contrairement à ce que peut laisser penser son intitulé, cette expression a été forgée par des cinéastes français.
L'utilisation de cette technique suppose d'équiper la caméra de certains filtres. S'il s'agit d'un film en couleurs, on peut ajouter un filtre violet ou bleu, qui donne une tonalité bleue à la pénombre.
Un filtre rouge permet d'assourdir les couleurs sur l'ensemble de l'écran, alors qu'un filtre dégradé n'accentue l'obscurité que sur la partie supérieure.
Les films en noir et blanc posent des problèmes spécifiques. Pour assombrir le ciel, il faut employer un filtre rouge. Pour éviter qu'ils ne ressortent, les lèvres et le visage des comédiens doivent subir un maquillage plus accentué. Enfin, la nuit américaine n'est efficace que si le ciel est sans nuages.
Un procédé plus économique, moins utilisé aujourd'hui
Si de nombreux réalisateurs avaient recours à la nuit américaine, jusque dans les années 1980, c'était surtout pour des raisons économiques. En effet, un tournage de nuit nécessitait l'emploi d'un matériel spécifique et le savoir-faire de techniciens qu'il fallait payer plus cher.
L'utilisation de ce procédé permettait donc de réduire les coûts de production. Mais la technique est moins utilisée aujourd'hui, même si les caméras numériques comportent des réglages permettant de reproduire facilement un effet de nuit américaine.
Et elles sont assez sensibles pour tourner, la nuit, avec le seul secours de l'éclairage public. Les tournages de nuit étant, de ce fait, beaucoup moins onéreux, on n'est plus obligé de recourir aussi souvent au procédé de la nuit américaine.
Par ailleurs, des techniques permettent aujourd'hui de recréer l'obscurité, dans certaines scènes, après le tournage du film, au stade la postproduction.
Néanmoins, la nuit américaine est toujours employée, par quelques cinéastes, pour tourner des scènes censées se passer la nuit, dans un lieu dépourvu d'éclairage public. Elle est également utilisée par des réalisateurs désireux de retrouver la tonalité de films plus anciens.
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Pourquoi des essais nucléaires permettent de connaitre l’âge de baleines ?
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Quelle différence y a-t-il entre un manchot et un pingouin ?
Certains animaux se ressemblent beaucoup, au point qu'on les confond souvent. C'est notamment le cas des pingouins et des manchots. À première vue, le néophyte un peu pressé ne verra guère de différences entre eux.
Et pourtant, ces animaux appartiennent bien à des espèces différentes. On relève même 18 espèces de manchots, qui n'ont rien à voir avec les 18 espèces de pingouins connues (même s'il n'en existe qu'une seule encore vivante aujourd'hui).
Par ailleurs, ces animaux n'évoluent pas dans les mêmes habitats. Les pingouins ne sont présents que dans l'hémisphère Nord, du pôle Nord aux côtes de l'Amérique du Nord et de l'Europe septentrionale, puisqu'on en trouve en Islande ou en Russie.
De leur côté, les manchots ne fréquentent que les terres de l'hémisphère Sud, de l'Antarctique, qui est leur habitat principal, en passant par la Nouvelle-Zélande ou l'Australie.
Ce qui différencie encore les manchots et les pingouins, c'est l'usage qu'ils font de leurs ailes. Les premiers ne peuvent pas décoller du sol et font partie, avec les autruches ou les émeus, des oiseaux incapables de voler.
Ce qui ne veut pas dire que leurs ailes sont inutiles. Mais elles servent plutôt de nageoires, car les manchots, très à l'aise dans l'eau, sont d'excellents plongeurs.
Avec leurs petites ailes, leur corps ramassé et leur démarche pataude, on peut penser que les petits pingouins, la seule espèce encore existante, ne sont pas non plus très bien armés pour voguer dans les airs.
Et pourtant, les pingouins peuvent voler. C'est du moins ce que prétendent certains spécialistes, qui rappellent que leur corps moins massif et leurs ailes, courtes mais mieux adaptées au vol, les rendent plus aptes à cet exercice.
Dernière différence enfin, et non la moindre : les pingouins sont beaucoup plus petits et légers que les manchots. En effet, le pingouin mesure environ 40 cm, contre plus d'un mètre, en moyenne, pour le manchot. Et ce dernier pèse autour de 40 kg, alors que le poids du pingouin varie entre 500 et 750 grammes.
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Pourquoi le mois de février commémore l'histoire des personnes noires aux Etats Unis ?
Si le mois de février revêt une importance particulière pour les Noirs américains, c'est que Carter G Woodson, l'un des défenseurs les plus acharnés de leur cause, en a fait la période dédiée à la promotion de leurs droits.
Il voit le jour en Virginie en 1875. Ses parents sont des esclaves, qui finiront par être affranchis. Il prend conscience très tôt de la ségrégation qui pèse sur sa communauté. Même si l'esclavage a été aboli par Lincoln, en 1848, les Noirs restent encore largement privés de droits.
Ainsi, le jeune Carter est obligé de travailler dans une mine de charbon et d'aider ses parents dans la ferme familiale. Malgré son désir de faire des études, il ne peut fréquenter le lycée qu'à partir de l'âge de 20 ans. Ce qui ne l'empêchera pas de décrocher un doctorat en histoire.
Carter G Woodson pense que si beaucoup d'Afro-Américains demeurent passifs face à la discrimination qui les opprime, c'est qu'ils ne connaissent pas assez leurs droits et leur histoire.
Il donne alors des cours gratuits et organise des expositions, dont l'une, qui se tient en 1915, rencontre un grand succès. Excellent orateur, il retrace l'histoire de sa communauté, depuis la lointaine Afrique jusqu'au début de l'émancipation, dont il relate ensuite toutes les étapes.
Il insiste sur les droits que les Noirs ont obtenus, et qu'ils se doivent de défendre. Il souligne aussi les talents et les potentialités d'une communauté qui doit reprendre confiance en elle-même.
Pour soutenir son action, Woodson crée un journal et une association, l'"Association pour l'étude de la vie et de l'histoire afro-américaines", qui dispense notamment des cours gratuits sur l'histoire de cette communauté.
En 1926, Woodson lance la "Negro history week". Elle se tient en février, notamment en référence au mois de naissance d'Abraham Lincoln, qui abolit l'esclavage. En 1976, cette manifestation s'étend à tout le mois de février, avant que le Congrès n'en fasse, en 1986, le mois officiel de célébration de l'histoire des personnes noires.
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Faut-il sauter dans un ascenseur en chute libre ?
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Pourquoi les carottes ont-elles la réputation de rendre aimable ?
Les enfants préfèrent souvent les friandises aux légumes. Ils font parfois la grimace devant leur plat d'épinards ou de carottes. Pour les encourager à les manger, les parents disent parfois à leur progéniture que les carottes "rendent aimable".
Ce dicton serait apparu en Angleterre, dans les années 1940, à la suite de l'habitude qu'avaient leurs propriétaires d'offrir ce légume à leurs ânes. On sait, en effet, à quel point ces animaux sont têtus.
S'ils refusent d'avancer, on aura beau tirer sur leur bride, ils resteront sur place. Alors, comme ils sont friands de carottes, on leur en présente une au bout d'un bâton. Et les voilà qui s'avancent pour saisir la friandise. Ils semblent tout à coup devenus plus coopératifs.
On pouvait donc avoir l'impression que les carottes avaient contribué à adoucir leur caractère. Mais si, malgré tout, ils persistaient dans leurs mauvaises habitudes, on pouvait revenir à la manière forte. D'où l'expression "la carotte ou le bâton".
Mais un dicton recèle souvent un fond de vérité. C'est le cas pour celui-ci. Et, de fait, il semble que les carottes rendent vraiment aimable.
Elles le doivent d'abord à la présence d'un pigment végétal, qui leur donne leur couleur orangée. Son nom, "caroténoïde", a d'ailleurs été forgé à partir de celui du légume.
Or sa consommation rendrait plus optimiste. Des chercheurs américains l'ont constaté en
analysant la composition sanguine de 1.000 volontaires ayant consommé des aliments contenant des caroténoïdes.
Par ailleurs, la carotte contient entre 6 et 9 % de sucre, ce qui en fait le légume le plus sucré. Elle donne donc à ceux qui en mangent une énergie qui peut leur faire voir la vie en rose.
Il faut d'ailleurs noter que les carottes ne sont pas les seuls aliments à contenir des caroténoïdes. On en trouve aussi dans les épinards, les abricots, les mangues ou le potiron.
Et les carottes ne sont pas seulement bonnes pour le moral. Elles activent aussi la digestion, réduisent les risques de contracter certaines maladies cardiovasculaires et préviennent la prise de poids.
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Pourquoi la peau des doigts se plisse dans l’eau ?
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Combien de fois peut-on tomber amoureux dans sa vie ?
Rien ne laisse la science indifférente, pas même nos relations sentimentales. En effet, des chercheurs britanniques ont voulu savoir si les hommes et les femmes tombaient plusieurs fois amoureux au cours de leur vie.
Pour le savoir, ils ont réuni 3.000 volontaires et leur ont soumis des questionnaires. Après les avoir examinés, ils ont rendu leur verdict. Et la réponse de la science est étonnamment précise.
D'après elle, un être humain se mettrait en couple avec un autre partenaire cinq fois dans sa vie. Mais la relation avec l'être aimé ne serait pas la même à chaque fois. En effet, il ne tomberait vraiment amoureux que trois fois.
Mais la capacité de la science à s'immiscer dans les replis du cœur humain n'a pas fini de nous surprendre. Elle n'est pas seulement capable d'indiquer le nombre de fois où, à l'en croire, chacun de nous trombe amoureux.
Elle peut également préciser le caractère spécifique de chacun de ces coups de foudre. Car ils n'auraient pas la même signification. Chacun d'eux serait comme une étape nécessaire de notre cheminement sentimental.
Cupidon frapperait une première fois au moment de l'adolescence. Ce serait alors le grand amour, pur et idéaliste, un peu comme celui qui, dans les contes de fées, unit le prince charmant à la belle princesse. Un amour qui se fracasserait au dur contact de la réalité.
Le second épisode amoureux serait moins romantique. Venant après une déception sentimentale, il permettrait surtout de meubler un vide existentiel. Il s'agirait d'une relation moins idyllique, dans la mesure où les partenaires se rendraient compte assez vite qu'ils se sont dupés sur la réalité de leurs sentiments.
Des histoires qui, malgré l'échec final, ne seraient pas vaines. Elles permettraient d'acquérir l'expérience nécessaire à l'apparition d'un véritable équilibre sentimental. Dès lors, le dernier épisode amoureux pourrait se mettre en place, plus durable celui-là. Mûris par les expériences précédentes, les amoureux seraient alors capables de nouer un pacte, sinon pour la vie, du moins pour une longue période.
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Pourquoi les Egyptiens se maquillaient-ils ?
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Pourquoi les avocats portent-ils une robe noire ?
Comme d'autres professions, les avocats revêtent un costume spécifique. Il se compose d'une robe noire, d'un rabat de couleur blanche, en coton, et d'une épitoge, deux brins de tissu portés sur l'épaule gauche. L'une de ces bandes pend sur la poitrine et l'autre dans le dos.
Ce costume, et notamment le port de la robe, n'est devenu une obligation, pour les avocats, que depuis une loi du 31 décembre 1971. Elle les oblige donc, comme d'autres corps de métier, à porter un uniforme, symbole de leurs fonctions.
Mais si la robe noire des avocats n'est devenue obligatoire que depuis une cinquantaine d'années, elle faisait partie de leur tenue depuis bien plus longtemps.
Cette longue robe noire, aux vastes manches, les avocats la doivent à leurs lointains devanciers. Sous l'Ancien Régime, en effet, la plupart des avocats étaient des clercs. Ils siégeaient notamment au Parlement de Paris, le plus haut degré de juridiction de l'époque, et dans les Parlements provinciaux.
Or, les prêtres portent alors une soutane, même si certains s'en dispensent. Cet habit, long et fermé, doit les distinguer des laïcs. Par bien des aspects, la robe de l'avocat ressemble à une soutane.
Il n'est pas jusqu'aux 33 boutons qui la ferment, en souvenir de l'âge du Christ au moment de sa mort, qui n'y fassent penser.
Si la robe d'avocat a conservé de son origine sa forme générale et sa teinte sombre, elle n'en a pas moins légèrement changé d'aspect. Ainsi, elle s'est raccourcie avec le temps, s'arrêtant aujourd'hui à mi-mollet. De même, si la traîne existe toujours, elle est rabattue à l'intérieur du vêtement.
Par souci de modestie, sans doute, et pour ne pas prêter le flanc à des critiques qui soulignent déjà le coût de la robe, compris entre 500 et 1.000 euros , parfois beaucoup plus.
Emblème de la fonction, et symbole de la justice, la robe ne doit être portée qu'au prétoire, ou dans de rares occasions, comme l'enterrement d'un collègue par exemple. L'avocat ne saurait donc l'arborer dans son cabinet ou dans la rue.
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Qu’est-ce qu’un prénom “épicène” ?
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Pourquoi l’effet Fujiwhara est-il si rare ?
On observe, notamment du fait du réchauffement climatique, la formation de cyclones et d'ouragans de plus en plus nombreux. Ces phénomènes climatiques ont leurs lois propres, mais ils ont aussi un comportement particulier quand ils se rapprochent l'un de l'autre.
Ces mouvements ont été étudiés, dès le début des années 1920, par un météorologue japonais, Sakuhei Fujiwhara, qui étudiait les tourbillons. C'est en examinant leurs évolutions dans un bassin que le scientifique a compris comment se comportaient deux tourbillons voisins.
En référence à ces travaux, on a dès lors donné le nom d'"effet Fujiwhara", ou "Fujiwara", aux interactions entre deux cyclones proches. La théorie est donc bien connue depuis des décennies, mais on n'a vraiment pu la vérifier, à partir des années 1960, que grâce aux observations des satellites.
Le comportement de chaque cyclone dépend en partie de son importance. Quand deux cyclones de taille équivalente se rencontrent, ils se mettent à tourner autour d'un point situé entre eux. Ils forment alors un ensemble binaire et se comportent un peu comme deux satellites en orbite autour d'une planète.
La position de ce point de gravité, appelé "barycentre", dépend en partie de l'intensité des cyclones concernés.
Puis, après avoir évolué ainsi un certain temps, les deux cyclones finissent souvent par fusionner pour n'en former qu'un seul. Né des deux systèmes, ce nouveau cyclone adopte, en principe, un nouveau trajet. Mais, après avoir dansé ensemble un certain temps, les deux cyclones peuvent aussi se séparer et reprendre chacun leur chemin.
Ce phénomène est plus manifeste quand les deux cyclones sont assez intenses et qu'ils sont distants de moins de 1.400 kilomètres environ.
Si l'un des cyclones est plus important que celui dont il se rapproche, il finit par attirer ce dernier. Le plus petit cyclone tourne alors autour du plus volumineux.
Cet effet Fujiwhara est assez rare, surtout dans l'Atlantique. Il est un peu plus fréquent dans le Pacifique, surtout dans sa partie nord-ouest, où, de toute façon, les cyclones et tempêtes tropicales sont plus nombreux.
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BONUS WEEK-END: Comment Tim Jenkin s'est-il évadé de prison ?
Cet épisode vous a plu ? Découvez mon podcast La folle épopée !
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Tim Jenkin naît en Afrique du Sud en 1948. Après ses études secondaires, il exerce divers emplois alimentaires, puis s'installe en Grande-Bretagne en 1970. Jusque là, rien ne l'incite à s'intéresser à la situation politique de son pays. De son propre aveu, il accepte l'apartheid sans trop se poser de questions. Revenu dans son pays pour y étudier la sociologie, sa conscience politique émerge peu à peu. Avec un ami, rencontré à l'université, il finit par gagner l'Angleterre, où il rejoint le Congrès national africain (ANC). Principale organisation de lutte contre la ségrégation raciale, elle est interdite en Afrique du Sud...
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Quelles règles doit respecter un sport pour devenir discipline olympique ?
Alors que, dans quelques mois, doivent se tenir, à Paris, les prochains Jeux olympiques, on peut se demander quelles conditions doit remplir un sport pour devenir discipline olympique.
En effet, même s'ils ont été présents lors de certaines olympiades, certains sports, comme le rugby, le karaté ou le baseball, sont aujourd'hui exclus de ces compétitions internationales.
Pour être considéré comme une discipline olympique, un sport doit d'abord être encadré par une fédération internationale. Par ailleurs, il doit être répandu à travers le monde et compter de nombreux adeptes.
Pour devenir discipline olympique, un sport masculin doit être pratiqué dans 75 pays, répartis sur quatre continents. Concernant les disciplines féminines, on doit les pratiquer dans 40 pays et trois continents.
Si un sport veut être présent aux Jeux olympiques, il doit également respecter un certain nombre de principes, indiqués notamment dans la Charte olympique.
Il doit ainsi se conformer à des règles rigoureuses en matière de lutte contre le dopage. Pour être accepté au niveau olympique, un sport doit adhérer au code mondial anti-dopage, qui dresse la liste des substances interdites aux athlètes, aussi bien avant que pendant les épreuves.
Les fédérations sportives concernées doivent encore s'engager à respecter d'autres règles, notamment en matière d'égalité des sexes ou de financement. D'une manière générale, l'image du sport, auprès du public, ainsi que sa popularité, sont également prises en compte.
Une autre condition porte sur le nombre d'athlètes. En effet, 10.500 sportifs, au maximum, peuvent participer aux Jeux d'été. Ainsi, si l'on accepte de nouveaux sports, on peut être amené, pour respecter ce seuil, à en éliminer d'autres. Une condition assez paradoxale, la promotion des uns entraînant le bannissement des autres.
Enfin, pour le faire admettre comme discipline olympique, une fédération doit présenter la candidature d'un sport. Elle ne sera avalisée que par un vote favorable du conseil exécutif du Comité international olympique (CIO). En principe, ce vote intervient trois ans avant les prochains Jeux olympiques.
Ainsi, des disciplines comme l'escalade ou le surf, qui avaient posé leur candidature pour les JO de Paris, ont été agréées par le CIO.
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Pourquoi le coq est l'emblème de la France ?
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Comment le drapeau planté sur la Lune peut-il flotter sans vent ?
On le sait, la théorie du complot revisite tous les grands événements à l'aune d'un doute systématique. Et les voyages sur la Lune, confiés aux missions Apollo, n'échappent pas à la règle.
D'après ces théories conspirationnistes, les hommes ne se sont jamais posés sur notre satellite. La preuve ? Les images censées nous parvenir de la Lune, en 1969, au moment où, pour la première fois, des hommes en foulent le sol.
On y voit, en effet, un drapeau déployé. Or, comment un drapeau peut-il flotter sur la Lune, alors qu'il n'y a pas d'atmosphère, donc pas de vent, sur notre satellite ?
De fait, s'il avait été laissé à lui-même, le pavillon américain planté sur la Lune aurait lamentablement pendu le long de sa hampe. Aussi la NASA a-t-elle imaginé un stratagème très simple.
Elle a prévu un bras télescopique horizontal. Introduit dans le tissu, par un procédé spécifique, il tend le drapeau, donnant l'illusion qu'il est agité par une brise lunaire.
Mais les complotistes n'ont pas dit leur dernier mot. Ils se demandent, en effet, comment, en l'absence de vent, des plis peuvent se former sur le drapeau. De fait, on peut les voir sur les photos.
Bien entendu, l'étoffe n'est pas froissée par le vent, mais par les marques faites au cours du voyage et par le gel. N'oublions pas qu'il fait très froid sur la Lune. Les plis du drapeau étaient en quelque sorte figés, donnant encore plus l'impression de flotter au vent.
Le drapeau fiché dans le sol lunaire par les astronautes d'Apollo 11 a fini par disparaître. Mais il a été remplacé par d'autres pavillons. La bannière étoilée "flotte" donc toujours sur la Lune.
Mais il est arrivé, au moins une fois, que l'un de ces drapeaux soit vraiment agité par le vent. En effet, au cours de la mission Apollo 12, en novembre 1969, les astronautes ont voulu sortir du module lunaire, posé sur le sol de notre satellite.
Pour ouvrir la porte, ils ont dépressurisé la cabine, ce qui en a chassé l'air et agité un drapeau qui se trouvait non loin de là.
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Pourquoi dit-on "blond vénitien" ?
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Qu'est-ce qu'une « zone morte » en mer ?
De vastes régions maritimes sont considérées par les spécialistes comme des "zones mortes" ou "hypoxiques". Elle se signalent par une faible quantité d'oxygène. Elles apparaissent de façon naturelle, généralement entre 200 et 800 mètres de profondeur.
Mais ces zones mortes sont de plus en plus nombreuses. Un rapport officiel de 2008 en dénombrait 405, certaines s'étendant sur des milliers de kilomètres. Au total, ces zones mortes représenteraient plus de 4,5 millions de km2.
Si l'oxygène se raréfie ainsi, dans certaines régions maritimes, ce serait, là encore, en raison du réchauffement climatique. En effet, plus l'eau est chaude, moins elle contient d'oxygène. Un phénomène encore aggravé par le déversement dans les mers et océans de pesticides et d'engrais chimiques.
Cette situation menace gravement la faune et la flore marines. Si les poissons, plus rapides, peuvent parfois trouver refuge dans des zones plus propices, les crustacés, au déplacement plus lent, et certains mollusques, fixés aux rochers, sont condamnés à l'asphyxie.
Les scientifiques ne cessent de découvrir de nouvelles zones mortes. Certaines sont même d'une taille impressionnante. C'est le cas de celle qu'ils viennent d'identifier dans le golfe d'Oman, qui relie la mer d'Arabie au golfe Persique.
En effet, elle est plus vaste que l'Écosse. Les spécialistes en soupçonnaient bien l'existence, mais, en raison des conflits récurrents qui perturbent ce secteur, ils n'avaient pas pu en mesurer l'étendue. Ni vraiment apprécier la gravité de la situation.
Car, pour eux, il s'agirait d'un véritable désastre écologique. Un constat d'autant plus alarmant que cette zone morte continue de s'étendre. Les chercheurs l'ont établi à partir des observations faites par deux robots sous-marins, capables de plonger jusqu'à 1.000 mètres de profondeur.
Elles ont bien montré que, privées d'oxygène, la faune et la flore marine de cette zone étouffaient littéralement. On a également constaté une élévation ou une baisse du niveau de la zone morte en fonction des saisons.
En plus de ses conséquences sur la biodiversité, cette extension des zones mortes ne peut qu'avoir un impact sur l'homme, notamment en termes d'emploi et de ravitaillement.
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Pourquoi les sorcières volent-elles sur un balai?
On n'imagine pas plus un Père Noël sans barbe blanche qu'une sorcière sans balai. Cet objet familier, que la sorcière enfourche pour se rendre au sabbat, fait partie de ses attributs les plus connus.
Mais la sorcière montée sur son balai volant n'est vraiment représentée ainsi qu'à partir du XVe siècle. Auparavant, elle était plutôt censée se déplacer à dos de bouc ou de sanglier.
N'oublions pas que la plupart des sorciers sont des femmes. Le balai étant associé à leurs activités domestiques, elles pouvaient le garder chez elles sans attirer les soupçons.
Rappelant le balai en genêt des druides gaulois, aux vertus magiques, ce banal outil de nettoyage pouvait se transformer, sous l'incantation de la sorcière, en une monture aérienne.
Au Moyen-Âge, dans certains pays, le balai était aussi associé à certaines légendes, comme celle qui voyait en lui l'instrument nécessaire au nettoyage de la maison avant Noël, de façon à recevoir dignement les fées du foyer.
Mais d'autres explications ont été apportées à l'usage du balai par les sorcières. L'une d'elles se réfère à l'habitude qu'avaient déjà certains, au Moyen-Âge, de se droguer avec de l'ergot de seigle, une substance hallucinogène.
Ingérée par voie orale, elle provoque des vomissements. Des femmes auraient alors trouvé un autre moyen. Elles auraient passé cette substance sur le manche d'un balai, puis l'auraient mis en contact avec les muqueuses génitales.
Elles se seraient alors "envolées" pour un voyage psychédélique qui, à l'époque, fut pris pour un sabbat satanique. On peut trouver d'autres explications du même ordre, inspirées notamment par la psychanalyse.
Ainsi, selon certains auteurs, le manche du balai représente le phallus. En le chevauchant, les sorcières s'attribuent donc un membre viril. Autrement dit, elles prennent le pouvoir qu'elles n'ont pas. Ce serait donc une revendication féministe avant l'heure.
On a d'ailleurs cru discerner dans ces chevauchées nocturnes une façon d'échapper à la couche conjugale et à l'emprise d'un mari dominant. D'ici à voir dans ces sabbats de sorcières une tentative de libération sexuelle, il n'y avait qu'un pas.
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Qui est « le monstre aux 21 visages » au Japon ?
Dans les années 1980, le "monstre aux 21 visages" a défrayé la chronique au Japon. Il ne s'agissait pas d'un seul criminel, mais d'un groupe mystérieux, qui avait choisi de se faire appeler ainsi.
Et ses victimes ne sont pas prises au hasard. En effet, ce "monstre" collectif semble animé d'une haine particulière contre le monde de l'entreprise. De fait, le 18 mars 1984, des individus masqués font irruption au domicile de Katsuhisa Ezaki, patron du groupe Glico, qui gère des confiseries.
L'homme d'affaires est alors enlevé. Peu après ce rapt, les malfrats réclament une rançon de 1 milliard de yens, ce qui équivaut à peu près à 4,5 millions d'euros. Mais l'entrepreneur réussit à leur fausser compagnie.
Les criminels ne se contentent pas de kidnapper le président du group Glico, ils s'en prennent à l'entreprise elle-même. En effet, ils mettent le feu à des véhicules, dans le parking de la société, et même à certains de ses locaux.
Puis ils envoient une lettre à l'adresse de l'entreprise, révélant qu'ils ont empoisonné les bonbons qu'elle fabrique. On ne trouvera aucun poison dans ses confiseries mais, par précaution, on préfère retirer ses produits de la vente.
Mais le "monstre aux 21 visages" n'a pas fini de sévir. Délaissant le groupe Glico, il réserve le même sort à d'autres entreprises du secteur alimentaire. Puis, en octobre 1984, il envoie une lettre à "toutes les mamans japonaises", leur indiquant que 20 paquets de bonbons empoisonnés ont rejoint les rayons des magasins.
La police les retrouvera avant qu'ils ne soient achetés par des consommateurs. Tout au long de cette rocambolesque histoire, les malfaiteurs donnent des indices à la police et se moquent de son incompétence.
Chargé d'apporter la rançon qu'une entreprise a décidé de payer au "monstre", un policier est sur le point d'arrêter un homme qui surveille ses mouvements. Il fait dresser le portrait robot de cet individu aux "yeux de renard".
Mais il ne permet pas de mettre la main sur les criminels et, aujourd'hui, l'affaire n'est toujours pas élucidée.
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BONUS WEEK-END: Pourquoi le marin Bernard Moitessier renonça à la victoire ?
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Quand Bernard Moitessier se lance dans le "Golden Globe challenge", en 1968, c'est un marin aguerri. C'est la première course autour du monde en solitaire. Organisée par un journal britannique, le "Sunday times", elle ne prévoit ni escales ni moyens de communication élaborés...
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Quelle est la différence entre athée et agnostique ?
Dans le langage courant, les mots "athée" et "agnostique" sont souvent donnés comme des synonymes. Et pourtant, ils ont un sens bien différent.
L'athée ne croit pas en l'existence d'un Dieu, de divinités ou même d'une force ou d'un être immanents. En effet, le terme est formé du grec "theos", qui signifie "dieu", et du privatif "a", voulant dire "sans".
Le sens est donc sans ambiguïté. L'athéisme, qui postule que la seule réalité est la matière, est donc l'expression d'une conviction, et même, pour certains, d'une forme de croyance.
Certains athées sont donc des militants qui, comme d'autres croyants, sont tentés d'imposer leurs convictions aux autres. Ce sont aussi des gens qui, la plupart du temps, croient dans le progrès et les réalisations de la science.
Les mots "agnostique" et "agnosticisme" ont été forgés, à la fin du XIXe siècle, par le naturaliste anglais Thomas Huxley. Il a créé ce terme en partant du grec "gnosis", qui signifie "connaissance", et du privatif "a" , que nous avons rencontré dans le mot "athée".
Un "agnostique" est donc, au sens littéral, un "ignorant". Et, en effet, ce terme le définit bien. De fait, l'agnostique ne nie pas qu'il puisse exister un Dieu, ou une divinité, il n'affirme pas non plus leur existence.
Il dit simplement qu'on ne peut pas répondre à la question de savoir si Dieu, ou toute forme de transcendance, existent ou non. L'être humain, en effet, n'est pas en capacité de répondre à une pareille question. Il n'a pas accès à un surnaturel auquel sa raison ne peut donner aucun sens. Ce qui ne signifie pas qu'il en nie la possible existence.
Il ne peut donc qu'avouer son ignorance en la matière. Pour un agnostique, c'est la seule attitude rationnelle, et même possible. C'est en tout cas un écho à la célèbre pensée de Socrate ; "tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien". Ce qui induit le philosophe à faire preuve d'humilité et à rechercher constamment la vérité.
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Pourquoi y a-t-il des rues fictives en Italie ?
À première vue, le terme de rue "fictive" peut paraître assez singulier. En effet, les artères de nos villes, le long desquelles s'alignent maisons et boutiques, nous semblent bien réelles. On ne voit d'ailleurs pas comment il pourrait en être autrement.
Et pourtant, il existe au moins un pays dans lequel certaines rues n'ont qu'une existence administrative. En Italie, en effet, le nom de certaines voies est bien consigné sur des registres, mais le promeneur curieux les chercherait en vain. Car, das la réalité, elles n'existent pas.
Alors pourquoi cette fiction ? Elle tient à la nécessité de donner une adresse aux personnes qui n'ont pas de domicile fixe. Sans elle, on ne pouvait savoir si elles étaient vivantes ou mortes.
Ainsi, c'est grâce à la création de ces rues fictives, généralisée après la Seconde Guerre mondiale, que ces gens mobiles ont pu obtenir le droit de vote et certains droits sociaux.
Cette adresse, fictive mais reconnue par les autorités, leur a également permis d'avoir une identité officielle. Possédant une adresse, ces personnes avaient donc une existence légale.
En avril 2022, l'Italie comptait 237 rues fictives. Au départ, y étaient surtout domiciliés des artistes de cirque ou des colporteurs. Aujourd'hui, ce sont surtout des sans-abris qui "habitent" dans ces rues imaginaires.
Certaines ont des vocables neutres, qui rappellent leur fonction. Ainsi, on trouve un rue "du Registre". Mais d'autres ont reçu des noms plus personnalisés, comparables à ceux donnés aux rues ordinaires.
À Rome, une voie fictive a reçu le nom d'une personne sans abri, morte dans la rue. De même, la ville de Tortone a donné le nom d'un prêtre à l'une de ces rues imaginaires. Certaines appellations, comme "rue de la Charité" ou "Rue sans adresse fixe", ont cependant paru plus contestables, notamment aux associations venant en aide aux personnes sans domicile fixe.
De très nombreuses personnes sont parfois domiciliées dans ces rues fictives. Ainsi, environ 19.000 habitants sont censées résider dans une des rues fictives de Rome.
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Qu'est-ce que « la malédiction des ressources naturelles » ?
Certains pays ont des avantages propres à leur assurer une prospérité certaine. Du moins à première vue. Ainsi, on pourrait penser qu'un pays dont le sous-sol regorge de ressources naturelles n'a pas de soucis à se faire pour l'avenir.
Or, pour certains économistes, la présence de ces matières premières représente plutôt un inconvénient. Depuis les années 1980, certains parlent même, à cet égard, de la "malédiction des ressources naturelles".
Cette théorie s'est appuyée sur un cas concret, celui de l'évolution économique des Pays-Bas, dans les années 1960 et 1970. C'est l'époque où l'on découvre, dans le sous-sol du pays, de très abondantes ressources de gaz naturel.
Pour les dirigeants du pays, c'est un véritable pactole. Et puis, il faut rapidement déchanter. L'économie est vite frappée d'une telle langueur qu'on parle, à ce propos, du "mal hollandais".
Que s'était-il passé ? Au départ, c'est l'euphorie. En effet, les acheteurs ne manquent pas et l'économie se porte comme un charme. Mais bientôt la mécanique se grippe.
En effet, la hausse des exportations se traduit par une appréciation de la devise locale, le florin. Exprimés dans une monnaie plus forte, les prix des produits exportés augmentent.
Ce qui entraîne la baisse des exportations et le déficit de la balance commerciale. La production fléchit, ce qui provoque un chômage d'autant plus important que le pays, obnubilé par le gaz naturel, a quelque peu délaissé les autres industries.
le "mal hollandais" a frappé, depuis, bien d'autres pays qui, comme l'Algérie, le Congo ou l'Angola, possédaient d'abondantes ressources naturelles. S'y sont ajoutés d'autres phénomènes, comme la volatilité du cours des matières premières.
En effet, il change souvent. S'il s'oriente à la baisse, les termes de l'échange deviennent vite défavorables pour les pays exportateurs de matières premières, qui ont alors du mal à importer des biens manufacturés devenus plus coûteux. Une situation d'autant plus préoccupante, pour ces pays, que ce choix de miser sur les ressources naturelles a souvent gêné l'industrialisation.
Les richesses du sous-sol éveillent aussi des convoitises et suscitent une corruption qui peut gangréner l'économie de certains pays.
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Pourquoi dit-on un "smoking" ?
Je réponds de façon claire et directe à cette question en deux minutes !
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Qui a décidé du sens de rotation des aiguilles d'une montre ?
Quand vous regardez votre montre, pour voir l'heure, vous ne prêtez guère attention au sens de rotation de ses aiguilles. Nous avons tellement l'habitude de les voir se déplacer de gauche à droite que nous ne nous demandons pas pourquoi elles tournent dans ce sens.
Et pourtant, la question mérite d'être posée. Pour y répondre, il faut remonter jusqu'à l'Antiquité. À cette époque reculée, les Égyptiens, puis les Grecs utilisent des cadrans solaires rudimentaires, appelés "gnomons".
Ils se composent d'une simple tige, nommée "style", fichée dans le sol ou insérée dans un socle. Dans sa course, le soleil va entraîner le déplacement de l'ombre du bâton sur le sol.
Si le cadran est utilisé dans l'hémisphère Nord, le soleil se déplace de l'Ouest à l'Est, donc de gauche à droite.
Quand les premières horloges font leur apparition, au XIVe siècle, les artisans qui les fabriquent doivent décider dans quel sens vont tourner les aiguilles. Ils ont un modèle tout trouvé, celui de la direction prise par l'ombre du style dans les gnomons.
Les aiguilles des horloges, puis des montres, tourneront donc de gauche à droite. Et ce sens de rotation est si bien intégré dans nos habitudes que, quand on veut indiquer une direction contraire, on se contente de dire qu'elle va dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Mais si, en principe, les aiguilles de toutes les montres tournent de gauche à droite, c'est parce que les horloges ont été inventées dans l'hémisphère Nord. Si elles avaient vu le jour dans l'hémisphère Sud, où le Soleil va de l'Est à l'Ouest, les aiguilles de nos montres se déplaceraient de droite à gauche.
Pourtant, certaines horloges ont bel et bien adopté ce sens de rotation, dit "antihoraire". C'est notamment le cas de l'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Paul de Münster, en Allemagne.
D'autres horloges, comme celle de la cathédrale Santa Maria del Fiore, à Florence, ou celle du minaret de la grande mosquée de Testour, en Tunisie, ont adopté un sens de rotation antihoraire.
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