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ChatGPT n’est pas plus énergivore qu’une recherche Google ?

ChatGPT n’est pas plus énergivore qu’une recherche Google ?

18 février 2025· 2:00

Les intelligences artificielles comme ChatGPT sont souvent pointées du doigt pour leur consommation électrique supposée excessive. Une étude largement relayée affirmait qu’une requête sur ChatGPT nécessitait dix fois plus d’énergie qu’une recherche Google. Mais la réalité semble moins alarmante que ce que l’on croyait. Selon un rapport de l’institut Epoch AI, cité par TechCrunch, ces estimations seraient surestimées. L’étude s’appuie sur le modèle GPT-4o, dernière version déployée par OpenAI, et conclut que chaque requête consomme environ 0,3 wattheure, bien loin des 3 wattheures précédemment avancés.


Joshua You, analyste de données chez Epoch AI, explique que ces chiffres erronés provenaient d’anciennes études basées sur des puces moins efficaces et des modèles d’IA plus énergivores. Depuis, la technologie a évolué, avec des algorithmes optimisés et une meilleure gestion des ressources. Alors, faut-il vraiment s’inquiéter de l’impact énergétique de l’IA ? Pas selon You, qui relativise : « La consommation d’énergie de ChatGPT reste bien inférieure à celle d’un appareil électroménager classique, du chauffage ou de la conduite d’une voiture. »


Cependant, il met en garde contre l’évolution rapide du secteur. Plus l’IA deviendra performante, plus ses usages se multiplieront et demanderont des ressources accrues. L’entraînement des futurs modèles nécessitera sans doute davantage d’énergie, et l’adoption massive de ces technologies pourrait renverser la tendance actuelle. En somme, si ChatGPT n’est pas encore un gouffre énergétique, l’essor de l’IA soulève un enjeu majeur pour l’avenir : trouver un équilibre entre innovation et sobriété énergétique.


Étude d'Epoch AI (anglais ) : https://epoch.ai/gradient-updates/how-much-energy-does-chatgpt-use

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EDF prêt à accueillir tous les nouveaux data centers IA ?

EDF prêt à accueillir tous les nouveaux data centers IA ?

17 février 2025· 3:11

Alors que Donald Trump moquait la France en la qualifiant de pays sans gaz ni pétrole, Emmanuel Macron lui a répondu avec une pointe d’humour. « Plug, baby, plug », a-t-il lancé lors du sommet sur l’intelligence artificielle. Une manière de rappeler que l’électricité décarbonée française, issue du nucléaire et des renouvelables, représente un atout stratégique pour l’IA et l’industrie. Car l’intelligence artificielle est très énergivore, et les géants du secteur cherchent à implanter leurs data centers dans des pays capables de répondre à cette demande croissante. EDF entend bien tirer parti de cette opportunité et a dévoilé une stratégie ambitieuse pour accueillir ces infrastructures en France. Avec des terrains disponibles, une électricité bas carbone et des infrastructures existantes, l’énergéticien français a de solides arguments pour séduire les acteurs du numérique.


La France dispose aujourd’hui d’un avantage majeur : son mix électrique faiblement carboné et sa stabilité énergétique. EDF, troisième propriétaire foncier du pays après l’État et la SNCF, possède 45 000 hectares de terrain disponibles, de quoi attirer les investisseurs en quête d’espaces pour leurs infrastructures. À titre de comparaison, d’autres pays européens, comme l’Irlande, peinent à satisfaire la demande énergétique des centres de données. Aux États-Unis, la solution envisagée est encore la construction de nouvelles centrales à gaz. La France, elle, bénéficie d’une production électrique décarbonée à 95%, avec une hausse annuelle de 2% en moyenne.


EDF a d’ailleurs déjà identifié six sites clés pour accueillir ces futurs centres de données. Parmi eux, des friches industrielles en Île-de-France, Grand Est et Rhône-Alpes, totalisant 150 hectares. Un atout considérable, ces terrains étant déjà raccordés au réseau électrique et équipés des transformateurs nécessaires. Une offre presque "clé en main", selon Le Figaro. Pour EDF, l’implantation de ces data centers représente bien plus qu’une simple opportunité. L’entreprise prévoit de diversifier ses revenus, non seulement grâce à la vente d’électricité, mais aussi par la location des terrains. Un appel à manifestation d’intérêt va être lancé auprès des opérateurs, avec des premiers chantiers prévus dès 2026. Les ambitions sont élevées : sur les seuls sites d’EDF, les capacités installées pourraient dépasser 2 GW, soit 17 TWh de consommation annuelle. Un chiffre supérieur aux prévisions initiales de 20 TWh pour l’ensemble des sites retenus par l’État. Un point mérite cependant d’être souligné : les data centers fonctionnent 24h/24, ce qui s’adapte parfaitement à la production continue des centrales nucléaires. Mais leur manque de flexibilité en cas de pics de consommation pourrait poser problème. EDF se veut rassurant et affirme pouvoir gérer cette contrainte sans compromettre l’approvisionnement des autres clients industriels. La France pourrait donc bien devenir un nouveau hub énergétique pour l’IA en Europe, avec EDF en premier fournisseur des géants du numérique.

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La réputation du Cybertruck de Tesla en péril ?

La réputation du Cybertruck de Tesla en péril ?

16 février 2025· 2:34

Déjà pointé du doigt pour plusieurs défaillances techniques, le Cybertruck de Tesla fait à nouveau parler de lui pour des raisons bien plus inquiétantes. Selon FuelArc, site spécialisé dans les voitures électriques, le pick-up électrique d’Elon Musk présenterait un risque d’incendie mortel 17 fois supérieur à celui de la Ford Pinto, tristement célèbre pour ses explosions dans les années 1970. Depuis son lancement, le Cybertruck a déjà fait l'objet de plusieurs rappels, concernant notamment les essuie-glaces, les pédales d’accélération et la batterie. De nombreux propriétaires rapportent avoir vu leur véhicule remplacé sans explication par Tesla. Mais c’est surtout la sécurité incendie qui suscite les plus vives inquiétudes. D’après FuelArc, cinq décès liés à des incendies impliquant le Cybertruck ont été recensés sur la dernière année.

« Nous disposons désormais d'une année complète de données et d'une étrange prépondérance de Cybertrucks prenant feu, entraînant plusieurs décès. C’est plus qu’il n’en faut pour établir une comparaison avec la Ford Pinto », affirme un analyste du site.


Pour parvenir à cette estimation, FuelArc a croisé deux indicateurs :

-le nombre de véhicules vendus, estimé à 34 438 Cybertrucks, contre 3 173 491 Ford Pinto commercialisées jusqu’à l’arrêt du modèle en 1980.

-le nombre d’incendies mortels signalés pour chaque modèle.

Résultat : FuelArc calcule un taux de décès par incendie de 14,52 pour 100 000 Cybertrucks, contre 0,85 pour la Pinto, un chiffre alarmant.

Des chiffres à relativiser cependant. Tesla ne communique pas officiellement sur les volumes exacts de production et de ventes du Cybertruck. FuelArc s’appuie donc sur les estimations d’un expert indépendant.


Autre sujet de préoccupation : le Cybertruck n’a jamais été soumis aux crash-tests indépendants de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’agence américaine de sécurité routière. Tesla n’a d’ailleurs pas publié les résultats de ses propres tests internes, laissant planer le doute sur la sécurité réelle de son imposant véhicule de plus de trois tonnes. Bien qu’il ait été présenté en France, le Cybertruck n’est toujours pas autorisé sur les routes hexagonales. Plusieurs obstacles réglementaires et techniques empêchent pour l’instant sa commercialisation, tandis que les interrogations autour de sa sécurité et de sa fiabilité persistent.

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Solicaz restaure sur-mesure les terres dégradées ?

Solicaz restaure sur-mesure les terres dégradées ?

13 février 2025· 2:06

40 % des terres de la planète sont dégradées. C’est le constat alarmant dressé par la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Pollution, déforestation, épuisement des sols : ces dégradations menacent la moitié de l’humanité et près de 50 % du PIB mondial. Mais une entreprise guyanaise, Solicaz, œuvre pour inverser la tendance. À sa tête, Élodie Brunstein, spécialiste en agro-environnement, installée en Guyane depuis les années 2000. Confrontée aux ravages de l’exploitation minière sur l’écosystème amazonien, elle s’est rapprochée des scientifiques de l’UMR EcoFoG pour développer une solution unique.


Solicaz intervient auprès des exploitants qui souhaitent restaurer leurs terrains. L’objectif ? Recréer un cycle écologique en imitant le fonctionnement naturel des écosystèmes. Comment ? En associant des plantes adaptées :

-des fixatrices d’azote, pour enrichir les sols,

-des espèces fruitières et à graines, pour attirer la faune et favoriser la biodiversité.

Deuxième volet de l’activité : la mise au point de biostimulants. Ces produits, conçus en laboratoire à partir d’échantillons prélevés sur le terrain, permettent d’améliorer la croissance des plantes tout en réduisant l’usage des intrants chimiques.

Les résultats sont spectaculaires :

50 % d’économie d’eau sur les cultures de salade à la Réunion // 65 % d’augmentation de croissance dans des bananeraies // et jusqu’à 70 % de gain de productivité sur certaines exploitations.


Solicaz ne se limite pas à l’Amazonie. Son expertise s’étend désormais au Brésil, où l’entreprise collabore avec les autorités et universités locales sur la restauration des pâturages, l’une des priorités du gouvernement Lula. L’innovation dépasse même les frontières tropicales. À Djibouti, Solicaz teste ses méthodes en milieu désertique, tandis qu’au Pérou, un biostimulant réduit la présence de cadmium dans le cacao. Face à ces succès, Solicaz franchit une étape clé : la création d’une unité de production industrielle en Guyane et l’implantation d’équipes au Brésil, en Océanie et en Afrique d’ici cinq ans.

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Les Vosges créent les forêts du futur ?

Les Vosges créent les forêts du futur ?

12 février 2025· 2:28

À 600 mètres d’altitude, dans un bois rocailleux de la vallée de Munster (Haut-Rhin), une petite révolution est en marche. Sur une parcelle de 6,5 hectares, un employé de la coopérative "Forêt d'ici" sème les dernières graines d’un projet inédit : tester de nouvelles essences d’arbres capables de résister au changement climatique. Sous le regard attentif de Claude Michel, du Parc régional des Ballons des Vosges, cette forêt devient un laboratoire à ciel ouvert. Propriétaire du terrain depuis 2018, Bernard Naegel a voulu anticiper l’impact du réchauffement sur les forêts vosgiennes. "Le changement climatique est une grande interrogation. Pourquoi ne pas expérimenter pour mieux s’y préparer ?", explique-t-il. L’enjeu est crucial : selon Météo France, la température en 2100 pourrait dépasser de 4 °C celle de l’ère préindustrielle, mettant en péril une large partie des 17 millions d’hectares de forêt française.


La parcelle est divisée en plusieurs zones d’expérimentation. Première approche : la régénération naturelle. Les arbres adultes déjà présents – hêtres, sapins et épicéas – vont produire des graines qui se disperseront librement, permettant d’observer leur capacité d’adaptation. Deuxième axe : l’introduction de nouvelles essences. Dans de petits enclos en bois, des espèces venues de climats plus chauds prennent racine. Châtaigniers, érables, pins laricios de Corse grandissent aux côtés des essences locales pour former une "forêt mosaïque". Un écosystème plus diversifié, où les arbres se protègent mutuellement et limitent la propagation des maladies.


Les forêts françaises souffrent déjà des effets du changement climatique. L’épicéa, par exemple, est ravagé par le scolyte, un parasite dont la prolifération est exacerbée par la hausse des températures. "Il y a une augmentation importante des récoltes d'arbres morts", observe Hubert Schmuck, expert à l'ONF dans le Grand Est. Selon l’Office national des forêts (ONF), seule la moitié des forêts françaises pourra s’adapter aux conditions climatiques de 2100. Contrairement aux forêts publiques, où l’ONF pilote des plans d’adaptation, les forêts privées, qui couvrent 75 % du territoire métropolitain, sont gérées librement par leurs propriétaires. L’objectif de cette expérimentation est donc clair : inciter les propriétaires privés à prendre les devants. Le projet, d’un coût total de 665 000 euros, est financé en partie par des partenaires locaux. Le producteur d’eau minérale Wattwiller apporte 30 000 euros, la Collectivité européenne d’Alsace 20 000 euros, le reste étant à la charge du propriétaire.

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Les scientifiques inquiets de la cohabitation éoliennes / volcans ?

Les scientifiques inquiets de la cohabitation éoliennes / volcans ?

11 février 2025· 2:50

Et si les éruptions volcaniques avaient un impact direct sur notre production d’énergie éolienne ? Une étude récente, publiée en janvier dans la revue The Innovation, met en lumière un phénomène méconnu : l’influence des aérosols volcaniques sur le vent de surface, ce vent qui circule entre zéro et dix mètres au-dessus du sol et dont dépendent les éoliennes. Ce vent de surface, dont la vitesse est scrutée de près par les chercheurs et les énergéticiens, est essentiel au fonctionnement des éoliennes. Lorsque ce vent faiblit, les pales cessent de tourner et la production d’électricité chute. Or, parmi les nombreux facteurs influençant cette vitesse, la présence d’aérosols dans l’atmosphère joue un rôle majeur. Ces fines particules dispersent le rayonnement solaire, modifiant ainsi le bilan radiatif de la Terre et, par extension, le climat et la circulation des vents. C’est là qu’interviennent les éruptions volcaniques. Ces événements spectaculaires projettent dans la stratosphère d’énormes quantités de dioxyde de soufre, qui se transforment en aérosols sulfatés capables de perturber le climat pendant plusieurs années.


Pour mieux comprendre cet impact, une équipe de chercheurs suédois et chinois a utilisé des modèles informatiques pour simuler l’effet des plus grandes éruptions volcaniques tropicales des derniers siècles. Résultat : l’éruption du volcan Tambora en 1815 aurait réduit de 9,2 % la densité de puissance éolienne mondiale dans les deux années qui ont suivi. Les implications sont loin d’être anecdotiques. Comme le souligne l’étude, une baisse prolongée de la vitesse du vent pourrait entraîner des crises énergétiques, notamment pour les pays misant massivement sur l’éolien.


Au-delà des volcans, cette étude soulève aussi des questions sur une technologie controversée : la géoingénierie solaire. Cette technique, qui consiste à pulvériser du dioxyde de soufre dans la stratosphère pour refroidir la planète, imiterait artificiellement l’effet des éruptions volcaniques. Son objectif : lutter contre le réchauffement climatique en augmentant la réflexion des rayons solaires vers l’espace. Mais cette solution pourrait affaiblir les vents et réduire la production d’électricité éolienne. Un risque d’autant plus préoccupant que l’éolien représentait 8 % de la production électrique mondiale en 2023, selon l’Agence internationale de l’énergie.


Au-delà des impacts climatiques et énergétiques, la géoingénierie solaire pose aussi une question politique. Marine de Guglielmo Weber, ancienne chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), rappelait en 2023 que le déploiement unilatéral de cette technologie par un pays ou une entreprise pourrait engendrer des tensions internationales. L’atmosphère, bien commun de l’humanité, pourrait-elle devenir un nouvel enjeu de conflit entre États ? Face à ces enjeux, la communauté scientifique appelle à un débat mondial sur les risques et bénéfices de la géoingénierie, alors que le changement climatique continue de bouleverser nos équilibres énergétiques.

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Les Chinois ne veulent pas des voitures électriques européennes ?

Les Chinois ne veulent pas des voitures électriques européennes ?

10 février 2025· 2:07

Pendant des décennies, la Chine a été un marché clé pour l’industrie automobile allemande. BMW, Audi, Volkswagen, Mercedes et Porsche y écoulaient leurs voitures thermiques avec des marges confortables, s’imposant comme des références sur les routes chinoises. Mais l’essor fulgurant du véhicule électrique est en train de rebattre les cartes, et les marques allemandes en font les frais.


La Chine domine aujourd’hui le secteur du véhicule électrique, et l’engouement du marché local s’accélère. En 2023, 37 % des voitures vendues dans le pays étaient électriques ou hybrides. En 2024, cette part a bondi à 47 %, et les projections pour 2025 indiquent une barre symbolique des 50 %. Un virage brutal pour les constructeurs allemands, qui représentaient encore 25 % du marché chinois avant la pandémie. En 2024, leur part dans le segment électrique n’est plus que de 3 % (5 % en comptant les importations). Une véritable dégringolade, face à des marques chinoises ultra-compétitives.


Face à cette concurrence redoutable, l’Europe accuse la Chine de fausser le jeu avec des prix subventionnés et envisage d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules chinois. Mais le temps presse : les constructeurs asiatiques grignotent déjà des parts de marché en Europe, séduisant les consommateurs avec des modèles plus abordables et technologiquement avancés. L’industrie automobile est-elle en train de basculer ? Jusqu’ici, l’Allemagne exportait massivement ses voitures vers la Chine. Mais demain, verrons-nous davantage de véhicules chinois sur nos routes que de modèles européens sur le sol chinois ? Une hypothèse qui, il y a encore dix ans, aurait semblé improbable… et qui est aujourd’hui plus crédible que jamais.

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Un matériau OLED "100 fois moins couteux" pour les écrans ?

Un matériau OLED "100 fois moins couteux" pour les écrans ?

9 février 2025· 2:34

La technologie OLED est plébiscitée pour sa qualité d’image exceptionnelle et ses noirs profonds, mais elle souffre d’un point faible persistant : la fragilité du pixel bleu. À cause de sa longueur d’onde plus courte, ce dernier se dégrade plus rapidement que ses homologues rouge et vert, provoquant une perte progressive de luminosité et un déséquilibre des couleurs. Un phénomène qui, à terme, contribue au burn-in, un vieillissement irrémédiable de l’écran.


Pour remédier à ce problème, les chercheurs explorent depuis plusieurs années diverses solutions technologiques : émetteurs phosphorescents (PhOLED), fluorescence activée thermiquement (TADF), ou encore techniques de fabrication innovantes comme le Max OLED et l’Inkjet OLED. Mais une nouvelle percée pourrait changer la donne. D’après une étude publiée dans la revue Nature, une équipe des universités de Cambridge et Manchester a mis au point un nouveau matériau révolutionnaire : le NON, basé sur une molécule de 1,3,5-oxadiazine. Son principal atout ? Une synthèse bien moins complexe que celle des matériaux actuellement utilisés, le rendant plus stable, plus efficace et nettement moins coûteux à produire. On parle d’une réduction de coût de 100 fois par rapport aux solutions existantes ! Les premiers tests menés par le Groupe d’Optoélectronique de l’Université de Cambridge affichent des résultats impressionnants : l’émetteur NON atteint jusqu’à 21 % d’efficacité quantique externe (EQE), une avancée significative pour un émetteur fluorescent. Pour rappel, l’EQE mesure le rapport entre les photons émis et les électrons injectés, tandis que l’IQE (efficacité quantique interne) analyse ce rendement avant les pertes optiques.


L’intégration du NON avec des émetteurs TADF (qui optimisent l’émission lumineuse en convertissant certains excitons en énergie exploitable) pourrait renforcer la durée de vie du pixel bleu, et donc, des écrans OLED dans leur ensemble. Si cette innovation tient ses promesses, elle pourrait conduire à une nouvelle génération d’écrans OLED plus résistants, plus lumineux et plus économes en énergie. De quoi démocratiser encore davantage cette technologie, en la rendant plus accessible au grand public. Toutefois, il reste encore des tests à grande échelle à réaliser avant de valider définitivement l’impact du matériau NON sur la durabilité des écrans et sa capacité à freiner le burn-in.

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Vers des baisses massives des factures d’électricité ?

Vers des baisses massives des factures d’électricité ?

6 février 2025· 2:34

C’est une petite révolution qui s’annonce pour 40 % des ménages français. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé une refonte majeure des heures creuses, un dispositif qui permet de bénéficier de l’électricité à prix réduit à certaines heures de la journée.


L’objectif ? Adapter la consommation à la production d’énergie renouvelable, notamment solaire, tout en répondant aux nouveaux modes de vie comme le télétravail. Dès novembre 2025, les horaires actuels vont peu à peu disparaître. Exit les créneaux matinaux entre 7h et 10h en été (11h en hiver) et les heures creuses du soir entre 17h et 21h en hiver (18h-23h en été). À la place, un nouveau schéma verra le jour :

-des heures creuses nocturnes, de 23h à 7h

-des heures creuses en journée, de 11h à 17h

Une grande nouveauté de cette réforme : une flexibilité saisonnière. Les périodes d’heures creuses seront modulées différemment entre l’été (1er avril - 31 octobre) et l’hiver (1er novembre - 31 mars). Certains foyers auront uniquement des heures creuses la nuit en hiver, tandis qu’en été, l’offre pourra être répartie entre jour et nuit. Pour faciliter l’adaptation, les compteurs Linky joueront un rôle clé. Par exemple, les ballons d’eau chaude seront automatiquement reprogrammés pour fonctionner pendant les nouvelles heures creuses, garantissant aux consommateurs leurs huit heures quotidiennes à tarif réduit.


Cette réforme vise à mieux absorber la montée en puissance de l’énergie solaire en France. La production électrique, historiquement nucléaire et nocturne, devient de plus en plus diurne et renouvelable. Résultat : des tarifs avantageux en journée pour inciter les consommateurs à adapter leurs usages. La CRE assure que ceux qui joueront le jeu en programmant leurs appareils électroménagers ou la recharge de leur voiture électrique pendant ces nouvelles plages horaires bénéficieront de réductions significatives. Les fournisseurs d’énergie s’engagent à prévenir chaque client au moins un mois avant tout changement d’horaires. Une transition qui, en théorie, devrait se faire en douceur, mais qui marque un tournant dans la gestion énergétique française.

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Le TGV M de la SNCF ne roulera toujours pas cette année ?

Le TGV M de la SNCF ne roulera toujours pas cette année ?

5 février 2025· 2:23

Si vous comptiez embarquer à bord du TGV M, la cinquième génération de trains à grande vitesse, dès 2025 pour relier Paris à Marseille, il faudra patienter encore un peu. La SNCF visait une mise en service dans le courant de l’année, mais selon le syndicat SUD-Rail, les premiers voyages commerciaux n’auront finalement lieu qu’au début de 2026, soit près de neuf ans après la commande initiale auprès d’Alstom.


Pourquoi un tel retard ? D’après Les Échos, les essais techniques du TGV M ont rencontré plusieurs obstacles. L’un des principaux défis concerne le "greffon", un module à batterie innovant censé garantir l’autonomie électrique du train en cas de panne. Problème : le système a présenté des dysfonctionnements imprévus. D’autres ajustements techniques ont également été nécessaires. Les ingénieurs ont dû composer avec des vibrations excessives à haute vitesse et une usure prématurée des roues. Autant de problèmes que la SNCF ne souhaite pas prendre à la légère, préférant prolonger la phase de test pour garantir une fiabilité optimale.


La compagnie ferroviaire a ainsi décidé de repousser le calendrier afin de tester les rames dans leur configuration définitive sur un million de kilomètres en pré-exploitation. Une phase cruciale, qui débutera au printemps 2025, avant une entrée en service annoncée au plus tard début 2026. Les premiers trajets commerciaux concerneront l’axe Paris-Lyon-Marseille, avec 12 rames mises en circulation la première année, puis 15 rames supplémentaires en 2027 et 2028. Malgré ce retard, le TGV M promet une expérience totalement repensée. Son atout majeur ? Une capacité modulable : le train pourra s’adapter à l’affluence en passant de sept à neuf voitures, avec une capacité de 600 à 1 200 passagers en version INOUI, et de 740 à 1 080 places en version OUIGO.


Côté confort, les voyageurs profiteront d’un bar sur deux niveaux, d’un Wi-Fi ultra-performant et de portes électriques silencieuses. Autre avancée majeure : la maintenance prédictive, optimisée grâce à des capteurs intelligents et un traitement des données en temps réel, permettant une augmentation significative du kilométrage annuel des rames. Avec un investissement total de 3,5 milliards d’euros pour 115 rames, la SNCF mise gros sur ce train du futur. Malgré le retard, ce projet reste une avancée majeure pour le transport ferroviaire français.

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IA : Un Observatoire mondial pour analyser la menace environnementale ?

IA : Un Observatoire mondial pour analyser la menace environnementale ?

4 février 2025· 2:10

L’intelligence artificielle générative est en pleine explosion, et avec elle, son impact écologique. Face à cette réalité préoccupante, l’École Normale Supérieure (ENS-PSL) et Capgemini lancent un Observatoire mondial dédié à l’empreinte environnementale de l’IA. Objectif : mesurer, analyser et réduire la consommation énergétique des modèles d’IA, dont certains peuvent utiliser jusqu’à 4 600 fois plus d’énergie que les modèles traditionnels. Les chiffres sont alarmants : selon les dernières études de Capgemini, la consommation énergétique des grands modèles d’IA pourrait augmenter de 2 440 % d’ici 2030 dans les scénarios les plus pessimistes. L’essor de l’IA générative soulève ainsi une question cruciale : comment concilier avancées technologiques et responsabilité environnementale ?


C’est précisément la mission de ce nouvel Observatoire, qui ambitionne de développer une méthodologie standardisée pour évaluer l’impact écologique de l’IA, de son entraînement jusqu’à sa fin de vie. Une approche inédite qui permettra d’établir une base de données mondiale en accès libre, rassemblant des informations essentielles pour les chercheurs, les développeurs et les décideurs.


L’Observatoire réunit des experts venus d’horizons variés : universitaires, industriels et membres de la société civile. Leur travail consistera à identifier les meilleures pratiques et à favoriser la transparence et le partage de données pour guider les choix des acteurs publics et privés. Capgemini, de son côté, met à profit son expertise en IA durable. Ses enquêtes, menées auprès de 2 000 cadres dirigeants dans une quinzaine de pays, confirment l’urgence d’adopter des pratiques plus responsables. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de développement responsable de l’IA, portée par l’ENS-PSL et l’Institut IA & Société. Mais suffira-t-elle à faire bouger les lignes ?

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Un datacenter qui chauffera 6 000 logements pendant 20 ans ?

Un datacenter qui chauffera 6 000 logements pendant 20 ans ?

3 février 2025· 3:14

Le fournisseur cloud suisse Infomaniak marque un tournant dans l’industrie des centres de données avec son tout nouveau data center, le D4. Inauguré le 27 janvier 2025, ce centre de 1 800 m², construit sous un écoquartier de Genève, affiche des performances énergétiques inédites. Son ambition ? Transformer l’un des secteurs les plus énergivores du numérique en un modèle d’efficacité et de durabilité.

Depuis le 11 novembre 2024, le D4 ne se contente pas de consommer de l’électricité, il revalorise 100 % de l’énergie qu’il utilise. Sa chaleur résiduelle est injectée dans le réseau de chauffage urbain, permettant d’alimenter 6 000 ménages pendant au moins vingt ans ou encore de fournir l’eau chaude nécessaire à 20 000 douches quotidiennes.


Son efficacité énergétique repose sur un ingénieux système de refroidissement :

-l’air à 28°C, issu des pompes à chaleur, refroidit les serveurs via des allées froides.

-l’air chaud, capté à 45°C, est ensuite acheminé vers un échangeur air/eau sophistiqué.

-deux pompes à chaleur françaises (Trane) de 1,7 MW chacune élèvent la température de l’eau à 85°C en hiver pour le chauffage urbain.

Résultat : 3 600 tonnes de CO₂ évitées par an, soit l’équivalent des émissions générées par le gaz naturel nécessaire au chauffage de ces logements.


Avec un PUE (Power Usage Effectiveness) exceptionnel de 1,09, bien en dessous de la moyenne européenne (1,6), le D4 se classe parmi les centres de données les plus efficients au monde.

L’alimentation électrique repose sur une infrastructure robuste :

-trois transformateurs convertissent le courant de 18 000 volts en 230 volts.

-deux blocs de six onduleurs à 99 % de rendement assurent une alimentation stable.

-des batteries de secours prennent le relais en cas d’incident.

-un système de ventilation brushless optimise la gestion thermique.

Même en pleine canicule, le free-cooling maintient le refroidissement des serveurs jusqu’à 36°C, garantissant une performance constante.

Infomaniak ne s’arrête pas là. Son data center est équipé d’une centrale solaire de 130 kWc, composée de 364 panneaux photovoltaïques, renforçant ainsi son autonomie énergétique.


La connectivité est elle aussi optimisée :

-deux paires de fibre optique garantissent la liaison des 10 000 serveurs avec le reste du monde.

Récompensé en 2023 par le Prix Suisse de l’Éthique et le Prix du Développement Durable du canton de Genève, le D4 est un modèle ouvert. Toute sa documentation technique est disponible gratuitement sur d4project.org, incitant d’autres acteurs à adopter cette approche écologique.

Face à la demande croissante du cloud (+20 % par an), Infomaniak voit plus grand. L’entreprise prévoit déjà un nouveau centre d’au moins 3,3 MW d’ici 2028, ainsi qu’un projet d’1,1 MW supplémentaire pour un autre réseau de chaleur. Avec le D4, Infomaniak prouve qu’un data center peut être bien plus qu’un gouffre énergétique. Il devient un acteur clé de la transition énergétique, en conciliant innovation technologique et impact environnemental positif.

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Bangkok fait tomber la pluie contre la pollution ?

Bangkok fait tomber la pluie contre la pollution ?

2 février 2025· 2:44

Depuis un an, Bangkok tente une expérience inédite pour lutter contre la pollution de l'air : pulvériser de l’eau glacée et de la glace carbonique depuis des avions militaires. Objectif ? Dissiper le nuage toxique qui étouffe la capitale thaïlandaise, particulièrement durant la saison sèche. Une méthode controversée, qui divise scientifiques et écologistes.


Chaque année, dès le mois de décembre, un épais brouillard de particules fines s’abat sur Bangkok. En cause : le trafic routier, les industries et les brûlis agricoles. Résultat, plus d’un million de Thaïlandais ont souffert de maladies respiratoires depuis octobre 2023, selon les autorités. À cela s’ajoute un phénomène météorologique aggravant : une couche d'inversion thermique qui piège les polluants au sol, empêchant leur dispersion dans l’atmosphère. Pour tenter de contrer cette situation, la Thaïlande mise sur une technique singulière. Deux fois par jour, des avions pulvérisent à 1 500 mètres d'altitude de l’eau glacée ou du dioxyde de carbone sous forme solide, aussi appelé glace carbonique. Le principe ? Refroidir l’air pour briser la couche d’inversion et permettre aux particules polluantes de s’élever.


Mais cette stratégie ne fait pas l’unanimité. Plusieurs experts doutent de son efficacité. « Il n’y a pas assez de preuves que cette méthode fonctionne », souligne Ekbordin Winijkul, spécialiste de la pollution de l’air à l’Institut asiatique de technologie. D’autres dénoncent un écran de fumée orchestré par les entreprises impliquées dans cette opération. La glace carbonique utilisée provient notamment du géant pétrolier thaïlandais PTT, acteur majeur dans l’émission de gaz à effet de serre. Weenarin Lulitanonda, cofondatrice du Réseau thaïlandais pour un air propre, estime que ces entreprises se servent de cette initiative pour redorer leur image, sans s’attaquer aux véritables sources du problème. « C’est comme ajouter de la coriandre sur un plat », ironise-t-elle.


Outre son efficacité incertaine, ce programme coûte cher : jusqu’à 50 000 bahts (1 400 euros) par vol. Une somme qui pourrait être investie dans des solutions éprouvées, comme les zones à faibles émissions, la restriction des véhicules les plus polluants, ou encore la lutte contre les brûlis agricoles. Le gouvernement thaïlandais a déjà pris certaines mesures, comme le développement des bus électriques et l’encouragement au télétravail. Mais elles restent insuffisantes face à l’urgence de la situation. En attendant, Bangkok continue d'étouffer. Ce jeudi encore, la capitale thaïlandaise figurait parmi les villes les plus polluées du monde, avec des niveaux de particules fines bien au-delà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Une situation préoccupante qui, malgré les efforts aériens, semble loin d’être sous contrôle.

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Le numérique fait exploser le réchauffement climatique ?

Le numérique fait exploser le réchauffement climatique ?

30 janvier 2025· 2:17

Alors que le réchauffement climatique bouleverse nos vies, le numérique s’impose comme un acteur majeur de l’empreinte écologique française. Une mise à jour récente de l’étude ADEME-Arcep dévoile une progression alarmante des émissions de gaz à effet de serre liées à ce secteur entre 2020 et 2022.


Les chiffres sont sans appel :

-La production et l’utilisation des équipements numériques consomment 117 millions de tonnes de ressources par an.

-La fabrication de ces équipements représente 60 % de l’empreinte carbone du secteur, contre 40 % pour leur usage.

-Les services numériques absorbent 11 % de la consommation électrique française.

Mais l’élément le plus frappant concerne l’évolution des émissions : elles atteignent désormais 4,4 % de l’empreinte carbone nationale, soit 29,5 millions de tonnes équivalent CO₂. C’est un chiffre comparable à celui des émissions des poids lourds.


Comment expliquer une telle augmentation ? La méthodologie a été affinée. L’étude inclut désormais les data centers hébergés à l’étranger, qui représentent à eux seuls 53 % des usages numériques. Cette prise en compte a fait bondir les émissions liées au numérique de 70 % par rapport à l’étude précédente. D’autres facteurs, comme l’adoption massive d’écrans OLED et l’impact de la fourniture d’accès à Internet, ont également contribué.

Face à cette progression, l’ADEME-Arcep tire la sonnette d’alarme : il est impératif d’allonger la durée de vie des équipements numériques et de limiter leur nombre. Les nouveaux usages, comme l’intelligence artificielle générative, pourraient entraîner une explosion de la consommation des data centers. La solution ? Adopter une approche plus sobre et questionner la nécessité de ces innovations. Une prise de conscience essentielle pour éviter que le numérique ne devienne un poids insoutenable pour la planète.


Étude : https://librairie.ademe.fr/changement-climatique/7880-evaluation-de-l-impact-environnemental-du-numerique-en-france.html

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Vers un retour des néonicotinoïdes en France ?

Vers un retour des néonicotinoïdes en France ?

29 janvier 2025· 2:10

Le Sénat débat ce lundi 27 janvier d’une proposition de loi visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Au cœur du texte, une mesure controversée : réautoriser certains néonicotinoïdes, ces insecticides interdits en France depuis 2018 pour leur impact sur les abeilles. Très utilisés dans la culture de la betterave sucrière, notamment dans le nord de la France, ces produits sont pourtant remplaçables, selon l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). À Estrée-Mons, dans la Somme, l’institut mène des essais depuis 2012 sur des parcelles cultivées sans pesticides. Résultat ? « On arrive à produire efficacement sans produits chimiques », affirme Sébastien Darras, technicien de recherche.


L’approche repose sur la biodiversité. En intégrant des bandes fleuries et enherbées autour des champs, les chercheurs favorisent les insectes auxiliaires, comme les coccinelles, qui prédatent les pucerons, responsables de la jaunisse des betteraves. En complément, l’Inrae recommande d’éliminer les repousses de betteraves après récolte, une méthode efficace pour empêcher la transmission virale par les pucerons. Pour Christian Huyghe, ancien directeur scientifique à l’Inrae, revenir sur l’interdiction des néonicotinoïdes serait une erreur. « Ces produits ont un impact environnemental démontré et persistent longtemps dans les sols. Ignorer ces faits scientifiques serait irresponsable. »


Les sénateurs favorables à cette réintroduction estiment toutefois que la France ne peut se priver d’armes utilisées par d’autres pays européens comme l’Allemagne. Mais pour les chercheurs, maintenir l’interdiction et miser sur les solutions alternatives est une occasion de concilier agriculture et respect de la biodiversité. Le débat promet d’être tendu, entre intérêts économiques immédiats et préoccupations environnementales de long terme.

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Fini la voiture électrique aux USA ?

Fini la voiture électrique aux USA ?

28 janvier 2025· 2:05

Donald Trump, officiellement 47ᵉ président des États-Unis, a surpris en abordant la question des voitures électriques lors de son discours inaugural. Un sujet inattendu pour un discours de politique générale, mais utilisé par le milliardaire pour annoncer un virage clair : la fin des mesures favorisant leur démocratisation. « Nous mettrons fin au Green New Deal et révoquerons le mandat sur les véhicules électriques, sauvant ainsi l’industrie automobile et respectant mon engagement envers les ouvriers américains », a-t-il déclaré. Selon lui, cela redonnera aux Américains la liberté de « choisir la voiture qu’ils souhaitent », tout en relançant la production automobile à des niveaux inédits.


Ce rejet des politiques écologiques marque aussi un retour en force des énergies fossiles. Trump a promis de faire des États-Unis le leader mondial du forage de pétrole et de gaz, et un exportateur majeur de ces ressources. Le « mandat pour les voitures électriques » évoqué fait référence à une réglementation instaurée sous Joe Biden. Celle-ci visait à réduire progressivement les émissions de carbone des constructeurs automobiles, avec pour ambition d’atteindre 50 % de ventes de véhicules zéro émissions d’ici 2030. Ce cadre inclut des crédits d’impôt pour les particuliers et 7,5 milliards de dollars pour déployer 500 000 bornes de recharge.


Si cette décision semble nuire à des entreprises comme Tesla, l’acteur dominant de l’électromobilité avec 49 % de parts de marché aux États-Unis, les experts jugent qu’elle pourrait paradoxalement renforcer sa position. Les nouvelles barrières à l’entrée pour les concurrents profiteront au constructeur d’Elon Musk, désormais allié de Trump. Le discours, résolument tourné vers le protectionnisme et les énergies traditionnelles, laisse entrevoir des affrontements politiques et économiques à venir, tant sur le plan environnemental qu’industriel.

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Polestar arrive enfin en France ?

Polestar arrive enfin en France ?

27 janvier 2025· 2:05

C’est officiel : Polestar, la marque suédoise de véhicules électriques haut de gamme, fait enfin son entrée sur le marché français. Longtemps attendue par les électromobilistes, son arrivée marque un tournant stratégique dans sa conquête de l’Europe. Initialement retardée par un litige avec Citroën en 2019 sur la ressemblance de leurs logos, l’interdiction de Polestar en France est désormais levée après un accord conclu en 2022. La marque s’apprête à lancer ses premiers modèles dans l’Hexagone d’ici l’été 2025, faisant de la France sa priorité absolue pour cette année.


Les véhicules Polestar seront disponibles en ligne, mais une présence physique est également prévue via le réseau Volvo, dont Polestar est une émanation. Trois modèles seront proposés : la berline Polestar 2, le SUV Polestar 3 et le SUV Coupé Polestar 4, tous résolument tournés vers l’innovation et le haut de gamme. L’arrivée de Polestar coïncide avec une période de turbulences pour Tesla. Alors que les déclarations controversées d’Elon Musk déstabilisent sa marque, Polestar adopte une stratégie offensive pour séduire les clients déçus de son rival américain. Le constructeur sino-suédois espère inverser la tendance après une baisse de 15 % de ses ventes mondiales en 2024.


« Notre priorité est claire : capter l’attention des acheteurs mécontents de Tesla », aurait confié le PDG de Polestar à ses équipes. Avec une gamme bien positionnée et une stratégie commerciale ambitieuse, Polestar se prépare à concurrencer des géants comme Porsche, Tesla, et Mercedes. L’entrée sur le marché français pourrait bien marquer un tournant pour Polestar, qui mise sur l’instabilité de ses concurrents pour s’imposer comme un acteur incontournable de l’électrique premium. Les premiers mois de 2025 s’annoncent décisifs pour ce nouveau challenger.

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Un robot qui branche et recharge votre voiture électrique automatiquement ?

Un robot qui branche et recharge votre voiture électrique automatiquement ?

26 janvier 2025· 1:49

Après Volkswagen et son robot de charge présenté en 2020, c’est au tour de Huawei d’entrer dans la course à la recharge autonome. Le géant chinois, déjà connu pour ses smartphones et sa voiture électrique SU7, élargit son écosystème électrique avec une innovation spectaculaire : une borne de recharge équipée d’un bras robotisé.


Imaginez un futur où recharger votre véhicule électrique ne nécessite plus aucune intervention humaine. C’est ce que promet Huawei avec sa technologie avancée. Grâce à un système de conduite autonome, les voitures compatibles, comme la berline électrique Maextro S800, se garent automatiquement à proximité de la borne. Le clapet de recharge s’ouvre de lui-même, et un bras robotisé connecte la prise au port de charge, sans que le conducteur n’ait à quitter son siège. Ce n’est pas un simple concept : Huawei assure que cette solution est prête à être déployée dans les prochains mois. Et ce n’est pas tout. La borne offre une puissance de recharge impressionnante, allant jusqu’à 600 kW, rendant les temps d’attente bien plus courts. En outre, cette technologie n’est pas exclusive à Huawei. Elle est déjà compatible avec des véhicules de marques comme BYD, Li Auto ou Aito, ouvrant ainsi la voie à une adoption massive.


Alors que les infrastructures de recharge deviennent un enjeu clé dans la transition énergétique, cette innovation pourrait transformer notre façon d’utiliser les véhicules électriques, en particulier dans les environnements urbains où l’espace est limité. Les premières bornes devraient être installées en Chine, mais leur potentiel mondial est indéniable. Huawei s’inscrit ainsi dans la vision d’un futur où la recharge est rapide, autonome et accessible à tous.

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Enfin des pièces de rechange officielles Xbox ?

Enfin des pièces de rechange officielles Xbox ?

23 janvier 2025· 1:58

Dans sa quête pour devenir une entreprise « zéro déchet », « carbone négatif » et « eau positive » d'ici 2030, Microsoft prend une nouvelle mesure importante pour réduire son impact environnemental : améliorer la réparabilité de ses consoles Xbox. À partir du 20 janvier, les joueurs auront plus de possibilités pour réparer leurs consoles Xbox Series X et S, avec l’arrivée de uBreakiFix comme premier fournisseur agréé de services de réparation. L'entreprise, présente dans 700 magasins à travers les États-Unis, offrira désormais ses services de réparation, qui étaient jusqu’à présent uniquement disponibles via le Microsoft Store.


Cette initiative vise à offrir aux joueurs une alternative plus pratique et plus accessible pour prolonger la durée de vie de leurs consoles. En parallèle, Microsoft élargit aussi l’accès aux pièces détachées, avec des composants comme des blocs d’alimentation, des cartes Wi-Fi et des ventilateurs disponibles à l’achat sur le Microsoft Store et via le Microsoft Repair Hub sur iFixit. Une démarche qui s’inscrit dans un objectif plus large : réduire les déchets électroniques en favorisant la réutilisation.Si cette démarche ouvre de nouvelles options pour les réparations, certains prix restent élevés, comme la carte mère de la Xbox Series S, affichée à près de 350 euros. Cependant, comme le souligne Trista Patterson, responsable de la durabilité chez Xbox, cette initiative permet de prolonger la longévité des appareils tout en réduisant l'impact écologique de la production de nouvelles consoles.


Microsoft poursuit ainsi ses efforts pour rendre ses produits plus durables, une démarche soutenue par des fonctionnalités d’optimisation énergétique intégrées dans l’interface de la console. Une fois de plus, la technologie s'engage au service de la planète.

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Microsoft : batteries et panneaux solaire du futur créé par l’IA ?

Microsoft : batteries et panneaux solaire du futur créé par l’IA ?

22 janvier 2025· 2:04

Et si l’intelligence artificielle révolutionnait la science des matériaux ? Microsoft vient de lever le voile sur MatterGen, une plateforme novatrice qui pourrait transformer le secteur des énergies renouvelables. En combinant intelligence artificielle et modélisation avancée, MatterGen accélère la découverte de matériaux optimisés pour des applications comme les batteries ou les panneaux solaires, tout en réduisant les coûts de recherche.


Jusqu’ici, la conception de nouveaux matériaux était un processus long, nécessitant des années d’expérimentations. Désormais, l’IA explore un vaste champ de combinaisons chimiques en quelques heures. MatterGen ne génère pas des formules au hasard : ses algorithmes de machine learning prédisent les propriétés des matériaux et orientent les recherches vers les solutions les plus prometteuses. Une véritable révolution pour un secteur en quête d’innovation. Les bénéfices de cette technologie sont multiples. Rapidité : là où un chercheur mettait des mois à tester un alliage, l’IA propose des milliers d’options instantanément. Économie : moins d’expérimentations physiques signifie une réduction des coûts. Efficacité : MatterGen cible des propriétés spécifiques, comme une conductivité électrique élevée ou une faible densité, en répondant à des besoins précis.


Les premiers résultats sont spectaculaires. Microsoft affirme que les matériaux générés par MatterGen sont 2,9 fois plus stables que les modèles actuels et 17,5 fois plus proches d’un minimum énergétique local, garantissant leur robustesse. Les implications sont immenses. La prochaine génération de batteries ultra-performantes ou de panneaux solaires révolutionnaires pourrait bien voir le jour grâce à cette technologie. Alors que le monde cherche des solutions durables pour répondre à la crise climatique, MatterGen ouvre une nouvelle ère d’exploration rapide et ciblée dans la science des matériaux. Une promesse d’innovation pour un futur plus vert.

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Une fronde anti-Tesla en Allemagne ?

Une fronde anti-Tesla en Allemagne ?

21 janvier 2025· 2:03

Après les propriétaires de Tesla et certains investisseurs, les entreprises allemandes se détournent désormais du constructeur américain. En cause : les prises de position controversées d’Elon Musk, PDG de Tesla, qui s’immisce dans des débats politiques sensibles. Le mouvement a été initié par Rossmann, une grande chaîne européenne de droguerie, qui a décidé de se séparer de l’intégralité de sa flotte Tesla. L’entreprise a dénoncé une incohérence entre les déclarations de Musk et les valeurs prônées par Tesla : « Rossmann ne fera plus l’acquisition de nouvelles Tesla. »


Dans la foulée, LichtBlick, fournisseur majeur d’électricité verte en Allemagne, a suivi le même chemin. Kevin Lütje, responsable des installations, a déclaré : « Le soutien d’Elon Musk à Donald Trump et à un parti populiste de droite en Allemagne est incompatible avec nos engagements pour la diversité et la démocratie. » Les chiffres témoignent de cette désaffection. En 2024, les ventes de Tesla en Allemagne ont chuté de 41 %, soit une baisse de 26 000 unités par rapport à 2023. Si la réduction des subventions pour les véhicules électriques joue un rôle, les autres constructeurs restent performants.


La situation s’est aggravée après que Musk a publiquement appelé à voter pour l’AfD (Alternative für Deutschland), un parti populiste de droite controversé, actuellement deuxième dans les sondages pour les élections fédérales anticipées du 23 février. Plus de 60 organisations académiques allemandes et autrichiennes ont réagi en boycottant la plateforme X et, par extension, les véhicules Tesla. Face à cette crise, les actionnaires de Tesla pourraient envisager de renouveler le conseil d’administration pour contenir les dégâts. Les experts prévoient que les tensions autour des prises de position de Musk pourraient encore nuire à la marque en 2025.

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Stockage d'énergie sur batteries : la plus grande usine au monde détruite ?

Stockage d'énergie sur batteries : la plus grande usine au monde détruite ?

20 janvier 2025· 2:01

Un incendie s’est déclaré jeudi 16 janvier 2025, dans l’usine Vistra de Moss Landing, en Californie, le plus grand site mondial de stockage d’énergie par batteries au lithium. Cette installation, capable de stocker 750 mégawatts d’électricité grâce à ses 110 000 modules, redistribue l’énergie renouvelable produite dans la région, notamment la nuit.


Le sinistre, signalé à 15 h, a rapidement pris de l’ampleur, mettant en évidence la complexité des feux de batteries au lithium. Ceux-ci brûlent à très haute température, émettent des gaz toxiques et nécessitent des protocoles d’intervention spécifiques. Les pompiers ont dû laisser le feu s’éteindre de lui-même, tout en surveillant la qualité de l’air. Face à l’urgence, les autorités ont évacué 1 200 résidents, notamment au sud d’Elkhorn Slough et à l’ouest de Castroville Boulevard. L’autoroute 1 a été fermée dans les deux sens. Un centre d’évacuation a été installé à Castroville pour accueillir les habitants déplacés.


L’usine de Moss Landing, déjà touchée par quatre incendies depuis 2019, suscite de vives inquiétudes. Glenn Church, superviseur du comté de Monterey, demande une enquête indépendante : « Ce sera sans doute le dernier incident. » Les précédents incendies, en 2021 et 2022, avaient été causés par des dysfonctionnements des systèmes de sécurité. Ces incidents relancent le débat sur la sécurité des installations de stockage d’énergie. En 2022, une loi californienne imposait de nouvelles normes suite à des accidents similaires, comme celui de Grand-Couronne en France. Pour le sénateur John Laird, « atteindre nos objectifs d’énergie propre passe par des systèmes de sécurité qui protègent les communautés environnantes. » Avec une capacité totale de batteries multipliée par sept en cinq ans, la Californie continue de miser sur cette technologie. Mais à quel prix pour la sécurité locale ?

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Les sachets de thé dangereux pour l’environnement et la santé ?

Les sachets de thé dangereux pour l’environnement et la santé ?

19 janvier 2025· 2:01

Les microplastiques envahissent notre quotidien, et leur présence dans les emballages alimentaires est désormais bien documentée. Mais saviez-vous que vos sachets de thé pourraient être une source majeure de contamination ? Une étude récente de l’université autonome de Barcelone alerte sur les risques des sachets en nylon ou en plastique, utilisés par certains fabricants pour une prétendue diffusion optimale des arômes.


Les chercheurs ont démontré que ces sachets libèrent des milliards de microplastiques et nanoplastiques lorsqu’ils sont plongés dans de l’eau bouillante. Leurs analyses, publiées dans la revue Chemosphere, révèlent que les sachets en polypropylène, nylon-6 ou cellulose diffusent des particules microscopiques à des niveaux alarmants. Par exemple, un sachet en polypropylène libère environ 1,2 milliard de particules par millilitre d’eau, d’une taille moyenne de 136 nanomètres. Les sachets en cellulose, pourtant considérés comme plus naturels, ne sont pas en reste avec 135 millions de particules libérées par millilitre.


L’étude ne s’arrête pas là : pour la première fois, des tests ont montré que ces particules sont absorbées par les cellules intestinales humaines. Une fois dans le système digestif, elles peuvent atteindre la circulation sanguine et se propager dans tout l’organisme. Les chercheurs ont même observé des plastiques pénétrant jusqu’au noyau des cellules intestinales, une découverte préoccupante. Cette étude souligne l’urgence de repenser l’utilisation des plastiques dans les emballages alimentaires pour limiter l’exposition chronique à ces particules. « Alors que leur usage continue de croître, il est crucial d’agir pour garantir la sécurité alimentaire et protéger la santé publique », concluent les auteurs. Un avertissement à méditer la prochaine fois que vous préparez votre thé.

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L'indice de durabilité arrive pour les télé en France ?

L'indice de durabilité arrive pour les télé en France ?

16 janvier 2025· 2:05

Depuis ce mercredi 8 janvier 2025, la France franchit un cap dans la lutte contre l'obsolescence programmée. Désormais, toutes les télévisions commercialisées sur le territoire doivent afficher un indice de durabilité : une note sur 10 évaluant à la fois leur fiabilité et leur réparabilité. Une initiative qui vise à mieux informer les consommateurs et à inciter les fabricants à concevoir des produits plus robustes.


Cet indice, qui remplacera progressivement l'ancien indice de réparabilité, s’appuie sur deux piliers majeurs. D’abord, la réparabilité, qui prend en compte la facilité de démontage, l’accès aux pièces détachées et leur coût. Ensuite, la fiabilité, qui évalue la résistance à l’usure, l’entretien et les garanties offertes. Une notation visible en magasin et en ligne permettra aux acheteurs de faire des choix plus éclairés. Après les téléviseurs, l’obligation s’étendra aux lave-linge dès avril. Ce déploiement progressif permettra de peaufiner le système. Toutefois, le dispositif, initialement prévu pour inclure les smartphones, a été limité par une décision européenne excluant ces appareils.


Si l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée) salue cette avancée, elle pointe certains ajustements nécessaires. Par exemple, des critères jugés trop simples, comme les conseils d’entretien, pourraient gonfler artificiellement les notes. Par ailleurs, le dispositif ne concerne pour l’instant que deux catégories de produits, laissant de côté des équipements comme les écouteurs ou le petit électroménager. Malgré ces limites, la France fait figure de pionnière en Europe. Ce modèle inspire déjà des voisins comme la Belgique et pourrait être étendu à l’échelle européenne. Reste à voir si consommateurs et fabricants s’approprieront cet outil, qui pourrait transformer durablement notre rapport aux appareils électroniques.

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Les microplastiques sont-ils la cause de vos maladies ?

Les microplastiques sont-ils la cause de vos maladies ?

15 janvier 2025· 2:05

L’omniprésence des microplastiques inquiète de plus en plus les scientifiques. Alors que la consommation de plastique est passée de 1,5 million de tonnes par an dans les années 1950 à plus de 400 millions aujourd’hui, la pollution générée par ces matériaux atteint des proportions alarmantes. D’ici 2050, on estime que 12 milliards de tonnes de plastique pourraient s’accumuler dans les décharges et la nature.


Face à cette crise, les discussions politiques piétinent. En novembre dernier, 170 pays réunis en Corée du Sud n’ont pas réussi à finaliser un traité international contre la pollution plastique. Pendant ce temps, les chercheurs poursuivent leurs travaux pour évaluer l’impact de cette pollution sur l’environnement et la santé humaine. Une revue récente menée par des scientifiques chinois, publiée dans Trends in Analytical Chemistry, révèle que les microplastiques (moins de 5 mm) et nanoplastiques (moins de 100 nanomètres) s’infiltrent partout : dans nos voies respiratoires, digestives, et même dans nos organes, tels que le foie, le placenta ou les poumons. Ces particules, souvent inhalées, semblent particulièrement nocives pour les enfants et les personnes âgées.


Des études toxicologiques commencent à établir des liens entre l’accumulation de ces particules et des maladies comme les inflammations chroniques, la thrombose ou certains cancers. Une corrélation inquiétante : les tissus lésés présentent des concentrations de microplastiques plus élevées. Cependant, reste à déterminer si ces particules sont la cause ou la conséquence des lésions. Une certitude : leur rôle dans le stress oxydatif, les inflammations et la mort cellulaire est établi. Les chercheurs appellent à agir rapidement. En attendant des preuves irréfutables, les décideurs sont invités à limiter l’exposition humaine aux microplastiques et à réduire la production plastique.

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Des supercalculateurs pour une météo ultra précise ?

Des supercalculateurs pour une météo ultra précise ?

14 janvier 2025· 2:04

Météo France s'apprête à donner un véritable coup de pouce à la précision de ses prévisions météorologiques en renouvelant ses supercalculateurs. Ces machines géantes, qui simulent l’évolution de l'atmosphère à partir des données collectées, sont essentielles pour comprendre et anticiper les conditions climatiques. En 2025, l’organisme lancera un appel d'offres pour moderniser ces supercalculateurs, avec un premier déploiement prévu pour 2027. L'objectif : une puissance de calcul six fois plus grande d’ici 2029.


Les avancées sont spectaculaires. Actuellement, le modèle Arome, utilisé pour les prévisions à court terme, offre une précision de 1,3 kilomètre. Avec les nouveaux supercalculateurs, cette précision sera portée à 750 mètres. Le modèle Arpège, dédié aux prévisions à plus long terme, passera quant à lui de 5 kilomètres à 2,5 kilomètres. À titre de comparaison, dans les années 90, les premiers supercalculateurs de Météo France avaient une précision de 35 kilomètres.


Ces améliorations auront un impact concret sur notre quotidien. D’abord, elles permettront de mieux anticiper les alertes orange et rouge, avec des préavis de six heures minimum. Les prévisions de précipitations et de rafales seront améliorées de 10 % et la fiabilité des prévisions pour les cyclones et les risques de crues en Outre-mer sera renforcée. Le secteur aérien, particulièrement sensible aux conditions climatiques, bénéficiera également de prévisions plus précises pour mieux gérer le trafic. Enfin, ces supercalculateurs offriront une meilleure anticipation des phénomènes climatiques extrêmes, un enjeu majeur face au réchauffement climatique.Avec ce projet ambitieux, Météo France entend non seulement améliorer la précision des prévisions, mais aussi mieux préparer la société face aux aléas du climat.

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Un revêtement solaire sur les voitures ?

Un revêtement solaire sur les voitures ?

13 janvier 2025· 1:59

Mercedes-Benz dévoile un projet novateur qui pourrait révolutionner l’autonomie des véhicules électriques : un revêtement solaire ultrafin capable de recharger les batteries tout en roulant. D’une épaisseur de seulement cinq micromètres, ce revêtement, plus fin qu’un cheveu et pesant 50 grammes par mètre carré, peut être appliqué sur presque toute la carrosserie du véhicule. Flexible et transparent, il s’adapte facilement à la forme des voitures électriques.


Selon Mercedes-Benz, un SUV équipé d’une surface photovoltaïque de 11 m² pourrait générer assez d’énergie pour parcourir jusqu’à 12 000 kilomètres par an dans des conditions optimales, comme celles de Stuttgart, où les tests ont été réalisés. Ce revêtement fonctionne même lorsque la voiture est à l’arrêt, augmentant ainsi son efficacité globale. L’efficacité varie toutefois selon l’ensoleillement. À Stuttgart, où les conducteurs parcourent en moyenne 52 kilomètres par jour, 62 % de cette distance pourrait être couverte grâce à l’énergie solaire. À Los Angeles, avec son ensoleillement généreux, ce chiffre pourrait grimper à près de 100 %.


Un autre avantage clé : tout surplus d’énergie pourrait être renvoyé vers le réseau domestique via une borne de recharge bidirectionnelle. Ce revêtement, en plus d’être performant, est écologique : il n’utilise aucun matériau rare ou toxique, est peu coûteux à produire et facile à recycler. Mercedes-Benz envisage de développer cette technologie pour l’adapter à tous ses modèles, quelle que soit leur forme. Si cette innovation se concrétise, elle pourrait non seulement augmenter l’autonomie des véhicules électriques, mais aussi réduire leur dépendance aux infrastructures de recharge, ouvrant ainsi une nouvelle ère pour la mobilité durable.

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Feux d’artifice : une pollution catastrophique ?

Feux d’artifice : une pollution catastrophique ?

12 janvier 2025· 1:45

Spectaculaires et festifs, les feux d’artifice enchantent nos soirées estivales. Mais derrière ces explosions de lumière se cache un impact écologique et sanitaire bien réel. D’abord, leur effet sur la biodiversité. Les oiseaux, notamment, sont particulièrement perturbés, parfois au point de quitter leur habitat. Plus alarmant encore, les feux d’artifice sont responsables de 31 000 incendies aux États-Unis rien qu’en 2022.


Mais leurs conséquences ne s’arrêtent pas là. Composés de nitrates, chlorates, soufre, carbone et divers métaux pour les couleurs, les feux d’artifice relâchent une véritable cocktail de polluants atmosphériques. Une étude parue dans Atmospheric Environment révèle que la pollution de l’air augmente de 42 % en moyenne dans les zones où ils sont tirés. Particules fines, métaux lourds, microplastiques et produits cancérigènes pénètrent nos voies respiratoires, affectant la santé humaine. Le perchlorate, par exemple, est reconnu pour perturber la thyroïde. Ces polluants retombent ensuite au sol, s’infiltrent dans les eaux et contaminent sols, cultures et écosystèmes. Résultat : toute la chaîne alimentaire, humains compris, finit par en subir les effets.


Face à ce constat, certains fabricants innovent avec des feux d’artifice dits "éco-responsables". Exit le soufre, place au nitrogène, et le plastique est remplacé par du papier biodégradable. Ces alternatives réduisent les émissions de fumée et de produits toxiques, mais ne sont pas totalement neutres pour l’environnement.

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1856, Eunice Foote démontrait déjà le réchauffement climatique ?

1856, Eunice Foote démontrait déjà le réchauffement climatique ?

9 janvier 2025· 2:05

Quand on évoque les origines scientifiques de l’effet de serre, les noms de John Tyndall et de Svante Arrhenius viennent naturellement à l’esprit. Mais que dire d’Eunice Newton Foote, scientifique américaine et militante des droits des femmes, dont les travaux précurseurs ont été éclipsés par l’histoire ?


En 1856, soit trois ans avant les recherches de Tyndall, Eunice Foote a démontré que des concentrations accrues de dioxyde de carbone dans l’atmosphère pouvaient provoquer un réchauffement climatique significatif. Avec des moyens modestes — deux cylindres en verre, des thermomètres et une pompe à vide — elle a isolé des gaz et mesuré leur capacité à retenir la chaleur sous les rayons du soleil. Elle théorisa que l’atmosphère terrestre, enrichie en CO₂, entraînerait une hausse des températures. Ce qu’elle décrivait alors n’était autre que l’effet de serre.


Mais à cette époque, les femmes étaient exclues des cercles scientifiques. Lors d’un congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences, ses travaux furent présentés par un homme, Joseph Henry, et publiés dans l’anonymat presque total. Résultat, son nom sombra dans l’oubli tandis que les recherches masculines prenaient toute la lumière. Foote, cependant, n’était pas qu’une scientifique. Militante féministe, elle fut une figure clé de la Convention de Seneca Falls en 1848, première assemblée dédiée aux droits des femmes. Une vie à la croisée des sciences et des luttes sociales. Aujourd’hui, reconnaître son apport, sans minimiser les découvertes de Tyndall, c’est rendre justice à une femme dont les travaux ont ouvert la voie à la compréhension moderne du climat. Une héroïne méconnue d’une science qui continue, encore aujourd’hui, à révéler les liens entre humanité et atmosphère.

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Norvège : 100% de voitures électriques en 2025 ?

Norvège : 100% de voitures électriques en 2025 ?

8 janvier 2025· 2:00

La Norvège confirme une fois de plus son statut de leader mondial de l’électromobilité. En 2024, le pays nordique a établi un nouveau record, atteignant une part de marché électrisante de 88,9 % pour les véhicules électriques. Un pas de plus vers son objectif ambitieux : 100 % de ventes électriques dès 2025.


Selon la Fédération routière de Norvège, cet objectif n’a pas encore été totalement atteint, mais aucun autre pays n’est aussi proche d’une transition complète. En 2024, sur 128 691 véhicules vendus, 114 409 étaient électriques. À titre de comparaison, en septembre dernier, 96,4 % des immatriculations étaient déjà des voitures électriques. Le secret de ce succès ? Une politique incitative qui combine exonération de TVA pour les véhicules électriques et nouvelles taxes dissuasives pour les voitures thermiques, à partir d’avril 2025. Des mesures qui rendent la transition à l’électrique non seulement écologique, mais aussi économiquement avantageuse.


Côté marques, Tesla continue de dominer le marché norvégien. La Model Y s’impose en tête des ventes avec près de 17 000 unités écoulées en 2024, suivie de la Model 3 (7 264 ventes). La Volvo EX30 complète le podium, avec 7 229 unités vendues. Ce modèle norvégien inspire de nombreux pays en quête de solutions pour réduire leurs émissions de CO₂ dans le secteur des transports. Mais atteindre 100 % de voitures électriques reste un défi, même pour cette nation pionnière. Reste à savoir si les dernières mesures fiscales et l’engouement des Norvégiens suffiront à transformer cet objectif en réalité dès l’année prochaine.

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