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Le Blue Monday existe-t-il vraiment ?
En début d’année, deux mots se retrouvent dans les bouches de tous les journalistes d’actualité : les soldes, et le Blue Monday. Si les premières sont plutôt source de réjouissances pour les consommateurs, malgré le contexte économique difficile, le second évoque une période beaucoup plus triste. Le Blue Monday serait en effet le jour le plus déprimant de l’année.
Qui a créé ce concept, et sur quoi repose-t-il ? Le Blue Monday existe-t-il vraiment ? Comment combattre la baisse de morale qui survient fréquemment aux alentours de cette période ?
Le Blue Monday a été inventé à des fins commerciales
C’est en tous cas ce que l’on peut supposer. En effet, l’expression du Blue Monday a été créée par une agence de communication, qui a demandé à des universitaires de signer le communiqué de presse en échange d’une rémunération. Psychologue à Cardiff, le Dr Cliff Arnall a proposé une formule qui permettrait d’établir la date de ce jour supposé come le plus déprimant de l’année.
Il faut cependant savoir que le communiqué de presse contenant la notion du Blue Monday a servi à une campagne publicitaire pour l’agence de voyages Sky Travel, afin de promouvoir des voyages pendant la période hivernale. Établi au troisième lundi du mois de janvier, le Blue Monday a été à la fois critiqué et exploité à des fins de sensibilisations pour la santé mentale.
Ce qui est vrai dans le Blue Monday
La notion de Blue Monday s’appuie sur différents constats qui établissent l’augmentation du risque d’être déprimé à cette période de l’année, notamment :
- la fin des fêtes de fin d’année ;
- la reprise du travail après le week-end ;
- les dettes accumulées avec les achats de Noël et les dépenses de début d’année ;
- le temps, généralement froid et peu ensoleillé ;
- la distance par rapport aux vacances suivantes, notamment pour les salariés.
L’avis de la science sur le Blue Monday
Les études qui ont cherché à établir la véracité ou non de la formule du Dr Cliff Arnall ne partagent pas la même opinion. Certaines, sponsorisées par des industriels intéressés par la promotion de produits autour de la santé mentale, sont d’ailleurs critiquées par le corps scientifique. D’autres font preuve d’une méthodologie hasardeuse ou d’un échantillonnage trop faible. Finalement, il n’y a pas de vraie preuve que le Blue Monday est ou n’est pas le jour le plus déprimant de l’année.
Comment retrouver le moral si l’on est sujet à la déprime en janvier ?
Les personnes qui sont touchées par des signes de déprime aux alentours de la date supposée du Blue Monday peuvent mettre en place un certain nombre de stratégies afin de conserver le moral. D’abord, il est important de vérifier l’absence de carence en vitamine D. En 2007, 40% des adultes faisaient preuve d’un déficit modéré à sévère en vitamine D, ce qui s’explique notamment par le manque d’exposition au soleil à la période hivernale. Or, une carence en vitamine D peut aggraver l’anxiété et la dépression.
D’autre part, certaines personnes ont proposé de se focaliser plutôt sur le Yellow Tuesday, un jour programmé au mois de juin, qui représenterait le jour le plus heureux de l’année. Il faut se rappeler que la formule du Dr Cliff Arnall ne repose sur aucun élément scientifique, et qu’il a lui-même admis qu’elle n’avait pas de sens. Il est alors plus intéressant de se focaliser sur les évènements positifs, de prévoir des réunions de famille ou des soirées entre amis, de mettre en place des projets sur le long terme et de prendre un temps pour soi à chaque fois que nécessaire.
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Pourquoi la chirurgie bariatrique augmente-t-elle le taux de risque de suicide ?
Proposée aux personnes souffrant d’obésité sévère, la chirurgie bariatrique constitue souvent l’opération de la dernière chance pour celles et ceux qui n’ont pas réussi à perdre de poids autrement. Cette intervention est source d’amélioration de la santé physique, puisqu’elle permet d’abaisser rapidement le poids vers des valeurs plus saines, et de réduire dans le même temps les risques cardiovasculaires, d’hypertension ou de diabète qui concernent les personnes obèses.
Ce que l’on sait moins, en revanche, c’est que la chirurgie bariatrique entraine des effets complexes sur l’état de santé mentale. En effet, une étude publiée en 2020 conclut que le risque de suicide d’une personne obèse est deux fois supérieur après une opération de chirurgie bariatrique que si elle ne subit pas subi l’opération. Comment s’explique ce résultat à priori contradictoire avec l’idée que maigrir améliore le bien-être physique et mental ?
Le principe de la chirurgie bariatrique
Ce type d’intervention chirurgicale vise à réduire la taille de l’estomac et à modifier le fonctionnement du système digestif. Le but est simple : réduire la quantité de nourriture ingérée par le patient et augmenter la sensation de satiété.
Parmi les méthodes les plus courantes, on retrouve la sleeve, qui consiste à retirer une partie de l’estomac en laissant seulement un court passage pour les aliments, et le bypass, qui consiste à relier l’estomac directement à l’intestin grêle en court-circuitant une bonne partie du trajet du bol alimentaire. La gastrectomie omega combine à la fois le bypass et la sleeve.
Le but de ces interventions est principalement d’améliorer la santé globale de l’individu, car l’excès de poids induit une majoration des risques de décès prématurés. Cependant, il faut savoir que les risques psychologiques liés à la chirurgie bariatrique sont loin d’être anodins.
Pourquoi le risque de suicide augmente après une chirurgie de l’obésité ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer l’augmentation du risque de suicide à la suite d’une intervention bariatrique dans le but de perdre du poids.
En premier lieu, les personnes souffrant d’obésité ont d’emblée plus de risques de connaitre des dépressions ou des troubles psychiatriques par rapport à la population normale. La revue Obesity Surgery a ainsi évalué la prévalence de la dépression des patients au stade d’obésité morbide à 40% environ.
D’autre part, la chirurgie bariatrique induit des changements importants, donc des effets psychologiques majeurs sur les patients. La difficulté de faire face aux bouleversements du mode de vie et du régime alimentaire s’accompagne parfois d’anxiété, de frustration, de colère, d’un sentiment de dépendance ou de perte de contrôle, d’incompréhension ou d’éloignement avec l’entourage. Toujours selon Obesity Surgery, 20% des patients ayant été opéré connaissent une dépression dans l’année suivant l’intervention.
Enfin, il ne faut pas négliger la part hormonale. En effet, les niveaux de sérotonine sont susceptibles de chuter après une intervention de chirurgie bariatrique, ce qui occasionne un impact profond sur l’humeur et le comportement.
Un accompagnement régulier pour limiter les risques psychologiques
Les personnes qui subissent une chirurgie bariatrique devraient s’assurer de bénéficier d’un suivi psychologique pendant au moins un an après l’opération. Le dialogue en amont de la chirurgie avec un psychologue ou un médecin peut aussi aider à anticiper les bouleversements qui résultent de cette intervention, tant au niveau physique qu’émotionnel, hormonal ou relationnel.
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Pourquoi les publicités pour les laits infantiles 1er âge sont-elles interdites ?
Depuis plusieurs années, les publicités pour les laits infantiles 1er âge sont interdites en France et dans d'autres pays. Mais pourquoi cette interdiction a-t-elle été mise en place ? Existe-il un risque pour la santé des nourrissons qui consomment ce type de lait ? Décryptons ensemble les raisons qui expliquent pourquoi les fabricants de lait infantile premier âge ne peuvent plus diffuser de publicité au sujet de leurs produits.
Le lait maternisé n’est pas similaire au lait maternel
Il faut savoir que, comme le stipule l’OMS, le meilleur aliment pour un nourrisson est le lait de sa propre mère. Les préparations de lait maternisées commercialisées n’égalent de loin pas la qualité du lait maternel, dont la composition s’adapte au jour le jour aux besoins du bébé.
D’autre part, le lait maternel contient des bactéries bénéfiques au système immunitaire de l’enfant, ainsi que des anticorps et des nutriments dans des quantités précisément conformes aux besoins du nourrisson. Le lait maternisé constitue un aliment de qualité moindre, qui ne devrait donc pas être promulgué. Il est trop riche en sels minéraux, et contient des protéines en excès par rapport au lait humain. Il faut aussi noter que l’utilisation de lait infantile chez les nourrissons de moins de 6 mois expose ces derniers à des risques d’inconfort digestif et d’allergie aux protéines de lait de vache.
L’interdiction des publicités pour les laits 1er âge permet donc d’éviter toute confusion dans l’esprit des parents. Le lait maternel reste l’aliment le plus adapté au bébé.
Le Gouvernement souhaite promouvoir l’allaitement maternel
La publicité présente l’inconvénient majeur d’exercer une pression, consciente ou non, sur les mères et les pères. Elle pourrait laisser entendre que le lait maternisé est plus sûr, plus pratique pour nourrir son bébé. Le Gouvernement français souhaite au contraire mettre en avant tous les bénéfices liés à l’allaitement tels que la réduction des risques pour bébé de contracter une infection, ou l’amélioration de ses capacités cognitives par rapport à un bébé nourri au lait artificiel. L’interdiction des publicités va donc dans ce sens.
En éliminant tout panneau ou tout clip publicitaire relatif au lait 1er âge, la France veut éviter la présence de biais dans le choix d’allaiter ou non de la mère. Si celle-ci décide de donner du lait maternisé à son enfant, ce doit être une décision personnelle et non une résultante de la pression publicitaire.
Quelles sont les alternatives au lait 1er âge pour un nourrisson ?
Qu’il s’agisse d’un choix ou d’une contrainte, en cas d’hospitalisation d’un bébé prématuré par exemple, environ un tiers des mères qui accouchent en France n’allaitent pas leur enfant à la naissance. Cela ne signifie pas forcément que le nourrisson boit du lait 1er âge. Il existe d’autres possibilités, comme celle de tirer son lait et de le donner au biberon ou à la seringue, ou bien de donner du lait issu d’un lactarium à son bébé. L’enfant profite alors de tous les bienfaits du lait maternel même s’il ne peut pas téter.
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Nouveau podcast: Choses à Savoir Actu
Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:
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À quelle heure faire du sport pour brûler le plus de graisse ?
Lorsqu’on se lance dans un programme d’entrainement sportif pour se tonifier ou que l’on prend de bonnes résolutions pour perdre du poids, il est normal de vouloir obtenir les meilleurs résultats possibles. Si le type d’entrainement, l’intensité des séances et leur fréquence ont un impact important sur le volume de graisse éliminé, l’heure à laquelle le sport est pratiqué change-t-il la façon dont le corps utilise ses graisses pour produire de l’énergie ?
Une étude menée sur des souris émet une certaine hypothèse
Afin d’étudier le fonctionnement métabolique du corps après une séance de sport à différents horaires de la journée, une équipe de chercheurs danois s’est attelée à entrainer des souris. L’un des groupes de souris était stimulé physiquement sur ce qui correspond à la fin de matinée dans nos plannings humains, et l’autre groupe de souris devait se dépenser sur une plage horaire correspondant à nos fins de journées.
Sans aucun lien avec ce que les souris avaient consommé avant leur séance, il est apparu que le groupe du matin brûlait plus efficacement les graisses que celui du soir. Concrètement, l’activité physique pratiquée en fin de matinée stimulait davantage les gènes impliqués dans le déstockage du tissu graisseux.
Faut-il en déduire que, pour perdre de la graisse, il faut caler sa séance de sport juste avant le déjeuner ?
L’heure idéale pour brûler des graisses dépend aussi d’autres facteurs
Ce n’est pas si simple. Déjà, le modèle des souris ne correspond pas dans son intégralité au fonctionnement de l’organisme humain. Il faudrait donc des études complémentaires menées sur des individus humains avant de corroborer les résultats.
D’autre part, la fonte de graisses lors d’une séance de sport dépend aussi de l’intensité et de la durée de la séance. Or, si vous n’êtes pas en forme, vous écourterez probablement votre séance et travaillerez moins dur que lorsque vous êtes au maximum de vos capacités physiques. Il est alors intéressant de placer une séance de sport à un moment de la journée où vous débordez d’énergie. Les résultats sur la fonte du tissu graisseux seront probablement plus parlants.
On peut aussi s’appuyer sur le fonctionnement hormonal de l’organisme afin de planifier des séances de sport efficaces, qui aident à brûler les graisses. Le glucagon, par exemple, est une hormone secrétée lorsque le corps est en hypoglycémie. Il aide à puiser dans les graisses pour fournir de l’énergie à l’organisme. Il est particulièrement présent dans le sang en fin de matinée, puisque le corps a digéré et utilisé les calories fournies par le petit-déjeuner.
Pour d’autres personnes, le créneau horaire de 17/18h correspond mieux à leurs contraintes et à leur besoin de se défouler après une journée de travail. Dans ce cas, c’est sans doute le meilleur moment pour planifier une bonne séance de sport.
Les autres facteurs efficaces pour brûler de la graisse corporelle avec le sport
Voici les éléments clé qui permettent de rendre le sport plus efficace pour brûler de la graisse :
- variez le type de séances et de mouvements pour que le corps ne s’habitue pas ;
- misez surtout sur du travail cardio, avec des séances d’intensité modérée et de longue durée ;
- n’oubliez pas le renforcement musculaire, car un corps musclé va brûler davantage de graisses pour le même poids ;
- adoptez un comportement moins sédentaire au quotidien en prenant les escaliers, en marchant au lieu de prendre les transports ;
- ajoutez des séances de fractionné ou de HIIT si vous les supportez pour puiser dans les graisses en profondeur, en prenant soin de respecter vos sensations de fatigue et de douleur ;
- adaptez votre alimentation, car le sport ne suffit pas, il faut aussi manger équilibré pour perdre de la graisse corporelle.
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La thérapie par le rire est-elle vraiment efficace ?
La gélothérapie, ou thérapie par le rire, est une discipline plutôt récente -le terme apparait au 21ème siècle. Longtemps diabolisé par l’Église, le rire commence seulement à être considéré comme bénéfique à l’organisme au siècle des Lumières. Légalement introduit en 1991 dans les hôpitaux par le biais des clowns hospitaliers, ce mécanisme souvent incontrôlable présente différents intérêts pour les personnes malades.
Les effets du rire sur le corps
Une bonne crise de fou rire procure un nombre incroyable d’effets positifs à l’organisme. D’abord, lorsque l’on rit, l’hypothalamus libère des endorphines, ces fameuses hormones du plaisir, qui contribuent à détendre le corps tout entier. Le cœur s’accélère, contribuant à dilater davantage les artères, ce qui favorise l’oxygénation des organes. Du côté des poumons, l’air expulsé pendant le rire atteint une vitesse de 100 km/h : tout le système respiratoire bénéficie ainsi d’une vraie purge.
Les abdominaux se contractent, à tel point qu’un rire prolongé peut occasionner quelques crampes. Mais surtout, la contraction musculaire à cet endroit favorise le massage des organes digestifs. Le rire serait-il un remède naturel contre la constipation et les ballonnements ? On peut sérieusement émettre l’hypothèse.
Toute la partie inférieure du corps se relâche sous l’effet de l’onde provoquée par le rire. Les jambes, les cuisses se détendent profondément. Les sphincters aussi, ce qui peut occasionner une pressante envie d’aller aux toilettes !
Que permet de traiter la thérapie par le rire ?
Une étude du Dr Berk menée en 2009 sur des personnes diabétiques a révélé que le visionnage de vidéos humoristiques permettait, en complément des traitements classiques, de réduire de 66% la présence de protéines C-réactives nocives, contre seulement 26% dans le groupe témoin. Les sujets qui ont regardé 30 minutes de vidéos d’humour en complément de leur traitement profitent aussi d’une baisse de l’inflammation corporelle, d’une hausse du bon cholestérol HDL et d’une baisse du niveau de stress.
Le Dr Miller, qui a conduit une étude au sujet des conséquences du rire sur la santé cardiovasculaire, relate les effets du visionnage d’un film drôle sur la circulation sanguine. 19 des 20 personnes testées ont vu leur volume sanguin augmenter de 22% pendant qu’elles riaient. L’action directe de ce changement sur l'endothélium, paroi interne des vaisseaux sanguins, est similaire à celle produite par une activité physique intense, avec tous les bénéfices cardiovasculaires liés.
D’une façon plus générale, le rire est utilisé dans un milieu hospitalier ou médicalisé afin de contribuer à abaisser le stress et à améliorer l’humeur des patients. Les effets sont réels : la bonne humeur est nécessaire pour stimuler les défenses immunitaires, ce qui permet à l’organisme de mieux se défendre contre les infections contractées. La thérapie par le rire s’avère particulièrement efficace dans le milieu pédiatrique.
Le rire aide aussi les soignants à se montrer plus humains
En échangeant quelques mots d’humour avec un patient ou un collègue, les soignants aussi tirent parti de la thérapie par le rire. Les relations se nouent plus facilement sur une note légère, et un fou rire peut s’avérer salvateur dans le but d’évacuer un stress ou une grosse angoisse avant de rendre visite à un nouveau patient. Sans perdre de vue le respect des individus fragilisés comme les personnes âgées, les soignants ont tout à gagner à participer aux séances de thérapie du rire telles qu’il en existe dans de nombreux hôpitaux français.
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Quelles sont les maladies les plus dangereuses pour une femme enceinte ?
Pendant les 9 mois que durent la gestation humaine, il existe un certain nombre de maladies susceptibles de porter préjudice à la femme enceinte et/ou au fœtus. La future mère s’avère en effet plus vulnérable face aux virus et aux bactéries, et le risque de complication est souvent plus élevé.
Les maladies chroniques qui existent avant la grossesse ou se développent au cours de cette dernière font aussi partie des dangers menaçant le bon déroulement de la gestation. Découvrons ensemble les pathologies les plus dangereuses pour une femme enceinte, et les risques qu’elles représentent pour la santé du futur bébé.
Les maladies infectieuses qui menacent la femme enceinte et le fœtus
Dans cette première partie seront abordées les maladies infectieuses qui peuvent mettre en danger la femme en cours de grossesse et son bébé.
Les infections CMV, à cytomégalovirus, se transmettent principalement par la salive et les fluides corporels tels que les larmes ou le sang. Si la femme enceinte contracte cette infection, les risques de complications pour le fœtus incluent des malformations congénitales, des problèmes de surdité ou de cécité, ainsi qu’une insuffisance hépatique et une microcéphalie.
La rubéole, infection relativement bénigne lorsqu’elle est attrapée par un enfant, peut en revanche s’avérer très grave pour le futur bébé. Parmi les potentielles complications, on note des anomalies cardiaques, des cataractes et des problèmes de développement. Les femmes enceintes non immunisées doivent à tout prix éviter le contact avec les personnes contaminées.
L’une des infections dont les futures mères entendent le plus parler est la toxoplasmose. Transmise par le contact avec des excréments de chat, cette infection est susceptible d’induire des malformations congénitales et une encéphalite du nourrisson. Pour l’éviter, il faut se tenir à distance des litières de félins, bien laver les légumes en contact avec la terre et cuire la viande à cœur.
Transmis par les moustiques mais aussi par contact sexuel avec des partenaires infectés, le virus Zika contracté pendant la grossesse peut engendrer des symptômes de microcéphalie et différentes anomalies congénitales.
La grippe, enfin, menace les personnes fragilisées dont la femme enceinte, qui dispose d’un système immunitaire plus faible que la normale. On conseille le vaccin aux femmes qui débutent une grossesse pour éviter des complications comme la pneumonie, la septicémie ou la mort du fœtus.
Les pathologies chroniques à risque pour la femme enceinte et le fœtus
Dans cette deuxième partie, l’accent est mis sur les maladies qui existent avant la grossesse, et qui peuvent occasionner des complications pour la mère ou le fœtus.
Qu’il soit gestationnel, donc acquis en cours de grossesse, ou chronique, le diabète expose le bébé à des risques importants tels qu’une naissance prématurée, un diabète néonatal ou un poids trop élevé à la naissance nécessitant une césarienne.
L’hypertension est également à haut risque pour la future mère et son enfant. Elle peut induire une prééclampsie, qui constitue une urgence vitale, ou favoriser l’apparition de maladies cardiaques chez la mère.
Les femmes qui ont développé un lupus avant leur grossesse sont exposées à des risques de fausse couche, d’accouchement prématuré et de prééclampsie. Le fœtus peut aussi souffrir d’un retard de croissance.
Enfin, l’épilepsie occasionne également différents risques de complications pour la mère et le bébé.
Dans tous les cas où la femme enceinte souffre d’une maladie chronique, une surveillance accrue est généralement mise en place. Les médecins doivent aussi établir la pertinence de poursuivre ou non le traitement médicamenteux le cas échéant, en sachant que les médicaments peuvent représenter un danger pour le nourrisson en devenir.
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L'épidémie de Covid-19 aura-t-elle une fin ?
L’un des évènements qui aura le plus marqué le monde en ce début de 21ème siècle est certainement la pandémie de Covid-19. Si le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) faisait déjà des ravages en Asie dans sa première version en 2003, le coronavirus 2 a tué plusieurs millions de personnes réparties sur tous les continents.
Les conséquences économiques, sociales et politiques de la pandémie de Covid-19 sont sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale. Les populations ont ainsi connu des périodes de confinement plus ou moins strictes, des vagues de vaccination rapprochées, des pénuries de denrées alimentaires, mais aussi de nombreux décès parmi leur entourage. Si l’épidémie semble s’être calmée en ce début d’année 2023, faut-il pour autant espérer que le Covid-19 touche à sa fin ?
Petit rappel de l’historique du coronavirus 2
L’apparition du SRAS (ou SARS-CoV 1 en anglais) en 2003 puis celle du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, MERS, en 2012, laissait craindre aux scientifiques l’imminence d’une importante épidémie de coronavirus.
Effectivement, c’est à l’automne 2019 que remonte le patient zéro, c’est-à-dire le premier patient identifié comme porteur du Covid-19. À Wuhan, dans une province chinoise, les hospitalisations s’intensifient au cours du mois de décembre, jusqu’à gagner le reste de la Chine en janvier 2020.
Face aux 10 000 cas répertoriés, avec plus de 200 décès, OMS déclare l’état d’urgence de santé publique de portée internationale, un fait particulièrement rare. Entre janvier et février 2020, des cas de Covid sont déclarés au-delà des frontières chinoises. Dès lors, l’augmentation des nouveaux cas atteint un rythme très élevé au niveau international. Le 11 mars 2020, l’OMS atteste de la présence d’une pandémie et met en place des consignes sanitaires afin de renforcer l’hygiène de prévention et de limiter la saturation des services hospitaliers.
Parmi les 200 pays et plus touchés par la pandémie, un certain nombre impose alors un confinement aux populations dans le but de réduire la contamination. En France, ce premier confinement dure du 17 mars au 11 mai 2020. Le deuxième confinement a lieu du 30 octobre au 15 décembre 2020, du fait des nouvelles vagues de contamination présentes en Europe. Il faut attendre le 27 décembre 2020 pour que le vaccin apparaisse et permette d’assouplir progressivement les contraintes sanitaires.
Les vagues du Covid-19
Que ce soit par le non-respect des gestes barrières, par la fragilisation de l’immunité collective ou par les mutations du coronavirus 2, les vagues de contamination au Covid-19 se sont succédées. Entre mars 2020 et janvier 2023, les scientifiques s’accordent à dire qu’il y a eu 9 vagues d’épidémie en France, marquées par la saturation des services d’urgence et de soins intensifs.
En février 2023, les épidémiologistes attestent d’une stabilisation du virus à une intensité relativement faible. Les décès et les nouveaux cas diminuent. Cela ne signifie pas pour autant que l’épidémie de Covid-19 est terminée. D’après les chercheurs, le coronavirus 2 fait preuve d’une adaptabilité importante, ce qui provoque l’apparition fréquente de mutants et sous-mutants, plus résistants. Comme la grippe, le Covid-19 va sans doute devenir une affection saisonnière dont les personnes fragiles ou immunodéprimées devront se protéger.
Le directeur général de l’OMS exprimait d’ailleurs en décembre 2022 le souhait de mettre un terme à l’état d’urgence sanitaire « à un moment donné, l’année prochaine ». 2023 devrait donc signifier non pas la fin de l’épidémie de coronavirus, mais du moins l’assouplissement de certaines contraintes sanitaires, en gardant à l’esprit qu’un nouveau variant dangereux pourrait toujours apparaitre.
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Quelles sont les différences entre syndrome d'Asperger et autisme ?
Le trouble du spectre autistique englobe une diversité de troubles neurodéveloppementaux caractérisés par des difficultés sociales, comportementales et de communication. Parmi ces troubles, le syndrome d'Asperger constitue une forme d'autisme qui se distingue par des compétences verbales supérieures à la moyenne et un intérêt marqué pour des sujets bien spécifiques.
Même si le syndrome d'Asperger est considéré comme un type d’autisme, plusieurs différences notables existe entre ces deux troubles. C'est ce que nous allons explorer dans ce podcast en identifiant notamment les variations de comportements et de compétences propre à chaque trouble.
Les caractéristiques de l’autisme et du syndrome d’Asperger
Trouble du spectre autistique large, l'autisme inclut diverses manifestations de difficultés dans les sphères sociales, comportementales et de communication. Lors du diagnostic, le médecin va notamment rechercher des problèmes dans les techniques de communication verbales et non verbales, des difficultés quant à l'établissement de lien avec les autres personnes et la présence de comportements stéréotypés ou répétitifs. On retrouve chez certaines personnes autistes une sensibilité sensorielle particulière ou des centres d'intérêt bien précis.
Les personnes atteintes du syndrome d'Asperger éprouvent également des difficultés sociales et de communication, ainsi que des passions développées pour des intérêts restreints et des comportements stéréotypés. Si les personnes diagnostiquées Asperger sont capables de communiquer avec un langage assez typique, cela peut leur poser un problème pour interagir avec les autres personnes. Elles vont notamment avoir du mal à identifier certains signaux sociaux verbaux ou non verbaux.
Ce qui différencie l’Asperger de l’autisme
Là où le syndrome d'Asperger se différencie véritablement de l'autisme, c'est dans la capacité des personnes Asperger à développer des compétences verbales supérieures à la moyenne. Bien qu'elles aient du mal à saisir les subtilités des échanges verbaux et les sous-entendus, elles sont tout à fait capables de comprendre les règles sociales explicites comme le fait de se dire bonjour, de s'excuser ou de laisser sa place à une personne âgée. En revanche, les personnes Asperger font rarement preuve de second degré, ce qui les expose à une incompréhension fréquente des dialogues humoristiques.
Les personnes qui souffrent d'un trouble du spectre autistique éprouvent des difficultés dans la communication, qu'elle soit verbale ou non verbale. On retrouve souvent un retard de langage, des difficultés à interpréter les expressions faciales ou le ton de la voix, et des problèmes pour intégrer des règles implicites de comportement en société.
Les personnes atteintes du syndrome d’Asperger sont-elles des génies ?
L’image renvoyée par le cinéma -dont le célèbre Rain Man- conforte l’idée populaire que les personnes touchées par Asperger bénéficient de capacités cérébrales extraordinaires. Effectivement, du fait d’un fonctionnement neuronal affecté, certains sujets qui développent un syndrome d’Asperger font preuve d’une mémoire exceptionnelle, ou de connaissances très approfondies en mathématiques.
Mais la douance dans un domaine n’est pas un symptôme spécifique au diagnostic d’Asperger, et certaines personnes Asperger n’ont pas de facultés particulières. En revanche, toutes connaissent des difficultés dans la communication et l’adaptation au changement, de la même façon que les personnes autistes.
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Ecouter de la musique permet-il d'entretenir le cerveau ?
Processus normal de vieillissement, le déclin cognitif affecte la mémoire, la capacité à prendre des décisions et celle à résoudre des problèmes. Ce phénomène est en outre accéléré lorsque la personne âgée souffre d'une maladie telle qu’Alzheimer.
Heureusement, il existe des moyens de freiner et de limiter le déclin cognitif. La musique fait partie de ces loisirs qui contribuent à maintenir la qualité du fonctionnement cérébral. Quels sont les mécanismes qui expliquent l'intérêt de la musique pour entretenir la santé du cerveau?
Freiner le déclin cognitif, un objectif primordial pour la qualité de vie des séniors
Le déclin cognitif engendre souvent une baisse de la qualité de vie chez la personne âgée. Lorsque celle-ci présente des problèmes de mémoire, de concentration ou des difficultés à prendre des décisions quotidiennes, elle peut se renfermer sur elle-même et éviter les situations inconfortables comme les réunions de famille, les discussions avec des amis, ou même la pratique de loisirs à l'extérieur.
La qualité de fonctionnement du cerveau va donc fortement influencer le bien-être du sénior. Pour freiner le déclin cognitif chez des patients âgés ou ayant subi des traumatismes cérébraux, certaines thérapies utilisent la musique. En effet de nombreuses études prouvent que la musique regorge de bienfaits pour le cerveau.
Les effets positifs de la musique sur le cerveau
Que ce soit par l'écoute et la restitution de parole ou de mélodie, par la capacité de la musique à susciter des émotions ou par son effet de renforcement sur les connexions neuronales, la musique stimule la mémoire et aide à lutter contre la dégénérescence des neurones.
Elle intervient aussi au niveau du lobe temporal, une partie du cerveau impliquée dans la perception et la reconnaissance musicales. En stimulant ces régions cérébrales, la musique améliore la fonction cognitive globale.
L'effet anxiolytique et antistress de la musique n'est plus à démontrer. La simple écoute d'un morceau de musique, peu importe le genre, agit directement sur la production de neurotransmetteurs. Grâce à l'augmentation de la libération de la dopamine et de la noradrénaline, la personne se sent apaisée. Or, l’on sait que la sérénité et l'apaisement jouent un rôle crucial sur les fonctions cognitives.
Enfin, la musique intervient également au niveau de la plasticité cérébrale. Même chez les personnes d'un âge avancé, elle aide à produire et à renforcer les connexions neuronales, ce qui contribue à limiter le déclin cognitif.
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Les rêves ont-ils un impact sur la santé ?
Chez les personnes stressées ou anxieuses, l’univers onirique représente une soupape pour laisser s’écouler les angoisses et les préoccupations. Même si ces angoisses se manifestent sous la forme de cauchemars, elles aident le cerveau à se libérer de scénarios qui n’arriveront sans doute pas. Au réveil, la personne qui a rêvé peut se sentir soulagée de retrouver sa vie réelle.
Les rêves constituent aussi un espace dans lequel le cerveau expérimente. Il va produire des scénarios d’attachement envers certaines personnes, ou de haine envers d’autres. Il effectue ainsi le tri au sein de ses propres émotions et peut résoudre des problématiques inconscientes dont nous prenons seulement conscience au réveil.
Enfin, la créativité est souvent exacerbée par les rêves. Combien d’inventeurs, d’artistes, d’écrivains, de musiciens ont trouvé l’inspiration dans leur vie onirique ? Le cerveau n’est alors plus limité par la conscience, ce qui lui permet d’explorer des idées très différentes, et parfois de trouver des solutions qui n’auraient jamais vu le jour autrement.
Les aspects négatifs des rêves sur la santé
Malgré tous ces bienfaits produits par les rêves, d’autres aspects de la vie onirique s’avèrent plus négatifs pour la santé, notamment mentale.
Des cauchemars répétés et récurrents vont ainsi occasionner un sommeil de mauvaise qualité, une piètre récupération la nuit, des angoisses et de la dépression. On retrouve notamment ce phénomène chez les personnes qui vivent des stress post-traumatiques.
En cas d’insomnie liée à la crainte de faire des cauchemars, les répercussions physiques se ressentent sous la forme de douleurs musculaires, de migraines, de difficultés à se concentrer dans la journée ou encore de fatigue importante pouvant occasionner l’apparition de maladies chroniques.
Lorsque les rêves et cauchemars deviennent trop envahissants et menacent le bon déroulé de la vie réelle, il faut se tourner vers un professionnel afin de comprendre pourquoi la vie onirique est si perturbée.
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Pourquoi caresser un chat est si apaisant ?
La popularité des chats sur Internet est à l’image de leur notoriété dans le monde réel. Si les chats sont connus pour leur caractère souvent lunatique, leurs facéties et leur adresse, ils sont aussi capables de nous faire du bien en ronronnant sur nos genoux. Et ce n’est pas qu’une histoire d’attachement : il est bien prouvé que caresser un chat est source de nombreux bénéfices pour la santé physique et mentale.
Pour réduire votre stress et votre tension, caressez un chat !
Connaissez-vous la dopamine, la sérotonine et l’ocytocine ? Ces trois substances produites par le corps favorisent la relaxation, la détente, le bien-être et l’apaisement. Lorsque vous caressez un chat, la libération de ces hormones augmente. C’est à la fois très utile pour abaisser le niveau de stress et pour réguler la tension artérielle. Sur le plus long terme, moins de stress signifie aussi moins de risque de maladie cardiovasculaire, une bonne raison pour adopter un chaton dès à présent !
Le corps tend à répondre favorablement aux caresses prodiguées à un félin consentant. Le rythme cardiaque diminue, la respiration ralentit et le cerveau bénéfice de tout un ensemble de réactions chimiques qui induisent contentement et plaisir.
Caresser un chat vous aide à gérer vos émotions
Le contact physique avec un animal comme le chat peut aider les personnes traumatisées à mieux vivre le rapprochement corporel, et surtout à en tirer du bien-être. On dit aussi volontiers des chats qu’ils absorbent nos émotions et nous aident à nous en libérer. Sans forcément leur attribuer autant de mérites, il est possible de mieux gérer une sensation de solitude ou de mal-être en accordant de l’attention et des caresses à un chat.
Et qu’en est-il de la ron-ron thérapie ?
Il ne s’agit pas d’un terme fantaisiste inventé par des amoureux de l’espèce Felis silvestris catus, l’actuel chat domestique. La ron-ron thérapie existe depuis la nuit des temps. Vers l’an 600, les médecins imitaient le ronronnement du chat pour aider les malades à guérir. Effectivement, un chat blessé récupère plus rapidement de ses blessures qu’un autre animal grâce à sa faculté à s’auto-apaiser par le ronronnement.
Certaines personnes sont réceptives à cette thérapie, d’autres non. Pour ceux qui aiment les chats, cela peut valoir le coup d’essayer. Récemment, des classes et des maisons de retraite ont intégré des félins à leur environnement afin d’aider les enfants et les personnes âgées à se concentrer ou à se détendre. En cas de coup de mou, donc, installez-vous dans un fauteuil avec votre chat sur les genoux : l’effet bénéfique devrait être rapide et aussi efficace qu’une séance de méditation.
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Quel est le lien entre les maladies parodontales et le risque d'AVC ?
Le terme de maladie parodontale désigne toute affection qui concerne la gencive, l’os ou l’une des structures impliquées dans la formation des dents. Les plus courantes sont la gingivite et la parodontite. Traitées à temps, ces maladies peuvent se résoudre assez facilement. En revanche, si la personne tarde à consulter un dentiste, le développement de la maladie va engendrer un inconfort élevé et plusieurs risques accrus, dont celui de connaitre un accident vasculaire cérébral.
Le lien entre AVC et maladie parodontale est encore en cours d’exploration, mais les études récentes semblent confirmer que les patients souffrant d’une maladie parodontale sont plus à risque de connaitre un AVC.
Comment se manifeste un AVC ?
L’accident vasculaire cérébral ou AVC est un phénomène potentiellement très grave. L’irrigation du cerveau est soudainement stoppée, par exemple par un caillot présent dans un vaisseau. Le manque d’oxygène cause des dégâts rapides et irréversibles au niveau des neurones. On considère d’ailleurs l’AVC comme l’une des causes principales de décès et de handicap dans le monde.
Quels sont les signes d’une maladie parodontale ?
Touchant la sphère de la bouche, des dents et des gencives, la maladie parodontale se manifeste sous différentes formes : des gencives douloureuses, gonflées, qui saignent ou qui rougissent, une haleine désagréable, des dents qui bougent ou encore une récession gingivale. Souvent, plusieurs symptômes coexistent.
Les personnes ayant une plaque bactérienne développée, un diabète, une alimentation déséquilibrée ou une maladie systémique sont plus susceptibles de souffrir de maladies parodontales. C’est le dentiste ou l’hygiéniste dentaire qui évalue la santé de la gencive et de l’os, et établit le diagnostic.
Les liens qui existent entre AVC et maladie parodontale
Parmi les études menées sur les liens entre AVC et maladie parodontale, plusieurs résultats sont ressortis. Les chercheurs établissent par exemple l’hypothèse que les bactéries produites lors d’infections parodontales peuvent être responsables d’une inflammation de l’organisme sous-jacente, elle-même susceptible d’augmenter le risque d’AVC.
Ces mêmes bactéries pourraient d’autre part former des plaques d’athérome au niveau des artères. Or, l’obstruction des vaisseaux sanguins augmente potentiellement le risque d’AVC.
Il faut encore développer les axes de recherche afin de comprendre les liens exacts qui existent entre le risque d’accident vasculaire cérébral et les maladies parodontales. Les spécialistes recommandent toutefois un suivi régulier de la santé bucco-dentaire pour toutes les personnes, et plus précisément pour celles qui ont des risques importants de connaitre un AVC.
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Pourquoi certaines bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques ?
Particulièrement préoccupante pour le corps médical, la résistance des bactéries aux antibiotiques menace l’efficacité de certains traitements qui permettent de combattre des infections potentiellement graves. La capacité des bactéries à survivre et à se reproduire même dans un environnement contenant des antibiotiques induit en effet que les maladies autrefois facilement traitées deviennent plus résistantes et plus longues à soigner. Le risque de gravité des symptômes, voire de mortalité chez les personnes fragiles, augmente au sein de la société.
Les campagnes de prévention contre l’utilisation systématique des antibiotiques ne portent pas aussi bien leurs fruits que prévus. Mais quel est le vrai risque à trop utiliser des antibiotiques ? Pourquoi certaines bactéries développent-elles une résistance face à ces traitements, et comment freiner ce phénomène ?
Les principales causes de l’antibiorésistance
En tout premier lieu, on a identifié comme cause majeure d’antibiorésistance l’usage excessif, inapproprié ou systématique des antibiotiques pour traiter certaines pathologies. Les médecins des dernières décennies comptaient en effet largement sur ce traitement réputé pour son efficacité afin de soulager rapidement les patients. Or, plus les antibiotiques sont utilisés, plus les bactéries résistantes se développent car l’environnement est plus favorable à leur présence.
Lorsque les bactéries se reproduisent, elles transmettent un matériel génétique qui contient notamment la résistance ou non à certains traitements. De la même façon, plus l’environnement contient d’antibiotique, plus les bactéries porteuses de gênes favorables à l’antibiorésistance ont de chances de se développer, de se reproduire et de se disséminer. Grâce à l’échange de gênes entre les bactéries, de nouvelles bactéries deviennent même résistantes à plusieurs traitements en même temps.
Tout comme l’espèce humaine s’est adaptée au fil de son évolution, les bactéries développent de nouveaux mécanismes de défense et de résistance pour survivre aux environnements hostiles. Comme le cycle de vie et de reproduction des bactéries est souvent bien plus court que celui de l’homme, on peut observer l’apparition de nouvelles compétences sur un laps de temps réduit, ce qui favorise l’adaptation des bactéries aux traitements utilisés en masse.
Les risques liés à la résistance des bactéries aux antibiotiques
Trois risques peuvent être identifiés par rapport à l’antibiorésistance. D’abord, il s’agit d’une menace pour la santé publique car les infections deviennent plus difficiles à soigner. Elles se répandent davantage et touchent les personnes immunodéprimées, les enfants et les personnes âgées avec des conséquences pouvant être fatales.
Ensuite, une personne atteinte d’une infection aura plus de mal à guérir si le traitement proposé n’engendre aucun impact sur les bactéries responsables. Il faudra alors tâtonner et trouver d’autres traitements, ce qui implique un temps de maladie allongé.
Enfin, le coût des soins de santé augmente forcément du fait de congés maladie plus longs, de la recherche nécessaire pour élaborer de nouveaux traitements et d’hospitalisations plus nombreuses.
Comment lutter contre l’antibiorésistance ?
D’abord, les antibiotiques doivent être utilisés à leur juste mesure, c’est-à-dire contre les infections bactériennes uniquement, et non contre les virus. Cela implique que le médecin vérifie au préalable la présence de ces bactéries. Un rhume, par exemple, est souvent dû à un virus et se soigne sans antibiotiques. En cas de surinfection bactérienne, en revanche, l’usage d’antibiotiques peut être préconisé.
D’autre part, les chercheurs doivent poursuivre leurs expérimentations afin de développer des traitements efficaces contre les nouvelles formes de bactéries. Si le public est sensibilisé à l’importance de freiner l’antibiorésistance, ces nouveaux traitements auront plus de chance d’être efficaces sur le long terme.
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La constipation chronique entraine-t-elle des risques sur le long terme ?
Très désagréable à vivre pour les personnes qui en souffrent, la constipation chronique est un phénomène qui s’étale sur plusieurs mois. Le diagnostic est généralement posé après 6 mois de constipation engendrant un inconfort élevé pour la personne.
Quelles sont les conséquences d’une constipation récurrente ? Y a-t-il des risques pour la santé au long terme à ne pas aller à la selle pendant plusieurs jours ?
Les différents types de constipation
Les gastro-entérologues distinguent trois types de constipation. La constipation fonctionnelle, dite de transit, concerne des difficultés d’avancée du bol digestif au niveau du côlon, qui est en fait le gros intestin. La constipation distale, elle, se manifeste par des difficultés d’évacuation des selles, avec par exemple une impossibilité à pratiquer le relâchement du sphincter anal. Enfin, les deux types de constipation peuvent être associés lors d’une constipation chronique.
Quelles sont les causes d’une constipation chronique ?
Parmi les raisons les plus courantes d’une constipation qui dure plusieurs mois, on note : une alimentation trop faible en calories (régime amaigrissant) ou en fibres (manque d’apports végétaux), une sédentarité importante, un changement de mode de vie ou de rythme, une grossesse en cours, une prise de médicaments occasionnant des effets secondaires.
D’autres causes sont parfois recherchées. Si la personne présente des saignements dans les selles, la présence d’une tumeur est à craindre. Les patients souffrant de Parkinson, de sclérose en plaques, d’hypothyroïdie, de diabète ou de maladies psychiatriques développent aussi potentiellement des symptômes de constipation chronique.
Enfin, la constipation se fait plus fréquente chez les personnes âgées. En cas d’absence de cause particulière, la constipation est dite idiopathique.
Les risques d’une constipation chronique sur la santé à court terme
Une personne régulièrement constipée développera éventuellement des angoisses à l’idée de se déplacer, d’aller aux toilettes chez elle ou ailleurs, de voyager en station assise pendant longtemps ou simplement de côtoyer d’autres personnes. Les manifestations physiques de la constipation créent de l’inconfort, voire de la douleur et parfois de la honte avec des ballonnements, des gaz, des crampes.
Les risques d’une constipation chronique sur le long terme
Si la constipation se poursuit pendant longtemps, d’autres risques apparaissent pour la santé. Les selles très dures présentes dans l’intestin peuvent endommager les parois du côlon et de l’anus lors de l’expulsion. La constipation chronique va souvent de pair avec le développement d’hémorroïdes ou de fissures anales.
Le système digestif étant mis à mal par la constipation, un déséquilibre du microbiote peut s’installer, ce qui contribue à fragiliser le système immunitaire et augmente l’inflammation de l’organisme. Des liens ont été évoqués entre constipation chronique et dépression ou anxiété. Enfin, ce trouble pourrait induire des risques plus importants de développer un diabète 2, un cancer ou un syndrome métabolique.
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Pourquoi les règles peuvent devenir plus douloureuses en hiver ?
Les menstruations sont réputées pour occasionner des douleurs abdominales plus ou moins intenses aux femmes qui ont atteint la puberté. Ces douleurs varient selon les profils : certaines jeunes filles souffrent énormément dès les premières règles, tandis que d'autres ne connaissent qu'un léger mal de ventre durant cette période.
Une circonstance particulière peut aggraver l'intensité des douleurs chez toutes les femmes réglées. D'après un sondage réalisé par Intima, une marque de soins féminins, environ un tiers des jeunes filles et des femmes trouve que les douleurs des règles s'amplifient en hiver. Comment expliquer un tel changement ?
3 théories expliquant que les règles sont plus douloureuses en hiver
Il n'y a pas à proprement parler d'étude sur la question, mais le corps médical dispose de ses théories. Parmi les explications possibles à l'augmentation de la douleur au moment des règles hivernales, trois causes reviennent fréquemment dans la bouche des médecins.
D'abord, le froid agit directement sur les vaisseaux sanguins, en stimulant leur constriction. La circulation du sang devient plus difficile, ce qui peut entrainer une hausse des douleurs musculaires. Les muscles ne reçoivent plus assez d'oxygène pour travailler normalement, et les crampes s'accentuent.
Deuxièmement, la sédentarité induite par la saison froide contribue à détériorer l'humeur. Et il est bien connu que lorsque l'on voit les choses en noir, on a plus de mal à supporter l'inconfort. Les femmes ayant leurs règles ont ainsi l'impression d'avoir plus mal que lorsqu'elles peuvent sortir et s'adonner à d'autres activités pour se changer les idées.
Enfin, le manque de soleil favorise la carence en vitamine D et en dopamine. Or, c'est justement grâce à ces deux hormones que le corps ressent du plaisir, de la bonne humeur et de la motivation. Moins de soleil signifie donc moins de plaisir, et une perception accrue de la douleur. D'après une étude de 2010, la faible exposition au soleil contribue à réduire la production de FSH, une hormone impliquée dans l'ovulation. Les cycles deviennent plus longs ou plus irréguliers.
Comment mieux supporter les douleurs de règles en hiver ?
Pour atténuer le phénomène qui induit une douleur de règles plus importante en hiver, il est intéressant de miser sur des sources de chaleur et de bien-être comme les couvertures chauffantes, les bouillotes et les bains chauds. Si la douleur persiste, il ne faut pas hésiter à demander un médicament en pharmacie contre les crampes menstruelles. Pour finir, une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant et une bonne hydratation contribuent à améliorer le fonctionnement optimal de l'organisme, donc à diminuer les douleurs des règles.
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Pourquoi certaines personnes ont des oreilles décollées ?
Oreilles en chou-fleur, oreilles déformées : lorsque les oreilles s'éloignent du crâne, on parle aussi plus couramment d'oreilles décollées. Ce phénomène, loin d'être rare, concernerait environ 5% de la population française.
Si le fait d'avoir des oreilles décollées n'a généralement pas de répercussion sur la qualité de l'audition, il est susceptible de créer une gêne physique et un manque de confiance en soi. Les enfants qui ont les oreilles décollées sont en effet facilement sujets des moqueries. Parvenus à l'âge adulte, ils éviteront les coupes de cheveux qui laissent apparaitre les oreilles et se sentiront mal à l'aise avec cette partie de leur anatomie. Heureusement, il existe des solutions chirurgicales efficaces pour ceux qui ne parviennent plus à vivre avec leur complexe.
Mais finalement, d'où vient ce phénomène d'oreilles décollées ? Pourquoi touche-t-il certaines personnes et pas d'autres ?
L'origine congénitale, la cause la plus fréquente des oreilles décollées
Les oreilles décollées proviennent le plus souvent d'une origine congénitale. Cela signifie qu'elles sont présentes dans l'état dès la naissance, pour des raisons génétiques ou environnementales. Il faut savoir que la forme des organes dépend en partie des gênes transmis par les parents. Si l'un des parents ou des grands-parents présente des oreilles décollées, les chances que l'enfant ou le petit-enfant dispose de la même forme d'oreille sont plus élevées.
Les différences anatomiques sur la forme des oreilles
Toutes les oreilles ne se ressemblent pas, et s'il existe des oreilles plus éloignées que d'autres du crâne, il en existe aussi qui s'avèrent presque collées à la tête. Les variations anatomiques présentes au sein de l'espèce humaine expliquent que certaines personnes possèdent des formes d'oreilles différentes, sans que cela ne soit particulièrement lié à une raison précise.
Certains traumatismes provoquent un décollement des oreilles
Un choc à la tête survenu dans l'enfance ou des agressions répétées sur les oreilles sont capables de modifier considérablement l'apparence de ces organes. À l'image des rugbymen qui arborent des oreilles gonflées par les frottements et les compressions vécues lors des mêlées, les personnes qui subissent des traumatismes crâniens ou des blessures aux oreilles peuvent en conserver des séquelles visibles sous la forme d'oreilles décollées.
Quand les oreilles décollées s'accompagnent d'autres symptômes
Certains troubles d'origine génétique induisent des malformations de l'oreille. La microtia, par exemple, se caractérise par une oreille de taille réduite et ourlée. Cette affection s'accompagne de troubles de l'attention, d'une atrésie du canal auditif et de retards dans l'acquisition du langage.
Le syndrome de Goldenhar induit également de possibles malformations au niveau de l'oreille, qui peuvent éloigner le pavillon du crâne et donner le sentiment d'oreilles décollées. Ce syndrome est bien souvent accompagné d'autres malformations pouvant apparaitre au niveau des mâchoires, des yeux, des tempes et d'autres parties osseuses ou molles du corps.
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Comment une femme peut-elle tomber enceinte sans pénétration ?
Lorsque l'on évoque une potentielle grossesse, il est souvent induit que celle-ci fait suite à un rapport sexuel avec pénétration. En effet, il s'agit du moyen le plus répandu et le plus efficace pour procréer. Les spermatozoïdes déposés par le pénis directement dans le vagin rejoignent rapidement l'utérus, et peuvent potentiellement féconder l'ovule qui y est présent.
Mais les personnes qui souhaitent se prémunir d'une grossesse non désirée ne devraient pas penser que le risque est réduit à zéro en l'absence de pénétration. Il existe en effet d'autres moyens de tomber enceinte, que cette finalité soit recherchée ou non.
Comment une femme tombe-t-elle enceinte ?
Lors d'un rapport sexuel classique, l'éjaculation de l'homme va induire l'éjection de spermatozoïdes dans le vagin de la femme. Il faut noter que des spermatozoïdes s'échappent également du pénis pendant la phase d'excitation. Le coït interrompu ne constitue donc pas une méthode fiable de contraception.
Les spermatozoïdes libérés vont se déplacer jusqu'à atteindre l'utérus, situé en amont du vagin. Si la femme a ovulé, les spermatozoïdes rencontrent la gamète femelle avec laquelle ils tentent de s'associer. En l'absence d'ovule, les spermatozoïdes peuvent tout de même rester dans le vagin et dans l'utérus pendant quelques jours, ce qui augmente la probabilité de rencontre avec un ovule.
Dès qu'un spermatozoïde parvient à traverser la membrane de l'ovule, les deux gamètes commencent à fusionner pour former les prémices d'une nouvelle vie.
Le sperme peut atteindre l'utérus sans pénétration
Lors d'une pratique sexuelle sans pénétration comme la masturbation mutuelle, l'homme peut produire du liquide séminal chargé de spermatozoïdes ou éjaculer à proximité de la vulve de la femme. Tant qu'il reste du liquide non séché, les spermatozoïdes peuvent survivre à l'air libre. L'entrée du vagin étant particulièrement accessible depuis la vulve, il n'est pas exclu que certaines gamètes se retrouvent finalement dans le vagin, par exemple s'il elles sont poussées vers l'intérieur pendant une toilette intime ou à cause de frottements avec les sous-vêtements.
Une fois que le spermatozoïde se trouve dans le vagin, il dispose encore de 2 à 5 jours de survie pour trouver sa voie vers l'utérus. Si le risque de développer une grossesse de cette façon est faible, il n'est pas nul, surtout chez les femmes jeunes qui disposent d'une fertilité importante.
La fécondation in vitro : tomber enceinte volontairement sans pénétration
Communément appelée FIV, la fécondation in vitro consiste à prélever un ovule chez la femme, à le féconder artificiellement avec un spermatozoïde, puis à réinjecter l'embryon formé dans l'utérus de la femme. Il n'y a pas de pénétration sexuelle, mais la procédure nécessite tout de même l'emploi de certains outils médicaux pour parvenir à l'utérus.
La FIV est pratiquée par les femmes qui ont du mal à procréer, car elle facilite la fécondation. Elle n'intervient généralement qu'après une procédure classique d'essai de fécondation par pénétration sexuelle.
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Peut-on faire pousser des dents artificiellement chez l'adulte ?
Alors que 68% des Français se montrent satisfaits de leur santé bucco-dentaire, 30% d'entre eux souffrent tout de même de saignements des gencives lors du brossage. 15% des Français connaissent même des maladies parodontales sérieuses qui peuvent entrainer la perte ou l'ablation de certaines dents.
Pour celles et ceux qui ont perdu leurs dents, il existe des solutions artificielles comme les dentiers ou les implants. Mais les scientifiques étudient aussi une source plus naturelle et prometteuse pour retrouver de vraies dents, qui mobiliserait les capacités de régénération des dents humaines. On obtiendrait ainsi à terme des dents naturelles, issues d'un processus artificiel de reconstruction.
La première étape réussie : la réparation des caries chez le rat
Deux équipes de chercheurs issus de l'Inserm d'une part et de l’Université Paris Descartes d'autre part ont mené des travaux dans le but de provoquer la repousse naturelle des dents après une carie. Il faut en effet savoir que, lorsqu'une dent est attaquée par l'acide des bactéries, des signaux d'alarme sont transmis au cerveau. Celui-ci stimule alors la production de pulpe dentaire en réveillant des cellules souches endormies, capables de régénérer une partie de la dent.
En greffant de la pulpe artificielle obtenue en laboratoire sur un site carié, les chercheurs ont obtenu des résultats satisfaisants sur des rats. La dent abimée profitait de la régénération cellulaire et le tissu pulpaire se reformait rapidement.
La deuxième étape : vérifier l'hypothèse sur des porcs
La dentition des rats et leur régime alimentaire diffèrent largement de ceux de l'humain. Les chercheurs s'attachent donc désormais à vérifier la faisabilité de l'expérience sur des porcs. Le défi consiste notamment à ce que la dent artificiellement créée puisse bénéficier des apports de nutriments et d'oxygène grâce à la bonne vascularisation de la pulpe.
La biodent fera-t-elle la une des journaux de demain ?
Pour aller plus loin encore, l'équipe japonaise du chercheur Takashi Tsuji a tenté de développer une biodent. Le principe est assez simple : utiliser des cellules épithéliales afin de former une dent entière à partir de rien, ou presque. Et le résultat est prometteur. 10 jours après les débuts de l'expérience, les chercheurs ont obtenu une dent intacte qu'ils ont greffée dans la bouche d'une souris. La dent s'est parfaitement connectée aux vaisseaux de la gencive.
Là encore, il faudra beaucoup de temps et d'études pour que le résultat puisse s'appliquer aux humains. Mais qui sait, peut-être que durant la prochaine décennie, de nouvelles avancées révolutionneront le monde de la médecine en permettant de faire pousser des dents artificiellement, directement dans la bouche des patients.
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Pourquoi les charcuteries peuvent-elles être dangereuses pour la santé ?
Jambon cru ou cuit, rillettes, saucisson, pâtés divers, rosette, saucisse et autres réjouissances salées font partie des aliments régulièrement consommés par les Français. Plus de 99% des ménages de l'Hexagone consomment de la charcuterie. Culture culinaire oblige, il est difficile pour les autorités sanitaires de toucher à ces aliments phares de la gastronomie nationale. Synonymes de convivialité et de plaisir, les charcuteries figuraient dans le caddie des Français 37 fois par an en 2021.
Le problème, c'est que toutes ces victuailles n'ont que peu d'intérêt pour l'organisme. Pire, la charcuterie présente même des risques pour la santé sur le long terme, notamment lorsqu'elle figure trop souvent au menu.
Quels sont les dangers liés à la consommation de charcuterie ?
D'abord, la charcuterie est un aliment très salé. La présence excessive de sel dans l'organisme contribue à l'augmentation de la pression artérielle. L'hypertension résultant de ce phénomène est facteur de risque de développer une maladie cardiaque ou de connaitre un AVC.
Ensuite, la charcuterie contient beaucoup de graisse saturées. Ces dernières favorisent le mauvais cholestérol, LDL, dans le sang. La présence de plaques de graisse dans les artères augmente également le risque de maladie cardiaque.
Enfin, la charcuterie contient des nitrates et des nitrites qui limitent la prolifération bactérienne. E251, E252, E249 et E250 sont transformés au cours de la digestion. Ils deviennent des composés nitrosés, cancérigènes.
Une question de quantité et de fréquence
"Tout est poison et rien n'est sans poison", affirmait Paracelse, médecin allemand du 16ème siècle. Cette devise correspond particulièrement bien à l'alimentation. Tout aliment consommé de façon occasionnelle et en petite dose reste sans danger pour l'organisme. Au contraire, des doses massives et fréquentes d'un même aliment finissent par entrainer des effets négatifs, même si vous consommez des tomates (acidifiantes pour le corps), des noix (très grasses) ou du poisson (chargé de métaux lourds).
L'humain est un mammifère omnivore. Dans l'idéal, son régime alimentaire se compose d'une large variété de mets d'origine animale et végétale. Certaines charcuteries comme la viande de grison apportent beaucoup de protéines. Du fer et des vitamines B sont également présents dans le jambon, la saucisse ou le boudin noir. En outre, il ne faut pas oublier l'importance du plaisir dans l'alimentation, qui garantit le bon équilibre psychique de l'individu.
En conclusion, mangez de la charcuterie si vous l'appréciez. Optez pour des produits de qualité et savourez-les de façon à ce que cette consommation reste maitrisée et inférieure à 150 grammes par semaine (recommandation de l'Anses).
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Pourquoi fait-on ingérer des secrétions vaginales aux bébés nés par césarienne ?
Pratiquée sur environ 20% des femmes enceintes françaises, la césarienne consiste à inciser l'abdomen de la mère afin d'extraire le bébé de l'utérus de façon chirurgicale. Si la césarienne présente des avantages puisqu'elle limite certains risques de complications pour la mère et le bébé, elle n'offre pas tous les bienfaits relatifs à la naissance par voie basse, notamment l'ingestion de sécrétions présentes au niveau du vagin par le bébé.
Il est possible, sur avis médical, de procéder à une instillation artificielle de sécrétions vaginales lors d'un accouchement par césarienne. Les bénéfices et les risques doivent être soigneusement pesés.
Les différences entre la césarienne et l'accouchement par voie basse
La nature fait bien les choses. Si l'accouchement par voie basse constitue une expérience très intense pour les femmes qui s'y essaient, c'est aussi une façon de donner naissance généralement bénéfique pour la mère et le bébé.
D'abord, l'accouchement par voie naturelle peut être déclenché ou survenir spontanément, alors que la césarienne n'est jamais spontanée, mais décidée par le corps médical. La différence est majeure : dans un cas, le corps se prépare à l'accouchement, notamment en diffusant des hormones primordiales pour gérer la douleur, induire l'attachement au nourrisson et déclencher la production de lait. Dans le cas d'une césarienne, les hormones ne sont pas nécessairement produites si la mère n'est pas en travail.
D'autre part, le cheminement du nourrisson dans le corps de la mère lui permet de profiter jusqu'au dernier moment des apports nutritifs et sanguins par le cordon ombilical. Celui-ci peut même être laissé tel quel après la naissance, tant que du sang circule dans le cordon. Lors d'une césarienne, le cordon ombilical est coupé rapidement afin de prodiguer des soins au bébé et de recoudre la plaie de la mère.
Enfin, lorsqu'il voyage dans l'utérus et le vagin, le bébé avale un certain nombre de bactéries présentes dans le corps maternel. Celles-ci favorisent le développement du système immunitaire du nourrisson, ce dont ne profite à priori pas le bébé né par césarienne.
L'instillation vaginale, une pratique qui présente certains intérêts
Il existe une pratique nommée instillation vaginale, qui consiste à prélever des sécrétions dans le vagin de la mère et à les déposer dans la bouche du nourrisson né par césarienne. Ce dispositif permettrait d'améliorer la colonisation du système digestif du bébé par de bonnes bactéries, ce qui induit un système immunitaire plus performant.
C'est un point d'autant plus important pour les bébés que ceux nés par césarienne peuvent être fragiles s'ils sont prématurés ou s'ils ont des difficultés à respirer et à se nourrir. L'instillation vaginale comblerait donc partiellement les effets de la césarienne en dotant le nouveau-né d'un petit bonus pour son immunité.
Les limites de l'instillation vaginale
Les sécrétions vaginales ne sont pas stériles puisqu'elles contiennent des bactéries. Il existe un risque de transmettre une infection à l'enfant si la mère présente une IST ou une MST.
L'instillation vaginale doit donc être savamment réfléchie en amont. Le médecin responsable peut aussi choisir de pratiquer le colostrum oral, c'est-à-dire de donner un peu de lait maternel au bébé directement après la césarienne, afin de lui apporter les anticorps de la mère.
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Pourquoi la peau est-elle ridée après un bain ?
Vous barbotez paisiblement dans votre bain depuis une demi-heure, et vous savourez un doux moment de détente. Mais au moment de sortir de l'eau, vous constatez comme souvent que votre peau revêt un aspect fripé, notamment au niveau des doigts et des orteils. Pourquoi ce phénomène se produit-il quasi systématiquement après une immersion prolongée dans l'eau ? Et pourquoi touche-t-il seulement la peau des extrémités ?
Jusqu'en 2011, la réponse semblait assurée par les scientifiques. Mais une nouvelle expérience a mis en lumière des circonstances plus subtiles qu'il n'y paraissait.
L'explication aux rides du bain avant 2011
L'épiderme est constitué de plusieurs couches dont la couche supérieure, la couche carnée, représente un premier obstacle protecteur contre les agents extérieurs. Cette barrière hydrolipidique, en contact prolongé avec un milieu aqueux, devient de moins en moins imperméable. Si vous gardez vos mains dans l'eau pendant plus de 5 minutes, les cellules inférieures se gorgent progressivement d'eau, notamment si la peau est déshydratée par des produits d'hygiène ou par un temps sec. Comme les jonctions entre les couches de l'épiderme conservent leur taille originale, la couche externe se plisse sous le gonflement des cellules.
La peau va ensuite absorber, traiter ou éliminer cette eau excessive, et la couche carnée retrouvera son aspect normal quelques minutes après la sortie de l'eau. Les mains et les pieds seraient davantage touchés par les rides à cause de l'épaisseur de l'épiderme à ces endroits, jusqu'à 10 fois plus importante que sur le dos ou sur le ventre.
Une nouvelle théorie concernant la peau fripée après le bain
C'est en constatant que des doigts sectionnés puis greffés ne se ridaient pas malgré une immersion prolongée dans l'eau que des chercheurs ont voulu déterminer d'autres causes possibles des rides qui surviennent après un bain. L'explication avancée est la suivante : lors d'un contact prolongé avec l'eau, les nerfs stimulent la constriction des petits vaisseaux sanguins. Le volume tissulaire de la peau diminue, ce qui provoque un aspect ridé sur la couche externe de l'épiderme.
Mais à quoi pourrait bien servir cette réaction de l'organisme ? D'autres expérimentations ont permis de conclure que les individus ayant les mains ridées par un bain parvenaient à mieux saisir des objets immergés dans l'eau que ceux ayant les mains sèches. Les rainures des doigts et des orteils pourraient donc simplement assurer une préhension plus fine des éléments humides.
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Quel est l'effet du jaune d'oeuf cru sur l'organisme ?
Parfois accusés de faire grimper le taux de cholestérol, les jaunes d'œuf n'ont pas eu bonne presse ces dernières décennies. On leur préférait largement le blanc d'œuf, riche en protéines et faible en graisses. Mais quelques siècles plus tôt, nos ancêtres consommaient régulièrement des œufs entiers qu'ils appréciaient pour leurs différentes vertus, supposées ou avérées.
De façon générale, en diététique, il est recommandé de consommer le jaune d'œuf encore coulant afin de profiter de tous ses bienfaits. De là à le consommer cru, certains n'hésitent pas et sautent le pas. Quel est exactement l'effet produit par le jaune d'œuf encore cru sur l'organisme ?
Une source abondante de vitamines et de minéraux
Dans un jaune d'œuf, vous retrouvez quasiment autant d'antioxydants que dans une pomme. Ces éléments indispensables pour capter et éliminer les toxines de l'organisme garantissent un vieillissement plus lent et une meilleure santé sur le long terme. Mais le jaune d'œuf regorge aussi de vitamines telles que les vitamines du groupe B et C. Sensibles à la cuisson, ces vitamines sont préservées lorsque le jaune est consommé cru.
La couleur jaune orangée de l'œuf provient d'un pigment appelé lutéine. Ce caroténoïde joue un rôle crucial dans le maintien d'une bonne vision et protège la peau des rayonnements solaires.
Vitamine D, vitamine K, vitamine E : indispensables à l'organisme, elles sont également présentes dans le jaune d'œuf cru. Il faut noter que les aliments contenant de la vitamine D sont rares, et que la majeure partie des Français se trouve en carence de vitamine D.
Du côté des minéraux, le jaune d'œuf ne manque pas d'atouts avec des concentrations intéressantes en potassium, fer, magnésium, phosphore et cuivre.
Les utilisations traditionnelles du jaune d'œuf cru
De façon plus surprenante, le jaune d'œuf cru consommé le matin après une soirée alcoolisée aide à lutter contre la gueule de bois. La cystéine contenue dans le jaune de l'œuf aide le foie à éliminer l'acétaldéhyde, une toxine présente dans l'organisme après la consommation d'alcool.
Le jaune d'œuf aiderait-il à maigrir ? Cru ou cuit, il s'avère riche en protéines satiétogènes, qui permettent d'éviter les fringales et de conserver une bonne masse musculaire.
Enfin, la recette traditionnelle du grog aux jaunes d'œufs est réputée pour redonner un coup de boost à l'organisme fatigué. Ce breuvage est conseillé comme remède de grand-mère en cas de symptôme grippaux ou de fatigue hivernale.
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Les ondes du micro-ondes présentent-elles un danger pour l'humain ?
Le micro-ondes voit le jour en 1947, sous la forme d'un imposant four de 1,80 mètres de haut. Grâce à la miniaturisation des composants, cet appareil conçu pour chauffer rapidement les aliments trouve ensuite sa place dans les foyers au cours des années 1980. Aujourd'hui, la plupart des ménages utilisent un four à micro-ondes afin de réchauffer ou cuire des aliments divers.
La notion d'ondes a soulevé de larges débats. Comment s'assurer que les aliments chauffés n'étaient pas néfastes pour la santé ? Les études ont pu prouver qu'il n'y avait aucun risque à consommer des plats réchauffés ou cuisinés avec un micro-ondes. Mais qu'en est-il des ondes en elles-mêmes, agissant sur le corps humain ? Y a-t-il un risque à utiliser un micro-ondes défectueux, ou à ouvrir la porte du micro-ondes pendant son fonctionnement ?
Le principe du four à micro-ondes : agiter les molécules d'eau
Pour que les ingrédients placés dans le micro-ondes subissent un échauffement, il faut que ce dernier produise des ondes d'une fréquence équivalente à 1 GHz. Les molécules d'eau contenues par les aliments sont alors à la fois attirées par les ondes et freinées par les liaisons existant entre leurs atomes. S'en suit un phénomène de friction qui engendre la chaleur.
Quelle est la nature des ondes produites par le four micro-ondes ?
Les ondes qui servent à chauffer les aliments dans un four à micro-ondes sont assez similaires à celles produites pour transmettre des informations et de la musique par radiodiffusion. Ce sont des rayonnements électromagnétiques naturellement émis par le soleil et par d'autres objets astronomiques comme les pulsars.
Les risques liés à l'exposition aux micro-ondes
Le risque d'une exposition aux micro-ondes n'est pas plus élevé que celui d'une exposition prolongée au soleil ou à des rayons X lors d'une radiographie. De plus, la structure même du four est pensée pour ne pas laisser échapper d'ondes pendant le chauffage. Sur un four neuf et intact, le rayonnement ne dépasse pas 5 mW/cm2 à une distance de 5 cm de la paroi. C'est un chiffre bien inférieur à celui produit par les téléphones. Si votre micro-ondes n'a pas subi de dommages et que vous vous tenez à une distance normale de l'appareil, vous n'avez à priori aucun risque d'être brûlé par les ondes.
Attention toutefois : un appareil défectueux présentant par exemple des trous dans les parois peut laisser s'échapper des ondes qui, sans être forcément très dangereuses, pourraient occasionner de petites brûlures cutanées. Un four à micro-ondes abimé doit donc être déposé à la déchetterie ou réparé par un spécialiste avant toute utilisation.
Même si les ondes produites par le micro-ondes s'arrêtent dès l'ouverture de la porte, il est préférable de stopper d'abord l'appareil avant d'ouvrir le four. Cela évitera tout risque de brulure ou d'éblouissement par les micro-ondes.
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La micro-sieste est-elle vraiment réparatrice ?
Dans la préface du livre "L'éloge de la sieste", l'ancien président français Jacques Chirac évoquait cette pratique de longue date, qui permettrait d'atteindre l'équilibre et le bonheur à travers les rêves. Sans forcément aller jusqu'à de telles prouesses, il est effectivement possible de tirer certains bénéfices de la sieste. Mais ces bienfaits ne semblent pas accessibles à tout le monde : combien de personnes avouent-elles éviter de faire des siestes en journée pour ne pas décaler leur rythme de sommeil ?
Grâce aux recommandations du Cenas, le centre de médecine du sommeil établi à Genève depuis 1989, nous allons tenter de comprendre les mécanismes qui interviennent lors d'une micro-sieste. Nous pourrons ainsi déterminer si cette technique est réellement réparatrice pour l'organisme.
En quoi consiste une micro-sieste ?
Lorsque l'on parle de sieste, il ne faut pas confondre la grasse matinée de deux heures du week-end et la micro-sieste réalisée à la pause déjeuner. Cette dernière dure au maximum 20 à 30 minutes. L'intérêt de ce temps restreint est que le dormeur se réveille avant de passer en sommeil profond. En sachant qu'un cycle de sommeil complet dure 90 minutes, il est recommandé de se réveiller soit au terme de ce cycle, soit avant la moitié du cycle afin d'éviter un réveil perturbant en plein sommeil profond.
Pourquoi, alors, ne pas dormir 90 minutes et profiter d'un cycle entier réparateur ? Le Cenas nous apprend qu'à la fin d'un cycle de sommeil, l'on subit un phénomène appelé l'inertie du sommeil. Autrement dit, la personne qui a dormi un cycle complet se sent parfois engourdie, confuse et encore plus fatiguée à son réveil.
Quels sont les effets produits par la micro-sieste ?
Malgré cette courte durée de sommeil, la micro-sieste se révèle source de plusieurs bénéfices. D'abord, la micro-sieste participe à compenser une dette de sommeil : elle apporte environ 10 minutes de sommeil vraiment réparateur.
Réalisée à un moment précis dans la journée (typiquement après le déjeuner), la micro-sieste donne un coup de boost à la concentration. Le dormeur qui se réveille à temps bénéficie d'une vigilance accrue, un intérêt certain pour éviter les accidents du travail et rouler en toute sécurité.
Puisque le cerveau n'a pas le temps de se mettre en pause (ce qui arrive seulement au moment du sommeil lent profond), la micro-sieste facilite l'ancrage des acquis. Si vous venez de lire des informations ou de suivre un cours, ce petit répit pourrait bien vous aider à mieux retenir ce que vous voulez apprendre.
Enfin, le Cenas atteste de l'intérêt de la micro-sieste sur la gestion du stress. Le cerveau profite de ce moment pour trier les informations qui affluent dans la mémoire, générant à nouveau de l'espace pour de nouvelles données.
Comment parvenir à faire une micro-sieste ?
Dans un premier temps, il est difficile de s'endormir sur demande et de se réveiller avant le sommeil profond. Apprenez à vous relaxer avec des techniques de respiration et de méditation. Programmez également un réveil les premières fois où vous pratiquez la micro-sieste. Il est conseillé de rester dans un lieu lumineux, et d'éviter de reproduire les conditions du sommeil nocturne. Vous pouvez par exemple vous coucher sur le canapé avec un léger plaid plutôt que dans votre lit sous une couverture.
Lorsque vous vous réveillerez avant la sonnerie, c'est que votre cerveau aura compris le principe et vous pourrez profiter de micro-siestes réparatrices en toute occasion.
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Que contiennent les crottes de nez ?
La rhinotillexomanie, ou plus simplement le curage de nez : ce réflexe hérité de la plus tendre enfance est hautement banni en société. Et si 9 Français sur 10 avouent se curer le nez avec leurs doigts à l'abri des regards, ils ne sont pas aussi enclins à déguster les trouvailles faites dans leur cavité nasale.
Chez les tout-petits, en revanche, le fait de goûter les crottes de nez fraîchement extraites résulte d'une expérimentation très naturelle. La mucophagie, qui consiste à mettre en bouche ses crottes de nez et, pourquoi pas, à les manger, présente-t-elle un risque pour la santé ?
Que contiennent les crottes de nez ?
Pour déterminer la dangerosité ou non de l'ingestion de mucus provenant du nez, il faut d'abord comprendre de quoi sont constituées les crottes de nez. Produit par des cellules spécifiques situées dans les voies nasales, le mucus sert à piéger toutes les substances indésirables qui pénètrent dans notre nez. Il contient des enzymes et des anticorps qui lui permettent de lutter contre les bactéries et virus propagés dans l'air.
En plus d'être constituées de microbes propres à la flore nasale, les crottes de nez sont donc riches en allergènes, en poussières et en microparticules présentes dans l'air respiré. Celui-ci peut parfois charrier du plomb, des agents présents dans les produits d'entretien ou d'autres éléments microscopiques néfastes pour l'organisme.
Que deviennent normalement les crottes de nez ?
Si le mucus, après s'être chargé de poussières et de microbes, coule naturellement à l'arrière du nez vers la gorge, les crottes de nez ne subissent pas toutes le même sort. Elles sont constituées de mucus séché, et se baladent librement dans la narine. Certaines arrivent aussi dans la gorge et seront éliminées lors de la digestion. D'autres suivent le chemin inverse et progressent vers l'entrée des narines. Lorsque l'on se mouche, on récupère ces fameux morceaux de mucus séché dans le mouchoir.
Alors, est-ce dangereux d'avaler des crottes de nez ?
D'après Jean-Michel Klein, vice-président du syndicat des ORL, il n'y a aucun risque à ingérer ses propres crottes de nez. La digestion permet d'éliminer tous les microbes et résidus capturés par le mucus. En revanche, le curage de nez doit être réalisé avec douceur afin de ne pas décoller la croûte présente sur les parois internes du nez. Le cas contraire, il est possible d'enclencher des infections par un staphylocoque doré, habituellement présent dans le nez.
Il faut également nuancer le propos en considérant qu'une ingestion massive de mucus occasionne parfois des troubles digestifs chez les tout-petits (pendant une rhinite par exemple). Laissons-les donc explorer leurs sécrétions nasales, mais en se lavant bien les mains après et en éliminant les crottes de nez récoltées sur un mouchoir jetable.
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Pourquoi les bébés ont-ils un trou dans le crâne ?
Qui n'a pas l'habitude de côtoyer des bébés pourrait bien être surpris, voire effrayé en constatant la présence d'un trou dans les os du crâne des enfants de moins de 9 mois. Au-niveau physionomique, il ne s'agit pas à proprement parler d'un trou : l'espace entre les os est recouvert de tissu cellulaire. Cet interstice présent sur l'avant du crâne et, dans une moindre mesure, à l'arrière de la tête, n'est pas anodin. Il permet à bébé de naître et de bien se développer pendant ses premiers mois de vie.
À quoi ressemblent les fontanelles d'un bébé ?
Il n'y a pas un mais deux trous dans la tête d'un nourrisson. La grande fontanelle se situe sur le haut du crâne, au-dessus du front. Elle mesure quelques centimètres et prend la forme d'un losange. C'est la plus impressionnante des deux. Sa réplique, la petite fontanelle, se situe à la base du crâne, à l'arrière. Ce petit triangle mesure environ 1 cm à la naissance.
Si vous effleurez la fontanelle d'un bébé, vous aurez l'impression qu'il manque des os et que vos doigts sont en contact direct avec le cerveau. Certes, il n'y a pas d'os au niveau des fontanelles. Ces espaces sont toutefois protégés par des tissus qui relient les os entre eux. Il s'agit d'une zone de fragilité, qu'il faut toucher avec douceur et éviter à tout prix de cogner.
Quel est le but des fontanelles et pourquoi disparaissent-elles ?
Le premier objectif des fontanelles est de permettre le passage de bébé lors de l'accouchement. En effet, lors du passage entre les os du bassin de la mère, la tête du bébé subit une pression importante. L'espace présent entre les os permet au crâne de se déformer légèrement, ce qui évite que la tête ne reste bloquée. La forme initiale du crâne est retrouvée dans les jours qui suivent la naissance.
Ensuite, et pour plusieurs mois, les fontanelles facilitent le développement en volume du cerveau. Puisque cet organe grandit beaucoup pendant les premières années de vie, il est essentiel qu'il dispose de la place nécessaire. Les fontanelles garantissent une adaptation parfaite des os du crâne à la taille du cerveau. Elles se résorbent naturellement, la plus petite au bout de 2 à 4 mois, la plus grande après les 9 mois de l'enfant et généralement avant ses 2 ans.
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Comment la fièvre Q se transmet-elle ?
La fièvre Q se classe au rang des zoonoses, c'est-à-dire des maladies qui se transmettent à la fois de l'homme à l'animal et de l'animal à l'homme. La bactérie responsable de cette affection, Coxiella burnetii, est particulièrement endurante. Elle résiste à des conditions extrêmes de température et survit parfois plusieurs années dans le sol. Sous l'effet d'un coup de vent, Coxiella burnetii peut même parcourir des dizaines de kilomètres et contaminer des personnes étrangères au monde agricole.
Comment se manifeste la fièvre Q et quels en sont les modes de transmission ?
Les principaux symptômes de la fièvre Q
Les personnes qui contractent la fièvre Q peuvent souffrir de trois formes de la maladie. Soit l'infection sera asymptomatique et n'occasionnera aucune gêne, ce qui est le cas d'environ 60% des infections par Coxiella burnetii. Soit l'infection produira une forme symptomatique, aiguë ou chronique.
La forme aiguë de la fièvre Q ressemble parfois à une grippe. La température corporelle augmente fortement, jusqu'à 40°C, et dure de plusieurs jours à plusieurs semaines. Des douleurs dans les muscles et dans les articulations peuvent également faire suspecter une fièvre Q. La pneumopathie fait partie des symptômes courants de la fièvre Q, bien qu'elle reste généralement sans conséquence majeure. Enfin, la forme aiguë s'accompagne parfois d'une hépatite sans ictère, d'une péricardite ou d'une autre atteinte nerveuse.
La forme chronique de la fièvre Q est plus dangereuse. Elle concerne 1% des malades, et occasionne des infections graves au niveau des valves cardiaques et de la paroi interne du cœur. Les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées ou connaissant des problèmes cardiaques devraient prendre des précautions supplémentaires pour éviter de contracter la fièvre Q.
Comment attrape-t-on la fièvre Q ?
D'après Santé publique France, la contamination par la bactérie Coxiella burnetii se fait principalement par l'inhalation. Transportée avec les poussières par les courants d'air, la bactérie rejoint directement les voies respiratoires. Il suffit qu'une dizaine de bactéries atteignent l'organisme pour que l'infection se déclare.
Le contact avec des animaux ayant la fièvre Q favorise aussi la contamination humaine. Les éleveurs sont donc à risque, notamment lorsqu'ils pratiquent des avortements et des accouchement ou lorsqu'ils manipulent des selles excrétées par les ruminants pour le compostage ou le nettoyage.
Enfin, la consommation de lait cru issu de ruminant infecté expose à un faible risque de contamination. Les piqûres de tiques pourraient également favoriser la transmission de la bactérie.
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Pourquoi une personne morte peut-elle encore bouger ?
Lorsqu'une personne décède, son corps adopte une rigidité bien particulière. L'ensemble des muscles devient raide, de sorte qu'il est difficile de modifier la position du cadavre. Les doigts se recroquevillent et se crispent. Ces réactions sont dues à l'augmentation de l'acidité dans le corps, qui n'est plus contrée par le métabolisme.
Mais la rigidité cadavérique disparait rapidement, cédant la place à la putréfaction. À compter de cette étape, le corps devient beaucoup plus mobile. Plusieurs situations conduisent le cadavre à bouger, et ce jusqu'à un an après le décès.
C'est grâce aux recherches menées par Alyson Wilson sur des corps de personnes décédées exposés à des conditions naturelles de dégradation que ces résultats troublants ont été mis en évidence. Un cadavre peut bouger de plusieurs centimètres au cours des mois qui suivent la mort de la personne.
Pour mettre en évidence ce phénomène, la criminologue a utilisé son dispositif AFTER, créé en 2016. Dans un environnement naturel, des corps sont entreposés et photographiés toutes les 30 minutes par des caméras time-lapse. À la grande surprise des chercheurs, des mouvements ont été détectés et visionnés plusieurs mois après le décès des personnes, modifiant parfois considérablement les positions initiales des cadavres.
Le premier processus qui intervient a lieu environ 24 heures après le décès. La putréfaction consiste en l'activité accrue des bactéries présentes dans le corps, qui s'attaquent aux organes. Responsables de toutes sortes de réactions chimiques, elles émettent notamment des gaz qui vont faire gonfler l'abdomen de la personne.
Ensuite, les insectes investissent le cadavre et pondent leurs œufs dans les cavités. Le développement des asticots à l'intérieur du corps et la poursuite de la putréfaction vont modifier la structure et l'apparence du cadavre. Un bras initialement accolé au corps peut se retrouver subitement poussé vers l'extérieur sous l'action des gaz et des insectes.
Troisième étape, plusieurs mois après le décès, la dislocation : les ligaments qui retenaient les os rétrécissent et s'assèchent. Les os se séparent les uns des autres, et ce phénomène peut à nouveau engendrer des mouvements de plusieurs centimètres par rapport à la position d'origine.
Si Alyson Wilson et son équipe ont procédé à de telles recherches, c'est surtout pour aider la police scientifique à améliorer l'estimation de l'heure du décès des personnes retrouvées mortes. En prenant en compte les mouvements du cadavre indépendants de toute intervention humaine, les enquêteurs pourront interpréter les scènes de crime avec plus d'exactitude.
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Pourquoi la dyslexie peut-elle devenir un atout ?
Léonard de Vinci, Winston Churchill, Tom Cruise, Walt Disney, Paul Ehrlich, Agatha Christie ou encore Albert Einstein lui-même : nombreuses sont les personnes célèbres qui souffrent ou ont souffert d'un trouble DYS. Ce dysfonctionnement cognitif n'empêche donc pas de réussir sa vie, et peut-être même qu'il favorise certaines percées dans les milieux faisant appel à la créativité et à l'invention. C'est en tous cas ce qu'indique une étude récente publiée par l'université de Cambridge.
Quels sont les symptômes classiques de la dyslexie ?
On désigne comme dyslexique une personne qui présente des difficultés dans le langage et/ou les apprentissages. La dyslexie compte parmi les troubles DYS, qui rassemblent notamment la dyscalculie, un trouble des apprentissages numériques, la dyspraxie, un trouble de la coordination, et le dysphasie, un trouble du langage oral.
Le diagnostic de dyslexie se fait souvent dans le contexte scolaire, lorsque l'enfant présente des difficultés importantes à lire, à écrire, à comprendre ce qu'il lit ou à épeler des mots. Il faut savoir que la dyslexie n'affecte pas le quotient intellectuel. Les dyslexiques font parfois preuve d'un QI très élevé, à l'instar d'Albert Einstein.
L'origine de ce trouble DYS n'est pas encore déterminée, mais elle semblerait se situer au niveau neurologique, avec une cause génétique.
Ce que met en lumière l'étude de Cambridge sur les dyslexiques
Le journal britannique Frontiers in Psychology publie en juin 2022 les résultats d'une étude menée par des chercheurs de l'université de Cambridge. Ces derniers se sont attachés à identifier les raisons qui pourraient expliquer que la dyslexie se retrouve à hauteur de 5 à 10% dans les populations modernes. Ce pourcentage laisse supposer que l'évolution a favorisé le maintien de ce caractère, car il devait être utile en certaines circonstances.
On apprend au fil de l'étude que notre cerveau est soumis à un compromis intitulé exploitation/exploration. Lors de la prise d'une décision, nous devons à la fois vérifier nos informations et anticiper le résultat de la décision. Les personnes dyslexiques ayant du mal à interpréter les textes, elles se tourneraient davantage vers l'environnement afin de pallier ce handicap. L'étude leur reconnait donc des facultés d'exploration qui leur permet de découvrir de nouvelles informations dans leur environnement plutôt que de réutiliser des informations transmises.
Les conséquences de ce comportement au quotidien
Plutôt que de compter sur des transmissions écrites, les dyslexiques se chargent d'inventer et de créer de nouvelles solutions. C'est peut-être pour cette raison qu'ils sont nombreux à intégrer des milieux artistiques ou scientifiques. D'autre part, les personnes dyslexiques peuvent prendre des décisions plus rapidement que celles qui doivent d'abord interpréter les informations qu'elles lisent. Cette capacité essentielle dans un monde où tout va très vite explique notamment pourquoi les dyslexiques représentent une portion importante de la population.
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