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Pourquoi la dengue va-t-elle devenir de plus en plus fréquente en France ?
Le nom de la maladie ne vous est peut-être pas familier, et pour cause. La dengue n’était jusqu’à récemment pas très courante en France métropolitaine. Cette maladie virale transmise par les moustiques se retrouvait surtout chez les voyageurs qui revenaient des zones tropicales, de Guyane, des Antilles ou de la Réunion.
Tout a changé depuis quelques années. Avec le réchauffement climatique, les moustiques responsables de la transmission de la dengue s’acclimatent de mieux en mieux aux régions situées plus au Nord, dont la France. Les cas autochtones, c’est-à-dire relevés chez des personnes qui n’ont pas voyagé, sont de plus en plus nombreux depuis l’été 2022. Et cette propagation de la maladie ne va certainement pas s’arrêter là : trois facteurs expliquent les raisons pour lesquelles la dengue va devenir de plus en plus courante en France métropolitaine.
Première raison : la propagation du moustique tigre
C’est par le biais des moustiques du genre Aedes que la dengue est transmise. Au sein de ce genre, une espèce a particulièrement fait parler d’elle. Le moustique tigre, encore inconnu en France avant 2004, s’est progressivement implanté dans les différents départements de l’Hexagone, jusqu’à conquérir 67 des 96 départements de la Métropole en 2022.
Potentiel porteur de virus tropicaux, le moustique tigre peut transmettre la dengue, mais aussi le chikungunya et le virus Zika. Pour lutter contre la propagation de ces maladies, les autorités recommandent d’éviter de laisser de l’eau stagnante à l’extérieur et de porter des vêtements couvrants, en particulier dans les régions du sud de la France, où la densité de moustiques tigres est très élevée.
Deuxième raison : les changements climatiques
Certaines espèces souffrent beaucoup du réchauffement climatique, d’autres espèces en tirent un large profit. Le moustique tigre, en l’occurrence, résiste très bien à la canicule : ses œufs sont capables de supporter la sécheresse pendant plusieurs années avant d’éclore lorsque les conditions sont favorables. Les épisodes de pluie intense qui ont agité la France l’année passée sont également très propices au développement du moustique tigre, qui pond dans les eaux stagnantes.
Il semble incontournable que les conditions climatiques se détériorent de plus en plus, faisant alterner des périodes de sécheresse avec des épisodes de tempête, d’inondations et d’averses importantes. Dès lors, le moustique tigre va poursuivre son expansion sur le territoire français. Les cas de contamination par la dengue seront forcément de plus en plus élevés, malgré les précautions individuelles prises par les habitants...
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Pourquoi le nez de certaines femmes enceintes grossit ?
Si vous suivez les actualités sur les réseaux sociaux, vous êtes peut-être tombé récemment sur des vidéos et photos surprenantes, prises par des femmes avant et pendant leur grossesse. Sur TikTok, notamment, le hashtag #pregnancynose (littéralement « nez de grossesse ») connait son petit succès depuis le début de l’année 2023. Le principe est simple : il s’agit pour les femmes enceintes de comparer leur nez avant la grossesse et pendant la grossesse. Pour une petite partie d’entre elles, la différence est flagrante, et le nez semble avoir gonflé comme après un choc physique ou une opération chirurgicale.
Pourtant, il n’est ici question ni d’agression ni de rhinoplastie. En effet, le nez de certaines femmes enceintes grossit provisoirement pendant les 9 mois durant lesquels elles portent la vie. Ce phénomène trouve son explication dans la dilatation des vaisseaux sanguins qui se produit pendant la grossesse, ou dans la rétention d’eau qui découle également de cette dernière.
Les changements physiologiques qui peuvent expliquer le pregnancy nose
Deux hypothèses principales permettent de tirer au clair les raisons pour lesquelles le nez d’une femme enceinte peut potentiellement augmenter de volume.
La première résulte du bouleversement hormonal important et unique qui a lieu au cours des 9 mois de formation du fœtus, et permet au bébé de grandir et de naître en bonne santé. Parmi les hormones qui influencent les modifications corporelles de la femme enceinte, la progestérone et les œstrogènes jouent un rôle majeur. Elles vont favoriser la dilatation des vaisseaux sanguins, dans le but d’améliorer la circulation sanguine vers le fœtus pour lui apporter tous les nutriments et anticorps dont il a besoin. L’augmentation du volume sanguin en transit est parfois visible au niveau du nez, car les muqueuses y sont très chargées en capillaires. Le nez va alors gonfler sous l’effet de la dilatation des vaisseaux, et même prendre une couleur plus prononcée, rouge ou rosée.
La deuxième hypothèse qui explique le pregnancy nose concerne la rétention d’eau. L’imprégnation hormonale par les œstrogènes peut entrainer la formation d’œdèmes, notamment au niveau des membres inférieurs. Les femmes enceintes ont alors les pieds et les jambes gonflés. Pour une petite part d’entre elles, d’autres tissus mous seront touchés, comme ceux du nez. La rétention d’eau dans le nez va amplifier le volume de celui-ci.
Quelle que soit la raison de l’augmentation de taille du nez pendant la grossesse, l’organe se résorbe totalement après l’accouchement et retrouve sa taille originale lorsque les hormones s’équilibrent à nouveau...
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Faut-il se raser avant une opération chirurgicale ?
En 2016, l’OMS publiait un ensemble de recommandations à destination des patients et des chirurgiens, dans le but de limiter les risques d’infection post-opératoire. Parmi ces mesures, l’organisation indique que le rasage n’est plus recommandé, et que le rasoir devrait être évité dans la mesure du possible car son utilisation engendre de potentielles microcoupures, portes d’entrée idéales pour les bactéries et les virus.
Qu’en est-il de la réalité du terrain ? Voyons d’abord ensemble les raisons qui expliquent pourquoi le rasage a longtemps été pratiqué en systématique avant une opération. Nous découvrirons ensuite les risques de cette pratique, et les alternatives utilisées par les médecins.
Le rasage préopératoire, une pratique qui présente des bénéfices
Avant une opération, le patient doit suivre un certain nombre de consignes assez strictes afin de limiter les risques d’infection. Il est par exemple tenu de pratiquer une douche à l’aide d’un savon spécifique antimicrobien. Pendant longtemps, le rasage de la zone concernée par l’intervention était également préconisé avant de se rendre à l’hôpital ou avant le jour de l’opération. Les poils peuvent en effet abriter différents micro-organismes, et le fait de les enlever diminue les sources potentielles d’infection.
D’autre part, l’application des solutions antiseptiques s’avère plus facile et plus efficace sur une peau rasée, ce qui contribue à limiter le risque de contamination de la plaie pendant et après l’opération.
Le rasage est également pratiqué lorsque le chirurgien a besoin de réaliser une incision précise. Les poils peuvent bloquer la vue ou empêcher le médecin de pratiquer les gestes nécessaires avec autant de minutie que souhaité. Il semble évident que si le chirurgien dispose d’un maximum de visibilité sur la zone d’opération, les risques de complications s’en trouvent réduits et les chances de rétablissement augmentent...
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Quelles sont les conséquences d'une surdose de vitamine D ?
Souvent mise en lumière pour ses bénéfices sur la densité osseuse et sur le système immunitaire, la vitamine D est prescrite aux nourrissons et aux jeunes enfants peu exposés à la lumière naturelle du soleil. Elle est aussi recommandée en supplémentation aux personnes à la peau foncée vivant dans des régions à faible ensoleillement, aux personnes âgées sédentaires ou encore aux personnes en surpoids qui la synthétisent moins bien.
L’Inserm affirme que la moitié des adultes français manque de vitamine D. Mais est-ce une raison pour courir acheter des comprimés ? Moins connue mais tout aussi dangereuse, la surdose de vitamine D peut conduire à des dommages irréversibles sur les reins.
Les apports journaliers recommandés en vitamine D
La référence nutritionnelle pour la population, dite RNC, publiée par l’Anses au sujet de la vitamine D est de 15 microgrammes par jour pour un adulte. Cette quantité de vitamine D concerne uniquement les apports fournis par l’alimentation, et ne prend pas en compte la vitamine D synthétisée par l’organisme en présence du soleil.
Une étude menée sur la population française montre que ces apports sont rarement atteints. Établis à environ 5 microgrammes par jour chez les bébés, ils ne sont plus que de 3 microgrammes par jour chez les plus de 18 ans. Pour cette raison, il est fréquent de s’entendre conseiller une complémentation en vitamine D, par un médecin ou par une autre source, notamment en période hivernale, où la synthèse au niveau de la peau est minime à cause du faible ensoleillement.
Les effets d’un surdosage de vitamine D
En 2023, trois cas de surdosage de vitamine D ont été relevés chez des nourrissons. Il faut savoir que dès la naissance, les parents ont pour consigne de donner de la vitamine D en gouttes quotidiennes ou en ampoule mensuelle à leur bébé, et ce jusqu’aux trois ans de l’enfant minimum. Mais, en l’absence d’indications suffisamment claires, il est facile pour un jeune parent stressé ou préoccupé de se tromper dans le dosage et d’administrer 5 gouttes au lieu de 2, deux ampoules dans le même mois, etc.
Si une surdose ponctuelle de vitamine D n’a normalement pas d’effet, une dose trop élevée régulièrement administrée peut au contraire occasionner de graves dommages à l’organisme.
L’intoxication chronique à la vitamine D se manifeste par un travail excessif des reins, qui doivent éliminer le calcium libéré dans le sang à cause de l’excès de vitamine D. Celle-ci régule en effet la fixation du calcium et du phosphore sur les os. Lorsqu’elle est trop importante, elle induit une déminéralisation élevée de la matière osseuse, qui se retrouve dans le sang sous forme de dépôt de calcium. Les dépôts peuvent léser les parois rénales et induire une insuffisance rénale chronique sur le long terme.
Les symptômes les plus marquants d’une surdose de vitamine D sont des troubles de l’appétit, de vomissements, des nausées, de la faiblesse, de la nervosité et de l’hypertension artérielle.
Comment éviter le surdosage de vitamine D ?
Toute complémentation en vitamine D doit se faire sur avis médical, en suivant scrupuleusement les indications de posologie et de durée de traitement. Veillez également à ne pas utiliser plusieurs compléments alimentaires ou médicaments contenant de la vitamine D en même temps, pour éviter un surdosage consécutif à la prise de ces traitements.
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Pourquoi certains Japonais choisissent de s'isoler ?
Avec l’épidémie de Covid-19, l’insécurité liée aux attaques terroristes et l’émergence des nouvelles technologies qui abolissent une partie des contacts sociaux réels, de plus en plus de jeunes Français se coupent progressivement du monde extérieur, adoptant une pratique popularisée par les Japonais après la crise des années 90.
L’hikikomori, qui se traduit approximativement par retrait social, se manifeste par le fait de rester cloitré chez soi pendant une durée de plusieurs mois, voire années. Pourquoi les Japonais sont-ils très nombreux à faire ce choix ? Le phénomène va-t-il continuer à se propager en France ?
Les causes du hikikomori sont variées
L’isolement social volontaire adopté par 541 000 Japonais dans la tranche des 15/39 ans en 2015 touche aujourd’hui plus d’un million d’habitants de l’île nippone, y compris des personnes plus âgées, cloitrées chez elles depuis parfois plus de 7 ans.
La première raison qui explique ce choix fait ou subi par les Japonais est économique. À la fin des années 90, la récession que connait le Japon entraine des modifications profondes du fonctionnement des entreprises. Alors qu’auparavant, le système national garantissait la stabilité de l’emploi à vie, le management à l’occidentale a mis en péril cette garantie. Les dirigeants ont exigé de plus en plus de résultats pour justifier la présence continue de leurs employés au sein de l’entreprise. Additionnée à des conditions de travail éprouvantes, puisque les salariés japonais multiplient souvent les heures supplémentaires, la mesure a eu raison de nombreuses carrières de jeunes diplômés qui se sont heurtés à la difficulté de la vie professionnelle.
La pression sociale et scolaire qui entoure les jeunes Japonais est une autre raison de leur isolement choisi ou subi. Outre le système scolaire japonais qui entretient une pression très importante sur les élèves et leur réussite, la société agit également en ce sens en valorisant à l’extrême les personnes qui réussissent. L’ijime, qui est un phénomène d’exclusion des personnes hors-normes, participe à maintenir cette pression d’être conforme à ce que la société souhaite.
Le cadre familial joue aussi un rôle majeur dans l’adoption de l’hikikomori. Ainsi, si 70% des Japonais isolés sont des hommes, c’est notamment parce qu’une partie d’entre eux connait un lien maternel très fusionnel. Intitulé mazakon, ce phénomène aboutit parfois à des retards de langage et à une grande intolérance aux frustrations et au monde extérieur. À l’inverse, un cadre très exigeant ou très strict conduit parfois les jeunes Japonais à renoncer à leur vie sociale et professionnelle, par crainte de l’échec et de la déception parentale.
Pourquoi l’hikikomori touche-t-il la France et d’autres pays occidentaux ?
L’isolement choisi par de plus en plus de jeunes européens ou américains s’explique d’abord par les crises successives vécues dans le monde. La pandémie de coronavirus, notamment, a entrainé une déshabituation des contacts sociaux normaux, et une peur excessive de l’extérieur, potentiel vecteur de maladie.
La popularité des réseaux sociaux et des technologies interactives est telle que certains jeunes ne savent plus comment communiquer en face-à-face, et préfèrent s’isoler plutôt que de devoir affronter d’autres personnes.
Il ne faut pas non plus négliger le relais médiatique amplifié des évènements traumatiques comme les attaques terroristes, les guerres, les comportements criminels, qui contribue à entretenir chez les personnes jeunes et sensibles un sentiment constant d’insécurité. Leur chambre devient alors un cocon dans lequel ils peuvent se sentir protégé, à l’écart des difficultés du monde.
Enfin, la crise économique qui a suivi la pandémie, l’insécurité de l’emploi, les préoccupations écologiques sont autant d’autres raisons qui expliquent que les jeunes Japonais, comme les Européens ou les Américains, aient de plus en plus tendance à s’isoler.
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Pourquoi les élèves de 5ème auront-ils le droit au vaccin contre le HPV ?
Dans le cadre de la prévention du cancer du col de l’utérus, le vaccin contre le HPV sera proposé à tous les élèves en classe de 5ème à la rentrée de septembre 2023. Fille comme garçon, chacun pourra disposer de l’injection qui protège des papillomavirus responsables de 90% des cancers de l’utérus et de 80% des cancers de l’anus.
Pourquoi le Gouvernement français a-t-il choisi de mettre en place cette proposition ?
Le HPV et son impact sur la santé humaine
Sous le terme HPV se cache en fait une multitude de virus, les papillomavirus humains, dont une quarantaine est responsable d’infections des zones génitales. Si certains HPV sont bénins et n’occasionnent aucun dommage sur l’organisme, d’autres peuvent se montrer plus redoutables et laisser des séquelles sous la forme de lésions précancéreuses, de verrues génitales, voire de cancers.
D’après l’organisme Sida Info Service, les papillomavirus sont contractés par une part importante de la population, de 70 à 80% des personnes sexuellement actives, quelle que soit leur orientation sexuelle et leur genre. La guérison spontanée intervient dans 2 tiers des cas.
Pour le tiers restant, la contamination se manifeste de deux façons possibles. Soit le papillomavirus va entrainer le développement de condylomes acuminés, des excroissances de petite taille et sans gravité, qui se situent au niveau des organes génitaux et de l’anus. Soit le papillomavirus va engendrer l’apparition de condylomes plans, des lésions précancéreuses ou cancéreuses beaucoup plus graves. Comme ces lésions sont de petite taille et situées dans le vagin, sur le col de l’utérus, sur le gland ou au niveau de l’orifice urinaire, elles passent inaperçues. Le cancer peut alors se développer jusqu’à atteindre un stade critique.
La prévention contre le HPV passe par le vaccin
Il faut savoir qu’un papillomavirus oncogène capable de produire des lésions cancéreuses peut rester jusqu’à 10 ans dans l’organisme de son porteur. C’est autant de temps pendant lequel le virus est transmis aux différents partenaires sexuels. L’homme comme la femme peut être porteur et/ou victime du HPV, c’est pourquoi les organismes sanitaires français ont mis en place un plan d’action pour limiter son expansion.
Le port d’un préservatif ne suffit pas à éviter la transmission du papillomavirus, car il ne protège pas l’intégralité des parties génitales. Seul le vaccin a prouvé son efficacité contre les HPV les plus courants et les plus dangereux. Il est associé à un frottis de dépistage réalisé chez les femmes par le gynécologue ou la sage-femme de référence, tous les 3 ans.
Mais comme le vaccin ne fait pas partie des 11 vaccins obligatoires en France, la couverture vaccinale est très insuffisante. Le Gouvernement a donc adopté une mesure pour inciter les jeunes collégiens à se faire vacciner, en proposant une vaccination gratuite aux élèves à partir de la 5ème. La mesure, testée dans la région Grand-Est pendant 2 ans, a permis de faire passer le taux de vaccination des jeunes de 14 à 31% la deuxième année de l’essai.
Un vaccin gratuit dispensé par un professionnel
Dans les faits, le vaccin contre le HPV sera mis à disposition de tous les collégiens qui ont atteint la classe de 5ème à la rentrée de 2023. L’injection se fera gratuitement, sur prescription et réalisation d’un médecin, d’un pharmacien, d’une sage-femme ou d’un infirmier. Les élèves concernés devront fournir une autorisation parentale afin de bénéficier de la vaccination.
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Pourquoi la shigellose inquiète-t-elle ?
Depuis quelques mois, les autorités sanitaires suivent de très près l’évolution d’une infection typique des pays pauvres ou en voie de développement, qui connaissent des concentrations de population élevées avec des pratiques d’hygiène vétustes. Si la shigellose, infection aigue de l’intestin grêle, est courante en Afrique et en Amérique centrale, elle était jusqu’à récemment plutôt rare en Europe. Cependant, depuis janvier 2022, les foyers de shigellose se multiplient sur le continent, notamment au Royaume-Uni, en Irlande et en France.
Comment se manifeste la shigellose ? Quels sont ses symptômes et son mode de transmission ? Et pourquoi l’OMS surveille-t-elle activement l’évolution de cette maladie endémique ?
Qu’est-ce que la shigellose ?
Cette maladie infectieuse aussi appelée dysenterie bacillaire est due à la présence d’une bactérie de type Shigella qui se propage et se développe dans l’intestin grêle. Les bactéries provoquent des abcès au niveau de l’intestin et perturbent le transit, ce qui occasionne des diarrhées souvent accompagnées de sang et de mucus.
Il s’agit d’une maladie endémique des pays pauvres, c’est-à-dire qu’elle existe habituellement dans les pays sous-développés, du fait de mauvaises conditions sanitaires. En effet, la contamination par une bactérie Shigella a lieu principalement par voie féco-orale. Des matières fécales sont mises en contact avec la bouche, en général à cause d’un manque d’hygiène et notamment d’une insuffisance de lavage des mains.
Est-ce que la shigellose est dangereuse ?
Sur les plus de 160 millions de cas relevés chaque année, on dénombre environ 200 000 décès. La shigellose est rarement mortelle chez l’adulte en bonne santé, mais elle peut toucher les jeunes enfants et s’avérer beaucoup plus dangereuse pour eux. Parmi les 200 000 décès relevés, 65 000 concernent des enfants de moins de 5 ans. La déshydratation rapide liée à la diarrhée peut conduire au décès des très jeunes enfants dans la première semaine qui suit l’apparition des symptômes.
Pourquoi l’OMS s’inquiète de la prévalence de la shigellose en Europe ?
Au début de l’année 2022, l’OMS relevait un nombre anormalement élevé de cas de shigellose dans des pays habituellement peu touchés par la maladie. Le Royaume-Uni, par exemple, a dénombré plusieurs cas de shigellose chez des hommes adultes n’ayant pas forcément voyagé dans un pays étranger les semaines précédentes. Comme la bactérie se transmet par voie fécale, les hommes homosexuels ou transsexuels ayant des rapports de nature anale sont plus à risque d’être contaminés.
En France, entre 2020 et 2022, 16 cas de shigellose ont été reportés. Le problème, c’est que ces cas concernent des souches résistantes aux antibiotiques, donc difficiles à traiter. D’une façon générale, les bactéries de type Shigella ont évolué ces dernières années et se montrent de plus en plus résistantes aux traitements par antibiothérapie. L’OMS et les autorités sanitaires internationales craignent donc une augmentation des cas de shigellose au sein des populations européennes, qui pourrait mettre en danger la vie des jeunes enfants contaminés.
Si la situation actuelle n’est pas alarmante, l’OMS continue à surveiller de près l’évolution des foyers de shigellose. Elle recommande aussi aux personnes ayant des rapports sexuels anaux d’utiliser des préservatifs et de redoubler de vigueur en ce qui concerne les pratiques d’hygiène.
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Quelles sont les différences physiologiques entre l'homme et la femme ?
D’un point de vue génétique, l’homme et la femme se ressemblent beaucoup. Leur ADN est similaire à hauteur d’environ 98,5%. Pourtant, la simple présence d’un chromosome Y ou d’un deuxième chromosome X s’avère prépondérante dans le développement physique et anatomique de l’humain. Ainsi, à l’âge adulte, les hommes et les femmes présentent des différences physiologiques relativement marquantes.
Muscles et graisses : une répartition inégale
Si la femme la plus forte du monde est toujours plus forte que l’homme le plus faible du monde, l’évolution a plutôt favorisé l’homme en ce qui concerne le développement musculaire. Concrètement, les muscles de la partie supérieure du corps de la femme n’atteignent en moyenne que la moitié de la puissance de ceux de l’homme. En ce qui concerne le bas du corps, les muscles féminins sont généralement 20% moins puissants que ceux de l’homme.
En revanche, et pour des raisons liées à sa capacité à enfanter, la femme stocke davantage de graisses. Elle présente une majoration d’environ 10% de cellules graisseuses par rapport à l’homme, et la répartition de ces graisses est située majoritairement au niveau des hanches et des cuisses tandis que la graisse masculine s’accumule plutôt sur le ventre. Ces différences sont tout simplement liées aux hormones.
Les mêmes hormones, à des taux très différents
L’homme comme la femme produit des hormones qui régissent ses comportements et son développement anatomique. Trois hormones, en particulier, sont responsables des caractéristiques sexuelles majeures telles que le développement des organes sexuels, de la pilosité et de la voix à l’adolescence.
La testostérone, présente en faible quantité chez la femme, est prépondérante chez l’homme. On estime le taux de testostérone chez l’homme adulte entre 3 et 8 microgrammes par litre, contre 0,1 à 0,9 chez la femme adulte. La variation est telle entre les deux sexes qu’elle constitue un critère de détermination pour la possibilité de participer ou non à une compétition féminine. En effet, la testostérone induit des changements physiologiques majeurs comme l’augmentation de la pilosité et de la masse musculaire par rapport à la masse de graisse.
La femme produit quant à elle une quantité importante de progestérone et d’œstrogène, deux hormones qui lui permettent notamment de porter un bébé, d’allaiter, et de connaitre des cycles menstruels réguliers jusqu’à la ménopause.
Au sujet des os et des articulations
Le squelette de l’homme ressemble à celui de la femme dans sa globalité. Pourtant, en prêtant attention aux détails, il est possible de repérer des différences singulières. Les femmes, par exemple, présentent des os plus fins et plus légers, donc moins denses, que les hommes. Mais leurs articulations offrent davantage de souplesse, une caractéristique qui s’avère intéressante pour donner la vie, puisque le bassin doit alors s’écarter pour laisser passer le bébé. D’ailleurs, c’est le bassin qui permet d’identifier avec précision un squelette d’homme ou de femme : l’os féminin est plus large et de moindre hauteur que l’os masculin.
Les hommes paraissent plus jeunes plus longtemps
Outre la société qui se montre parfois dure avec les femmes lorsqu’elles vieillissent, un autre facteur peut expliquer que les hommes matures connaissent un certain succès. Leur peau, plus épaisse et plus grasse, contient davantage de collagène, une substance réputée pour conserver l’élasticité de l’épiderme et ralentir l’apparition de rides. D’un point de vue physiologique, donc, l’homme dispose d’un avantage en ce qui concerne l’apparence de la peau. Mais celui-ci peut être annulé par une mauvaise hygiène de vie comprenant la consommation d’alcool, de nourriture industrielle et de tabac.
En conclusion, les différences physiologiques entre l’homme et la femme tiennent à plusieurs caractéristiques, dictées par la génétique, et comprennent des variations de proportion de masse musculaire, de constitution osseuse et de qualité de la peau.
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Combien de temps faut-il dormir selon son âge ?
Des grasse-matinées d’adolescent jusqu’à 13 heures le dimanche aux nuits entrecoupées de jeune parent en passant par les réveils aux aurores des séniors, chacun d’entre nous connait tout au long de sa vie des habitudes de sommeil très variées. Si certaines sont régies par les contraintes extérieures ou l’hygiène de vie, d’autres dépendent intrinsèquement de nos besoins physiologiques.
Quelle est la quantité exacte de sommeil nécessaire à chaque âge ? Est-elle la même pour tout le monde ?
D’après l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, les besoins en sommeil varient selon 6 périodes clé de la vie.
À la naissance, le nourrisson dort jusqu’à 20 heures par jour
Le bébé qui vient de naitre a besoin d’une quantité très importante de sommeil. Dans les premiers mois de vie, cette durée passe de 20 heures à environ 15 heures par période de 24 heures. Le rythme circadien s’acquiert progressivement, et certains nourrissons dorment d’emblée toute la nuit tandis que d’autres vont encore se réveiller régulièrement entre 20h et 6h après l’âge de 6 mois. Les siestes diurnes complémentaires permettent à l’organisme d’assimiler tous les acquis et au cerveau de se développer harmonieusement.
Il y a des bébés petits dormeurs, et d’autres qui ont besoin de davantage de sommeil. Ainsi, à un an, certains tout-petits n’auront plus besoin de faire de sieste, tandis que d’autres dormiront encore l’après-midi jusqu’à 3 ans et plus.
Entre 1 et 2 ans, le bébé se cale sur le rythme de ses parents
Les besoins en sommeil d’un enfant de 1 ou 2 ans sont de 11 à 14 heures par 24 heures. Cette durée est parfois atteinte uniquement avec le sommeil de la nuit. Mais, si les parents doivent déposer leur enfant en crèche tôt le matin, ou ont l’habitude de se coucher tard, le rythme du bébé va souvent être décalé. Un tout-petit qui dort 10 heures la nuit aura donc besoin d’une sieste l’après-midi, et parfois encore d’une sieste le matin.
Entre 3 et 5 ans, la durée de sommeil varie moins
À partir de 3 ans, l’enfant se cale généralement sur une certaine durée de sommeil nocturne, qui atteint 10 à 12 heures en moyenne. Si les heures de la nuit ne sont pas suffisantes, il aura besoin d’une sieste supplémentaire l’après-midi. Les activités de la journée, la lumière extérieure participent à l’établissement d’un rythme circadien clair, avec des nuits complètes et reposantes, et des périodes très actives pendant la journée.
De 6 ans jusqu’à l’adolescence, la durée de sommeil reste identique
L’INSV établit à 10 heures la durée de sommeil nécessaire pendant l’enfance, de 6 ans jusqu’à la puberté. Les nuits sont alors complètes, et l’enfant ne fait plus de sieste, sauf pour rattraper une éventuelle dette de sommeil. Les petits dormeurs se satisfont d’une nuit de 9 heures, tandis que les gros dormeurs ne sont reposés qu’avec 11 heures de sommeil au compteur...
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Pourquoi les femmes résistent mieux aux virus ?
Le fait a encore une fois été remarqué pendant la récente épidémie de Coronavirus. En réanimation, les lits d’hôpital étaient occupés plus fréquemment par des patients masculins que féminins. Sur le tableau des décès des suites du Covid-19, la proportion d’hommes atteint 57,8% en France contre 42,2% de femmes, une tendance confirmée dans tous les pays relevés, sauf le Vietnam et la Corée du Sud.
Les femmes résistent mieux aux infections que les hommes, et ce point a été à nouveau confirmé par une étude récente, qui ajoute que l’âge n’influence pas ce constat. Une femme de 80 ans sera toujours mieux armée face aux virus qu’un homme du même âge.
L’influence des interférons de type 1
Grippe, VIH, SARS-Cov2 : qu’ont en commun ces infections ? D’après les statistiques médicales obtenues sur les dernières décennies, les femmes résistent mieux à ces virus que les hommes. Le mécanisme impliqué dans cette différence est connu depuis longtemps, et se base sur une composante génétique.
Il faut d’abord savoir qu’en cas d’infection par un virus de type grippe ou Covid-19, certaines cellules du corps détectent la présence de l’indésirable grâce à un récepteur nommé TLR7. Ces cellules relarguent alors dans le sang des molécules antivirales, les cyotkines, dont l’une porte le nom d’interféron de type 1. Puissants et aptes à stopper la réplication du virus, les interférons ont un rôle crucial dans la lutte contre l’infection. Il s’avère que les femmes produisent généralement davantage d’interférons que les hommes lors de la stimulation du récepteur TRL7, pour une bonne raison : le gène qui code ce récepteur est situé sur le chromosome X, que les femmes possèdent en double exemplaire.
Les études qui avaient été menées jusqu’à récemment portaient surtout sur des femmes de moins de 60 ans. Mais, en 2022, des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’université Toulouse 3 ont collaboré pour étudier la réponse immunitaire de l’organisme chez les femmes plus âgées...
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Pourquoi la fièvre est utile en cas d'infection ?
Vous avez la migraine, des courbatures, l’impression d’avoir chaud et froid en même temps. Vous dégainez votre thermomètre et prenez votre température. L’écran indique 38°C, et votre sang ne fait qu’un tour : vite, un médicament pour faire baisser la fièvre !
Ce réflexe commun à la plupart des personnes (et même des médecins !) se justifie dans la mesure où l’on connait les constantes vitales normales de l’humain, à savoir, en ce qui concerne la température, entre 36,1 et 37,8°C chez l’adulte. Dès lors que le thermomètre nous indique que nous dépassons la moyenne, nous voulons à tout prix faire redescendre la fièvre, par crainte d’une infection par exemple. Or, il s’avère que la fièvre est justement très utile pour combattre les virus.
Vous allez comprendre pourquoi, lorsque la fièvre est bien tolérée, chez l’enfant comme chez l’adulte, il n’est pas toujours nécessaire de la faire baisser.
C’est quoi, la fièvre ?
Les médecins considèrent qu’un patient est fiévreux lorsque sa température corporelle dépasse les 38°C. Entre 37,5 et 37,9°C, on parle plutôt de fébricule, une fièvre légère à surveiller qui peut être due à l’activité physique, à un vaccin ou à une exposition au soleil.
Attention, la température de 38°C correspond à une température prise par voie rectale, la plus fiable, et au repos. Concrètement, la personne est assise ou allongée depuis une dizaine de minutes, sans rien faire, lorsque la mesure est prise. Si la température est prise sous le bras, sur la tempe ou dans l’oreille, il faut moduler la valeur obtenue en fonction des indications du fabricant, en ajoutant généralement 0,6°C.
D’après le manuel MSD, ouvrage de référence dans le milieu médical, la fièvre consiste en une température corporelle plus élevée que la normale, qui a lieu lorsque l’hypothalamus réinitialise la température de base du corps à un niveau plus élevé. Comme sur un chauffage, le thermostat est fixé à un seuil supérieur, donc le corps agit de façon à ce que la température augmente jusqu’à la limite indiquée. La fièvre est ainsi un mécanisme mis en place par l’organisme lui-même, dont les objectifs sont pluriels...
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Pourquoi y a-t-il plus de transgenres « fille vers garçon » que l’inverse ?
Longtemps identifiée comme pathologique et recensée dans la CIM-10, classification internationale des maladies 10ème révision, sous le nom de transsexualité, la transidentité apparait dans la 11ème version de ladite classification sous le terme « incongruence de genre ». Les personnes concernées par cet état se sentent en décalage avec leur sexe biologique, et peuvent souffrir de dysphorie de genre lorsque les répercussions de ce décalage se font douloureusement sentir dans la vie quotidienne.
Grâce à la libération de la parole, à une meilleure compréhension des personnes transgenres par la société, de plus en plus de jeunes hommes et de jeunes femmes assument leur transidentité, jusqu’à se lancer dans des transitions physiques complètes. On remarque toutefois que le nombre de personnes qui souhaitent passer du genre féminin vers le genre masculin sont plus nombreuses que celles qui souhaitent faire la transition inverse, alors que ce n’était pas le cas auparavant. Comment s’explique cette différence ?
Des données scientifiques qui confortent l’impression générale
En septembre 2022, un important symposium organisé par la WPATH, World Professional Association for Transgender Health, a mis en lumière des révélations que les cliniciens en contact avec les jeunes transgenres avaient soupçonnées. Le nombre d’adolescents transgenres nés filles (AFAB) et effectuant une transition vers le genre masculin est plus élevé que le nombre d’adolescents transgenres nés garçons (AMAB) menant une transition vers le genre féminin.
La tendance n’a pas toujours été telle. Une clinique spécialisée de Londres a retracé le pourcentage de trans AFAB au fil des années. De 44% des personnes accueillies en 2009, il est passé à plus de 73% en 2018. Ces données sont confortées par celles d’une autre clinique spécialisée implantée à Amsterdam. D’une façon générale, et en s’appuyant sur des rapports publiés par la Suède ou le Canada au sujet des personnes transgenres, il apparait que les personnes les plus jeunes, de moins de 25 ans, sont davantage AFAB, tandis que les personnes les plus âgées sont davantage AMAB. Cette évolution s’explique surtout par le contexte sociétal.
La société a d’abord favorisé les femmes transgenres
Cela fait plusieurs décennies que l'assistance médicale à la transition féminisante existe. Dès les années 50, en s’appuyant sur des travaux menés dans les années 20 par l’allemand Magnus Hirschfeld, des médecins américains et français se sont attelés à la vaginoplastie, pour permettre à des personnes nées hommes de devenir biologiquement des femmes...
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À quoi sert un patient expert ?
Aussi appelé patient partenaire ou patient ressource, le patient-expert est une personne qui est atteinte d’une maladie chronique, et qui a pu développer, du fait de cette maladie au long terme, une connaissance particulière de son trouble et des moyens de mieux vivre avec.
Acteur de sa propre santé, le patient-expert choisit de se mettre au service des autres personnes atteintes de la même maladie en tant que personne ressource. Il n’est pas médecin, mais il est spécialiste de sa maladie et peut de fait accompagner les personnes qui souffrent des mêmes symptômes, les conseiller ou les épauler tout au long de leur parcours.
Qui peut devenir patient-expert, et comment ?
Toute personne souffrant d’une maladie chronique et souhaitant mettre son expérience au profit des autres malades peut devenir patient-expert. Il faut obtenir un certificat d’éducation thérapeutique du patient, accessible en 40 heures de formation.
Le recours aux patients-experts s’est beaucoup développé ces dernières années, dans un esprit de prévention des complications liées aux maladies comme le diabète ou le sida. Depuis la loi Kourchner en 2002, qui aborde la notion de patient-expert, puis avec les recommandations de la HAS en 2007 sur la sollicitation des patients dans l’éducation thérapeutique des patients (ETP), le patient-expert a pris une place plus importante dans le processus de guérison ou de traitement des maladies au long terme.
Certains patients-experts choisissent de se former de façon plus intensive à l’université ou au sein d’associations. Dans tous les cas, ces personnes savent qu’elles vont intervenir auprès d’autres malades à but non lucratif. Elles sont alors recrutées par les hôpitaux, les laboratoires pharmaceutiques, les associations de patients pour animer des ateliers, soutenir des personnes en difficulté, prodiguer des conseils ou donner leur avis sur l’efficacité et les effets secondaires d’un traitement.
Les bénéfices apportés par le patient-expert
Contrairement au soignant, le patient-expert est entièrement concerné par la maladie. Il connait les étapes par lesquelles passe chaque personne qui la contracte, il vit de lui-même les symptômes qui y sont associés. Il est donc au plus proche de ce que vit chaque autre patient, et peut de fait beaucoup mieux entendre et comprendre les doléances de chacun.
Grâce à son expérience de la maladie, le patient-expert a développé des astuces pour mieux vivre avec les symptômes. Il côtoie tout un réseau d’autres malades et professionnels, et se tient au courant des dernières avancées ou des conseils prodigués d’un côté comme de l’autre. Sans jamais poser de diagnostic ou proposer de traitement, le patient-expert intervient pour soutenir les malades, les guider, les aider à apprivoiser la maladie, à mieux l’accepter et, surtout, à se sentir moins seul. Il est un véritable relais pour les proches et les soignants.
Un patient-expert sollicité par une équipe de recherche pourra également permettre de valider un protocole, d’ajuster des consignes si elles semblent incompatibles avec la maladie. Son retour sur sa maladie et ses problématiques sera très précieux pour les scientifiques qui ont parfois du mal à se mettre à la place des patients.
Les patients-experts sont donc tout aussi bénéfiques aux personnes atteintes d’une maladie chronique qu’aux équipes soignantes et aux chercheurs qui se consacrent à l’étude de la maladie en question. Ils offrent une perspective unique et très documentée de la maladie chronique, tout en soutenant les personnes qui ont du mal à vivre avec.
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Comment le stress fait-il vieillir l'organisme plus vite ?
Responsable de la hausse des risques de maladie cardiovasculaire et de déclin cognitif précoce, le stress n’a pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs. Bien qu’il puisse s’avérer positif dans certaines situations de la vie en déclenchant une mise en action, le stress devient vite délétère lorsqu’il s’installe de façon permanente. Une personne qui vit une période de vie difficile, avec beaucoup de pression et de contraintes, a souvent l’air plus âgée. C’est maintenant un fait avéré : le stress fait vieillir l’organisme plus vite, et d’une façon parfois irréversible.
Les télomères, des marqueurs du vieillissement précoce des cellules
Pour savoir comment le stress agit sur l’organisme, et s’il fait véritablement vieillir nos cellules, des chercheurs se sont intéressés aux télomères. C’est le nom que l’on donne à l’extrémité des chromosomes, une zone constituée d’ADN et de protéines qui joue un rôle protecteur par rapport à l’information génétique. Concrètement, les télomères maintiennent la structure du chromosome et évitent que, lors de la réplication des gènes, l’ADN soit effiloché donc modifié. Au fil des réplications, les télomères raccourcissent jusqu’à disparaitre. On parle alors de sénescence de la cellule : les fonctions de celle-ci commencent à se dégrader, induisant un vieillissement qui aboutit à la mort de la cellule.
Les télomères raccourcissent naturellement au fur et à mesure des années, mais leur raccourcissement trop rapide ou provoqué par des causes extérieures est un signe concret de vieillissement précoce.
Une étude menée en 2014 sur les effets du stress chronique pendant un an sur 239 femmes établit que le cumul d’évènements à potentiel stressant induit une diminution significative de la longueur des télomères. Il est donc prouvé que le stress régulier est délétère pour la santé, et provoque un raccourcissement précoce des télomères, donc un vieillissement plus rapide des cellules.
Le stress contribue à la formation de radicaux libres
Outre le fait que le stress chronique peut agir sur l’ADN même des cellules, il participe aussi au vieillissement précoce de l’organisme par un mécanisme plus connu du grand public. L’oxydation ou stress oxydatif résulte d’un déséquilibre entre la présence de radicaux libres et celle d’antioxydants dans l’organisme.
Rappelons d’abord ici en quoi consiste un radical libre. Cet atome ou molécule dispose d’un électron en plus ou en moins, qui va le ou la rendre instable. Or, une molécule ou un atome instable n’a qu’un seul but : capter ou céder un électron afin de retrouver l’équilibre. Les mouvements désorganisés du radical libre créent des réactions en chaîne qui peuvent affecter considérablement les cellules. Le corps contient des antioxydants apportés notamment par l’alimentation, qui contribuent à désactiver les radicaux libres pour qu’ils ne produisent pas de dommages dans l’organisme. Seulement, si le nombre de radicaux libres est trop élevé, les antioxydants ne suffisent plus à contrer la situation...
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Pourquoi la calvitie touche davantage les hommes ?
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En valeur absolue, il existe certaines inégalités physiques entre l’homme et la femme, comme le pourcentage de muscle et de graisse dans le corps, l’épaisseur des os ou la souplesse articulaire. La calvitie, quant à elle, touche environ 25% des hommes âgés de moins de 65 ans contre seulement 2% des femmes de la même tranche d’âge.
Comment s’expliquent ces différences ? Sont-elles uniquement liées à des aspects génétiques et physiologiques, ou dépendent-elles aussi de facteurs extérieurs ?
Le poids de la génétique et des hormones dans l’alopécie androgénétique
La calvitie, c’est-à-dire l’absence de cheveux sur une partie plus ou moins importante du cuir chevelu, est généralement liée à une situation d’alopécie androgénétique héréditaire. Celle-ci concerne 70% des hommes tous âges confondus, et se manifeste par la perte progressive des cheveux. Il faut bien la différencier de l’alopécie aigue, qui fait suite à un traitement ou à un empoisonnement, de l’alopécie localisée, consécutive à une radiothérapie ou à des parasites, et de l’alopécie areata, qui est elle plus fréquente chez les femmes et se manifeste par des chutes de cheveux ou de poils en plaques.
Ce sont les hormones androgènes qui jouent le rôle le plus important dans la perte des cheveux des suites d’une alopécie androgénétique. Plus précisément, la dihydrotestostérone, dite DHT, produite en grande quantité par l’homme, s’avère responsable d’un rétrécissement des follicules pileux chez les individus qui présentent une sensibilité génétique accrue à cette hormone. Lorsque les follicules sont plus petits, les cheveux disposent d’une durée de vie raccourcie et tombent plus rapidement.
Le facteur héréditaire de la calvitie masculine se manifeste par la prévalence élevée de calvitie chez un individu avec des antécédents familiaux. La mère comme le père peuvent transmettre les allèles du gène considéré comme en cause de l’alopécie, mais ce gène s’exprimera plus fortement chez les hommes puisque ces derniers produisent davantage de DHT.
D’autres facteurs interviennent dans la calvitie des hommes
Outre le poids des gènes, il faut prendre en compte d’autres facteurs qui peuvent influencer le développement de la calvitie chez l’homme. Le stress, d’abord, physique ou émotionnel, conditionne sérieusement la perte de cheveux. En situation stressante, l’organisme libère du cortisol, une hormone qui affaiblit les follicules pileux et peut de la sorte entrainer la chute des cheveux, de façon permanente ou transitoire. Les hommes les plus exposés au stress, ceux qui ont par exemple une situation professionnelle à haute responsabilité, ont plus de risques de développer une alopécie...
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Quelles sont les causes du somnambulisme chez l'enfant ?
Très impressionnant mais rarement dangereux, le somnambulisme se caractérise chez l’enfant par des épisodes de déambulation, des activités ou des comportements inhabituels qui surviennent pendant le sommeil profond. Ses causes sont multifactorielles et englobent des facteurs biologiques, génétiques, environnementaux et psychosociaux.
Les causes biologiques ou génétiques du somnambulisme infantile
On considère que la plupart des épisodes de somnambulisme ont lieu pendant la phase de sommeil paradoxal. C’est durant cette période de sommeil profond que certains neurotransmetteurs prennent un rôle crucial. La dopamine et la sérotonine, notamment, induisent une régulation du sommeil et de l’activité neuronale. Or, ces neurotransmetteurs sont sensibles au stress, aux troubles psychiatriques, aux hormones et aux médicaments psychoactifs. Si leur équilibre est perturbé par l’un ou l’autre de ces facteurs, il est possible que l’enfant connaisse des périodes de somnambulisme.
D’autre part, les études montrent qu’il existe une prédisposition génétique au somnambulisme. Ainsi, les enfants ayant des antécédents familiaux de troubles du sommeil sont plus susceptibles de devenir somnambules.
Enfin, si le somnambulisme s’avère plus fréquent chez les enfants que chez les adultes, c’est probablement en raison du degré de maturation différent du cerveau. La régulation du sommeil serait moins efficace chez certains enfants, du fait d’un développement neurologique incomplet, ce qui contribuerait au risque de connaitre des épisodes de somnambulisme.
Les causes psychosociales et environnementales du somnambulisme
Sur un terrain génétique ou biologique prédisposé au somnambulisme, des facteurs participent à déclencher des crises chez les enfants. Le stress et l’anxiété font ainsi partie des conditions favorables au somnambulisme. Un conflit familial, des problèmes à l’école, des bouleversements dans la vie de l’enfant se répercutent forcément sur le fonctionnement du cerveau.
Parmi les autres facteurs contribuant au somnambulisme de l’enfant, on note le manque de sommeil, l’irrégularité des horaires de coucher, l’occurrence élevée de réveils nocturnes, ainsi que l’utilisation en excès des écrans avant de dormir. Le sommeil paradoxal étant perturbé, les enfants sujets à de tels comportements développent plus facilement des conduites de somnambulisme.
Le contexte familial et les évènements qui jalonnent la vie de l’enfant jouent un rôle majeur dans la qualité du sommeil. Un enfant qui vient de connaitre un épisode choquant comme un décès, une séparation ou un accident grave, est plus à risque de devenir somnambule, du fait de son sommeil perturbé. Lorsque le contexte familial est instable ou conflictuel, les troubles du sommeil se font aussi plus importants chez les enfants...
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Pourquoi les bébés ont souvent les yeux bleus à la naissance ?
Ça y est, bébé est né ! Après les traditionnelles questions du poids et de la taille, celle de la couleur de yeux suit de près celle de la couleur des cheveux. Bébé aura-t-il les beaux yeux verts de maman, ou les yeux brun foncé de papa ? En fait, il y a de fortes chances pour qu’un enfant qui vient de naitre ait les yeux bleus. Il ne les gardera pas forcément de cette couleur, puisque seulement 10% de la population mondiale présente cette caractéristique.
Quelle est la raison qui fait que les bébés ont souvent les yeux de couleur bleue lorsqu’ils naissent ?
Le rôle de la génétique dans la pigmentation de l’iris
Ce sont les gênes qui prédisent en grande partie la couleur que va prendre l’iris de l’œil. Plus précisément, les gênes OCA2 et HERC2 participent à produire et transporter la mélanine. Ce pigment naturellement présent dans l’organisme donne leur couleur aux cheveux, à la peau et, donc, aux yeux.
Chez le nouveau-né, la production de mélanine diffère de celle d’un adulte. En effet, à la naissance, les cellules responsables de la production de mélanine, les mélanocytes, ne sont pas encore tout à fait fonctionnelles. La quantité de mélanine présente dans l’iris est assez faible. Or, il faut savoir que c’est justement la mélanine qui est responsable de la couleur marron des yeux. En son absence, les fibres de collagène de l’iris reflètent les longueurs d’onde courtes du spectre de la lumière, dont le bleu. Selon l’éclairage, les yeux des nourrissons paraissent ainsi souvent d’un bleu plus ou moins clair.
Mais lorsque bébé grandit, la synthèse de mélanine augmente. La couleur des yeux est alors modifiée en fonction de la quantité de mélanine qui s’accumule dans l’iris.
Comment évolue la couleur des yeux chez le bébé ?
Outre la génétique, certains facteurs environnementaux influencent l’évolution de la couleur des yeux de bébé. Les modifications ont lieu dans les premiers mois, voire dans les premières années de vie de l’enfant.
L’exposition à la lumière naturelle est par exemple susceptible d’augmenter la production de mélanine chez le nourrisson. Ainsi, les bébés qui naissent dans des pays avec un fort ensoleillement ont souvent les yeux plus foncés. D’autre part, des traitements médicaux, des maladies ou des blessures peuvent aussi influencer les changements de couleur d’iris de l’enfant.
Qu’en est-il des bébés qui n’ont pas les yeux bleus...
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Le surpoids protège-t-il d'un décès prématuré ?
Sous le nom de paradoxe de l’obésité se cache une théorie, relayée par des études scientifiques, selon laquelle le surpoids permettrait de mieux survivre à certaines maladies comme le cancer colorectal ou les troubles cardiovasculaires. Les personnes présentant un IMC, indice de masse corporelle, compris entre 25 et 35, c’est-à-dire les personnes atteintes de surpoids ou d’obésité modérée, semblent connaitre une mortalité inférieure à celle des personnes en obésité morbide ou de poids normal, d’après certains résultats relevés dans la littérature médicale.
Être en surpoids est-il réellement protecteur vis-à-vis d’un décès prématuré ? Le paradoxe de l’obésité ne s’explique-t-il pas autrement que par le fait qu’une surcharge pondérale modérée permettrait à l’organisme de mieux supporter les maladies ?
Rappel sur la notion d’IMC
L’indice de masse corporelle correspond au rapport du poids sur la taille au carré. Il s’agit d’une mesure utilisée dans l’univers médical pour définir si le patient présente un excès de poids ou si, au contraire, il est anormalement maigre. Les valeurs normales de l’IMC sont comprises entre 18 et 25. Toutefois, l’IMC reste un outil à manier avec précaution. Il ne considère que le poids et la taille, et pas le volume de graisse viscérale, la proportion de muscles ou la densité osseuse.
Quelles sont les études qui ont identifié un paradoxe de l’obésité ?
Alors que les risques de l’obésité pour la santé sont bien identifiés par les services publics et par la société elle-même, plusieurs études ont abouti à des résultats troublants en ce qui concerne le risque de décès prématuré des suites d’une maladie.
La première étude porte sur des patients souffrant d’un cancer colorectal. Menée en 2015 par des chercheurs britanniques, cette étude s’intéresse aux chances de survie des personnes en prenant en compte leur IMC. Après les séances de chimiothérapie, il s’avère que les patients présentant une obésité sont plus nombreux à se remettre du cancer que les patients minces ou ayant un IMC dans la norme. Ce paradoxe semble s’expliquer par la façon dont les personnes minces ou de corpulence normale réagissent au traitement par rapport aux personnes en surpoids.
Une revue systématique parue en 2016 et orientée sur le paradoxe de l’obésité rassemble 10 études menées sur des personnes souffrant d’un syndrome coronarien aigu ou d’une insuffisance cardiaque. Il en ressort que les personnes en surpoids ou obèses ont plus de chances de s’en sortir après avoir été opérées que les personnes ayant un IMC inférieur à 25.
On trouve d’autres études qui corroborent ce paradoxe dans le cas d’une cirrhose, d’une maladie rénale chronique, d’un AVC, d’un diabète de type 2 ou encore d’une pneumonie.
Le surpoids, un facteur de santé ?
Malgré tous ces résultats à priori concordants sur le fait que le surpoids protège de certains risques de décès prématurés, il faut rappeler que ce ne sont que des exceptions relatives à des expériences bien précises. En règle générale, l’obésité est associée à un risque plus élevé de décès prématuré. Le paradoxe de l’obésité s’explique alors par les facteurs suivants...
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Comment éviter le syndrome du nez vide ?
Qu’est-ce qui se cache derrière ce drôle de nom ? Le syndrome du nez vide n’est pas très évocateur de ce que ressentent les personnes qui en souffrent. Par nez vide, il faudrait plutôt comprendre nez plein : ce syndrome donne l’impression d’avoir le nez bouché en permanence, et ce même en l’absence de rhume. Il survient souvent après une opération, la turbinectomie, dont l’objectif est justement d’éviter les obstructions respiratoires.
Comment se manifeste le syndrome du nez vide ? Quelles sont les conséquences sur la vie des personnes atteintes, et comment résoudre ce problème gênant au quotidien ?
Les causes susceptibles d’entrainer un SNV
Il faut d’abord savoir que le syndrome du nez vide est iatrogène, c’est-à-dire qu’il survient à la suite d’un acte réalisé par un médecin, le plus souvent de façon chirurgicale. Les causes du SNV concernent donc toutes les chirurgies réalisées au niveau du nez qui peuvent endommager les tissus internes producteurs de mucus, appelés les cornets. L’opération initiale peut avoir pour but d’améliorer la respiration d’un patient atteint de sinusite chronique ou de rhinites à répétition. Elle peut aussi concerner une chirurgie plastique, une cautérisation ou encore une turbinoplastie totale, qui consiste en l’ablation des cornets du nez.
Or, les cornets sont des structures très importantes pour le nez, qui aident à réchauffer, filtrer et humidifier l’air lors de l’inspiration. Si l’ablation de ces structures a été trop poussée ou qu’elles ont été abimées lors d’un acte chirurgical, elles ne peuvent plus remplir leurs fonctions.
Les conséquences d’un SNV sur la qualité de vie des patients
Sécheresse nasale permanente, sensation d‘obstruction des narines, douleurs à la tête et au front, sinusites chroniques, écoulements, croûtes à l’intérieur du nez, difficultés à respirer la nuit, essoufflement chronique, impossibilité à faire du sport : les conséquences du syndrome du nez vide sont graves et nombreuses. Elles induisent parfois la perte de l’odorat et du goût, ou des infections et inflammations à répétition.
Forcément, la qualité de vie des personnes touchées s’en ressent. Certaines doivent cesser la pratique d’activités qui leur plaisaient, d’autres perdent l’appétit, l’envie de sortir, le plaisir de bien dormir. Il existe un vrai risque psychologique de développer une dépression, des troubles anxieux et du stress chronique.
Comment éviter le SNV ?
Face à l’importance des symptômes du SNV, la Haute autorité de santé a publié en 2022 une recommandation de bonnes pratiques pour limiter les risques de développer un syndrome du nez vide après une opération du nez. Elle recommande entre autres de toujours privilégier les gestes chirurgicaux les moins invasifs et de positionner la turbinectomie en dernière intention. Dans ce cas, il est essentiel de préserver le maximum de surface des cornets possible. Le patient doit aussi être bien informé des risques de l’opération...
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Comment le sucre favorise le vieillissement précoce ?
Interviewé en 2014 par l’Express Styles, le chef cuisinier Joël Robuchon, titulaire de 32 étoiles au guide Michelin, affirmait : « La santé par l’alimentation, c’est l’enjeu des années à venir. » Et pourtant, d’après l’Inserm, moins de la moitié des adultes et seulement un cinquième des enfants respectaient la recommandation de consommer 5 fruits et légumes par jour en 2017.
Parmi les aliments qui posent le plus problème, le sucre revient régulièrement sur la sellette. Critiqué pour son caractère addictif ou cariogène, il est également responsable du vieillissement plus rapide des cellules. Ce phénomène s’explique par deux aspects : la baisse de la sensibilité à l’insuline et la fixation des résidus de sucre sur le collagène de la peau.
La glycation, responsable du vieillissement précoce cutané
Les sucres consommés via l’alimentation sont digérés dans l’estomac puis dans les intestins par l’action de différentes enzymes. Selon le type de glucides ingérés, la décomposition des aliments entraine l’apparition de molécules de glucose et de fructose. Le sucre blanc, dit saccharose, est ainsi composé de ces deux monosaccharides. Le problème, c’est que le glucose et le fructose s’associent aux protéines ou aux lipides dans une réaction chimique, la glycation. Celle-ci induit la production d’AGE, des substances connues sous le nom français de produits finaux de glycation.
La glycation existe à l’état naturel dans l’organisme. Mais quand le sucre est consommé en excès, elle libère trop d’AGE pour que le corps parvienne à les transformer ou à les éliminer. Ces produits issus du sucre vont alors se fixer sur certaines cellules, en particulier sur les cellules cutanées du collagène et de l’élastine. La structure globale de la peau va être altérée par la présence de ces AGE, qui vont diminuer la souplesse et l’élasticité apportées par le collagène et l’élastine.
Les produits finaux de glycation se retrouvent directement dans les aliments qui ont été caramélisés ou grillés. Plus l’alimentation comporte de sucre et d’aliments ayant subi la réaction de Maillard, qui donne cette couleur brune et cette saveur typique, plus il y aura d’AGE dans l’organisme, et plus la peau vieillira rapidement.
La glycation touche aussi l’insuline et l’hémoglobine
Dans le cadre d’une alimentation riche en sucre, la glycation s’attaque à l’hormone insulinique, qui permet de réguler la glycémie donc le taux de sucre dans le sang, ainsi qu’à l’hémoglobine, la protéine responsable du transport de l’oxygène. L’insuline glyquée par des molécules de glucose devient inefficace dans la gestion de la glycémie. Le risque de développer ou d’aggraver un diabète de type 2 est alors très réel. Si la glycémie est mal contrôlée, le sucre circule en excès dans tout le corps, provoquant la glycation des autres cellules, donc leur vieillissement accéléré.
D’après les travaux menés pendant les dernières décennies, il est établi que la glycation provoque des lésions des cellules et des tissus, et augmente le vieillissement des vaisseaux sanguins. Elle favorise la dégénérescence des tissus de façon précoce, et ce de façon irréversible lorsqu’un certain stade de glycation est atteint...
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La sonothérapie offre-t-elle de vrais résultats ?
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Lorsque la médecine conventionnelle ne suffit pas à résoudre des maux physiques ou psychiques, l’on peut être tenté de se tourner vers toutes sortes de médecines alternatives ou de thérapies. Au-delà de l’effet placebo, qui explique en partie les résultats obtenus avec des techniques non validées par la science, certaines pratiques agissent réellement sur le corps et le mental et soulagent des souffrances ou des inconforts sans effets secondaires.
Si l’Ordre des médecins ne reconnait que l'acupuncture, l'homéopathie, la mésothérapie et l'ostéopathie comme médecines alternatives, cela n’empêche pas la sophrologie, la naturopathie ou la réflexologie d’avoir leur lot d’adeptes convaincus des vertus de la pratique. Parmi ces thérapies et médecines douces, la sonothérapie fait intervenir les vibrations sonores pour apaiser le mental, réduire les douleurs chroniques ou modifier l’état de conscience.
Quelles sont les indications de la sonothérapie, et quels sont les résultats que l’on peut en attendre ?
Le principe de la sonothérapie : transmettre des vibrations
Concrètement, à quoi ressemble une séance de sonothérapie ? Elle peut prendre différentes formes, mais, le plus souvent, la personne est allongée et le thérapeute utilise des instruments ou des objets pour produire des sons plus ou moins graves. Ces vibrations atteignent les os, comme cela a été démontré scientifiquement et utilisé pour la fabrication de casques audio à conduction osseuse. Mais, dans la sonothérapie, l’idée n’est pas seulement d’écouter de la musique ou du bruit. Les vibrations sont censées produire un effet dynamisant ou apaisant sur le corps.
Les sons graves influenceraient davantage le bas du corps, tandis que les sons aigus agiraient au niveau du haut du corps et du cerveau. Les techniques mises en œuvre par le thérapeute utilisent la musique, les gongs, les massages, la méditation sur fond sonore, ou encore le traitement avec des diapasons.
Quel est l’effet réel de la sonothérapie sur le corps ?
Si l’on en croit les amateurs de sonothérapie, cette pratique permettrait d’instaurer bien-être, harmonie de la conscience et réduction des douleurs. Mais ces effets sont-ils avérés ?
En pratiquant un électroencéphalogramme, on constate effectivement que la perception de vibrations sonores induit une modification de l’état de conscience, de la même façon que pourrait le faire une séance de méditation. Au niveau physique, il est également connu que les vibrations peuvent procurer de la détente musculaire et favoriser la baisse de douleurs, par exemple dans les vertèbres ou dans les articulations.
Mais finalement, le véritable intérêt de la sonothérapie réside surtout dans l’apaisement qu’elle procure. Explicité dans la littérature scientifique depuis le 17ème siècle, le lien entre état mental et guérison peut prendre une proportion très importante, supérieure même à l’efficacité des traitements médicamenteux. Si une personne trouve du réconfort dans la sonothérapie, elle devrait donc pouvoir ajouter cette arme thérapeutique à son arsenal, sans pour autant stopper les autres traitements...
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Comment la malbouffe augmente le risque d'allergie ?
Les dangers de la nourriture industrielle sont connus depuis plusieurs décennies. Trop salée, trop sucrée, trop grasse et assaisonnée d’additifs en surnombre, la malbouffe serait responsable à elle-seule d’un décès sur cinq dans le monde, selon une étude publiée en 2017 dans le magazine The Lancet. Les excès alimentaires et, plus précisément, la consommation excessive de nourriture industrielle occasionne des troubles aussi graves que les cancers, les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2.
Alors, certes, il faut relativiser ces chiffres en se rappelant que le lien de cause à effet n’est pas si facile à établir, et que les personnes qui se nourrissent mal cumulent souvent les conduites à risque comme la sédentarité, la consommation de cigarettes ou d’alcool. Malgré tout, les dangers de la malbouffe continuent d’être mis en lumière par les études récentes. L’une des dernières recherches sur la question propose une théorie qui a déjà été investiguée auparavant : la junk food favoriserait les allergies chez les enfants qui consomment régulièrement des hamburgers, des sodas et d’autres aliments de ce genre. Explications.
Une première étude d’ampleur explicite les liens entre asthme et malbouffe
Cette première étude est initiée en 1991, et implique un total de 500 000 enfants et adolescents issus d’une centaine de pays différents. Autant dire que les résultats sont pris très au sérieux par la communauté scientifique. Les chercheurs de l’université de Auckland, en Nouvelle-Zélande, étudient le rapport entre l’alimentation et l’occurrence de symptômes respiratoires sévères comme la rhinite allergique, l’eczéma ou l’asthme.
Les conclusions établissent un lien très clair entre la consommation régulière de nourriture industrielle de type hamburger et le risque de présenter une forme d’asthme sévère. Au contraire, les enfants et adolescents qui consomment régulièrement des fruits sont associés à un risque moindre de connaitre un symptôme respiratoire sévère. Cette association scientifique, qui n’est pas une preuve définitive, soulève toutefois une problématique intéressante que vont essayer d’explorer d’autres équipes de recherche.
En 2019, une étude italienne confirme que la malbouffe est une cause possible d’allergie
C’est à Naples, cette fois, que la science révèle les conclusions d’une nouvelle étude menée sur une soixantaine d’enfants. Malgré la taille réduite de l’échantillon, les résultats expriment clairement une association entre la consommation de junk food et le risque d’allergie chez les enfants...
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Peut-on remplacer la viande par le tofu sans risque ?
Que vous soyez végétarien, omnivore, flexitarien ou végane, difficile d’échapper à la tendance : le tofu a fait son apparition dans les rayons de tous les supermarchés, en plus d’être devenu une référence incontournable des épiceries bio. Soyeux ou ferme, nature ou fumé, agrémenté de pesto ou mariné au tamari, il fait partie des ingrédients incontournables de la cuisine asiatique. Ces dernières années, il a aussi séduit les grands chefs français que sont Thierry Marx, Christophe Moret et Alain Ducasse.
Les atouts nutritionnels du tofu sont indéniables, et c’est bien pour cette raison qu’il provoque un engouement réel auprès des personnes qui veulent réduire leur consommation de viande. Plutôt insipide nature, il se prête à toutes sortes de préparations qui veulent parfois le faire passer pour un substitut carné. Mais le tofu peut-il remplacer la viande dans l’alimentation quotidienne sans risque pour la santé ?
Ce qu’apporte la viande, ce qu’apporte le tofu
Commençons par comparer les atouts nutritionnels de la viande et du tofu. Côté viande, d’abord, toutes ne sont pas égales puisque la viande de volaille est moins grasse que la viande de bœuf, qui est elle plus riche en fer.
Globalement, la viande est riche en protéines à haute valeur biologique, c’est-à-dire que pour 100 grammes de viande, l’organisme reçoit environ 20 grammes de protéines qu’il assimile très bien. La viande contient aussi une bonne proportion de fer héminique, qui est la forme la mieux assimilée par le système digestif humain. Si certains morceaux de viande sont gras, il est assez facile d’ôter les parties concernées avant la cuisson. 100 grammes de bœuf apportent environ la moitié des apports journaliers en vitamine B12 et en zinc, et un cinquième des apports journaliers en fer.
Le tofu, lui, est particulièrement faible en calories et en lipides. Il apporte une bonne quantité de protéines, environ 12 grammes par 100 grammes de produit, ce qui ne représente cependant qu’un peu plus de la moitié des apports fournis par la viande. Mais le tofu cache d’autres intérêts nutritionnels : il est riche en calcium et en manganèse, et procure de la vitamine E qui aide à digérer les graisses.
La consommation de tofu doit-elle être limitée ?
L’une des problématiques qui cible le tofu, c’est sa teneur en phyto-oestrogènes. Ces substances très semblables aux œstrogènes humains peuvent prendre la place de ces hormones sur les récepteurs des cellules et perturber le fonctionnement hormonal. Il faut savoir que certaines personnes sont capables de dégrader les phyto-oestrogènes en équol, un composé qui n’entre plus en concurrence avec les œstrogènes. Cette capacité dépend de l’état du microbiote intestinal, et ne concerne qu’entre un quart et deux tiers de la population.
Les effets des phyto-oestrogènes sur la santé sont controversés. Certaines études laissent penser qu’ils sont bénéfiques contre l’ostéoporose et les maladies cardiovasculaires, mais d’autres recherches pointent du doigt le risque de ces substances pour les femmes ayant eu un cancer du sein. Le soja est également responsable de cas de puberté précoce chez les jeunes garçons, il est donc déconseillé avant 3 ans...
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Pourquoi la pornographie nuit-elle à la santé sexuelle ?
Le gouvernement français travaille activement à la recherche d’une méthode de certification de l’âge pour bloquer efficacement l’accès aux sites pornographiques par les mineurs. La pornographie est aujourd'hui accessible en un clic, mais à quel prix ? Si elle peut sembler inoffensive, elle engendre de vraies conséquences néfastes sur la santé sexuelle et psychologique.
Dans ce podcast, nous allons nous intéresser aux effets de la pornographie sur la santé sexuelle, en mettant en lumière les troubles et les dysfonctions qui peuvent survenir après une consommation élevée de contenu pornographique. Nous aborderons aussi les conséquences psychologiques de ce comportement.
La pornographie induit une hyperstimulation sexuelle nocive
Contrairement à un rapport sexuel avec une personne physique, la masturbation devant un contenu pornographique induit une hyperstimulation sexuelle. Autrement dit, la quantité excessive de stimuli sexuels procurés par le film ou les images induit l’habituation du cerveau à percevoir de nombreux stimuli pour ressentir de l’excitation. Une personne qui consomme régulièrement de la pornographie va se désensibiliser des stimuli normaux. Elle aura du mal à être excitée dans une situation sexuelle normale, son intérêt pour les rapports physiques à deux peut décroître, et elle va se tourner vers des contenus toujours plus stimulants, créant une situation de dépendance.
Dans le cadre de cette hyperstimulation, il est possible qu’un utilisateur habitué à la pornographie souffre de dysfonction érectile ou sexuelle et ne parvienne plus à avoir des rapports satisfaisants avec une personne physique.
Le dysfonctionnement sexuel lié au porno chez la femme et chez l’homme
Les dysfonctions sexuelles relatives à la consommation régulière de pornographie concernent aussi bien les hommes que les femmes.
D’abord, les hommes qui regardent des films pornographiques d’une façon excessive développent une tolérance aux images très explicites, ce qui entraine parfois une baisse de la réponse sexuelle. En situation de rapport classique, ces hommes ont du mal à obtenir et maintenir une érection. Ils peuvent aussi rencontrer des difficultés à éjaculer. De plus, les images pornographiques créent des attentes irréalistes quant à la sexualité réelle : cela contribue à causer une insatisfaction sexuelle concomitante à la dysfonction érectile.
De la même façon, les femmes qui regardent régulièrement du porno peuvent connaitre des dysfonctions sexuelles sous la forme de difficulté à connaitre l’orgasme avec un partenaire, de baisse de la lubrification vaginale, et de troubles de la libido. À travers les films, les femmes visualisent des pratiques sexuelles présentées comme normales qui ne correspondent pas à leurs véritables envies. Si elles essaient de s’y conformer, elles peuvent se sentir anxieuses, insatisfaites ou déçues...
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Quelles sont les conséquences possibles d’un Covid long ?
D’après des résultats d’enquête publiés en 2022 par Santé Publique France, environ un tiers des personnes contaminées par le SARS-CoV-2, autrement appelé Covid-19, souffrent d’affections post-Covid. Le Covid long se caractérise par des symptômes qui surviennent dans les 3 mois à la suite de l’infection initiale, et qui durent au moins 2 mois. Ces symptômes ne sont pas expliqués par d’autres diagnostics et perturbent la vie quotidienne des patients.
Le diagnostic de Covid long se base sur une liste de 25 symptômes parmi lesquels on retrouve la fatigue, l’essoufflement, la toux, la fièvre intermittente, la perte du goût ou de l’odorat, le dysfonctionnement cognitif, le malaise après l’effort et la dépression. Des douleurs articulaires ou musculaires, des troubles digestifs, des troubles du sommeil et de la concentration peuvent aussi affecter la personne.
Les conséquences long terme du Covid long touchent différents secteurs. Nous allons aborder ici l’aspect physique, l’aspect psychologique et l’aspect socio-économique de cette affection reconnue par les services de santé publique.
Les conséquences physiques du Covid long
Il faut bien distinguer les symptômes de l’affection post-Covid-19 de ses conséquences ou séquelles. Les symptômes vont disparaitre au bout de 6 mois, un an ou deux ans pour les cas les plus longs. Il ne subsiste pas de cicatrice sur les organes, et les IRM cérébrales ne révèlent aucun dégât. Les séquelles, en revanche, sont parfois irréversibles.
Le Covid-19 touche particulièrement le système respiratoire, et c’est donc au niveau des poumons que les séquelles s’avèrent les plus importantes. Outre des atteintes interstitielles fibrosantes, qui sont des cicatrices formées dans le tissu pulmonaire, les patients diagnostiqués avec un Covid long peuvent aussi connaitre des anomalies membranaires, bronchiolaires et vasculaires. La capacité pulmonaire diminue et la pression artérielle pulmonaire augmente, ce qui induit des risques cardiovasculaires plus élevés.
Les douleurs chroniques concernent également les patients qui connaissent une affection post-Covid-19. Localisées au thorax, aux muscles, aux articulations, à l’abdomen ou dans les vaisseaux, les douleurs se traitent au cas par cas et finissent généralement par disparaitre, mais seulement lorsque le patient réussit à trouver la prise en charge adaptée à sa problématique.
Enfin, la perte de goût et d’odorat qui persiste après 3 mois nécessite une consultation ORL afin de rééduquer progressivement les muqueuses. Cela prend du temps, mais les patients ont bon espoir de récupérer leurs facultés sensorielles.
Les conséquences psychologiques du Covid long
L’impact psychologique d’un Covid long ne doit jamais être négligé. La baisse soudaine de la qualité de vie, pour une durée qui excède parfois une année, affecte la santé mentale des personnes touchées par l’affection post-Covid-19. L’incapacité à pouvoir mener les activités quotidiennes habituelles engendre du stress, de l’anxiété, de la dépression, voire du stress post-traumatique susceptible de subsister longtemps après l’infection initiale.
Chez celles et ceux qui souffraient de maladies mentales ou d’affections psychologiques avant d’être contaminés par le coronavirus, une vigilance accrue s’impose afin de guetter des signes d’aggravation des troubles, ou l’apparition de nouveaux symptômes psychologiques...
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Comment expliquer que la taille moyenne du pénis a augmenté ?
C’est un sujet qui prête à sourire, et pourtant, l’augmentation de la taille moyenne du sexe masculin ces dernières décennies n’est pas un bon signe pour l’espèce humaine. De façon concomitante avec la baisse de fertilité masculine via un amoindrissement du niveau de testostérone et du nombre de spermatozoïdes, la hausse de la taille du pénis reflète une modification rapide du développement humain qui pourrait être liée à des facteurs dangereux pour la santé.
Mais reprenons à zéro.
L’étude qui est à l’origine de ce constat
Le 14 février 2023, une date qui semble avoir été sélectionnée avec humour pour publier une telle étude, des chercheurs de l’université de Stanford partagent les résultats obtenus après 29 années d’observation et de recueil de données sur la longueur du sexe masculin. L’étude est loin d’être anodine puisqu’elle s’est déroulée sur presque trois décennies, avec un échantillon de 55761 hommes.
Professeur d’urologie et auteur principal de l’étude, le Dr Michael Eisenberg s’attendait à obtenir des résultats très différents. À l’image des spermatozoïdes dont le nombre se fait de plus en plus faible, et des niveaux de testostérone qui baissent largement chez les hommes, il était attendu que la longueur moyenne du pénis subisse le même sort et diminue également.
Or, c’est tout l’inverse qui s’est passé. Sur cette période de 29 ans, la longueur moyenne du pénis en érection a augmenté de 24%, passant de 12 cm en 1992 à plus de 15 cm en 2021.
Pourquoi ce résultat est-il inquiétant pour l’espèce humaine ?
On pourrait penser que l’augmentation de la taille du sexe masculin est principalement due à l’évolution. Les hommes dotés d’un sexe de taille plus importante peuvent avoir une activité sexuelle plus développée, en raison d’un taux de testostérone supérieur ou d’une plus grande confiance en leurs capacités. Cela expliquerait alors que les paramètres génétiques codant pour un pénis plus long seraient davantage transmis, avec une descendance plus nombreuse pour les hommes ayant un sexe particulièrement développé.
Cependant, cette explication est largement insuffisante pour expliquer la rapidité à laquelle le pénis a changé sur une période aussi courte. Les chercheurs ayant publié l’étude craignent qu’une modification aussi rapide d’une caractéristique humaine soit due à des composants extérieurs qui présentent un fort impact sur l’évolution anatomique de l’Homme. Les pesticides, les contaminants chimiques contenus dans les produits de soin et d’hygiène pourraient être responsables de l’augmentation de la longueur moyenne du pénis.
Si, en soit, cette donnée ne parait pas alarmante, il faut la considérer à une autre échelle. Savoir que notre environnement peut modifier notre corps d’une façon aussi importante et aussi rapide devrait nous alerter sur les risques que les contaminants et pesticides peuvent avoir sur d’autres parties de l’organisme. Des études ont déjà prouvé que les produits chimiques perturbent les hormones et détériorent la santé reproductive.
Quel bien des pénis plus longs feraient-ils à l’espèce humaine s’ils étaient accompagnés d’une baisse de la fertilité ? Probablement aucun. Dans tous les cas, la recherche doit encore étudier la question afin de comprendre l’origine exacte de cette modification, ses éventuelles répercussions et les moyens de la freiner si nécessaire.
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L'origine ethnique influence-t-elle les facteurs de risque de décès ?
Les inégalités en matière de santé constituent un sujet préoccupant au sein de notre société. Et si l’origine ethnique était elle-même un facteur déterminant des risques de mortalité ? Plusieurs études ont en effet montré des différences significatives dans les taux de maladie chronique et de décès prématuré selon les groupes ethniques.
Quels sont les facteurs qui contribuent à ces disparités ? Existe-t-il des politiques de santé dont le but est de réduire ces inégalités ? Analysons en détails l’impact de l’origine ethnique sur les facteurs de risque de décès pour mieux comprendre les enjeux de santé publique et d’égalité d’accès aux soins.
Les liens avérés entre facteur de risque de décès et origine ethnique
Une étude publiée en 2019 dans la revue médicale The Lancet s’est intéressée à la mortalité parmi les groupes ethniques américains. Les résultats ont démontré que les Afro-Américains et les Américains d’origine hispanique présentent un risque de mortalité plus élevé que les Blancs américains pour un certain nombre de maladies. Parmi celles-ci, on peut noter les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers.
D’autres études tendent à mettre en lumière l’occurrence disproportionnée de certaines maladies chroniques au sein de minorités ethniques comme le diabète, l’hypertension ou les maladies cardiovasculaires.
Pourquoi certaines ethnies développent davantage de risques de décès pour ces maladies ?
Les facteurs qui expliquent ces différences entre ethnies sont nombreux et variés. L’âge, le sexe, le niveau de revenu, le niveau d’éducation, le statut socio-économique et la situation géographique offrent une première lecture quant à l’occurrence de certaines maladies au sein d’ethnies minoritaires.
Les habitudes alimentaires, la pollution, le mode de vie, les conditions de travail constituent d’autres facteurs qui influencent la mortalité et s’avèrent différents selon les ethnies considérées. Il ne faut pas oublier non plus l’accès limité aux soins, le manque d’informations sur la santé et l’hygiène de vie délétère qui touchent davantage les Afro-Américains, les Hispaniques, les Américains d’origine asiatique et des îles du Pacifique. Ces facteurs contribuent au développement de maladies chroniques et mortelles comme le diabète, les maladies respiratoires ou cardiovasculaires.
L’influence des gênes dans l’apparition d’une maladie au sein d’une ethnie
En-dehors de tous les facteurs environnementaux, sociaux et démographiques, certaines maladies présentent une prévalence plus élevée chez des ethnies particulières à cause de facteurs génétiques. Par exemple, la drépanocytose, une maladie grave du sang, s’avère plus courante chez les personnes d’ascendance africaine, méditerranéenne et du Moyen-Orient.
La thalassémie, une maladie génétique héréditaire responsable d’une anémie sévère, se retrouve aussi plus souvent chez les personnes d’ascendance méditerranéenne, asiatique et africaine.
Les politiques de santé qui visent à réduire ces inégalités
Certains pays mettent en place des programmes de dépistage précoce pour les maladies chroniques les plus courantes chez les groupes ethniques à risque. D’autres politiques visent à renforcer la sensibilisation aux facteurs de risque des maladies chroniques, et à encourager les modes de vie sains dans les communautés les plus touchées.
Enfin, les inégalités de risques de décès peuvent aussi être lissées en améliorant l’accès à l’éducation et à l’emploi, en réduisant la pauvreté et en améliorant les conditions de vie des ethnies concernées.
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Quels sont les accidents les plus fréquents lors d'un rapport sexuel ?
Bien que les incidents qui se déroulent derrière les portes d’une chambre restent souvent tabous, il peut être bon de savoir que les rapports sexuels exposent à des risques de blessure ou de traumatisme.
Une étude américaine publiée en 2014 s’intéressait aux motifs d’admission des hommes présentant une blessure génitale au service des urgences. Les résultats montrent que les quelques accidents liés à des rapports sexuels étaient souvent liés à des pratiques non conventionnelles. Dans tous les cas, le fait de connaitre les risques d’accident les plus fréquents lors d’un rapport sexuel participe à limiter leur occurrence grâce à l’adoption de mesures de prévention. Nous allons découvrir ici trois catégories qui regroupent les accidents les plus fréquents pendant un rapport sexuel.
Les blessures et les traumatismes des parties génitales
Parmi les traumatismes les plus courants, les saignements génitaux concernent principalement les femmes. Il peut y avoir un saignement lors d’une pénétration si celle-ci est réalisée sans préliminaire, sans lubrification suffisante ou avec force. Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres et saignent facilement sans forcément ressentir de douleurs. D’autres personnes, au contraire, auront mal pendant la pénétration sans connaitre de saignement. C’est notamment le cas des femmes qui souffrent de vaginisme : leurs muscles sont si contractés que toute pénétration devient très douloureuse.
En ce qui concerne les fractures et entorses, c’est au tour des hommes d’être plus concernés. Plutôt rare, la fracture du pénis survient lors d’un rapport brutal ou d’un changement de position rapide, ou encore en cas d’anomalie anatomique. Elle est très douloureuse et nécessite une intervention chirurgicale. Les hommes peuvent aussi connaitre des entorses des testicules ou du périnée pendant une pratique sexuelle non conventionnelle.
Les accidents avec des jouets sexuels
Tout le monde connait l’histoire de la personne qui se rend aux urgences avec une saucisse ou un légume coincé au mauvais endroit. L’utilisation des jouets sexuels s’étant largement démocratisée, celles et ceux qui veulent pimenter leurs relations se tournent désormais vers des accessoires plus sécurisés. Il n’en reste pas moins que les sextoys sont responsables d’une majeure partie des accidents lors de rapports sexuels.
D’abord, les jouets sexuels mal entretenus ou de mauvaise qualité peuvent engendrer des irritations, voire des abrasions des tissus génitaux. Il est important de sélectionner des sextoys certifiés aux normes européennes, conçus dans des matériaux respectueux de l’anatomie intime.
Ensuite, l’utilisation excessive ou imprudente d’un jouet sexuel conduit parfois à différents traumatismes tels que des douleurs, des déchirures, des ecchymoses ou des fractures. Dans ce cas, les conséquences vont de la simple égratignure provisoire au prolapsus des organes génitaux ou du rectum à travers les orifices naturels, lequel peut conduire à une incontinence permanente.
Les accidents liés à des positions acrobatiques...
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Pourquoi les commérages sont-ils jugés bons pour la santé ?
Les commérages ont plutôt mauvaise presse. On les associe volontiers à la médisance, à la jalousie et à l’ennui. Pourtant, le fait de partager des faits ou des idées avec d’autres personnes participe à maintenir et former des liens sociaux. Ce n’est pas tout : les personnes qui pratiquent le commérage bénéficient également d’autres avantages pour leur santé physique et mentale. Il s’agit simplement de bien faire attention à ne pas tomber dans des pratiques délétères telles que le harcèlement ou la diffamation.
Les commérages présentent des bénéfices sur les rapports sociaux
Qu’est-ce qui est plus efficace pour rapprocher deux collègues que de partager quelques indiscrétions sur leur employeur ou leurs clients ? Comment créer un lien avec ses nouveaux voisins plus facilement qu’en leur parlant du secret de l’ancien propriétaire ou des pratiques étranges du facteur ? Depuis la nuit de temps, les hommes et les femmes échangent au sujet de leur perception du monde. C’est ce qui permet de confronter son point de vue aux autres, de se sentir moins seul et de partager une connivence avec l’interlocuteur.
Peu importe finalement la teneur des propos, et moins encore que les deux commères soient d’accord ou non. Ce qui compte, c’est la proximité que cet échange induit, très favorable à la création d’une relation de confiance -puisque l’autre a osé exprimer son avis ou partager des informations indiscrètes. Une étude menée à Berkeley relate que les commérages aident à renforcer la cohésion de groupe et la coopération entre individus.
Les ragots servent aussi à favoriser la résilience émotionnelle. En faisant part de son expérience et de son ressenti, la personne qui participe aux commérages se soulage des traumatismes ou des inconforts vécus. Par exemple, aller raconter à sa voisine que le voisin vous fait de l’œil pourrait vous aider à mieux réagir face à cette situation désagréable.
Les commérages aident aussi à réguler le stress et l’anxiété
Vous vous inquiétez de cet homme qui traine devant votre immeuble et semble avoir de mauvaises intentions ? Le fait de partager ce doute avec quelqu’un vous permettra probablement d’apaiser vos angoisses et de vous sentir plus fort, plus soutenu lorsque vous croiserez l’individu.
Moins de stress, moins d’anxiété sont bénéfiques à la santé physique et mentale. Le stress est en effet connu pour augmenter le risque d’inflammation de l’organisme, et le risque de développer des maladies comme le cancer ou les troubles cardiovasculaires. En verbalisant des angoisses, des insécurités, des questionnements, les personnes adeptes des ragots évitent de ruminer ces pensées seules. En les évacuant, elles les éliminent aussi de leur tête et de leur corps.
Les limites à poser pour que le commérage reste bon pour la santé
Les ragots devraient toujours rester un moyen de se vider la tête ou de se rapprocher d’une personne, et ne pas dépasser ce cadre. Il est tout à fait possible de partager des observations sans foncer tête baissée dans les préjugés et le ressentiment. Les commérages peuvent prendre la forme de fantasmes, d’histoires que l’on construit à deux pour le plaisir, mais ils ne doivent pas devenir négatifs au risque de se transformer en harcèlement ou en diffamation.
En restant bienveillant, en adoptant le ton de l’humour ou du second degré, partager un ragot avec son voisin ou sa collègue permet de dénouer les tensions et d’améliorer la relation, sans que personne ne souffre de ces commérages.
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Y a-t-il des aliments à calories négatives, qui font maigrir ?
Du régime miracle au complément alimentaire qui fait perdre du poids, les personnes qui souhaitent maigrir sont souvent prêtes à tout pour éliminer quelques kilos. Mais cette perspective enthousiasmante ne devrait pas mettre en danger l’organisme, ce que font beaucoup de régimes restrictifs. L’Anses faisait part en 2010 d’une expertise pointant du doigt les régimes alimentaires pratiqués sans suivi médical, qui entrainent par exemple une reprise de poids rapide, une fonte musculaire ou une baisse de la qualité osseuse.
Une alimentation équilibrée et variée couplée à une activité physique représente l’une des clés pour perdre du poids lentement et durablement. Est-il cependant possible de mettre dans son assiette certains aliments qui aideraient à éliminer de la graisse ? Les aliments à calories négatives existent-ils, et si oui, dans quelle mesure sont-ils efficaces pour perdre du poids ?
Comment un aliment pourrait-il faire perdre des calories ?
L’idée qu’un aliment n’apporte aucune calorie est facile à comprendre. L’eau, par exemple, ne fournit aucun nutriment (bien qu’elle regorge de minéraux et de molécules indispensables à l’organisme). Cependant, il parait difficile d’imaginer qu’un aliment contenant des calories puisse en faire perdre à l’organisme. D’où provient cette théorie, et que vaut-elle ?
Lorsque l’on évoque les aliments à calories négatives, on prend en fait en considération l’énergie nécessaire au corps pour métaboliser et digérer ces aliments. Si cette dépense calorique est plus importante que ce qu’apporte l’aliment, on arrive à un résultat négatif : le fait de manger cet aliment fera dépenser davantage d’énergie à l’organisme qu’il n’en obtient avec l’aliment.
Ainsi, tout en favorisant leur satiété par le remplissage de l’estomac, les personnes qui consomment ces aliments pourraient perdre du poids en mangeant moins au total et en brûlant plus de calories. La théorie des calories négatives est cependant très discutée.
La réalité scientifique des aliments à calories négatives
Il n’existe pas d’étude sérieuse qui corrobore l’idée des aliments à calories négatives. Plutôt que de parler d’aliments à calories négatives, il serait plus juste de parler d’aliments satiétogènes à faible charge calorique. Ces aliments sont riches en eau et en fibres, ils participent donc à la satiété rapide, ce qui évite de manger beaucoup de calories lors d’un repas. Les épinards, les brocolis, les concombres, les citrons, les oranges, les salades, les fraises font notamment partie de ces aliments faibles en calories et riches en fibres et en eau. Les intégrer régulièrement au menu peut aider à abaisser le total calorique du repas, tout en garantissant de bons apports en vitamines.
Même si l’organisme dépense des calories en digérant ces aliments, la quantité est si infime qu’elle n’influe pas directement la perte de poids. En effet, il faut environ un déficit de 7000 calories pour perdre un kilo de graisse. D’après Geoffrey Livesey, nutritionniste, le coût calorique de la digestion est de 5 à 25% de l’apport calorique de l’aliment. Pour un bol de fraises qui apporte environ 50 calories, la digestion peut brûler environ 3 à 14 calories. On est très loin des 7000 calories requises, même en consommant des fraises à tous les repas !
Des végétaux, oui, mais aussi des protéines
Les légumes et les fruits apportent certes des éléments essentiels au corps, mais il ne faut pas oublier l’importance des protéines pour le maintien de la masse musculaire. Finalement, pour maigrir, il est bien plus intéressant de composer des assiettes équilibrées en faisant la part belle aux fibres et aux protéines, plutôt que de s’astreindre à manger un certain type d’aliment, sous peine de voir s’installer de la frustration et de subir l’effet yoyo.
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