
Incroyable !
Par Choses à Savoir
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Épisodes
1210 épisodes · page 27 sur 41

L'Arabie Saoudite importe du sable
Des Saoudiens qui achètent du sable... ça sonne un peu comme des Finlandais qui achèteraient de la neige !
Pourtant, ce pays du Golfe se livre bien à ce genre d'achats...
En rade de sable
On a peut-être tendance à l'oublier... mais le sable ne sert pas qu'à faire joli sur les plages !
Effectivement, cette matière solide joue un rôle fondamental dans la construction d'édifices.
Mélangé au ciment, il s'agit même d'un matériau plutôt performant qui a – généralement - l'avantage d'être abordable.
Mais... il y a un mais !
Depuis quelques années, le sable est de plus en plus difficile à trouver.
En cause ?
Des carrières qui se raréfient à cause de leur surexploitation.
Un véritable problème pour une ressource qui est tout simplement la plus demandée... après l'eau !
Pour remédier à cela, des industriels ont donc commencé à se fournir directement sur les plages et, plus particulièrement, dans les fonds marins (des zones dans lesquelles ils extraient, notamment, de très grandes quantités de granulats).
Un problème de qualité
Le sable étant un matériau comme les autres, il y a différents niveaux de qualité qui permettent de conditionner son utilisation.
Ce qui est relativement peu connu, cependant, c'est que le sable des régions désertiques... n'est absolument pas adapté à la construction de bâtiments !
Bien trop lisse et léger, celui-ci se compose en fait de grains ronds et usés qui le rendent facilement volatil.
C'est ce verdict impitoyable qui explique ainsi un comble amusant : bien qu'étant recouverts de dunes ensablées, des pays désertiques comme les Émirats arabes unis et l'Arabie Saoudite... sont obligés d'importer du sable pour construire leurs gigantesques infrastructures !
À titre d'exemple : le célèbre archipel d'îles artificielles de Dubaï n'a pu être réalisé que grâce à une monumentale importation de sable étranger.
En construisant des buildings tous plus grands les uns que les autres, les pays du Golfe font même partie des principaux clients sur le mouvant marché du sable.
Ainsi, selon l'ONU : la Chine, l'Inde et les Émirats arabes unis auraient importé plus de 450 millions de dollars de sable ; pour la seule année 2014.
Aux pays de l'or noir, ces grains dorés valent donc une fortune.
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New York possède une prison flottante
New York fascine mais n'a peut-être pas encore livré tous ses secrets.
Peu de personnes savent, par exemple, que "Big Apple" dispose d'une prison flottante.
Cette immense barge est même le plus grand édifice de ce genre au monde !
Voyage carcéral
L'Amérique et ses prisons... c'est toute une histoire !
Loin d'Alcatraz ou des pénitenciers du Far West se trouve un centre carcéral d'un genre bien particulier.
Il s'agit du "Vernon C.Bain Correctional Center" : une imposante barge qui a été créée pour désengorger la gigantesque prison de "Rikers Island" (située au cœur de la mégapole new-yorkaise).
Pour assurer son rôle, cette prison flottante affiche une impressionnante capacité de 800 lits pensés pour accueillir le même nombre de prisonniers.
Mesurant près de 200 mètres de long (190, pour être exact) et 38 mètres de large, le bateau (inauguré en 1992) a d'ailleurs logiquement l'air d'un bâtiment civil que l'on aurait simplement posé en pleine mer.
Vu de l'intérieur, l'édifice ressemble cependant à une prison tout à fait classique.
On y trouve, ainsi, des espaces pour prendre l'air et même quelques zones dédiées au sport (comme un terrain de basket); tous situés sur le toit de la barge.
Sans surprise, ces endroits restent tout de même englobés dans une cage... afin d'empêcher toute évasion !
Tarifs quatre étoiles
Malgré toutes ces précautions, quelques prisonniers ont tout de même tenté de s'évader.
L'un d'entre eux a, par exemple, réussi à se jeter dans l'East River... avant d'être directement repêché par des gardes vigilants !
Le plus souvent, la barge est amarrée au quai de Hunts Point (dans le sud du Bronx).
Avec 650 000 dollars de frais d'amarrage annuels, ce détail n'en est pas vraiment un : c'est précisément ce qui explique pourquoi le "Vernon C.Bain Center" est également... la prison la chère de la ville !
D'ailleurs, si le bâtiment est actuellement le seul de ce genre à être utilisé par la ville de New York, il est en fait la troisième barge carcérale de l'histoire de "Big Apple".
Avec de tels tarifs, il est possible que le "Vernon" connaisse donc la même destinée que ses prédécesseurs...
Un gestionnaire sourcilleux pourrait, effectivement, y voir bien trop de frais... pour un tel fret.
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Hibernation et hivernation sont deux stratégies différentes
Hibernation, hivernation : la différence entre ces deux termes ne tient pas qu'à une simple lettre.
En fait : derrière ces deux mots qui semblent voisins, se cachent réellement deux manières différentes de survivre au froid de l'hiver.
Passer l'hiver au chaud
En matière de définitions, le Larousse peut faire office de juge de paix.
À l'entrée "hiverner", le dictionnaire indique par exemple : "passer à l'abri l'hiver, la mauvaise saison".
Ce verbe fait ainsi référence, de manière indifférente, à une action effectuée par des êtres vivants... comme par des objets !
Plus précisément : un bateau peut effectivement "hiverner au port" pendant quelques mois, de même que des moutons peuvent hiverner dans une ferme.
Mais en fait, si l'on s'attache à l'histoire de ce mot, l'on peut préciser que le verbe "hiverner" était avant tout employé – à l'origine – pour parler de navires ou de troupes qui devait passer "l'hiver à l'abri, sans encaisser trop de dommages".
Une différence de degrés, dans la nature
Les mots évoluant avec le monde qu'ils décrivent, le terme d'"hivernation" a progressivement été employé pour désigner les "stratégies" employées par les animaux pour survivre à la froideur de l'hiver.
L'une d'entre elles, justement, se nomme... "hibernation" !
La principale différence de ce mot avec son quasi-homonyme est en fait l'état de de vigilance dans lequel est plongé l'animal concerné.
Un mammifère qui hiberne tombe, effectivement, dans une longue phase de sommeil durant laquelle ses membres s'engourdissent.
Ainsi, une marmotte qui hiberne pendant plusieurs mois entre dans un véritable état léthargique.
Certaines de ses facultés (celles responsables d'actions vitales et instinctives, comme la respiration) restent certes en activité, mais la plupart des autres zones corticales demeurent inactives.
De même, les animaux hibernants voient leur température corporelle descendre de manière spectaculaire (parfois jusqu'à 0°C), alors que celle des animaux hivernants ne baisse que très peu au cours de la saison froide.
Autant de raisons qui incitent donc à bien choisir ses mots, selon qu'on parle de moutons ou de marmottes...
Dans le monde animal aussi, "le diable est dans les détails".
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Quelques suggestions pour ce week-end
Choses à Savoir Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/
Choses à Savoir Santé: https://www.chosesasavoir.com/podcast/sante/
Choses à Savoir Economie: https://www.chosesasavoir.com/podcast/economie/
Choses à Savoir Gastronomie: https://www.chosesasavoir.com/podcast/voyage/
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Un prêtre a reçu une amende pour avoir trop fait sonner les cloches
"Quand on aime on ne compte pas"...
Des Italiens ont justement fait les frais de l'amour immodéré qu'un curé italien portait à sa religion.
Ce dernier allait même jusqu'à faire sonner les cloches de son église... près de 200 fois par jour !
Un peu, beaucoup, à la folie...
Notre-Dame de Paris avait son sonneur de cloches Quasimodo, Sainte-Marie de Coverciano (située dans les environs de Florence) a Don Leonardo Guerri.
Le moins qu'on puisse dire... c'est que le curé italien est beaucoup moins discret que le personnage de Victor Hugo !
Pendant plusieurs années, cet homme d'Église a effectivement joué avec les nerfs des habitants de son village.
En réaction, ces derniers ont logiquement manifesté leur mécontentement auprès des autorités locales.
Pour lutter contre ce tintamarre, les Toscans excédés ont ainsi fait circuler plusieurs pétitions ; en plus de faire réaliser des relevés audiométriques.
... pas du tout
Après l'échec d'une longue période de conciliation, l'Agence régionale pour la protection environnementale de la Toscane (Arpat) a finalement décidé d'arrêter de tendre la joue gauche.
Verdict pour le curé : une amende de 2000 € et un strict encadrement de son activité.
Ainsi, alors qu'il sonnait les cloches près de 200 fois (entre 8h00 et 21h00) chaque jour, l'homme d'Église doit désormais réaliser cette tâche "seulement pour l'appel des fidèles à la messe et à la prière".
De son côté, le cardinal Giuseppe Betori (archevêque de Florence) a profité de l'occasion pour envoyer à ses paroisses une directive spécialement pensée pour "limiter les nuisances sonores".
Ainsi demande-t-il aux prêtres "d'éviter de mettre à rude épreuve le sentiment de dévotion chrétienne", en voulant justement trop bien faire.
En effet : subissant une véritable crise, l’Église italienne doit également faire face à la baisse de vocations sacerdotales et à la "désaffection des jeunes générations", vis-à-vis du culte catholique.
Pour regagner des fidèles, il est dorénavant conseillé de ne pas faire trop de zèle.
C'est bien connu : "l'enfer est pavé de bonnes intentions".
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Les ouragans portant un nom féminin sont les plus meurtriers
"L'habit ne fait pas le moine", dit-on...
Mais pour les ouragans, il semblerait bien que leur prénom indique leur dangerosité !
Femmes fatales
C'est un fait étonnant : les ouragans portant un prénom féminin... sont en fait les plus meurtriers !
Pour être plus précis : ceux-ci sont "trois fois plus létaux" que leurs homologues masculins.
Toujours selon les statistiques : "un ouragan avec un nom à consonance masculine cause en moyenne 15,15 morts tandis qu'un ouragan avec un nom féminin tue environ 41,84 personnes".
Comment expliquer un différentiel aussi impressionnant ?
Tout commence dans les années 1970 lorsque, dans une logique paritaire, les centres de météorologie décident de baptiser les ouragans avec – de manière alternative – un prénom féminin et un prénom masculin (selon un système fixé à l'avance).
Avant cela, l'on attribuait justement aux cyclones des noms exclusivement féminins... la croyance populaire voulant que "humeurs des femmes soient aussi imprévisibles que les tempêtes" ! (sic)
Induits en erreur
Vous l'aurez compris : il semblerait bien que - même lorsqu'il s'agit de météo - c'est bien le sexisme qui fait des ravages.
Pire : malgré les changements adoptés par les centres de météorologie, les préjugés ont continué à faire des victimes.
En effet, selon une étude publiée dans les "Proceedings of the National Academy of Sciences", même "quand il s'agit d'évaluer l'intensité d'une tempête", de (trop) nombreuses personnes ont tendance à juger en fonction de leur a priori.
Ainsi, lorsqu'une tempête porte un nom jugé très doux et féminin comme "Belle" ou "Cindy", elle paraît fatalement "moins violente" que d'ordinaire.
À l'inverse, un ouragan prénommé "Christopher" a bien plus de chances d'être pris au sérieux.
Funestes conséquences à la bêtise : des personnes (pourtant averties par les médias) sous-estiment donc la dangerosité de ces cataclysmes et ne prennent pas les mesures de sécurité nécessaires pour se protéger.
Un écart de conduite qui explique ainsi pourquoi les ouragans aux prénoms féminins font beaucoup plus de victimes que leurs homologues masculins...
Comme un cyclone, l'ignorance arrache tout sur son passage.
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Des corbeaux ramassent les mégots
Nos amies les bêtes sont bien moins bêtes qu'elles en ont l'air...
Prenons les corbeaux, par exemple.
Ces oiseaux peuvent tout simplement être éduqués... pour ramasser des mégots de cigarettes !
Corbeaux et mégots dans la corbeille
Jadis, les Suédois connaissaient Hugin et Munin, les corbeaux messagers qui accompagnent constamment Odin ; le dieu de la guerre, du savoir et des morts dans la mythologie nordique.
De nos jours, ces Scandinaves peuvent admirer le travail de corbeaux singulièrement différents.
Dans la petite ville de Södertälje (située non loin de la capitale Stockholm) déambulent effectivement des oiseaux noirs... qui nettoient les rues jonchées de toutes sortes de mégots !
Cet étrange spectacle est le fruit d'un projet mené par "Corvid Cleaning", une start-up locale.
Éminemment originale, l'idée aurait germé en observant des corbeaux gratter les champs pour trouver de quoi manger.
Des grains aux mégots, il n'y avait donc qu'un pas.
Oiseau de bonheur
Désormais placés sous le feu des projecteurs, ces oiseaux noirs pourraient tout aussi bien croasser "cocorico"...
Plus prosaïquement : ces corbeaux écolos (provenant de Nouvelle-Calédonie) sont en fait formés au Puy du Fou ; le célèbre parc d'attraction traditionnel, situé dans la région française de Vendée.
Pour mener à bien leur tâche, ces oiseaux sauvages sont récompensés par de la nourriture qu'ils reçoivent en échange de chaque mégot de cigarette qu'ils ramassent et qu'ils déposent sur une machine spécialement prévue à cet effet.
Une ritournelle amusante qui rappelle que les corbeaux souffrent d'une image de de nuisibles "oiseaux de malheur" qui ne sied pas du tout à la place qu'ils occupent - en fait - dans la nature.
En effet, le corbeau freux – par exemple – est un animal "particulièrement intelligent" qui peut tout à fait communiquer avec l'Homme, si ce dernier parvient à établir une "relation par le jeu".
Dans tous les cas, si leur intervention s'avère concluante, les corbeaux pourraient bien permettre aux villes qui les recrutent, d'économiser... plus de 75% des coûts liés au ramassage de "mégots en milieu urbain".
Pas de doute : parmi les cendres, le corbeau est bien "le Phénix des hôtes de ces bois".
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Un pirate américain a paralysé le Web nord Coréen
"La meilleure justice est celle que l'on rend soi-même".
Cette maxime digne du Far West a été appliquée à la lettre par un hacker américain.
Déplorant l'inactivité de son pays, après un piratage dont il avait été victime, celui-ci a effectivement décidé de répliquer... par ses propres moyens !
Œil pour œil
Il s'appelle P4x et il vaut mieux ne pas trop le chercher...
En 2021, cet informaticien américain a été la cible de hackers nord-coréens.
Ces derniers avaient attaqué plusieurs professionnels de la sécurité informatique, officiant sur le territoire états-uniens, dans le cadre de la lutte anti-américaine menée par leur pays.
De son côté, la victime a réussi à préserver l'essentiel de ses données.
Par contre, elle n'a pas du tout apprécié d'être ciblée de la sorte... et n'a pas non plus aimé la relative indifférence de son gouvernement face à sa situation.
Pou remettre les pendules à l'heure, l'informaticien s'est donc mué en hacker à son tour.
Un rôle de vengeur qui a considérablement nui aux services informatiques nord-coréens.
Raid vengeur
Souhaitant s'en prendre uniquement au gouvernement de Pyongyang (et non à la population civile du pays), le cyber-pirate américain a ciblé plusieurs proies symboliques.
De ce fait, P4x a mis hors d'usage le site internet du principal journal du régime (le "Rodong Sinmun"), le site du ministère des Affaires étrangères ou encore celui de la compagnie aérienne Air Koryo.
Ces performances, le hacker indépendant les auraient réalisées en toute décontraction et avec des techniques de hacking relativement rudimentaires.
Pour mener à bien sa mission, il a par exemple exploité un certain nombre de failles (connues mais toujours pas corrigées) qui affectent le système nord-coréen.
Sans pitié, l'Américain aurait alors lancé des attaques DoS (Denial of Service) pour porter un coup fatal à l'ensemble du système.
Touché, coulé : l'intranet nord-coréen a ainsi été considérablement amoindri par ce qu'il avait subi.
Un moindre mal pour les habitants du régime, cependant ; ceux-ci se rendant plutôt rarement sur ce réseau aussi limité que contrôlé...
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Un fantôme permit de résoudre une affaire criminelle
Les États-Unis d'Amérique regorgent d'histoires aussi étranges que loufoques.
En voici une nouvelle : à la fin du XIXe siècle... un fantôme aurait tout simplement aidé à élucider une affaire criminelle !
Une macabre découverte
1897 : le XIXe siècle émet ses dernières lueurs.
Dans le comté de Greenbier (en Virginie Occidentale), un couple mène une existence en apparence sans histoires, dans une belle maison qui lui appartient.
Il s'agit en fait des époux Shue.
Un beau jour, le mari (Erasmus – Edward - Stribbling Trout Shue) envoie un jeune homme (nommé Anderson Jones) faire quelques travaux d'entretiens dans sa demeure, où se trouve ordinairement son épouse Elva Zona Heaster Shue.
La pauvre dame (alors enceinte) est alitée depuis quelques semaines et demande donc à être assistée dans son quotidien.
Cependant, une fois arrivé sur place, l'émissaire constate avec effroi... que ladite épouse gît inerte sur le sol !
Mémoire d'outre-tombe
Plusieurs personnes sont immédiatement averties : parmi elles, le mari d'Elva Shue et le docteur Knapp qui s'occupe ordinairement de tous les habitants du comté.
Lorsque celui-ci arrive sur place, il constate toutefois que le veuf est déjà au chevet de sa défunte épouse.
Malgré un côté du visage qui semble décoloré, le médecin conclut que la mort a certainement été causée par une grossesse compliquée.
Tout aurait pu se terminer sur ce verdict, mais c'était sans compter sur les suspicions d'une mère.
Très méfiante vis-à-vis de son gendre, Mary Jane Heasyer conserve en effet le voile qui recouvrait sa fille.
Constatant qu'il dégage une odeur étrange, elle le lave... mais, selon ses dires, l'eau de la bassine devient toute rouge !
Advient alors ce qui s'apparente au récit d'un film d'épouvante...
Soupçonnant que sa fille avait été assassinée, Mary Jane prétend voir le fantôme de la défunte se manifester à elle (au cours des semaines qui succèdent à son décès).
Le spectre lui aurait alors révélé les véritables circonstances du drame : l'épouse Shue aurait, en fait, été étranglée par son mari, ivre de colère.
Transmise à un procureur, cette incroyable histoire donnera lieu à une exhumation, puis à une autopsie du corps de la défunte (et ce, malgré les protestations de Mr Shue).
Le verdict sera sans appel : présentant des cervicales rompues, Elva Zona avait bel et bien été tuée par strangulation.
Jugé puis condamné en conséquence, le veuf fut donc placé derrière les barreaux.
Comme une vengeance post-mortem.
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Le Carambar est le fruit d'une erreur
Vous aimez les blagues Carambar ?
Estimez vous heureux, dans ce cas.
Sachez que celles-ci n'auraient très bien pu... jamais exister !
Plus précisément : le petit bâtonnet de caramel qu'elles entourent.... a en fait été élaboré par erreur !
Une erreur bienvenue
Que serait un goûter d'enfants, sans un petit Carambar à se mettre sous la dent ?
Ce petit bonbon fait – depuis longtemps - partie de notre culture populaire.
La friandise a en fait vu le jour, en France, en 1954.
Elle prend la forme d'une petite barre allongée, classiquement de couleur caramel (comme son goût) ; même si, les années passant, le produit s'est décliné dans d'autres teintes et autant de nouvelles saveurs.
Son lieu de naissance est l'usine de chocolat Delespaul-Havez (située dans la ville de Marcq-en-Baroeul ; dans le nord de la France).
Quant au papa de ladite invention, il s'agit en réalité... d'un simple contremaître qui avait besoin d'écouler des excédents de chocolat !
Prévoyant d'y mélanger du caramel, pour relever un peu le goût, l'homme fut toutefois surpris par un dérèglement de la machine qu'il utilisait !
Au lieu de simplement débiter des bonbons carrés, celle-ci produisit en fait des barrettes à la forme allongée (d'où le nom adopté, lequel est un assemblage des mots "caramel" et "barre").
On avait donc déjà là les Carambar que nous pouvons encore acheter dans le commerce.
Un franc succès
D'abord emballé dans un papier de couleur rouge, fushia et jaune, le Carambar est immédiatement reconnaissable sur les comptoirs des épiceries françaises.
Disponible au modique prix de 5 centimes de franc, il s'écoule ainsi à des millions d'exemplaires (en 1960, soit six ans après son lancement, on comptait environ 300 millions d'unités vendues).
Quant à l'emballage : celui qui renfermait – à l'origine – de simples points-cadeaux accueillera à partir de 1969... les célèbres blagues Carambar que nous connaissons tous !
Depuis, le Carambar s'est encore allongé et s'est décliné dans une multitude de parfums et de concept (les Carambar "Éloustic" et "Atomic", par exemple, sortis dans les années 1990).
Mais qu'importe l'habillage, si la recette... fait encore recette.
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Les femmes ont le droit de voter en Suisse depuis seulement 50 ans
Réputée pour ses plébiscites et autres votations, la Suisse n'est pas pour autant un modèle absolu de démocratie.
Voyez plutôt : au sein de cette confédération, les femmes n'ont tout simplement obtenu le droit de vote... qu'il y a une petite cinquantaine d'années !
Un retard inhabituel
Le 7 février 2021 a revêtu une importance particulière, pour les habitants de la confédération helvétique.
À cette date, tombait en fait l'anniversaire des cinquante ans de l'accession des femmes au droit de vote (obtenu, donc, le 7 février 1971).
Un chiffre plus qu'étonnant pour ce qui est également l'une des plus anciennes démocraties du monde (les premiers systèmes d'organisation démocratique suisses remontent en fait au XVe siècle, pour des villes comme Berne, Lucerne ou Zurich).
Cependant, c'est en s'attardant sur l'histoire de la Suisse, qu'on commence à saisir les raisons d'un tel retard.
En fait, au cours des siècles, ce pays alpin s'est construit (et défendu) autour de la figure du citoyen-soldat.
Réputée pour ses mercenaires (prisés aux quatre coins de l'Europe), la Suisse reposait effectivement en grande partie sur une population masculine formée aux métiers des armes.
Comme dans les cités grecques du monde antique, ces hommes étaient donc les fameux citoyens qui étaient reconnus comme étant aptes à participer à la vie politique du pays ; précisément en votant.
Les pendules à l'heure
Gravé dans le marbre des Constitution fédérale et cantonales de 1848, ce principe politique allait toutefois être remis en question au cours des décennies et - surtout - du siècle suivant.
C'est en effet dès le début des années 1900 que se structure véritablement, en Suisse, un mouvement suffragiste militant pour le droit des femmes.
Au bout de décennies de luttes acharnées, les Suissesses obtiendront graduellement gain de cause.
En 1957, la commune valaisanne d'Unterbäch organise en effet un vote au niveau cantonal.
Celui-ci concerne "la participation des femmes à la protection civile".
En toute logique, des Suissesses se prononcent à titre consultatif.
C'est là le début d'un cercle vertueux.
En 1959, les cantons de Vaud, Neuchâtel et Genève introduisent le suffrage féminin.
Puis, douze ans plus tard, le gouvernement fédéral suit la tendance et accepte l'adoption du suffrage par votation populaire.
La fin d'une incroyable inégalité au pays du juste milieu.
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Aux Etats Unis la galette des rois ne contient jamais de fève
On le sait : éminemment libéraux, les Américains n'ont pas de monarque.
Est-ce donc pour cela qu'aux États-Unis... la galette des rois ne contient jamais de fève ?!
Eh oui, les âmes joueuses peuvent être déçues : sur ces terres du Nouveau Monde, les fèves et sujets sont même tout simplement interdits dans les galettes.
Le client est roi
L'Amérique : terre de liberté ?
Certes... mais pays préférés des procéduriers, ça c'est indéniable !
Effectivement, vous ne le savez peut-être pas, mais aux États-Unis il est par exemple possible de faire un procès à Starbucks (pour un motif aussi futile que la consommation d'un café que l'on trouve trop chaud).
Alors, dans un tel contexte, on imagine très bien que les commerces prennent toutes leurs précautions avant de proposer un produit à la vente...
Étant donné qu'ils pourraient être poursuivis - si un client venait à se casser une dent (ou pire, à s'étouffer) en mâchant une fève (ou un sujet) - les pâtissiers américains évitent donc de courir des risques inutiles.
Fève fournie séparément
Pour être plus précis, ce ne sont pas tout à fait ces professionnels qui ont pris cette décision de leur propre chef.
En effet : l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) estime qu'un "produit destiné à être mangé ne doit contenir aucun élément non comestible".
Exit donc le petit jouet du Kinder Surprise (cette interdiction est d'ailleurs bien plus connue du grand public français).
De ce fait, même si aucune "mesure d'interdiction ou de régulation" particulière n'a été prise par cette autorité, les pâtissiers locaux préfèrent vendre leurs galettes des rois sans le moindre sujet à l'intérieur.
En Louisiane, par exemple, le traditionnel "king cake" se savoure sans fève, depuis une vingtaine d'années.
Certaines enseignes proposent cependant un sujet vendu séparément.
S'il le souhaite, le client peut donc se procurer une fève et l'insérer lui-même dans son gâteau.
De la sorte, il respecte la tradition... tandis que le pâtissier - lui - est exempt de tout reproche en cas d'accident.
Un vrai deal win-win.
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La brigade de sapeurs-pompiers de Paris a été voulue par Napoléon 1er
Quoi que l'on pense du personnage, l'héritage de Napoléon semble inestimable.
Certains legs restent toutefois relativement méconnus.
Effectivement : au Code civil et aux grands travaux urbains peut également s'ajouter (entre autres innovations)... la création de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris !
Une idée germe dans les flammes
Certains incidents sont la source de créations remarquables.
C'est précisément ce qu'il s'est passé... pour cette anecdote qui s'est déroulée sous le règne de l'Empereur Napoléon Ier.
Alors que se tenait une soirée d'une grande importance, l'ambassade d'Autriche (située à Paris) fut effectivement touchée par un grave incendie, au cours de la nuit du 1er juillet 1810.
Pour le moins tragique, l'incident avait littéralement gâché les festivités organisées (par le prince de Schwarzenberg, alors ambassadeur d'Autriche en France) en l'honneur de l'union de l'Empereur avec sa nouvelle épouse : l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche.
Ravageant une bonne partie du mobilier, les flammes avaient également blessé et tué plusieurs dizaines de personnes.
Napoléon Ier lui-même avait réchappé à la catastrophe qui aurait pu, alors, être absolument dévastatrice.
L'une des qualités de ce militaire de renom résidait, toutefois, dans sa capacité de réaction.
D'un drame déplorable, l'Empereur de France tira donc une leçon mémorable.
Une modernisation des secours
Ne pouvant que constater l'inefficacité des secours, Napoléon Ier prit la décision radicale de réorganiser et de professionnaliser l'action contre le feu sur le territoire parisien.
C'est donc à ce titre que fut publié, le 18 septembre 1811, un décret impérial qui confia cette noble mission à un corps militaire spécialement dévolu à la tâche : le tout nouveau "Bataillon des sapeurs-pompiers de la ville de Paris".
Les effectifs se composaient alors de sapeurs du génie de la garde impériale (ordinairement chargés de la protection des châteaux impériaux).
Chose inédite à l'époque : la ville de Paris se dotait donc, par ce biais, d'un corps militaire de pompiers directement placé "sous les ordres de l'administration du préfet de Police".
Couronné de succès, le concept continuera à évoluer au cours des décennies suivantes (notamment sous le règne de Napoléon III qui étendra la zone d'influence de ces sapeurs, sur les communes limitrophes de Paris).
"À quelque chose malheur est bon".
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En Chine, une intelligence artificielle est procureur
La série d'anticipation "Black Mirror" va finir par se retrouver démodée...
La cause ?
En Chine, une machine mise à l'essai est capable d'identifier automatiquement huit délits courants et même de proposer une peine assortie !
Du travail pour les robots
Et si la science-fiction... c'était pour tout de suite ?
Les voitures volantes se font certes un peu attendre, mais les "procureurs artificiels" - eux – toquent déjà à la porte.
Comme souvent, l'Asie semble à la pointe pour tout ce qui concerne la robotique.
Cap cette fois-ci sur la Chine : un pays où l'intelligence artificielle peut désormais juger quel citoyen il faut envoyer en prison.
Selon le périodique hong-kongais "South China Morning Post", ce dispositif est en fait capable de porter une accusation, avec une précision qui atteindrait le seuil de "97% de fiabilité", sur la base d'une "description verbale de l'affaire".
Avant de pouvoir entrer en fonction, ce procureur d'un nouveau genre a été entraîné à la tâche en traitant "plus de 17 000 dossiers, de 2015 à 2020".
Une expérience qui fait évidemment pâlir jusqu'aux humains les plus expérimentés.
Le monde d'après
Extrêmement rodée, la machine est actuellement capable d'identifier et de déposer plainte "pour les huit crimes plus courants à Shanghai".
Sont concernés :
la fraude par carte de crédit ;
les jeux d'argent ;
la conduite dangereuse ;
les blessures intentionnelles ;
l'entrave aux fonctions officielles ;
le vol ;
la fraude ;
le fait de "se quereller et semer le trouble".
Un début plutôt probant pour les chercheurs qui espèrent tout de même que cette intelligence artificielle pourra, à l'avenir, reconnaître et traiter des situations encore plus complexes.
Évidemment, une telle innovation soulève fatalement son lot d'inquiétudes.
Ainsi, à ceux qui s'inquiètent d'une déshumanisation de notre société s'adjoignent des personnes qui
s'interrogent sur le risque d'erreur et ce qu'il implique.
Un procureur de Guangzhou se demande, par exemple, "qui assumera la responsabilité" d'un mauvais jugement, en cas d'erreur judiciaire.
Une question éminemment philosophique, dans un monde où les humains cohabiteront possiblement avec les machines.
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Un blaireau a découvert un trésor
Les chasseurs de trésor peuvent être jaloux !
Eh oui : dans ce domaine, un simple blaireau a bien devancé les bipèdes que nous sommes... mais de manière bien involontaire !
Peu importe, le butin vaut le détour : plus de 200 pièces romaines nous arrivent tout droit de l'Antiquité.
Héros malgré lui
Qui sait à quoi pensait réellement cet animal, en fouillant dans la terre ?
Peut-être à dénicher quelque insecte ou autre pitance, pour s'alimenter.
Pour le blaireau, manque de chance, les pièces de monnaie ne sont pas comestibles !
Elles revêtent, toutefois, une importance cruciale pour les humains passionnés d'Histoire que nous sommes !
Et pour le coup, nous voilà gâtés : ce sont bien deux centaines de pièces de monnaie (datant de l'époque romaine) qui ont été trouvées dans un coin situé au nord-ouest de l'Espagne.
Cette découverte majeure a été communiquée à la fin du mois de décembre 2021, dans "Les Cahiers de préhistoire et d'archéologie de l'Université Autonome de Madrid".
Les faits, toutefois, remonteraient au mois de janvier de la même année.
Touchée par la tempête Filomena - qui avait recouvert de neige une bonne partie du pays – la région des Asturies fut en fait le théâtre de cet événement peu commun.
Le hasard fait bien les choses
Devant se nourrir par tous les moyens, les animaux de la faune locale ont fouillé le sol autant qu'ils le pouvaient ; s'aventurant, souvent, bien loin de leur tanière.
C'est précisément dans la grotte de la Cuesta de Bercio (à Grado) qu'un petit blaireau a donc facilité le travail des archéologues.
Alertés par un riverain qui avait aperçu des pièces jonchant le sol, des spécialistes ont ensuite accouru sur place.
En faisant des recherches complémentaires, ils ont alors pu dénombrer un ensemble de 209 pièces datant d'une période comprise entre le IIIe et le Ve siècle après Jésus-Christ.
Venant principalement de régions aussi diverses que le nord de l'Europe et "la Méditerranée orientale" (comprenant des zones comme Antioche, Thessalonique ou Constantinople), ces objets précieux auraient pu être déposés dans ce lieu tenu secret ; en raison d'une instabilité politique (éventuellement causée par l'invasion des Suèves, un peuple germanique qui déferlait alors au nord-ouest de la péninsule ibérique).
Les pièces sont, aujourd'hui, entre de bonnes mains... après être passées par de bien petites pattes !
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La Turquie va peut-être changer de nom
Les humains peuvent changer de nom, c'est bien connu.
Mais les pays ?!
Ce cas est plutôt rare, mais il existe bel et bien.
La Turquie compte d'ailleurs recourir à ce droit, pour sensiblement changer d'image sur le plan international.
Dindon de la farce
Incroyable, mais vrai : la Turquie pourrait bien opérer un relooking, dans les mois ou les années qui viennent.
Nulle question de changer de drapeau (pour l'instant) ; mais la volonté des dirigeants turcs (et de son président Recep Tayyip Erdogan, en tête) est bien de changer le nom officiel du pays qu'ils représentent.
À l'international, la Turquie est pour l'instant connue sous le nom de "Turkey" (soit, le nom du pays tel qu'il est prononcé dans les pays anglophones).
Problème, toutefois, pour le gouvernement turc : "turkey" est également un mot de la langue anglaise qui signifie... "dinde" !
Ne pas confondre
L'origine de cette homophonie est à chercher dans les siècles qui ont précédé notre ère.
La locution "Turkey hen" ("poule de Turquie") désignait en fait une pintade domestique qui avait été introduite sur l'île de Madagascar, via des marchands passant – à l'époque - par l'empire ottoman.
Les années passant, le simple mot "turkey" a finalement désigné la "dinde" ; le terme étant encore massivement utilisé de nos jours.
Considérant cette homophonie comme étant peu flatteuse, les dirigeants turcs ont donc pris la décision de faire un changement de taille.
Exit "Turkey" et bonjour à "Türkiye", soit tout simplement le nom du pays en turc.
Invoquant une représentation plus fidèle de la "culture, de la civilisation et des valeurs" de leur pays, les membres du gouvernement turc entendent déjà remplacer la mention "Made in Turkey" par celle de "Made in Türkiye".
De même, une vaste campagne de communication baptisée "Hello Türkiye" a été lancée sur les réseaux sociaux.
Pour le reste, il faudra attendre l'aval de l'ONU avant que la mue ne devienne officielle.
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Fabriquer des saucisses fut interdit en Allemagne
Des saucisses interdites en Allemagne ?
Et pourquoi pas des baguettes de pain interdites en France ?
Aussi improbable que cela puisse paraître, le pays de la "Wurst" a bien pris une décision de ce type, pour mener à bien la Première Guerre mondiale.
Des dirigeables très gourmands (en ressources)
Si l'on vous parle de saucisses... puis de dirigeables... a priori, vous ne voyez pas de rapport ?
Pourtant, certains liens unissent les deux objets (de dimensions incomparables) dans le domaine de la confection matérielle.
Plus précisément : au début du XXe siècle, les Zeppelin qui volaient dans le ciel fonctionnaient avec des sacs contenant de l'hydrogène.
Ces matériaux, justement, étaient fabriqués à partir... d'intestins de vaches !
Et pour mettre en fonction un dirigeable, il ne fallait pas lésiner sur la quantité.
En effet, pour faire fonctionner un seul Zeppelin, l'on devait tout simplement accumuler les tripes... de plus de 250 000 vaches (afin de construire les fameux sacs d'hydrogène) !
Privés de saucisses
Très prisés pour occuper l'espace aérien et larguer des bombes, des dirigeables furent produits en grande quantité par l'armée allemande.
Mais, comme l'on peut s'en douter, de telles décisions ont fatalement un coût et des choix doivent évidemment être faits pour que le plan fonctionne.
C'est donc pour élever une flotte aérienne conséquente que l'État-major allemand a pris la décision inédite... d'interdire la fabrication de saucisses en Allemagne (et dans d'autres régions alliées ou occupées ; comme l'Autriche, la Pologne ou encore le nord de la France) !
Un véritable crève-cœur pour des Allemands très friands de ce mets qu'il déguste littéralement à toutes les sauces !
Concrètement, dans les faits : chaque boucher était tenu de livrer directement les intestins des animaux qu'il avait en stock, pour que ceux-ci servent dans le processus de fabrication des dirigeables.
Des agents du Kaiser étaient, quant à eux, spécialement diligentés pour s'assurer que chacun participe – à sa manière – à l'effort de guerre.
Baignées dans une solution alcaline, les membranes collectées étaient ensuite étirées, puis séchées, avant d'être finalement assemblées pour constituer les fameux sacs servant à faire flotter les gigantesques vaisseaux teutons.
La guerre demande décidément des sacrifices que l'on ne soupçonne même pas.
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Charles Darwin inventa la chaise de bureau
Charles Darwin : à "l'origine des espèces"... et de la chaise de bureau ?!
Cela peut paraître étonnant mais le naturaliste anglais a la paternité de plusieurs découvertes ; et ce, dans des domaines bien différents de sa spécialité.
Ainsi, pour travailler à l'aise, le scientifique a par exemple élaboré l'un des premiers prototypes des chaises que nous utilisons encore aujourd’hui, lorsque nous faisons face à un bureau.
La chaise dans tous ses états
Rien ne vaut le fait d'être à l'aise, pour pouvoir travailler sereinement.
Ce principe élémentaire, Charles Darwin l'avait bien compris.
C'est précisément pour cela qu'il a confectionné un outil sur mesure, pour étudier les trouvailles qu'il avait amassées à travers le monde.
Mais avant de conter cette histoire, intéressons-nous justement... à l'évolution des sièges à travers les époques.
Du temps de l’Égypte antique, les artisans égyptiens travaillaient déjà assis sur des chaises spécialement conçues pour mener à bien leur activité.
Il s'agissait, alors, de tabourets inclinés construits pour supporter une position assise.
Ce modèle rudimentaire a évidemment évolué au fil des siècles et en fonction des latitudes.
Mais c'est au début des années 1840 que survient un changement majeur : à savoir l'invention de la chaise de bureau, munie de roulettes.
Travailler à tête reposée
À vrai dire, le concept de chaise pivotante à roulettes (et réglable en hauteur) date du tout début du XVIe siècle.
Martin Löffelholz von Kolberg – un noble patricien de Nuremberg – expose, en effet, un tel objet dans un manuscrit enluminé (le "Codex Löffelholz") qu'il publie en 1505.
Il faut toutefois attendre plus de trois siècles, pour que la brillante idée prenne vie.
Son astucieux inventeur est alors Charles Darwin.
Dans sa vie quotidienne, le brillant scientifique avait effectivement besoin d'une chaise inclinable (et à roulettes) pour étudier rapidement (et confortablement) des objets qu'il avait collectés.
Une fois conçue, l'invention - connue sous le banal nom de "fauteuil en bois sur roues" - n'avait plus qu'à essaimer dans le reste du monde ; pour rencontrer le succès que l'on observe encore aujourd'hui.
Un bien bel exemple de sélection naturelle, en somme.
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Paris devait avoir sa ligne Maginot
On le sait : la ligne Maginot n'a pas vraiment eu le succès escompté, pour contenir les avancées allemandes.
Ce que l'on sait moins, en revanche, c'est qu'un ensemble de fortifications était également prévu pour assurer la défense de Paris et de sa région : la ligne Chauvineau.
Double rideau
Le traumatisme de la "Der des Der" n'a pas engendré que du pacifisme.
À partir de 1928, la France décide en effet de se doter d'une ligne de fortifications pour contrer une éventuelle percée allemande.
À l'origine de ce projet, se trouve le ministre de la Guerre André Maginot.
La ligne - ainsi tracée le long de la frontière qui sépare l'Hexagone de la Belgique, du Luxembourg, de l'Allemagne, de la Suisse et de l'Italie - est achevée dix ans plus tard (soit en 1938).
Cependant, l’État-major français (qui pressent peut-être les limites de cette méthode) ne compte pas en rester à ce simple rideau défensif.
Ainsi, en septembre 1939, alors que la guerre éclate, celui-ci décide de construire des ouvrages de défenses complémentaires.
Pour protéger la capitale et sa région, une position de défense est mise en chantier : celle-ci sera baptisée du nom de "Ligne Chauvineau" (en l'honneur de l'officier qui en assurera la réalisation).
Un passage éclair
L'objectif initial de cet édifice était de servir de ligne de défense antichar (les blindés allemands étant évidemment identifiés comme des armes offensives redoutables).
Étalée sur une longueur de 130 kilomètres, formant un demi-cercle placé au nord de Paris, la ligne se composait notamment de nombreux petits blockhaus (réalisés par la main d’œuvre militaire).
Plutôt légère, cette fortification avait également pour avantage de servir de places de tir pour l'artillerie française.
Mais, peu après le début de la bataille de France (mai 1940), la ligne Chauvineau connaît déjà son épreuve du feu.
N'étant défendu que par des troupes désorganisées et peu pourvues en matériel, l'édifice ne peut malheureusement contenir les incursions nazies que l'espace de quelques jours.
Aussi, après de premiers combats initiés le 9 juin 1940, la ligne de défense est abandonnée par les soldats français (alors que les Allemands menacent de les encercler).
Comme son homologue Maginot, Chauvineau aura donc fait long feu.
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Il existe des billets de 0 euro
Des billets de 0 euro ?... Pour quoi faire ?!
S'ils sont bien sûr inutiles pour payer des transactions, ces petits bouts de papier représentent en fait un objet souvenir très prisé qui rapporte des recettes plutôt importantes aux sites touristiques qui les vendent.
Compteurs à zéro
Les Indiens ont découvert le 0 vers le Ve siècle de notre ère.
Il a fallu tout de même attendre plus de quinze siècles, avant que les monnayeurs en fassent de même.
Trêve de plaisanterie : les premiers billets de zéro euro ont été présenté au public, le 1er avril 2015.
D'aucuns auraient pu penser qu'il s'agissait là d'un classique "poisson d'avril", mais Richard Faille (le président de la société Euro Banknote Memory) était bel et bien sérieux.
Déjà créateur du concept des médailles souvenirs (en partenariat exclusif avec La Monnaie de Paris, en 1996), l'homme voyait là une nouvelle opportunité de proposer des produits originaux à des collectionneurs.
Ainsi, la première série de billets de ce type comptait cent unités différentes, lesquelles affichaient uniquement l'image de sites touristiques français.
Chaque billet était vendu – au moment du lancement – au modique prix de deux euros.
Depuis, l'idée a fait du chemin puisqu'en 2021 on comptait plus de 2 500 billets différents ; imprimés dans plus de 30 pays d'Europe et du reste du monde.
À s'y méprendre
Pour satisfaire les puristes, les billets de zéro euro sont imprimés en étant conformes aux mêmes caractéristiques techniques des véritables billets de banques.
Pour ce faire, ceux-ci sont donc produits par Oberthur Fiduciaire : tout simplement l'une des plus grandes imprimeries fiduciaires du monde.
De ce fait, à l'arrivée, la ressemblance de ces objets avec des billets ordinaires est vraiment frappante et il n'y a guère que le zéro (et la qualité du papier, pour les numismates avertis) pour nous empêcher de payer avec.
C'est sans doute pour toutes ces raisons que les billets de zéro euro ont le vent en poupe et qu'ils ont conquis les cœurs, jusqu'à la Chine.
Par conséquent : ne vous fiez pas à ce qu'il y a de marqué sur le papier... dans quelques années, tous ces billets vaudront certainement très cher !
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Un guerre dura 38 minutes
Livre "Guinness Book des records", chapitre "conflit" : il est fort possible d'y trouver le bombardement de Zanzibar, dans la catégorie "guerre la plus courte de l'Histoire".
Cet événement militaire, survenu le 27 août 1896, a effectivement pour particularité de n'avoir duré... que 38 petites minutes !
Une seule sommation
Fin du XIXe siècle : l'archipel de Zanzibar (situé sur la côte orientale africaine) est alors un protectorat anglais, officiellement géré par le sultan Hamad ibn Thuwaini ibn Saïd Al-Bousaïd.
En parfaite entente avec les Britanniques, l'homme rend toutefois l'âme le 25 août 1896.
Démarre alors une autre paire de manches pour les colons européens : rétif à toute présence étrangère sur ce territoire insulaire, un dénommé Khalid ibn Bargach brigue le trône laissé vacant... et entend gouverner tout seul !
Très loin de se laisser impressionner, les Anglais lui adressent immédiatement un ultimatum : s'il ne change pas de cap, le nouveau "sultan" fera face à de sévères représailles militaires.
Campant sur ses positions, l'intéressé a tout juste le temps d'organiser une résistance de fortune en disposant des troupes face à la mer ; sur l'île principale de l'archipel.
La suite appartient à l'Histoire...
Rapide comme l'éclair
Pour protéger son territoire, le sultan compte sur 2 800 hommes (dont des soldats de métiers, mais aussi des gardes du palais et même des centaines de serviteurs et d'esclaves).
Côté anglais, les militaires déployés sont près de trois fois moins nombreux (1050 soldats)... mais le matériel utilisé est de toute autre facture !
Après l'expiration de l'ultimatum qu'ils avaient lancé (le 27 août 1896, à 9:00 pile ; heure d'Afrique orientale), les Britanniques démarrent un bombardement intensif sur le palais de Khalid ibn Bargach.
Ce dernier essaie bien de répliquer avec ses navires, mais ses ennemis ne mettent que quelques instants à tous les couler.
En moins de 40 minutes, les Anglais incendient ainsi le palais et le harem de leur adversaire du jour.
N'accusant qu'un seul blessé grave dans leur camp, ceux-ci reprennent aussi facilement le contrôle de leur colonie (tandis que le sultan, en fuite, se réfugie dans le consulat allemand).
Qui a dit que l'Allemagne avait inventé la guerre-éclair ?
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Deux tiers des Argentins ont des origines italiennes
Diego Armando Maradona, Lionel Messi, Manu Ginobili, Aníbal Troilo : vous avez saisi le point commun ?
Il s'agit effectivement d'Argentins.... mais pas seulement !
Tous ces hommes ont également pour particularité d'avoir des origines italiennes.
Une caractéristique qu'ils partagent avec... deux tiers de leurs compatriotes !
La botte pose le pied en Amérique
"Les Argentins sont des Italiens qui parlent espagnol et qui se prennent pour des Français" : voici le genre de boutades que l'on peut entendre, lorsqu'il s'agit de parler de ce drôle de peuple d'Amérique du Sud.
Les plus perspicaces avaient toutefois déjà remarqué que des liens indéfectibles unissaient le pays au drapeau "albiceleste" ("blanc et bleu") à la "botte" de l'Europe.
Rien que la lecture des patronymes d'Argentins provenant de toutes les régions du pays rappelle, en effet, que ce sont bien les Italiens qui ont constitué la principale nation d'immigrants ayant fondé la nation argentine actuelle.
Ces origines européennes, ces Sud-Américains les rappellent - une fois de plus - avec humour, en disant notamment que si "les Mexicains descendent des Aztèques" et les "Péruviens des Incas", les Argentins, eux, "descendent du bateau" !
Une langue pour une autre
Arrivés en masse à partir des années 1850, les Italiens (alors surtout originaires des régions méridionales, comme la Campanie, la Calabre et l'actuelle Sicile) représentaient 45 % du total des immigrants (jusque dans les années 1940).
Rien de surprenant, donc, à ce que - de nos jours - leurs descendants occupent la proportion impressionnante de deux tiers de l'actuelle population civile argentine.
Ce qui est bien plus étonnant, par contre, c'est qu'avec une communauté aussi imposante... les Italiens ne soient pas parvenus à imposer leur langue !
Mais il y a aussi une explication à cela.
Si les Argentins parlent tous espagnol, c'est très probablement parce que les migrants italiens de l'époque maniaient bien plus couramment leur dialecte régional que la langue de Dante.
Alors qu'ils voulaient également s'intégrer à leur nouveau pays, ces nouveaux arrivants acceptèrent donc volontiers l'espagnol comme lingua franca.
Un espagnol argentin que l'on entend désormais teinté, en retour, de forts accents italiens !
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Adolf Hitler a été nommé pour recevoir le prix Nobel de la paix
Adolf Hitler prix Nobel de la paix : non non, il ne s'agit pas d'une mauvaise blague.
Cette proposition saugrenue a même germé dans l'esprit d'un parlementaire suédois qui avait adressé une lettre au comité de ce prix, en 1939.
Ladite suggestion était, toutefois, bien moins sérieuse qu'ironique...
L'art de l'ironie
Erik Brandt : voilà comment s'appelait l'individu qui a probablement eu l'une des idées les plus excentriques du XXe siècle.
En janvier 1939, ce député social-démocrate suédois est alors fraîchement élu pour participer aux débats qui agitent le parlement de son pays.
Antifasciste revendiqué, ce fils de pasteur est aussi issu d'un milieu plutôt modeste, puisqu'il est originaire de Borrby (une petite commune située au sud de la Suède).
Alors qu'une guerre contre le Reich semble aussi inévitable qu'imminente, l'homme décide cependant de communiquer son rejet du nazisme à sa manière.
En effet : pour faire réagir ses contemporains, Erik Brandt écrit une lettre ouverte au comité Nobel norvégien (le 1er février 1939).
Il y demande clairement à ce que l'on attribue le prix Nobel de la paix au dictateur qui avait annexé l'Autriche et envahi les Sudètes au cours de l'année écoulée.
Autre élément du sulfureux contexte : Neville Chamberlain fait, lui, officiellement partie des nommés pour la récompense.
Ayant signé les accords (léonins) de Munich, le Premier ministre britannique avait fatalement eu pour don d'agacer Erik Brandt...
Manque de chance, toutefois : même si son initiative absurde, pleine d'humour noir, aurait bien pu séduire les anti-nazis de tous bords... c'est précisément l'inverse qui s'est produit !
Rire de tout... mais pas avec tout le monde
"L'amour ardent de la paix" du Führer, pourtant ostensiblement évoqué de manière sarcastique, n'avait pas plu à tout le monde !
Effectivement : contre sa propre volonté, Erik Brandt fut tristement pris au sérieux par ses contemporains.
Comble du comble : c'est le militant anti-fasciste suédois qui a lui-même été taxé de fascisme !
Ce quiproquo restera toutefois sans grande conséquence : la proposition ne fut évidemment pas étudiée par le comité Nobel... et la guerre – impitoyable - allait définitivement éclipser tous ces "débats" devenus du même coup caducs.
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Une ville de Nouvelle Zélande vient de licencier son sorcier officiel
Et si Poudlard se trouvait, en réalité, en Nouvelle-Zélande ?
Vous ne le savez peut-être pas mais, pendant plus de vingt ans, la ville de Christchurch employait... un sorcier attitré !
Ce dernier avait notamment pour "fonction" de faire tomber de la pluie en cas de sécheresse...
Un sorcier dans la ville
Tout avait commencé sur les chapeaux de roues, pour l'homme coiffé d'un chapeau de sorcier.
Arrivé à Christchurch (la troisième plus grande ville de Nouvelle-Zélande) en 1972, Ian Brackenbury Channell avait d'abord harangué les foules, vêtu de son amusante tenue de mage.
Si les forces de l'ordre municipales avaient d'abord essayé de le déloger de la place où il avait l'habitude d'officier, celles-ci durent toutefois se rendre à l'évidence : le prédicateur avait un charme indéniable qui subjuguait les foules.
De plus en plus populaire, le fin rhéteur (justement diplômé en psychologie et en sociologie) a donc progressivement fait partie du paysage local, jusqu'à même intégrer les guides touristiques de Christchurch.
Une chose en entraînant une autre : la ville a donc fini par l'embaucher (en 1998), en la qualité de... "Wizard of New Zealand" ("sorcier de la Nouvelle-Zélande") !
Le charme se brise
Dès lors sorcier officiel et rémunéré en tant que tel (16 000 dollars australiens par an, ce qui équivaut à 10 000 euros annuels), Ian Brackenbury Channell défendait "l'âme de la ville" à sa manière en soutenant des initiatives populaires.
Plus excentrique : le néo-zélandais jetait également "des sorts" pour porter chances aux équipes de rugby locales ou encore "faire tomber la pluie" en période de sécheresse.
Malheureusement pour lui, la ville de Christchurch a bien décidé de le licencier (en octobre 2021), après 23 ans d'un dévouement sans faille.
La nouvelle a bien évidemment déplu à l'homme de 88 ans qui tancé, en retour, la "bande de bureaucrates sans aucune imagination" qui avait précipité son départ.
Pas de panique, cependant : malgré la déception du vieil homme, Christchurch ne fera l'objet d'aucune malédiction. Parole de sorcier.
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Pigcasso est un cochon-artiste côté
Picasso est mort... vive Pigcasso !
N'y voyez pas qu'un bête jeu de mot : sous ce pseudonyme se cache en fait une truie que son propriétaire présente... comme une artiste peintre !
Loin de seulement faire rire, le charmant animal vend tout de même ses toiles à des sommes astronomiques.
De l'art et du cochon
Donner de la confiture à des cochons : voilà ce que ferait Pigcasso (un mot-valise amusant, composé de "pig" - pour "cochon", en anglais – et "Picasso", le célèbre peintre espagnol), si elle n'avait aucun admirateur.
Heureusement pour elle, c'est précisément l'inverse.
L'artiste porcin vient en effet de vendre une œuvre pour la coquette somme... de 23 500 euros !
Un joli exploit pour un animal qui est déjà l'auteur de plus de 400 œuvres !
La prouesse prend, d'ailleurs, d'autant plus de relief si on la considère à l'aune de la destinée qui pendait au groin de ladite truie : avant d'être Pigcasso, celle-ci devait en effet finir dans l'abattoir d'une exploitation porcine située à la périphérie de Cape Town (en Afrique du Sud) !
Fort heureusement pour le porcelet, Joanne Lefson – une autre artiste – a joué le rôle de l'ange gardien, en devenant son propriétaire (en 2016).
Un sauvetage in extremis qui a coïncidé avec le début d'une nouvelle vie : celle de peintre à succès !
Une patte originale
Avec son double quintal et ses six années porcines au compteur, Pigcasso ne partait par forcément avec que des avantages pour réaliser ce parcours de vie improbable.
Selon sa propriétaire (qui l'a placée dans un refuge animalier sud-africain), la truie manierait en fait le pinceau en l'attrapant simplement avec ses dents puis en l'agitant très énergiquement, jusqu'à mettre de la couleur sur des toiles vierges.
D'un style très abstrait, les différentes productions de ce peintre hors du commun donnent d'ailleurs naissance à de nombreuses interprétations.
Par exemple : l'une de ses toiles représente une grosse tache jaune côtoyant quelques stries rouge vif.
Pour certains, il n'en fallait pas plus pour y reconnaître Donald Trump...
Si en plus Pigcasso sait manier l'art du buzz, elle a encore de beaux jours devant elle !
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Supprimer une autoroute peut réduire la circulation
"Moins d'autoroutes, moins de trafic" : a priori, le raisonnement semble plutôt simpliste.
Pourtant, cette stratégie a bien porté ses fruits.
C'est même la réciproque d'un phénomène bien connu : celui du "trafic induit".
Action, réaction
C'est quelque chose de plutôt méconnu, mais les autoroutes et voies rapides induisent fatalement la circulation de voitures.
Cela peut s'expliquer par un outil de compréhension ordinairement dévolu au domaine de l'analyse économique : celui de l'élasticité de la demande.
Directement sensible à l'offre (à laquelle elle s'adapte par effet miroir), la demande s'ajuste en effet mécaniquement ; en fonction de la conjoncture économique.
De ce fait : dans le cadre de l'infrastructure de transport comprise comme un service, le nombre d'usagers circulant en voiture augmente ou diminue en fonction de l'amélioration ou de la dépréciation du niveau dudit service (et, aussi, de son coût).
Ainsi, pour réduire le nombre d'automobilistes, il suffirait de supprimer des infrastructures de transport pour déboucher sur ce qu'on appelle une "évaporation du trafic".
Comme par magie
C'est la journaliste et sociologue américaine Jane Jacobs qui a notamment contribué à populariser l'expression de "trafic évaporé", via la publication de son célèbre ouvrage "Déclin et survie des grandes villes américaines" (1961).
Dans cette étude, l'intellectuelle démontre – entre autres - comment la régulation de la circulation automobile peut métamorphoser la vie et le paysage urbains (lesquels sont continuellement érodés par la profusion de voitures).
Dans la mégapole de New York, par exemple, la suppression d'une voie avait occasionné (à la fin des années 1950) la nette baisse du trafic automobile ; améliorant, du même coup, les conditions de vie des riverains.
Ce "trafic déduit" (on parle aussi, parfois, de "désinduction") est donc une bonne surprise qui désengorge les routes de manière durable.
Peu coûteux à reproduire, l'exemple new-yorkais a – depuis – évidemment fait pas mal d'émules (dans des villes aussi diverses que Boston, Séoul et... Rouen !).
Après tout : pourquoi faire compliqué quand on peut solutionner d'épineux problèmes de manière aussi simple ?
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Chez McDonald's en Chine on peut faire du vélo en mangeant
"Mangez, bougez".
Les Chinois semblent appliquer ce précepte à la lettre.
Effectivement : c'est bien en Chine que McDonald's a installé des vélos d'appartement, dans certaines de ses enseignes.
De cette manière, les clients peuvent faire de l'exercice tout en rechargeant leur téléphone.
Au four et au moulin
C'est depuis septembre 2021 que "la table-vélo de recharge verte" a fait son apparition dans certains restaurants McDonald's, installés au sein de l'Empire du Milieu.
La nouvelle a été officialisée par le géant du fast-food lui-même, via un communiqué de presse et la publication d'une vidéo exclusive sur TikTok (la célèbre plateforme de vidéos chinoise).
Sur ce petit spot (faisant la réclame d'un McDonald's de Shanghai), on pouvait notamment voir une femme attablée, mangeant un hamburger et buvant du soda... tout en faisant du vélo d'appartement !
Si les images ont intrigué de manière positive certains spectateurs, elles ont toutefois également soulevé quelques critiques.
Ainsi pouvait-on lire des commentaires circonspects, quant au bien-fondé d'une pratique mélangeant l'activité physique et l'alimentation....
Rien ne se perd, tout se transforme
Il faut toutefois bien plus que quelques railleries, pour faire dérailler le gouvernement chinois de la nouvelle voie qu'il entend tracer pour le futur.
En effet, ces vélos d'appartement s'inscrivent dans le projet "Upcycle for Good" ; lequel met en avant la création de produits en plastique recyclé.
Une nouvelle résolution qui tombe bien, puisque l'enseigne McDonald's compte également s'engager toujours plus dans le domaine de l'écologie.
Pour boucler la boucle, les clients du fast-food peuvent en outre recharger leur téléphone avec l'énergie générée par leurs coups de pédales.
Comptant bien lancer une nouvelle tendance, la chaîne de fast-foods a donc déjà mis à disposition dix "vélos de recharge verts" dans deux restaurants du pays (situés à Guangdong et Shanghai).
Au-delà du buzz, les Chinois auront donc l'occasion de montrer s'ils veulent ou non que cette initiative - aussi amusante qu'écologique - fasse le tour de la Chine.
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Il est impossible d'allumer un feu en frottant deux silex
Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/
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Idée reçue numéro 0 : il est possible d'allumer un feu avec deux silex.
Perdu : c'est tout simplement impossible !
Exit, donc, l'image d’Épinal d'Hommes des cavernes allumant leurs feux en frottant simplement des pierres...
Allumer le feu
Nos préjugés tomberaient-ils les uns après les autres ?
Celui-ci semble dater de la Préhistoire !
Pierre que l'on associait au feu des cavernes, le silex ne fonctionne pas tout à fait comme on a l'habitude de le présenter.
Que l'on ne s'y trompe pas pour autant : il s'agit bien d'un minéral qui peut être utilisé pour créer une flamme... mais - pour y parvenir – le processus est relativement complexe.
Impossible donc de faire surgir des étincelles en frottant simplement deux silex l'un contre l'autre.
Pour créer le feu salvateur, il faut plutôt frotter le minéral contre une autre pierre qui contient – celle-ci – du sulfate de fer.
À ce titre : la pyrite et la marcassite peuvent donc faire l'affaire.
Et si l'on tient tout de même à utiliser deux silex ?
Frottés l'un contre l'autre, les deux pierres ne créent en fait que des étincelles "froides" et instables qui ne peuvent absolument pas enflammer la moindre brindille...
Il suffira d'une étincelle
A contrario, la pyrite (comme la marcassite) fait jaillir des étincelles chaudes (d'où son nom de "pyrite", provenant du grec "pyros", pour "feu").
Projetés, des éclats de sulfure de fer (tout juste arrachés à la pierre) deviennent ainsi incandescents pendant quelques secondes.
Dès lors, il ne reste qu'à placer ces étincelles sur un support inflammable ; afin que le feu prenne.
Pour ce faire, nos aïeuls de la Préhistoire utilisaient probablement de l'amadou (un champignon que l'on trouve souvent en forêt).
Une fois que les premières braises prenaient forme, les humains d'alors enflammaient le tout en ajoutant des herbes sèches.
Avec un peu de savoir-faire, une belle flamme pouvait alors danser sur le petit brasier ; en moins de cinq minutes.
De nos jours, il reste toutefois possible de faire du feu avec un simple silex... et un canif !
Eh oui : en frappant sèchement ladite pierre, avec le dos de la lame, des éclats d'acier enflammés jaillissent tout naturellement.
À vous de jouer !
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Les voix qu'entend un schizophrène diffèrent selon les pays
"Les voies du Seigneur sont impénétrables"... et les voix du schizophrène ne sont pas interchangeables !
Il semblerait, en effet, que cette maladie mentale (qui touche 50 millions de personnes à travers le monde) ait des manifestations différentes selon l'origine du sujet.
Ainsi, alors qu'un schizophrène occidental peut entendre des injonctions violentes, son homologue asiatique aurait – quant à lui – des suggestions bien plus triviales...
Une histoire de contexte
Selon le peintre français George Braque : "la culture engendre la monstruosité".
Restons plus nuancés et disons simplement qu'elle la modèle...
Nulle question de comparer les schizophrènes à des monstres, bien entendu, mais certains chercheurs ont pointé du doigt un élément intéressant.
Il semblerait, en fait, que selon la culture d'origine des personnes sujettes à ce trouble psychologique, les hallucinations auditives (qui affectent, très souvent, les schizophrènes) aient une teneur radicalement différente.
C'est précisément Tanya Luhrmann – une anthropologue de Stanford – qui a mené une étude très poussée sur le sujet (publiée dans le "British Journal of Psychiatry").
Après avoir interviewé 60 schizophrènes (originaire d'Amérique du Nord, d'Afrique et d'Asie), la chercheuse a notamment pu cerner la typologie de leurs hallucinations.
Chacun voit midi à sa porte
Le moins qu'on puisse dire, c'est que la diversité humaine se reflète jusque dans la "folie".
En effet, si la plupart des schizophrènes américains entendent "des voix menaçantes et agressives" (qui les incitent à commettre des actes violents), les Indiens – eux – entendent plutôt des voix familières (associées à des membres de leur entourage) leur demandant... de faire le ménage !
Les Ghanéens, de leur côté, ont plutôt tendance à "entendre Dieu leur parler".
Selon Tanya Lurhmann : ces différences de perception pourraient s'expliquer par les divergences qui affectent les notions d'identité et de communauté, dans chacune des cultures d'origine.
En Occident, par exemple, les pensées occupent un rôle privé dans la psyché individuelle ; ce qui expliquerait pourquoi les hallucinations auditives seraient perçues comme des intrusions particulièrement violentes.
A contrario, en Asie, la notion d'interdépendance communautaire occupe encore un rôle central pour de nombreuses personnes.
Les hallucinations auditives s'en retrouvent donc considérablement dédramatisées, par les sujets qui en sont les récepteurs.
Aux schizophrènes de trouver leur voie...
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