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Pourquoi la destinée de Mary Stuart fut tragique ?

Pourquoi la destinée de Mary Stuart fut tragique ?

2 décembre 2019· 3:01

Couronnée reine alors qu’elle n’était qu’un nourrisson, l’Écossaise Mary Stuart a connu un parcours romanesque ponctué par un destin tragique : celui d’être décapitée à l’âge de 44 ans.


Ainsi, élevée en France, portée au pouvoir en Écosse, puis exécutée en Angleterre sa destinée hors-du-commun a indubitablement marqué les générations postérieures, pour lesquelles elle reste encore une figure singulière de l’histoire.


Un couronnement précoce


Née le 8 décembre 1542, Mary Stuart commence sa vie dans un contexte politique très tendu.


Son père – le roi catholique d’Écosse, Jacques V – est, en effet, vaincu après l’attaque menée par troupes du monarque anglican Henri VIII Tudor, cherchant à annexer ses territoires.


Grièvement blessé après la bataille de Solway Moss, il succombe à ses blessures le 14 décembre 1542, faisant, du même coup, de la jeune Mary la reine de son royaume.


Face à la menace toujours plus pressante du voisin anglais, la régente Marie de Guise décide de couronner sa fille reine d’Écosse, alors qu’elle n’a que neuf mois (il s’agit, alors, d’un événement sans précédent dans l’histoire), avant de l’envoyer hors du pays, afin que l’héritière du trône ne soit pas enlevée puis mariée de force au jeune Edward Tudor.


À ce titre, la France catholique – un allié, qui plus est, historique du royaume d’Écosse – est perçue comme étant la destination idéale pour élever convenablement la jeune Mary, à l’abri des convoitises.


Ainsi, en 1548 Mary Stuart – alors âgée de 6 ans – rejoint la cour des Valois, où elle est promise en mariage au dauphin François.


Très confortable, son éducation se déroule aux côtés des enfants du roi Henri II et de Catherine de Médicis. À la manière d’une princesse française, elle y apprend le latin, la danse, le chant, les humanités et y pratique également le luth, ainsi que l’équitation et la fauconnerie.


Une fin chaotique


Muse de Ronsard et de Joachim du Bellay, la jeune Mary finit par épouser le prince François II en 1558, avant de devenir à la fois reine d’Écosse et de France, lorsque son époux accède au trône, en 1559.


Malheureusement pour elle, le jeune François II meurt de manière prématurée – à l’âge de 17 ans – (le 5 décembre 1560), ce qui la contraint à revenir dans son pays natal.


Une fois sur place, Mary Stuart constate que le pouvoir est aux mains des protestants – et notamment de John Knox – depuis la mort de sa mère, survenue plus tôt dans l’année.


Soucieuse de ménager la noblesse locale, elle se charge donc de diriger le pays de manière tolérante, mais pêche néanmoins sur le plan sentimental.


Mariée tour à tour à son cousin – Lord Darnley – puis au comte de Bothwell (lequel avait commandité l’assassinat du Lord), elle se met, en effet, à dos la noblesse écossaise et doit s’exiler en Angleterre, après avoir fui la geôle où elle était emprisonnée.


Suspectée de complicité dans la mise à mort de Lord Darnley, Mary Stuart écope tout de même de 18 années de captivité, en étant maintenue sous surveillance dans des châteaux austères.


Finalement accusée d’avoir comploté contre la reine Elizabeth Ière, elle est condamnée à mort, puis décapitée à la hache, le 8 février 1587, au terme d’une vie extrêmement mouvementée.


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Quelle est l'origine de la croix gammée nazie ?

Quelle est l'origine de la croix gammée nazie ?

25 novembre 2019· 3:04

Symbole difficilement dissociable du nazisme, la croix gammée évoque encore aujourd’hui les effrois de la Seconde Guerre mondiale.


Pourtant, initialement, cette croix aux branches coudées n’est qu’un signe bénéfique d’origine très ancienne, présent dans bon nombre de civilisations asiatiques ; notamment dans la religion hindoue, où elle est connue sous le nom de « svastika ».


Un symbole plurimillénaire


Bien avant sa récupération par les idéologues nationaux-socialistes allemands, la croix gammée a d’abord été un symbole de bon augure utilisé par les humains depuis, au moins, le néolithique, il y a plusieurs milliers d’années.


Orientée dans différents sens et agrémentée de plusieurs motifs, celle-ci semblait d’abord symboliser une roue solaire évoquant l’éternité, avant de prendre, au fil des siècles et des migrations, d’autres significations.


En effet, au cours de l’histoire, la croix gammée a considérablement voyagé, passant de représentations sur des poteries mésopotamiennes à des apparitions sur des mosaïques grecques et des monuments indiens, chinois, ou encore japonais.


C’est chez les peuples de religion hindoue que cette croix coudée prit le nom de « svastika »

(signifiant littéralement « vie heureuse » ou « porte-bonheur » en sanskrit) et fut utilisée comme élément décoratif dans les épopées écrites du « Rãmãyana » et du « Mahãbhãrata » (au IIIe siècle avant Jésus-Christ).


Encore connotée très positivement dans ces régions orientales du globe, la svastika continue même à symboliser la présence de temples bouddhistes, sur les cartes de Google Maps.


La récupération nazie


Passablement oublié en occident, le symbole refait son apparition, sous une nouvelle forme, à la fin du XIXe siècle, en Allemagne.


Au début des années 1870, l’archéologue Heinrich Schliemman fait, en effet, la découverte de nombreuses svastikas, lors de ses recherches menées en Asie Mineure pour découvrir le site de Troie.

L’évènement fait alors écho aux trouvailles ramenées de sites archéologiques scandinaves, où se trouvaient également plusieurs représentations de ce symbole.


Une aubaine pour les milieux nationalistes allemands qui se saisissent immédiatement de ces nouvelles pour alimenter leur théorie sur la primauté de la « race nordique » qui aurait enfanté toutes les grandes civilisations du globe.


Rapidement, les idéologues suprémacistes élaborent, ainsi, une histoire fantaisiste où les « germano-aryens » auraient anciennement conquis de nombreux territoires et légué leur génie aux peuples du monde ; la croix gammée étant, alors, une des preuves de leur passage dans toutes ces contrées.


Avec la montée du national-socialisme et l’arrivée de Hitler au pouvoir, l’idéologie nazie se structure et la svastika prend une forme particulière.


Penchée à 45° sur un disque blanc (symbolisant « la pureté de la race aryenne »), placé sur un fond rouge (pour « les convictions socialistes du parti »), la croix gammée, noire, est désormais facilement reproductible dans de grandes quantités et représente un symbole extrêmement frappant pour les masses.


Utilisée pour représenter le IIIe Reich – dès 1935 et les lois de Nuremberg – elle devient, dès lors, indissociable du régime hitlérien.


Une connotation qui la rend, encore aujourd’hui, taboue au sein de la plupart des sociétés occidentales.


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