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1515 épisodes · page 33 sur 51

A quoi servit le camp de Prora ?
Tel que l'ont conçu Hitler et les dignitaires du régime nazi, l'État totalitaire devait contrôler l'individu dans chaque épisode de sa vie. C'est pourquoi les Allemands étaient encouragés à passer leurs loisirs dans des sortes de camps de vacances, où leurs activités étaient encadrées du matin au soir.
Un immense complexe touristique
Le camp de vacances devant servir de modèle à la construction de centres comparables fut érigé à Prora, une station balnéaire située sur l'île de Rügen, dans la mer Baltique. Cet ensemble, bâti entre 1936 et 1939, est conçu comme un immense complexe touristique.
En effet, il se compose de nombreux immeubles, de six à sept étages, qui s'alignent sur près de cinq kilomètres le long de la plage. Le centre est conçu pour recevoir jusqu'à 20.000 vacanciers.
En principe, le projet s'adresse à l'Allemand moyen qui, selon les préceptes racistes du régime, doit être un aryen. Cependant, le coût du séjour semble un peu trop élévé pour ses ressources assez modestes.
Chaque vacancier loge dans une chambre minuscule, à l'équipement spartiate. Des piscines, un théâtre, un cinéma ainsi qu'un auditorium de 25.000 places ont été prévus pour occuper les loisirs des estivants.
Une entreprise de propagande
Le but premier d'Hitler n'était pas d'offrir des vacances à ses compatriotes. Il s'agissait surtout de les conditionner et d'en faire des hommes nouveaux, fidèles au nazisme et à leur Führer.
Pour forger des hommes obéissants, dévoués à la collectivité, donc à l'État totalitaire, il fallait d'abord briser l'individualisme. C'est pourquoi, à Prora, toutes les activités se font en commun.
Les vacanciers mangent ensemble, dans d'immenses réfectoires, et sont incités à faire du sport ou toute autre activité dans le cadre d'un groupe.
Par ailleurs, ils sont soumis, comme dans leur vie ordinaire, à une propagande omniprésente. Toute la journée, des messages sont transmis par des haut-parleurs, installés à l'extérieur mais aussi dans les chambres. Par ailleurs, des conférences diffusent les mots d'ordre et les thèmes favoris du régime.
En fait, Prora n'accueillit jamais de vacanciers car, du fait de l'entrée en guerre, le complexe ne fut jamais terminé.
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Que faisait Leonarda Cianciulli de ses victimes ?
L'Italienne Leonarda Cianciulli figure, en bonne place, dans la sinistre galerie des monstres criminels de notre temps. Ses forfaits font en effet froid dans le dos.
La peur de perdre ses enfants
Leonarda Cianciulli naît dans une petite ville de Campanie, en 1894. Après son mariage, en 1917, elle déménage à plusieurs reprises, avant de s'installer à Correggio, en Emilie-Romagne.
En 1927, Leonarda a déjà maille à partir avec la justice, puisqu'elle est emprisonnée pour fraude. Elle finit par tenir un petit commerce, mais révèle aussi ses dons de voyance.
C'est précisément une diseuse de bonne aventure qui l'avertit du sort funeste qui attend ses enfants. Résolue à les protéger coûte que coûte, Leonardo Cianciulli finit par se convaincre que, pour ce faire, elle doit pratiquer des sacrifices humains.
Meurtrière et cannibale
Aussi la diseuse de bonne aventure ourdit-elle un plan diabolique. Elle attire chez elles trois femmes, soucieuses de connaître leur avenir. Elle leur recommande de né révéler à personne où elles se rendent.
Elle leur conseille aussi d'écrire des cartes postales à leur entourage, pour que personne ne s'inquiète à leur sujet. Puis Leonarda Cianciulli passe à l'action. Elle fait boire à ses victimes du vin drogué.
Puis elle les tue à coups de hache. Ceci fait, elle découpe les corps en morceaux. Elle prend soin de verser le sang dans un récipient. Elle mélange ensuite les restes des malheureuses victimes avec de la soude caustique. Elle fabrique ainsi du savon fait de chair humaine !
Mais son travail macabre ne s'arrête pas là. En effet, elle mêle le sang des femmes assassinées à des œufs, du sucre et de la farine. Elle confectionne ainsi des gâteaux, qu'elle sert avec le thé à ses visiteuses. Mais elle avoue en avoir mangé, tout comme son fils aîné d'ailleurs.
Soupçonnée par la parente de sa dernière victime, la meurtrière anthropophage est finalement arrêtée. Au terme de son procès, elle est condamnée à trente ans de prison, dont trois dans un asile psychiatrique. Elle meurt dans sa geôle en 1970. Sa terrible histoire a inspiré plusieurs films.
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Quel rôle joua Vera Atkins durant la Seconde Guere mondiale ?
Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/
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Vera Atkins joua un rôle important dans les services secrets britanniques, formant les agents aux missions qui les attendaient en France. Elle aurait inspiré à Ian Fleming son personnage de Miss Moneypenny dans la série des James Bond.
Dans les services secrets britanniques
Née en 1908 à Galati, en Roumanie, Vera Rosenberg appartient à une famille juive aisée. Elle suit des cours de langues à Paris et apprend le secrétariat en Suisse. Alarmée par l'avancée du nazisme, elle quitte la Roumanie avec sa mère, en 1937, et se réfugie au Royaume-Uni, où elle prend le nom de Vera Atkins.
Juste avant la guerre, elle a l'occasion de recueillir des informations sur les nazis, pour le compte d'un espion canadien travaillant pour les Anglais.
C'est ainsi qu'elle est mise en relation avec le "Special operations executive", ou SOE. Ce département des services secrets britanniques organise des opérations de renseignements et de sabotage en Europe, pour soutenir l'action de la résistance locale.
Sa connaissance des langues fait engager Vera Atkins à la section française du SOE. Très vite, elle devient le bras droit de Maurice Buckmaster, le chef de la section.
La formation des agents secrets
Au sein de cette section du SOE, Vera Atkins est plus spécialement chargée du recrutement et de la formation des agents devant intervenir en France. Elle les rencontre dans des chambres d'hôtel anonymes, pour ne pas éveiller les soupçons.
Elle ne leur cache pas que leurs missions sont très dangereuses et que, s'ils sont pris, ils seront soumis à la torture. Elle leur apprend ce qu'ils doivent savoir, du maniement des explosifs à la manière de se comporter en France, pour ne pas attirer l'attention.
Quand elle les estime prêts, Vera Atkins indique à ses agents les détails de leurs missions et les accompagne elle-même jusqu'à l'avion qui doit les emmener en France. Durant la guerre, elle aurait ainsi formé 400 agents.
Vera Atkins est sans doute le modèle du personnage de Miss Moneypenny, dans la fameuse série des James Bond. Lui-même officier des services secrets britanniques, son auteur, Ian Fleming, fut en effet en contact avec Le SOE.
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Qui est le “mage de Staline” ?
Wolf Messing a fait preuve très tôt de dons surprenants, qui l'incitent à se produire dans des spectacles. Repéré par les Soviétiques, il devient le "mage" de Staline au début de la Seconde Guerre mondiale.
D'étonnantes dispositions
Wolf Messing voit le jour, en 1899, dans un village polonais, situé à une vingtaine de kilomètres de Varsovie. Ses parents, qui veulent en faire un rabbin, l'envoient dans une école juive.
Ayant d'autres ambitions, il s'enfuit. Et c'est là que commencent à se manifester, dans sa vie, des événements surprenants, à l'occasion desquels on a pu voir la manifestation de ses dons.
Ainsi, dans le train qui l'emmène à Berlin, il donne au contrôleur un morceau de papier que l'employé accepte aussitôt comme son billet. Dans la capitale allemande, où il vit dans la misère, on le retrouve mort dans la rue. Du moins le croit-on, car il revient à la vie, sous les yeux d'étudiants médusés.
Ses talents incitent Wolf Messing à se produire dans des cirques, où il met au point un numéro de télépathie.
Un homme très apprécié de Staline
Après avoir rencontré Hitler, Wolf Messing intéresse Staline, qui demande à le voir. D'un naturel méfiant, le dirigeant soviétique veut tester son hôte. Il lui demande d'abord de venir le trouver, par ses propres moyens, dans sa datcha personnelle.
Ne disposant d'aucune autorisation, Messing parvient à tromper la vigilance des gardes en se faisant passer pour Beria, le bras droit de Staline. Pourtant, les deux hommes ne se ressemblaient nullement.
De même, Messing aurait réussi à se procurer une forte somme d'argent auprès de la banque centrale en présentant au guichet une simple feuille blanche. Il aurait également sauvé la vie du fils préféré de Staline en incitant son père à lui défendre l'avion pour l'un de ses déplacements. Et, de fait, l'appareil s'était écrasé.
Dès lors, Wolf Messing devient le "mage" personnel du dictateur soviétique. Il le consulte avant de prendre certaines décisions, lui demandant ainsi son avis sur l'avenir du pacte germano-soviétique. Staline lui aurait même demandé la date de sa mort, ce à quoi Messing aurait refusé de répondre.
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Pourquoi la pomme de terre fut-elle interdite en France ?
Aujourd'hui, la pomme de terre est l'un des aliments les plus consommés dans notre pays. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Elle fut même interdite, durant quelques années, au milieu du XVIIIe siècle.
Un tubercule venant d'Amérique latine
La pomme de terre était déjà connue, voilà environ 10.000 ans, des populations amérindiennes vivant dans une partie de l'Amérique latine.
Ces tubercules sont découverts, au XVIe siècle, par les conquistadors espagnols. Trente ans après cette découverte, la pomme de terre est sans doute introduite aux Canaries vers 1560.
De là, elle passera en Espagne, où sa consommation est attestée dès 1573, puis en Suisse. En France, il semble que la pomme de terre soit cultivée par quelques personnes dès la fin du XVIe siècle. En tous cas, elle est décrite dès 1600 par l'agronome Olivier de Serres.
Une pomme de terre mal vue par la population
Mais les Français, comme la plupart des autres peuples, se méfient de la pomme de terre. Elle a en effet mauvaise réputation. Pour certains, cette plante, par sa culture souterraine, est au contact d'influences maléfiques.
La pomme de terre semble donc impure et impropre à la consommation. En raison des vertus médicinales qu'on lui prête parfois, elle est plutôt considérée comme un remède. Mais beaucoup refuseraient de le prendre, dans la mesure où ils accusent la pomme de terre d'être responsable de la diffusion de la lèpre.
En raison de ces craintes, le tubercule est interdit dans le nord de la France entre 1748 et 1772. La même année, l'agronome et pharmacien Antoine Parmentier rédige un mémoire sur les vertus nutritives de la pomme de terre.
Prisonnier en Prusse, ce fut en effet sa seule nourriture. Il en parle dans son traité, qui remporte le premier prix de l'Académie de Franche-Comté. Il y indique aussi que ce tubercule pourrait nourrir les soldats et empêcher les gens de mourir de faim lors des disettes qui sévissent encore dans cette France de la fin du XVIIIe siècle.
Dès lors, Parmentier obtient l'appui de Louis XVI pour que la culture de la pomme de terre soit autorisée et même répandue à travers la France.
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Que sont les “palais flottants” de Caligula ?
Le court règne de l'empereur Caligula, qui resta au pouvoir de 37 à 41, fut marqué par la démesure d'un souverain toujours plus autocratique. Amateur d'un luxe quelque peu oriental, il se fit construire de véritables "palais flottants".
Une découverte au fond d'un lac
Si la description des "palais flottants" de Caligula est aussi précise, c'est qu'on les a retrouvés. En effet, deux d'entre eux ont été découverts, en 1929-1930, au fond du lac de Nemi, à une vingtaine de kilomètres au sud de Rome.
Les recherches avaient été déclenchées à l'initiative de Mussolini, toujours soucieux de se réclamer de l'héritage de l'Empire romain.
Un troisième "palais flottant" pourrait d'ailleurs reposer dans les eaux du lac. En 1944, le musée abritant les deux navires fut détruit par un incendie.
De somptueux navires de plaisance
D'aucuns ont pu prétendre que Caligula avait la folie des grandeurs. La description des bateaux retrouvés au fond du lac de Nemi le laisse en tous cas supposer. En effet, leurs dimensions sont impressionnantes.
Le luxe de leur aménagement permet de penser qu'il s'agissait de navires de plaisance. Dans l'un d'eux avait été érigé un temple en l'honneur de la déesse Diane, pour laquelle Caligula éprouvait une grande dévotion.
Si le lac de Nemi avait été choisi comme port d'attache de ces bateaux, c'est d'ailleurs en raison de la présence d'un ancien sanctuaire dédié à la déesse, que l'empereur fit restaurer.
Des colonnes de marbres soutenaient le toit de ce temple flottant, recouvert lui-même de tuiles dorées. Quant au sol, il était pavé de mosaïques. De son côté, l'autre navire avait été aménagé comme un véritable palais, à l'usage de l'empereur.
Il pouvait même y prendre des bains, car des thermes y avaient construits, semblables à ceux qui équipaient les autres résidences impériales. Il est probable que l'empereur organisait dans ses palais flottants des fêtes et des orgies dignes de sa réputation de débauché.
La coque des navires était très plate, protégée par un mélange de poix, d'huile de lin et de bitume. On ne sait si ces navires furent coulés sur l'ordre de Claude, le successeur de Caligula.
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Comment Irina Sendler sauva-t-elle 2500 juifs ?
La Polonaise Irina Sendler réussit, au cœur de la Seconde Guerre mondiale, et malgré tous les dangers encourus, à sauver d'une mort certaine 2.500 enfants juifs.
Le refus de l'antisémitisme
Irina Sendler naît à Varsovien en 1910. Son père est médecin. Ses convictions humanistes le poussent à participer à la révolution polonaise de 1905 et à soigner les pauvres, souvent gratuitement.
Il transmet ses valeurs à sa fille, et notamment son aversion pour l'antisémitisme, fort répandu en Pologne, même avant l'invasion du pays par les nazis. À l'école, elle prend donc fait et cause pour ses camarades juifs.
Quand la guerre éclate, elle travaille à la mairie de Varsovie, où elle secourt les habitants les plus démunis. Elle intègre aussi un groupe clandestin, qui vient en aide aux enfants abandonnés, qui sont nombreux à errer dans les rues de la capitale.
Le sauvetage de 2.500 enfants juifs
En novembre 1940, les Allemands regroupent les Juifs dans un ghetto. De crainte que le typhus qui y sévit ne se propage au dehors, ils autorisent certaines personnes, dont des médecins, à pénétrer dans le ghetto et à examiner les malades.
C'est dans ce contexte qu'Irina Sendler a reçu l'autorisation d'entrer dans le ghetto. Elle en profite pour en faire sortir des enfants par tous les moyens. Certains sont cachés dans des ambulances, des camions de pompiers ou même des valises. D'autres sont évacués par une brèche, pratiquée dans un des murs du ghetto.
En tout, Irina Sendler réussira à sauver ainsi 2.500 enfants juifs. Son action humanitaire est appuyée par des organismes comme CENTOS, une institution caritative, dédiée à la sauvegarde des Juifs, et la Zegota, une organisation clandestine ayant le même but.
Les enfants sont placés dans des familles d'accueil et des institutions religieuses. Arrêtée en 1943, et torturée par la Gestapo, Irina Sendler ne révèle pas les adresses des enfants. La Zgota réussit à la faire évader peu avant son exécution.
Déclarée "Juste parmi les nations" en 1965 et proclamée citoyenne d'honneur de l'État d'Israël en 1991, Irina Sendler s'éteint en 2008, presque centenaire.
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Que sait-on du programme nucléaire nazi ?
Dès la fin de 1938, les nazis se sont lancés dans des recherches atomiques qui devaient les mener, du moins l'espéraient-ils, à la mise au point d'un réacteur nucléaire. Mais, pour diverses raisons, les Allemands ne parviennent pas à fabriquer une bombe atomique.
Des recherches qui n'aboutirent pas
Les recherches allemandes en matière nucléaire suivirent plusieurs voies. Dans le cadre d'un plan spécifique, une équipe de scientifiques devait explorer les possibilités de l'atome.
Par ailleurs, un autre groupe, sous la direction du physicien allemand Kurt Diebner, étudiait la possibilité de construire un réacteur nucléaire, nécessaire à la libération de cette nouvelle forme d'énergie.
Pour cela, il aurait fallu réunir plus de 200 tonnes d'uranium très pur, sur lesquelles les Allemands auraient eu du mal à mettre la main dans le contexte particulier du conflit.
Ils se tournent alors vers l'élaboration d'une pile atomique. Cet appareil, destiné à transformer l'énergie des atomes, était en fait une forme de réacteur nucléaire. Mais le programme prend du retard, et, du fait de certaines erreurs théoriques, les Allemands ne sont finalement pas en mesure de fabriquer une bombe atomique.
Par ailleurs, les différents savants chargés de ces recherches atomiques ne communiquent guère entre eux. Puis Hitler finit par délaisser ce projet nucléaire au profit des fusées V1 et V2.
Des cubes d'uranium
En fait, des documents récemment déclassifiés montrent que les Allemands n'étaient peut-être pas si éloignés qu'on le croyait de la fabrication d'une bombe atomique.
Ces documents indiquent l'existence de 400 petits cubes d'uranium naturel. Assemblés en une sorte de mobile, ils devaient être plongés dans un réacteur nucléaire, rempli d'eau lourde, et déclencher une réaction en chaîne nécessaire à l'explosion d'une bombe atomique.
Cependant, ces cubes d'uranium n'auraient pas suffi, à eux seuls, à amorcer le processus. Mais les scientifiques responsables de ce projet ne connaissaient pas l'existence de 600 autres cubes semblables, devant alimenter un autre réacteur nucléaire.
S'ils avaient pu associer leurs cubes d'uranium, il y avait sûrement de quoi faire exploser la première bombe atomique. Il est donc heureux que les savants allemands aient travaillé chacun dans leur coin...
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Pourquoi Andras Toma est-il célèbre ?
Fait prisonnier par les Soviétiques, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Andras Toma aura croupi plus du demi-siècle dans un hôpital psychiatrique russe avant d'être finalement rapatrié dans son pays.
Plus d'un demi-siècle dans un asile
Andras Toma n'a que 24 ans quand, combattant en Slovaquie aux côtés des Allemands, il est fait prisonnier, en 1944, par les troupes soviétiques. Durant le conflit, la Hongrie s'est en effet alliée à Hitler.
Le jeune soldat hongrois est d'abord envoyé dans un camp, où il reste jusqu'en 1947. Il est ensuite transféré dans l'hôpital psychiatrique de Koltenich, dans l'ouest de l'Oural. L'établissement se trouve dans une région isolée, à 1.500 kilomètres de Moscou.
En Russie, les asiles servaient souvent de simples lieux de détention. Mais il semble bien qu'Andras Toma souffrait de troubles psychologiques, ce qui, dans ce cas précis, pouvait vraiment justifier sa présence dans ce lieu.
À condition, toutefois, qu'il n'y soit resté que le temps nécessaire à sa guérison. Or, le soldat y a séjourné durant 53 ans ! Des tests ADN ont été nécessaires pour vérifier son identité.
Un mutisme forcé
Quand Andras Toma est rapatrié en Hongrie, en 2000, les médecins se rendent compte qu'il a perdu en partie la mémoire. Il a également du mal à s'exprimer.
Personne ne parlant hongrois à l'asile, le soldat, qui n'a pas appris le russe, est privé de toute possibilité de s'exprimer. Contraint à un mutisme forcé, il perd peu à peu l'habitude de parler. Les médicaments administrés par les médecins et les visites lui font retrouver des bribes de souvenirs.
Pour certains, ce soldat oublié au fond d'un asile serait le dernier combattant de la Seconde Guerre mondiale à être rapatrié. Mais ce n'est pas l'avis de tous les historiens. L'un d'eux rappelle en effet que 200.000 soldats hongrois sont toujours portés disparus.
Si, compte tenu du temps écoulé depuis le conflit, la plupart de ces combattants sont sans doute morts, il se peut que quelques-uns soient encore vivants, à l'image d'Andras Toma. Cet historien les chiffre à environ une centaine.
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Pourquoi Balzac méprisait-il les journalistes ?
Balzac avait une attitude ambivalente à l'égard du journalisme. Si, à titre personnel, il méprisait les journalistes, il écrivit beaucoup pour les journaux et s'en servit pour défendre des causes ou faire connaître ses idées.
Un portrait au noir du journaliste...
Balzac se faisait une piètre idée des journalistes. Dans plusieurs de ses romans, il les décrit comme des personnages corrompus, qui n'hésitent pas à vendre leurs talents au plus offrant.
Aussi voit-on certains d'entre eux mettre indifféremment leur plume au service de journaux de bords opposés. Pour Balzac, un écrivain ne saurait devenir journaliste sans que son talent en pâtît.
En effet, il doit écrire vite, sans se soucier du style, pour répondre à des commandes qui n'attendent pas. Par ailleurs, le journaliste doit ménager les puissants du jour et accepter les compromissions que son métier lui impose.
...Qui n'empêche pas Balzac de le devenir
Ce mépris pour les journalistes, Balzac l'exprime surtout dans ses romans. Dans sa vie, il en va autrement. En effet, il collabore activement à nombre de journaux.
Il lui semble, en effet, que, devant les défaillances de l'édition, les journaux sont la planche de salut de l'écrivain. C'est pourquoi il leur confie certains de ses romans, qui paraissent donc d'abord en feuilletons.
Mais Balzac écrit aussi de nombreux articles. Il y livre son point de vue, dans de longs textes, souvent très élaborés, sur la société de son temps. Il y livre aussi ses convictions politiques, voyant peut-être dans le journalisme un tremplin pour une autre carrière que celle d'écrivain.
Balzac n'a pas manqué non plus d'exercer sa verve caustique dans plusieurs journaux satiriques. Et l'écrivain a même essayé de devenir patron de presse. Preuve que, que sous le mépris littéraire qu'il affichait à l'égard des journalistes, se cachait en réalité une véritable considération pour ce moyen d'expression.
Ceci dit, ses tentatives en la matière ne furent pas heureuses. En effet, la "Chronique de Paris", qu'il fonde en 1835, et qui paraît durant sept mois, et la "Revue parisienne", qui, en 1840, ne dure qu'un trimestre, connaîtront toutes deux la faillite.
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Pourquoi la comtesse Élisabeth Báthory égorgea-t-elle 50 fillettes ?
Une noble hongroise de haut parage, Elisabeth Bathory, appelée la "comtesse sanglante", fut accusée d'avoir assassiné des dizaines de fillettes et de s'être baignée dans leur sang. Les témoignages recueillis font état d'atrocités qui font froid dans le dos.
Une femme de haute lignée
La comtesse Elisabeth Bathory est née, en 1560, au sein d'une des plus puissantes familles de Hongrie. En effet, un de ses oncles fut gouverneur de Transylvanie et un autre roi de Pologne.
À peine pubère, elle épouse, à l'âge de 11 ans, le comte Ferenc Nadasdy, qui appartient, lui aussi, à une riche famille de magnats hongrois. Elisabeth s'installe au château de Cachtice, don de son mari. Elle attendra près de 10 ans pour lui donner un premier enfant.
Loin de son époux, qui passe son temps à guerroyer, la jeune comtesse mène une vie oisive. Pour tromper son ennui, elle se met à tourmenter ses servantes, montrant une inquiétante propension à la cruauté.
La comtesse sanglante
Très soucieuse de son apparence physique, Elisabeth Bathory aurait appris que, pour se préserver des atteintes du temps, le mieux serait de se baigner régulièrement dans le sang d'enfants et de jeunes filles vierges.
C'est ainsi qu'entre 1585 et 1610 environ, la comtesse et quatre membres de sa domesticité auraient attiré au château, puis torturé et assassiné des dizaines de jeunes victimes, appartenant souvent aux familles de paysans des environs.
Le nombre exact des victimes, 50 ou peut-être même 100, est impossible à établir avec précision. Les centaines de témoignages donnent en tous cas des détails atroces. Les fillettes auraient été battues à mort, brûlées par endroits, mutilées ou laissées au froid et sans nourriture.
Puis le sang des victimes aurait été récupéré par divers moyens horrifiques. Dénoncée en vain, durant plusieurs années, la comtesse est l'objet d'un procès qui, à l'issue d'une enquête s'efforçant de collecter le plus de témoignages possible, se déroule en janvier 1611.
Ses serviteurs sont condamnés à mort et exécutés. En raison de son rang, Elisabeth Bathory est enfermée dans une pièce de son château jusqu'à sa mort, qui survient en 1614.
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Comment les Forts Maunsell protégeaient-ils le Royaume Uni ?
Les forts Maunsell, construits durant la Seconde Guerre mondiale, étaient des fortifications maritimes destinées à surveiller et sécuriser l'estuaire de la Tamise. Les forts qui ont été conservés sont devenus une attraction touristique.
Des forts en béton armé et en métal
Ces forts ont été baptisés du nom de leur inventeur, l'ingénieur anglais Guy Maunsell. En fait, il y avait deux sortes de forts. Le premier groupe était composé de quatre forts, solidement construits en béton armé.
Ils comprenaient une plateforme, flanquée de deux tours cylindriques. L'ensemble était construit en cale sèche, puis remorqué jusqu'au lieu choisi. Là, ils étaient amarrés sur un banc de sable.
Six autres forts métalliques s'ajoutaient à cette première série de constructions. Ces forts étaient reliés entre eux et connectés à un centre de commande terrestre.
Ils avaient été installés dans l'estuaire de la Tamise, sauf trois des six constructions métalliques, qui surveillaient l'estuaire de la Mersey, au nord-ouest de l'Angleterre.
À quoi servaient les forts Maunsell ?
Les forts Maunsell étaient des sortes de vigies avancées, destinées à prévenir une éventuelle invasion allemande. Ils étaient placés dans une zone stratégique, à l'entrée de cet estuaire de la Tamise, qui jouait un rôle essentiel dans l'approvisionnement de la capitale et du reste du pays.
Ces forts étaient dotés de plusieurs canons anti-aériens de divers calibres, ce qui renforçait les défenses des batteries côtières. Par ailleurs, des radars y avaient été installés, de manière à étendre une zone de détection déjà étendue.
L'un des forts métalliques avait été pourvu d'un équipement lui permettant d'éclairer le secteur, afin de faciliter le tir des canons. Une autre de ces constructions servait de centre de contrôle.
Devenus sans objet, certains de ces forts ont été démantelés dans les années 1950. Il n'en reste plus que quelques-uns aujourd'hui, que les touristes visitent au cours d'excursions en bateau.
L'un de ces forts est même devenu le siège, depuis 1967, d'un minuscule État autoproclamé, la principauté de Sealand, qu'aucune nation ne reconnaît. Un autre a servi de centre d'émission pour une station de radio pirate.
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De quel château français la Maison Blanche serait-elle inspirée ?
Tout le monde a pu voir des images de la Maison-Blanche, la célèbre résidence officielle des présidents américains. Il se pourrait bien que ses plans se soient inspirés de ceux d'un château français.
Une visite de l'ambassadeur
Le château de Rastignac se trouve en Dordogne, sur le territoire de la petite commune de La Bachellerie. Le visiteur le regardant d'un peu loin ne peut qu'être frappé par la ressemblance qu'il présente avec la Maison-Blanche.
On trouve en effet, dans les deux bâtiments, la même façade rectangulaire, des proportions similaires et, surtout, ce portique central, avec ses six colonnes néoclassiques.
Alors les Américains ont-ils copié le château de Rastignac ? L'un des indices qui pourraient le laisser croire est la présence en France, à la fin du XVIIIe siècle, d'un certain Thomas Jefferson, qui représentait son pays à Paris.
Or, en 1789, le futur président des États-Unis visite l'école d'architecture de Bordeaux. C'est là qu'il aurait eu l'occasion de voir les plans du château de Rastignac.
Une question de chronologie
Cependant, certains éléments tendent à relativiser l'affirmation selon laquelle la Maison-Blanche aurait imité le château de Rastignac.
Le premier est à rechercher dans la chronologie. En effet, la Maison-Blanche a été bâtie entre 1792 et 1800. Or l'actuel château de Rastignac, dont la construction a été retardée par la Révolution, n'a été édifié qu'entre 1811 et 1817.
Dans ces conditions, ne serait-ce pas plutôt l'architecte du château français qui se serait inspiré de la résidence des présidents américains ?
Par ailleurs, d'autres châteaux français de cette époque adoptaient une architecture similaire, avec notamment la fameuse rotonde. Ils auraient pu tout aussi bien inspirer les Américains, d'autant que les relations entre les deux pays étaient alors très fréquentes.
Cependant, il subsiste un élément qui, malgré sa construction plus tardive, aurait pu faire du château de Rastignac un modèle pour les architectes de la Maison-Blanche.
En effet, si la construction de cette dernière débute bien en 1792, celle de la rotonde centrale est bien postérieure. Si bien qu'il n'est pas impossible d'imaginer que cet élément essentiel de la demeure présidentielle n'ait été inspiré par le château de Rastignac.
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Comment Cléopatre est-elle morte ?
En l'an 30 avant J.-C, Cléopâtre, reine d'Égypte er dernière représentante de la dynastie des Ptolémée à régner sur son pays, met fin à ses jours. D'après la version la plus répandue, elle aurait utilisé, pour se suicider, un moyen original.
La dernière reine d'Égypte
Cléopâtre était une souveraine ambitieuse, qui désirait éviter à son pays la dure férule des Romains. Ceux-ci, en effet, convoitaient l'Égypte comme l'ensemble du Proche-Orient, et la voyaient surtout comme un grenier à blé, propre à ravitailler leurs légions.
Aussi, Cléopâtre, consciente de sa relative faiblesse militaire face à un Empire romain plus puissant que jamais, préfère-t-elle utiliser l'arme de la séduction et de la diplomatie.
La reine jette d'abord son dévolu sur César, qui l'aide à se débarrasser de son frère et à asseoir son pouvoir sur l'Égypte. Puis, dans les années 40 avant J.-C., elle rencontre Marc-Antoine, qui dirige l'Orient.
Cléopâtre propose alors à ce brillant général d'unir leurs forces contre leur rival commun, Octave, qui a la haute main sur l'Occident. Mais, dans l'affrontement qui les oppose, à Actium, en 31 avant J.-C., les deux amants ont le dessous. Marc-Antoine ne peut supporter son échec et se suicide.
Mordue par un serpent ?
Cléopâtre a perdu sur les deux tableaux, personnel et politique. Elle décide donc de suivre son amant dans la mort.
Elle aurait alors demandé à deux servantes de lui apporter un panier, dans lequel elles auraient placé un serpent venimeux. Compte tenu du pays où s'est passé le drame, il s'agit peut-être d'un cobra, bien plutôt que d'une vipère aspic, comme le veut une certaine tradition.
La reine aurait alors plongé la main dans le panier, et se serait laissé mordre par le serpent. Ses deux suivantes l'auraient imitée. Ce qui aurait fait douter de la présence d'un cobra, ce serpent ne pouvant pas piquer d'affilée trois personnes.
Certains auteurs anciens ont soumis d'autres versions à leurs lecteurs. D'après eux, ce ne serait pas un serpent qui aurait tué la reine. Elle se serait plutôt servie d'un poison ou se serait tuée au moyen d'un objet contondant.
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Pourquoi Lindbergh n'est-il pas le premier à avoir traversé l'Atlantique en avion ?
Charles Lindbergh est resté célèbre pour avoir, en 1927, traversé le premier l'Atlantique, sur un avion dont le nom est lui aussi resté fameux, le "Spirit of Saint Louis". En fait, d'autres aviateurs avaient réussi ce périple avant lui.
Le célèbre vol de Lindbergh...
Les 20 et 21 mai 1927, Charles Lindbergh accomplit le vol qui devait lui laisser une place dans l'Histoire. En effet, il relie New York à Paris en exactement 33 heures et 30 minutes. Le vol est sans escale.
Il a réalisé cet exploit aux commandes d'un avion, le "Spirit of Saint Louis", qui avait été spécialement construit pour permettre au pilote d'accomplir ce vol historique. Il n'avait fallu que deux mois pour mettre au point l'appareil.
Quand Lindbergh atterrit au Bourget, le 21 mai 1927, une foule immense lui fait un triomphe. Cette traversée de l'Atlantique lui vaut la gloire et aussi deux prix, dont l'un est assorti du versement d'une coquette somme d'argent.
...N'est pas la première traversée de l'Atlantique
En effet, d'autres aviateurs avaient entrepris, et réussi, cette traversée de l'océan avant Lindbergh. Entre le 8 et le 31 mai 1919, des aviateurs américains s'envolent, à bord de leur hydravion, de Jamaica Bay, près de New York, pour rejoindre Plymouth, au Royaume-Uni.
Les 14 et 15 juin de la même année, les Britanniques Arthur Brown et John Alcock relient Terre-Neuve, au Canada, à une vile d'Irlande.
Mais, au fond, on comprend assez bien pourquoi le vol de Lindbergh est apparu aux yeux de tous, ou presque, comme une véritable première. En premier lieu, il fut direct, contrairement au vol de l'équipage parti de Jamaica Bay, qui fit des étapes, notamment entre le Labrador et les Açores.
Ensuite, et c'est essentiel, Lindbergh fut le premier à traverser l'Atlantique en solitaire. Au contraire, les aviateurs qui l'avaient précédé étaient deux dans le cockpit de l'appareil.
Enfin, l'aviateur relia deux villes prestigieuses, New York et Paris. En choisissant de tels lieux de départ et d'arrivée, il était plus facile de frapper les imaginations et de donner du lustre à un voyage qui fit rêver les foules.
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Comment l'armée américaine trompa les Allemands à Plabennec ?
Durant la Seconde Guerre mondiale, les Américains ont parfois eu recours à des stratagèmes pour tromper les Allemands. L'un des plus ingénieux fut "l'armée fantôme", dont l'existence ne fut révélée que des décennies après la fin du conflit.
Une unité pas comme les autres
Rendue opérationnelle en janvier 1944, la "23e Headquarters special troops" se composait d'un peu plus d'un millier de soldats.
Mais son but était de faire croire à l'ennemi que ses effectifs étaient bien plus importants. Pour leurrer les Allemands, elle utilisait du matériel factice, comme des chars gonflables, et de fausses pièces d'artillerie.
Elle avait aussi recours à des effets sonores persuasifs, comme le bruit d'une armée en ordre de marche. Cette unité intoxiquait également les Allemands par des émissions de radio fabriquées de toutes pièces.
Tous les documents relatifs à cette unité spéciale furent classés "secret défense" jusqu'en 1996. Dans les dernières années, ils ont été progressivement portés à la connaissance des chercheurs et du public.
Une opération devant Brest
Cette troupe spéciale fut mise en action 15 jours après le débarquement de Normandie. Elle mena en tout 22 opérations sur une durée de neuf mois.
Parmi celles-ci, on peut citer une manœuvre, qui, en mars 1945, devait tromper les Allemands sur l'endroit et la date où devait avoir lieu le franchissement du Rhin par les troupes américaines.
Mais c'est à Plabennec, une localité proche de Brest, que cette "armée fantôme" connut son véritable baptême du feu. Sa mission était d'accélérer la reddition des forces allemandes, qui tenaient la ville, investie par les troupes alliées.
Les soldats ont alors déployé leur ruses habituelles. Les chars factices sont gonflés et les Allemands entendent la rumeur d'une armée en ordre de bataille.
Il est probable que ce stratagème ait jeté le désarroi dans la ville retranchée, même si les Allemands tiennent bon encore près d'un mois. Il s'agissait aussi d'attirer les soldats allemands vers la côte.
Une médaille commémorative vient d'être dévoilée, à Labennec, sur les lieux mêmes de leur action, pour rendre un hommage tardif à ces soldats peu ordinaires.
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Quelle est la plus vieille affaire criminelle ?
En 1991, on retrouve, dans une région des Alpes, à la frontière entre l'Italie et l'Autriche, le corps d'un homme, parfaitement conservé par la glace. Il aurait vécu voilà environ 5.300 ans. On en connaît aujourd'hui davantage sur les circonstances de la mort de celui que ses découvreurs ont nommé Ötzi.
Victime d'un meurtre
Dès sa découverte, le corps de cet homme ayant vécu à l'âge du cuivre avait été examiné avec soin. C'était une aubaine pour les chercheurs, tant la dépouille était en bon état.
Les rayons X avaient déjà révélé, dix ans après la découverte, qu'Ötzi n'avait pas péri de mort naturelle. Les examens montraient en effet une profonde entaille, au-dessous de l'épaule.
La blessure semblait avoir été faite par une flèche. L'homme conservé dans la glace durant des millénaires avait donc été victime d'un meurtre. Mais, désirant en apprendre davantage sur les circonstances du drame, les chercheurs ont fait appel aux services d'un inspecteur allemand, habitué aux enquêtes criminelles.
La plus vieille affaire criminelle
Pour résoudre ce qui est, à ce jour, la plus ancienne affaire criminelle, l'inspecteur a eu recours aux classiques méthodes de la médecine légale, y ajoutant les ressources de sciences plus insolites, comme l'archéobotanique.
C'est ainsi que la présence de pollens sur le cadavre lui a permis de situer la période de la mort au printemps ou au début de l'été. Pour le policier, la flèche mortelle aurait été tirée de loin, à environ trente mètres de distance.
La présence d'une blessure à la main suggère à l'inspecteur qu'Ötzi serait descendu dans son village, où il aurait eu une altercation avec un des habitants. Il aurait alors décidé de prendre la fuite, pour échapper à une possible vengeance de son adversaire.
L'inspecteur en verrait la preuve dans les braises et la nourriture qu'Ötzi aurait pris soin d'emporter. Il ne se serait pas affolé pour autant, car, une heure avant d'être tué, il aurait fait un copieux repas.
Le meurtre serait dû à des raisons personnelles. Le vol est exclu, aucun des objets appartenant à la victime, sa hache par exemple, n'ayant été dérobé.
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Quel est l'étrange tribunal nommé Sanhédrin ?
Le Sanhédrin était l'une des institutions les plus importantes d'Israël. C'est devant ce tribunal que Jésus aurait comparu, avant d'être présenté à Ponce Pilate. Le Sanhédrin avait un fonctionnement bien particulier.
L'interprète de la loi juive
Selon les Juifs, le Sanhédrin aurait été créé au temps de Moïse. Cette appellation remonterait à l'époque du Second Temple, c'est-à-dire entre le VIe siècle avant J.-C. et le Ier siècle de notre ère.
À la vérité, cette institution se divisait en deux catégories : le Grand et le Petit Sanhédrin. Le premier, composé de 71 sages, avait aussi des attributions politiques. En matière judiciaire, il pouvait condamner une cité pour impiété ou mettre en accusation une tribu, un faux prophète ou même le grand prêtre, le principal dignitaire religieux des Juifs.
Le rôle de ce tribunal était essentiel en matière de jurisprudence. C'est lui, en effet, qui interprétait la "halakha", la loi juive, en se fondant sur les textes ou les traditions orales recueillies dans la "Mishna".
Composé de 23 membres, le petit Sanhédrin est un tribunal plutôt compétent pour les affaires criminelles ou celles liées à l'argent.
Un tribunal pas comme les autres
Le Sanhédrin avait un fonctionnement assez original. En effet, ses membres se répartissaient en deux groupes, les uns tenant le rôle des procureurs, donc de l'accusation, les autres des avocats, donc de la défense.
Et ces fonctions n'étaient pas définies une fois pour toutes. Si, par exemple, un procureur se convainquait, au cours du procès, de l'innocence de l'inculpé, il devait passer dans l'autre camp, et devenir avocat. Il devait dès lors demander l'acquittement de la personne mise en cause. Et l'inverse était également vrai.
Le Sanhédrin se distingue par une autre particularité. Ses membres ne pouvaient prendre de décision à l'unanimité. Celle-ci leur paraissait en effet des plus suspectes.
En effet, elle ne pouvait que signifier à leurs yeux une entente préalable des juges pour condamner à l'avance, en quelque sorte, l'inculpé qui avait comparu devant eux. Accusé de cette façon, l'inculpé se voyait aussitôt acquitté. On ne pouvait concevoir qu'il ne se soit pas trouvé un seul sage pour le défendre.
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Pourquoi ne fallait-il pas proférer d'insultes au Moyen Age ?
Durant le haut Moyen-Âge, certains recueils juridiques, comme la loi salique, s'efforçaient, entre autres choses, de policer un peu les mœurs rudes du temps. C'est ainsi qu'elle punissait les injures de lourdes amendes.
Le reflet des mœurs du temps
La loi salique aurait été composée, entre le IVe et le VIe siècles, à l'usage des Francs saliens, l'un des nombreux peuples d'origine germanique qui composaient la confédération des Francs.
Elle est surtout connue pour avoir légitimé, grâce à l'interprétation très large qu'on fit d'un de ses articles, la transmission de la Couronne capétienne aux seuls mâles, à l'exclusion définitive des femmes.
Mais ce code de lois, qui reflète la violence et la brutalité des mœurs du temps, consacre bien plus de place à la répression du vol ou même au châtiment des hommes dont l'une des coutumes les mieux avérées était d'enlever, sans autre forme de procès, les femmes qui leur plaisaient.
Des insultes punies d'amendes
La loi salique réserve toute une partie, le titre XXXII, à la répression des injures. Chaque insulte a droit à un article particulier. On peut supposer que les insultes soigneusement répertoriées ici étaient les plus couramment employées.
Contrairement à d'autres méfaits, ces injures ne sont pas punies par des châtiments corporels. En effet, les coupables doivent s'acquitter d'amendes.
Dans certains cas, ces amendes sont plus élevées, ce qui prouve que l'insulte était jugée plus grave. Ainsi, un homme en traitant un autre de "dénonciateur" ou d'"infâme" devait s'acquitter d'une amende de 600 deniers ou de 15 sous d'or.
À une époque où la monnaie était assez rare, il s'agissait de sommes importantes. Par contre, il n'en coûtait que 120 deniers de traiter quelqu'un de lâche ou de fourbe.
La loi salique s'efforce de faire justice aux femmes, mais ne peut cacher la misogynie qui est dans l'air du temps. En effet, un homme traitant une femme de "courtisane" devait bien débourser la coquette somme de 45 sous d'or. Sauf, toutefois, s'il parvenait à démontrer que cette appellation n'était pas usurpée.
Le soin mis à détailler les amendes prévues en cas d'injures prouve qu'elles étaient fréquentes.
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Qu'est-ce que l'incident du pont Marco Polo ?
L'incident du pont Marco Polo, qui se produit sur le territoire chinois, à une quinzaine de kilomètres de Pékin, semble, à première vue, une simple escarmouche. Il servit pourtant de prétexte au déclenchement de la seconde guerre sino-japonaise, qui opposa les deux pays de 1937 à 1945.
Une politique expansionniste
Depuis un accord de 1901, des troupes japonaises avaient reçu le droit de s'entraîner dans le nord de la Chine. Les autorités japonaises avaient d'ailleurs des visées sur le pays.
Dans le cadre d'une politique clairement expansionniste, elles avaient déjà annexé la Mandchourie en 1931, transformant la province chinoise en un État fantoche, le Mandchoukouo.
Dans un tel contexte, le moindre incident entre les armées des deux pays pouvait dégénérer. C'est ce qui arrive avec l'incident dit du pont Marco Polo, survenu le 7 juillet 1937.
Une affaire qui dégénère
C'est parce que Marco Polo le décrivit avec admiration dans son journal qu'on donna son nom à ce pont, bâti au XIIe siècle. En ce 7 juillet 1937, les soldats japonais manœuvrent, comme souvent, à l'une des extrémités du pont.
À l'autre bout, les Chinois sont un peu nerveux. Les Japonais ne les ont pas avertis de ces exercices. Cette dissimulation cacherait-elles de coupables intentions à leur égard ?
Quoi qu'il en soit, des coups de feu sont échangés, tard dans la soirée. Mais les officiers des deux bords interviennent et l'affaire semble réglée. Mais voilà qu'un soldat japonais manque à l'appel.
Aussitôt, on suspecte un enlèvement ou même un assassinat. Les Japonais veulent fouiller les villages alentour, ce que les Chinois refusent. La situation dérape, et les Japonais décident de s'emparer du pont.
Sur ces entrefaites le Japon déclare la guerre à la Chine le 28 juillet. Dix jours plus tard, Pékin serait pris. Certains historiens se sont demandé si cet incident n'avait pas été monté de toutes pièces, de manière à procurer au Japon un prétexte pour déclarer la guerre.
Quoi qu'il en soit, le soldat manquant, au nom duquel on avait déclenché le conflit, réapparut tranquillement, après une escapade dans une maison close voisine.
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Pourquoi le cuisinier Vatel se suicida-t-il ?
Maître d'hôtel au service de Fouquet, puis du prince de Condé, François Vatel était assurément un serviteur consciencieux. Ne supportant pas la mauvaise organisation de festivités données en l'honneur de Louis XIV, il préféra en effet se suicider.
Au service de Fouquet puis des Condé
François Vatel naît en 1631, dans une famille de paysans aisés. À partir de 1646, il fait son apprentissage chez un pâtissier renommé. Sept ans plus tard, il entre au service du surintendant Nicolas Fouquet.
Son poste est alors modeste, puisqu'il fait partie du personnel de cuisine. En août 1661, Louis XIV, offusqué par le faste de son ministre, qui le reçoit dans son château de Vaux-le-Vicomte, le fait arrêter.
La disgrâce de son protecteur incite Vatel à fuir en Angleterre. Mais il est finalement engagé par le Grand Condé, cousin du roi. Rien ne prouve qu'il en ait été le cuisinier.
De par ses fonctions de "contrôleur général de la bouche", il était plutôt chargé des achats de vivres, de l'organisation et de la supervision des festins que donnait son maître.
Pas assez de poissons
Le 23 avril 1671, Louis XIV annonce sa venue au château de Chantilly, la demeure des Condé. Il incombe à Vatel d'organiser la fête et les ripailles offertes au Roi-Soleil.
Or, le maître d'hôtel semble jouer de malchance. Lors du souper, le premier soir, certaines tables se voient privées de "rôtis". Mais le pire est à venir.
Le lendemain est un vendredi, où les convives doivent faire "maigre". Autrement dit, manger du poisson. Or, dès l'aube, Vatel s'aperçoit que la "marée" est insuffisante. Les arrivages suivants ne sont pas plus copieux. On manquera donc de poissons.
Dès lors, Vatel se persuade qu'il ne pourra pas servir le repas avec l'abondance requise. Il monte alors dans sa chambre et se suicide au moyen d'une épée. Ses contemporains trouvèrent déjà que le geste était disproportionné.
Surmené par les préparatifs de festivités qu'il voulait grandioses, le maître d'hôtel pensa sans doute que sa réputation ne survivrait pas à un repas mal organise, servi de surcroît au roi en personne.
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Quelle est l'origine du Champagne ?
Associé à un terroir bien précis, le vin de Champagne n'est pas tout à fait un vin comme les autres. Et sSi les grands de ce monde l’apprécient depuis le Moyen-Âge, la technique d’élaboration du Champagne mousseux n’est pas maîtrisée avant la fin du XVIIè siècle.
Un vin mousseux
Sachez tout d'abord que c'est entre les Ier et IVe siècles que le vignoble champenois commence à se former. Comme dans les autres régions viticoles, on le trouve surtout dans le domaine des abbayes et monastères. Le vin est en effet un élément central de la liturgie chrétienne.
L’assemblage était pratiqué naturellement par les moines, qui pressuraient ensemble les raisins de différents cépages, livrés par les vignerons en paiement de la dîme.
Certains moines cellériers, comme le célèbre Dom Pierre Pérignon de l’abbaye d’Hautvilé, transformèrent l’assemblage en un savoir-faire précis. Ce dernier sélectionnait soigneusement les raisins de provenances différentes pour obtenir des vins mieux équilibrés.
Certains crus, comme le vin d'Ailli ou de Sillery, jouissent déjà d’une flatteuse réputation. Ces vins se remarquent alors par leur effervescence, sans qu'on comprenne encore comment elle se produit.
Ce n'est qu'à la fin du XVIIe siècle qu’on commence à les appeler « vins de Champagne ».
Le vin de la fête
Dès le début de son histoire, le Champagne est le privilège des élites. Et oui ! Et non des moindres ! Par exemple, depuis le baptême de Clovis, au Ve siècle, le sacre des rois de France a lieu à Reims, en Champagne, le vin de la région, encore tranquille, coulant à flots lors du banquet qui suit cet événement solennel.
Des siècles plus tard, le champagne est le vin préféré de Louis XIV, puis de Louis XV et de la cour de Versailles, ce qui contribua à sa renommée, au point qu'il devienne rapidement le vin des Célébrations et des événements d’importance. En 1717, le tsar Pierre le Grand, alors en visite à Fontainebleau, l’apprécie tellement qu’il demande qu’on lui apporte 4 bouteilles supplémentaires dans sa suite après un diner. Philippe V d’Espagne dit ne boire que ce vin, Frédéric II de Prusse se passionne pour son élaboration et Casanova l’utilise pour séduire ses conquêtes vénitiennes. Grâce à eux et à d’autres, le Champagne devient le plus célèbre des vins.
Cependant à cette époque, le vin de Champagne est encore, et pour longtemps, réservé à une mince frange de la société. Ses conditions de production, assez délicates, ainsi que la relative exiguïté du vignoble, expliquent l’exclusivité de sa consommation.
Mais peu à peu il apparait moins élitiste, permettant ainsi au plus grand nombre de créer des moments d’exception au quotidien. Si les baptêmes/ mariages/ diplômes restent incontournables, le champagne peut aussi donner un caractère privilégié à d’autres moments : des retrouvailles, un repas romantique, une dégustation, ou encore du temps pour soi…
Que ce soit en famille, entre amis ou en amoureux, le champagne est aujourd’hui LE vin symbolisant l’esprit de fête et l’élégance à la française à travers le monde.
L'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
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Pourquoi la mort de François Reichelt fut-elle filmée ?
François Reichelt passa sa vie à concevoir et perfectionner une sorte de costume-parachute destiné aux aviateurs. Mais l'un des essais de cette tenue, qu'il réalisa lui-même, lui fut fatal.
Un costume-parachute
Franz Reichelt naît en 1878 dans l'Empire austro-hongrois. En 1900, il émigre en France et s'installe à Paris. Une dizaine d'années plus tard, il obtient la nationalité française et décide de franciser son prénom.
Il ouvre alors une boutique de tailleur, que fréquentent volontiers les Autrichiens exilés à Paris. C'est alors qu'il s'intéresse aux parachutes. De fait, cet équipement serait bien utile aux pilotes qui, en ces débuts de l'aviation, ne disposent d'aucune protection en cas d'accident.
François Reichelt, s'inspirant du vol des chauves-souris, conçoit, à grande renfort de toile caoutchoutée, une tenue réservée aux aviateurs. Elle est maintenue par un système de tringles et de courroies et doit se déployer comme des ailes.
Le tailleur fait des essais sur des mannequins, lancés, depuis sa fenêtre, dans la cour de son immeuble. Lui-même saute une foid dans le vide, sans succès. Sa chute est amortie par des bottes de paille.
Une mort filmée
François Reichelt ne se satisfait pas de ces quelques tests. Il voudrait sauter de plus haut, pour montrer l'efficacité de son invention. À plusieurs reprises, il demande l'autorisation de s'élancer de la Tour Eiffel.
Après de nombreux refus, la préfecture de police lui donne enfin le feu vert. L'essai doit avoir lieu le 4 février 1912. En fait, l'autorisation ne concernait que le lancement d'un mannequin.
C'est du moins ce que prétendront les services de la préfecture. Quoi qu'il en soit, Reichelt, revêtu de son costume, arrive sur les lieux en début de matinée. Il fait très froid.
Après avoir parlementé avec un agent de police, peu désireux de le laisser monter, le tailleur parvient au premier étage de la Tour. Les spectateurs, et les caméras, qui ne perdent rien de l'événement, le voient sauter de la plateforme.
Le costume commence à se déployer, puis il se replie. Dès lors c'est une chute mortelle. Aujourd'hui encore, le petit film montrant le saut fatal fait froid dans le dos.
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Dietrich von Choltitz est-il le sauveur de Paris ?
Durant l'été 1944, la situation de l'armée allemande, menacée par la double avancée des Anglo-américains à l'Ouest et de l'Armée rouge à l'Est, devient très difficile. Poussé dans ses retranchements, Hitler prend des décisions radicales, comme celle de détruire Paris. Le général Dietrich von Choltitz, gouverneur militaire de la capitale, lui a-t-il évité le pire ?
Un militaire discipliné
Dietrich von Choltitz n'est gouverneur militaire du "Grand Paris" que depuis le 7 août 1944. C'est un soldat discipliné, qui exécute sans états d'âme apparents les ordres qu'il reçoit d'Hitler.
Il n'a pas hésité à faire raser Sébastopol, en 1942, et a participé, selon toutes les apparences, à la politique d'extermination des juifs mise en place par les nazis. De surcroît, le général n'apprécie pas les Français.
Le Führer lui a donc ordonné de réduire Paris à un "champ de ruines" s'il ne parvenait pas à résister aux assauts des Alliés. Il fit donc poser des explosifs sous certains ponts ou dans des monuments comme les Invalides ou le château de Vincennes. Pas de quoi faire sauter tout Paris !
Pourquoi von Choltitz n'ordonna pas la destruction ?
Mais les mines posées n'explosèrent jamais. Von Choltitz y est-il pour quelque chose ? De fait, il ne donna jamais l'ordre de déclencher les explosifs. Mais ce n'était pas pour épargner Paris, comme il voulut le faire croire après la guerre, pour se faire une réputation flatteuse.
En fait, il n'avait tout simplement pas assez d'hommes pour tenir la ville et mener à bien une opération d'une aussi grande ampleur. Par ailleurs, il jugeait qu'elle n'avait aucun sens sur le plan militaire et qu'elle gênerait la progression des troupes allemandes refluant de Normandie.
En outre, il est probable que le consul de Suède Raoul Nordling, qui faisait la liaison avec la Résistance, l'ait persuadé, à un moment où la guerre paraissait perdue pour les Allemands, de ne pas associer son nom à la destruction de la capitale française.
Le général allemand savait qu'il serait probablement jugé après la guerre. Il semble que les Alliés l'aient averti, que, s'il donnait l'ordre de détruire Paris, le jugement serait sans doute plus sévère.
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Qui est la mystérieuse Mauresse de Moret ?
En raison de son origine supposée, la présence d'une religieuse noire, dans un couvent de Moret-sur-Loing, dans le département actuel de Seine-et-Marne, demeure l'une des grandes énigmes de l'Histoire de France.
Des visites prestigieuses
De son temps même, le mystère planait autour de sœur Louise Marie de Sainte Thérèse, née vers 1658. En raison de la couleur de sa peau, on appelait cette religieuse noire la "Mauresse de Moret", du nom du couvent où elle résidait.
Ses contemporains, et les historiens après eux, furent surpris de la qualité des visiteurs qui se pressaient au parloir du monastère pour lui rendre visite.
On y vit en effet la reine Marie-Thérèse en personne, épouse de Louis XIV, et son fils, le Grand Dauphin, ou encore Marie-Adélaïde de Savoie, la future dauphine. Le roi lui-même vint la voir une fois.
Une fille de la reine...
D'après une première hypothèse, La Mauresse de Moret serait une fille illégitime de Marie-Thérèse. La reine aurait eu une liaison avec le nain Nabo, un page noir de la Cour.
Le 16 novembre 1664, Marie-Thérèse aurait ainsi accouché d'une petite fille noire, la princesse Marie-Anne, son troisième enfant. Consterné par cette découverte, son entourage l'aurait convaincue de déclarer l'enfant morte, avant de l'emmener, dans la plus grande discrétion, vers le couvent de Moret.
Cette hypothèse se heurte à bien des invraisemblances : le caractère public des couches des reines de France, l'absence de toute mention de la naissance d'une petite princesse noire, enfin la jeunesse du père putatif, qui était encore un enfant.
...Ou du roi ?
Contemporains et historiens ont aussi supposé que la religieuse pouvait être la fille que Louis XIV aurait eue d'une femme noire.
En effet, on trouva à la moniale une certaine ressemblance avec le monarque qui, en outre, lui versait une pension officielle. Il se peut aussi que la marquise de Maintenon, gouvernante des Enfants de France, ait pris soin de la religieuse.
Enfin, certains penchent pour l'hypothèse d'une jeune orpheline parrainée par le roi. Pour l'heure, cependant, la question n'est toujours pas tranchée.
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D'où vient l'expression du « Tonneau de Diogène » ?
On emploie parfois l'image du "tonneau de Diogène" pour faire référence à une vie solitaire ou à une existence austère. Mais sait-on au juste d'où vient cette expression ?
Un philosophe austère
Le fameux tonneau aurait appartenu à un philosophe grec du nom de Diogène de Sinope. Il est né vers 413 avant J.-C., à Sinope, une ville de l'actuelle Turquie, au bord de la mer Noire.
Son père, un magistrat aisé, lui fait donner une éducation soignée. Ce qui n'empêche pas Diogène de devenir le disciple du philosophe Antisthène, le fondateur de l'école cynique. Pour les cyniques, la sagesse, but suprême de tout philosophe, ne peut être atteinte que par la pratique de la liberté.
Or celle-ci, pour être complète, suppose un mépris radical des conventions sociales. Le philosophe cynique doit mener une vie simple, et même austère, le plus près possible de la nature.
Or Diogène sera le représentant le plus connu de l'école cynique. Il mène une existence conforme à ses préceptes. Il vit dans la rue, vêtu d'un simple manteau. Il n'a pour tous biens qu'une écuelle et une besace.
Une jarre prise pour un tonneau
Fidèle à son exigence d'austérité, Diogène de Sinope aurait vécu dans un tonneau. C'est ce comble de la simplicité qui aurait donné naissance à l'expression de "tonneau de Diogène".
Seulement voilà, le philosophe n'a jamais habité dans un tonneau. Pour la simple raison que les Grecs de cette époque n'en maîtrisaient pas la technique de fabrication.
L'erreur semble venir d'une mauvaise traduction. Et c'est Boileau qui en serait l'auteur. En 1668, en effet, il traduit un ouvrage du poète et biographe Diogène Laërce, qui vécut au IIIe siècle. Dans ce livre, il relate des anecdotes concernant son homonyme, Diogène de Sinope.
Il nous dit que Diogène vivait dans un "pithos". Boileau traduit par "muid", qui désigne une unité de mesure et, par extension, un tonneau. Sans vérifier plus avant, tous les traducteurs successifs emploieront ce mot de "tonneau".
Or, "pithos" ne veut pas dire "tonneau" mais "jarre". Diogène dormait donc dans une grande jarre, couchée sur le sol.
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Comment les nains étaient-ils traités dans l'Egypte Antique ?
On sait qu'en Occident, au Moyen-Âge, les nains servaient souvent de bouffons aux seigneurs ou étaient exposés dans les foires, comme des anomalies de la nature. Mais dans certaines civilisations, comme celle de l'Égypte ancienne, ils étaient considérés avec beaucoup de respect.
Des nains respectés
Les anciens Égyptiens ne voyaient pas le nanisme comme une tare. Certains textes recommandent même d'intégrer dans la société les individus atteints d'infirmités, physiques ou mentales.
Ce respect pour les nains se traduit d'ailleurs par l'existence de dieux qui avaient leur apparence. Ainsi, on peut citer Bès, le dieu du foyer, et Ptah, le dieu des artisans et des architectes.
Les sculpteurs les représentaient bien comme des êtres de petite taille, ce qui prouve qu'un tel aspect n'était pas incompatible avec leur statut divin.
Seneb, un nain qui a réussi
Dans l'Égypte antique, le nanisme n'était pas non plus un obstacle à l'ascension sociale. En effet, certains nains ont occupé des postes importants dans l'entourage des pharaons, dont ils ont parfois été de proches collaborateurs.
Ce fut le cas d'un certain Seneb, qui vécut vers 2.500 avant notre ère. On a conservé de lui une sculpture, où on le voit croisant ses petites jambes en tailleur, à côté d'une femme de taille normale. À la place où auraient dû se trouver ses jambes, sont représentés ses enfants.
Il est possible que Seneb ait commencé sa carrière en s'occupant des animaux domestiques ou du linge royal. En tous cas, il gravit rapidement les échelons et collectionne les titres prestigieux.
Celui de "bien aimé du seigneur" en dit long sur la faveur dont il jouissait auprès du pharaon. Il était également prêtre et, en cette qualité, il eut le privilège d'assister aux funérailles de deux pharaons.
Cette réussite sociale fit de Seneb un homme riche et considéré. En effet, on sait, grâce aux inscriptions et reliefs de sa tombe, qu'il possédait un troupeau de plusieurs milliers de bovins.
De même, ce haut fonctionnaire apprécié du pharaon ne pouvait se déplacer qu'en litière ou mollement allongé sur le pont d'un bateau descendant le Nil.
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D'où le Dollar vient-il ?
Devenue, le 4 avril 1792, la monnaie officielle des États-Unis d'Amérique, le dollar devrait son origine, avec bien d'autres monnaies, au thaler autrichien.
Une nouvelle monnaie d'argent
Le thaler est sans doute le lointain ancêtre du dollar américain. Cette monnaie est née, au XVIe siècle, dans une vallée bohémienne du nom de Joachimsthaler, près du village de Saint-Joachimsthal.
Dès le début du XVIe siècle, des pièces d'argent sont frappées dans cette contrée qui allait passer sous la domination des Habsbourg. Leur fabrication est rendue possible par la présence d'un important gisement d'argent.
Et c'est en référence au nom du vallon, Joachimsthaler, dont on ne garde que la fin, que la nouvelle monnaie finit par recevoir le nom de "thaler".
Du thaler au dollar
La taille et le poids du thaler ne varient guère, ce qui évite les manipulations monétaires et facilite les échanges commerciaux. C'est cette stabilité qui explique en grande partie l'étonnant succès de la monnaie.
Dans un premier temps, le thaler circule surtout dans les possessions des Habsbourg, en Autriche et en Bohème, et dans les États du Saint-Empire. Mais il sera peu à peu adopté, sous des formats divers, par d'autres pays.
Le thaler y sera d'ailleurs connu sous d'autres noms. Les Anglais le baptisent "crown", ce qui veut dire "couronne", tandis que les Danois le nomment "rigsdaler".
Mais le thaler et ses épigones ne se limitent pas au continent européen. On le repère ainsi en Éthiopie, où il circule jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et dans certains pays d'Amérique du Sud, alors colonies de l'Espagne.
C'est par l'intermédiaire du "rixdale" hollandais que le thaler serait devenu, sous le nom de "dollar", la monnaie officielle des États-Unis. Par une déformation comme le mot en avait déjà connu beaucoup, le "thaler" devient donc le "continental dollar", durant la guerre d'indépendance américaine, puis le "dollar" proprement dit.
La mesure fut prise officiellement par Alexander Hamilton, le secrétaire au Trésor de George Washington, le premier président des États-Unis, en application d'une décision adoptée par les délégués des États américains.
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Quel fut l'incroyable destin de Yang Kyoungjong ?
L'Histoire n'est pas avare de destins singuliers. C'est le cas de ce soldat coréen, que les hasards de la Seconde Guerre mondiale amènent à servir trois pays, dont certains sont dans des camps opposés.
Au service du Japon
Yang Kyoungjong naît en 1920 dans l'actuelle Corée du Nord. la Corée vit sous la domination sans partage de l'Empire nippon, qui l'a annexée en 1910.
Il est donc naturel que Yang Kyoungjong soit enrôlé dans l'armée japonaise. En 1938, son régiment est envoyé dans le nord de la Mandchourie. Depuis 1932, cette ancienne province chinoise a été transformée en un État fantoche, le Mandchoukouo, qui est en réalité un protectorat du Japon.
Le jeune soldat coréen participe aux combats qui opposent les troupes japonaises aux soldats soviétiques, qui convoitent le territoire. Il se trouve notamment engagé dans la bataille de Khalkhin Gol qui, de mai à septembre 1939, voit les deux armées s'affronter.
Sous les uniformes russe et allemand
C'est au cours de cette bataille, qui voit la défaite japonaise, que Yang Kyoungjong est fait prisonnier par les Russes. Il est envoyé dans l'un de ces camps de travail qu'on désignera bientôt par le terme générique de "Goulag".
Il y reste jusqu'en 1942. À cette date, son destin prend encore un autre cours. Depuis le déclenchement de l'offensive allemande, en juin 1941, les Soviétiques sont aux abois.
Pour résister à cette nouvelle mouture de la guerre éclair, ils doivent faire feu de tout bois. Aussi intègrent-ils certains de leurs prisonniers dans leurs unités. Notre soldat coréen en fait partie.
C'est donc sous l'uniforme russe qu'il participe à la troisième bataille de Kharkov, en février-mars 1943, qui voit le succès de l'armée allemande. Et Yang Kyoungjong est à nouveau fait prisonnier.
Et le voilà qui, une fois de plus, intègre les rangs d'une nouvelle armée ! Soldat de la Wehrmacht, il est envoyé en Normandie, où les Allemands craignent une invasion. Et c'est là qu'en juin 1944, il est capturé par des soldats américains, qui le prennent pour un combattant japonais.
Retiré aux États-Unis, Yang Kyoungjong s'y éteint en 1992.
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Qui est sainte Hildegarde de Bingen ?
Canonisée en 2012 et, à cette occasion, proclamée Docteur de l'Église, sainte Hildegarde de Bingen fut une célèbre mystique, dont les visions assurèrent la renommée de son vivant. Mais cette femme étonnante, qui écrivit une œuvre abondante, fit aussi des incursions remarquée dans la musique, la peinture et même la médecine.
Une mystique...
Née vers 1098 près de Bingen, la petite Hildegarde est le dixième enfant d'une famille de la noblesse rhénane. Selon son propre témoignage, elle aurait eu des visions dès l'âge de trois ans.
Quand elle atteint ses huit ans, ses parents la confient à un monastère voisin. Elle y reçoit une solide instruction, qui fait d'elles l'une des femmes les plus cultivées de son temps.
Hildegarde prononce ses vœux vers l'âge de 14 ou 15 ans. En 1136, elle est élue abbesse du monastère.
Continuant de recevoir des visions mystiques, la moniale commence à en dicter le récit à son entourage. En 1148, le pape Eugène III l'incite à persévérer dans son témoignage. Dès lors, elle consigne l'ensemble de ses visions dans une série de livres majeurs, comme le "Livre des mérites de la vie" ou le "Livre des œuvres de Dieu".
Fondant d'autres abbayes, Hildegarde de Bingen n'hésitera pas à sillonner les routes de l'Allemagne pour devenir une prêcheuse convaincue.
...Et une femme aux talents éclectiques
Ses visions inspirent à Hildegarde de Bingen un système théologique centré sur l'Homme, créé par Dieu à son image et objet de l'incarnation de son fils.
Mais cette femme d'une érudition exceptionnelle pour son époque explora d'autres champs du savoir. Musicienne accomplie, elle composa en effet des dizaines d'hymnes er d'antiennes, ainsi que d'autres pièces liturgiques.
Inspirées elles aussi par ses visions, ces œuvres furent groupées sous le nom évocateur de "Symphonie de l'harmonie des révélations célestes".
Par ailleurs, les ouvrages d'Hildegarde de Bingen sont illustrés de somptueuses enluminures, qui font d'elle un grand peintre. Ne craignant pas de s'aventurer dans le domaine de la médecine, la religieuse écrit même un livre où elle recherche les causes des maladies et propose des remèdes pour les soigner.
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