
Choses à Savoir HISTOIRE
Par Choses à Savoir
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1515 épisodes · page 29 sur 51

Quel exploit fut réalisé par Annie Edson Taylor ?
Quel exploit fut réalisé par Annie Edson Taylor ?
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Qui fut le prêtre travesti de la cour de Louis XIV ?
Qui fut le prêtre travesti de la cour de Louis XIV ?
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Que s'est-il passé à la falaise des Suicides ?
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Pourquoi Paris doit beaucoup à Gabriel Nicolas de La Reynie ?
Pourquoi Paris doit beaucoup à Gabriel Nicolas de La Reynie ?
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Quel acte symbolique fut réalisé par Charles Godefroy ?
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Pourquoi Jeanne d'Arc s'habillait-elle en homme ?
Pourquoi Jeanne d'Arc s'habillait-elle en homme ?
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Pourquoi Jean Jaurès a-t-il participé à un duel au pistolet ?
Pourquoi Jean Jaurès a-t-il participé à un duel au pistolet ?
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Pourquoi l'hôtel Florida à Madrid fut célèbre ?
Pourquoi l'hôtel Florida à Madrid fut célèbre ?
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Qu'est-ce que la guerre de l'oreille de Jenkins ?
Qu'est-ce que la guerre de l'oreille de Jenkins ?
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Clairvius Narcisse est-il vraiment revenu à la vie ?
Clairvius Narcisse est-il vraiment revenu à la vie ?
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Pourquoi Subhas Chandra Bose s'est allié avec Hitler ?
Pourquoi Subhas Chandra Bose s'est allié avec Hitler ?
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Quelle est la véritable histoire des Dalton ?
Quelle est la véritable histoire des Dalton ?
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Pourquoi l'expédition Franklin est-elle restée célèbre ?
Pourquoi l'expédition Franklin est-elle restée célèbre ?
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Qu'est-ce que la flûte de la honte ?
Qu'est-ce que la flûte de la honte ?
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Au programme cet été !
Tout l'été, écoutez le meilleur de Choses à Savoir ! Je vous retrouverai le lundi 29 août pour des épisodes inédits, au rythme habituel.
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Qu'est-ce que le massacre de Pantin ?
Une affaire criminelle, appelée le "massacre de Pantin" tient en haleine, en cette fin du Second Empire, les journaux et l'opinion publique. Il s'agit de l'horrible meurtre d'une famille entière.
Une ambition dévorante
L'auteur de cet épouvantable assassinat est un certain Jean-Baptiste Troppmann. Né en Alsace, en 1849, il se signale par un caractère taciturne, qui révèle en fait une étrange absence d'émotion, et une véritable cupidité.
Son père dirige une petite entreprise de filature. Esprit ingénieux, il est l'inventeur de procédés techniques tendant à améliorer la production.
Mais la perspective de succéder à son père à la tête de l'usine ne suffit pas à Jean-Baptiste. Dépensier et souvent sous l'emprise de l'alcool, il a d'autres ambitions.
En 1868, il monte à Paris, mandaté par son père pour s'occuper de certaines de ses affaires. Il s'installe à Pantin, dans la banlieue de Paris.
Des meurtres abominables
C'est là qu'il fait la connaissance de Jean Kinck. C'est un filateur, comme le père de Jean-Baptiste. Laborieux et intelligent, il a commencé au bas de l'échelle pour devenir, à la force du poignet, le patron de sa propre entreprise.
Kinck est marié et père de six enfants. Comme il exprime le souhait de se retirer en Alsace, Troppmann propose de lui trouver un endroit où se fixer. Il veut aussi convaincre son père de lui laisser exploiter ses brevets à l'étranger.
Pour cela, il a besoin d'argent. Il a décidé que Kinck le lui fournirait. Il l'attire donc dans un guet-apens et l'assassine. Mais, dépité, il s'aperçoit que l'industriel n'avait pas sur lui la somme convenue.
Se faisant passer pour Jean Kinck, dont il n'avait bien sûr pas révélé le meurtre, il écrit à sa femme pour se faire remettre l'argent par le fils aîné. Mais l'adolescent n'ayant pas de procuration, il est assassiné à son tour par Troppmann.
Puis il attire dans un piège la mère et ses jeunes enfants, qu'il massacre sauvagement, toujours dans l'espoir de récupérer l'argent. Finalement arrêté, notamment grâce aux lettres échangées avec la famille Kinck, Troppmann est condamné à mort et guillotiné le 19 janvier 1870.
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Qui fut le secret ami indien de la reine Victoria ?
Impératrice des Indes, la Reine Victoria éprouvait un vif intérêt pour le "Raj", cet Empire indien considéré come la perle de la Couronne britannique. C'est en raison de cette prédilection pour l'Inde qu'elle prit à son service, à la fin de son règne, un serviteur indien qu'elle couvrit d'honneurs.
L'assistant d'un directeur de prison
Mohammed Abdul Karim est né en 1863, dans une ville de l'État indien d'Uttar Pradesh. Son père travaille d'abord à l'hôpital de la ville, puis à la prison d'Agra, où Karim trouvera lui-même un emploi.
C'est ainsi qu'il aide le directeur de la prison à organiser le voyage d'anciens prisonniers devant exposer leurs créations (ils fabriquent des tapis) à l'Exposition coloniale qui se tient à Londres en 1886.
Lors de la visite de la souveraine, le directeur de la prison lui remet des bracelets choisis par Karim. La Reine en profite pour lui demander de lui envoyer deux employés indiens, qu'elle prendra à son service pour un certain temps.
Secrétaire de la Reine
Karim est choisi, avec un autre Indien, pour devenir un serviteur de la Reine. Il perfectionne d'abord son anglais et se familiarise avec les usages de la Cour. Puis les deux Indiens arrivent à Windsor, où séjourne Victoria, en juin 1887.
Très vite, ils servent la Reine à table chaque jour. Elle remarque tout de suite Karim, qu'elle trouve plus à son goût. Elle apprend même un peu sa langue, pour pouvoir lui parler plus facilement.
La souveraine l'appréciant de plus en plus, elle en fait son secrétaire personnel, avec le titre de "munshi". Des photos de l'époque le montrent, se tenant debout auprès de la Reine, en train de consulter ses papiers d'État.
Une telle promotion, et la proximité qu'elle implique auprès de la souveraine, provoque bien des jalousies, parmi les autres serviteurs de la Reine, mais aussi dans sa propre famille.
À la mort de la Reine Victoria, en 1901, son fils, le Roi Edouard VII, qui n'appréciait guère le "munshi", le renvoie chez lui. Karim se retire alors dans le domaine que lui a donné la Reine, où il meurt en 1909.
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Pourquoi Toutankhamon a-t-il épousé sa soeur ?
Comme bien d'autres pharaons, le célèbre Toutankhamon a pris sa propre sœur Ankhesenamon pour épouse. Et il semble être, lui-même, le fruit d'un inceste royal. Comment expliquer de telles pratiques ?
Imiter les dieux
Le mariage du pharaon avec l'une de ses sœurs n'était pas seulement une possibilité, mais une quasi obligation. Ainsi, la plupart des souverains égyptiens se sont livrés à ce que nous appelons un inceste.
Mais ce tabou social ne l'a pas toujours été. Non seulement, les pharaons n'avaient pas l'impression de commettre un délit, mais ils pensaient préserver leur dynastie par ce moyen.
En effet, les souverains égyptiens, issus des dieux, sont considérés eux-mêmes comme des dieux. Pour conserver cette qualité divine, il leur fallait épouser des membres de leur propre famille.
Et, ce faisant, ils ne pouvaient mieux faire que d'imiter les usages des dieux qui, comme Osiris ou Geb, le dieu de la terre, avaient épousé leurs sœurs, Isis pour le premier, et Nout pour le second.
Un pharaon issu d'un inceste royal
Comme il est très fréquent que les pharaons épousent leurs sœurs, on se doutait que Toutankhamon lui-même pouvait être issu d'une telle union. Mais les égyptologues n'en avaient pas la preuve formelle.
Grâce aux avancées de la science, c'est désormais chose faite. En effet, des tests ADN, pratiqués sur la momie d'Akhénaton, le dixième pharaon de la XVIIIe dynastie, ont prouvé que le souverain était bien le père de Toutankhamon.
Alors que la momie du pharaon a été découverte depuis un siècle, il a donc fallu attendre très longtemps cette preuve irréfutable. Mais les découvertes ne s'arrêtent pas là.
En effet, d'autres tests ADN ont été pratiqués sur une autre momie, celle de la "young lady" retrouvée dans la Vallée des Rois, la principale nécropole royale. Ils ont montré que cette femme au nom encore inconnu était bien la mère de Toutankhamon, mais aussi la sœur d'Akhénaton, qui avait d'abord épousé la belle Néfertiti.
En épousant sa sœur aînée, Toutankhamon, lui-même issu d'un inceste royal, s'est donc inscrit tout naturellement dans les traditions de sa famille et de sa dynastie.
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Qui est Crassus ?
Marcus Licinius Crassus est l'un des hommes politiques les plus influents de la fin de la République romaine. Il est aussi connu pour avoir amassé une immense fortune.
Une carrière politique exemplaire
Crassus fait partie de l'élite sénatoriale de Rome. Son père avait été lui-même consul et gouverneur d'une partie de l'Espagne. Il trouve la mort au cours de la guerre civile qui, à la fin du Ier siècle avant J.-C., oppose deux hommes d'État influents, Marius et Sylla.
Crassus lui-même est obligé de se cacher en Espagne. Il se met alors aux ordres de Sylla et commence une carrière exemplaire, qui le mènera aux sommets du pouvoir. C'est lui qui, entre 73 et 71, est chargé de réprimer la grande révolte des esclaves conduite par Spartacus.
En 70, à la suite de cette victoire, il accède, conjointement avec Pompée, à la plus haute dignité de la République romaine, le consulat. Enfin, vers 59 avant notre ère, il parvient au faîte du pouvoir en concluant, avec César et Pompée, les hommes d'État les plus influents de cette époque, une alliance qu'on a appelée le "premier triumvirat".
Une immense fortune
Crassus n'oublia pas d'amasser, au cours de sa carrière politique, une immense fortune qui fait de lui, selon certains historiens, l'homme le plus riche que Rome ait jamais connu.
Ses contemporains l'appelaient d'ailleurs le "dives", c'est-à-dire le riche. Crassus hérita d'abord d'un patrimoine considérable, légué par son père. Sous la dictature de Sylla, il profita aussi des proscriptions frappant ses opposants pour s'emparer de certaines terres et faire de la spéculation immobilière.
Mais Crassus était un homme plein d'imagination, qui multiplia les sources de revenus. C'est ainsi qu'il s'enrichit dans le trafic des esclaves, qu'il formait à des tâches diverses, puis qu'il revendait à un tarif bien supérieur au prix d'achat.
Il possédait aussi des mines d'argent et même des maisons closes. On reprochait à Crassus de recourir à tous les moyens pour s'enrichir. Ainsi, on l'accusait de provoquer des incendies, afin de pouvoir racheter à bas prix les maisons proches du sinistre.
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Qu'est-ce que le massacre de Wassy ?
En 1562, le massacre de Wassy, dans le département actuel de la Haute-Marne, marque le début de la première de ces terribles guerres de religion, qui, jusqu'à la publication de l'édit de Nantes, en 1598, ensanglantent la France.
Un office protestant à Wassy
Le massacre de Wassy est né d'un incident fortuit. Le 1er mars 1562, le duc de Guise, accompagné de son escorte, se rend à Paris. C'est le chef incontesté des catholiques. En effet, depuis que la Réforme protestante a commencé, sous François Ier, de s'étendre en France, le pays est séparé en deux "partis", les catholiques et les protestants.
Le trajet du prince passe sur ses terres de Champagne, non loin de la petite ville de Wassy. Il apprend alors qu'un office protestant se tient en ville, dans une grange. Or, c'est contraire aux prescriptions de l'édit de janvier 1562, qui autorisait le culte protestant, mais seulement en dehors des cités.
Un assaut qui tourne au massacre
En tant que chef du parti catholique, Guise veut faire cesser ce culte illégal. Il envoie donc sur place des hommes de son escorte, chargés de mettre fin à la cérémonie. Mais ils sont insultés et reçus à coups de pierres.
Le duc lui-même, venu à la rescousse avec son entourage, est atteint par l'une d'elles. La grange, où se sont retranchés les protestants, est alors prise d'assaut. Et l'engagement tourne au massacre.
Environ 50 protestants y laissent la vie, dont des femmes et des enfants, et 150 personnes sont blessées. Par ailleurs, des notables protestants sont condamnés à la prison ou à l'exil par le Parlement de Paris.
Au terme de ce sanglant épisode, la Régente Catherine de Médicis, qui s'efforce pourtant de mener une politique de conciliation, fait entrer le duc de Guise au gouvernement.
De son côté, le chef du parti protestant, le prince de Bourbon, qui appartient à la prestigieuse famille des Condé, prend ses dispositions. Les deux camps sont prêts à s'affronter dans cette première guerre de religion, prélude à bien d'autres, qui durera jusqu'à l'année suivante.
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Pourquoi le Roman de Fauvel est-il célèbre ?
Le Roman de Renart n'est pas le seul texte du Moyen-Âge à mettre en scène des animaux doués de la parole et d'une véritable personnalité. Plus tardif, et sans doute un peu moins connu, le Roman de Fauvel illustre également cette tradition.
Pour avertir les Rois
Le roman de Fauvel fut sans doute écrit à la fin du XIIIe siècle, sous le règne de Philippe le Bel. Les auteurs appartiennent à l'entourage royal. C'est notamment le cas de Gervais du Bus, le chapelain d'Enguerrand de Marigny, l'un des principaux collaborateurs du Roi.
Cet ouvrage est une sorte de pamphlet, qui relève d'un genre bien codifié, l'"avertissement aux Rois". Il s'agit en effet, par le biais de la fable, de leur rappeler les principes du bon gouvernement.
D'ailleurs Philippe le Bel ne s'y trompe pas, qui se sent mis en cause par le livre.
L'inversion des valeurs
Le personnage du titre, Fauvel, est lui-même tout un programme. En effet, il s'agit d'un acronyme, dont chaque lettre représente un défaut. Le "F" signifie la fausseté, le "A", l'avarice, le "V" la vilenie etc.
Mais qui est ce Fauvel ? Les auteurs nous le décrivent comme un cheval à l'intelligence aiguisée et à l'ambition non moins vive. Fourbe et sournois, il réussit à circonvenir son maître et, par la ruse, parvient à prendre sa place.
Le voilà donc au pouvoir. Nobles et religieux ne manquent pas de le flatter. Animal suppléant l'homme, notre cheval arriviste assoit son pouvoir sur l'inversion des valeurs chrétiennes.
Ainsi, les pauvres sont bannis et les âmes charitables sont persécutées. Ce qui était défaut devenant qualité, l'hypocrisie et la paresse sont encouragées. Et Fauvel ne s'embarrasse pas de scrupules : ne parvenant pas à obtenir la main de Fortune, il n'hésite pas à épouser Vaine Gloire.
De ce couple, naîtront des enfants bien peu vertueux, qui ne songeront guère à faire le bonheur de leurs sujets. On comprend que Philippe le Bel, en lutte avec la papauté et considéré par beaucoup comme le persécuteur des Templiers, n'ait guère apprécié un tel brûlot.
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Pourquoi le roi Jean sans Terre était-il détesté ?
Jean sans Terre est sans doute l'un des Rois d'Angleterre dont la réputation est la plus détestable. Ils n'est que de voir la manière dont il est considéré, dans la légende de Robin des Bois, comme le type même du prince félon et tyrannique.
Un prince qui ne devait pas régner
Né en 1166, Jean sans Terre n'était pas destiné à régner. C'est pourquoi on ne lui avait pas prévu d'apanage, d'où son nom.
En effet, il était le dernier fils d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine. Quatre frères, et même un neveu, le devançaient dans l'ordre de succession au trône.
Mais le destin le servit. En effet, trois de ses frères meurent de façon prématurée, ce qui n'avait rien de surprenant à l'époque. En guerre contre leur père, ils s'attirent en plus sa colère.
Cet épisode permet à Jean de regagner les faveurs d'Henri II. Révélant déjà son caractère fourbe, il essaie, en vain, de ravir le trône à son frère Ricard Cœur de Lion, parti à la Croisade. Cependant, la mort de celui-ci, en 1199, lui permet enfin de monter sur le trône.
Un souverain unanimement détesté
Durant ses 17 ans de règne, Jean sans Terre réussit à se faire détester de la plupart de ses sujets. Il indispose d'abord la noblesse par le peu de cas qu'il fait d'elle et son attitude tyrannique. Et il use avec ses barons de procédés qui scandalisent ses contemporains.
Afin d'éviter la réunion, en une principauté rivale, des comtés d'Angoulême et de la Marche, il n'hésite pas à faire enlever la jeune Isabelle d'Angoulême, qui devait épouser Hugues de Lusignan, comte de la Marche. Puis il force la jeune fille à l'épouser.
Exaspérés par le comportement du Roi, les barons lui déclarent la guerre et le forcent à signer, en 1215, la Grande Charte, première étape vers une Monarchie contrôlée. En conflit avec Rome, Jean sans Terre est même excommunié.
Enfin, pour financer ses nombreuses expéditions militaires en France, le souverain alourdit sans cesse la pression fiscale, suscitant le mécontentement de l'ensemble de ses sujets.
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Qui furent les premiers hippies ?
Les hippies ne sont pas les premiers à avoir prôné une grande liberté de mœurs et un retour à la nature. Au Moyen-Âge et même avant, certaines sectes religieuses avaient été encore plus loin dans de telles revendications.
Adamites...
Comme leur nom le laisse supposer, les adamites se revendiquaient du premier homme, mais avant qu'il ait été chassé de l'Éden. La secte est évoquée, par certains témoignages, dès le IIe siècle, mais elle se répand surtout entre les XIIIe et XVe siècles.
Pour ses zélateurs, l'homme pouvait prétendre, sur cette terre, au même bonheur qu'Adam avant la Chute. Pour eux, il fallait vivre selon l'état de nature. Les vêtements étaient donc superflus, ainsi que de tout ce qui relevait de l'organisation et des usages sociaux.
C'est ainsi que le mariage ou l'État étaient rejetés. Les adamites, qui cultivaient une sorte d'innocence, proscrivaient aussi la viande.
Mais de telles conceptions parurent quelque peu hérétiques, d'autant que les membres de la secte se livraient parfois au pillage. Victimes de persécutions, les adamites disparaissent donc au cours du XVe siècle.
...Et turlupins
Cette revendication d'une sorte d'innocence originelle n'était pas l'apanage des adamites. D'autres mouvements religieux, toujours en cette fin du Moyen-Âge, s'en réclamaient aussi.
Comme les adamites, les turlupins pensaient que la nature était le modèle à suivre. Rien de ce qui en provenait ne pouvait être mauvais. Il ne fallait donc pas avoir honte de se promener nus ou de céder à ses instincts charnels. Autre originalité, du moins pour l'époque, les membres de cette secte semblaient conduits par une femme, une certaine Jeanne Daubenton.
L'Église ne pouvait tolérer ni ce refus du péché originel ni ces atteintes scandaleuses à la morale. Aussi les papes accusèrent-ils les turlupins d'hérésie.
Jeanne Daubenton, "prêtresse" des turlupins, périt sur le bûcher en 1313. En 1372, à Paris, de nombreux sectateurs affrontèrent eux aussi les flammes. Pour bien souligner leur caractère hérétique, on les brûla avec leurs livres, même si on ne sait pas très bien de quels ouvrages il s'agissait.
Comme pour les adamites, on perd ensuite rapidement la trace des turlupins.
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Pourquoi l'Allemagne a dû capituler deux fois ?
Le 9 mai dernier, le Président russe Vladimir Poutine a célébré en grande popme, comme chaque année, l'anniversaire de la capitulation de l'Allemagne en 1945. Pourtant, les autres pays, anciens vainqueurs de la guerre, commémorent cette victoire le 8 mai. Pourquoi cette différence de date ?
Une capitulation signée le 8...
La première capitulation allemande est signée à Reims le 7 mai 1945. Elle prévoit la cessation des hostilités pour le lendemain. Le 8 mai est donc l'une des dates qui a été retenue pour la capitulation allemande.
Elle intervient au terme de négociations que le grand-amiral Dönitz, successeur désigné par Hitler, qui vient de se suicider, a demandé au général Jodl de mener.
Jodl était chef d'état-major au Haut-Commandement de la Wehrmachet et, à ce titre, l'adjoint du maréchal Keitel. De telles discussions avaient pour but de gagner du temps et de convaincre les Alliés de signer une paix séparée avec les Allemands.
Ils pensent que cette alliance pourrait se faire au nom d'une lutte contre un communisme qui, porté par les succès de l'Armée Rouge, paraît aussi menaçant pour les Alliés que pour les Allemands.
...Et le 9 mai
Même si Eisenhower, le généralissime allié, repousse cette demande allemande, Staline de décolère pas. En effet, la capitulation allemande, telle qu'elle a été organisée, ne lui convient pas du tout. Et ce, à plus d'un titre.
En ptremier lieu, il estime que la victoire finale est due en partie à l'armée soviétique, qui a essuyé les pertes les plus importantes. On doit donc lui réserver une place de choix dans les cérémonies marquant la reddition des troupes allemandes.
Or, c'est un simple officier qui représentait l'URSS à Reims. Le choix de cette ville n'est pas non plus du goût de Staline. La capitulation de l'Allemagne ne peut avoir lieu qu'à Berlin, la capitale du Reich.
Enfin, c'est Keitel, le chef véritable de l'armée allemande, et non pas Jodl, qui doit signer l'acte de reddition. Sinon il pourrait toujours être contesté. C'est bien le 8 mai que Keitel signe la capitulation, mais le document n'entre en vigueur que le lendemain 9 mai. C'est donc la date retenue par l'URSS.
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Que fut le “massacre du Zong” ?
Pour écouter Comment j'ai bâti un empire:
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922
Spotify:
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Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/2676812
Google Podcast:
https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D
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On appelle "massacre du Zong", le meurtre, en 1781, de 132 esclaves africains par l'équipage d'un bateau négrier portant ce nom.
De terribles conditions de voyage
Le "Zong" est un navire britannique, qui se livre au commerce triangulaire. Cette traite négrière se déroule entre l'Afrique, l'Europe et l'Amérique, les esclaves étant échangés contre des produits manufacturés et des matières premières.
Quand le navire quitte le port d'Accra (dans l'actuel Ghana), le 18 août 1781, il transporte 442 esclaves, soit beaucoup plus que n'en embarquaient les navires négriers de l'époque.
Les esclaves souffrent donc d'une terrible promiscuité et d'une malnutrition qui favorise l'apparition de maladies. 62 d'entre eux meurent rapidement.
Les raisons d'un massacre
Le 29 novembre, le massacre des esclaves commence. 54 femmes et enfants sont jetés par dessus bord. Dans les jours suivants, 78 hommes sont, à leur tour, précipités à la mer.
Cette terrible décision aurait été prise par l'ensemble de l'équipage, bien que le second du bateau, qui remplaçait le capitaine, gravement malade, ait prétendu s'y être opposé.
Elle serait motivée par la pénurie d'eau qui aurait régné à bord. En effet, des marins prétendirent qu'il ne restait alors que 4 litres d'eau dans le bateau. Or, il était admis, à l'époque, qu'un capitaine puisse jeter des esclaves à la mer si la totalité de ces esclaves ne pouvait plus être nourri ou abreuvé.
Et, dans ce cas, les assurances indemnisaient le capitaine et son équipage, ce qu'elles ne faisaient pas si les esclaves mouraient de maladie par exemple.
Il est vrai que le navire était passé au large de plusieurs terres sans s'y arrêter pour renouveler sa provision d'eau potable. D'après une autre source, cependant, il y aurait eu près de 2.000 litres d'eau à bord.
Ce massacre donne lieu à deux procès. Le premier, qui se déroule en mars 1783, prend le parti des propriétaires du bateau. Au terme du procès en appel, qui se tient peu après, aucun des membres de l'équipage du "Zong" n'est poursuivi pour ce massacre. Mais ce procès a un grand retentissement dans l'opinion publique.
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Quel fut le résultat des premières élections présidentielles françaises ?
Les premières élections présidentielles au suffrage universel ne se déroulent pas en 1962, année où fut réformée, en ce sens, la Constitution de 1958, qui fut adoptée en même temps que la Ve République. En effet, elles sont organisées en 1848.
Une idée venue d'Amérique
Le régime de la Monarchie de Juillet ne résiste pas aux barricades dressées, en février 1848, dans les rues de Paris. Le Roi Louis-Philippe part en exil et cède la place à la IIe République.
En avril, une Assemblée est élue. Mais le pouvoir exécutif sera-t-il confié à un Comité, comme sous la Terreur, ou à un Consulat, comme du temps de Bonaparte ?L'écrivain Tocqueville, qui revient des États-Unis, a une meilleure idée.
Il connaît bien les Américains et a vu fonctionner leur démocratie. Pourquoi ne pas élire, comme eux, un Président qui puiserait sa légitimité dans le suffrage universel ?
Un triomphe
Cette suggestion est adoptée et des élections présidentielles sont organisées en décembre 1848. Le Chef de l'État sera donc élu au suffrage universel masculin, les femmes étant exclues, et pour longtemps, du vote.
Plusieurs candidats se présentent. L'un d'eux retient l'attention : le prince Louis-Napoléon Bonaparte, fils de Louis, ancien Roi de Hollande, et donc neveu de l'Empereur.
Parmi les autres prétendants, on relève les noms du général Cavaignac, à la tête du gouvernement au moment de l'élection, qui venait de mater l'insurrection de juin, le poète Lamartine, et des hommes de gauche, comme Raspail, alors en prison, ou Ledru-Rollin, farouche opposant à la Monarchie de Juillet.
Le 10 décembre 1848, le prince Louis-Napoléon écrase ses adversaires. Il remporte en effet plus de 5,8 millions de voix, oit environ 70 % des suffrages. Cavaignac, de son côté, doit se contenter de recueillir 1,5 millions de voix.
Les autres candidats obtiennent des résultats symboliques. Une campagne efficace, de nombreuses promesses, et, surtout, l'éclat d'un nom prestigieux, expliquent le triomphe du futur Napoléon III.
Mais, ne voulant donner trop de poids au futur Chef de l'État, les députés n'ont prévu qu'un seul mandat présidentiel. Une disposition qui mènera tout droit au coup d'État du 2 décembre 1851.
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Qui est “l'explorateur aux pieds nus” ?
Surnommé l'"explorateur aux pieds nus" , Auguste Pavie, fin connaisseur des civilisations indochinoises et partisan d'une colonisation respectueuse des coutumes locales, contribua notamment à l'établissement du protectorat français sur le Laos.
Une fascination pour l'Indochine
Né en 1847 en Bretagne, Auguste Pavie rejoint l'armée très tôt, sous le Second Empire, et intègre bientôt les rangs de l'infanterie de marine. En 1867, il est envoyé à Saïgon, en Cochinchine.
Il découvre alors ce pays, qui fait partie de la péninsule indochinoise. le vif intérêt qu'il porte à cette civilisation et aux peuples indochinois ne se démentira jamais. Auguste Pavie vient de trouver sa voie.
Pour l'heure, il quitte l'armée et entre dans l'administration des postes et télégraphes. En 1876, il est muté au Cambodge, à Kampot. Là encore, il est fasciné par la civilisation khmère, dont il découvre la richesse. À son contact, il commence d'ailleurs à perdre ses habitudes d'Occidental.
Un explorateur doublé d'un diplomate
Au début des années 1880, il est chargé de la mise en place d'une ligne télégraphique, qui doit relier Pnom Penh à Bangkok. À cette occasion, il est amené à négocier avec le Siam, future Thaïlande, sur le territoire duquel la ligne doit passer.
Ses supérieurs, qui appréciaient déjà son emprise sur les hommes, remarquent alors ses talents de diplomate. Déjà jeune titulaire de la Légion d'honneur, il est nommé vice-consul au Laos.
Après un bref retour en France, où il fonde l'École cambodgienne, future École coloniale, il revient en Thaïlande et décide d'explorer les régions du Haut-Laos. Il se lie d'amitié avec le Roi du pays, dont il sauve même la vie au cours d'une attaquie siamoise.
C'est cette relation avec le souverain du Laos, mais aussi sa conception d'une cooinisation respectueuse des peuples locaux, qui permettent à Auguste Pavie, élevé au rang de ministre pénipotentiaire, d'obtenir, en 1889, le protectorat du Laos pour la France.
En 1895, Auguste Pavie rentre en France, où il se consacre à la rédaction de livres sur son expérience d'explorateur ou les traditions du Cambodge. Il meurt en 1925.
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Pourquoi Marion du Faouët est-elle célèbre ?
Les noms de certains bandits de grand chemin, comme Cartouche ou Mandrin, sont passés à la postérité. Mais certaines femmes ont aussi laissé le souvenir de véritables chefs de bande. C'est le cas de Marion du Faouët.
Une Bretonne, fille de paysans
Marie-Louise Tromel, dite Marion du Faouët, du nom d'un village près duquel elle est venue au monde, est née en 1717 en Bretagne, dans le département actuel du Morbihan. Fille d'un paysan sans terre, elle connaît la misère et se serait livrée assez tôt à de menus larcins.
Elle se met en ménage avec un bandit, qui lui donne trois enfants. Il sera arrêté et pendu en 1747.
Bienfaitrice ou meurtrière ?
Marion du Faouët aurait commencé sa carrière de voleuse vers 1740. Elle ne manque pas de charme et s'aperçoit de son ascendant sur les hommes. Bientôt, elle en commande une quarantaine.
La voilà désormais chef de bande. Une bonne manière d'échapper au destin misérable qui l'attendait, comme toutes les femmes de sa condition.
Concernant Marion du Faouët, il existe deux écoles. Pour les uns, ce serait une sorte de Robin des Bois en jupons, ne détroussant que les riches étrangers et ne s'en prenant pas aux pauvres. Elle les aurait même secourus.
Pour d'autres, ce serait une meurtrière, dont la terrible réputation aurait servi, bien longtemps après sa mort, à effrayer les enfants turbulents.
Une carrière qui s'achève sur la potence
Marion du Faouët est arrêtée une première fois en 1746, avec certains des hommes de sa compagnie. Elle est condamnée à être "pendue et étranglée". Elle échappe pourtant à la mort, mais c'est pour être fouettée et marquée au fer rouge, du "V" infamant des voleurs.
Elle est à nouveau arrêtée quelques années plus tard, en 1752, mais elle réussit à fausser compagnie à ses gardiens. Elle est alors condamnée à mort par contumace et pendue en effigie.
À nouveau appréhendée en 1755, elle est soumise à la question, mais, même sous la torture, elle reste muette. Elle est finalement pendue et étranglée le 2 août 1755.
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De quel mystère la mort de Mussolini est-elle entourée ?
Le 28 avril 1943, Benito Mussolini et sa maîtresse, Clara Petacci, arrêtés quelques jours plus tôt, sont fusillés par des partisans italiens. Mais les circonstances entourant cette exécution ne sont pas claires et ont suscité une vive controverse.
La mort tragique de Mussolini
En cette fin d'avril 1943, la République de Salo, dernier avatar du fascisme italien, est aux abois. Le 26 avril, Mussolini, rejoint par sa maîtresse, Clara Petacci, quitte Milan, peut-être pour gagner la frontière suisse.
Le lendemain, le dictateur italien, qui s'est joint à un cortège de soldats allemands en fuite, est reconnu par des résistants italiens. Il est alors emmené dans une ferme, où il est gardé à vue.
Le 28 avril, le Duce et sa maîtresse sont fusillés. Puis, le lendemain, leurs dépouilles sont laissées sur une place de Milan, où des partisans avaient été exécutés.
Là, les cadavres subissent de nombreux outrages et sont pratiquement réduits en bouillie, avant d'être finalement pendus par les pieds.
Une fin entourée d'obscurités
Nombre d'incertitudes subsistent à propos de la mort de Mussolini. Ainsi, l'identité de celui ou de ceux qui ont ordonné l'exécution continue de susciter des débats.
C'est ainsi que le secrétaire général du parti communiste italien, et vice-premier ministre, Palmiro Togliatti, a revendiqué la responsabilité de l'ordre d'exécution. Ce que n'ont pas manqué de faire, de leur côté, les chefs de la résistance communiste, dont Sandro Pertini, futur Président italien.
L'exécution elle-même du dictateur serait l'œuvre du résistant communiste Walter Audisio, bien que certains l'aient attribuée à Luigi Longo, futur chef du parti communiste italien.
Par ailleurs, certains ont prétendu que cette exécution aurait été organisée par Churchill en personne, qui aurait ordonné aux services secrets britanniques d'éliminer le Duce et de récupérer une correspondance compromettante entre l'homme politique anglais et le dictateur italien.
Dernier mystère enfin : Mussolini transportait avec lui, au moment de sa capture, un véritable trésor, qui lui aurait permis de vivre un exil doré. Or, l'or et les valeurs constituant ce magot ont disparu, sans qu'on sache vraiment qui s'en est emparé et dans quel but.
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Quel esclave défia l'empire romain ?
Spartacus ne fut pas le seul esclave à se révolter contre les Romains. Bien avant lui, au IIe siècle avant J.-C., un certain Eunus défie le pouvoir romain et fonde un véritable État en Sicile.
Un esclave peu ordinaire
Sans doute capturé par des pirates, Eunus avait été emmené en Sicile et acheté par un riche patricien. Les sources le décrivent comme un homme peu ordinaire. Il parlait, nous dit-on, en émettant des étincelles, un effet qu'il obtenait peut-être en plaçant dans sa bouche une noix creuse contenant du soufre et percée de trous.
C'est aussi un mystique, adepte d'une religion orientale. Il se croit investi d'une mission divine et annonce aux invités de son maître, stupéfaits, qu'il fondera bientôt un royaume.
Considéré comme une sorte de magicien inspiré, Eunus avait un grand ascendant sur les autres esclaves.
Les esclaves contre Rome
En 140 ou 139 avant notre ère, Eunus fomente une révolte contre les Romains. Ce que les historiens appellent la Première Guerre servile durera au moins sept ans, jusqu'en 132 av. J.-C.
La ville d'Henna est prise et Eunus est déclaré Roi. Il fonde alors un État et modèle son pouvoir sur celui des Séleucides, cette dynastie hellénistique issue d'un des descendants d'Alexandre le Grand.
Il s'agit d'un véritable État théocratique, dans lequel le Roi, qui prend le nom d'Antiochus, se veut l'interprète de la divinité et son relais sur terre. Le nouveau souverain ne remet pas en cause le principe de l'esclavage, puisque les hommes libres demeurés dans l'île connaissent à leur tour la servitude.
Très vite, Eunus, alias Antiochus, réunit une armée de 20.000 hommes, qui tient tête, entre 138 et 135, aux troupes envoyées par Rome.
Et cette armée d'anciens esclaves comptera jusqu'à 200.000 hommes. Malgré tout, elle ne peut résister à l'assaut final des Romains, qui, en 132 avant J.-C., débarquent dans l'île avec une très puissante armée.
Acculé par ses ennemis, Eunus, entouré du dernier carré de ses fidèles, composé de 1.000 hommes, se réfugie dans la montagne. Après leur suicide collectif, il est fait prisonnier et jeté en prison, où il meurt à une date indéterminée.
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