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Le crowdfunding séduit-il les Français ?
Comme son nom le laisse supposer, le "crowfunding" nous vient des pays anglo-saxons. Ce concept, développé dans les années 2.000, consiste à compter sur les gens (la "foule", "crowd" en anglais) pour participer au financement d'un projet.
Il s'agit donc d'une forme de "financement participatif". Le "crowfunding" peut prendre plusieurs formes. Les gens intéressés peuvent utiliser les plateformes spécialisées pour faire des dons, en échange desquels ils n'attendent donc aucune contrepartie.
Mais elles peuvent être aussi utilisées pour obtenir des prêts, l'emprunteur ayant ainsi affaire à une multitude de prêteurs. Enfin, le "crowfunding" peut permettre à ses nombreux utilisateurs de faire un investissement, en participant au capital d'une entreprise par exemple.
Aujourd'hui, ce mode de financement participatif semble avoir la faveur des Français. En effet, les plateformes de "crowfunding" ont récolté 2,3 milliards d'euros en 2022. Soit une progression de 25 % par rapport à l'année précédente.
Plusieurs raisons expliquent cet engouement. Par rapport à d'autres dispositifs, le fonctionnement du "crowfunding" semble d'abord très simple. Ensuite, il n'est pas nécessaire de consacrer à cette activité de financement des sommes trop importantes.
Ainsi, pour 2022, les dons se montent, en moyenne, à 82 euros, tandis que, sur la même période, les utilisateurs ont consacré une moyenne de 3.000 euros aux prêts et 5.420 euros aux investissements.
Par ailleurs, la destination des sommes données, prêtées ou investies semble plus facile à identifier que dans le cas d'un prêt bancaire. Enfin, avec le "crowfunding", les rendements paraissent plus élevés.
En effet, on peut compter sur un rendement moyen de 6 %, avec un pic à 9,4 % pour le "crowfunding" immobilier. Ce qui explique d'ailleurs le succès remporté par ce secteur. Mais ce mode de financement n'est pas sans risque. Si le projet dans lequel on a investi se solde par un échec, les fonds sont perdus.
C'est notamment pour cette raison qu'à compter de novembre prochain, les plateformes de "crowfunding" devraient être soumises à des règles plus strictes, édictées dans le cadre européen.
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Les diplômes influencent-ils les couples ?
On se doute que le niveau d'études n'est pas sans influencer le comportement des gens. Une récente enquête de l'Insee en apporte une nouvelle preuve. L'institut a voulu savoir si le fait d'être diplômé incitait ou non les personnes interrogées à vivre en couple.
Et la réponse semble assez nette. En effet, plus le niveau d'études est élevé, plus les gens ont tendance à se mettre en couple. Cette tendance, qui se vérifie pour les deux sexes, est encore plus nette chez les femmes.
En effet, cette enquête révèle qu'en 2019 62 % des femmes âgées de 30 à 39 ans vivaient en couple. Cette proportion monte à 71 % pour les bachelières et à 75 % chez les titulaires d'un diplôme Bac+5.
Du côté des hommes, et toujours d'après cette étude, 56 % des personnes sans diplômes, 68 % des bacheliers et 72 % des titulaires d'un diplôme Bac+5 vivaient en couple. On le voit, les diplômes inciteraient un peu moins les hommes à cohabiter avec leur partenaire.
L'un des intérêts de cette enquête, c'est de montrer que la tendance s'est inversée en quelques décennies. En effet, une précédente étude, réalisée en 1990, faisait apparaître que les gens dépourvus de diplômes avaient plus tendance à vivre en couple que les personnes diplômées.
De fait, en 1990, plus de 83 % des femmes titulaires d'un CAP ou d'un BEP vivaient en couple, alors que seulement 74,1 % des femmes titulaires d'un diplôme Bac+2 habitaient avec leur partenaire. La même tendance se vérifie chez les hommes.
Il est assez difficile d'expliquer la tendance actuelle. Le nombre de diplômés augmentant et beaucoup de relations se nouant durant le temps des études, ceci expliquerait peut-être cela.
De toute façon, le phénomène est à relativiser dans la mesure où la part des jeunes vivant en couple ne cesse de diminuer. En effet, plus de la moitié des femmes de 20 à 24 ans vivaient en couple en 1975, contre seulement 25 % en 2019.
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Est-il légal de louer une « passoire thermique » ?
Certains logements sont qualifiés de "passoires thermiques". En règle générale, ils sont classés F ou G après la réalisation du diagnostic de performance énergétique (DPE), obligatoire pour la vente ou la location d'un bien.
C'est dire qu'il est difficile de chauffer ces logements mal isolés, dans lesquels les fenêtres sont souvent équipées d'un simple vitrage et où aucune isolation efficace n'est prévue pour les combles ou d'autres parties de l'habitation.
Les occupants de ces logements, étouffants en été et glaciaux en hiver, voient donc leur facture énergétique grimper. Ce chauffage intense est également source de pollution.
Diverses aides, accordées par l'État, comme "MaPrimeRenov'", l'éco-prêt à taux zéro ou encore un taux de TVA réduit, permettent aux propriétaires de mieux isoler ces logements et d'améliorer leurs performances thermiques.
Soucieux à la fois de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et d'accroître le confort des logements, le gouvernement s'en prend d'abord à ces "passoires thermiques".
Les mesures qui les visent sont progressives. En effet, tous ces logements ne sont pas concernés dans l'immédiat, mais dans un avenir proche. D'ores et déjà, cependant, les logements dont la consommation énergétique annuelle excède les 450 Kwh/m2 ne peuvent plus être mis en location, et ce depuis le 1er janvier dernier.
Dans un second temps, ce sont les logements classés G au DPE qui, dès 2025, ne pourront plus être loués. Puis, en 2028, ce sera au tour des logements placés dans la catégorie F qui, eux non plus, ne pourront faire l'objet d'une location.
Enfin, en 2034, les logements classés E entreront à leur tour dans le champ de cette interdiction. Leurs propriétaires ne pourront plus les proposer à la location.
Grâce à l'audit thermique, qui deviendra obligatoire en avril prochain, tout acquéreur pourra savoir s'il s'apprête à acheter une "passoire thermique". Si c'est le cas, et s'il persiste dans sa décision d'achat, il aura donc un peu de temps devant lui pour rendre le logement propre à la location.
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Pourquoi l'Europe mobilise-t-elle 3,75 milliards ?
Le poids de l'Europe dans l'économie mondiale, face aux États-Unis et à la Chine, dépend en partie de sa capacité à développer son secteur technologique. Et, pour donner de l'élan à ce domaine, il faut lui assurer un financement suffisant.
Pour créer les startups les plus innovantes de ce qu'il est convenu d'appeler la "Tech" européenne, un nouveau dispositif a été adopté. Il a été annoncé, pour la première fois, en février 2022, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne.
Il consiste en la création d'un fonds de fonds européen, appelé "Initiative champions technologiques européens", ou ICTE. Ce fonds est pourvu de la coquette somme de 3,75 milliards d'euros. Comme son nom le laisse supposer, un fonds de fonds est un fonds d'investissement dont la vocation est d'investir dans d'autres fonds d'investissement.
Il doit lui-même investir dans des fonds de capital-risque, qui devront soutenir les futurs poids lourds de l'innovation technologique en Europe. Ces fonds permettent aux investisseurs de participer au capital d'entreprises dont les perspectives de croissance sont prometteuses.
Ce fonds ICTE sera alimenté par deux sources. La première est représentée par les États, qui versent la somme la plus importante. Cinq pays, la France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et la Belgique, ont voulu participer à cette initiative.
Par ailleurs, la Banque européenne d'investissement (BEI) complète, à hauteur de 500 millions d'euros, ce fonds de fonds destiné à donner un nouveau souffle à l'industrie technologique européenne.
Avoir réussi à réunir près de 4 milliards d'euros pour favoriser l'éclosion de startups encore plus innovantes est déjà un beau résultat. Ceci étant, l'objectif de 5 milliards d'euros que s'étaient fixé les initiateurs de ce dispositif n'est pas atteint.
Même si le financement annoncé n'est pas tout à fait à la hauteur des attentes, la création de ce fonds de fonds devrait permettre de préserver l'autonomie des entreprises européennes, dans un secteur où l'interdépendance est souvent de règle. Elle peut également faciliter l'accès de ces entreprises à des technologies dont dépend en parie leur capacité d'innovation.
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Pourquoi les légumes sont-ils de plus en plus importés ?
Dans l'ensemble, les Français mangent moins de fruits et de légumes. Et, quand ils en consomment, ils viennent de plus en plus de l'étranger.
De fait, environ la moitié des fruits et légumes consommés en France sont importés. La part de l'importation est plus importante pour certains produits que pour d'autres. Ainsi, près de 75 % des produits alimentaires surgelés viennent de l'étranger.
C'est un peu moins pour les conserves de fruits et de légumes, dont 43 % sont importés. Le taux d'autosuffisance, pour ce type de produits, ne cesse donc de se réduire. Dans ce secteur, en effet, le déficit commercial est passé de 58 millions d'euros en 2002 à 260 millions d'euros en 2022.
En parallèle, la capacité à exporter s'est érodée, de 50 % pour les conserves depuis 2010, et de près de 15 % pour les produits surgelés.
Si la production française de fruits et légumes peine à répondre à la demande, c'est d'abord en raison des perturbations climatiques. Ainsi la sécheresse qui s'est abattue sur la France en 2022 a-t-elle nui aux récoltes.
Faisant baisser les rendements, elle a provoqué une diminution d'environ 16 % de la récolte de haricots verts, et de 8 % pour les petits pois. D'autres légumes encore, comme les épinards, ont du mal à résister à de tels pics de chaleur.
De même, les restrictions d'eau et l'interdiction de certains pesticides, non remplacés par d'autres produits aussi efficaces, ont également pesé sur la production agricole. Il en résulte une diminution de la surface cultivée, et donc une baisse supplémentaire des récoltes.
De leur côté, les entreprises de transformation, comme les conserveries, ont vu leurs frais de production augmenter, du fait de la hausse des coûts de l'énergie et de l'emballage.
Dans ces conditions, ces entreprises ont plus de mal à résister à la concurrence de certains pays étrangers, qui, du fait notamment d'une main-d'œuvre moins chère, s'en sortent mieux. Ils peuvent aussi se targuer d'une meilleure productivité, grâce à des outils de production plus rentables et plus économes en énergie.
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L'argent placé sur un Livret A dort-il ?
On le sait, le Livret A, dont le taux de rémunération vient d'augmenter, est l'un des placements préférés des Français. En décembre 2022, l'encours des quelque 55 millions de Livrets A était de plus de 375 milliards.
On se doute bien que l'État ne va pas laisser dormir une telle somme. Plus de la moitié de l'argent versé sur les Livrets A, 59,5 % pour être exact, est confié à la Caisse des dépôts et consignations.
Entre autres missions, cet établissement public doit protéger l'épargne des Français et financer le logement social. C'est pourquoi la Caisse des dépôts consacré plus de 160 milliards d'euros à soutenir ce secteur.
Le reste de cette somme est utilisé pour investir dans des obligations d'État, qui sont des emprunts, ou des actions, et prêter de l'argent aux collectivités locales et aux entreprises.
La seconde part de l'encours des Livrets A, soit 40,5 %, est confié aux banques. Ces établissements ne peuvent pas utiliser cet argent à leur guise. En effet, 80 % de cette somme doivent être consacrés à des prêts aux petites et moyennes entreprises (PME).
10 % doivent aller à des projets écologiques, sans que leur nature soit bien précisée. Ces sommes devaient précédemment financer des projets mettant en œuvre le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), qui a été supprimé en janvier 2020.
5% doivent encore financer des entreprises relevant de l'économie sociale et solidaire (ESS). Seul le reliquat de cet argent confié aux banques, soit 5 %, peut être utilisé par ces établissements comme il leur convient.
Mais l'encours des Livrets A pourrait encore être employé d'une autre manière. En effet, les pouvoirs publics réfléchissent à la possibilité de faire financer, par ce moyen, une partie des EPR, ces réacteurs nucléaires de dernière génération.
Les Français pourraient retirer sans crainte une bonne partie des sommes versées sur les Livrets A. En effet, l'argent consacré aux obligations d'État pourrait être récupéré très vite. Par contre, il ne serait pas possible de retirer, sur tous les Livrets, la totalité des sommes placées.
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Comment Salto, le Netflix français, se porte-t-il ?
On le sait, les plateformes de streaming ont le vent en poupe. Elles sont devenues, avec le temps, la meilleure manière de voir ses films ou ses séries préférés.
Certaines de ces plateformes, comme Netflix ou Disney+, sont plus utilisées que d'autres. C'est pourquoi certains responsables de l'audiovisuel français ont voulu créer une plateforme qui puisse les concurrencer.
C'est ainsi que "Salto" est née, en juin 2018, de la collaboration entre les chaînes TF1 et M6 et la société nationale de programmes France Télévision. Mais, du fait de démarches relatives à l'obtention de certaines autorisations et de l'épidémie de Covid, la mise en route réelle n'a eu lieu qu'en octobre 2020.
Dès lors, la plateforme, souvent surnommée le "Netflix français", offre à ses abonnés un grand choix d'émissions et de séries, qu'ils peuvent regarder en avant-première ou en replay.
Au départ, les créateurs de cette plateforme de streaming française étaient confiants. La présidente de France Télévision estimait, au moment de la création de Salto, que la plateforme devrait trouver sa place dans un marché pourtant très concurrentiel.
Et, fin 2022, la barre du million d'abonnés était près d'être franchie. Mais ça n'a pas suffi et les pertes ont commencé à s'accumuler. Au point que le déficit de la plateforme atteint aujourd'hui 80 millions d'euros.
Et, de fait, Salto peine à convaincre, n'attirant guère que 800.000 abonnés. Ce qui n'est pas suffisant pour assurer sa rentabilité. Si les spectateurs s'abonnent peu à Salto, c'est notamment parce qu'ils trouvent souvent les mêmes programmes sur les plateformes de streaming de chaînes comme TF1 ou M6.
Ce sont d'ailleurs les mêmes chaînes qui, confrontées à cette situation, ont jeté l'éponge les premières. Et, à son tour, France Télévision vient d'annoncer qu'elle se retirait de la plateforme.
Ses salariés sont d'autant plus inquiets que, pour l'heure, une seule société semble intéressée par une éventuelle reprise. En cas de dissolution de la plateforme Salto, les responsables De France Télévision, de TF1 et de M6 se sont engagés à trouver des solutions pour assurer le réemploi de ses salariés.
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Quels sont les ménages surendettés ?
Après avoir légèrement augmenté en 2021, le nombre de dossiers de surendettement a diminué de manière notable en 2022. En effet, la banque de France en a traité un peu plus de 113.000, ce qui représente une baisse de 7 % par rapport à 2021 et même de 51 % par rapport à 2014.
Le contexte économique n'est pas seulement marqué par l'inflation, mais aussi par la baisse du chômage, qui peut expliquer en partie cette baisse relative du surendettement.
Par ailleurs, des lois se sont succédé, depuis 1989, pour encadrer les procédures liées au surendettement, limiter certaines pratiques, au niveau des prêts, et mieux informer les consommateurs sur leurs droits et les précautions à prendre avant de solliciter un emprunt.
La Banque de France fait régulièrement état du profil des personnes surendettées. Elles sont plus nombreuses parmi les actifs de 25 à 64 ans et plus encore chez les personnes de 35 à 54 ans.
Parmi les gens les plus touchés par ce phénomène figurent, au premier chef, les personnes seules. En effet, les familles monoparentales représentent 21 % des dossiers de surendettement.
Et ces personnes seules sont très souvent des femmes. En effet, celles-ci sont très touchées par le surendettement. En effet, les personnes surendettées sont, pour 55 % d'entre elles, des femmes.
On ne s'étonnera pas que ce surendettement soit d'abord dû à la faiblesse des ressources des personnes concernées. De fait, 61 % des personnes surendettées se trouvent au-dessous du seuil de pauvreté, fixé actuellement à 1.128 euros par mois.
Et 70 % des femmes à la tête d'un foyer monoparental se situent même en deçà de ce seuil. La situation est d'autant plus préoccupante que la moitié des ménages surendettés dispose de revenus à peine suffisants pour satisfaire à leurs besoins essentiels.
Ils ne peuvent donc honorer des dettes qui, pour environ le tiers des ménages, sont comprises entre 7.000 et 18.000 euros. Il est à noter, enfin, que les principales régions touchées par le surendettement sont les Hauts-de-France et le Centre-Val de Loire.
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Pourquoi le gouvernement veut-il doubler le nombre de pompes à chaleur géothermique ?
Dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique, le gouvernement cherche à développer des modes de chauffage écologiques. C'est notamment le cas de la pompe à chaleur.
En effet, il s'agit d'un équipement de chauffage fonctionnant grâce à la géothermie. Ce sont donc les eaux très chaudes des nappes situées sous la terre qui alimentent les pompes à chaleur.
Il s'agit d'une énergie renouvelable et qui permet, selon les estimations des experts, de diminuer d'environ 90 % les émissions de CO2 du logement chauffé de cette manière.
Les Français utiliseraient actuellement environ 200.000 pompes à chaleur géothermiques. Mais il ne s'en vendrait que 3.000 par an. Ce que les pouvoirs publics jugent insuffisant.
Ils veulent donc d'abord accroître l'offre. En effet, le gouvernement veut augmenter de 40 % le nombre d'installations géothermiques d'ici 2030. Mais il compte aussi doubler, à l'horizon 2025, le nombre de pompes à chaleur possédées par les Français.
C'est dans ce but qu'il a décidé d'augmenter le montant de l'aide destinée à encourager l'achat d'une pompe à chaleur géothermique. Jusque là, cette aide dépendait des ressources de l'intéressé. Les ménages les plus modestes recevaient une aide de 4.000 euros, les autres devant se contenter de 2.500 euros.
Désormais, tous les possesseurs de pompes à chaleur se verront accorder une aide de 5.000 euros. Elle est donc octroyée sans conditions de ressources. Comme ce "coup de pouce" au montant accru pourra s'ajouter à d'autres dispositifs de soutien, une personne s'équipant d'une pompe à chaleur pourra bénéficier, au total, d'une aide pouvant aller jusqu'à 16.000 euros.
Et ce n'est pas trop pour faire installer ce mode de chauffage chez soi. En effet, une pompe à chaleur géothermique coûte très cher. Selon certains calculs, le coût d'installation moyen s'élèverait en effet à environ 18.000 euros.
Mais, en fonction du type d'installation, de l'ampleur des travaux à prévoir, et notamment des forages à effectuer dans le sol, le coût total d'une pompe à chaleur géothermique peut largement dépasser les 20.000 euros. La revalorisation de cette aide est donc loin d'être superflue.
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A quoi sert le taux de l'usure ?
Les emprunteurs à la recherche d'un prêt entendent souvent parler du taux de l'usure. Mais de quoi s'agit-il au juste ?
Ce taux de l'usure est le taux maximum légal que sont autorisés à pratiqués les établissements prêteurs quand ils consentent un prêt. Son but est donc de protéger l'emprunteur contre des taux trop élevés. En permettant d'emprunter de l'argent à des conditions raisonnables, le taux de l'usure permet donc, de manière plus générale, de soutenir l'économie française.
Ce taux est fixé par la Banque de France, en principe tous les trimestres. Cependant, du fait de la remontée actuelle des taux d'intérêt, due notamment à la reprise de l'inflation, le taux de l'usure sera fixé sur une base mensuelle entre le 1er février et le 1er juillet 2023.
Ce taux de l'usure s'applique à l'ensemble des prêts, aux crédits immobiliers comme aux prêts à la consommation. On devrait d'ailleurs parler de taux de l'usure au pluriel, car il en existe plusieurs.
Le taux de l'usure se présente sous la forme d'un taux d'intérêt annuel effectif global, ou TAEG. Il faut rappeler que le TAEG comprend l'ensemble des coûts supportés par l'emprunteur, puisqu'on y trouve notamment, outre le taux d'intérêt nominal, les frais de dossier et d'assurance.
Pour calculer le taux de l'usure, la Banque de France se fait communiquer les TAEG moyens pratiqués par les banques au cours de la période considérée. Puis, sur cette base, la Banque de France établit le TAEG moyen, auquel elle ajoute un tiers.
Le taux de l'usure ainsi fixé dépend cependant du type de prêt sollicité, ainsi que du montant emprunté et de la durée du crédit.
C'est ainsi que pour un prêt à taux fixe d'une durée de 20 ans et plus, le TAEG moyen pratiqué par les établissements prêteurs au quatrième trimestre 2022 a été fixé à 2,68 % par la Banque de France. Sur cette base, la Banque de France a établi le taux de l'usure correspondant à 3,57 %.
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Pourquoi baisser la TVA n'augmenterait pas le pouvoir d'achat ?
Les prix continuent à augmenter en France à un rythme rapide. C'est ce que montrent les derniers chiffres de l'inflation, qui s'est établie à 6 % sur un an en janvier 2023.
La poursuite de ce phénomène ne peut que grever le pouvoir d'achat des Français, et plus encore celui des ménages modestes. Dans un tel contexte, les suggestions, pour les aider à maintenir leur niveau de vie, ne manquent pas.
On a ainsi proposé de baisser la TVA sur les produits alimentaires. Il faut rappeler que cette taxe, qui est l'impôt le plus lucratif pour l'État, représentait 17 % des prélèvements obligatoires en 2021. Une telle baisse entraînerait donc un manque à gagner notable pour les pouvoirs publics.
Ce n'est pourtant pas cet argument qu'a retenu la Cour des Comptes dans un récent rapport. Elle y indique que la baisse de la TVA sur les produits alimentaires ne lui paraît pas de nature à soutenir le pouvoir d'achat des ménages, ni d'ailleurs à apporter une aide ciblée aux ménages les plus modestes.
En effet, une telle mesure lui paraît inefficace. Et les sages de la rue Cambon prennent un exemple. D'après leurs calculs, la baisse de la TVA à 10% sur le gaz et l'électricité aurait trois fois moins d'effet sur le pouvoir d'achat que le maintien du bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie.
Même la suppression de la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité n'améliorerait pas de manière sensible le niveau de vie des ménages. En effet, cette mesure n'entraînerait qu'une hausse de 1,5 % du pouvoir d'achat des ménages les plus modestes, alors qu'il augmenterait de 2,5 % avec le versement d'une aide de 250 euros.
Pour la Cour des Comptes, on le voit, le versement d'aides ponctuelles, comme le chèque énergie, et le maintien du bouclier tarifaire sur le prix de l'énergie, sont plus susceptibles de soutenir le pouvoir d'achat des ménages que la baisse de la TVA sur les produits alimentaires.
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Pourquoi les tarifs vont-ils augmenter aux péages ?
Rien ne semble échapper à la logique de l'inflation. Après les prix du carburant, de l'énergie, des loyers ou des produits alimentaires, c'est au tour des péages d'autoroutes de voir leurs tarifs augmenter.
Et la hausse n'est pas symbolique. En tous cas, elle est nettement plus forte que les années précédentes. En effet, l'augmentation devrait être, cette année, de 4,75 % en moyenne, contre 2 % en 2022 et 0,44 % l'année précédente.
Pour justifier cette hausse, les sociétés d'autoroutes rappellent d'abord qu'elle reste inférieure à l'inflation. Elles soulignent également que le phénomène ne les a pas plus épargnées que les autres secteurs de l'économie.
En effet, l'inflation a provoqué une augmentation des coûts salariaux et des frais d'exploitation supportées par les gestionnaires d'autoroutes. Ils ont également dû réviser à la hausse leurs prévisions d'investissements.
De son côté, la société d'autoroutes Vinci se défend aussi en rappelant qu'elle s'efforce de moduler ses tarifs en fonction du type de trajet effectué. De fait, elle annonce que 70 % des trajets de moins de 30 kilomètres ne seront pas concernés par cette augmentation.
Ce sera aussi le cas pour la moitié des trajets de moins de 50 kilomètres. Enfin, les usagers empruntant certains itinéraires de détournement ne devraient pas voir non plus leur facture s'alourdir.
Enfin, les habitués du télépéage auront droit, durant un an, à une réduction supplémentaire sur leur abonnement. En effet, elle devrait passer de 30 à 40 %.
Ces gestes commerciaux ne semblent cependant pas suffisants, ni aux yeux des usagers ni à ceux de certains observateurs. Si le gouvernement souligne que, en période de transition écologique, il semble normal de demander un effort supplémentaire aux automobilistes, certains experts insistent plutôt sur les bénéfices engrangés par les sociétés concessionnaires.
Ils se monteraient en effet à près de 4 milliards d'euros pour l'année 2021. Par ailleurs, un récent rapport de l'Inspection générale des Finances, daté de 2021, émettait déjà des doutes sur la légitimité des hausses de tarifs de ces dernières années.
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Quelle est la réforme du travail envisagée en Corée du sud ?
L'opposition à l'actuel projet de réforme des retraites le montre bien : les Français n'ont pas envie de travailler davantage. C'est d'ailleurs la tendance constatée dans plusieurs pays d'Europe, où la semaine de 4 jours est envisagée.
Mais il n'en va pas de même dans les pays asiatiques, où le travail tient encore une place bien plus importante que les loisirs.
C'est dans ce contexte que le gouvernement sud-coréen vient d'annoncer sa volonté d'augmenter la durée de la semaine de travail. Compte tenu de la relative pénurie de main-d'œuvre, les autorités ne voient pas d'autre solution pour soutenir l'essor économique soutenu que connaît le pays,
En Corée du Sud, la semaine de travail est organisée de manière assez souple. Les Coréens doivent en effet travailler 40 heures, qui est la durée obligatoire de la semaine de travail.
Mais, depuis 2018, ils peuvent y ajouter jusqu'à 12 heures supplémentaires. Ce qui porte la durée maximale de travail à 52 heures par semaine. Et, de fait, certains Coréens ne manquent pas d'utiliser leur lot d'heures supplémentaires, puisque, d'après des chiffres de l'OCDE, 18 % d'entre eux travaillaient déjà plus de 50 heures par semaine en 2021.
Le gouvernement avait fixé ce seuil de 52 heures pour éviter que les Coréens ne soient exploités au travail. Ce qui ne l'empêche pourtant pas de revoir cette limite à la hausse. En effet, si le projet est adopté, les Coréens pourront travailler jusqu'à 69 heures par semaine.
Et ce toujours sur la base d'une durée légale de 40 heures par semaine, à laquelle se rajoutent désormais 29 heures supplémentaires.
Mais le gouvernement prévoit tout de même une compensation. En période de faible activité, les travailleurs pourront transformer des heures supplémentaires devenues inutiles en jours de congé.
Ce qui permettrait peut-être aux Coréens, qui n'ont droit qu'entre 15 et 25 jours de congés par an, de prendre davantage de vacances. Sans surprise, cette réforme est soutenue par le patronat et plutôt critiquée par les syndicats. Par certaines associations aussi, qui la jugent incompatible avec la vie de famille.
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Qu'est-ce que le panier inflation ?
L'inflation, à 6 % sur un an en décembre 2022, progresse encore légèrement en ce début d'année 2023. Cette hausse des prix touche tous les domaines, le carburant et l'énergie notamment, mais aussi les prix des produits alimentaires.
Pour limiter cette poussée inflationniste, le gouvernement a pris diverses mesures, dont l'instauration d'un bouclier tarifaire, qui tend à ralentir l'augmentation des tarifs réglementés de l'énergie.
Mais les Français sont également très sensibles à l'évolution des prix dans le secteur alimentaire, qui impacte directement leur budget quotidien. C'est pour répondre à cette inquiétude que la ministre du Commerce annonce la mise en place d'un "panier anti-inflation".
Cette mesure serait mise en place au mois de mars prochain, et pour une durée de trois mois, dans les principales enseignes de la grande distribution.
Les clients de ces supermarchés s'y verraient proposer une cinquantaine de produits, à des prix attractifs. Au départ, seulement une vingtaine de produits devaient composer ce panier. La ministre a donc décidé d'en étoffer le contenu.
Les clients devraient trouver, dans ce panier, des produits du quotidien, comme des produits laitiers ou de la viande. Des produits d'hygiène en feraient également partie.
La Ministre s'est dite attentive à la qualité de ce qui est proposé. Ainsi, le panier ne devrait pas seulement comprendre des produits de base, comme des pâtes ou de la farine, mais aussi des produits frais et bio.
C'est à chaque magasin de fixer la composition de ce panier anti-inflation. Mais les pouvoirs publics espèrent que les enseignes pourront s'entendre pour harmoniser leurs propositions et proposer des paniers à la composition à peu près semblable.
Le gouvernement ne peut pas obliger les enseignes de la grande distribution à adopter une telle mesure. Il doit en effet respecter le droit à la concurrence. Il compte donc sur la coopération des enseignes.
Enfin, les pouvoirs publics ne veulent pas léser les fournisseurs. En effet, cette opération ne doit pas conduite à réduire les marges, déjà très étroites, des agriculteurs. C'est donc surtout aux enseignes de faire un effort.
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Le Dry January a-t-il eu un impact économique ?
Inciter les consommateurs à boire moins d'alcool demeure l'un des principaux enjeux de santé publique. Pour répondre à cet objectif, des campagnes de santé sont organisées de manière régulière.
Elles sont lancées à l'initiative des pouvoirs publics ou, comme c'est le cas pour le "Dry january", par certaines associations. Venue du Royaume-Uni, où elle a eu lieu pour la première fois en 2013, cette opération propose aux buveurs de s'abstenir d'alcool durant tout le mois de janvier.
Une campagne du même ordre est organisée en France au début de l'année 2020. Mais l'épidémie de Covid est venue en perturber le déroulement durant les deux années suivantes.
Il n'existe pas, de ce fait, d'étude d'ensemble sur l'impact économique du "Dry january". Il pourrait n'être pas négligeable, dans la mesure où, d'après une récente enquête, 60 % des Français disent connaître cette initiative, 10 % annonçant même leur intention de ne pas boire d'alcool en janvier.
Et, de fait, certains bars affichent des pertes de recettes, d'une ampleur différente selon les établissements. Ainsi, le chiffre d'affaires a pu baisser de 10 à 30 % selon les endroits.
Mais tout dépend de la nature de l'établissement. Ainsi, dans les bars fréquentés par les étudiants, les recettes sont excellentes en janvier, car c'est le mois où les étudiants rentrent de vacances et retrouvent leurs cafés favoris. De même, dans les bars où se retrouvent les gens après le travail, certains se laisseraient parfois tenter, malgré leurs bonnes résolutions, par un verre d'alcool.
D'autres éléments, d'ailleurs, tendent à minimiser l'impact économique du "Dry january". Après la période des fêtes, où l'alcool coule parfois à flots, janvier est le mois des bonnes résolutions, où l'on décide souvent de se montrer plus sobre.
Par conséquent, la consommation d'alcool étant déjà modérée à ce moment de l'année, cette campagne ne changerait pas grand chose. Par ailleurs, les consommateurs remplaçant la bière par des sodas, par exemple, paieraient une addition presque aussi élevée.
Quoi qu'il en soit, les professionnels comptent sur le mois de février pour compenser les éventuelles conséquences du "Dry January".
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Qu'est-ce qu'une "carrière longue" ?
En ce début d'année 2023, la réforme des retraites préparée par le gouvernement occupe le devant de l'actualité. Dans le texte, qui vient d'être présenté à la Commission des lois de l'Assemblée nationale, des dispositions sont prévues pour les personnes ayant eu ce qu'il est convenu d'appeler une "carrière longue".
Mais de quoi s'agit-il ? Dans le régime actuel, une personne doit remplir certaines conditions pour qu'elle puisse prétendre avoir eu une carrière longue.
Il faut d'abord qu'elle ait commencé à travailler avant l'âge de 20 ans. Ensuite, pour bénéficier de la retraite à taux plein, le salarié ou le fonctionnaire doivent avoir cotisé un nombre de trimestres suffisant, tous régimes confondus.
Pour les personnes nées en 1959, par exemple, il fallait justifier de 167 trimestres de cotisations. Le nombre de trimestres devait être porté à 172 pour les générations nées à partir de 1973.
Ce sont là les conditions principales qui, si elles sont remplies, permettent à la personne concernée de prendre sa retraite avant d'atteindre l'âge légal, toujours fixé à 62 ans. En fonction de l'âge auquel la personne a commencé sa carrière, le départ anticipé à la retraite a lieu plus ou moins tôt.
Dans le texte proposé actuellement par le gouvernement, des mesures concernent les personnes ayant fait des carrières longues. C'est d'ailleurs un point qui, parmi d'autres, cristallise les oppositions.
Dans le projet de loi, les "carrières longues" sont toujours reconnues comme des parcours professionnels atypiques, qui peuvent donner droit à un départ anticipé.
Pour en bénéficier, les conditions à réunir sont les mêmes, à la différence près que la durée de cotisation maximale est portée à 44 ans (soit 176 trimestres) au lieu de 43 ans dans le cas général.
Le départ anticipé est toujours modulé en fonction de l'âge de début de carrière. Ainsi, une personne ayant commencé à travailler avant l'âge de 16 ans pourra partir en retraite à 58 ans et une personne ayant débuté entre 16 et 18 ans pourra se retirer à partir de 60 ans.
Enfin, des mesures spécifiques concernent les femmes ayant eu des carrières longues.
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Comment Al Gore s'est-il enrichi ?
Les hommes d'État savent souvent trouver les voies d'une reconversion qui, d'un point de vue financier, leur est souvent plus profitable que leur action politique.
C'est le cas d'Al Gore. Ce représentant démocrate du Tennessee, élu de 1977 à 1985, sera le vice-président de Bill Clinton tout au long de ses deux mandats, de 1993 à 2001. Puis il échouera d'un cheveu à l'élection présidentielle de 2.000, face à George W. Bush.
Al Gore quitte alors la politique active et se consacre à une autre activité. En effet, il devient le porte-drapeau de la cause écologique, militant sans relâche, à travers tout le pays, contre tout ce qui peut accélérer le réchauffement climatique.
L'ancien vice-président y gagne non seulement une grande popularité, mais aussi le prix Nobel de la paix, qu'on lui décerne en 2007.
Dans son nouveau rôle d'activiste, Al Gore n'est guère fidèle à l'image traditionnelle du militant écologique, dont le combat pour l'environnement est souvent teinté d'un anticapitalisme latent.
Lui ne semble pas avoir ce genre de prévention. Au contraire, il n'a jamais été aussi riche, semble-t-il, que depuis qu'il défend l'avenir de la planète. En effet, il a créé une société, "Generation Invstment Management", qui s'est spécialisée dans la recherche sur le développement durable.
Entre autres activités, elle soutient les entreprises qui, dans le cadre de leurs activités, s'efforcent de respecter la planète, notamment en limitant leurs émissions de gaz à effet de serre.
La valeur de l'entreprise elle-même est estimée à 36 milliards de dollars. Et, depuis la création de sa société, en 2004, Al Gore aurait engrangé, selon le "Daily Mail", pas moins de 330 millions de dollars.
Par ailleurs, l'ancien homme politique fait des conférences très bien rémunérées sur les méfaits du réchauffement climatique et des placements judicieux dans des entreprises prospères, comme Apple.
Aussi peut-il mener grand train. Il passe en effet une partie de son temps entre son luxueux manoir de Nashville et sa villa de Montecito, en Californie, estimée à 13 millions de dollars.
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Combien les Panama Papers ont-ils permis de collecter ?
Les initiatives prises par les pouvoirs publics pour lutter contre la fraude fiscale ont permis au Trésor de récupérer des sommes considérables. Dans ce domaine, l'administration française a pu profiter des fuites de millions de documents confidentiels.
C'est d'abord le cas de ce qu'il est convenu d'appeler les "Panama papers", révélés en 2016. Grâce à un lanceur d'alerte anonyme, environ 11,5 millions de documents, en provenance d'un cabinet d'avocats panaméen, ont pu être consultés par les services de Bercy.
Ils mettent notamment en cause des responsables politiques très haut placés. De leur côté, les "paradise papers" portent sur des millions de documents révélés, en 2017, par une organisation internationale de journalistes. Dans les deux cas, ces révélations mettent au jour des opérations de fraude fiscale de grande ampleur.
La consultation de ces documents, portant notamment sur des placements offshore, ont permis au fisc français de récupérer environ 200 millions d'euros. Pour l'heure, ce sont les "Panama papers" qui ont permis de faire rentrer le plus d'argent dans les caisses.
En effet, l'exploitation de ces documents s'est soldée par un retour au Trésor de près de 177 millions d'euros. Cette somme résulte de l'examen de près de 200 dossiers. D'après les ministres concernés, il ne s'agit que de chiffres provisoires.
En effet, de nombreuses procédures restent encore bloquées, faute d'une coopération suffisante au niveau international.
Pour le moment, l'utilisation des "Paradise papers" s'est révélée moins fructueuse. Elle n'aurait permis de récupérer que 11,5 millions d'euros. Mais seulement 35 dossiers ont été examinés.
D'autres affaires de fraude comparables ont encore été révélées par le même groupe de journalistes. Il s'agit notamment des "Pandora papers", une fuite concernant cette fois-ci près de 12 millions de documents, la plupart portant toujours sur la fraude ou l'évasion fiscales.
Il est également question d'une affaire de blanchiment d'argent passant par une société basée à Dubaï. Mais les services de Bercy indiquent ne pas disposer d'assez de recul pour évaluer les contours et l'ampleur de cette nouvelle affaire.
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Pourquoi le label « Haute valeur environnementale » est-il si critiqué ?
Conscients d'une demande forte à cet égard, de la part des consommateurs, les pouvoirs publics soutiennent des initiatives propres à encourager une agriculture plus respectueuse de l'environnement et de la santé humaine.
Mais elles ne sont pas forcément appréciées des associations de défense des consommateurs. En effet, plusieurs d'entre elles dénoncent le label "Haute valeur environnementale" (HVE), mis en place en 2012.
On voit, sur ce label, une ferme, surmontée d'un soleil rayonnant et d'un papillon. Ces éléments bucoliques, et les mots utilisés pour cette certification, ont de quoi donner confiance aux consommateurs.
Et c'est bien ce que lui reprochent les associations. En effet, elles jugent qu'il y a tromperie sur la marchandise.
Ces associations, mais aussi certains organismes publics, estiment que le consommateur est dupé par un logo qui lui fait espérer des conditions de culture idéales. Or il n'en serait rien.
Les conditions à respecter, pour obtenir ce label, seraient beaucoup moins contraignantes que le cahier des charges de l'agriculture biologique. Les agriculteurs ayant obtenu le label HVE pourraient même utiliser des pesticides, et parmi les plus dangereux. Par ailleurs, le dispositif ne serait pas encadré par des contrôles suffisants, ceux-ci n'ayant lieu que tous les trois ans.
D'après les associations, la situation serait d'autant plus grave que ce label, plus facile à obtenir, aurait rencontré un grand succès. En juillet 2022, environ 30.000 exploitations en bénéficieraient. On aurait enregistré, à cet égard, une progression de 56 % en un an. La viticulture représenterait d'ailleurs, à elle seule, près de 70 % des exploitations concernées.
Fort mécontentes, les associations de défense des consommateurs ont donc saisi le Conseil d'État pour faire annuler le label HVE. Face à cette offensive, les autorités répondent que, sur le demande de Bruxelles, elles ont récemment renforcé les conditions donnant accès à ce label.
Quant aux agriculteurs concernés par ce dispositif, ils déplorent l'attitude de ces associations, rappelant notamment que ce label représente une étape vers une agriculture plus soucieuse de l'environnement. Et donc, à leurs yeux, un progrès.
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Quelle importance les français accordent-ils au travail ?
La récente épidémie de Covid, qui a notamment entraîné une généralisation du télétravail, avait déjà montré un certain désamour des Français pour leur travail.
De nouvelles études viennent confirmer que si, dans l'esprit de nos contemporains, le travail reste important, il n'occupe plus la place essentielle qu'il avait encore quelques décennies auparavant.
En effet, dans une récente enquête de l'institut de sondages Ifop, seulement 21 % des personnes interrogées déclarent leur travail "très important". Elles étaient 24 % à répondre de cette façon en 2021 et 60 % en 1990.
On voit donc qu'en l'espace d'une trentaine d'années le rapport des Français à leur travail s'est modifié de manière notable.
On s'aperçoit aussi que, d'après ces études, les Français ont tendance à reconsidérer la place du travail dans leur vie. En effet, il leur semble désormais moins important que le temps libre et les loisirs.
En effet, 61 % des personnes interrogées préfèrent avoir plus de temps libre que de gagner plus d'argent en travaillant davantage. L'opinion des Français, en ce domaine, a complètement changé en une quinzaine d'années.
En effet, en 2008, 62 % des Français prétendaient que gagner plus d'argent leur paraissait plus important qu'avoir des loisirs. Une proportion qui s'est donc inversée en un court laps de temps.
De même, des comportements plus individualistes et une plus grande difficulté à trouver un emploi, dans un contexte de chômage élevé, ont entraîné, au fil du temps, un moindre attachement à un travail considéré comme une expérience collective.
Ainsi, dans une enquête de l'Ifop datant de 2021, trois personnes sur quatre exprimaient tout l'intérêt qu'elles portaient à des figures comme celles de l'auto-entrepreneur ou du "freelance".
Ce comportement plus individualiste se traduit aussi par un moindre attachement à une entreprise dont seulement 51 % des salariés jugent qu'elle prend bien en compte les besoins de ses employés.
Enfin, environ un salarié sur cinq pratiquerait ce qu'on appelle la "démission silencieuse", une manière de se déconnecter complètement du travail une fois la journée de travail terminée.
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Êtes-vous plus riche que la moyenne ?
En France, le moins qu'on puisse dire est que la richesse est mal répartie. En effet, d'après une récente enquête de l'Insee, la moitié des ménages détiendraient 92 % des avoirs.
Et l'on n'est pas surpris de constater que leur patrimoine brut, c'est-à-dire calculé avant le remboursement des emprunts, est supérieur à celui détenu par l'autre moitié de la population.
En effet, ce patrimoine brut de la moitié des ménages est supérieur à 177.200 euros. Mais il est encore bien plus élevé pour les 10 % des ménages les plus aisés, qui peuvent compter sur un patrimoine brut supérieur à 716.300 euros.
Quant aux Français les plus riches, qui forment 1 % de la population, leur patrimoine brut dépasse 2,24 millions d'euros.
De leur côté, les 10 % de ménages les plus pauvres doivent se contenter d'un patrimoine brut inférieur à 4.000 euros.
De quoi se compose ce patrimoine ? Sans surprise, c'est l'immobilier qui en représente la part la plus notable. Plus de 60 % du patrimoine des ménages vient en effet de ces biens.
la part de l'immobilier diminue cependant avec la richesse. En effet, il ne représente plus que 36 % du patrimoine des personnes les plus aisées. En effet, une partie notable de leur richesse est composée du patrimoine professionnel, où l'on trouve notamment des entreprises ou des commerces.
De fait, il représente 34 % de la richesse du 1 % de ménages les plus aisés, contre 11 % pour la moyenne des ménages. Le patrimoine financier, composé notamment de l'épargne des ménages, n'est pas non plus sans importance.
Il représente 21 % du patrimoine des ménages, mais les 5 % les plus riches détiennent près de la moitié de ce patrimoine. Dans l'ensemble, le patrimoine a tendance à augmenter avec l'âge.
De fait, le patrimoine brut est de 71.200 euros chez les moins de 30 ans, alors qu'il dépasse les 360.000 euros chez les personnes âgées de 60 ans et plus, pour se stabiliser à peu plus de 340.000 euros chez les septuagénaires.
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Pourquoi la croissance de la Chine est-elle si « faible » ?
Depuis ces dernières années, l'essor économique de la Chine semblait irrésistible. Au point que le pays était devenu, à la fin de l'année 2021, la première puissance mondiale, coiffant les États-Unis au poteau.
Mais, en ce début d'année 2023, force est de constater que la croissance chinoise s'est enrayée. En 2022, elle aura même été la plus faible jamais enregistrée dans le pays en 40 ans.
En effet, les derniers chiffres disponibles indiquent une hausse de 2,7 % pour cette année. Soit la performance la plus médiocre depuis le repli de 1976, où la croissance avait reculé de 1,6 %. Il est à noter que l'année 2020, la première de la pandémie de Covid, pendant laquelle la croissance n'a progressé que de 2,3 % , n'est pas prise en compte.
Comment expliquer un essor aussi limité de la croissance en 2022 ? Le Covid est bien sûr la première cause de cette contre-performance.
On sait en effet que les autorités ont appliqué une politique dite "zéro Covid". Elle s'est notamment traduite par des dépistages quotidiens obligatoires et la quarantaine systématique des personnes testées positives.
De telles restrictions ont obligé des millions de gens à rester chez eux. De ce fait, de nombreuses usines ont fermé. Dans de nombreux secteurs, la production et les exportations ont accusé un net repli. Ces dernières ont même reculé de près de 10 %. On a également constaté une baisse sensible de la consommation.
Si la croissance a fléchi, c'est aussi en raison des difficultés du secteur immobilier. Depuis 2020, en effet, certaines dispositions visaient à restreindre la capacité d'emprunt des promoteurs immobiliers, très endettés dans l'ensemble. Touchés par ces mesures, nombre d'entre eux risquent de faire faillite.
Les exportations, la consommation des ménages et la construction étant souvent considérées comme les trois piliers de la croissance, les difficultés qu'elles rencontrent expliquent assez les difficultés actuelles.
Cependant, la situation commencera peut-être à s'améliorer dès cette année puisque, d'après la Banque mondiale, le PIB de la Chine devrait progresser de 4,3 % en 2023.
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Pourquoi Elon Musk est-il dans le « Guinness des records » ?
Ce n'est pas en raison d'une fortune considérée, voilà peu, comme la plus importante au monde, qu'Elon Musk entre au Guinness des records. En fait ce n'est pas pour ce qu'il a gagné qu'il y fait son entrée, mais plutôt pour ce qu'il a perdu.
En effet, le patron de Tesla vient d'établir, en 2022, le record de la plus grosse perte de fortune personnelle jamais enregistrée. De fait, il aurait perdu 182 milliards de dollars durant cette année, soit à peu près 170 millions d'euros.
Même si ces chiffres ne sont pas certains, le comité du Guinness des records indique que, de toute façon, le milliardaire a largement battu le record précédent, détenu par l'homme d'affaires japonais Masayochi Son, qui n'avait perdu qu'un peu plus de 58 milliards de dollars...
Comment expliquer une telle déconfiture ? Il faut dire que l'année 2022 n'aura pas été très favorable à Elon Musk. Sa prise de contrôle très médiatisée de Twitter et sa gestion controversée du réseau social ont soulevé de nombreuses critiques.
Il se peut qu'un tel comportement ait fait réfléchir nombre d'investisseurs, désormais peu désireux de soutenir les actions de Tesla, l'un des fleurons du groupe dirigé par Elon Musk.
Ses voitures électriques ont en effet rencontré de nombreux problèmes, comme une certaine inefficacité des batteries utilisées et de l'autopilote, le coût très élevé des primes d'assurance ou encore le mauvais fonctionnement de la direction assistée.
On ne s'étonnera donc pas, dans ces conditions, que les actions de Tesla aient chuté de 65 % en 2022. Une véritable catastrophe pour Elon Musk, qui tire une partie appréciable de ses revenus de son groupe automobile.
Ces déboires ont donc ramené la fortune de l'entrepreneur à 138 milliards de dollars en janvier 2023, avec une récente remontée à 146 milliards de dollars. Ce qui reste, on le conçoit, une somme très appréciable, moins élevée, toutefois, que celle de l'industriel français Bernard Arnault qui, avec une fortune estimée à 206 milliards de dollars, est devenu l'homme le plus riche du monde.
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Combien rapporte Airbnb aux communes françaises ?
Les touristes passent de plus en plus par la plateforme Airbnb pour louer les logements où ils vont passer leurs séjours de vacances. Les revenus de la plateforme préviennent de commissions, payées par le loueur et le voyageur.
Mais les communes dans lesquelles se trouvent les logements loués y trouvent aussi leur profit. En effet, la plateforme encaisse la taxe de séjour payée par les vacanciers et la reverse aux communes.
Cette taxe, qui varie, selon les cas, de 1 à 5 % par personne et par nuitée, s'ajoute au prix du séjour. En 2022, Airbnb a reversé aux communes françaises 148 millions d'euros de taxe de séjour, soit une augmentation de 60 % par rapport à l'année précédente.
Une telle progression est due en grande partie à la reprise du tourisme et au retour des voyageurs internationaux au terme de l'épidémie de Covid.
L'importance d'une telle somme est le reflet de la forte activité de la plateforme Airbnb en France. C'est en effet le pays où, après les États-Unis, elle est le plus sollicitée par les touristes.
Et les logements loués par l'intermédiaire d'Airbnb sont encore plus nombreux dans certaines villes de l'hexagone. C'est notamment le cas de la ville de Paris, à laquelle la plateforme a reversé plus de 24 millions d'euros de taxe de séjour en 2022, ou de Marseille, qui, pour la même année, a engrangé près de 3 millions d'euros au titre de cette taxe.
Les revenus qu'en tirent les communes leur permettent de financer des infrastructures de loisirs et des projets liés à la promotion du tourisme.
Cette manne ne les empêche pourtant pas de critiquer la plateforme Airbnb. D'abord parce qu'au gré de beaucoup, elle ne paie pas des impôts proportionnés à la réalité de son activité. Ayant son siège en Irlande, elle profite en effet d'une fiscalité avantageuse.
Par ailleurs, les communes reprochent à Airbnb de favoriser la location de meublés touristiques au détriment des logements occupés à l'année.
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Quel est le nouveau concurrent de la SNCF ?
Dans le cadre de la libéralisation du transport ferroviaire en Europe, la SNCF doit s'ouvrir à la concurrence. Depuis la fin de l'année 2019, les régions aussi bien que l'État peuvent faire exploiter leurs lignes par d'autres compagnies ferroviaires.
À partir de cette année, 2023, cette procédure deviendra même obligatoire. C'est dans ce contexte que la compagnie espagnole Renfe annonce son intention de s'installer sur le réseau ferroviaire français.
Pour l'heure, elle n'en est qu'à la période d'essai. Dans un premier temps, en effet, elle fera circuler des trains sans passagers sur deux itinéraires : Perpignan-Marseille et Perpignan-Lyon.
À plus long terme, cependant, l'objectif est plus ambitieux. En effet, deux lignes de plus grande ampleur, Lyon-Barcelone et Marseille-Madrid, devraient voir le jour avant l'été 2023. Les passagers devraient alors profiter de deux allers-retours quotidiens. L'ouverture d'une ligne Paris-Barcelone est également envisagée, mais à plus long terme.
Avant de faire circuler ses premiers trains, Renfe a dû obtenir des certificats spécifiques, qui attestent de leur capacité à respecter les exigences de sécurité qui sont de rigueur sur le réseau ferroviaire français.
De tels certificats ne sont pas valables pour l'ensemble du réseau, mais doivent être obtenus pour l'exploitation de chaque ligne. La compagnie espagnole a également dû former ses cheminots à la conduite des trains sur le réseau français.
Cette ouverture du marché ferroviaire à l'Espagne ne semble pas s'être faite sans difficulté, Madrid ayant même menacé d'en appeler à Bruxelles pour vaincre les réticences de la SNCF.
Quoi qu'il en soit, la compagnie française profite elle aussi de cette ouverture du marché ferroviaire à la concurrence. D'ores et déjà, les trains à bas coût Ouigo se sont emparés de près du tiers du marché ferroviaire espagnol.
Une concurrence qui profite aux voyageurs; en effet, le prix des billets a baissé de plus de 40 % sur la ligne Madrid-Barcelone. Renfe n'est pas la seule compagnie ferroviaire étrangère à s'être installée en France. La compagnie italienne Trenitalia devrait exploiter, dans un proche avenir, la ligne Paris-Milan.
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Pourquoi Twitter a réalisé une vente aux enchères ?
Décidément, depuis qu'Elon Musk est aux manettes, rien ne va plus chez Twitter. Il avait déjà quelques coups d'éclat à son actif, comme le licenciement de près de la moitié du personnel ou le rétablissement du compte de personnalités controversées, comme l'ancien président Donald Trump.
Et le voilà qui se lance à présent dans une grande vente aux enchères. Elle comporte pas moins de 631 lots. On y trouve des objets emblématiques, qui n'ont pas tardé à trouver preneur.
C'est le cas d'une statue de l'oiseau bleu qui symbolise le réseau social. Un acheteur n'a pas hésité à la payer 100.000 dollars. De même, une grande installation électrique représentant le même emblème est partie pour 40.000 dollars.
Mais, dans le catalogue de la vente aux enchères, on trouve une liste d'objets très hétéroclites : un immense pot de fleurs, des bureaux et jusqu'aux machines à café.
Le but d'une telle opération est très clair : faire des économies. C'est un peu devenu l'obsession du patron de Tesla, depuis qu'il a racheté Twitter. En effet, le réseau social ne se porte pas très bien.
Il perd même de l'argent. En effet, les décisions d'Elon Musk, jugées souvent malencontreuses, ont découragé certains annonceurs. Or, les revenus du réseau social lui viennent surtout de la publicité.
Dans ces conditions, le milliardaire n'a d'autre choix que de réduire la voilure. Les licenciements massifs qu'il a ordonnés entrent dans une telle logique de réduction des coûts. Comme la vente aux enchères qui vient d'avoir lieu.
Mais cette politique ne consiste pas seulement à limiter les dépenses. Elon Musk entend aussi augmenter les ressources. Ainsi, il a décidé de proposer un abonnement payant à ses clients.
Ils auront le choix entre des formules à 8 ou 11 dollars par mois. À l'année, il ne leur en coûtera que 84 dollars. Pour l'instant, de tels abonnements ne sont disponibles que dans certains pays.
D'après Elon Musk, une telle politique devrait tirer d'affaire le réseau social, qui pourrait même réaliser un chiffre d'affaires de 3 milliards de dollars en 2023.
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À quel âge les Français partent-ils réellement à la retraite ?
En ce début d'année 2023, le gouvernement devrait présenter le projet de réforme des retraites qu'il avait dû abandonner provisoirement à cause de la crise sanitaire.
L'un des points essentiels de cette réforme porte sur le report de l'âge légal de départ en retraite, fixé à 62 ans en 2010. Cet âge pourrait être repoussé à 64 ou 65 ans. Mais cet âge légal de départ ne correspond pas forcément à celui auquel les français prennent effectivement leur retraite.
En fait, il n'en diffère pas beaucoup. En effet, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), cet âge effectif de départ à la retraite était de 62 ans et 2 mois en 2019.
Mais, comme toutes les moyennes, ce chiffre cache de nombreuses disparités. Entre les hommes et les femmes d'abord. En effet, toujours selon ces chiffres de la DREES, les femmes, en 2019, partaient en retraite à 62 ans et 5 mois, contre 61 ans et 9 mois pour les hommes.
Par ailleurs, cet organisme relève aussi des différences, à cet égard, entre les fonctionnaires et les salariés du privé. En 2019, les premiers prenaient leur retraite à 61 ans et 6 mois, alors que les seconds, du moins les salariés relevant du régime général, quittaient la vie active à 63 ans et un mois.
De leur côté, les membres des professions libérales partaient encore plus tard à la retraite. En effet, ils attendaient d'avoir 65 ans pour tirer un trait définitif sur leur vie professionnelle. Là encore, tous ces chiffres sont des moyennes.
Enfin, les personnes bénéficiant des régimes spéciaux de retraite mettent un terme à leur vie active encore plus tôt. Ainsi, d'après la DREES, ils partaient en retraite, en 2019, entre 55 ans et 9 mois et 60 ans et 6 mois.
À titre d'exemples, on peut citer le cas des cheminots qui, d'après le Conseil d'orientation des retraites (COR), prennent leur retraite à 58 ans en moyenne. C'est 56 ans pour les employés de la RATP.
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Les salaires vont-ils augmenter fortement en 2023 ?
La forte poussée inflationniste qui, depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, en février 2022, perturbe l'économie mondiale, ne peut qu'influer sur l'évolution des salaires.
Comme les rémunérations n'ont pas suivi l'inflation, le niveau réel des salaires est plus faible qu'en 2019. D'après la Banque centrale européenne (BCE), le taux d'évolution annuel réel de ces salaires serait à -5,2 % au deuxième trimestre 2022.
Aussi la BCE s'attend-elle à des hausses de salaire significatives, qui permettent de récupérer le manque à gagner provoqué par l'inflation. Ainsi, pour l'organisation financière, les salaires bruts, en zone euro, qui ont progressé de 4,5 % en 2022, devraient encore augmenter de 5,2 % en 2023.
Soucieux de regagner le pouvoir d'achat perdu, certains salariés, épaulés par des syndicats combatifs, revendiquent des hausses de salaire plus importantes. Ainsi, les fonctionnaires allemands réclament des augmentations de l'ordre de 10,5 %, tandis que, dans le même pays, les salariés de la poste veulent voir leurs salaires progresser de 15 %.
Devant cette évolution prévisible des salaires, la BCE tire la sonnette d'alarme. En effet, pour elle, il est à craindre que cette augmentation des salaires ne tire encore les prix vers le haut, alimentant cette spirale inflationniste que craignent les experts et les responsables politiques.
en effet, la croissance de la masse salariale augmentant les coûts de production, les entrepreneurs pourraient répercuter cette augmentation sur les prix de vente de leurs produits. Ce qui leur permettrait de ne pas rogner sur leurs marges.
L'inflation repartirait alors de plus belle, exerçant à nouveau une pression sur des salaires qu'il faudrait encore augmenter. On entrerait ainsi dans un véritable cercle vicieux.
En tous cas, une telle évolution ne permettrait pas d'envisager, du moins à moyen terme, la baisse d'une inflation qui, en ce début d'année 2023, commence à marquer le pas.
Pour les experts de la BCE, un contexte économique morose et les conséquences de la guerre en Ukraine ne devraient pas permettre de maintenir cette pression à la hausse sur des salaires qui, à plus ou moins brève échéance, pourraient même baisser de nouveau.
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Qu'est-ce que le « soft discount » ?
Le "hard discount" est un concept désormais connu du grand public. Les consommateurs fréquentent volontiers les magasins qui s'en réclament et qui mordent sur la clientèle des enseignes de la grande distribution classique.
Mais les clients connaissent sans doute moins bien les magasins pratiquant le "soft discount". Il existe pourtant des similitudes entre ces deux notions.
Dans les deux cas, en effet, la réduction des marges, les achats de produits en grande quantité et l'accent mis sur les circuits courts permettent d'offrir aux clients des promotions et des prix beaucoup plus bas que dans les hypermarchés habituels. De même, les frais de fonctionnement sont moindres, aussi bien pour le "hard" que pour le "soft discount".
Les deux types de magasins sont souvent de dimensions moyennes. Tous deux situés de préférence en périphérie des villes, ils tendent à se rapprocher du centre, pour toucher une clientèle plus nombreuse. Dans les deux cas, enfin, le personnel, plus limité, doit être polyvalent.
Comme son nom le laisse supposer, le "soft discount" repose sur les mêmes principes de base que le "hard discount", mais il atténue certains d'entre eux.
Ainsi, le "hard discount" ne présente à ses clients que des produits de base. Dans ces magasins, en effet, les références sont en moyenne 20 fois moins nombreuses que dans les autres enseignes de la grandes distribution.
De son côté, le "soft discount" occupe une position intermédiaire. Les produits proposés, qui appartiennent d'ailleurs souvent à des marques nationales, sont moins abondants que dans des supermarchés classiques, mais plus nombreux que dans les magasins "hard discount".
De même, les produits sont mieux présentés. En effet, ils sont souvent disposés sur des rayons, comme dans les enseignes classiques, et non sommairement entassés sur des palettes ou dans des cartons, comme dans les magasins "hard discount". Ils sont également mieux mis en valeur, notamment par un meilleur éclairage.
Dans le "soft discount", le personnel est un peu plus étoffé que dans le "hard discount", mais nettement moins nombreux que dans les enseignes classiques.
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La crise affecte-t-elle les ventes de Rolls Royce ?
La crise déclenchée par l'épidémie de Covid a durement touché l'industrie automobile. En effet, elle a entraîne une pénurie de certaines pièces essentielles, comme les semi-conducteurs, désorganisé les circuits de production et allongé les délais de livraison.
Mais certains secteurs, comme les voitures de luxe, s'en sortent beaucoup mieux. C'est notamment le cas de Rolls Royce, rachetée par BMW en 1998. En effet, cette marque emblématique, fondée depuis plus d'un siècle, ne semble pas touchée par la crise.
En 2021, une année très difficile pour la plupart de ses concurrents, Rolls Royce a réussi à vendre plus de 5.500 voitures, ce qui constitue un record. Il est pourtant battu l'année suivante, où la marque vend plus de 6.000 automobiles. Ce qui représente une progression de 8 %. Et, d'ores et déjà, les carnets de commande sont pleins pour 2023.
Pourtant, ce contexte très défavorable aurait pu avoir un impact négatif sur cette marque de voitures de prestige. En effet, les confinements liés à la crise sanitaire ont provoqué une diminution de l'activité en Chine, l'un des principaux débouchés de Rolls Royce, et donc une baisse des ventes.
Par ailleurs, la guerre en Ukraine a fermé la Russie à la marque, comme à la plupart de ses concurrents. Or, Rolls Royce vendait entre 250 et 300 voitures par an à ses clients russes.
Mais l'entreprise a réussi à maintenir le cap, et même à augmenter le volume de ses affaires, en s'orientant vers d'autres marchés. C'est notamment le cas du marché américain, qui représente désormais 35 % des ventes. L'Europe occupe également une très bonne place.
Pour autant, Rolls Royce ne s'endort pas sur ses lauriers. En effet, son projet de véhicule électrique, nommé "Spectre", devrait être présenté cette année. Si tout se passe comme prévu, les premières voitures électriques devraient être vendues fin 2023.
Rolls Royce n'est pas la seule marque de luxe à tirer son épingle du jeu. D'autres constructeurs automobiles, comme Bentley, Lamborghini ou Bugati ne semblent pas non plus affectés par la crise actuelle.
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