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Pourquoi le nombre d'abonnés à Twitter va-t-il chuter ?
Depuis que Twitter a été rachetée, en octobre dernier, par Elon Musk, qui a investi 44 milliards de dollars dans l'opération, les changements n'ont pas manqué. Et ils n'ont pas valu que des commentaires flatteurs au patron de Tesla.
Il a en effet commencé par licencier environ 10 % de ses effectifs et par réactiver le compte de personnalités controversées, comme Donald Trump.
Aujourd'hui, il annonce que le nombre des abonnés du réseau social va connaître une baisse. Elon Musk a en effet décidé de supprimer tous les comptes inactifs, ou très peu actifs, depuis des années.
Ces comptes, sur lesquels aucun "tweet" n'est publié depuis très longtemps, seraient bien plus nombreux que les 250 millions de comptes utilisés chaque jour par leurs possesseurs.
L'annonce de ces suppressions de comptes a été diversement reçue. Certains s'en félicitent, car ils pensent que cette mesure va libérer de la place sur le réseau social. Elle peut aussi leur permettre de récupérer l'usage de pseudonymes qui pourront être utilisés ailleurs.
Mais d'autres utilisateurs contestent cette décision, qu'ils estiment contraire à la politique traditionnelle de Twitter. En 2019, en effet, la plateforme avait encore réaffirmé son intention de ne supprimer aucun compte.
L'un des arguments invoqués, pour justifier le maintien de tous les comptes, est la forme d'hommage qu'ils représentent quand ils appartiennent à des personnes décédées. C'est aussi une manière de se souvenir d'eux.
Mais certains soupçonnent Elon Musk de ne pas vouloir s'en prendre uniquement aux comptes inactifs, mais aussi à ceux qui témoignent d'une utilisation "sans regret" insuffisante.
Il s'agit de personnes ne restant pas assez longtemps sur leur compte ou ne réagissant pas assez avec les autres utilisateurs, à coups de "like" et de commentaires divers. Et ces utilisateurs un peu frileux décourageraient les annonceurs publicitaires, qui représentent une manne indispensable pour les réseaux sociaux.
Les revenus publicitaires devraient déjà baisser de près d'un tiers en 2023, les annonceurs se méfiant du patron de SpaceX. On peut donc penser qu'Elon Musk fera tout pour les rassurer.
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Notre nouveau podcast: La rumeur
Pour écouter le podcast La rumeur:
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Pourquoi la succession de Karl Lagerfeld pose-t-elle problème ?
Mort en février 2019, le célèbre couturier Karl Lagerfeld laisse une fortune estimée à au moins 200 millions d'euros.
Et on connaît le nom de ses héritiers. Le couturier, comme il est normal, à fait la part belle à son entourage. Parmi ses légataires, en effet, on trouve des amis très proches, mais aussi la directrice de ses collections ou la directrice artistique de Chanel.
Mais Karl Lagerfeld n'a pas oublié non plus son homme de confiance, qui lui servait, à l'occasion, de chauffeur et de garde du corps. De son côté, la princesse Caroline de Monaco, qui entretenait d'excellentes relations avec le couturier, reçoit ses meubles.
Et même si, en France, les animaux ne peuvent pas recevoir d'héritage, Karl Lagerfeld n'a eu garde d'oublier sa chatte Choupette, qu'il considérait comme son égérie. En effet, la gouvernante du couturier est chargée de gérer un fonds de 13 millions d'euros, destinés à assurer le bien-être de l'animal.
Pour l'instant, les héritiers de Karl Lagerfeld n'ont pu toucher ce qui leur revient. En effet, sa succession est bloquée. De fait, le couturier, en délicatesse avec le fisc, s'était vu infliger des amendes et des pénalités diverses, d'un montant d'environ 20 millions d'euros.
Tant que ces amendes ne sont pas payées, la procédure ne peut pas suivre son cours. Les héritiers ont bien demandé à être dispensés du paiement de ces pénalités, mais la justice les a déboutés. Et une nouvelle tentative en ce sens n'a pas connu plus de succès.
En 2017, Karl Lagerfeld lui-même, qui se doutait que sa succession serait compliquée, avait essayé de trouver un accord sur cette question, mais il n'y était pas parvenu.
Pour l'heure, la défense des héritiers, qui voulait s'appuyer sur un document que ne possède pas l'administration fiscale, semble dans une impasse.
En attendant, un domaine appartenant au couturier, ainsi qu'un appartement, ont été vendus. Ses héritiers doivent se demander s'ils pourront jamais toucher le produit de la vente. À moins qu'ils ne finissent par trouver un accord avec le fisc.
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Peut-on payer ses amendes en plusieurs fois ?
Selon un récent rapport du Sénat, près de la moitié des amendes de circulation ne seraient pas recouvrées. On n'est guère surpris de la réticence des Français à ce sujet, mais cette attitude entraîne néanmoins un manque à gagner notable pour l'état.
La récente décision prise par les pouvoirs publics devrait permettre de remédier en partie à cette situation. Désormais, en effet, les automobilistes pourront payer certaines amendes en plusieurs fois.
Pour l'instant, seules les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) sont concernées. Ces amendes sanctionnent des délits, comme la conduite sans permis ou sous l'emprise de stupéfiants.
En payant l'amende, le conducteur fautif reconnaît les faits et évite les poursuites, ce qui permet de désengorger les tribunaux.
Ces amendes forfaitaires délictuelkes seront donc payables en 3, 4 ou même 5 fois. Une décision qui sera d'autant plus appréciée que leur montant est assez élevé. Ainsi, la conduite sous l'emprise de stupéfiants peut valoir une amende de 150 euros.
Cette possibilité de payer en plusieurs fois, pour certaines amendes, est une bonne nouvelle pour les automobilistes. Mais, même si le paiement en est fractionné, l'amende doit être payée en totalité.
Et dans les délais impartis. L'exigence est donc la même, seules les modalités de paiement sont modifiées. Et celui-ci ne peut se faire qu'à distance, en ligne ou par téléphone. Pour accomplir la démarche, le conducteur devra se munir du numéro de télépaiement indiqué sur la contravention.
Si ce paiement fractionné avantage les automobilistes, il n'est pas non plus sans intérêt pour les pouvoirs publics. En effet, la possibilité laissée aux conducteurs de payer en plusieurs fois ne peut qu'améliorer le recouvrement des amendes.
Aussi le gouvernement entend-il étendre le paiement fractionné à d'autres types d'amendes, comme par exemple les amendes forfaitaires majorées (AFM). Elles sanctionnent les automobilistes qui n'ont pas payé leurs amendes à temps.
Or, toujours d'après le Sénat, le recouvrement de ces amendes, au montant souvent élevé, est de plus en plus difficile. Ainsi, en 2017, seuls un peu plus de 28% de ces amendes auraient été recouvrés.
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Pourquoi les scénaristes d'Hollywood font-ils grève ?
Les 11500 scénaristes d'Hollywood ont décidé de poser leurs stylos. Ils ont en effet cessé le travail depuis le 1er mai. C'est leur première grève depuis 2007-2008. Pour l'instant, en effet, l'accord qu'ils négocient tous les 3 ans avec le syndicat des producteurs, et qui arrive à échéance, ne semble pas devoir être renouvelé.
Il faut rappeler que ce syndicat regroupe non seulement les producteurs, mais aussi les grands studios, les chaînes de télévision et les puissantes plateformes de streaming, comme Netflix, qui sont devenues l'un des principaux interlocuteurs des scénaristes.
Comment expliquer ce mouvement de colère des scénaristes ? D'abord par des raisons financières. En effet, leurs salaires ont diminué d'environ 4% par rapport à 2013.
Mais l'inflation, qui ne les épargne pas plus que les autres, a provoqué une perte de pouvoir d'achat encore plus notable, de l'ordre de 23%. Les revendications des scénaristes leur semblent d'autant plus justifiées que, dans le même temps, les profits des producteurs se seraient envolés.
Si l'on en croit les scénaristes, l'introduction du streaming serait pour beaucoup dans la dévalorisation de leur métier. En effet , les séries visibles sur les plateformes sont plus courtes, avec moins de saisons.
De ce fait, les scénaristes n'ont plus de travail assuré que pour environ 6 mois. La question des droits est également dans la balance. Avant l'introduction du streaming, ils étaient variables.
Il suffisait donc qu'une série passe sur une autre chaîne ou soit vendue à l'étranger pour que les scénaristes touchent davantage d'argent. Aujourd'hui, la situation est différente. Ces droits résiduels sont fixes. La rémunération des scénaristes ne bougera pas, même si la série remporté un grand succès.
Les scénaristes alertent également sur la concurrence des textes rédigés au moyen de l'intelligence artificielle et demandent un véritable quota d'embauches.
Pour l'instant, la situation est dans l'impasse. Et si la grève devait s'installer dans la durée, c'est toute la chaîne de production qui risquerait d'être mise à l'arrêt.
Les producteurs et les studios pourraient y perdre beaucoup d'argent, comme lors du précédent mouvement de grève, en 2007-2008.
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Pourquoi la consommation d'eau de certains français fait-elle polémique ?
En ce printemps 2023, la sécheresse se fait déjà durement sentir dans notre pays. De nombreux départements sont touchés, certains plus que d'autres.
Ainsi le département des Alpes-Maritimes a été placé en alerte sécheresse renforcée. Ce qui signifie notamment que les habitants n'ont plus le droit de remplir leurs piscines, de laver leurs voitures ou d'arroser leurs jardins.
Des restrictions qui ne semblent pas concerner certains propriétaires fortunés, dont la consommation d'eau atteint des sommets. Le maire de la commune de Châteauneuf-Grasse a ainsi révélé que certains résidents auraient dépensé jusqu'à 2.000 m3 d'eau en une semaine, alors que la consommation nationale ne dépasse pas, sur un an, une moyenne de 120 m3 !
Si ces habitants dépensent autant d'eau, c'est qu'ils ont de nombreuses piscines à remplir et de vastes domaines à arroser. De fait, ces propriétés dépassent souvent 10 hectares.
On ne s'étonnera pas qu'une consommation d'eau aussi excessive suscite la controverse dans le département et au-delà. Le maire de la commune incriminée estime que les amendes prévues dans ce cas, 1.500 euros, et le double s'il y a récidive, ne sont pas dissuasives pour des gens assez riches pour posséder un héliport sur leur propriété.
Certains des propriétaires en question ne sont d'ailleurs pas des quidams. On trouve notamment, parmi eux, l'ancien Roi des Belges, Albert II, et le Grand-Duc de Luxembourg.
C'est pourquoi le maire, sans doute peu soucieux de provoquer une crise diplomatique, pense qu'en la matière la pédagogie peut s'avérer tout aussi efficace que la contrainte. Aussi, pour lui, faut-il tâcher de convaincre ces habitants de limiter d'eux-mêmes leur consommation d'eau.
En tous cas, les mesures de restriction touchant ces gros consommateurs d'eau ont d'autant plus de poids que c'est dans les départements du sud-est de la France qu'on trouve le plus grand nombre de piscines.
Il est vrai que les fabricants s'efforcent de relativiser leur rôle dans la consommation d'eau. D'après eux, en effet, le remplissage des piscines ne représenterait que 0,12 % de la consommation d'eau du pays.
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Combien peut-on gagner en louant son appartement pendant les JO 2024 ?
On le sait, des Français toujours plus nombreux louent leurs logements sur la plateforme Airbnb, spécialisée dans la location saisonnière. Et certaines périodes, où les touristes affluent, semblent encore plus propices aux loueurs.
C'est le cas des Jeux olympiques, qui se tiendront à Paris entre le 26 juillet et le 11 août 2024. De leur côté, les Jeux paralympiques auront lieu du 28 août au 8 septembre. Cette perspective est une véritable aubaine pour les Parisiens désireux de louer leurs logements.
On ne s'étonnera pas que, dans ces conditions, les prix aient tendance à s'envoler. Airbnb estime que, durant les Jeux, ces prix devraient s'établir, en moyenne, à 200 euros par nuit. Ce qui représente une augmentation d'environ 85 % par rapport aux prix pratiqués d'ordinaire.
Mais, selon les quartiers, certains tarifs devraient grimper beaucoup plus haut. Ainsi, certains appartements, avec une chambre, pourraient se négocier autour de 2000 euros la nuit !
De son côté, la Mairie de Paris revient sur les règles en matière de location saisonnière. Elle rappelle que les propriétaires d'une résidence principale, ainsi que les locataires ayant obtenu l'autorisation de leurs bailleurs, peuvent louer leurs logements.
À condition, toutefois, qu'ils ne le louent pas plus de 120 jours par an et qu'ils aient fait, auprès des autorités concernées, une déclaration spécifique.
Quant à la plateforme Airbnb, elle rappelle que, plus les logements mis en location seront nombreux, plus le prix moyen aura tendance à baisser. Elle souligne également que cette offre de logements complète utilement celle des hôtels, souvent chers et pas assez nombreux pour répondre à la demande.
Et les tarifs hôteliers, déjà élevés, pourraient atteindre des sommets durant la période des Jeux. Durant les JO de Londres, en 2012, ils avaient augmenté de 85 %, et même de près de 200 % durant ceux de Rio, en 2016 !
Mais les loueurs parisiens peuvent également se frotter les mains. D'après une étude récente, ils gagneraient 2.000 euros, en moyenne, durant la période des Jeux. Une estimation que certains estiment sous-évaluée.
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La carte verte va-t-elle vraiment disparaître ?
Certains documents font partie de la vie quotidienne des Français, comme la carte d'identité, la carte vitale...ou la "carte verte" d'assurance. Depuis près de 40 ans, vous devez l'afficher sur le coin droit de votre pare-brise.
Mais ce document vit sans doute ses derniers mois. En effet, il devrait être supprimé en 2024, et remplacé par une version dématérialisée. La carte verte aurait dû être supprimée plus tôt, mais les discussions entre les ministères concernés durent plus longtemps que prévu.
Une telle suppression semble pourtant s'imposer. D'abord parce qu'un tel document n'est plus guère en usage qu'en France. L'Allemagne, pour ne prendre que cet exemple, a dématérialisé le contrôle de l'assurance dès 2008.
Ensuite parce qu'elle serait source d'économies. En effet, il en coûte environ 17 millions d'euros pour éditer les quelque 50 millions de cartes vertes fabriquées chaque année.
Si les discussions patinent encore, c'est que les acteurs concernés veulent être sûrs de la fiabilité de l'outil informatique sur lequel on pourra vérifier que le conducteur est bien assuré.
Il s'agit du "fichier des véhicules assurés" (FAV), que les compagnies d'assurance avaient mis au point dès 2016, et sur lequel l'assureur doit, dans un délai de trois jours, inscrire chaque automobiliste.
En principe, il suffit d'entrer la plaque d'immatriculation pour avoir accès aux informations essentielles, à savoir le nom de l'assureur, le numéro du contrat et sa période de validité.
D'après les assureurs, ce fichier serait fiable à 99 %. Il faudrait en convaincre les services de police, qui ont accès à ce fichier depuis 2019, et qui craignent que son utilisation ne prolonge les contrôles effectués sur la route.
Par ailleurs, le dispositif devant être accessible aux automobilistes, qui pourraient ainsi vérifier qu'ils sont en règle, il faut en vérifier la simplicité d'utilisation.
Pour ses défenseurs, cette dématérialisation de l'attestation d'assurance devrait à la fois simplifier la vie des conducteurs et faciliter la lutte contre la fraude. Désormais, en effet, il ne sera plus possible de falsifier les contrats d'assurance.
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Pourquoi 25% des emplois dans le monde vont changer d'ici à 2027 ?
Le Forum économique mondial, qui, chaque année, en janvier, réunit des patrons venus des quatre coins de la planète à Davos, en Suisse, vient de publier un rapport qui ne devrait pas passer inaperçu.
Il a été rédigé d'après les résultats d'un sondage réalisé auprès de plus de 800 entreprises, situées dans 45 pays et rassemblant plus de 11 millions de personnes.
Ce document indique que, d'ici 2027, environ 69 millions d'emplois devraient être créés. Mais, comme dans le même temps, 83 millions devraient être détruits, la perte nette d'emplois pourrait être de 14 millions.
Ce rapport ne se concentre pas seulement sur la destruction possible des emplois, mais aussi sur les modifications qui devraient les affecter. Si l'on en croit les auteurs de ce document, en effet, environ le quart des emplois devraient changer, toujours à l'horizon 2027.
Comment expliquer cette double évolution ? Elle tient d'abord, d'après le rapport, à un certain affaiblissement de l'économie dans les années à venir, lié notamment à la résurgence de l'inflation. Mais elle s'explique aussi par le développement des nouvelles technologies.
C'est d'ailleurs pour s'y préparer que, selon le sondage effectué par le Forum économique mondial, environ 40 % des entrepreneurs veulent prendre des mesures spécifiques pour mieux préparer leurs employés aux progrès de l'intelligence artificielle.
C'est d'abord de là que proviendront les nouveaux emplois, les trois quarts des chefs d'entreprise interrogés se disant prêts à faire davantage appel aux nouvelles technologies. Il faudra donc embaucher des salariés capables de les concevoir et d'en assurer la maintenance.
Mais les robots remplaçant parfois les humains, cette évolution devrait aussi se traduire par la disparition de nombreux postes. Ainsi, le Forum économique mondial estime qu'environ 26 millions d'emplois administratifs seraient perdus de cette façon. Pour l'instant, cependant, seul un tiers des tâches sont confiées à des machines.
Il est probable qu'on trouve aussi ces nouveaux emplois dans des secteurs comme l'économie verte, la prise en compte des enjeux environnementaux créant de nouveaux besoins, dans le domaine des énergies renouvelables notamment, et, partant, de nouveaux emplois.
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Quelles sont les aides financières pour partir en vacances ?
Selon des chiffres de l'Insee, publiés en février 2022, plus de 67 % des Français partaient alors en vacances. Il est possible que, du fait de l'inflation, ce pourcentage soit plus faible en 2023.
Il existe cependant des aides pour permette à davantage de personne de prendre des vacances. Ainsi, dans le cadre du dispositif d'aide aux projets vacances (APV), l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV) propose des chèques-vacances, qui peuvent couvrir jusqu'à 80 % des frais de séjour.
Il est à noter que si ce dispositif s'adresse en priorité aux ménages modestes, il concerne aussi les adultes isolés et les personnes en situation de handicap.
De son côté, les Caisses des allocations familiales (CAF) ont conçu un programme vacances spécifique, qui porte le nom de "Vacaf". Il se présente sous la forme d'une aide, versée directement aux hébergements. Ce qui évite aux bénéficiaires d'avoir à avancer la somme en attendant d'être remboursés.
Cette aide permet de financer une partie des frais de séjour, dans un camping, par exemple, ou dans un des 3.600 villages vacances qui participent au programme Vacaf. Cette aide, qui varie selon les revenus, le nombre d'enfants et le type de séjour choisi, est attribuée aux personnes touchant une prestation de la CAF pour au moins un enfant à charge de moins de 20 ans.
Comme son nom l'indique, cette "aide aux vacances familiales" (AVF) est destinée aux familles. Mais les CAF, selon des modalités qui diffèrent en fonction des départements, proposent aussi une "aide aux vacances enfant" (AVE), qui couvre une partie des frais d'une colonie de vacances, et une "aide au temps libre" (ATL), qui permet aux jeunes de bénéficier d'un ensemble d'activités et d'animations.
De son côté, la Bourse solidarité vacances (BSV) s'adresse à un public composé aussi bien de ménages aux ressources modestes ou de jeunes en situation précaire qu'à des personnes au chômage ou à des bénéficiaires du RSA. Ce dispositif propose, sur des séjours vacances, des réductions allant souvent de 50 à 70 % par rapport aux prix habituels.
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Quelles sont les conséquences de l'abaissement de la note de la France par Fitch ?
Les agences de notation internationales sont des sociétés privées, qui apprécient, par une note, les performances économiques d'un État et sa capacité à rembourser sa dette.
L'une d'elles, l'agence de notation Fitch, vient d'abaisser la note de la France, qui passe de AA à AA-. Il faut rappeler, à cet égard, que ces notes vont de AAA, la meilleure appréciation, à D, qui est la plus mauvaise.
Plusieurs raisons ont incité l'agence à prendre cette décision. Elle estime d'abord que le déficit budgétaire, gonflé par les dépenses publiques destinées à lutter contre l'épidémie de Covid et l'inflation, est devenu trop important.
Et ce d'autant que les efforts entrepris pour le réduire paraissent insuffisants à l'agence. Par ailleurs, l'agitation sociale développée autour d'une réforme des retraites massivement rejetée par l'opinion lui semble de nature à compromettre la mise en œuvre des autres réformes envisagées par le gouvernement.
Pour autant cet abaissement de la note de la France par l'agence de notation Fitch ne place pas encore la France dans une trop mauvaise position. En effet, notre pays peut encore se prévaloir d'un double A, ce qui signifie, dans le langage des agences de notation, que sa dette est de "très bonne qualité".
Une appréciation qui devrait toujours inciter les investisseurs à parier sur la France. Ceci étant, il ne faudrait pas que sa note soit encore dégradée. En effet, c'est la dernière étape avant un simple A, qui signalerait la dette française comme étant simplement de "bonne qualité".
De leur côté, les autres agences attribuent à la France des notes très correctes. On peut se demander, à cet égard, si l'agence S&P, qui actualisera sa notation en juin prochain, suivra l'exemple de Fitch.
L'impact de la décision de l'agence Fitch sur l'économie française doit être relativisé, dans la mesure où, si certains pays, comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, sont mieux notés que la France, bien d'autres, à commencer par l'Italie ou l'Espagne, le sont moins bien. Et on se souvient que la perte de son triple A par la France, en 2012-2013, n'avait pas vraiment découragé les investisseurs.
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Qu'est-ce que la nouvelle classe Affaires « light » ?
Les deux compagnies aériennes associées, Air France et KLM Royal Dutch Airlines, ont décidé de proposer à leurs passagers une nouvelle formule de classe affaires.
Baptisée "Light", elle limite, comme son nom le laisse supposer, l'étendue de ses services. En effet, les voyageurs empruntant cette nouvelle classe affaires ne pourront plus mettre en soute gratuitement qu'un seul bagage, au poids limité. Toute valise supplémentaire entraînera désormais le paiement d'un supplément.
Par ailleurs, il ne sera plus possible de modifier gratuitement la réservation. Et, dans ce cas, le surcoût est loin d'être négligeable, puisqu'il faudra débourser 300 euros pour apporter un changement à sa réservation. Quant aux voyageurs qui annuleraient leur vol, ils ne seront plus remboursés. Enfin, les passagers de cette classe affaires "Light" ne pourront plus accéder aux salons de l'aéroport.
Cette nouvelle option est disponible sur les vols de ces compagnies à destination des pays européens et sur de nombreux vols internationaux.
Elle ne permet au voyageur intéressé qu'un gain assez modeste, puisque l'écart de prix n'est que de 100 euros par rapport à une offre standard.
En fait, cette nouvelle classe affaires est destinée aux passagers moins exigeants sur les services proposés par les compagnies avant le voyage, mais désireux de profiter de tout le confort possible durant le vol.
De ce point de vue, cette classe"Light" leur propose des services de bord comparables à ceux d'une classe "business" classique. Sous ce rapport, ils n'y perdent donc rien.
Par ailleurs, cette nouvelle formule n'est pas aussi restrictive qu'elle peut paraître au premier abord. En effet, les programmes de fidélité mis au point par les deux compagnies permettent à certains voyageurs de continuer à profiter de certaines prestations, comme l'accès gratuit aux salons de l'aéroport par exemple.
Il faut d'ailleurs noter que le choix de cette classe "Light" n'empêche nullement le passager d'accumuler des points sur ces programmes de fidélité.
Il pourrait cependant être tenté par les offres comparables de compagnies concurrentes, qui maintiennent certains avantages, comme l'accès gratuit aux salons.
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Pourquoi les prix flambent-ils en pharmacie ?
Malgré quelques signes de tassement, l'inflation actuelle ne faiblit pas. Et elle se manifeste dans tous les domaines. Ainsi, les produits pharmaceutiques vendus sans ordonnance accusent des hausses de prix très sensibles.
Cette flambée des prix concerne aussi bien les couches ou le lait pour bébés que le dentifrice, les cosmétiques ou la crème solaire. Elle vient d'abord des demandes qu'ont formulées les fournisseurs à l'occasion des négociations menées avec les pharmaciens.
Durant ces discussions, qui se sont terminées en mars dernier, les fournisseurs ont demandé des hausses de prix bien plus fortes que d'habitude. Ainsi, certains d'entre eux ont réclamé des augmentations de 18 % sur le prix d'une marque de lait infantile et de 30 % pour des couches pour bébé.
Aussi les pharmaciens ont-ils eu le plus grand mal à contenir ces hausses dans des marges plus raisonnables, autour de 3 à 4 %.
La hausse du prix de certains produits peut s'expliquer. Une première raison peut être recherchée dans l'augmentation du tarif des transports. On évoque aussi la hausse du prix de certains composants.
C'est notamment le cas pour la poudre de lait et certaines huiles végétales, qui entrent dans la composition des laits infantiles. Par ailleurs, l'envolée du prix des matières premières ou des emballages n'est pas sans rapport avec les hausses qui marquent le secteur pharmaceutique.
Mais de telles causes ne suffisent pas à expliquer le phénomène. En effet, les pharmaciens constatent des écarts de prix très sensibles pour un même produit. Dans ce cas, les hausses semblent plutôt le fait des groupes pharmaceutiques, désireux de profiter du contexte pour augmenter leurs marges.
C'est du moins l'avis de certains professionnels. Ils remarquent d'ailleurs que certains laboratoires préfèrent vendre leurs produits à l'étranger, où ils se négocient à des tarifs plus élevés.
Une pratique qui entraîne des ruptures de stock, et même une relative pénurie, pour certains produits. Pour compenser cette hausse des prix, certains pharmaciens rognent sur leurs marges et ont recours aux promotions où à la vente en lots.
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Quelle est la voiture la plus vendue en Europe ?
Même si le groupe Tesla a connu quelques déboires en bourse, il continue de renforcer ses positions sur le marché européen. En effet, Tesla y a écoulé, durant le premier trimestre 2023, plus de 93.500 voitures. Soit une progression de plus de 58 %. Plus de la moitié des véhicules vendus sont entièrement électriques.
Si ce marché connaît une telle hausse, pour Tesla comme pour d'autres marques, c'est en raison, notamment, d'une accumulation de commandes, qui, à cause de la pénurie de certaines pièces, n'ont pas pu être honorées plus tôt.
Ce remarquable essor est dû notamment au succès d'une voiture électrique, le "Model Y" de Tesla. Il s'agit d'un véhicule au format SUV, donc surélevé par rapport à une voiture classique et d'un gabarit supérieur.
Avec plus de 71.680 véhicules écoulés durant le premier trimestre de cette année, cette voiture devient la plus vendue en Europe. Ses ventes ont en effet bondi, durant cette période, de près de 180 % !
Comme les autres, les Français sont conquis par ce "Model Y". Au cours de ces trois premiers mois de l'année, ils en ont déjà acheté plus de 9.300 exemplaires. Mais le "Model Y" s'est encore mieux vendu en Allemagne, où environ 15.000 voitures se sont écoulées durant la même période.
Cette position de leader est d'autant moins contestée que le "Model Y" surclasse ses concurrents haut la main. En effet, la voiture qui occupe la deuxième position dans ce palmarès est la Dacia Sandero, dont 60.200 exemplaires se sont vendus durant ce premier trimestre 2023, soit 10.000 voitures de moins que le véhicule de Tesla.
Le patron de Tesla, Elon Musk, ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Il entend profiter de l'engouement manifesté à la fois pour les véhicules électriques et pour le format SUV pour faire de son "Model Y" la voiture la plus vendue au monde.
Son succès s'explique sans doute par ses qualités propres, mais aussi par des prix qui, depuis janvier, ont accusé une certaine baisse.
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Pourquoi le fisc français utilise-t-il l'IA ?
Les agents du fisc ne manquent pas d'imagination pour traquer les irrégularités et faire renter de l'argent dans les caisses de l'État.
Ainsi, le fisc utilise un logiciel à base d'intelligence artificielle pour repérer les piscines qui n'ont pas été déclarées par leurs propriétaires. De fait, en fonction de leur superficie, ces aménagements doivent faire l'objet d'une déclaration en mairie et auprès de l'administration fiscale.
Ces déclarations servent à calculer la taxe foncière, et, s'il s'agit d'une résidence secondaire, une éventuelle taxe d'habitation.
Appliqué dans 9 départements, le dispositif a permis de découvrir, en 2022, environ 20.000 piscines non déclarées, soit environ 6 % du total.
Mais ce logiciel devrait être bientôt utilisé pour dénicher ces piscines sur l'ensemble du territoire. Pour cela, les services du fisc se servent des documents du cadastre, et les comparent à diverses vues aériennes, dont celles fournies par l'Institut géographique national (IGN).
Les redressements opérés dans les départements où le dispositif était testé ont déjà permis au fisc d'engranger 10 millions d'euros.
Son extension à l'ensemble de la France, prévue pour cette année, pourrait permettre à l'administration fiscale de repérer entre 80.000 et 100.000 piscines "illégales". Ce qui devrait permettre à l'État de récupérer, auprès des fraudeurs, entre 40 et 50 millions d'euros.
Mais l'addition risque d'être encore plus salée pour les propriétaires de piscines défaillants. En effet, ils devront bien s'acquitter d'un supplément d'impôt pour l'année en cours. Mais certains pourraient aussi se voir réclamer un rappel d'impôt, qui pourra s'étaler, selon la date de construction de la piscine, sur les trois dernières années.
On voit donc que, si le logiciel a coûté la bagatelle de 24 millions d'euros, il ne tardera pas à être rentabilisé. Non seulement l'État rentrera dans ses fonds, mais il fera de notables bénéfices.
Aussi les pouvoirs publics entendent-ils utiliser l'intelligence artificielle pour repérer d'autres constructions non déclarées, comme les vérandas par exemple. Le dispositif est donc appelé à se développer dans l'avenir. Avis aux fraudeurs !
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Combien va bientôt coûter une consultation médicale ?
Voilà longtemps que les médecins demandent une hausse du tarif des consultations médicales. Les propositions du gouvernement étant jugées insuffisantes, les négociations entamées au début de l'année avaient abouti, en février dernier, à un constat d'échec.
Aussi le ministre de la Santé avait-il confié une mission d'arbitrage à une ancienne inspectrice des affaires sociales. Or, les annonces contenues dans le rapport qu'elle vient de rendre ne sont guère différentes de celles faites par le Ministère.
En effet, elle suggère d'augmenter de 1,50 euro la consultation chez le généraliste, qui passerait ainsi de 25 à 26,50 euros. Quant à la consultation chez un spécialiste, elle subirait une augmentation semblable, passant, hors dépassement d'honoraires, de 30 à 31,50 euros.
Une mesure qui, en année pleine, coûterait environ 600 millions d'euros à la Sécurité sociale.
Le ministre de la Santé n'a pas tardé à approuver les propositions contenues dans le rapport d'arbitrage. Et il a indiqué qu'une fois validées, ces mesures seraient appliquées dans un délai de six mois.
On se doute que les réactions des syndicats de médecins, qui demandaient beaucoup plus, ont été plus que réservées. De nombreux praticiens, en effet, se sentent "déçus" et même "méprisés" par un gouvernement qui reste sourd à des revendications qu'ils estiment légitimes.
Pour ne pas mettre d'huile sur le feu, le Ministère n'a pas retenu, pour le moment, une autre mesure de revalorisation, déjà proposée aux syndicats lors des dernières négociations.
On avait alors proposé de porter à 30 euros la consultation des médecins généralistes acceptant de voir davantage de patients ou de faire des gardes de nuit. Une proposition qui avait été rejetée par les syndicats.
En revanche, le rapport d'arbitrage reprend d'autres mesures, déjà envisagées par le gouvernement. Elles sont notamment relatives à l'aide au recrutement d'assistants médicaux ou à la fixation d'un tarif spécifique pour les consultations concernant certains patients n'ayant pas de médecin traitant.
C'est sur la base de cet ensemble de mesures que pourraient être réglés les rapports entre pouvoirs publics et médecins, avant l'ouverture de nouvelles négociations dans deux ans.
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Quelles sont les villes qui comptent le plus de millionnaires ?
Un rapport annuel, établi par un groupe international de sociétés, fait le point sur les villes où vivent le plus grand nombre de millionnaires. Dans ce classement, pour 2023, des 10 villes les plus riches du monde, les agglomérations américaines et chinoises se taillent la part du lion.
En effet, c'est New York, réputée pour être aussi la ville la plus chère du monde, qui se hisse à la tête de ce palmarès. Elle compte en effet plus de 340.000 millionnaires et la richesse privée de la ville, résultante de l'ensemble de ses fortunes particulières, dépasse les 3.000 milliards de dollars.
D'autres villes américaines intègrent le tableau, comme San Francisco, qui arrive en 3e position, avec plus de 276.000 millionnaires, Los Angeles, qui occupe la 6e place, ou Chicago, qui vient juste après dans le classement.
Après l'Amérique du Nord, c'est l'Asie qui est le mieux représentée dans ce classement des villes accueillant le plus de gens riches. En effet, Tokyo monte sur la seconde marche du podium, avec plus de 290.000 millionnaires. Quant à Singapour, elle occupe la 5e place, avec plus de 240.000 millionnaires.
De nombreux millionnaires vivent également dans des villes chinoises. C'est le cas de Pékin ou Shanghai, qui doivent cependant se contenter de la queue du peloton.
On l'a déjà compris, les villes européennes font pâle figure dans ce classement. En effet, on n'en trouve qu'une, Londres. Il est vrai qu'avec plus de 272.000 millionnaires, la capitale britannique se hisse à la 3e place de ce palmarès des 10 villes les plus riches du monde.
Même si, à cet égard, la position de la ville est moins affirmée qu'auparavant, elle compte cependant trois fois de millionnaires que Paris. Avec "seulement" un peu plus de 88.500 millionnaires, la capitale française, en effet, ne figure pas dans ce classement. Elle n'est que la 20e ville choisie par les millionnaires pour y vivre.
Il est à noter que les villes qu'on y trouve favorisent souvent l'investissement de capitaux étrangers, contre l'octroi de diverses facilités pour résider dans les pays concernés.
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Pourquoi les entreprises peinent-elles à recruter ?
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- Quelle maladie touche tous ceux qui ont marché sur la Lune ?
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On pourrait penser, à première vue, qu'avec un taux de chômage à plus de 7 %, donc plus élevé que la moyenne européenne, la France dispose d'un vivier de main-d'œuvre suffisant pour faire face à la demande des entreprises.
Or, c'est une fausse impression. En effet, malgré la présence de ces deux millions de chômeurs, plus de la moitié d'entre elles ont du mal à recruter. De fait, 350.000 emplois restaient non pourvus au quatrième trimestre de l'année dernière.
Et ces difficultés sont encore plus sensibles dans certains secteurs, comme ceux des transports, de la construction ou de l'hôtellerie-restauration. Dans les domaines proposant des conditions de travail difficiles, comme la métallurgie, la situation est encore plus grave ; en effet, près de 90 % des entreprises de ce secteur d'activité ont du mal à recruter de la main-d'œuvre.
Comment expliquer un tel phénomène ? Disons tout de suite que l'on n'observe rien de comparable, en France, à cette "grande démission" qui, à la suite de la pandémie de Covid, a poussé des millions d'Américains à quitter leur emploi.
Si les entreprises peinent à recruter, c'est d'abord que le nombre de travailleurs disponibles s'est réduit. Même si le taux de chômage est supérieur à celui d'autres pays européens, il a cependant bien baissé depuis 2015. On est en effet passé de plus de 10 % cette année-là, à 7,2 % en ce début d'année 2023.
D'après leurs réponses à des entretiens téléphoniques avec des agents de la Banque de France, il apparaît que ces problèmes de recrutement sont souvent liés à des qualifications insuffisantes ou à des revendications salariales jugées excessives. Le manque d'expérience professionnelle est également évoqué comme frein à l'embauche.
Aussi, l'écart semble se creuser entre les attentes des employeurs et le profil des candidats à tel ou tel poste.
La Banque de France note également que, pour un secteur donné, les entreprises ayant le plus de peine à recruter sont souvent plus grandes et offrent des salaires moins élevés.
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Pourquoi les prix chez McDonald's sont-ils différents selon les régions ?
Les 1.500 restaurants français de McDonald's ne désemplissent pas. En effet, près de deux millions de commandes y sont passées chaque jour. Et ce qui intrigue les consommateurs, ce n'est pas tant l'augmentation du prix de ses menus. Là comme ailleurs, en effet, l'inflation a fait son œuvre.
Ce qui les étonne bien plus, ce sont les différences de tarifs d'un endroit à l'autre. Ainsi, le "Big Mac", l'un des plats emblématiques de McDonald's, est proposé à 4,45 euros dans les restaurants de Vincennes.
Mais, à Dijon par exemple, le consommateur devra débourser 6,90 euros pour manger la même chose. En effet, la recette et les ingrédients sont les mêmes. Alors comment expliquer une différence de prix qui, on le voit, n'est pas négligeable ?
Pour comprendre ces variations de prix, il faut rappeler que l'entreprise fonctionne selon le système de la franchise. Ce qui signifie que la majorité des restaurants McDonald's sont gérés par des entrepreneurs autonomes, qu'on appelle des "franchisés".
Ils sont donc libres de fixer leurs tarifs. Et ils le font en fonction de critères locaux, dont la variété explique également les écarts de prix constatés.
Ainsi, les tarifs dépendent en partie de la situation du restaurant ; ils ne seront pas toujours les mêmes selon qu'il se trouve au centre-ville ou en périphérie. En effet, le prix du terrain n'y est pas le même.
De même, les prix des menus peuvent varier en fonction du coût des prestataires de services auxquels les restaurants peuvent s'adresser.
Une autre cause possible est avancée par certains syndicats et associations de consommateurs : les restaurants franchisés seraient conduits à augmenter leurs prix en raison des redevances dues à la maison mère. Mais le groupe se défend de demander plus à ses franchisés qu'aux restaurants dont les gérants sont ses employés.
Quoi qu'il en soit, il est au moins un menu qu'on peut trouver partout au même prix : le "Happy Meal", qui coûte 4 euros quel que soit le restaurant. Et, en plus, ce panier repas contient un jouet pour les enfants.
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Marlène Schiappa a-t-elle fait grimper les ventes de Playboy ?
L'interview de Marlène Schiappa, dans l'édition du magazine "Playboy" du 6 avril, a suscité la polémique. Tant du côté de la majorité que de celui de l'opposition. Il a en effet semblé, à beaucoup des collègues de la secrétaire d'État, qu'une telle initiative n'était pas du meilleur goût.
La Première ministre elle-même n'a pas ménagé ses critiques. De leur côté, les féministes ont souligné ce qu'elles estiment être le caractère "sexiste" du journal.
En tous cas, la présence, dans le magazine de charme, de cette femme politique, bien connue pour ses nombreuses prises de position, a dopé les ventes.
Bien au-delà du tirage habituel, de 25 à 30.000 exemplaires, ce numéro s'est en effet vendu à 100.000 exemplaires. Et il a encore fallu en fournir 60.000 de plus pour satisfaire une demande qui ne faiblissait pas.
Nul doute que ce numéro très apprécié ne contribue au succès d'une publication qui, depuis sa relance, en 2020, peinait un peu à trouver sa place.
En soi, la présence de Marlène Schiappa dans les colonnes de "Playboy" n'est pas si insolite qu'il pourrait le sembler au premier abord. En effet, le magazine n'est pas seulement connu pour ses photos suggestives de femmes dévêtues, mais aussi pour ses interviews.
En effet, de nombreuses personnalités ont déjà répondu aux questions de ses journalistes. Et les hommes politiques, occupant parfois les plus hautes fonctions, ne sont pas les derniers à s'être livrés à cet exercice. On peut citer, parmi eux, les ex Présidents américains Jimmy Carter et Donald Trump.
La secrétaire d'État à l'Économie sociale et solidaire a eu le temps d'exposer son point de vue. En effet, ses réponses s'étalent sur pas moins de 12 pages. Il est vrai que, tout au long de cet entretien fouillé, Marlène Schiappa a eu l'occasion de répondre à des questions rarement posées à des hommes ou des femmes politiques.
Mais il n'est pas sûr que sa réponse à une question comme "La politique est-elle aphrodisiaque" soit de nature à alléger le climat très tendu instauré par l'étude de la réforme des retraites.
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Qu'est-ce que le compte épargne d'Apple ?
Comme de nombreuses autres entreprises, les géants technologiques s'efforcent de diversifier toujours plus leurs activités. C'est notamment le cas d'Apple, qui, depuis quelques années, propose des services financiers à ses clients.
En 2019, l'entreprise a ainsi créé sa propre carte de crédit, qui peut être actionnée, par le biais d'une application, sur un téléphone portable ou un objet connecté, comme une montre. La carte est un véritable succès, puisqu'au début de l'année dernière, plus de 6,5 millions de personnes en possédaient une.
Apple a également ouvert un service de paiement fractionné, permettant à certains clients de régler en plusieurs fois des achats d'un certain montant.
Et c'est aux possesseurs de l'"Apple card" qu'est réservé, pour l'instant du moins, le nouveau compte épargne qu'Apple vient de mettre en œuvre, en partenariat avec une banque.
Ce nouveau produit financier a tout pour séduire de potentiels clients. En effet, le taux proposé est plus qu'alléchant. Qu'on en juge : il se monte à 4,15 %, alors que les comptes épargne américains affichent, en moyenne, un taux de 0,37 %. De quoi séduire des épargnants ne sachant où placer leur argent.
Mais leur attention ne peut manquer d'être attirée par d'autres avantages. En effet, il est possible d'ouvrir ce compte épargne sans déposer une somme initiale minimum. Par ailleurs, Apple ne prélève pas de frais de tenue de compte. Enfin, les clients pourront déposer sur ce compte le remboursement partiel de leurs achats, qu'Apple leur offre dans le cadre d'opérations de "cash back".
Pour l'instant, la gestion de ce compte épargne ne peut se faire que par le biais d'une application spécifique.
Cette ouverture vers les services financiers avec, notamment, la création d'un compte épargne, peut être perçue, par ces géants technologiques, comme un moyen de fidéliser leur clientèle.
C'est pourquoi certains rivaux d'Apple, comme Amazon ou Google, pourraient suivre son exemple. Ils montrent cependant une certaine prudence, car la mise en place de ces services financiers ne se fait pas sans respecter des contraintes réglementaires assez lourdes.
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Combien Donald Trump a-t-il gagné en vendant ses NFT ?
On ne peut pas contester à Donald Trump son sens des affaires. Ni son flair pour découvrir de nouvelles opportunités et arrondir encore une fortune déjà considérable. En effet, l'ex Président vient de vendre sa collection de "NFT".
Mais que sont ces "non fongible token" ? Ces "jetons non fongibles" ne sont pas des objets tangibles, mais des éléments numériques, associés à une "blockchain", cette base de données utilisée dans les échanges de cryptomonnaies.
Ces "NFT" sont uniques et ne peuvent pas être, comme les bitcoins par exemple, échangés avec d'autres. Ces jetons sont souvent utilisés pour acheter des œuvres d'art numériques.
Ces documents se présentent comme des sortes de cartes illustrées. On y voit Donald Trump arborer, tel un personnage de "comics", des tenues de super-héros, de cow-boy ou encore d'astronaute.
L'homme d'affaires, toujours ouvert aux innovations technologiques, avait amassé une impressionnante collection de "NFT". En effet, il en possédait pas moins de 45.000, un ensemble dont il a décidé de tirer des revenus.
De fait, en décembre dernier, l'ex Président a mis en vente ses "NFT", au prix unitaire de 99 dollars. Les jetons se sont vendus comme des petits pains. En effet, toute la collection s'est écoulée en une seule journée.
Donald Trump en a tiré des revenus juteux, estimés à une somme comprise entre 100.000 et un million de dollars. Ce qui représente environ entre 90.000 et 900.000 euros. On le voit, une somme pour le moins coquette.
La vente de cette collection de "NFT" est signalée dans un document qui retrace, pour les besoins de la campagne présidentielle de 2024, les revenus engrangés par l'homme d'affaires depuis son départ de la Maison Blanche.
Pour autant, Donald Trump jure ses grands dieux que cet argent ne sera pas utilisé pour financer sa prochaine campagne. Pour l'édition de ces jetons, Trump s'est servi d'une société qui ne lui appartient pas, mais dont il utilise également les services pour facturer ses prises de paroles, dans le cadre d'événements divers.
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Une île artificielle va-t-elle être construite à Cannes ?
15 millions d'euros ont été investis dans la construction d'une base de loisirs d'un nouveau genre, qui pourrait bientôt voir le jour au large de Cannes, plus précisément dans la baie de Mandelieu-la-Napoule. En effet, une île artificielle devrait y être installée en mai prochain.
Pour l'instant, cette plateforme, baptisée "Canua Island" finit d'être construite dans les chantiers navals de La Spezia, en Italie. D'une superficie de 1.750 m2, elle devrait comprendre un bar, un restaurant, une piscine et même un hôtel.
Cette île flottante, ancrée à 600 mètres du rivage, pourrait accueillir jusqu'à 350 personnes, qui s'y rendraient par navette. Le responsable du projet a déjà construit une plateforme semblable aux îles Fidji.
Mais tout le monde ne voit pas ce projet d'un bon œil. À commencer par la Mairie de Cannes, qui a bien des reproches à lui faire. Les services municipaux considèrent en effet que l'installation de cette île artificielle représenterait une menace pour l'environnement.
Elle pourrait aussi gêner la navigation. Enfin, cette nouvelle base de loisirs ferait une concurrence déloyale aux établissements de bains de mer qui, eux, paient une redevance à la Mairie. La pollution et le bruit, qui ne manqueront pas d'être générés par les navettes, sont également dénoncés par certains habitants.
De son côté, le gouvernement rappelle que cette plateforme flottante ne pourra être installée à l'endroit prévu avant d'avoir obtenu les autorisations de mouillage nécessaires.
Les arguments des défenseurs du projet
De leur côté, les concepteurs de cette île artificielle font valoir un certain nombre d'arguments. Ils indiquent d'abord que la plateforme a été conçue dans le strict respect de l'environnement.
En effet, sa construction aurait entraîné l'émission de trois fois moins de carbone que la mise en chantier de certains voiliers de compétition. Les auteurs du projet, qui ne menacerait en rien la flore marine, mettent aussi en avant un système spécifique de tri des déchets.
Enfin, "Canua Island", qui devrait créer une centaine d'emploi, aura, pour ses défenseurs, un impact positif sur l'économie locale.
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Pourquoi le marché immobilier du neuf est-il en crise ?
Le marché de l'immobilier neuf ne se porte pas très bien. En effet, alors qu'on enregistrait plus de 160.000 ventes de logements neufs en 2021, d'après des chiffres donnés par la Fédération des promoteurs immobiliers, celles-ci sont tombées à un peu plus de 120.000 en 2022. Soit une baisse de près de 25 %.
Du côté des constructions, l'année 2022 n'a guère été meilleure. Selon la même source, on a bâti un peu plus de 106.100 logements neufs en 2021, mais seulement près de 98.100 l'année suivante. Ce qui représente une diminution d'un peu plus de 7,5 %.
De même, davantage d'acheteurs se ravisent. En effet, le taux de désistement sur les contrats de réservation, qui se situe habituellement autour des 13 %, a grimpé à 50 % au début décembre 2022.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette désaffection pour l'immobilier neuf. La première d'entre elles, bien sûr, c'est la poursuite de l'inflation. Avec la hausse sensible du coût des matériaux, notamment, elle se traduit par une augmentation du prix moyen des logements neufs.
Par ailleurs, les ménages doivent, dans un tel contexte, faire des arbitrages. La limitation de leur pouvoir d'achat, liée à l'inflation, les conduit parfois à consacrer leur épargne à d'autres projets.
Par ailleurs, dans une telle période, les taux d'emprunt ont tendance à augmenter. De l'ordre de 2,3 % actuellement, pour un prêt sur 20 ans, ils pourraient monter jusqu'à 3 % d'ici le mois de juin.
Pour nombre de personnes, la hausse de ces taux est un obstacle à l'achat d'un logement neuf. Et ceux qui se décident à franchir le pas se heurtent plus souvent à la frilosité des banques.
Doutant, dans un tel contexte, de la solvabilité de certains de leurs clients, elles leur accordent moins volontiers des prêts.
Par ailleurs, des constructeurs, confrontés à la hausse de certains coûts, comme celui des matières premières, retardent parfois leurs programmes. Enfin, les professionnels constatent une certaine pénurie de terrains à construire.
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Comment le démarchage téléphonique est-il désormais encadré ?
Qui ne s'est plaint, un jour ou l'autre, d'être dérangé, parfois à des heures indues, par des sociétés vantant les bienfaits d'un produit ou proposant telle ou telle formule d'abonnement ? La gêne est d'autant plus grande que la personne appelée n'a rien demandé.
Des mesures ont déjà été prises pour remédier aux abus de ce démarchage téléphonique. Ainsi, certains secteurs, comme ceux de la formation professionnelle ou de la rénovation énergétique, ne peuvent y avoir recours.
Par ailleurs, l'information des consommateurs en la matière a été renforcée et tous les numéros de téléphone ne peuvent pas être utilisés par les démarcheurs. Mais, venant après la loi du 20 juillet 2020, destinée à encadrer le démarchage téléphonique, un récent décret, entré en vigueur le 1er janvier 2023, apporte de nouvelles garanties.
Il prévoit d'abord de limiter les appels à certains horaires. Ainsi, les démarcheurs ne pourront-ils se manifester qu'en semaine, les appels étant interdits le week-end et les jours fériés.
Le décret impose aussi des heures d'appel. Ainsi, les démarcheurs ne pourront plus vous déranger à tout moment, tôt le matin ou tard le soir. En effet, les appels ne pourront avoir lieu que de 10 à 13 heures et de 14 à 20 heures. Ce qui permet aussi de préserver la tranquillité des repas.
Par ailleurs, une personne ne peut pas être appelée, à des fins de démarchage, plus de quatre fois par mois par le même agent. Et si elle refuse l'appel ou la proposition faite, elle ne peut être rappelée, par la même personne, qu'au terme d'un délai de deux mois. Enfin, le nombre de numéros ne pouvant plus faire l'objet de ce genre d'appels a été augmenté.
Toutes ces mesures ne sont pas seulement destinées aux consommateurs inscrits sur une liste d'opposition au démarchage téléphonique, qui rencontre beaucoup de succès. Elles s'adressent à tout le monde.
En cas de non respect de ces nouvelles règles, une personne physique s'expose à devoir payer 75.000 euros d'amende, tandis qu'une personne morale devra, dans ce cas, débourser jusqu'à 375.000 euros.
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Pourquoi les pays de l'OPEP réduisent-ils leur production de pétrole ?
Le cours du baril de pétrole est reparti à la hausse. Il vient en effet, en ce début d'avril, de dépasser les 80 dollars, pour se rapprocher même de 85 dollars. Cette remontée des cours est liée à une diminution volontaire de la production.
En effet, huit pays appartenant à l'OPEP, ou faisant partie des alliés de cette organisation, ont décidé de réduire leur production de plus d'un million de barils par jour.
À quoi s'ajoute une diminution de 500.000 barils par jour de la part de la Russie. Pour ce pays, il s'agit presque d'une question de survie. Si, à l'effet négatif des sanctions internationales, désormais reconnu par Vladimir Poutine, devait s'ajouter une baisse continue des prix du pétrole, l'économie russe serait durement atteinte.
Au total, ces réductions portent sur plus de 1 % de la production mondiale, l'objectif déclaré étant de porter le prix du baril à environ 100 dollars.
Cette décision de limiter la production de pétrole s'explique d'abord par la crainte des pays de l'OPEP de voir le cours du pétrole poursuivre sa chute. En effet, les États-Unis ne cessent de plaider pour une limitation accrue de la production, tandis que la Chine, grosse consommatrice de pétrole, rouvre son économie après des années de fermeture dues au Covid.
Or, pour les pays de l'OPEP, le cours de pétrole n'a déjà que trop baissé. En effet, le baril a atteint, en mars, son niveau le plus bas en deux ans. Aussi ne pouvaient-ils qu'inverser la tendance.
Cette baisse continue des prix du pétrole étant due, en grande partie, à une offre supérieure à la demande, la seule solution, pour les faire repartir à la hausse, était de limiter cette offre, donc de réduire la production de manière notable.
On pourrait aussi penser que les pays producteurs, malgré l'augmentation de la demande chinoise, font un pari à plus long terme sur une croissance très limitée de la consommation, dans des pays à l'économie marquée par une inflation persistante.
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Les voitures d'ocasion coûtent-elles encore très cher ?
Les dernières années, marquées par la crise sanitaire liée au Covid, ont vu une véritable envolée des prix des véhicules d'occasion. En effet, ils ont augmenté d'environ 30 % depuis le début 2021.
Depuis le début de cette année, cependant, les professionnels constatent une certaine stabilisation. En effet, le prix moyen des voitures d'occasion n'a progressé que de 0,4 % durant le premier trimestre 2023, par rapport à la même période de l'année précédente.
Ainsi, le prix moyen d'une voiture d'occasion vendue par un particulier était, en mars 2023, de 11.260 euros, alors que le tarif moyen d'un véhicule négocié par un professionnel s'établissait, pour la même période, à 23.300 euros.
Ceci étant, la demande reste forte, alors que l'offre a toujours tendance à se contracter. Il faut donc surveiller l'évolution des mois à venir, pour voir se confirmer, ou s'infirmer, cette relative stabilisation des prix.
Si l'on entre davantage dans le détail, on s'aperçoit que le prix des voitures d'occasion dépend beaucoup de leur date de mise en circulation. Ainsi, le prix des véhicules les plus anciens a tendance à baisser en ce début d'année.
Ainsi, les voitures de plus de 15 ans voient leur prix diminuer de 1,3 % par rapport à la fin de l'année 2022. Quant au tarif des véhicules ayant entre 8 et 15 ans, il baisse de manière plus sensible, puisque la diminution est de près de 4 %.
Au contraire, le prix des voitures les plus récentes continue à augmenter. Ainsi, celui des véhicules de moins de 2 ans progresse de 2 % par rapport à la fin de l'année 2022, pour s'établir à près de 30.000 euros.
Ce sont les véhicules d'occasion hybrides et électriques qui voient leur prix reculer le plus. En effet, la baisse, en ce début d'année, est de près de 5 % sur 3 mois.
Quoi qu'il en soit, si le prix des voitures d'occasion les plus récentes devait progresser encore, il est peu probable que les Français, dans leur majorité, continuent d'en acheter.
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Combien rapporte en moyenne une location Airbnb ?
Les frais liés au logement représentent souvent une part non négligeable des dépenses des Français. Mais celui-ci peut aussi rapporter de l'argent. C'est ce qu'ont bien compris les personnes, toujours plus nombreuses, qui louent leur appartement ou leur maison sur la plateforme Airbnb.
En effet, ces locations de courte durée permettent de faire de substantiels profits. En 2022, elles ont rapporté aux loueurs environ 3.900 euros bruts. Ce qui fait près de 3.100 euros nets après paiement des impôts et des prélèvements sociaux.
Voilà une somme qui est loin d'être négligeable. Elle représente en effet un mois de revenus moyens ou l'équivalent de huit mois de dépenses alimentaires. C'est donc, pour ceux qui en bénéficient, un véritable gain de pouvoir d'achat.
Les revenus tirés de la location de ces logements, sur la plateforme "Airbnb", sont en légère progression. Ils étaient en effet de 3.800 euros bruts, en moyenne, et 2.900 euros nets, en 2021.
Au total, le revenu disponible des personnes louant leurs logements de cette manière est supérieur de plus de 6,5 % à celui des Français ne recourant pas à cette forme de location temporaire.
Ceci étant, les revenus provenant de ces locations de courte durée ne sont pas identiques partout. Il existe, à cet égard, des disparités géographiques. Les Parisiens, par exemple, qui louent souvent leurs logements plus cher, ont retiré près de 6.000 euros bruts de ces locations en 2022.
Et le pactole pourrait grossir dans les années qui viennent. En effet, des événements comme la coupe du monde de rugby, en 2023, et les Jeux olympiques, en 2024, devraient attirer de très nombreux spectateurs, dont une partie cherchera à louer des logements par l'intermédiaire d'Airbnb. Ce qui ne pourra que faire grimper les prix.
Mais les différences, en termes de bénéfices, ne sont pas seulement d'ordre géographique. L'âge des hôtes joue aussi un rôle. Ainsi, on constate que la catégorie des loueurs âgés de 50 à 59 ans a touché plus de 5.150 euros nets en 2022. Soit 10 % de pouvoir d'achat en plus.
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Qui démissione le plus ?
Durant la pandémie de Covid, de très nombreux salariés américains ont quitté leur emploi. Ce phénomène de départs est apparu si massif qu'on lui a donné le nom de "grande démission".
Rien de tel en France, même si le nombre de démissions a nettement augmenté durant la crise sanitaire. Et plus de 520.000 personnes ont encore démissionné durant le quatrième trimestre de l'année 2022.
Ce qui représente certes une légère diminution, de l'ordre de 2,3 %, par rapport au trimestre précédent, mais une nette augmentation par rapport au troisième trimestre de l'année 2019, soit avant le Covid. En effet, les démissions ont progressé de plus de 18 % entre fin 2019 et fin 2022.
La grande majorité des personnes quittant leur emploi étaient en CDI. Ce type de démissions est en augmentation de près de 22 % par rapport à la période précédant la crise sanitaire.
La plupart des secteurs connaissent un taux de démission plus élevé qu'avant la crise sanitaire. Mais certains voient leurs salariés quitter encore plus massivement leur travail.
C'est le cas de l'hôtellerie-restauration, qui enregistre la plus importante proportion de démissions. En effet, à la fin 2022, plus de 31 % des personnes embauchées en CDI, et travaillant dans ce secteur, ont démissionné. Soit une augmentation de 3,5 % par rapport à la fin de l'année 2019.
Vient ensuite le secteur du commerce. En effet, près de 13 % des personnes embauchées dans cette branche avaient quitté leur emploi à la fin de l'année 2022. Ce qui représente une hausse de 2,5 % par rapport à la fin 2019.
D'autres secteurs ont également vu le nombre de démissions augmenter. C'est le cas de la construction, où les démissions ont concerné plus de 11,5 % des salariés, contre près de 10,5 % en 2019.
Dans le domaine des services aux entreprises, 11,7 % des personnes travaillant dans ce secteur ont démissionné en 2022, alors qu'elles n'avaient été qu'un peu plus de 10 % à le faire en 2019. Même constat pour les secteurs de l'enseignement ou de la santé.
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Etes-vous concerné par l'audit énergétique obligatoire du logement ?
À compter du 1er avril 2023, certains propriétaires devront, avant de vendre leurs logements, faire réaliser un nouveau diagnostic, l'audit énergétique, prévu par une loin adoptée en 2021.
Reporté à deux reprises, pour leur laisser le temps de prendre les dispositions nécessaires, ce diagnostic est obligatoire. Il s'adresse aux propriétaires de biens dont les performances énergétiques sont jugées les plus médiocres.
Il s'agit donc de ce qu'on appelle parfois des "passoires thermiques", des logements ayant obtenu les notes les plus basses, F et G, à l'occasion du Diagnostic de performance énergétique (DPE), que le propriétaire doit faire établir avant de mettre son logement en vente.
Cet audit énergétique doit être réalisé par les propriétaires de maisons individuelles et d'immeubles d'habitat collectif ou mêlant logements et commerces. Pour l'instant, les copropriétés ne sont pas concernées.
Ces nouveaux diagnostics doivent être effectués par des professionnels agréés. Ces experts, dont on peut trouver la liste sur certains sites officiels, sont souvent les mêmes que ceux qui réalisent les DPE.
Comparées aux renseignements apportés par ce dernier diagnostic, les informations contenues dans l'audit sont plus fournies. Ainsi, les performances énergétiques et l'impact environnemental du logement doivent faire l'objet d'une description plus détaillée.
Le document doit également donner des précisions sur les travaux de rénovation susceptibles d'améliorer ces performances. Les aides financières contribuant à leur financement doivent être mentionnées. Cet audit doit être réalisé en amont de la vente. En effet, il doit être remis à l'acheteur.
Il est à noter que le dispositif doit s'étendre progressivement à d'autres types de logements. En effet, les propriétaires des logements classés "E" à l'occasion du DPE devront faire établir l'audit énergétique obligatoire à partir du 1er janvier 2025.
Enfin, cette formalité deviendra obligatoire à compter du 1er janvier 2034 pour les propriétaires de logements ayant reçu la note "D". Il est à noter que les dates sont différentes pour les logements situés dans certains territoires ultra-marins, comme la Guadeloupe, la Réunion ou la Guyane.
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