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Comment Warren Buffet est-il devenu aussi riche ?

Comment Warren Buffet est-il devenu aussi riche ?

3 mars 2024· 2:23

Détenteur d'une fortune supérieure à plus de 65 milliards de dollars américains, Warren Buffet est présenté comme l'Homme le plus riche du monde par le magazine Forbes.


Surnommé « l'oracle d'Omaha », cet homme d'affaires et investisseur aguerri a bâti patiemment sa fortune, jusqu'à devenir un modèle à suivre pour bon nombres de personnes souhaitant s'enrichir sur les marchés financiers.


Né le 30 août 1930 à Omaha (dans le Nebraska) il est tout simplement l'investisseur qui a amassé la plus grande fortune, au cours du XXe siècle.


En se documentant sur sa biographie, il apparaît clair que l'actionnaire majoritaire de Berkshire Hathaway montrait de réelles prédispositions entrepreneuriales dès le plus jeune

âge. En effet, doué d'une mémoire des chiffres exceptionnelle, le jeune Warren était déjà capable de mémoriser des colonnes entières de chiffres quand il n'était encore qu'un enfant.


Et c'est pour fêter son onzième anniversaire que le jeune garçon décida de faire son premier investissement. Il s'agissait de l'acquisition de 6 actions de Cities Services Preffered (achetées 38 $ l'unité). Après avoir en avoir donné 3 à sa sœur, le jeune Warren attendit qu'elles atteignent la valeur de 40 $, pour les vendre et faire un léger bénéfice. Néanmoins, les actions culminèrent peu après à 200 $ ; un événement qui donna une leçon au jeune investisseur, en lui apprenant la patience nécessaire pour sentir les bons coups et prendre les décisions idoines au bon moment.


Puis, âgé de seulement 13 ans, il dirige, pour la première fois, sa propre petite entreprise, en faisant du porte-à-porte pour vendre des magazines et des gadgets.


L'année de ses 15 ans, le jeune adolescent gagne déjà près de 180 $ par mois et remplit ses premières déclarations fiscales. Détenteur d'un bon pécule, il achète rapidement une ferme pour la modique somme de 1200 $. Cet investissement sera à l'origine de son premier bénéfice important, puisqu'il revendra la demeure, six ans plus tard, en dégageant une marge de 96 000 $.


Après avoir mené des études de finance et d'économie (il valide l'équivalent d'un Master à la « Columbia Business School », en 1951), Warren Buffet travaille chez Graham-Newman en

tant qu'analyste financier (il gagne alors 12 000 $ par an). Puis il fonde Buffet Partnership, en 1962.


À la tête, déjà, d'une fortune considérable, il investit peu après, dans une usine textile (Berkhsire Hathaway), pour finalement en devenir l'actionnaire majoritaire.


La suite de la carrière de Warren Buffet se déroule alors comme une succession d'investissements fructueux dans des entreprises colossales (comme Coca-Cola) qui l'amènent à devenir officiellement l'Homme le plus riche du monde, avec plusieurs dizaines de milliards de dollars à son actif.  

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Quel est le projet fou de Sam Altman ?

Quel est le projet fou de Sam Altman ?

22 février 2024· 1:51

Décidément, le jeune patron de OpenAI, l'un des leaders de l'intelligence artificielle, voit grand. Sam Altman pourrait pourtant se reposer sur ses lauriers. Les résultats du groupe, en effet, ont atteint 2 milliards de dollars en décembre 2023, et devraient même doubler d'ici 2025.


Mais, pour l'industriel, le compte n'y est pas. Il estime que l'avenir de sa société, et du secteur de l'intelligence artificielle, nécessite un plan d'investissement dont le moins qu'on puisse dire est qu'il est très ambitieux.


Pour mener à bien ses projets d'avenir, Sam Altman entend en effet collecter pas moins de 5.000 à 7.000 milliards de dollars. Une somme colossale, qui représente près de deux à trois fois le PIB de la France.


Le jeune dirigeant d'OpenAI ne veut pas se contenter du succès de ChatGPT, cette application d'intelligence artificielle capable de converser avec un humain. Il veut mettre au point un système encore plus performant, qui puisse imiter l'être humain dans toutes ses fonctions.


Mais, pour cela, il a besoin d'une énorme quantité de puces électroniques. Elles permettent notamment de concevoir les processeurs indispensables à la mise au point des réseaux de neurones artificiels de son désormais célèbre agent conversationnel.


L'appel d'offres de Sam Altman devrait donner un prodigieux coup d'accélérateur à un secteur innovant déjà très porteur. En effet, ces semi-conducteurs, nécessaires au fonctionnement des dispositifs d'IA, équipent déjà les ordinateurs, les smartphones et les "datas centers", ces centres de données où sont regroupés les équipements informatiques des entreprises.


Pour parvenir à ses fins, le patron d'OpenAI entend s'appuyer sur le leader du secteur, le groupe taïwanais TSMC qui, à lui seul, contrôle environ 60 % du marché des semi-conducteurs.


Mais il appelle aussi de ses vœux un rééquilibrage de la production de puces électroniques, avec la création d'entreprises dans des pays comme les États-Unis ou l'Allemagne. Ainsi, on éviterait à la fois une trop grande dépendance à l'égard de quelques producteurs et un risque de pénurie de semi-conducteurs, comparable à celui que le monde a connu durant l'épidémie de Covid.


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Recharger une voiture coûte-t-il toujours moins cher que de faire le plein ?

Recharger une voiture coûte-t-il toujours moins cher que de faire le plein ?

21 février 2024· 2:01

Pour favoriser la transition énergétique, le gouvernement ne cesse de mettre l'accent sur les voitures électriques. Il a récemment pris, à cet égard, diverses mesures, comme le bonus écologique ou le leasing social.


Des initiatives qui ont remporté un grand succès. Cependant, même si les particuliers achètent toujours plus de véhicules électriques, ils continuent de se poser une question : la recharge de ces voitures coûte-t-elle vraiment moins cher qu'un plein d'essence ?


En fait, tout dépend de l'endroit choisi pour recharger sa voiture. D'après une étude publiée par un fabricant de bornes de recharge, le coût de la recharge à domicile serait pratiquement le tiers de celui d'un plein d'essence, et pour une distance équivalente de 100 km.


Cependant, la dépense serait plus ou moins importante selon le moment choisi. Ainsi, il n'en coûterait que 2,50 euros en heures "super creuses", 3,70 euros en heures creuses et 5,30 euros en heures pleines.


Si la recharge de son véhicule électrique à domicile demeure moins onéreuse que le plein d'essence, son coût est cependant plus élevé que l'an dernier. En effet, l'augmentation de 9 % de l'électricité, au 1er février 2024, représente, en heures creuses, un surcoût de 75 centimes (toujours pour 100 km) par rapport à la même période de 2023.


Recharger sa voiture électrique chez soi reste donc une solution économique. Mais ce n'est plus le cas si vous recourez à des bornes extérieures. En effet, la recharge, toujours pour 100 km, coûte en moyenne 10,60 euros sur l'autoroute.


Ce qui est plus onéreux que le sans plomb 95 qui, pour la même distance de 100 km, coûtera environ 9,80 euros.


Il faut donc faire le choix de la recharge à domicile. En procédant de la sorte, il serait possible d'économiser 13.000 euros sur 10 ans, soit une durée de détention raisonnable de la voiture. Une somme qui prend en compte le coût de la recharge, mais aussi celui de l'installation de la borne, qui représente un investissement de 1.200 à 2.000 euros en moyenne.


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Pourquoi le leasing social est-il suspendu ?

Pourquoi le leasing social est-il suspendu ?

20 février 2024· 1:58

Désireux de lutter contre le réchauffement climatique, le gouvernement continue de favoriser l'achat de véhicules électriques. En plus du bonus écologique, cependant revu à la baisse cette année, il avait prévu la mise en place d'un "leasing social".


Lancé, en décembre dernier, à l'initiative du Chef de l'État, ce dispositif permettait à certains conducteurs de louer un véhicule électrique à des conditions très avantageuses.


Il était en effet possible, dans le cadre d'une location avec option d'achat (LOA), de louer une voiture électrique pour 100 euros par mois, 150 euros pour certains modèles. Ces tarifs s'entendent hors assurance et entretien.


L'État finance cette location, prévue pour trois ans et renouvelable une fois, à hauteur de 13.000 euros au maximum. Sont éligibles à ce dispositif des personnes dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 15.400 euros par an et qui font plus de 8.000 kilomètres dans l'année ou habitent à plus de 15 kilomètres de leur lieu de travail.


Enfin, ce leasing social ne s'applique qu'aux véhicules produits en France ou en Europe.


Or, le gouvernement vient d'annoncer la suspension de ce dispositif. Il n'est donc pas prévu, pour l'instant, de reconduire le leasing social en 2024.


Non qu'il n'ait pas fonctionné. Bien au contraire. En effet, le dispositif est victime de son succès. Le gouvernement avait prévu de l'appliquer à 20 ou 25.000 véhicules électriques.


Or, ce n'est pas moins de 90.000 personnes qui se sont inscrites pour pré-réserver leur voiture. Et les pouvoirs publics ont retenu 50.000 candidatures. Soit le double des prévisions les plus optimistes.


Le ministère en charge de l'Écologie ne peut que se satisfaire d'un tel engouement, qui dépasse toutes les attentes. Mais, en même temps, il entraîne un coût supplémentaire pour le budget de l'État, de l'ordre de 400 millions d'euros.


C'est la même volonté de ménager les finances publiques qui vient de conduire les autorités à réserver le bonus écologique de 7.000 euros, versé à l'occasion de l'achat d'un véhicule électrique, aux ménages les plus modestes.

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Pourquoi le pouvoir d'achat devrait réellement augmenter en 2024 ?

Pourquoi le pouvoir d'achat devrait réellement augmenter en 2024 ?

19 février 2024· 2:01

Dans ce contexte économique morose, marqué par une inflation qui cède à peine le pas, voilà qu'une bonne nouvelle devrait enfin redonner, en ce début d'année, un peu d'optimisme aux Français. En effet, leur pouvoir d'achat devrait augmenter en 2024.


Cette progression s'explique d'abord par une hausse prévisible des salaires. D'après la Banque de France, ils devraient augmenter, en moyenne de 3,5 % cette année. D'autres observateurs prévoient même une hausse de 4 %.


Cette appréciation des salaires n'est certes pas nouvelle. Mais elle devrait être nettement supérieure à celle des années précédentes. En effet, les salaires avaient progressé, en moyenne, de 1,5 % en 2020 et de 1,7 % en 2021.


Le ralentissement de l'inflation devrait également permettre aux Français de regagner du pouvoir d'achat. Selon la Banque de France, en effet, elle devrait se situer à 2,5 % en 2024, contre 5,7 % l'année dernière.


L'augmentation des salaires devrait donc être supérieure à celle des prix, ce qui ne peut qu'améliorer la situation financière des Français.


À tel point d'ailleurs que l'Office français des conjonctures économiques (OFCE) estime que leur pouvoir d'achat devrait être, en moyenne, supérieur de 2,5 % à ce qu'il était en 2019.


Pour autant, tous ces chiffres ne sont que des moyennes. Si, dans l'ensemble, la hausse des salaires devrait bien être supérieure à celle des prix en 2024, tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne.


En effet, pour près de 20 % des salariés, la rémunération restera en-deçà de l'inflation. Au contraire, près de 40 % des salariés verront leur salaire progresser dans une fourchette comprise entre 2,5 et 4 %.


Ces salariés chanceux travaillent dans certains secteurs d'activité, comme la chimie ou la métallurgie. On les trouve aussi dans les transports qui, face à la pression syndicale, ont relevé les salaires de près de 4 %. Ces augmentations notables des rémunérations se remarquent aussi dans les métiers de la construction, qui ont toujours de la peine à recruter.

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Quels sont les « mauvais payeurs » de l'OTAN ?

Quels sont les « mauvais payeurs » de l'OTAN ?

18 février 2024· 1:55

En pleine campagne pour les primaires républicaines, en vue des élections présidentielles de novembre prochain, Donald Trump vient de faire une de ces déclarations fracassantes dont il a le secret. Et elle a de quoi inquiéter ses alliés occidentaux.


Au cours d'un meeting, en effet, on a demandé à l'ancien Président s'il continuerait à faire profiter de la protection de l'OTAN un pays qui ne serait pas à jour de sa contribution à cette alliance militaire.


Donald Trump a répondu que non seulement il ne le protègerait pas mais qu'il inciterait la Russie à le traiter comme elle l'entend. Autrement dit, sans doute, à l'envahir. Des propos qui ont provoqué un tollé aussi bien à la Maison Blanche qu'en Europe et créé un certain malaise chez les républicains.


L'OTAN est financé par des contributions directes de ses membres, dont le montant est révisé tous les deux ans. Elles permettent de subvenir au fonctionnement de l'alliance et à l'entretien de ses infrastructures.


Même s'ils peuvent paraître élevés, ces versements, de l'ordre de 3,3 milliards d'euros, ne représentent qu'environ 0,3 % des dépenses militaires des pays membres. Les

États-Unis et l'Allemagne, avec un peu plus de 16 % du total chacun, sont les plus gros contributeurs.


Mais il faut aussi compter avec les dépenses liées aux opérations de l'Otan. Chaque pays membre doit en principe consacrer au moins 2 % de son PIB au financement de ces frais, plus importants que les contributions directes.


Or, si certains pays, comme la Pologne (3,9 % du PIB), les États-Unis (3,5 % du Pib) ou la Grèce (3 % du PIB), font plus que respecter leur part du contrat, d'autres se comportent comme de mauvais payeurs.


C'est notamment le cas de l'Allemagne (1,6 % du PIB), de l'Italie (1,5 %), de l'Espagne (1,3 %) ou encore du Luxembourg, qui avec 0,7 % de son PIB consacré à ces dépenses, arrive en dernière position.


En fait, depuis le départ, les États-Unis assument à eux seuls environ la moitié des dépenses totales de l'OTAN. De quoi donner raison à Donald Trump ?

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Dans quelle station de ski l'immobilier est-il le plus cher ?

Dans quelle station de ski l'immobilier est-il le plus cher ?

15 février 2024· 1:42

Les vacances d'hiver approchent à grands pas, et beaucoup de Français voudront en profiter pour retrouver les joies de la neige. Plutôt que de louer un chalet ou une chambre d'hôtel, certains préféreront acquérir un bien sur place.


Pour cela, ils vont rechercher les secteurs où les prix de l'immobilier restent abordables. À cet égard, le prix moyen au m2 était, en février 2021, de 5.272 euros dans les Alpes du Nord, un tarif trois fois plus élevé que dans les Vosges.


Mais si, en raison de vos goûts ou d'une certaine proximité, vous préférez les Alpes, il faut examiner la situation de plus près. En effet, le prix de l'immobilier y est plus élevé dans certaines stations de ski que dans d'autres.


Si l'on devait établir le classement des stations où l'immobilier est le plus cher, la première place reviendrait à Val d'Isère, en Savoie. En effet, si l'on en croit Meilleurs Agents, une référence en matière d'estimation immobilière, le prix moyen au m2, dans cette station, était déjà de 12.279 euros en février 2021. D'après le site Money Vox, le prix moyen aurait encore progressé, pour atteindre 15.268 euros le m2 en janvier 2024.


L'achat d'un appartement à Val d'Isère coûterait donc plus cher qu'à Paris où pourtant, on le sait, les prix de l'immobilier sont les plus élevés en France. À titre de comparaison, il fallait compter, au début 2021, 12.032 euros le m2 dans le second arrondissement de la capitale.


Val d'Isère subit, comme les autres stations, mais de manière encore plus marquée, les conséquences de la hausse de l'immobilier dans les Alpes du Nord. Toujours d'après Meilleurs Agents, les prix y auraient progressé de près de 10 % entre janvier 2021 et janvier 2022. Et la hausse atteint même près de 23 % sur les trois dernières années.


Sur ce podium des stations de ski les plus chères, on trouve ensuite Courchevel, en Savoie, puis Megève, en Haute Savoie, où le prix moyen au m2 avoisine les 10.000 euros.

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Pourquoi une compagnie aérienne veut-elle peser les passagers ?

Pourquoi une compagnie aérienne veut-elle peser les passagers ?

14 février 2024· 1:54

Les passagers seront-ils bientôt traités comme leurs bagages ? La compagnie aérienne Korean Air a en effet inauguré, dans deux aéroports de Corée du Sud, une nouvelle pratique : peser les voyageurs. Elle leur a donc récemment demandé de monter sur la balance avant d'accéder à leur avion.


Ce qui n'a pas manqué de susciter l'indignation de certains d'entre eux. On a ainsi vu fleurir de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. On a pu assimiler cette pratique à une forme de discrimination.


On s'est aussi demandé si, désormais, le prix des billets dépendrait du poids des passagers. Enfin, certains ont rappelé que, pour répondre à cette curieuse demande de la compagnie, il fallait divulguer des données personnelles et confidentielles.


Mais Korean Air n'est pas la première à peser ses passagers. La compagnie nationale néo-zélandaise et plusieurs compagnies américaines s'y sont déjà essayées.


Les compagnies ont cependant des arguments à faire valoir. En enregistrant le poids des voyageurs, et notamment celui de leurs clients réguliers, elles peuvent ainsi mieux les répartir dans les avions et prévoir la charge représentée, dans chaque appareil, par les passagers.


Ce serait donc une question de sécurité. De fait, la prise en compte du poids précis de chaque voyageur permettrait de mesurer avec beaucoup plus de précision la charge de l'avion. Jusqu'alors, en effet, on se contentait de compter environ 80 kg par voyageur, ce qui est loin de correspondre à la réalité.


Mais cette pratique permettrait aussi d'économiser le carburant. Plus un avion est lourd, plus il consomme du kérosène. Ce serait donc une manière, pour les compagnies, de limiter leurs coûts d'exploitation.


Par ailleurs, elles tentent de répondre aux critiques. Ainsi, Korean Air assure que les passagers sont pesés de manière anonyme et en toute discrétion. Certains suggèrent que les voyageurs donnent eux-mêmes cette information à l'avance, au moment de réserver leur billet.


Une solution qui ne devrait pas forcément convaincre les responsables des compagnies aériennes. En effet, rien ne leur garantit que les passagers leur donneront des informations exactes.

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Pourquoi le prix du gaz ne cesse de grimper ?

Pourquoi le prix du gaz ne cesse de grimper ?

13 février 2024· 1:52

Décidément, la facture énergétique ne cesse de s'alourdir. Après une augmentation de 10 % du tarif de l'électricité, on annonce une nouvelle hausse du prix du gaz pour l'été prochain.


À partir du 1er juillet 2024, en effet, le tarif du gaz devrait progresser de 5,5 % pour les clients se chauffant avec ce mode d'énergie. Et la hausse devrait être de 10,4 % pour ceux qui utilisent le gaz pour l'eau chaude ou la cuisson des repas.


Pour le gestionnaire du réseau, cette nouvelle augmentation s'explique d'abord par la nécessité de payer des frais d'entretien qui ne cessent de progresser. Pour pouvoir couvrir ces coûts fixes, le gestionnaire avait demandé une augmentation de 40 % des tarifs du gaz sur quatre ans. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) ne lui a accordé qu'un peu plus de 27 % de hausse.


Si les charges du gestionnaire ne cessent d'augmenter, c'est, du moins en partie, en raison de la baisse constante de la consommation. En effet, les particuliers utilisent de moins en moins le gaz comme source d'énergie.


La consommation a baissé de 9,5 % entre le 1er août 2022 et le 31 juillet 2023, par rapport à la même période 2018-2019. Or, les exigences, en matière d'entretien du réseau, restent les mêmes. C'est en effet une question de sécurité pour le consommateur.


Il faut donc répartir ces frais d'entretien, qu'on ne peut réduire, sur des consommateurs moins nombreux. Ce qui représente, pour chacun d'entre eux, un prix plus élevé.


Ce phénomène a alors tendance à enclencher un véritable cercle vicieux. En effet, cette hausse des tarifs conduira de nouveaux consommateurs à abandonner le gaz. Ce qui provoquera une nouvelle augmentation de ces frais fixes, donc une nouvelle baisse de la demande. Et ainsi de suite.


Il faut donc s'attendre à de nouvelles augmentations dans les prochaines années. D'autant que le montant des taxes, qui représente une partie du prix, et le prix du gaz naturel lui-même devraient également subir de nouvelles hausses.


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Qu'est-ce que le « No spend February » ?

Qu'est-ce que le « No spend February » ?

12 février 2024· 1:55

Nos contemporains ont pris l'habitude de se lancer des défis. Ainsi, le "dry january" les invitait à réduire leur consommation d'alcool durant ce mois, ou même à ne plus boire du tout.


Voilà maintenant le "no spend february". Comme son nom l'indique, il s'agit, en ce second mois de l'année, de moins dépenser ou de laisser même, certains jours, son porte-monnaie dans sa poche.


L'idéal serait de se limiter aux achats utiles. Lancé sur les réseaux sociaux, ce nouveau défi semble rencontrer un grand succès.


Le but du "no spend february" est donc d'apprendre à maîtriser ses dépenses. Ses promoteurs ne se contentent pas de lancer un slogan accrocheur, ils donnent des conseils simples mais judicieux.


Les uns préconisent de suivre ses dépenses au jour le jour, pour ne pas en perdre le contrôle. D'autres proposent des astuces pratiques, comme la technique des enveloppes, devenue très populaire.


Elle consiste à mettre dans une enveloppe la somme réservée au paiement d'une facture, à un achat ou une activité. Le budget consacré à chaque dépense perd ainsi son caractère théorique et il devient plus facile de le contrôler.


Pour profiter de cette opération, il faut d'abord faire le point de toutes ses dépenses mensuelles. Sur cette base, il sera possible de faire le tri entre les dépenses essentielles, sur lesquelles on ne peut guère économiser, et les achats superflus.


Si certaines dépenses, comme le loyer ou certaines factures, ne peuvent subir de compression, d'autres habitudes d'achat peuvent être modifiées. Ainsi, on peut aller au restaurant une fois par mois au lieu de quatre ou se préparer une thermos de café plutôt que de le prendre en terrasse.


C'est donc un certain rapport à la consommation qui doit changer. Il faudrait la voir alors davantage comme une action utilitaire que comme une manière de vivre. C'est bien l'objectif que semble s'être assigné le "no spend february".


Au risque d'encourager un état de "sous-consommation" trop difficile à endurer pour les adeptes des achats compulsifs. Mais nous n'en sommes pas encore là.

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Qu'est-ce que le Green Deal ?

Qu'est-ce que le Green Deal ?

8 février 2024· 1:56

La colère des agriculteurs ne se manifeste pas seulement contre le gouvernement. Ils en veulent aussi à la Commission européenne. Parmi les mesures prises par cet organisme, et qu'ils contestent, figure notamment le "Green Deal" ou "Pacte vert", mis en place dès 2019.


Mais de quoi s'agit-il ? L'objectif de ce Pacte vert est de parvenir, pour l'Europe, à la neutralité climatique d'ici 2050. On y atteindra le jour où les émissions de gaz à effet de serre issus de l'activité humaine seront en quelque sorte annulées par ce que les spécialistes appellent les "puits de carbone".


Il s'agit de réservoirs naturels, comme les sols ou les forêts, ou de techniques artificielles de captage, capables d'absorber une partie du carbone émis dans l'atmosphère.


Le "Green Deal" cherche donc à ménager l'environnement et à préserver la qualité de vie des Européens, sans sacrifier pour autant la croissance économique.


Les mesures prises dans le cadre de ce Pacte vert concernent de nombreux secteurs, comme les transports, l'agriculture ou l'industrie. Ainsi, pour parvenir à la neutralité climatique, une taxe carbone devrait être instituée aux frontières sur certains produits polluants.


Pour lutter contre la déforestation, au niveau mondial, l'interdiction de produits tels que l'huile de palme ou le cacao cultivé dans certaines conditions est également prévue par le Pacte vert. De même que la mise en circulation, à partir de 2035, de véhicules neufs n'émettant plus de gaz à effet de serre.


Par ailleurs, la nouvelle Politique agricole commune (PAC), entrée en vigueur en janvier 2023, doit s'inscrire dans le cadre du Green Deal. Une PAC qui, comme on le sait, provoque le mécontentement des agriculteurs.


Elle leur impose en effet, au nom du maintien de la biodiversité, de laisser au moins 4 % de leurs terres en jachère. D'autres mesures doivent enrayer la baisse des populations d'oiseaux ou de papillons.


En outre, la PAC prévoit l'interdiction de certains pesticides, qui ne devront pas passer les frontières européennes. D'une manière générale, le Green Deal entend promouvoir une alimentation à la fois suffisante et plus durable.


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Pourquoi la chute d'Evergrande en Chine est-elle inquiétante ?

Pourquoi la chute d'Evergrande en Chine est-elle inquiétante ?

7 février 2024· 1:50

Prix en baisse, chantiers de construction à l'arrêt, la Chine est en pleine crise de l'immobilier. Et ce n'est pas la chute d'Evergrande, le plus grand promoteur immobilier du pays, qui va arranger la situation.


Le groupe avait en effet accumulé les dettes, encore accrues par les restrictions de crédit intervenues à partir de 2020. Elles ont fini par atteindre le chiffre impressionnant de 328 milliards de dollars.


Étranglé par cette dette, Evergrande, déclaré en faillite aux États-Unis, n'a pu faire face, dès 2021, à certains de ses paiements. Aussi une demande de liquidation a-t-elle été déposée, en juin 2022, auprès d'un tribunal de Hong-Kong.


Estimant qu'aucun plan de restructuration convaincant n'avait été présenté par le groupe, le tribunal vient de le placer en liquidation judiciaire.


Les conséquences de ce véritable coup de théâtre n'ont pas tardé à se faire sentir. En effet, dès que la nouvelle a été connue, l'action d'Evergrade a accusé une baisse de plus de 20 %. Au point que la bourse de Hong-Kong a dû suspendre la cotation du titre.


Il reste à savoir si la décision sera vraiment appliquée. En effet, elle émane d'un tribunal situé dans une région semi-autonome. Les milieux économiques se demandent si elle sera vraiment mise en œuvre en Chine continentale, où Evergrande a son siège.


En effet, le pouvoir de Xi Jinping, le dirigeant chinois, y est sans partage. Malgré ce jugement, il pourrait donc soutenir le géant de l'immobilier chinois qui, à l'époque de sa prospérité, était un véritable moteur de l'économie chinoise.


Mais le groupe ne doit pas s'attendre à un tel soutien. En effet, le président chinois, qui a ordonné de réduire l'accès du groupe au crédit, considère la situation d'Evergrande, et d'autres sociétés immobilières, comme un véritable danger pour une économie chinoise déjà en souffrance.


En effet, la crise du secteur immobilier, révélée par la faillite d'Evergrande, fragilise encore plus l'économie d'un pays qui n'est plus, d'ores et déjà, le moteur de la croissance mondiale.

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Comment va le moral des français ?

Comment va le moral des français ?

6 février 2024· 1:53

Le contexte économique actuel, marqué par une inflation qui marque à peine le pas, n'incite guère à l'optimisme. Malgré ces difficultés conjoncturelles, le moral des Français semble pourtant s'améliorer légèrement.


C'est du moins ce qui ressort d'un récent rapport de l'Insee. En effet, l'indicateur mesurant la confiance des ménages affiche le score de 91, un résultat en hausse de deux points par rapport au mois de décembre.


Il est cependant à relativiser si on le compare au chiffre 100, qui est la moyenne de longue période de cet indice de confiance.


D'autres indicateurs témoignent de l'optimisme mesuré dont font preuve les Français. Ainsi, toujours d'après l'Insee, l'indice se rapportant à la perception qu'ont les ménages de leur situation financière est en hausse d'un point.


De même, les Français envisagent avec plus de confiance l'évolution économique. En effet, ils sont plus nombreux (une hausse de 2 points) à penser que leur niveau de vie a progressé au cours des 12 derniers mois. Et ils sont encore plus optimistes pour l'avenir.


En effet, l'Insee note une progression de 6 points de l'indicateur mesurant l'opinion des ménages à propos de l'évolution du niveau de vie au cours des 12 prochains mois.


Là encore, cependant, cette confiance retrouvée témoigne d'un sursaut assez timide, ces chiffres demeurant inférieurs à la moyenne de longue période.


Malgré tout, d'autres signes montrent que les Français ont davantage le moral. Ainsi, ils craignent un peu moins la perspective d'un chômage élevé. De même, l'indice appréciant l'opinion des Français par rapport à la poursuite de l'inflation est en baisse de 5 points. Ils sont donc plus nombreux à penser que la hausse des prix devrait marquer le pas.


Même tempéré, cet optimisme témoigne d'une relative confiance dans l'avenir, alors même que l'Insee dévoile, à cet égard, d'autres chiffres plus inquiétants. En effet, il indique que 2023 n'a pas été une très bonne année pour les entreprises. De fait, il s'en est créé 10.000 de moins qu'en 2022. De quoi, peut-être, infléchir le moral des Français.

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Que contient la proposition de loi « anti Airbnb » ?

Que contient la proposition de loi « anti Airbnb » ?

5 février 2024· 1:56

Une loi sur les logements meublés touristiques vient d'être adoptée, en première lecture, par l'Assemblée Nationale. Dans le viseur de ce texte : les appartements et maisons loués par le biais d'Airbnb, un site mettant en relation les propriétaires et les vacanciers souhaitant louer un logement pour une courte période.


En effet, la présence de ces logements saisonniers, de plus en plus nombreux, accentuerait la crise d'un secteur en difficulté. Pour les spécialistes, en effet, elle serait l'une des principales responsables de la baisse du nombre de logements mis en location.


L'agence Foncia, une référence en matière de gestion locative, l'estimait à 10 % pour l'année 2021. Depuis, la situation ne s'est guère améliorée.


La loi qui vient d'être adoptée, en première lecture, par les députés, doit inciter les propriétaires à remettre leurs logements dans le circuit normal de la location, ou, en tous cas, à proposer des baux de plus longue durée.


La mesure la plus attendue est de nature fiscale. Elle ramène à 30 %, au lieu de 50 ou même 71 %, l'abattement appliqué sur les revenus tirés de la location de ces logements saisonniers. L'abattement de 71 % ne serait plus valable que dans des secteurs ruraux connaissant une faible densité de population.


Les maires auront également la possibilité de réduire le nombre de jours durant lesquels une résidence principale peut être louée dans l'année. Ainsi, cette période de location annuelle pourrait passer de 120 à 90 jours.


Par ailleurs, de nouvelles exigences, en termes de diagnostic de performance énergétique, seront imposés aux propriétaires de meublés touristiques.


Les mesures contenues dans la loi sont jugées satisfaisantes par l'ensemble des députés de l'opposition, qui ont d'ailleurs voté le texte. Certains demandent d'aller plus loin et de supprimer tous les avantages fiscaux dont profitent les propriétaires de ces logements saisonniers.


Ce serait, pour eux, la meilleure façon de lutter contre la pénurie de logements qui se fait sentir dans de nombreuses régions. Pour l'heure, la loi doit être encore examinée par le Sénat.

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Quel est le portrait type de l'agriculteur en France ?

Quel est le portrait type de l'agriculteur en France ?

4 février 2024· 2:22

Le monde agricole est en ébullition. Les agriculteurs se disent étranglés par l'augmentation des charges et la concurrence des produits importés, qu'ils jugent déloyale. Ils réclament aussi l'allègement des normes européennes.


Les paysans dont donc en colère. Mais à quoi ressemblent-ils au juste aujourd'hui ? D'abord ils sont beaucoup moins nombreux. En effet, on ne comptait qu'un peu moins de 400.000 exploitations agricoles en 2020, contre environ 1,5 million en 1970. Soit près de quatre fois moins en 50 ans.


En 2021, les agriculteurs ne représentent donc plus que 1,5 % de la population active, contre un peu plus de 7 % en 1980.


En revanche, ces exploitations sont plus grandes, ce qui compense un peu la diminution de leur nombre. En effet, la superficie moyenne des exploitations agricoles a augmenté de 50 hectares en 50 ans.


Dans l'ensemble, les agriculteurs sont également plus âgés. En effet, selon le dernier recensement agricole, environ la moitié des exploitations étaient dirigées, en 2020, par des agriculteurs âgés de 55 ans et plus. Ces agriculteurs plus chenus, on les retrouve d'ailleurs davantage encore dans certaines régions, comme le Sud-Ouest, la Normandie, la Bretagne ou encore la région PACA.


En 2020, moins de 40 % des agriculteurs avaient moins de 40 ans. À cette date, leur âge moyen était d'un peu plus de 51 ans. Une situation qui ne laissera pas de poser de graves problèmes au moment du départ en retraite de ces agriculteurs âgés. Il faut peut-être craindre alors la disparition d'un certain nombre d'exploitations.


Par ailleurs, le monde agricole semble peu propice aux agricultrices. En effet, on ne comptait, en 2020, qu'un peu plus de 26 % d'exploitantes, ou de femmes dirigeant l'exploitation avec leurs maris. Un chiffre qui montre même un léger recul par rapport à 2010.


Enfin, les agriculteurs d'aujourd'hui ont fait davantage d'études. Ainsi, près de 75 % ont un niveau bac, contre 48 % dans la génération précédente. Et 44 % ont suivi un cursus dans le supérieur.

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Quelle va être l'augmentation des franchises dans le domaine de la santé ?

Quelle va être l'augmentation des franchises dans le domaine de la santé ?

1 février 2024· 1:58

Les largesses du "quoi qu'il en coûte", cette politique de protection de l'économie mise en place durant la crise du Covid, semblent bien terminées. En effet, l'heure est au redressement des finances publiques, mises à mal par les généreuses dépenses de la période précédente.


Le gouvernement veut donc trouver de nouvelles ressources et faire des économies, et ce dans tous les secteurs. Y compris celui de la santé. En effet, 800 millions d'économies sont prévues dans le budget de la Sécurité sociale pour 2024.


On doit d'abord les trouver dans une augmentation des franchises médicales, ces sommes qui restent à la charge du patient, en plus du ticket modérateur.


Et cette hausse n'est pas symbolique. En effet, le gouvernement annonce un doublement de ces franchises, une mesure qui devrait être effective au plus tard fin mars 2024. Ainsi, la somme restant à la charge du patient, sur les médicaments remboursés par l'Assurance maladie, passera de 50 centimes à 1 euro.


Même augmentation pour la franchise à payer à l'occasion de la consultation d'un professionnel de santé paramédical. Et la franchise passera de 2 à 4 euros pour les transports sanitaires.


Mais la hausse ne concerne pas seulement les franchises médicales. Elle s'applique aussi aux participations forfaitaires, des contributions financières déduites des remboursements de l'Assurance maladie. Et, là encore, le gouvernement a décidé de les doubler.


Ainsi, elle passe de 1 à 2 euros pour une consultation chez le médecin ou des examens en laboratoire.


Pour atténuer en partie l'effet de ces mesures, certains gardes-fous sont cependant conservés. Ainsi, le montant annuel des franchises médicales est toujours plafonné à 50 euros. Ce qui peut limiter l'impact financier de cette augmentation pour les personnes souffrant de pathologies lourdes et ayant besoin, de ce fait, de traitements de longue durée.


De même, certaines catégories, comme les mineurs, les femmes enceintes ou les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, demeurent exonérés des franchises médicales. Elles ne sont donc pas concernées par ces nouvelles mesures.

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Le fisc peut-il utiliser les réseaux sociaux ?

Le fisc peut-il utiliser les réseaux sociaux ?

31 janvier 2024· 1:57

Les pouvoirs d'investigation du fisc et des agents des douane ne cessent de s'étendre. Depuis 2021, ils pouvaient collecter et utiliser des données publiées sur des sites de petites annonces.


En ce début 2024, leur contrôle s'élargit encore. En effet, le fisc a reçu le droit de consulter les données publiées sur les réseaux sociaux. Le but est de repérer plus facilement la fraude.


L'analyse de ces informations peut permettre de comparer la déclaration fiscale d'une personne au train de vie que trahissent les renseignements donnés sur les réseaux sociaux.


Il s'agit également de vérifier si certaines personnes, prétendant vivre le plus souvent à l'étranger, ne résident pas, en fait, sur le territoire national. Leur but étant, bien sûr, d'échapper à l'impôt français.


Ces nouveaux pouvoirs accordés au fisc ne l'ont pas été sans réticences. En effet, le Conseil constitutionnel et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) avaient formulé des réserves à l'égard d'une telle intrusion de l'administration dans la vie privée des contribuables.


La CNIL avait même appelé les autorités à faire preuve d'une "grande prudence" dans le recueil de ces données personnelles. C'est ainsi que la collecte de ces informations a d'abord été encadrée par un certain nombre de limites.


La plus notable était l'impossibilité pour les services fiscaux de créer un compte sue les réseaux sociaux, ce qui, de fait, les empêchait d'y accéder. Cet obstacle vient d'être supprimé. Le fisc aura désormais le droit d'ouvrir un compte.


Pour autant, l'accès aux réseaux sociaux ne résoudra pas le problème de la fraude fiscale d'un coup de baguette magique. L'administration le reconnaît elle-même, ne concevant cette démarche que comme une expérimentation. Seuls ses résultats permettront de se prononcer sur l'efficacité de la méthode.


En effet, le fisc est bien conscient de la relativité des informations publiées sur les réseaux sociaux. Rien ne garantit, par exemple, l'authenticité des photos qu'on y trouve. Ainsi, la luxueuse maison d'un contribuable n'est peut-être pas la sienne ou bien ne lui appartient plus.

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Comment la Grèce va-t-elle lutter contre le vieillissement de sa population ?

Comment la Grèce va-t-elle lutter contre le vieillissement de sa population ?

30 janvier 2024· 1:57

De nombreux pays européens sont confrontés à la baisse des naissances et, partant, au vieillissement et à la diminution de la population. Même la France, dont le taux de fécondité demeure le plus élevé de l'Union européenne, a vu le nombre de naissances chuter de plus de 6,5 % en 2023.


La Grèce est l'un des pays les plus touchés par ce tassement démographique. Déjà bas, le taux de fécondité, de 1,5 enfant par femme en 2012, est encore descendu à 1,3 enfant par femme en 2019. Or, ce taux devrait être à 2,1 enfant par femme pour assurer le renouvellement des générations.


Cette évolution de la fécondité explique en partie la baisse de 3,5 % de la population grecque depuis 2011. Ce recul s'explique aussi par une émigration massive des Grecs qui, durant la grave crise économique qui a récemment frappé leur pays, ont quitté la Grèce pour trouver du travail à l'étranger.


L'exode de ces 450.000 Grecs a contribué, par lui-même, au recul de la population. Mais la grande majorité de ces émigrés étant âgés de moins de 40 ans, c'est autant de personnes en âge de procréer qui ont quitté le pays.


Le gouvernement grec a donc pris des mesures pour enrayer le déclin démographique et le vieillissement de la population.


En 2020, les pouvoirs publics avaient déjà instauré une prime de naissance de 2.000 euros. Le gouvernement a décidé d'en augmenter le montant et de le faire dépendre du nombre d'enfants.


Ainsi, pour la naissance d'un premier enfant, la prime passera de 2.000 à 2.400 euros. Les parents d'un deuxième enfant toucheront 2.700 euros. Et, pour le troisième enfant, le montant sera de 3.000 euros.


Le montant prévu pour un quatrième enfant n'est pas précisé. Les autorités ont sans doute pensé qu'un tel événement devient trop rare en Grèce pour qu'on le prenne en compte.


Un programme nataliste plus large devrait être annoncé prochainement. Comportant sept mesures au total, il devrait coûter environ 90 millions d'euros à l'État.


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Qu'est-ce que Cosmc's, la nouvelle chaine de McDonald's ?

Qu'est-ce que Cosmc's, la nouvelle chaine de McDonald's ?

29 janvier 2024· 1:52

La nouvelle était dans l'air, le patron de McDonald's l' a confirmée en décembre dernier. Il a en effet annoncé la naissance d'une petite sœur de la célèbre chaîne de restauration rapide.


Elle s'appelle Cosmc's. Cette nouvelle enseigne est placée sous l'égide d'un petit personnage à six bras, qui ressemble à un extraterrestre. il est apparu dans des spots publicitaires, dans les années 1980 et 1990.


L'offre de ces nouveaux restaurants complète celle de McDonald's. En effet, ses clients n'en poussent pas les portes pour faire de vrais repas, ce qui aurait pu représenter une concurrence pour les restaurants de la chaîne. Cosmc's essaierait plutôt de rivaliser avec le groupe Starbucks, une chaîne mondiale de cafés.


De fait, la nouvelle enseigne de McDonald's propose plutôt des encas et des desserts. En effet, viennoiseries, gâteaux, sandwichs et glaces sont au menu. Pour étancher sa soif, on a le choix entre les limonades, le café froid, les milk-shakes ou encore une sélection de thés spéciaux. Des boissons aux saveurs inédites sont aussi proposées aux clients.


Ils ne resteront d'ailleurs pas longtemps dans ces nouveaux cafés. En effet, le service ne se fait pas dans la salle, mais seulement en drive. L'argument invoqué est le gain de temps.


Le premier restaurant de Cosmc's s'est ouvert, en décembre dernier, dans la banlieue de Chicago. Il a connu d'emblée un franc succès. Sa fréquentation est déjà bien supérieure à celle d'un McDonald's. En effet, il a enregistré plus du double de visites.


Et ce serait même encore plus si l'on tient compte de la taille plus limitée de ces nouveaux restaurants. Le personnel n'a d'ailleurs même pas pu prendre toutes les commandes.


Avec cet établissement, la direction de McDonald's volait sonder le terrain. À cet égard, le test semble pleinement réussi. Une dizaine de restaurants supplémentaires devraient donc voir le jour en 2024, notamment au Texas.


Pour l'heure, McDonald's n'a rien dit d'un éventuel déploiement de son nouveau concept dans le reste du monde. Si Cosmc's devait arriver en France, on se demande comment il faudrait prononcer son nom.

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Les mangas sont-ils encore à la mode ?

Les mangas sont-ils encore à la mode ?

28 janvier 2024· 1:46

D'après les spécialistes, le marché du livre demeure dynamique en France, surtout si on le compare à la situation d'autres pays européens. En effet, les lecteurs français achèteraient autant de livres que les Italiens et les Britanniques réunis.


Ce marché n'en accuse pas moins un léger reflux en 2023. En effet, 351 millions de livres neufs ont été vendus l'année dernière, ce qui représente un recul d'environ 4 % par rapport à l'année précédente.


Ce qui n'empêche pas le chiffre d'affaires du secteur de progresser légèrement. En effet il est en hausse de 1 %, ce qui s'explique notamment par une augmentation moyenne de 5 % du prix des livres. Comme les autres, le marché du livre est en effet sensible à l'inflation.


En 2023, le marché du livre a d'abord été tiré vers le haut par la littérature. En effet, les romans représentent environ 28 % des ventes. Les lecteurs français manifestent un goût particulier pour la romance, des récits où les histoires d'amour ont la part belle.


En effet, ce genre représente, à lui seul, 7 % des ventes totales et un titre sur neuf en matière de littérature. Dans ce classement des livres les plus vendus, viennent ensuite les bandes dessinées, avec 23 % des ventes, et les livres pour la jeunesse, qui, avec 21 % des ventes, arrivent en troisième position.


Même si elles prennent le seconde place de ce palmarès, les bandes dessinées amorcent cependant un repli. Surtout si on compare ses ventes avec celles des deux années précédentes, durant lesquelles le secteur avait engrangé de notables profits.


Cette baisse s'explique notamment par le reflux du manga, cette bande dessinée dont les personnages et les codes graphiques particuliers nous viennent du Japon. En effet, seulement 39,6 millions de mangas se sont vendus en 2023, ce qui représente une baisse d'environ 11 %.


Un repli lié en partie, là encore, à la hausse des prix. Il est cependant à relativiser, compte tenu de la très forte production de mangas ces dernières années.

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Pourquoi Carrefour et Netflix s'allient-ils ?

Pourquoi Carrefour et Netflix s'allient-ils ?

26 janvier 2024· 1:55

Dans ces temps d'inflation, où les baisses de prix tardent à se faire sentir dans le budget des ménages, les acteurs de la grande distribution rivalisent d'imagination pour fidéliser leurs clients ou même en attirer de nouveaux.


C'est ainsi que le groupe Carrefour a eu l'idée d'un partenariat original avec la plateforme Netflix. Une forme de collaboration déjà testée aux États-Unis, mais encore jamais en France.


À ce stade d'ailleurs, tous les clients ne sont pas concernés, mais seulement ceux habitant aux alentours de Rouen et de Bordeaux. Au total, plus de 100 magasins Carrefour, de toutes tailles, participent à cette nouvelle offre.


D'après l'accord conclu entre Carrefour et Netflix, les clients intéressés vont pouvoir souscrire à un abonnement de 5,99 euros par mois, sans engagement, qui leur permet d'accéder à un forfait Netflix.


L'abonnement pourra être souscrit au moyen d'une carte-cadeau, disponible en magasin, ou par l'intermédiaire d'un compte sur la plateforme. Et les clients pourront accéder à d'autres formules d'abonnement.


Cependant, la principale originalité de cette offre, c'est qu'elle permet d'associer ces abonnements à des réductions spécifiques. En effet, les clients concernés auront également droit à une réduction de 10 % sur quelque 6.000 produits.


L'éventail des articles éligibles à ce rabais est très large, puisqu'on trouve aussi bien des aliments que des produits de droguerie ou d'hygiène.


Les deux partenaires espèrent trouver leur compte dans cet accord. Netflix pense pouvoir toucher, par ce biais, des clients peu susceptibles de venir sur la plateforme par d'autres voies.


De son côté, Carrefour pense intéresser environ 3 % de sa clientèle. Une telle manière de fidéliser ses clients lui a d'ailleurs été inspirée par une autre forme d'abonnement, alimentaire celui-là.


En effet, le groupe avait déjà essayé, dans la région de Rouen, une forme d'abonnement, donnant droit à 15 % de réduction sur certains produits. La formule semble avoir eu un certain succès.


Si cette offre conjointe, entre Carrefour et Netflix, en a aussi, le groupe de la grande distribution pourrait étendre la formule à tout le territoire à partir de 2025.

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Pourquoi ne pourrons-nous pas utiliser 27 millions de pièces de monnaie ?

Pourquoi ne pourrons-nous pas utiliser 27 millions de pièces de monnaie ?

25 janvier 2024· 1:53

Comme son nom le laisse supposer, l'une des missions de la Monnaie de Paris est de fabriquer les pièces mises en circulation sur le territoire national.


Or, les nouvelles pièces de 10, 20 et 50 centimes, frappées en novembre 2023, ne rempliront pas votre porte-monnaie. En effet, ces 27 millions de pièces ont été détruites. Ce qui a coûté à l'État la bagatelle d'un million d'euros.


Mais comment en est-on arrivé là ? Avant d'être mises en circulation, les pièces doivent recevoir le feu vert de la Commission européenne. Or, cette fois-ci, elle n'a pas donné son accord. Au motif que les étoiles, un des symboles majeurs de l'Union européenne, ne sont pas assez visibles sur ces pièces de monnaie.


Les responsables de la Monnaie de Paris ont voulu minimiser l'affaire. Ils rappellent d'abord que la fabrication de ces pièces ne représentait qu'environ 2 % de la production annuelle de l'organisme. En effet, ces 27 millions de pièces sont assez de peu de chose face aux 1,4 milliard de pièces fabriquées chaque année.


Par ailleurs, si les pièces en elles-mêmes ont bien été détruites, le métal, recyclé, sera utilisé pour la fabrication de nouvelles pièces. Et, si l'on en croit la Monnaie de Paris, de nouvelles pièces sont déjà en cours de fabrication.


L'organisme se défend d'avoir voulu précipiter les choses, pour pouvoir présenter les nouvelles pièces au ministre de l'Économie, en visite dans l'établissement début décembre 2023.


Or, d'après la Monnaie de Paris, tout avait été prévu pour sortir les pièces début janvier 2024. Un planning qui ne tenait donc pas compte de la visite ministérielle.


L'organisme avance encore un autre argument. La réponse de la Commission européenne étant plus longue que de coutume, la Monnaie aurait été obligée d'anticiper la production pour tenir les délais. Et ce d'autant plus, à en croire ses responsables, que les nouvelles pièces semblaient répondre aux attentes de la Commission. En effet, leur validation semblait n'être qu'une simple formalité.


Dès réception de l'avis européen, le 1er décembre, le design des pièces a été revu et validé juste avant Noël.

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Quels sont les métiers les plus menacés par l'IA ?

Quels sont les métiers les plus menacés par l'IA ?

24 janvier 2024· 2:00

On le sait, les outils d'intelligence artificielle se développent de plus en plus. Certains s'inquiètent, aujourd'hui, de leur impact sur l'emploi. Selon une récente étude, 7 % des emplois pourraient déjà être remplacés par des dispositifs reposant sur l'IA.


Aux États-Unis comme en Europe, deux tiers des emplois seraient déjà fragilisés par le recours, plus ou moins développé, à l'IA. À terme, ces dispositifs ne menaceraient pas moins de 300 millions d'emplois dans le monde.


Même si la plupart des métiers peuvent être concernés, à un titre ou à un autre, par la généralisation de l'IA, certains sont plus exposés que d'autres.


Selon un récent rapport du Forum économique mondial, l'automatisation et l'informatisation croissante des tâches concerneraient environ 26 millions d'emplois, dans l'administration, mais aussi dans la tenue de caisses, qui pourraient être supprimés dans le monde d'ici 2027.


Parmi les professions les plus touchées par l'IA, se trouvent également les métiers de bureau, comme le secrétariat ou la comptabilité. Ainsi, si l'on en croit l'Institut Sapiens, un "think tank" connu, le nombre de secrétaires a chuté de plus de 25 % entre 1986 et 2016. En effet, la prise de rendez-vous et l'organisation des plannings sont de plus en plus souvent confiés à des instruments d'IA.


Durant la même période, le nombre de comptables a reculé de 10 %, certains analystes prédisant même leur disparition à l'horizon 2040.


Une catégorie similaire d'emplois est également menacée par l'IA, toujours d'après l'Institut Sapiens : celle des employés de banque ou d'assurance, dont le nombre a diminué de près de 40 % en 30 ans (de 1986 à 2016). Certains envisagent même leur disparition programmée d'ici 2040 ou 2050.


En effet, les clients se déplacent beaucoup moins en agence pour s'informer ou procéder à leurs opérations courantes. Ils passent donc de plus en plus par Internet.


Quant aux caissiers et caissières, leur nombre est en constante régression depuis le début des années 2.000. Dans nombre de magasins, en effet, ces employés sont remplacés par des caisses automatiques.

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Peut-on avantager un de ses enfants dans une succession ?

Peut-on avantager un de ses enfants dans une succession ?

23 janvier 2024· 2:03

En France, la transmission de son patrimoine à ses enfants est fondée sur un principe d'égalité. Considérés comme des héritiers réservataires, ils doivent recevoir, faute de dispositions spécifiques, une part égale d'une partie de la succession, appelée "réserve".


Le montant de cette part dépend du nombre d'enfants. Ainsi, deux enfants recevront chacun un tiers de cette réserve et trois enfants un quart de celle-ci.


vous pourrez disposer comme bon vous semble du reste de la succession, appelé "quotité disponible".


Les donations accordées aux enfants de votre vivant sont considérées comme des avances sur la succession. Au moment de régler celle-ci, on les prendra en compte pour calculer la part revenant à chaque enfant.


L'existence de ces règles assez strictes n'empêche pourtant pas d'avantager l'un de ses enfants. Le premier moyen consiste à faire à cet enfant une donation "hors part successorale". Elle sera prélevée sur la quotité disponible, la part de l'héritage dont vous pouvez disposer librement.


Cette mention (hors part successorale) est essentielle. Dans ce cas, en effet, elle ne sera pas prise en compte pour calculer la part revenant à chaque enfant. Tout ou partie de la quotité disponible peut également être léguée par testament à l'un de ses enfants.


Une autre solution consiste à désigner l'un de ses enfants comme bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie. En effet, ces contrats n'entrent pas dans la succession. S'ils se sentent lésés, les héritiers ne peuvent pas remettre en cause le contrat lui-même, mais peuvent contester le montant des primes versées, qui peut parfois être jugé exagéré.


Enfin, il est possible de faire, à l'un de ses enfants, un don ou un legs "pour services rendus". Ce don "rémunératoire" n'est pas pris en compte pour établir la part de chacun dans l'héritage et n'est soumis à aucun droit de succession.


Pour autant, là encore, il ne doit pas paraître exagéré aux autres héritiers. Faute de quoi, une partie de ce legs peut être considéré comme une donation ordinaire, soumise, on l'a vu, à des règles différentes.


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