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Pourquoi l’enterrement de Molière fut-il si discret ?
Le 17 février 1673, alors qu’il venait d’achever la 4ème représentation du Malade Imaginaire, dont il jouait le rôle principal, Jean Baptiste Poquelin dit Molière meurt dans la soirée. Les circonstances de sa mort ont suscité de la part de ses contemporains mais aussi des générations suivantes, de nombreuses légendes. Non, Molière, ne s’est pas éteint sur scène mais bien chez lui rue Richelieu à Paris. Les décisions données pour prendre en charge les restes du célèbre dramaturge de la Troupe Du Roi semblent alors paradoxales au vu du succès unanime qu’il rencontra de son vivant, tant comme acteur que comme auteur comique.
Mais comment se fait-il qu’un artiste si reconnu et acclamé de son vivant soit enterré sans faste et à la nuit tombée ? Après sa mort inattendue, la sépulture catholique lui est dans un premier temps refusée. Pourquoi ? A cette époque, le métier de comédien est considéré comme infâme, et ceux qui exercent cette profession sont excommuniés. Impossible pour un comédien d’obtenir une sépulture ecclésiastique, à moins de renoncer par écrit à sa profession ou bien d’en faire la déclaration sur son lit de mort en présence d’un prêtre. Le problème est que Molière n’a pu ni signer ni renoncer oralement. Sa femme Armande Béjart, comédienne parisienne surnommée la Molière, avait pourtant appeler trois prêtres durant les dernières heures de vie de son mari mais deux refusèrent de venir et le troisième arriva trop tard. Armande Béjart alla jusqu'à dénoncer au roi Louis 14 l'injure que l'on faisait à la mémoire de son mari en disant, je cite les mots de M. Brossette avocat lyonnais, “que si son mari était criminel, ses crimes avaient été autorisés par sa Majesté même”. Après plusieurs requêtes, l'archevêché de Paris autorise, tout de même, une sépulture ecclésiastique aux restes de Molière à condition que cela soit je cite “sans aucune pompe et avec deux prêtres seulement, et hors des heures du jour et qu'il ne se fera aucun service solennel pour lui”.
Preuve concrète d’une société où la religion prévalait sur le succès populaire, le convoi et l’enterrement de Jean Baptiste Poquelin se déroulent dans la discrétion à partir de 9 heures du soir le 21 février 1673. Mais en plus de cet argument religieux, la Gazette d’Amsterdam justifie également l’enterrement de nuit pour éviter, je cite, “la foule incroyable de peuple qui se serait trouvée à son convoi, si on l'eût fait de jour.” Néanmoins, selon les dires du journal, il y eut quand même quelque 700-800 personnes suivi du même nombre de pauvres pour assister à l’enterrement dans le cimetière de la chapelle Saint-Joseph, situé sur la paroisse de Saint-Eustache à Paris. En 1817, les restes de Molière finirent finalement leurs périple au cimetière du Père Lachaise. Le plus célèbre des dramaturges français n’a donc pas eu un enterrement aussi faste que ce que l’on aurait pu croire.
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Pourquoi la madeleine de Proust aurait pu être une biscotte ?
Dans la catégorie des expressions liées aux souvenirs et la nostalgie, la madeleine de Proust tient une place importante et très particulière. Issue de l'œuvre Du côté de chez Swann du très célèbre Marcel Proust, écrivain français né le 10 juillet 1871 à Paris où il est mort le 18 novembre 1922, la formule sera considérée comme l’un des plus précieux trésors qu’il légua avec ses écrits. Mais alors que signifie t-elle réellement ?
L’expression évoque le choc au contact de micro-événements qui font alors ressurgir chez une personne des souvenirs de l’enfance. Dans le texte de Proust, c’est avec une madeleine trempée dans du thé que cela survient. Plus concrètement, la madeleine de Proust est alors rattachée à une dimension sensorielle : généralement, ce sont des odeurs, des sensations ou bien même des objets qui provoquent ces réminiscences chaleureuses. Mais le saviez-vous ? La madeleine de Proust a bien failli être remplacée par un autre aliment dans le récit de l’écrivain. Dans la construction de son roman fleuve A la recherche du temps perdu publiée de 1913 à 1927, Marcel Proust passe par de longues phases de réécritures permanentes et de brouillons. Si bien qu’il se met à nommer chacun de ses cahiers, comme ce fut le cas avec ‘Dux’ ou 'Vénusté’, notamment dans une perspective de conservation de ce qui lui vient en mémoire. En 1908, dans un passage de ces carnets, on retrouve la première occurrence de cette expression restée dans notre langage courant, ou la madeleine est alors à ce moment-là du pain grillé.
Hé oui ! Le personnage de l’écrivain trempait alors une tranche de pain grillé dans du thé qui lui faisait se remémorer de tendres moments personnels. Plus encore, Proust n’arrive pas à se décider, et le pain grillé se transforme dans un deuxième carnet en biscotte. Mais alors pourquoi le choix définitif de la madeleine après tant d’hésitations ? Plusieurs hypothèses sont faites. On retrouve le fait que la madeleine soit , symboliquement comme physiquement, plus douce et ronde qu’une biscotte ou du pain grillé, dont les bruits secs et cassants se combinent plus difficilement avec l’idée de doux souvenirs qui reviennent à l’esprit. Certains spécialistes, comme l’éditrice Jessica Nelson, justifient également ce choix par une dimension religieuse, la madeleine renvoyant à Marie-Madeleine.
Quoi qu’il en soit, vous savez maintenant pourquoi, dans un autre espace temps, nous aurions pu pour qualifier le retour subit de souvenirs chargés d’émotion, utiliser l’expression la biscotte ou le pain grillé de Proust.
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Comment la peintre Artemisia Gentileschi a-t-elle marqué son époque ?
Elle compte aujourd’hui parmi les artistes les plus influents de son temps, et à su s’émanciper des barrières de genres qui l'empêchaient de vivre de sa passion. Dans l’Italie du 17eme siècle, Artemisia Gentileschi va réussir à s’imposer comme une peintre prospère et reconnue pour son talent. Comment s’est-elle construit un nom dans un monde qui ne laissait pas spécialement de place aux femmes ?
Artemisia Gentileschi naît le 8 juillet 1593 à Rome et passe sa jeunesse enfermée, étant rarement autorisée à sortir, comme les autres jeunes filles de son âge. Néanmoins, elle est apprentie dans l’atelier de son père Orazio Gentileschi qui est un peintre réputé. Artemisia va en profiter pour étudier le dessin et sublimer son talent naturel. Elle va développer tout comme son père une fascination pour Le Caravage, peintre italien qui a révolutionné son domaine par son style si particulier. Les premiers tableaux d’Artemisia vont donc laisser entrevoir cette influence. Victime d’un viol par l’un des proches de son père, Artemisia Gentileschi réussira tant bien que mal a passer outre cette expérience traumatique sans pour autant abandonner ces objectifs. Alors mariée à Florence, elle reprend sa carrière de peintre. Elle est consciente du du poids qu’elle porte sur les épaules et écrit à son commanditaire Antonio Ruffo la chose suivante : “Vous me trouvez pitoyable car avant même de poser les yeux sur mon travail, le nom d'une femme soulève des doutes. » Dotée d’un talent incontestable et louée par ses confrères de l’époque, Artemisia doit pourtant compter sur une tutelle masculine pour pouvoir évoluer dans une société qui n’accepte pas aisément les femmes peintres. En 1616, arrive la consécration : elle sera la première femme a entrer à l’Académie du dessin de Florence, première académie artistique d’Europe. Elle collabore, à ce moment-là, avec les plus grandes figures florentines du moment, comme Galilée ou encore Michelangelo Buonarroti le Jeune, grand neveu de Michel Ange.
L’un des tableaux d'Artemisia les plus populaires, tiré de l’Ancien Testament, représente Judith décapitant Holopherne. Il fut peint en 1620. Bien que l’artiste en ai fait 2 versions à quelques années d’intervalles, on reconnaît là ses caractéristiques propres : la gestion des contrastes entre lumière et obscurité, et le réalisme troublant dans la représentation des corps. Après sa séparation de son mari, Artemisia peut alors vivre en femme indépendante. Elle qui reçoit de nombreuses commandes de tableaux et qui gagne sa vie sans être obligée de reverser de l’argent à un époux. De Florence à Naples, en passant par Londres, Artemisia G a su s’imposer comme l'une des premières peintres baroques et certainement l'une des plus accomplies de sa génération. Après sa mort, son œuvre est pourtant oubliée, ou attribuée à d’autres, comme ce fut le cas avec le Judith décapitant Holopherne attribué au Caravage.
Il faudra attendre le 20ème siècle pour la voir réellement réhabilitée et consacrée pour sa personnalité et son art. Voila, vous en savez un peu plus sur Artemisia Gentileschi, une artiste qui aura marqué son époque tant pour son indépendance que pour son talent qui lui a permis de s’extraire de sa condition de femme italienne du 17ème siècle.
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Qu’est-ce qu'un “MacGuffin” au cinéma ?
Le terme MacGuffin ne vous dit peut-être rien, et pourtant, vous le rencontrez dans chaque film de fiction ou presque, que vous regardez. Sauriez-vous dire ce qu’on en commun le crâne de cristal dans Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, un disque dur volé dans Skyfall ou encore un diamant de 24 carats dans le film Snatch de Guy Ritchie ? Hé bien ce sont tous des MacGuffin.
Ce mot cache en fait une technique utilisée au cinéma pour développer un récit. Il faut voir le MacGuffin comme un prétexte au développement d'un scénario mais qui se révèle capital pour les personnages principaux du film. Bien que le principe soit utilisé depuis les débuts du cinéma, l’expression est en réalité popularisée par l’un des réalisateurs britanniques les plus influents au monde, le célèbre Alfred Hitchcock. Il va d'ailleurs en fournir une définition lors d'une conférence donnée en 1939 à l'université Columbia. Il décrit ainsi le MacGuffin comme, je cite : “l'élément moteur qui apparaît dans n'importe quel scénario. Dans les histoires de voleurs c'est presque toujours le collier, et dans les histoires d'espionnage, c'est fatalement le document.” Mais d'où vient son appellation? Selon Donald Spoto, biographe de Hitchcock, l’expression viendrait de Angus MacPhail qui était l’ami et le scénariste du ‘Maitre du Suspense’. Hitchcock utilise d’ailleurs ce principe à maintes reprises : On retrouve comme MacGuffin une somme d’argent volée dans Psychose sorti en 1960 ou des bijoux dans La Main au collet en 1955. Mais pour Hitchcock, son meilleur MacGuffin reste celui présent dans son long métrage La Mort au Trousses sorti en 1959. Pourquoi ? Parce qu’il est représenté dans le film par des secrets du gouvernement, qui sont évoqués tout du long mais qui ne sont jamais représentés physiquement : ils restent purement abstraits.
Dans l'œuvre d’Hitchcock, le MacGuffin perd de l’importance à mesure que l’intrigue avance. En effet, le réalisateur comme il le confiera notamment à François Truffaut, va à l’encontre des personnes qui exigent une cohérence parfaite pour tous les détails d’un film, qu’il appelle alors les “vraisemblants”. Il prône le film comme un spectacle en soi qui ne doit pas nécessairement copier à l’identique la réalité. Principe fondamental du 7ème art, le MacGuffin est présent dans un nombre très conséquent de films de fiction, qui peuvent alors se l’approprier chacun à leurs manières et lui donner une importance variable. Cela va de Tarantino avec une mallette mystérieuse dans Pulp Fiction à Marvel avec les pierres d'infinité dans les films des trois premières phases de l’univers, en passant par Claude Chabrol, avec une statue de flore dans La Demoiselle d’Honneur.
Voilà, vous en savez un peu plus sur le MacGuffin, un élément bien connu des réalisateurs mais également des écrivains, qui passe parfois inaperçu ou presque parmi les spectateurs.
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D'où vient le surnom du fossile Lucy ?
S’il y a un fossile que nous avons tous en mémoire aujourd’hui, c’est bien celui de Lucy. Mais qui est-elle ? Découvert le 24 novembre 1974 à Hadar en Ethiopie sur les bords de la rivière Awash, le fossile que l’on surnomme Lucy, ou encore Dinqnesh, a bouleversé la manière dont les scientifiques se représentaient jusqu’alors nos origines humaines.
Lucy appartient à l’espèce des Australopithecus afarensis et date selon les experts de 3.18 millions d’années. C’est le premier fossile retrouvé qui soit aussi ancien et relativement complet, avec 52 ossements sur les 206 qui composent un corps humain, . Lucy a permis le réajustement des connaissances concernant la bipédie, le fait de marcher sur ces deux membres postérieurs. Mais alors, pourquoi a-t-on donné le surnom de Lucy à cette découverte majeure ? Le groupe de recherches qui a découvert Lucy, composé de scientifiques éthiopiens, américains mais aussi français, était alors mené par deux paléontologues, Donald Johanson et Yves Coppens et un géologue Maurice Taieb. Au moment de la découverte par l’un d'entre eux du fossile, il fut d’abord répertorié sous le doux nom de code AL 288-1. Mais pour une trouvaille aussi importante, on se doute qu’il était préférable de pouvoir identifier plus facilement les restes australopithèques.
Et le choix du surnom Lucy a au final était inspiré par une chanson des Beatles ! Alors que les chercheurs répertoriaient les ossements découverts le soir sous leurs tentes, ils écoutaient en même temps à la radio, la chanson Lucy in the Sky with Diamonds sortie sur l’album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band en 1967 par les Beatles. L’origine de ce nom si célèbre provient donc directement d’un des groupes de rock anglais les plus emblématiques du monde. En ce qui concerne son deuxième surnom, prononcé Dinqnesh, il provient de l’amharique, qui est la langue parlée en Ethiopie. En amharique donc la dénomination n’est pas inspirée d’une œuvre artistique mais n’en est pas moins pleine de sens. Dinqnesh signifie en effet la phrase « tu es merveilleuse ».
Voilà, vous en savez un peu plus sur l’origine des surnoms de celle qui serait une cousine très éloignée de la lignée des humains, mais qui a longtemps été considérée comme le symbole de ses origines.
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Pourquoi ne trouve-t-on plus d’épreuves d’arts aux Jeux Olympiques ?
Cela peut sembler étonnant au vu des catégories actuellement présentes, mais il a bel et bien existé des épreuves d’arts aux Jeux Olympiques. Hé oui, les Jeux olympiques modernes inaugurés en 1894 dans la ville d’Athènes n’ont pas accueilli uniquement des catégories sportives au cours de leurs histoire. Mais dans un premier temps, comment l’art est-il apparu au programme des JO ?
Le baron Pierre de Coubertin, d’abord militant pour l’instauration du sport dans les établissements scolaires français, va s’imposer comme le rénovateur des Jeux Olympiques modernes, et créera pour ce faire le Comité international olympique en 1894. Et C’est également à son initiative que seront mises en place les épreuves d’art dans la compétition olympique. En effet, le souhait de Pierre de Coubertin était de pouvoir rassembler sport et art dans un même événement, comme ce fut le cas dans la Grèce Antique. Il se réunit donc avec des experts pour arriver en mai 1906 à faire émerger 5 disciplines d’art qui seront par la suite en lice : l’architecture, littérature, musique, peinture et sculpture. Il réussit finalement après plusieurs échecs à faire accepter les épreuves artistiques pour les Jeux olympiques de 1912 qui se passent en Suède, à Stockholm. Seuls 35 participants sont recensés pour cette première des 5 épreuves d’art, que Coubertin appelle alors assez joliment le "pentathlon des muses”. Vous vous en doutez peut-être, il y a un prérequis pour participer, il faut que l'œuvre ait un lien avec le sport. Mais, les candidats étant bien évidemment autorisés à réaliser leurs œuvres en amont de la compétition, elles doivent par conséquent être originales, aucunes copies n’étant acceptées. Les gagnants remportent comme pour les autres types d’épreuves, une médaille d’or, d'argent et de bronze. L’apogée de ces disciplines artistiques se fera lors des jeux olympiques d'Amsterdam en 1928 , ou plus de 1150 œuvres sont exposées dans la discipline de la peinture seulement, sans compter les autres catégories d’art. Par la suite, les épreuves d’arts seront présentes à chaque session des jeux olympiques jusqu'à ceux de Londres en 1948, avec une baisse constante du nombre de participants.
Mais alors pourquoi ont-elles disparu du paysage olympique ? Hé bien, en 1949, un rapport est présenté au comité international olympique et va faire grand débat. Il affirme que la quasi-totalité des participants aux épreuves artistiques sont professionnels contrairement à l’amateurisme demandé par le comité. En effet, les artistes avaient par exemple le droit de vendre leurs œuvres à la fin des expositions pendant les JO, ce qui donnait lieu à différentes polémiques. Ainsi, les critères olympiques du comité prônant la participation d’athlètes amateurs eurent raison des épreuves d’arts, qui bien que plusieurs fois reproposées par la suite pour d’autres Jeux olympiques comme ceux de 1952, ne furent pas remises en place. Voilà, vous en savez un peu plus sur l’histoire des épreuves artistiques aux Jeux Olympiques. Il semble bon de préciser que l’art reste néanmoins présent dans la charte olympique, qui demande aux organisateurs des Jeux de prévoir un programme d'événements culturels pour promouvoir les relations humaines et l'entente mutuelle entre les participants.
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Quelles sont les fonctions des gargouilles ?
Elles trônent fièrement et surveillent aujourd’hui les nombreux visiteurs qui les admirent pour leurs particularités ornementales. Ces gardiennes, les gargouilles, apparaissent au début du 13ème siècle en Europe et se rattachent à de somptueux monuments souvent gothiques comme des cathédrales ou bien des églises. D’abord, pourquoi les appelles t-on comme cela ?
Le mot gargouille est composé du terme latin “garg” qui signifie gorge et de celui d’ancien français “goule”, qui veut dire gueule. Mais quelles sont les fonctions de ces créatures ? La gargouille est généralement en pierre, et désigne aujourd’hui toute figure qui est sculptée, qui représente le plus souvent un animal monstrueux ou encore un humain, et surtout qui évacue de l’eau. En effet, la première fonction originelle de la gargouille est une fonction pratique. Elle servait à faire écouler les eaux de pluies à une distance relativement éloignée des murs. C’est en cela que la gargouille se différencie de la chimère qui elle est une sculpture uniquement destinée à une fin décorative. Au départ plutôt rares et larges, les gargouilles vont se multiplier avec l’essor du style gothique au cours du 13ème siècle dans un souci d’accroissement des voies d’évacuations, tout en acquérant à ce moment-là un véritable intérêt décoratif. On voit se démocratiser des gargouilles entières plutôt qu’une seule partie de buste, avec des motifs sculptés qui se complexifient au fur et à mesure.
La gargouille peut représenter un animal, un être hybride, une créature, ou encore comme on en voit apparaître au début du 14ème siècle, un humain. Et c’est dans ces différentes représentations qu’elle prend également ces autres fonctions. Mais pourquoi la gargouille est-elle la plupart du temps effrayante? On s’accorde à dire aujourd’hui que la gargouille exerce une fonction apotropaïque. Un mot un peu compliqué pour désigner un objet qui vise à conjurer le mauvais sort. En effet, la gargouille s’impose en gardienne d’un lieu, qui éloigne alors les démons mais également les personnes qui ont commis des péchés. Plusieurs textes médiévaux viennent corroborer cette idée-là de gargouilles gardiennes, d'où la représentation récurrente de chiens, de lions ou encore de dragons sur ces sculptures. Enfin, la gargouille a, au fil du temps, acquis une fonction morale qui visait à moquer les travers de la société de l’époque. Renforcées par la multiplication des représentations humaines mais également par la liberté conquise par les sculpteurs, les gargouilles tardives cherchaient à faire rire, par le grotesque mais aussi par l’obscène.
Bien que beaucoup de celles que l’on observe aujourd’hui datent de restaurations amorcées au 19ème siècle, ces créatures immobiles restent rattachées à notre patrimoine culturel. Ainsi, les gargouilles ont endossé plusieurs fonctions dans l’histoire et sont principalement connues à notre époque comme le symbole d’un temps passé, celui du Moyen-Age.
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Pourquoi les Simpson sont-ils jaunes ?
Le 15 décembre 1990 à 19h05 sur canal +, le public français a pu faire la connaissance de la plus célèbre des familles américaines moyennes, celle d’Homer, Marge, Bart, Lisa et Maggie Simpson...31 ans et 717 épisodes plus tard, la recette de la série d’animation Les Simpson reste intacte. Créée par le dessinateur et scénariste Matt Groening, la famille Simpson, satire du mode de vie américain, a marqué l’histoire de la série humoristique d’animation pour les adultes au point d’avoir sa propre étoile sur le Walk of Fame d’Hollywood. Après 33 saisons, la série n’a pas perdu de son efficacité, preuve en est qu’en 2020 durant la pandémie de Covid19, Les Simpson ont été la série d’animation la plus suivie sur Disney +, au niveau international, selon le site TVTIME.
Mais alors, pourquoi les personnages des Simpson ont-ils la peau de couleur jaune ?.Il existe plusieurs explications à ce choix, que je vais m’empresser de vous donner. D’abord, la première relève d’un choix esthétique. En effet, un des scénariste de la série, Mike Reiss, à déclarer que l’équipe ne voulait pas de démarcation entre les cheveux des enfants de la famille et leurs peaux, le jaune pouvait alors servir à effacer cette frontière entre les chevelures blondes et le reste du corps des personnages. On retrouve également une dimension un peu plus marketing à cette décision. Ce choix viendrait aussi du fait que le jaune est une couleur qui attire l’attention, et que la série serait donc de facto plus rapidement identifiable pour un spectateur qui tomberait dessus à la télévision. En effet, le jaune était à cette époque très peu utilisé dans les séries et permettait de se démarquer. Enfin, une dernière raison à l’utilisation de cette couleur mais pas des moindres, est tout simplement une raison financière. Alors que la couleur verte était également envisagée pour la série, c’est finalement le jaune qui sera choisi pour des raisons de couts. Le vert étant une couleur secondaire composée de jaune et de bleu, elle coutait plus cher à produire que les couleurs primaires. L’équipe de la série voulant néanmoins une couleur chaude, le jaune fut finalement sélectionné et devint l’une des nombreuses marques de fabriques de la série les Simpson.
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Quel fut le plus grand concert de l’histoire ?
Il vous est sûrement déjà arrivé, de vous rendre à un concert et d’y croiser un grand nombre de spectateurs, qui comme vous, venaient voir leurs groupes ou leurs artistes préférés. Pour vous donner un ordre de grandeur en France, l’AccorHotels Arena à la possibilité d’accueillir au maximum 20 300 personnes comme ce fut le cas pour le concert de Muse en 2019. Plus encore, le stade de France a atteint lors de la représentation de U2 le 18 septembre 2010 une affluence de 96 540 personnes. Mais qu’en est il du concert ayant enregistré le plus grand nombre de spectateurs au monde ? Figurez vous que le record est détenu par un artiste français et dépasse de loin les chiffres évoqués précédemment.
Le site américain Songkick a fait le top 5 des concerts les plus fréquentés de tous les temps, et on retrouve des groupes comme les Rolling Stones ou encore des chanteurs comme, par exemple, Rod Stewart dans la liste. Mais arrive en première place avec 3,5 millions de personnes présentes pour le voir, l’auteur compositeur Français Jean-Michel Jarre présent à Moscou, pour les 850 ans de la ville, le 6 septembre 1997. Il faut dire que l’artiste français est un habitué des records, lui qui était rentré dans le Guinness Book une première fois pour avoir rassembler 1 million de personnes lors d’un concert à Paris sur la place de la Concorde. Il avait par la suite battu son propre exploit en réunissant 1,5 millions de personnes à Houston, puis une seconde fois avec 2.5 millions avant de réaliser ce quatrième record devant l’université de l'État de Moscou.
Jean Michel Jarre, artiste réputé notamment pour son travail dans la musique électronique, était venu présenter une grande partie de son show de l’époque, appelé Oxygène tour. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l'événement était réalisé en grande pompe : l’ouverture de la prestation était assurée par quatre avions de chasse de l’armée russe qui se sont également occupés de lâcher des feux d’artifices au moment de leur passage au-dessus de la scène. Le concert de Jean Michel Jarre était bien évidemment centré sur la culture russe, et l’on pouvait alors distinguer pendant les 2h15 de live des projections murales en l’honneur du pays, mais aussi des poupées géantes disséminées sur le lieu. En plus des 3,5 millions de personnes présentes physiquement pour célébrer Moscou avec Jean-Michel Jarre, le concert était retransmis en direct sur la célèbre Place Rouge grâce à un dispositif d’écrans géants. Le compositeur français s’est même offert une retransmission de son concert dans l’espace ! Il était en liaison avec les cosmonautes depuis MIR , la station spatiale russe. Un spectacle grandiose pour un artiste qui a, tout au long de sa carrière, voulu lié musique et technologie. Ainsi, le fils du grand compositeur de musiques de films Maurice Jarre, aura marqué à sa manière l’histoire de la musique et sera devenu, à travers ses nombreuses manifestations scéniques, un phénomène mondial.
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De quoi le personnage du Cri de Munch a-t-il peur ?
Vous avez sûrement déjà vu ne serait-ce qu’une seule fois ce visage et son expression si particulière. Positionné au centre de notre toile du jour, un être que la frayeur semble déformer se tient dans un décor onduleux envahie par une couleur rouge vive. Le Cri, Skrik en norvégien, est une œuvre créée par Edvard Munch, artiste originaire d'Oslo qui s’inscrit dans le courant de l'expressionnisme. Mais le saviez-vous ? L'œuvre n’est pas unique, il en existe 5 versions au total qui ont été réalisées entre 1893 et 1917 dont 2 faites à la peinture, une au pastel, une au crayon et une lithographie. La plus célèbre d'entre elles reste une huile sur toile exposée à la Galerie nationale d’Oslo. La renommée de la toile est basée en grande partie sur l’atmosphère pesante qui en découle et l’angoisse qui semble presque tordre les différents éléments représentés dans la scène. Mais alors, que symbolise donc ce tableau ?
D’abord, il faut préciser qu’Edvard Munch est un peintre qui aura eu pour thèmes récurrents dans ces œuvres la douleur, la peur de la mort ou encore l’angoisse. Cela vient en grande partie de son histoire personnelle, Munch connaissant de nombreux décès dans son entourage couplé à des dépressions nerveuses et des hallucinations qu’il avait tendance à combattre avec l’alcool. L’origine du Cri prend donc sa source dans une des angoisse de son auteur, qui se promenait alors avec ses amis face à un coucher de soleil rouge sang. Je cite les lignes du peintre écrites dans son journal : “ il y avait des langues de feu au-dessus du fjord de la ville, j'y restai, tremblant d'anxiété,” Ainsi, Munch nous donne ici par la même occasion l’explication du tableau en lui-même. Il représente un homme, traversé par une crise d’angoisse existentielle que l’auteur détaille comme “ un cri infini qui passait à travers l'univers et qui déchirait la nature. » d'où cette sensation de voir l’être central se couvrir les oreilles avec ces mains. Ce n’est donc pas le personnage principal qui pousse ce hurlement strident mais bien la nature elle-même, ce que confirme le premier nom de l'œuvre qui était "Le Cri de la nature". Mais, de quoi l’auteur s’est-il inspiré pour faire sa toile ?
Ce visage si emblématique est dans sa forme calquée d’une momie péruvienne présentée à Paris durant l’Exposition Universelle de 1889, que l’on retrouve également dans le tableau "D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?" de Paul Gauguin. En fond, la couleur rouge vif du ciel que l’on pourrait croire sortie de l’imagination du peintre aurait pourtant réellement existé à la suite de l’éruption du volcan indonésien Krakatoa en 1883, dont la violence était telle que l’Europe en aurait ressenti les conséquences. Ainsi, vous en savez un peu plus sur un tableau unique en son genre, qui s’est au fil du temps profondément ancrée dans notre culture populaire moderne, se retrouvant dans nos portables au travers de l’émoji à son image, ou encore dans les films que nous regardons, le personnage du long-métrage Scream étant par exemple grandement inspiré du Cri de Munch.
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Quelle est la première bande dessinée à avoir reçu le prix Pulitzer ?
Le prix Pulitzer est une récompense mise en à place en 1917, à la mort de son créateur Joseph Pulitzer, un des précurseur du journalisme d’investigation. Mais dans quel but ce prix a-t-il été créé ? Il vise à saluer l’excellence principalement de personnalités américaines dans un total de 21 domaines, dont font bien évidemment partie le journalisme mais également la littérature, l’histoire ou encore la composition musicale. Il est aujourd’hui considéré comme l’une des distinctions les plus prestigieuses du monde. De nombreux lauréats du prix restent célèbres, comme le président américain John Fitzgerald Kennedy pour son autobiographie ou Carl Weinstein et John Woodward pour leurs investigations sur l’affaire du Watergate. Mais en 1992, tombe alors une nouvelle qui fait grand bruit parmi les plus fervents adeptes du 9ème art.
Cette année-là, pour la première fois dans l’histoire du prix, est récompensée une bande dessinée. Une bande dessinée exposée l’année précédente au MOMA, celle de l’auteur américain Art Spiegelman. L’œuvre se nomme Maus, est publiée en noir et blanc de 1988 à 1991 et va marquer une rupture inédite dans l’histoire d’un art qui jusqu’ici était considéré par certains comme mineur. Maus, c’est un récit fondé sur les entretiens de l’auteur avec son père, juif rescapé des camps de concentrations. Art Spiegelman retrace avec précision l’histoire de son père, de son arrestation au milieu des années 1930 jusqu'à la Libération en 1945. Mais alors qu’est ce qui caractérise son œuvre ? Hé bien, Maus propose une vision de la seconde guerre mondiale zoomorphique, ou les nazis sont représentés par des chats, les polonais par des cochons et les Juifs par des souris. Alors, Pourquoi ces choix de représentation qui pourraient paraître ambigus ? Parce que la souris symbolise la déshumanisation intrinsèque au projet des Nazis, opposé à son prédateur, le chat qui incarne alors le bourreau. L’auteur considère que c’est au lecteur de “réinterpréter ces signes qui semblent être en porte-à-faux avec l'histoire racontée”.
En recevant un prix Pulitzer spécial dans la catégorie lettres en 1992, Maus permet à un art qui peiné à se faire reconnaître comme légitime, de remporter une victoire symbolique forte. Art Spiegelman prouve que la bande dessinée peut elle aussi aborder des thèmes graves qui ne se destinent pas seulement aux enfants. Entre autobiographie, biographie et témoignage historique, les cases de Maus auront touché le public, inspirés de nombreux travaux universitaires, et aident encore actuellement certains professeurs d’histoire à aborder le thème de la Seconde Guerre mondiale.
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Pourquoi le théâtre a-t-il hérité du vocabulaire marin ?
Le théâtre est un art qui accueille en son sein une grande quantité de termes précis et de superstitions propres. En se rapportant à son étymologie grecque, théatron, la discipline désigne également toute la partie cachée au public par le rideau. Et c’est en passant en revue le vocabulaire spécifique à cet art du spectacle vivant que l’on se rend compte des points communs qu’il entretient avec le monde de la marine. Jean Vilar, créateur d’une des plus importantes manifestations théâtrales du monde, le festival d’Avignon, disait lui même : « Les grandes traditions de la machinerie théâtrale sont celles de la marine à voile ». Mais alors, comment s’est effectué ce transfert étonnant d’un domaine à l’autre ? Nous allons voir cela...
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D'où vient le mot “turlupiner” ?
Vous vous en doutez peut-être, si je vous parle aujourd’hui de ce terme, c’est qu’il est dans ses racines étroitement lié au domaine des arts, et plus précisément rattaché au théâtre. Le mot “turlupiner” dans son sens originel, s’éloigne quelque peu de la définition que nous lui accordons aujourd’hui. Turlupiner signifiait selon le dictionnaire de la langue française, dans son utilisation première le fait “de se moquer de”, comme on le retrouve dans la correspondance de Joseph de Maistre, homme politique père de la philosophie contre-révolutionnaire. Il écrit par exemple en 1807 : “Il a reçu les papiers où on le turlupine, et il les a fait courir lui-même de fort bonne grâce”. Le terme a évolué pour rentrer dans notre vie courante comme le synonyme de “Se tourmenter, se faire du souci.” On retrouve une trace du sens moderne du mot dans les Œuvres complètes de Verlaine dans lequel il déclame en :” [L'amant] se turlupine donc à tort! Puisque il est l'aimé! “. Mais alors quelle est l’origine de ce mot étonnant ? Figurez-vous que ce terme rentre dans la catégorie des antonomases.
L’antonomase est une figure de style qui consiste à transformer un nom propre en nom commun ou dans notre cas en verbe. En effet, le mot turlupiner découle du nom Turlupin, qui était un personnage de théâtre inventé et incarné par le comédien parisien Henri Legrand au 17ème siècle. Il sera apprécié pour son personnage présent dans des farces, qui lui fait valoir un certain succès aux alentours des années 1620. Il développe un personnage inspiré des "zannis", les valets de comédies descendant des bouffons de la comédie antique, à ceci près qu’il lui insuffle un caractère fourbe et une tendance à la moquerie. Faisant partie d’un trio avec deux autres farceurs du nom de Gaultier Garguille et Gros-Guillaume, Turlupin reste néanmoins le plus italien des trois personnages, en se montrant au public galant et jovial. Il est donc dans cette optique l'ancêtre du Scapin de Molière. Turlupin donnera son nom à un genre de farce, que l’on nomme Turlupinades , dans lesquelles se côtoient calembours, mises en scènes burlesques et jeux de mots faciles. De là, le mot sera tombé dans notre vocabulaire comme “une plaisanterie de mauvais goût”, avant de glisser sémantiquement dans la peau d’un verbe passant de la moquerie à la tourmente et au souci.
Aujourd’hui, le mot s’est enrichi dans notre utilisation d’un pronom réfléchi de la même personne que le sujet, comme dans l’exemple : “Cela me turlupine”. Voilà, vous en savez donc un peu plus sur ce mot à l’histoire riche et sinueuse que l’on aura hérité du monde du théâtre et plus précisément de la farce.
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Pourquoi la Vénus de Milo n’a-t-elle plus de bras ?
La Vénus de Milo est sûrement l’une des statues, si ce n’est la statue, la plus célèbre du Musée du Louvre. Composée de marbre de Paros, d’une excellente qualité, cette statue date de la période hellénistique, et a été faite en Grèce entre 150 et 130 av. J.-C. Selon la principale hypothèse, elle représenterait la déesse grecque Aphrodite, divinité de l’amour debout, le torse dénudé et les jambes recouvertes d’un drap. Mais alors qu’est ce que cette statue a de spécial? Hé bien d’abord, la célébrité de la Vénus de Milo provient de la grande qualité du travail apporté à ce corps sculpté. En effet, première statue venue de Grèce à entrer dans les collections du musée du Louvre, les spécialistes ont rapidement vu la différence entre cette œuvre et les copies romaines auxquelles l’Europe était habituée jusqu' alors.
Mais comme vous vous en doutez, la Vénus de Milo tient aussi sa renommée du fait qu’elle ai été retrouvée et exposée sans ses bras. Pour être précis, il lui manque également son pied gauche, une partie de son socle et d’autres micro fragments. Elle devient à son exposition en 1821, il y’a un peu plus de 200 ans, la première pièce incomplète à être montrée au Louvre. Et cette absence de membres supérieurs entretient encore aujourd’hui les doutes sur son identité et son attitude, qui été entre autres définis par ce que tenait la statue dans ses mains. Des chercheurs dont fait partie Marianne Harnaux défendent la thèse selon laquelle cette statue aurait porté le bouclier d’Arès, dieu grec de la guerre, dans lequel elle pouvait se contempler. Mais pourquoi la Vénus de Milo n'a-t-elle plus de bras ? A sa découverte en avril 1820 sur l'île de Milo en Grèce, par un paysan qui la voit par hasard, l'œuvre n’a déjà plus de bras rattaché à son buste.
Une des explications les plus répandues concernant la perte de ses membres pourrait être la suivante :Dans l’antiquité grecque, les sculptures étaient créées en pièces détachées. Elles étaient par la suite assemblées à l’aide de pièces en métal, qui comme vous le savez, rouillent au fil du temps. Il semblerait ainsi que les bras de cette célèbre statue se soient détachés du bloc supérieur de l'œuvre avec les années et aient disparus dans la nature. Ainsi, bien des éléments entourant La Vénus de Milo restent encore flous à ce jour, comme par exemple le nom de son ou de ses créateurs. Malgré tout, l’absence de ces bras continue à alimenter les hypothèses des experts et à faire rêver les millions de visiteurs qui passent devant elle chaque année.
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Pourquoi le morceau "4′33" de John Cage est-il si controversé ?
John Cage est un compositeur américain qui a vécu de 1912 à 1992 et qui s’est illustré principalement dans le domaine de la musique contemporaine expérimentale. Tout au long de sa carrière, John Cage aura axé son travail sur la recherche de nouvelles formes sonores. Pour lui, l’une des facettes les plus riches de son domaine était le facteur d’imprévisibilité, le moment où la musique rencontre des éléments externes qui viennent la modifier de manière aléatoire ou accidentelle. Tout cela nous amène donc à l’une de ses œuvres les plus médiatisées : le morceau 4'33", interprété par David Tudor le 29 août 1952, au Maverick Concert Hall de Woodstock dans l'État de New York.
Vous devez vous en doutez, le titre du morceau fait référence à sa durée. Ainsi, pendant 4 minutes 33, le public du Maverick Concert Hall a pu écouter… le silence face à un orchestre quasi-immobile, mais pourtant bien présent, musiciens et chef d’orchestre étant à leurs postes devant instruments et pupitres. L'œuvre de John Cage est un morceau expérimental composé de trois mouvements silencieux. Sur la partition, chaque partie est annoté du mot TACET, je me tais en latin, qui signifie que les musiciens ne doivent pas jouer pendant toute la durée du mouvement. Plus exactement, John Cage voulait une œuvre constituée des bruits de l’environnement créés par le public lui-même. Une œuvre conforme à sa vision qui représente “un acte dont on ne prévoit pas l’issue”, dans laquelle presque tout peut arriver. Cage eut l'idée de créer ce morceau en visitant la chambre insonorisé de l’université de Harvard, à la fin des années 40. Il s’attendait à pouvoir entendre le silence, mais en réalité, il perçut le bruit de son système nerveux résonné. Alors convaincu qu’on ne pouvait pas trouver le véritable silence, il se mit à créer son œuvre la plus populaire : "4’33".
Au-delà du mécontentement de certains spectateurs sur place, l'œuvre aura polarisée. Là où certains y voient une imposture, d’autres interprètent cette œuvre dans le même courant que les ready-mades de Marcel Duchamp ou encore la considèrent comme une remise en question de la notion de contexte musical. Ce qui est sûr, c’est qu’avec John Cage et sa composition "4'33", le silence aura eu sa dose de résonance dans le domaine de la musique contemporaine du 20ème siècle.
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Quelle est l’histoire de Tintin qu’Hergé n’a jamais publiée ?
Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais vous connaissez sûrement Georges Rémi. Ayant marqué les esprits sous le nom d’Hergé, né en 1907 et mort en 1983, il est comme vous le savez un auteur de bande-dessinée belge de renom. Il reste inscrit dans l’histoire comme le créateur des aventures de TINTIN, un jeune reporter globe-trotter accompagné de son chien Milou et de ses acolytes, comme le capitaine Haddock, ou encore le professeur Tournesol. Mais savez vous d'où vient le fameux pseudonyme de Georges Rémi ? A partir de 1924, il commence à signer toutes ces planches sous le nom d’Hergé.
Tout simplement, l’auteur a décidé de prendre la première lettre de son prénom, G pour Georges, et de son nom, R pour Rémi, et les a inversé en gardant le résultat phonétique, RG. Malgré certaines polémiques, Hergé s’étant notamment fait accuser de collaboration pour avoir publié dans un journal dirigé par l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale, il est aujourd’hui, considéré comme l’un des pionniers de la bande dessinée européenne. Au cœur du riche univers qu’il a créé tout au long de sa carrière, on totalise ainsi 24 albums des aventures de Tintin qui se sont vendus à la bagatelle de 250 millions d’exemplaires dans le monde. Mais, figurez-vous que l’on retrouve dans les travaux d’Hergé une œuvre inachevée de Tintin qui, bien que retravaillée plusieurs fois, ne sera jamais publiée. En 1960, après la sortie de Tintin au Tibet, Hergé s’inspire d’un fait divers pour écrire une nouvelle aventure du reporter qu’il nommera par la suite Tintin et le Thermozéro. Il reprend des brouillons, à la base destinée à un autre album, Tintin et la piste Indienne, qu’il réadapte pour l’occasion.
Le début du synopsis ? Je cite les mots d’Hergé lui-même :” Un flacon contenant un produit mortel a été emporté par quelqu'un. Tintin poursuivra le bonhomme et le rejoindra au moment où le produit en question allait commencer ses ravages”. Mais par la suite bloqué dans son récit, Hergé demande au dessinateur Greg, créateur d' Achille Talon de lui réaliser un scénario. Le père de Tintin tente alors de l’utiliser mais abandonne rapidement l’idée, déclarant : "je me sentais prisonnier d’un carcan dont je ne pouvais me défaire. Or, j’ai besoin d’être constamment surpris par mes propres inventions”. Malgré plusieurs versions d’un scénario et 8 planches crayonnées par Hergé, le projet Tintin et le Thermozéro, similaire en certains points à l’album L’affaire Tournesol, sera abandonné au profit de l’album Les Bijoux de la Castafiore. Parmi les trois histoires qu’Hergé n'a jamais terminées, Tintin et le Thermozéro reste néanmoins la plus aboutie, avec 43 pages réunies au total contre 62 dans un album de Tintin complet. Ainsi, cette histoire n’a toujours pas finie de fasciner les adeptes de Tintin, comme en témoigne la vente aux enchères d’une des pages crayonnées du Thermozéro en 2016 pour la modique somme de 230 000 euros.
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Quel est le seul peintre à ce jour inhumé au Panthéon ?
La récente entrée de Joséphine Baker au Panthéon a remis un coup de projecteur sur cet édifice incontournable. Monument qui a depuis la Révolution française vocation à accueillir et honorer de grands personnages ayant marqué l'Histoire de notre pays, le Panthéon réunit actuellement en son sein les dépouilles de 81 personnalités de divers horizons. Chose étonnante : parmi tous ces personnages illustres, ne figure qu'un seul peintre: Joseph Marie Vien, inhumé le 31 mars 1809. Mais qui est donc cet artiste, unique acteur de sa discipline à avoir pu accéder à cet honneur? Joseph Marie Vien est un peintre et graveur français né en 1716 à Montpellier dans une famille dont le père est serrurier. Il devient rapidement un artiste salué notamment par le grand prix de Rome, qui lui accorde une bourse lui permettant d’aller exercer en Italie. Là-bas, il se prend de passion pour l’art antique et recentre son travail autour de ce thème, qui ne trouvait pourtant pas franc succès chez le public à cette époque. Homme qui concentre son art sur la captation de la nature et les techniques des maîtres anciens, il est considéré aujourd’hui comme l’un des précurseurs du néo-classicisme en peinture. A côté de cela, Joseph Marie Vien fonda sa propre école, dans laquelle il forma de nombreux élèves talentueux dont le meilleur exemple reste Jacques-Louis David, célèbre pour avoir imposé le style néoclassique et pour s’être engagé comme artiste impérial. Ruiné par la Révolution Française, Vien sera néanmoins couvert d’honneur par Napoléon, qui le fera sénateur en 1799, comte de l’Empire en 1808 et commandeur de la Légion d’honneur, avant d’ordonner ses funérailles nationales au Panthéon. Ainsi, Joseph Marie Vien aura été un peintre et un pédagogue reconnu, malgré tout relégué au second plan dans l’histoire de l’art par rapport à certains de ces élèves. Il reste un acteur majeur de la transition du style rococo au néo-classicisme et laisse derrière lui pas moins de 179 toiles dont La Douce Mélancolie (1756) ou encore La Marchande à la toilette (1763).
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Pourquoi Salvador Dali et Walt Disney n’ont-ils pas sorti le fruit de leur collaboration ?
Dans cette histoire, ce sont deux grands univers qui se rencontrent. D’un côté, nous retrouvons Salvador Dali, l’un des peintres les plus célèbres du 20e siècle, apprécié pour son art surréaliste et pour la manière dont il s’est approprié des thèmes comme le rêve ou encore la sexualité. De l’autre, nous retrouvons Walt Disney, pionnier de l’animation et célèbre producteur de films, 'recordman' du nombre d’Oscars du cinéma obtenu avec 22 récompenses à son actif. Mais quel est donc le projet qui a pu réunir ces deux icônes, qui ont chacun suscité légendes et controverses ?
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Comment un corps momifié s’est-il retrouvé dans une statue bouddhique ?
L’art de la sculpture est depuis son commencement associé à des fonctions spirituelles et religieuses. Permettant à son propriétaire de montrer sa propre croissance personnelle, la sculpture bouddhiste chinoise sert également de référence pour le culte et l'inspiration méditative. Mais, chose surprenante, en 2014, des universitaires néerlandais ont découvert une statue bouddhique du XI ou XIIe siècle qui renfermait les restes d'un moine chinois...
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Quel est le plus vieux festival cinématographique du monde ?
Le 7e art voit naître chaque année de nombreux événements en son honneur, visant à récompenser les œuvres de cinéma les plus talentueuses. Du réalisateur à la lumière, en passant par les décors et bien évidemment les acteurs, toute la chaîne de création d'un film est célébrée dans ce genre d’occasions. Mais alors que l’on peut dater la création du cinéma à la fin du 19e siècle, combien de temps a-t-il fallu pour qu’un festival se mette à décerner des prix à cette discipline ?
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Pourquoi la Sagrada Familia n’est-elle toujours pas terminée ?
La Sagrada Familia, de son nom complet le Temple Expiatoire de la Sainte Famille, est sûrement l’un des monuments espagnols les plus connus du pays à l’international. Cette œuvre phare de l’architecte Antoni Gaudi a été commencée en 1882 et reste 140 ans plus tard toujours en construction...
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Que signifie le verbe "bonnardiser" ?
"Bonnardiser" consiste pour l'artiste à retoucher une œuvre, y compris à l'insu de ses nouveaux propriétaires...
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