
Business of Bouffe
Par Philibert Chambre
Réseau : Philibert CHAMBRE
Épisodes
579 épisodes · page 15 sur 20

Eat's Business #13 | Les propositions de Serge Papin pour protéger les agriculteurs, une tablette de chocolat 100% cacao et le boom des Bag in Box et du rosé
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent les propositions de Serge Papin pour protéger les agriculteurs, la nouvelle tablette de chocolat Nestlé sucrée avec de la pulpe de cacao et le boom des vins rosés et en cubi.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués la réponse du ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Julien Denormandie à Serge Papin, la filière cassis comme modèle pour le monde agricole, l'hard-discounter américain Trader Joe's et l'envolée du Q-commerce associé aux dark stores.
Les propositions de Serge Papin pour protéger les agriculteurs
Pleinchamp, Négociations commerciales : les 9 propositions de Serge Papin, 25/03/2021
La loi EGalim, entrée en vigueur en 2019, n’ayant au final pas eu les effets initialement escomptés et la guerre des prix étant repartie dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le gouvernement avait missionné en octobre l’ancien président de Système U, Serge Papin, afin de trouver des solutions pour renforcer cette loi EGalim et de rééquilibrer les rapports de force entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs.
Il en ressort 9 propositions :
1) Garantir la « marche en avant du prix » dans un cadre pluriannuel : comme l’explique Serge Papin, “Le prix des matières premières agricoles sera arrêté dans un contrat passé entre les agriculteurs et les industriels de la première transformation” et “sera fixé à partir d’indicateurs de coûts de production et dans la suite de la négociation entre les industriels et les distributeurs”. De plus, “les distributeurs ne pourront plus négocier la part agricole, qui sera en quelque sorte sanctuarisée”. Enfin, il propose la signature de contrats pluriannuels (3 ans minimum) pour sortir du « rapport de force ».
2) Tendre vers davantage de transparence dans les relations commerciales en expérimentant un outil de transparence : ce système vise à pallier le manque de confiance entre les acteurs d’une même filière. Il permettrait le partage d’informations confidentielles avec un tiers de confiance pour établir des indicateurs anonymisés.
3) Améliorer la perception de la valeur de l’alimentation en précisant le rôle des promotions : le rapport recommande notamment que pour les promotions concernant des dégagements, ce soit les interprofessions qui définissent les périodes de dégagement de produits sensibles pendant lesquelles la publicité sur le prix des promotions de ces produits serait interdite.
4) Renforcer la médiation : renforcer les pouvoirs du médiateur.
5) Revoir la politique de pénalités : le rapport recommande “du discernement sur les produits vivants”.
6) Plus de patriotisme agricole : identifier systématiquement l’origine France des ingrédients et des produits, y compris en restauration collective.
7) Encourager les agriculteurs à se regrouper : encourager la création d’entités plus fortes d’agriculteurs par le regroupement d’entités existantes.
8) Accélérer la transformation des coopératives : accélérer leur transformation pour passer d’une logique de flux poussés à une logique d’orientation de la production.
9) Mettre en place une véritable éducation nutritionnelle : celle-ci serait mise en place dès la primaire.
Le rapport peut être téléchargé ici.
Les réponses du Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Julien Denormandie aux propositions de Serge Papin
Terre-net, Rémunération des agriculteurs : les réponses de Julien Denormandie, 26/03/2021
Un entretien réalisé avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation suite aux propositions faites par Serge Papin.
Pour Julien Denormandie, “il est inacceptable que cette guerre des prix se fasse sur le dos des agriculteurs” et “ses propositions sont très concrètes, et doivent être mises en œuvre”. Selon lui, “dans l’idéal, les modifications nécessaires devraient être apportées dès cet été” pour qu’elles puissent encadrer les prochaines négociations commerciales.
Parmi les propositions faites, la plus importante selon le Ministre est celle de “la sanctuarisation des prix des matières premières agricoles”.
Julien Denormandie rappelle d’ailleurs que “le consommateur est un acteur majeur” car il doit “accepter qu’un concombre produit en France, issu de fermes ayant conduit une transition agroécologique, n’ait pas les mêmes qualités nutritionnelles et environnementales qu’un concombre importé de pays qui ne respecte pas les mêmes normes que nous, et donc que les prix soient différents”. Il met également en avant le fait que “le "mieux manger" ne peut pas passer par la destruction de nos agriculteurs” et en appelle à “sursaut collectif qui doit venir de la grande distribution, des industriels”.
Enfin, il donne sa triple vision dans le cadre de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) qui est en négociation : “la souveraineté de notre agriculture, la qualité et la durabilité de notre production et la spécificité de nos territoires”.
Cassis : filière modèle du monde agricole
BFM TV, Pourquoi les producteurs de cassis montrent la voie à l’ensemble du monde agricole, 28/03/2021
Alors que Serge Papin a proposé dans son rapport de mettre en place des contrats pluriannuels entre les producteurs et les industriels transformateurs, BFM TV s’intéresse à une filière où ces contrats existent depuis longtemps.
Dans le cahier des charges de l’indication géographique « Crème de cassis de Bourgogne », il est en effet précisé que "les premiers contrats d’achats de baies de cassis entre producteurs et liquoristes, pour des baux allant de six à douze ans, sont apparus dès 1904. Cette pratique du contrat pluriannuel perdure aujourd’hui".
D’après l’article, l'interprofession “Acteurs du cassis” a créé il y a 15 ans des contrats de cinq ans. Ainsi, pendant 5 ans les agriculteurs bénéficient du même prix d'achat de la part des liquoristes, qui disposent en retour de l'assurance d'avoir la matière première. Pour Jean-Dominique Caseau, l'ancien président du Syndicat des producteurs de cassis de Dijon, “C'est une garantie de débouchés. Un verger de cassis a une durée de vie de 15 ans mais il faut trois ans pour que ça produise”.
Néanmoins, l’article précise que le cassis est une petite production de moins de 1500 tonnes par an, avec un nombre limité de producteurs et seulement sept transformateurs de crème de cassis. Ce qui fonctionne sur le cassis n’est pas aussi simple à répliquer sur des productions de plus grande échelle comme les pommes.
Le sucre remplacé par de la pulpe de cacao dans une tablette de chocolat Nestlé
Process Alimentaire, Comment Nestlé utilise la pulpe de cacao pour son nouveau chocolat, 29/03/202
Une innovation intéressante vient d’être mise au point par Nestlé : il s’agit d’une tablette de chocolat que l’on pourrait en quelque sorte traitée d’antigaspi. En effet, comme l’explique François Legeard, responsable marketing chocolat premium chez Nestlé, d’ordinaire le chocolat est travaillé à partir de la fève de cacao. Or cette dernière ne représente que 20% de la cabosse et les 80% restants (70% de coque et 10% de pulpe) sont jetés.
Or la pulpe est sucrée et Nestlé a décidé de la valoriser pour sucrer son chocolat. Avec ce procédé, le groupe réussit ainsi non seulement à raccourcir la liste des ingrédients mais également à réduire les déchets et à améliorer le revenu des producteurs. Cette innovation est le fruit de 3 années de R&D pour trouver le bon process de séchage pour que la pulpe ait la bonne consistance, la bonne viscosités et le goût souhaité afin d’être intégrée au chocolat.
Commercialisée sous le nom Incoa, on la trouve depuis ce mois-ci chez La Grande Épicerie Paris.
Trader Joe's, le hard-discounter hype
Les Echos, Trader Joe's, l'américain qui gentrifie le hard-discount, 30/03/2021
Un article sur une chaîne de supermarchés américaine assez méconnue chez nous mais qui mérite une visite lors de votre prochain séjour aux Etats-Unis.
Trader Joe’s est née en Californie à la fin des années 1950 et appartient depuis plusieurs décennies à la famille allemande Albrecht, qui est également propriétaire du hard-discounter allemand Aldi. Ce qui démarque Trader Joe’s de ses concurrents américains : des magasins dont la surface varie de 750 à 1 100 m² (contre 3500 m² en moyenne pour un Whole Foods Market) et qui compte au maximum 4000 références (contre jusqu’à 50 000 pour ses concurrents), : pas de viande ou de poisson à la découpe, peu de produits d'entretien et de beauté, une déco cool et colorée, une présence en ligne quasi inexistante, pas de carte de fidélité, plus de 80 % de son offre est vendue sous sa marque propre et il n’y a aucune caisse automatique dans les magasins.
L’article rapporte d’ailleurs ces propos de Jon Basalone, le président chargé des magasins, pour expliquer le succès des magasins Trader Joe’s : « Le magasin est notre marque et nos produits fonctionnent mieux quand ils sont vendus comme une partie de cette expérience client à l'intérieur du magasin ». Et comme le précise Mark Gardiner, un ancien publicitaire qui a consacré un livre à cette enseigne « La seule manière de ne pas être tué par (Amazon) est de rendre le shopping agréable, de faire de l'expérience en magasin quelque chose de divertissant ».
L'enseigne compte actuellement 515 supermarchés et en ouvre une vingtaine par an. Son chiffre d’affaires annuel est estimé à environ 15 milliards de dollars.
L'envolée du Q-commerce
Sifted, On-demand grocery delivery : The competitors, compared, 29/03/2021
Un article très intéressant sur un segment naissant mais qui se développe à vitesse grand V à coups de centaines de millions d’euros : le Q-commerce. Leur offre de service se résume en quelques mots : elles proposent aux clients environ 1 000 à 2 000 produits d'épicerie, stockées dans des "dark stores", qui peuvent être commandés via une application et arrivent chez vous en moins de 15 minutes.
L’article balaie et compare les différents acteurs au niveau européen. On y apprend notamment qu’hormis la turque Getir, qui existe depuis 2015, ces startups ont toutes été lancées depuis janvier 2020.
Par ailleurs, elles ont multiplié les grosses levées de fonds depuis quelques semaines :
- Getir a levé 300 millions de dollars la semaine dernière, ce qui la valorise à 2,6 milliards de dollars.
- l’allemande Gorillas, qui a été lancée en juin 2020, a également levé 285 millions d’euros la semaine dernière et est déjà valorisée à 1 milliards d’euros.
Le marché sur lequel la compétition est la plus féroce pour le moment est l’Angleterre, où elles ne sont pas moins de 7 à s’être aventurées.
A noter également que certaines de ces startups visent également une implantation sur le marché français. C’est le cas de Getir ou encore de Gorillas.
Si les investisseurs se jettent tous sur ces startups, elles ont tout de même plusieurs challenges devant elles : elles doivent multiplier rapidement le nombre de dark stores, elles ne seront pas rentables avant au moins 2 ans, la prime au premier arrivé est très importante, leurs marges sont encore faibles, les grands acteurs de la livraison de repas Uber Eats et Deliveroo se sont également lancés sur ce créneau et à moyen/long terme les loyers des dark stores peuvent être amenés à augmenter plus ou moins fortement.
Bag in Box et rosés ont coulé à flots pendant le premier confinement
Les Echos, Vin en cubi, spiritueux et prosecco ont profité du confinement, 25/03/2021
Alors qu’en 2020, les ventes de vin réalisées dans les supermarchés et les hypermarchés ont augmenté de 1,1% en volume et de 1,3% en valeur, cette hausse des ventes n’a pas bénéficié à tous les segments.
Ainsi, l’article nous apprend que cette hausse a surtout bénéficié aux vins rosés ainsi qu’aux bag-in-box. Ces derniers ont même, d’après Les Echos, “représent(é) la moitié de la totalité des vins pendant le premier confinement”.
Par ailleurs, alors que le e-commerce a explosé un peu partout en 2020, le secteur du vin fait office de forteresse gauloise. La part de l'e-commerce n'a en effet augmenté que de 1,5% et ne représente que 3,6% de l’ensemble du commerce de vin.
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Food Karma #1 | Alain Milliat – Fondateur de la marque de jus de fruits Alain Milliat | Retrouver le bon goût des fruits
Alain Milliat a repris la ferme familiale pour se rendre compte qu'il ne pourrait pas gagner sa vie en élevant des moutons, qui pourtant le passionnent ! Il se lance dans la création d'un verger, a l'idée en chemin de transformer ses fruits en jus qui aujourd’hui se retrouvent dans beaucoup de tables de grands restaurants et hôtels. Alain Milliat revient sur son histoire et notamment comment il a trouvé ses premiers clients en s'adressant aux sommeliers des Relais & Châteaux. Il décortique tout ce qui fait la différence entre ses jus de fruits de qualité et les jus de base : qualité des ingrédients (vrais fruits versus concentré), maturité à la cueillette, sélection de profils aromatiques… Il nous engage à retrouver les goûts des bons fruits au quotidien, y compris en supermarché ! Il nous partage ses plaisirs personnels dont une alliance inédite sardines et riz !
« Un industriel, sans jugement de valeur, a une problématique de prix, où nous, nous avons une problématique de plaisir. »
Pour contacter Beena Paradin Migotto :
- Beena Paradin Migotto, https://www.linkedin.com/in/beenaparadin/
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Eat's Business #12 | L'évolution du Bio en 2020, Lactalis rachète Leerdammer à Bel et la consommation d'eau en bouteille
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur l'évolution du Bio en 2020, le rachat de Leerdammer à Bel par Lactalis et la consommation d'eau en bouteille.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués la transition durable et sociale de l'alimentation, Everli nouveau spécialiste de la livraison de courses à domicile en France, la mondialisation du KitKat et les solutions pour réutiliser ses déchets alimentaires.
Consommation de produits biologiques
L’édition 2021 du baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France
L’Agence Bio suit depuis plus d’une décennie, la perception et la consommation des produits biologiques auprès de la population nationale. Mais l’année 2020 étant une année exceptionnelle vu le contexte de la crise sanitaire liée au Covid-19, les enseignements de ce baromètre sont multiples.
Tout d’abord, pour la quatrième année consécutive, il y a une stabilisation de la croissance de la consommation mensuelle des produits biologiques a un taux dépassant les 70% (73% en 2020). A l’inverse, le taux de non consommateurs absolus, réfractaires aux produits biologiques est également stable depuis 3 ans, aux alentours de 10%.
Au niveau des habitudes alimentaires, le fait de cuisiner davantage enregistre une progression impressionnante (+8 points par rapport à l’année précédente).
Par ailleurs, le bio a séduit 15% de nouveaux consommateurs en 2020 et plus d’un quart de ces nouveaux consommateurs ont commencé à consommer des produits biologiques à partir du premier confinement.
Au niveau des produits consommés, les fruits et légumes bio sont en tête (81% des consommateurs bio en consomment au moins 1 fois) devant les oeufs (69%) et le lait (44%).
Enfin, pour l’ensemble des Français (consommateurs ou non), le prix continue d’être le frein majeur à consommer plus de produits bio (tout particulièrement pour les moins de 25 ans).
L’étude complète est à télécharger ici.
La fin des rivalités entre Lactalis et Bel
Le Figaro, Le mariage forcé entre Lactalis et Bel touche à sa fin, 19/03/2021 + Challenges, Lactalis rachète Leerdammer à Bel, 22/03/2021
Le groupe Bel a décidé de céder un de ses joyaux, le fromage Leerdammer, ainsi que les filiales Bel Italie, Bel Allemagne, Royal Bel Leerdammer aux Pays-Bas et Bel Shostka en Ukraine, à son concurrent Lactalis. Cette opération est valorisée aux alentours de 600 millions d'euros, selon Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis.
Mais la particularité de cette transaction est que Lactalis ne déboursera pas un centime. Lactalis récupérera en effet Leerdammer en échange de 1.591.472 actions du groupe Bel selon Challenges, soit environ 23% de son capital. Lactalis ne détiendra ainsi plus que 0,9% du capital de Bel au terme de cette opération.
Comme le rappelle l’article du Figaro, “l'opération va dans le sens du rééquilibrage du portefeuille du groupe familial entre ses activités historiques laitières (…) et les produits fruitiers et végétaux”. Elle marque également la fin d’une histoire de rivalité entre deux familles emblématiques dans le monde du fromage français. L’article précise en effet que la famille Besnier, qui contrôle Lactalis, était entrée au capital du groupe Bel dans les années 1990 suite à une prise de participation opportune réalisée par le père de l'actuel PDG du groupe. Au fil du temps, ce dernier avait acquis notamment auprès d'un membre de la famille de son concurrent jusqu'à 28,5% de la holding familial du groupe Bel. Cette opération était, selon l’article du Figaro, “très probablement destinée à mettre la main sur son rival” et a été vue comme une “agression brutale” par la famille Fiévet, propriétaire du groupe Bel, malgré le fait que Lactalis n’ait jamais été jusqu’à prendre le contrôle de Bel.
Selon Challenges, le groupe Bel a par ailleurs annoncé qu’à l'issue de cette opération, il a l'intention de se retirer de la bourse.
Transition durable et sociale de l'alimentation
La Tribune, Un an de crise : "Il faut repenser l'alimentation durable à l'aune de l'inclusion sociale", 22/03/2021
La Tribune propose un entretien intéressant avec Nicolas Bricas, socio-économiste de l'alimentation au Cirad, pour qui il est “indispensable de co-construire un projet alimentaire sociétal mobilisant tous les citoyens”.
Selon lui, le phénomène le plus important induit par la crise sanitaire liée au Covid-19 est le fort accroissement de la précarité alimentaire. Le pouvoir d’achat de nombreux français s’est en effet effondré, notamment pour ceux qui travaillent dans la restauration, dans le spectacle ou encore pour les étudiants. Par conséquent, l'ensemble de la classe moyenne inférieure se tourne désormais vers une alimentation moins chère. Or améliorer la durabilité de l'alimentation entraîne bien souvent une hausse du prix des aliments, qui viendrait se heurter à ce qu’il nomme la “paupérisation silencieuse”.
Ainsi il met en avant l’idée qu’une transition durable de l'alimentation doit “être repensée dans une mécanique d'inclusion sociale générale, permettant à tout le monde, et non pas seulement à une élite éduquée et à fort pouvoir d'achat, d'en faire partie”. Si, selon lui, “l’alimentation bon marché est possible seulement au prix d'une dégradation de l'environnement et d'une précarisation des conditions de travail”, la hausse des coûts induites par “la réintégration dans la valeur des aliments d'externalités environnementales et sociales” ne pourra être possible “qu’en en faisant adhérer toute la société à la nécessité d'intégrer aux prix ces externalités”.
Eau en bouteille : luxe ou nécessité ?
Financial Times, Bottled water should be a luxury, not a necessity, 19/03/2021
En 2020, les ventes d'eau en bouteille de Danone ont chuté de 17%. Une raison à cela : la pandémie de Covid-19 a montré que nous avons une eau parfaitement bonne à portée de main avec l’eau du robinet et que nous n’avons pas besoin de boire de l'eau de source dans des bouteilles en plastique ou en verre.
Comme l'a écrit un jour Richard Wilk, professeur d'anthropologie, dans un article de recherche sur l'eau en bouteille, "amener les gens à payer pour des choses qu'ils ont déjà en abondance" est un exploit pervers.
Mais c’est également l’empreinte écologique de l’eau en bouteille qui est mise en cause, que ce soit le fait de transporter de l'eau sur de longues distances ou le fait qu’elle soit conditionnée dans des bouteilles plastiques finissant dans des décharges ou des océans. Mais, comme le précise l’article, le problème majeur est que des milliards de personnes boivent de l'eau en bouteille par nécessité, soit parce que l'alternative publique n'est pas sûre, soit parce qu'il n'y en a pas du tout.
L’article rappelle d’ailleurs que l’économiste Adam Smith avait en son temps relevé le paradoxe suivant dans son ouvrage “La richesse des nations” : l'eau, qui est pourtant essentielle à la vie, est moins chère que les diamants, qui sont un luxe. Ceci est dû au fait que quelqu'un qui dispose de beaucoup d'eau n'accorde pas une grande valeur à un verre d'eau supplémentaire, son utilité marginale est dite faible.
Everli, un nouveau spécialiste de la livraison de courses à domicile en France
LSA, Everli, l'Instacart italien, détaille son offensive en France, 24/03/2021
Après le hollandais Picnic, c’est un nouveau spécialiste de la livraison de courses à domicile qui arrive dans l’Hexagone. Cette fois-ci, il s’agit de l’italien Everli qui a débarqué à Lyon début février.
LSA a pu s’entretenir avec le CEO d’Everli, Federico Sargenti. Ce dernier affirme ainsi que son entreprise ambitionne de devenir l' "Instacart européen". Pour rappel, Instacart est un site américain qui propose de la livraison de courses collaborative. Ainsi, comme l’explique LSA, Everli connecte des consommateurs en ligne à une communauté de “shoppers”, qui se rendent physiquement dans le magasin, y effectuent le picking et leur livrent ensuite directement les produits d'épicerie le jour même.
On y apprend également que l’entreprise italienne a réalisé 110 millions d’euros de volumes d'affaires en 2020 et que La France devient le quatrième pays où Everli s'implante, après l'Italie, la Pologne et la République Tchèque.
Everli est actuellement en train de se rapprocher de différents acteurs de la grande distribution en France. Selon le PDG, son offre complète celles déjà en place comme le drive ou la livraison classique. Comme il l’explique, “notre proposition est d'offrir la livraison à domicile de gros paniers le jour même partout en France, de manière très efficace pour les distributeurs en termes de coûts”. Ainsi, pour les distributeurs français Everli représente “un canal additionnel et des ventes incrémentales”.
Mondialisation du Kitkat
Financial Times, How the KitKat went global, 18/03/2021
Un article qui parle de la mondialisation de l’alimentation en prenant l’exemple du KitKat et notamment de son développement au pays du soleil levant.
On y apprend que le KitKat a été inventé en 1930 en Angleterre, lorsqu’un employé a suggéré à Henry Rowntree, le patron de la chocolaterie du même nom, de mettre au point une friandise "qu'un homme pourrait emporter au travail dans son sac". Suite à cela, l'entreprise a lancé la gaufrette recouverte de chocolat au lait que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de KitKat. Son slogan "Have a break, have a KitKat", inventé à la fin des années 1950, perdure d’ailleurs encore aujourd'hui.
KitKat est arrivé au Japon dans les années 1970 où il a été, dans un premier temps, vendu comme une friandise exotique "britannique". Rowntree a été racheté en 1988 par Nestlé et, malgré la puissance marketing de la multinationale, KitKat a eu du mal à concurrencer les confiseries des producteurs locaux comme Glico. A tel point qu’au début des années 2000, les cadres de Nestlé au Japon, se sont demandés si la marque KitKat avait un véritable avenir dans le pays.
Mais un jour, un responsable local de Nestlé s’est rendu compte que les ventes de KitKats sur l'île de Kyushu, au sud du Japon, explosaient entre décembre et février. Une explication s’est dégagée pour expliquer ce phénomène : les étudiants avaient remarqué que le mot "KitKat" ressemblait à l'expression japonaise "kitto katsu" ("tu surmonteras"). Ils s'offraient donc un KitKat comme porte-bonheur pour traverser l'épreuve du juken, une sorte d’équivalent japonais du Bac. L'équipe japonaise n'a pas osé remplacer le fameux slogan "Have a break" par "Kitto katsu" car ils savaient que le groupe voulait maintenir une cohérence entre les marques mondiales. Mais ils ont néanmoins décidé d’utiliser la phrase "Kitto sakura saku yo ! ("les souhaits se réalisent !") dans leurs publicités japonaises.
Et les ventes de KitKats ont commencé à exploser chez les étudiants japonais.
Réutiliser ses déchets alimentaires
Fast Company, Banana peel bacon and sauce packet meatloaf : Ikea wants you to cook with food waste, 23/03/2021
Un article déniché par Eileen Cho.
Et il s’agit d’une initiative intéressante de la part de Ikea Canada, qui vient de sortir un livre de cuisine anti-gaspillage alimentaire dans lequel on trouve des recettes réalisées à partir de déchets alimentaires tels que des pelures de pommes, des croûtes de fromages, des peaux de bananes ou encore du marc de café. Les recettes ont été concoctées par des chefs nord américains.
On y trouve également quelques astuces permettant d’utiliser des déchets alimentaires non comestibles, comme par exemple les coquilles d'œuf qui peuvent être moulues pour en faire une poudre servant à éliminer les dépôts calcaires dans la salle de bain, ou encore le marc de café qui peut être utilisé pour réaliser un masque exfoliant pour le visage.
Intitulé Scrapsbook, celui-ci peut être téléchargé gratuitement au format PDF (en anglais).
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À Côté D'La Plaque #20 | Hélène Darroze | Cheffe à l’attitude irrésistible : positive, gourmande, douce et généreuse
Hélène a fait un choix très tôt, celui d’être dans le positif. Elle sourit « chaque jour est un jour de gagné, et après la pluie, il y a le beau temps ». Dans cet épisode, elle nous raconte sa longue perte de goût, le comble quand on sait son métier, « tout le monde me disait mais qu’est-ce que c’est bon et moi je trouvais tout fade je me disais qu’est-ce qu’ils racontent ! ». Elle trouve que la générosité et la gourmandise sont très liées, et elle a fait de cette générosité un pilier de l’éducation de ses filles : « c’est tellement important de donner et de faire plaisir, et puis ça rend la vie tellement plus facile ! ». Elle ne sait pas recevoir de cadeaux, c’est une situation qui la met très mal à l’aise, elle est bien meilleure à les offrir. Elle est très gourmande et elle ajoute « c’est pas un scoop, moi j’aime les crispy cream donuts et les M&Ms, je ne sais pas résister ». Son seul secret, c’est la passion, et sa remise en question permanente : « je me dis tous les jours que je peux mieux faire, pour ne jamais stagner ». Elle est d’une nature assez naïve, et elle avoue sans rougir son côté fleur bleue. Si elle aime qu’on l’aime ? « Oui je pense que j’ai besoin de reconnaissance et de l’amour des autres ». Ce sont les petites choses de la vie qui la font pleurer, par exemple une petite fille d’un milieu très pauvre qui mange une chocolatine avec bonheur comme si c’était la fête, ça lui monte les larmes instantanément. « Je pleure d’ailleurs plus facilement de joie que de peine, précise-t-elle ». Elle revient sur tout ce qu’elle ferait si elle avait plus de temps, sur son approche de la religion et sur son meilleur échec. Et puis elle nous raconte son gros gueuleton idéal, sur la falaise de Bidart au Pays Basque, au coucher de soleil. Pour ce gueuleton rêvé, elle aimerait faire revenir ses deux grand-mères, pour qu’elles connaissent ses filles, mais aussi Michelle Obama et Kamala Harris. Et côté menu… « des merlus à l’espagnole, des poulets rôtis avec des grosses frites, une salade de tomates, un fromage de brebis et les œufs au lait de ma maman, mon dessert préféré ».
« C’est tellement important de donner et de faire plaisir, et puis ça rend la vie tellement plus facile ! »
Pour en savoir plus sur les restaurants d'Hélène Darroze :
Pour contacter notre invité :
- Sur LinkedIn, https://www.linkedin.com/in/helene-darroze
- Sur Instagram, https://www.instagram.com/helenedarroze/
Pour découvrir l'origine du podcast de Raphaële Marchal :
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Eat's Business #11 | Lait sans origine, beurre canadien à l'huile de palme et supermarché Amazon fresh
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur l'annulation du décret qui imposait de mentionner l'origine du lait, sur la polémique des vaches canadiennes de la filière beurre nourries à l'huile de palme, et sur les supermarchés Amazon fresh aux Etats-Unis.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués la montée en gamme de la volaille française, l'explosion des importations de bœuf brésilien en Chine, les dark stores Monoprix dédiés à Amazon, les stratégies omnicanales de la distribution alimentaire et la bouteille de Bordeaux vendue à 1€69 chez Lidl.
Plus d'obligation de mentionner l'origine du lait
Ouest France, Les fabricants n’ont plus l’obligation de mentionner l’origine du lait, 12/03/2021 + L’Usine Nouvelle, Trois questions pour comprendre la décision du Conseil d'Etat sur l'origine du lait, 15/03/2021
Le Conseil d’État a annulé un décret gouvernemental datant du 19 août 2016 qui imposait, à titre expérimental, l’étiquetage de l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisées comme ingrédient dans des denrées alimentaires préemballées. Initialement prévue pour courir jusqu’à fin 2018, la période d’expérimentation avait par la suite été prorogée par décret jusqu’au 31 décembre 2021.
Le groupe laitier Lactalis a demandé l’annulation du décret, arguant que cette obligation était contraire au règlement du 25 octobre 2011 du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. L’Usine Nouvelle précise que, pour Lactalis, “l’obligation d'étiquetage représentait une complexité” car le groupe est “présent dans plus de 100 pays à travers le monde”.
L’administration n’ayant pas pu démontrer de lien entre origine géographique et propriétés du lait (condition exigée par la Cour de justice de l’Union européenne pour autoriser un Etat à imposer un tel étiquetage au nom de la protection des consommateurs), le Conseil d’Etat a donc donné raison à Lactalis.
Dans sa décision, le Conseil d’Etat précise que, bien que les consommateurs donnent de l’importance à l’origine des produits, “en dehors de cette approche subjective, il n’y avait pas objectivement de propriété du lait qui puisse être reliée à son origine géographique”.
la polémique de l'huile de palme dans le beurre canadien
Le Monde, Pourquoi le beurre canadien ne ramollit pas ? La polémique du « Buttergate » met en cause l’utilisation de l’huile de palme, 05/03/2021
Focus sur ce que les médias de l’autre côté de l’Atlantique appellent le #buttergate. Il se trouve en effet que, depuis plusieurs semaines, les Canadiens ont un problème avec leur beurre, qui est devenu trop dur et s’étale mal.
Tout est parti d’un tweet publié le 5 février par Julie Van Rosendaal, une blogueuse culinaire. Par la suite, cette dernière a émis l’hypothèse que ce phénomène proviendrait d’un changement dans l’alimentation des vaches laitières. Dans une tribune, elle accuse notamment l’huile de palme. Cette dernière serait en effet utilisée comme complément alimentaire afin d’augmenter la production de lait ainsi que sa teneur en matières grasses.
Comme le précise Sylvain Charlebois, directeur scientifique du Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires à l’université Dalhousie, “il n’y a rien d’illégal à donner de l’huile de palme aux vaches laitières, et rien n’empêche les producteurs laitiers de le faire”.
Montée en gamme de la volaille française
Les Echos, Label rouge et bio portent la filière volaille française, 10/03/2021
La filière volaille française a connu une bonne année 2020, aidée en cela par la pandémie et les freins qu'elle a mis au commerce international. Les achats de volaille des Français étaient en effet en hausse de 12,4% l’an passé, avec +10% pour les ventes de Label rouge et 6% pour le bio.
L’article rappelle par ailleurs les efforts faits par la filière ces dernières années : montée en gamme, investissements dans de nouveaux bâtiments, progrès en matière de bien-être, réduction de 60 % de l'utilisation des antibiotiques en dix ans. Mais surtout, les élevages français correspondent au modèle que souhaitent les Français et comptent 3 fois moins d’animaux que chez nos voisins européens et 50 fois moins qu'au Brésil.
La filière française craint par contre la reprise des négociations commerciales entre l’UE et l'Amérique latine qui pourrait potentiellement entraîner l’importation en Europe de “l'équivalent du quart des filets de volailles consommés aujourd'hui”.
Explosion des importations de bœuf brésilien en Chine
The Guardian, Eating up the rainforest : China’s taste for beef drives exports from Brazil, 16/03/2021
Comme le résument bien les deux hommes d’affaires présentés dans l’article, “Il y a peut-être 20 ans, les habitants des villages et des petites villes ne mangeaient pas beaucoup de viande, mais ceux des grandes villes oui. Aujourd'hui, les habitants des grandes villes sont plus soucieux de leur santé et mangent plus de légumes, mais ceux des petites villes ont plus d'argent. Maintenant, ils mangent vraiment beaucoup plus de viande. Ils pensent qu'être riche signifie manger plus de viande”.
Et cette envolée de la demande chinoise a permis aux ventes de bœuf brésilien d'atteindre des niveaux record. En effet, le Brésil a, selon les calculs du cabinet Safras & Mercado, représenté 43% des importations de viande de la Chine en 2020 et les exportations de bœuf du Brésil vers la Chine ont augmenté de 76% l'an dernier. Et comme le précise Thiago de Carvalho, professeur d'agrobusiness à l'Université de São Paulo, "La viande brésilienne est [parmi] les moins chères du monde", notamment à cause de la dégringolade de la monnaie brésilienne l'année dernière.
L’article rappelle toutefois que les Chinois consomment moins de viande par habitant que les Américains. Mais, alors que leur viande préférée est le porc, une grande partie du cheptel porcin chinois a été décimé par la peste porcine africaine et les Chinois ont remplacé le porc par le boeuf.
Ce boom a toutefois un coût environnemental élevé car l'Amazonie fournit environ un cinquième des importations de la Chine.
Dark stores Monoprix dédiés à Amazon
Le Monde, « Dark store » : plongée dans un supermarché de l’ombre en plein cœur de Paris, 17/03/2021
Visite d’un magasin Monoprix pas comme les autres. Situé dans le 13e arrondissement de Paris, ce magasin de 1300 mètres carrés n'a ni façade ni vitrine car il se trouve en sous-sol et on n’y trouve aucun client. Ce dernier sert en effet uniquement à préparer des commandes passées en ligne par les clients de son partenaire Amazon. Ce magasin est ce que l’on appelle un “dark store”, il est organisé comme un vrai magasin mais est fermé au public et sert en fait d’entrepôt. Néanmoins, comme le décrit l’article, “ici, nul besoin que les produits soient rangés à hauteur des yeux pour attirer les regards des clients, comme dans un supermarché classique. Ni de mettre en avant ceux en promotion”. Car en fait, comme l’explique Ferdinand Tomarchio, directeur de l'e-commerce alimentaire chez Monoprix, si l'agencement de ce dark store est similaire à un véritable supermarché c’est surtout pour permettre à l'employé de circuler plus vite dans les rayons. Au niveau de l’assortiment, un produit sur six est un produit de marque Monoprix, soit largement plus que dans un supermarché classique.
Ce phénomène des dark stores n’est d’ailleurs pas que franco-français mais il s’est développé un peu partout, poussé en cela par le développement fulgurant du e-commerce alimentaire suite à la pandémie de Covid-19.
Concernant Monoprix, l’enseigne possède deux dark stores dédiés à Amazon dans Paris pour les livraisons à Paris et sa petite couronne. Pour les autres livraisons en Ile-de-France, les préparations se font depuis sept Monoprix disséminés en Ile-de-France. En province, les préparations se font depuis les magasins de Nice, Bordeaux, Lyon et Montpellier.
Amazon développe son activité alimentaire aux US avec Amazon fresh
Bloomberg, Amazon Quietly Began Building a Grocery Chain During Pandemic, 11/03/2021
Aux Etats-Unis, Amazon a commencé à multiplier les ouvertures de magasins Amazon Fresh depuis quelques mois. Le premier magasin a ouvert à Los Angeles en septembre 2020, le 11e a ouvert début mars et Amazon travaillerait sur 28 nouvelles ouvertures cette année, de Philadelphie à la banlieue de Sacramento. Les magasins Fresh ont une surface allant de 2300 à 4200m2 et les 11 premiers magasins sont pour la plupart disséminés dans des zones suburbaines de classe moyenne supérieure. Ils sont installés à la place d’anciens magasins de jouets Toys R’ Us et d’épiceries fermées. Amazon a utilisé des analyses détaillées des habitudes d'achat pour dresser une liste de 15 000 produits à mettre en rayon, un assortiment qui répond aux besoins quotidiens de la plupart des clients. Les marques de distributeurs, dont la gamme Whole Foods 365, occupent une place de choix.
Comme le rappelle l’article, plus de dix ans après avoir commencé à vendre des produits alimentaires, Amazon ne détient qu'une infime partie du marché américain de l'alimentaire, qui représente 900 milliards de dollars. Selon les observateurs du secteur, les magasins Amazon Fresh sont un moyen pour le groupe de se rapprocher encore plus de ses membres Prime et de séduire un large éventail d'Américains, depuis les acheteurs à faible revenu qui fréquentent les discounters comme Walmart jusqu'aux clients plus aisés qui cherchent à récupérer leurs commandes en ligne. Les magasins Amazon Fresh ont un positionnement d’épicerie grand public, avec un assortiment de produits qui se situe quelque part entre les petits spécialistes comme Trader Joe's et les grands supermarchés.
Rappelons toutefois qu’Amazon avait racheté la chaîne de supermarché Whole Foods Market en 2017 pour 13,7 milliards de dollars. Néanmoins, Whole Foods a eu du mal à se réinventer en tant que destination grand public et les ventes des magasins ont stagné.
Les stratégies omnicanales de la distribution alimentaire
The Economist, The importance of "omnichannel" strategies, 13/03/2021
Un article sur les stratégies omnicanales, qui associent les stratégies physiques et numériques, des principaux distributeurs américains et chinois.
Tout d’abord, l’article s’intéresse à Walmart. Et l’accent mis sur l’omnicanal suggère que le groupe n'a pas forcément l'intention de donner la priorité au e-commerce sur son réseau de 4 000 magasins en Amérique. Le groupe considère au contraire que les deux font partie du même écosystème centré sur le client. L’article précise que, suite à la crise sanitaire liée au Covid-19, Walmart a rapidement développé des services pour faciliter l'expérience en ligne et hors ligne, tels que le retrait en magasin, le drive et la livraison depuis ses magasins. Le groupe a également lancé Walmart +, un service d'abonnement similaire à Amazon Prime qui offre aux membres une livraison express, des réductions sur l'essence et d'autres avantages. De son côté, comme nous l’avons vu dans l’article précédent, Amazon multiplie les ouvertures de magasins Amazon Fresh.
Le même phénomène est observé en Chine ou les grandes plateformes telles qu'Alibaba (avec Freshippo) et JD.com, sont en train de construire de vastes chaînes de supermarchés. Comme l’explique Leigh Hopkins, responsable de la stratégie internationale de Walmart, "en Chine, les actifs hors ligne connaissent un regain d'intérêt".
Mais finalement, comme le dit bien l’article, la principale question est de savoir si ces stratégies omnicanales peuvent être rentables. Il est, en effet communément admis que peu de détaillants, même Amazon, peuvent gagner de l'argent en vendant des produits alimentaires en ligne, en raison du coût élevé de la livraison. Selon les analystes, dans un secteur tel que le commerce de détail alimentaire, dont les marges ne dépassaient pas 2 à 4% avant le passage à la vente en ligne, seules les entreprises les mieux capitalisées et les plus efficaces sont assurées de survivre à l'assaut de la vente en ligne. Selon le cabinet Bain, à moins que les distributeurs ne commencent à facturer davantage les services en ligne, les pertes d'exploitation liées à l'envoi de marchandises depuis les magasins ou les entrepôts pourraient se situer entre 5 et 15%.
Bordeaux à 1€69
Capital, Lidl suscite la polémique avec sa bouteille de Bordeaux à 1,69 euro, 12/03/2021
Pour sa foire aux vins du printemps, Lidl propose une bouteille de vin de Bordeaux AOP à 1,69 euro la bouteille. Ce prix cassé fait évidemment grincer des dents dans la filière. Selon Cédric Roureau, président du Syndicat des Courtiers de Vins et Spiritueux de Bordeaux, de la Gironde et du Sud-Ouest, “Pour sortir à 1,69 euro, l'achat de vin a dû se faire à un niveau extrêmement bas. Ce qui ne rend service à personne d'avoir des Bordeaux à ce prix”. L’enseigne se défend en arguant que ce prix a été obtenu grâce à “l’achat de volumes conséquents, plusieurs centaines de milliers de cols pour la France et d’autres marchés”.
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Food Karma #0 | Beena Paradin – Food Karma | Le podcast qui nous invite à agir dans la Bouffe
Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous présenter l’émission “Food Karma” qui sera diffusée sur Business of Bouffe et animée par l’auteure culinaire et entrepreneuse de la Bouffe, Beena Paradin.
Il y a plus d’un an, Daniel et Philibert avaient reçu Beena et son mari pour parler de leur marque de préparations prêtes à cuisiner veggies, bios, saines et originales. Beena revient désormais sur Business of Bouffe non pas en tant qu’invitée mais en tant qu’animatrice d’une nouvelle émission diffusée sur notre chaîne, Food Karma. Dans cet épisode pilote, Daniel et Philibert interrogent Beena au sujet de ce nouveau podcast. Elle nous explique ainsi son désir de faire de l’alimentation un acte heureux et positif pour améliorer notre karma. Derrière cette promesse empreinte de spiritualité, Beena se propose ainsi de partir à la rencontre d’acteurs œuvrant pour une alimentation bonne pour nos papilles, pour notre santé et pour la planète. A la fin de notre échange, pour nous mettre l’eau à la bouche, notre nouvelle animatrice nous dévoile ses prochains invités. Et parce que le Food Karma ne s’arrête pas aux frontières françaises, Beena vous fera même voyager avec des invités internationaux et quelques épisodes en anglais. Vous découvrirez aussi dans ce podcast les détails de cette nouvelle émission (fréquence, type d’invités…) dont le premier épisode sera diffusé le 1er avril.
« La Bouffe, c’est la meilleure chose pour se faire plaisir, pour faire du bien à sa santé et à la planète. »
Pour contacter Beena Paradin Migotto :
- Beena Paradin Migotto, https://www.linkedin.com/in/beenaparadin/
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Sur le Champ #5 | Aquaponie | Félix Haget – Eauzons
Ambre et Camille vous emmènent au cœur de l’innovation, dans une ferme pilote de 1 600m2, fondée par Félix Haget, un expert en aquaponie, et son équipe de choc.
L’aquaponie est un système qui unit la culture de plantes et l’élevage de poissons. Elle s’organise autour de 3 compartiments : un élevage de poissons, un élevage bactérien et des cultures végétales. Ils forment ainsi un cercle vertueux : les poissons vont générer des nutriments dans l’eau, qui vont être convertis par les bactéries pour les rendre assimilables par les plantes. Concrètement sur la ferme d’Eauzons, on développe un élevage de saumons de fontaine, relié à la culture de salades, fraises, tomates, poivrons, piments…., le tout vendu en circuits très très courts. Et l'avantage avec une culture en hors sol c’est que qu’on peut l’implanter n’importe où, même en ville, dans des zones industrielles ou sur des sols pollués.
Pour en savoir plus sur Eauzons :
- Eauzons, http://eauzons.com/
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Eat's Business #10 | Agriculteurs stars, culture de truffe blanche en France et eaux gazeuses alcoolisées | avec la participation de David Forge, agriculteur et youtubeur
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur les agriculteurs stars des réseaux sociaux, sur les tests fructueux de culture de truffe blanche en France par l'Inrae, ainsi que sur les eaux gazeuses alcoolisées.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués le premier magasin de La Ruche qui dit Oui ! en France, l'entrée à la bourse de Londres de Deliveroo, les nouveaux gourous de l'alimentation, la difficile résilience de la filière foie gras face à la crise, l'allégement des taxes douanières américaines sur le vin français, le succès des spiritueux haut de gamme, et la nouvelle levée de fonds de Instacart, société américaine d'épicerie en ligne.
Ces agriculteurs stars
Le Parisien, Ces agriculteurs devenus stars des réseaux sociaux, 04/03/2021
Ils sont connus sur les réseaux sociaux sous leurs pseudos @agrikol, @agritof80 @agri_zoom, @d_forge ou encore @AgriSkippy, ces agriculteurs et agricultrices français ont pris d’assaut il y a maintenant plusieurs années les réseaux sociaux afin de mieux faire connaître leur métier aux consommateurs et aux citoyens. Certains de ces agriculteurs font partie de l’association FranceAgritwittos, qui regroupe également des professions para-agricoles et dont la mission est de parler positivement de l’agriculture.
Selon la dernière étude Agrinautes 2020, 68 % des agriculteurs sont présents sur un réseau social. Ils étaient seulement 1 % à utiliser Twitter en 2015 et ils sont désormais plus de 11 %.
Ils sont sur les réseaux sociaux pour lutter contre une certaine forme de stigmatisation et de dénigrement de leur métier. Ils ont donc décidé de jouer la carte de la transparence et s’affichent sur YouTube, Instagram, Twitter, voire même TikTok, Snapchat ou Twitch.
N’hésitez pas à aller découvrir leurs posts et leurs vidéos sur les réseaux sociaux.
Premier magasin La Ruche qui dit Oui ! en France
LSA, La Ruche qui dit oui ! ouvre son premier magasin en France, 08/03/2021
La Ruche Qui Dit Oui, connue initialement pour être une plateforme de mise en relation entre producteurs locaux et consommateurs, se lance dans la distribution physique. La Ruche vient en effet d’ouvrir son premier magasin à Sceaux (92) et, selon l’article, compte ouvrir cinq autres magasins dans la petite couronne de Paris courant 2021.
La surface du magasin de Sceaux est plutôt restreinte (30m2) et l’offre compte entre 200 et 300 références, dont beaucoup de fruits et légumes, quelques produits carnés et laitiers, des produits vendus en vrac et de l'épicerie. Au niveau de la transparence, le nombre de kilomètres depuis les champs est indiqué pour chaque référence.
Comme pour la plateforme en ligne, ce sont les producteurs qui fixent leur prix et La Ruche Qui Dit Oui applique une marge aux alentours de 40 % correspondant aux frais liés à la logistique et de fonctionnement.
L’article nous apprend également que La Ruche Qui Dit Oui a déjà ouvert un magasin physique à Milan, en Italie, et qu’elle compte en ouvrir cinq autres autour de Milan en 2021.
Deliveroo rentre à la bourse de Londres
Les Echos, Prêt pour la Bourse, Deliveroo a livré 5 milliards d'euros de repas l'an dernier, 08/03/2021
Alors que Deliveroo prépare son introduction à la bourse de Londres, on en apprend plus grâce aux documents dévoilés dans le cadre de la préparation de cette introduction.
Ainsi, l’entreprise de livraison de repas à domicile est présente dans douze pays. En 2020, le montant des commandes passées par son intermédiaire a augmenté de 64% pour se monter à 4,1 milliards de livres TTC (4,7 milliards d'euros). Deliveroo livre environ 6 millions de clients par mois et travaille avec 115 000 restaurants, épiceries et commerces de proximité dans 800 villes à travers le monde.
Au niveau de la performance financière, l’Ebitda est encore négatif à -9,6 millions de livres (contre -231,6 millions de livres en 2019). Au global, Deliveroo affichait une perte nette de 223,7 millions en 2020.
Nouveaux gourous de l'alimentation
Le Figaro, Jeûne extrême, crudivorisme, instinctothérapie: les folies des nouveaux gourous de l'alimentation, 05/03/2021
Une enquête assez édifiante sur ces gourous de l’alimentation qui ont profité de la période de la crise sanitaire liée au Covid-19 pour développer leurs communautés. On y découvre notamment Gabriel, un énergéticien qui affirme qu'il est possible de se « nourrir de lumière », Claudette qui se demande si l'on « peut arrêter de boire », Irène qui préconise de « manger des aliments vivants, crus » ou Claude, qui fait la promotion de « l'instinctothérapie ». On y parle également du “pranisme”, qui consiste à jeûner le plus longtemps possible en s’alimentant, soi-disant, d’infimes particules divines qui nous entourent.
Comme l’explique Charline Delporte, présidente du Centre national d'Accompagnement Familial Face à l'Emprise Sectaire (CAFFES), “l'angoisse liée au Covid a fait connaître du grand public tout un tas de pervers manipulateurs, qui ont fait de ces nouvelles pratiques alimentaires des méthodes de soin miracle, tout ça pour s’en mettre plein les poches”.
La culture de la truffe blanche arrive en France
Process Alimentaire, L’Inrae ouvre la voie à la culture de la truffe blanche du Piémont en France, 05/03/2021
C’est l’un des mets les plus rares et les plus chers au monde, qui est récoltée en majorité dans la péninsule balkanique. Mais l’article nous apprend que l’Inrae, en partenariat avec les pépinières Robin, a réussi à acclimater ce champignon en France. Ils ont procédé à des tests dans quatre plantations réparties dans des régions aux climats différents (Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Nouvelle-Aquitaine) et ont récolté trois truffes en 2019 et quatre en 2020. Ces premières truffes récoltées en dehors de l'aire de répartition géographique naturelle de cette espèce sont donc une première mondiale et ouvrent de belles perspectives pour la culture de la truffe blanche à plus grande échelle en France.
La difficile résilience de la filière foie gras
LSA, Face à la crise, la difficile résilience de la filière foie gras, 05/03/2021
Avec un chiffre d'affaires en baisse de 2,7% en GMS et des ventes en volume en recul de 3,2%, selon les données IRI (cam à P13 2020), le marché du foie gras a plutôt limité la casse en 2020 alors que la filière craignait initialement le pire.
L’article rappelle par ailleurs que les circuits de distribution du foie sont les suivants : 40% en GMS, 40% en restauration et 15% à l'export. Et, au premier semestre 2020, les ventes dans ces deux derniers circuits ont reculé de 46%, puis de 26% au second semestre. Au global, les ventes de foie gras ont reculé de 36% dans le circuit de la restauration en 2020.
Pour 2021 le Cifog, l’interprofession du foie gras, anticipe une baisse de la production de 20% par rapport à 2020, notamment à cause de l'épizootie d'influenza aviaire qui a ravagé les élevages du Sud-Ouest et qui a entraîné l’abattage préventif de 2,5 millions de canards.
Allégement des taxes douanières américaines
Les Echos, Airbus et les vins français allégés des taxes douanières américaines, 07/02/2021
Le vendredi 5 mars, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec le président américain, Joe Biden, sur les droits de douane qui avait été imposés à certains produits européens par l'administration Trump dans le cadre des litiges entre Airbus et Boeing. Cette suppression durera, dans un premier temps, 4 mois en attendant un éventuel accord définitif.
Ces droits de douane concernaient notamment les vins français (nous en parlions d’ailleurs ici) et ont coûté environ 400 millions à la filière en 2020. Pendant ce temps, les vins d’autres pays producteurs comme l’Italie (qui était exemptée de ces droits de douanes) ont pris des parts de marché aux vins français.
Eaux alcoolisées
Financial Times, How hard seltzer’s viral success could transform the drinks market, 06/03/2021
Un article intéressant qui analyse la percée des “hard seltzers” au Etats-Unis à travers leur succès sur les réseaux sociaux. On y apprend ainsi que la marque White Claw est devenue à la fois l’objet de blagues en même temps qu’un choix de vie sur le réseau social TikTok au travers de refrains viraux tels que “Ain’t no laws when you’re drinking Claws” qui se moquent de l'amour que porte les millenials à cette alternative à la bière à faible teneur en glucides.
Les hard seltzers sont des eaux pétillantes alcoolisées à saveur de fruits qui se sont imposées en quelque sorte comme une boisson de régime. Bien qu'elles ne soient pas forcément une boisson saine, elles sont "pauvres en glucides" et "pauvres en calories" en comparaison avec la plupart des boissons alcoolisées. Les marques varient dans leur mode de fabrication : certaines, comme High Noon, Smirnoff et Two Brooks, ajoutent de l'alcool à de l'eau gazeuse quand d'autres, comme White Claw, sont fabriquées à partir de sucre fermenté.
Pour un consultant, “La hard seltzer est le plus grand phénomène dans le secteur de la bière (aux Etats-Unis) depuis le lancement de la Miller Lite en 1975 et de la Budweiser Light en 1982”. Et le succès de ces boissons se traduit dans les chiffres : selon Bernstein, les hard seltzers devraient prendre plus de 15 % du marché américain de la bière et du cidre d'ici 2024. Alors qu’en 2018, elles ont représenté un chiffre d’affaires de 708 millions de dollars au Etats-Unis, en 2020 Nielsen a estimé le chiffre d’affaires des hard seltzers a au moins 4,1 milliards de dollars rien que pour les ventes de boissons à domicile, soit plus du double des ventes au détail de l'année précédente, selon les données de la société d'études de marché Nielsen. En réponse à ce succès, les grandes marques se sont empressées de se joindre à la fête. En 2016, le marché des hard seltzers se composait de White Claw, Truly et d'une marque peu connue appelée SpikedSeltzer. En 2018, on dénombrait 10 marques dans les magasins et en 2019, il y en avait 26. Aujourd'hui, selon Nielsen, il en existe plus de 65.
Les spiritueux haut de gamme ont la cote
Financial Times, Pandemic shift to premium brands leaves drinks makers in high spirits, 06/03/2021
La pandémie de Covid-19 a remodelé la culture mondiale de la boisson. Ainsi, les ventes mondiales de tequila, de vodka et de liqueurs ont surperformé en 2020, les consommateurs confinés chez eux ayant pris l'habitude de siroter des spiritueux haut de gamme et de préparer leurs propres cocktails.
Par ailleurs, les consommateurs les plus aisés se sont retrouvés avec un revenu disponible supplémentaire et en ont profité pour se faire plaisir en achetant des bouteilles haut de gamme. Ainsi, les ventes de spiritueux de prestige (plus de 100$ la bouteille) devraient, selon la société d’analyse IWSR, augmenter de plus de 40% d'ici 2024, soit environ 4 fois plus vite que les marques standard et près de 2 fois plus que les bouteilles premium. Diageo a par exemple déclaré que ses ventes de tequila ont augmenté de 80% en 2020, grâce aux marques haut de gamme Don Julio et Casamigos. Le PDG de Diageo a d’ailleurs déclaré “la tendance à se tourner vers les spiritueux plutôt que vers la bière et le vin s'est accélérée pendant la pandémie”.
Nouvelle levée de fonds pour Instacart, société américaine d'épicerie en ligne
Business Insider, Instacart's latest multi-million dollar cash injection will help it scale its business post-pandemic, 04/03/2021
La société américaine d'épicerie en ligne Instacart vient de finaliser une nouvelle levée de fonds (sa 4ème en moins d’un an) d’un montant de 265 millions de dollars, ce qui porte sa valorisation à environ 39 milliards de dollars, soit le double de sa valorisation lors de sa levée de fonds d’octobre 2020.
Instacart prévoit d'utiliser ces fonds pour augmenter ses effectifs de 50% ainsi que pour des initiatives telles que Instacart Marketplace, qui aide à mettre les clients en contact avec les détaillants, et Instacart Enterprise, la solution de e-commerce tout en un pour les épiciers.
Il faut dire que le climat est propice pour l’entreprise. Les chiffres publiés par Insider Intelligence indiquent que les ventes de produits d’épicerie en ligne ont augmenté de 54% en 2020 pour atteindre une valeur de 95,82 milliards de dollars. Selon des données d'Apptopia, les téléchargements quotidiens pour Instacart ont augmenté de 218% le 15 mars 2020, par rapport à la moyenne des téléchargements quotidiens en février 2020.
Selon l’article, la force d’Instacart par rapport à des concurrents comme Walmart's ou Kroger's c’est la variété d'options d'épicerie proposées qui lui permet de répondre à un éventail de préférences d'achat des clients.
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À Côté D'La Plaque #19 | Mory Sacko – Dévoreur de vie et passionné de tout, il construit sa carrière sur les valeurs de demain
L’altruisme, une qualité dont tout le monde n’est pas doté, est essentielle pour Mory. Même s’il en rit « j’ai appris l’altruisme sur le tard, gamin j’étais égoïste, je partageais pas mes jouets ! ». Pour sa défense, ils étaient 9. Un secret ? Il a eu une coupe afro (nous sommes en pleine recherche de photos à l’appui). L’engagement, pour lui, n’est pas seulement écologique, mais surtout social, auprès de producteurs et de fermiers certes installés en Afrique, mais qui ont besoin de faire vivre leurs familles. Le futur ? Il l’imagine pluriel, multiculturel et genré : « d’autres modèles que le chef cinquantenaire, blanc, au col bleu blanc rouge, peuvent exister, et avec le temps ils sont pris au sérieux et ils intéressent les médias ». Ce qui l’agace au plus haut point ? « Les gens qui doublent à la queue, ça me rend fou que personne ne leur dise rien ! ». Sa plus grande peur, c’est celle de se retrouver sans ses proches. Vivre au bout du monde, impossible pour Mory, il n’a jamais quitté Paris et ne peut pas vivre sans sa famille et ses amis. Il pleure très peu, ne se considère pas romantique pour un sou, mais travaille parfaitement en couple. Il nous raconte avec humour son meilleur échec en cuisine, absolument unanime face à l’assemblée, et nous parle de ses autres passions : le foot, les mangas, les arts primitifs, l’art inuit, la mode… tout le passionne ! Il est plus spirituel que religieux, et vit ça de façon très personnelle, entre lui, et sa croyance. Il finit par rêver à son gueuleton idéal : Alain Passard à la grillade, avec sa famille, ses potes… et aussi Michael Jordan, Omar Sy, Orelsan, et Gérard Depardieu.
« Le futur je le vois pluriel, multiculturel et genré ! »
Pour en savoir plus sur MoSuke :
- MoSuke, https://mosuke-restaurant.com/
Pour contacter notre invité :
- Sur LinkedIn, https://www.linkedin.com/in/mory-sacko
- Sur Instagram, https://www.instagram.com/mory_sacko_/
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Eat's Business #9 | Ecole d’Agriculture par Xavier Niel, restaurants ouverts en Italie et l'engouement pour le vrac alimentaire | avec la participation de Célia Rennesson, Directrice générale de Réseau Vrac
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur le projet d'école d'Agriculture par Xavier Niel, le patron de Free, sur la réouverture des restaurants en Italie ainsi que sur l'engouement des consommateurs pour le vrac alimentaire.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués la méfiance des agriculteurs pour le projet d'école agricole, l'inflation des produits agricoles, les solutions pour rémunérer plus justement les agriculteurs, l'histoire du groupe Lactalis, la startup Baguette Box spécialisée dans la livraison de pain à domicile de bonne heure, et l'impact du réseau social TikTok sur les ventes de Feta.
Xavier Niel lance une école d'agriculture gratuite
Capital, Xavier Niel va lancer une école d’agriculture gratuite, 24/02/2021
A partir de septembre prochain, une école baptisée "Hectar" formera 2.000 étudiants par an aux métiers agricoles et à la reprise d’exploitation. Et cela gratuitement, et quelle que soit leur formation initiale.
Dirigée par Audrey Bourolleau, qui fut notamment conseillère agriculture d’Emmanuel Macron à l’Elysée, celle-ci se situe à Lévis-Saint-Nom, au sein d’un espace de plus de 600 hectares. Selon Capital, l’ensemble comprend de vastes salles de classe, une cantine de 200 places, des cultures certifiées bio et 27 vaches normandes logées à la "Ferme des Godets", une laiterie à l’abandon depuis les années 80, qui produira lait et fromage. Par ailleurs, les centaines d’hectares de bois, friches et champs de céréales, en cours de conversion à l'agriculture biologique, serviront aux travaux pratiques grandeur nature des étudiants.
C’est surtout la structure actionnariale de cette école qui est au cœur des discussions. Elle appartient en effet à 49% à NJJ Exclusive, une société holding de Xavier Niel, le patron de Free.
Méfiance des agriculteurs pour le projet d'école agricole
BFM, Les agriculteurs regardent avec méfiance le projet d'école agricole de Xavier Niel, 26/02/2021
L’annonce de la présence de Xavier Niel au capital d’Hectar interpelle le monde agricole. Le patron de Free a en effet soutenu l’an dernier un projet de référendum sur la cause animale et a participé à la levée de fond de “Les Nouveaux Fermiers”, une start-up qui fabrique des substituts végétaux imitant la viande.
La FNSEA émet notamment des réserves via la voix de sa présidente, Christiane Lambert, qui affirme “on va voir ce qu'il (Xavier Niel) y promeut. S'il y promeut le non-élevage ou la viande de synthèse on va avoir du mal à être d'accord".
Néanmoins, comme elle le précise, il y a un enjeu important de renouvellement des générations en agriculture, avec “140.000 agriculteurs qui vont quitter [le métier] dans les six ans qui viennent sur 450.000 agriculteurs”.
Inflation des produits agricoles
Les Echos, Pourquoi les prix des produits agricoles s'envolent, 23/02/2021
Sur le marché à terme de Chicago, le maïs a touché en février, son plus haut niveau depuis 2013 et le soja son plus haut niveau depuis 2014. A Paris, la tonne de blé meunier se négocie à un plus haut niveau depuis 2012. En Asie, le riz thaïlandais se négocie à un plus haut niveau depuis 2013.
Ces hausses de prix historiques ont plusieurs explications :
- du côté de l’offre tout d’abord : des craintes de sécheresse au Brésil et en Argentine avec le phénomène La Niña, un refroidissement des eaux du Pacifique central qui bouleverse le climat à travers la planète. Par ailleurs, le sucre et le riz, qui se transportent en containers, sont victimes de la pénurie de containers au niveau mondial.
- du côté de la demande : l'appétit de la Chine. Le pays a en effet importé plus de 100 millions de tonnes de soja et 20 millions de tonnes de maïs (contre 7,6 millions de tonnes de maïs lors de la campagne précédente). Cette forte demande en maïs s’explique par le fait que le pays reconstitue son cheptel de porcs, qui a été fortement diminué suite à la peste porcine africaine en 2019 et 2020. Le pays cherche également à honorer ses engagements d'achat de produits agricoles américains dans le cadre de l'accord de Phase 1 sur la guerre commerciale.
Juste rémunération des agriculteurs
France Télévisions, Circuits courts, labels, marques… Comment s'assurer que nos achats rémunèrent correctement les agriculteurs ?, 23/02/2021
Alors que la loi Egalim, promulguée en 2018, avait pour but de "payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail", ses résultats se font toujours attendre. France Télévisions s’est donc interrogé sur la manière dont les consommateurs peuvent s’assurer que les produits qu’ils consomment vont rémunérer correctement les agriculteurs.
Pour Denis Beauchamp, président de l’association FranceAgriTwittos, pour s'assurer d’une meilleure rémunération des agriculteurs, "le mieux, c'est le circuit court". Et circuit court dans sa définition en tant que “vente présentant un intermédiaire au plus”.
Pour Olivier Mevel, maître de conférence en sciences de gestion à l'université de Bretagne occidentale, “quand il achète les marques des distributeurs, le consommateur contribue malgré lui à entretenir un système qui donne la toute-puissance aux grandes surfaces”.
Autre solution : acheter une de ces marques vendues dans les grandes surfaces qui défendent une juste rémunération des agriculteurs comme “C’est Qui le Patron !?”.
Reste un problème souligné par Marie-Laure Allain, chercheuse au CNRS, "il est difficile pour les consommateurs d'obtenir des informations sur le partage des profits avec les agriculteurs”.
Histoire de Lactalis
Les Echos, Lactalis : dans les coulisses de l'empire du lait, 23/02/2020
Alors que Daniel Jaouen, qui fut le directeur général du groupe pendant 32 ans sort un livre, « Lactalis à la conquête du monde », dans lequel il raconte comment le groupe français s’est hissé en quelques décennies à la première place mondiale, l’article propose un rapide historique de Lactalis.
On y apprend notamment que Lactalis a des origines remontant aux années 30, quand André Besnier, le fondateur, s’est lancé à 39 ans dans la fabrication de camemberts. A son décès, en 1955, l’entreprise réalisait 251 millions d'euros de chiffre d'affaires et comptait 50 salariés. C’est avec Michel Besnier, le père de l’actuel président, que le groupe a commencé à changer de dimension, avec un chiffre d’affaires qui a doublé en 2 ans suite à des rachats de laiteries et de fromageries. En 1968, ce dernier a également lancé deux produits phares du groupe : la brique de lait UHT et le Camembert Président. Au début des années 80, il se lance dans une politique de rachats aussi bien en France qu'à l'international.
A son décès en 2000, c’est son fils Emmanuel qui a pris la suite. Sous sa houlette, Lactalis a réalisé ses 3 acquisitions les plus déterminantes : Galbani pour 2 milliards d’euros en 2005, Parmalat en 2011 et l’activité de fromages de l’américain Kraft (hors Philadelphia) en 2020.
Les Français craquent pour le vrac alimentaire
Les Echos, De plus en plus de consommateurs craquent pour le vrac alimentaire, 25/02/2021
Après avoir connu une croissance moins importante que les précédentes années en 2020 (+8% contre +40% entre 2018 et 2019) à cause d’un certain désamour de la part des consommateurs lors du premier confinement, le vrac alimentaire a retrouvé des couleurs depuis l’été dernier. Selon l’article, il devrait même connaître un rebond grâce au projet de loi Climat et Résilience. En effet, d’après le projet de loi, pour réduire les emballages plastiques, tout commerce de plus de 400 m2 devra consacrer 20% de sa surface de vente au vrac d'ici à 2030.
Le vrac est désormais bien présent partout : 80% des grandes surfaces et 45% des enseignes bio en proposent. A cela s’ajoutent les épiceries 100% vrac. Pour Célia Rennesson de Réseau Vrac, le chiffre d'affaires de la filière devrait tripler d’ici 2022.
Signe que le vrac gagne en importance, même les grandes marques s'y mettent. A l’instar de Babybel ou Kellogg’s.
Ce succès sourit au réseau d’épiceries Day by Day, lancé en 2013, et qui compte désormais 72 boutiques proposant pas moins de 750 références, allant du riz au vin en passant par les produits d’hygiène.
Réouverture des restaurants en Italie
Les Echos, Covid : comment les restaurants ont rouvert en Italie, 03/03/2021
L'Italie a choisi de réouvrir les bars et les restaurants dans les zones où la situation épidémiologique est sous contrôle. Le pays a ainsi divisé ses vingt régions selon l'évolution de la situation épidémiologique : Rouge (risque élevé), Orange (risque modéré) et Jaune (risque faible).
Dans les régions de la zone jaune (8 régions au total), les bars et les restaurants sont ouverts de 5 heures à 18 heures. Les restaurants peuvent par ailleurs proposer de la vente à emporter jusqu'à 22 heures.
Parmi les règles sanitaires à respecter :
- du gel hydroalcoolique mis à disposition pour les clients et pour le personnel
- la caisse doit être dotée de barrières physiques comme un écran en plexiglass
- le paiement électronique à table doit être privilégié
- les menus électroniques consultables sur les téléphones portables doivent être privilégiés
- les serveurs sont obligés d’être masqués
- la désinfection de la table est obligatoire après chaque service
- entre chaque table une distance d'au moins un mètre doit être observée
- un maximum de quatre personnes qui ne sont pas intimes par table
Livraison de pain frais avant 6H30
Les Echos, Du pain frais livré avant 6 heures 30... Baguette Box relève le défi, 25/02/2020
Zoom sur Baguette Box, une startup alsacienne lancée en 2019 et qui compte déjà près de 5.500 clients. Son principe : vous commandez en ligne avant 18h du pain, des viennoiseries ou des produits de boulangerie et Baguette Box vous les dépose avant 6h30 dans des boîtes placées devant les habitations.
Pour bénéficier de ce service, il faut souscrire un abonnement de 6,90 euros par mois et les produits de boulangerie sont facturés aux mêmes prix qu'en boutique.
Pour l’heure, Baguette Box propose ses services dans 350 communes et réalise environ 80 tournées, grâce à 150 livreurs embauchés en CDI quelques heures par jour et qui se déplacent à bord de véhicules hybrides et électriques.
L’entreprise cherche désormais à se développer selon 3 axes : étendre sa couverture territoriale, élargir sa gamme de produits et se développer en franchise. Baguette Box a déjà réalisé 2 levées de fonds pour un total de 1,4 millions d'euros et vise la rentabilité à l'horizon 2023.
Spotify pour livre de cuisine
Financial Times, In the test-kitchen with ‘Spotify for foodies’, 01/03/2021
En matière de recettes de cuisine il existe des applications telles que l’application de cuisine du New York Times (qui propose des recettes tirées des pages de ce journal) ou encore Cooked mais celle que l’auteur de cet article met en avant s’appelle Ckbk. Il s’agit d’une appli sur abonnement 5,49€ par mois qui se présente comme un "Spotify pour livre de cuisine".
Ckbk rassemble des documents du monde entier, avec plus de 100 licences partenaires. Et, contrairement à l’application Eat Your Books, qui renvoie à des versions en ligne gratuites de recettes de cuisine, Ckbk offre un accès complet au contenu des livres (pas seulement aux listes d'ingrédients) et présente des centaines de titres presque introuvables ailleurs. Son inventaire actuel (en rapide augmentation) se compose d'environ 500 livres (ou 100 000 recettes), dont un peu moins de la moitié sont épuisés. L’appli permet une recherche par ingrédient, plat, auteur, titre, cuisine, plat, complexité, époque et régime.
Effet TikTok : pénurie de Feta
New York Times, The TikTok Feta Effect, 26/02/2021
Ou comment une recette diffusée avec succès sur l’application TikTok a fait exploser la demande de feta à tel point que certains fromagers n’ont pu recevoir leur livraison hebdomadaire.
La recette en question est connue sous le nom de “baked feta pasta”. Il s'agit d'une sauce pour pâtes cuites au four extrêmement facile et crémeuse, faite d'un bloc entier de fromage de feta niché au milieu de tomates cerises, avec de l'huile d'olive, des piments et de l'ail. Le succès de cette recette remonte à 2018, lorsque la blogueuse culinaire finlandaise Jenni Hayrinen a réalisé ce qu’elle appelle “uunifetapasta”.
Mais le phénomène n’a pris son envol aux États-Unis qu’au début du mois de janvier dernier. Aujourd'hui, le hashtag #fetapasta compte plus de 600 millions de vues rien que sur TikTok.
Mi-février, alors que la feta était le terme de recherche numéro 1 sur l'application de livraison d'épicerie Instacart - le Charlotte Observer signalait des étagères de feta temporairement vides dans des magasins locaux comme les supermarchés Harris Teeter. Selon Danna Robinson, porte-parole de Harris Teeter, qui gère plus de 230 magasins dans sept États, la demande a augmenté de 200%. La chaîne de supermarchés Kroger a également été prise au dépourvu. Walshe Birney, qui supervise les comptoirs de fromage de spécialité de Kroger a même déclaré “c'est la plus grande hausse de l'intérêt et des ventes d'un même produit que j'ai jamais vue à une telle échelle géographique”.
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Cyril Lignac et Laurence Mentil – Groupe Cyril Lignac | L’histoire d’un duo iconique d’entrepreneurs avant-gardistes et heureux d’être libres
Aujourd’hui, Philibert Chambre et Daniel Coutinho sont avec Cyril Lignac, un des chefs préférés des Français et serial entrepreneur, ainsi que Laurence Mentil, son associée qui, dans l’ombre, l’a aidé à développer son business.
Ensemble, nous revenons sur le parcours de Cyril Lignac, qui cumule les métiers de chef cuisinier, pâtissier, animateur télé, producteur ainsi que manager d’un groupe de plus de 150 collaborateurs. S’il a réussi à combiner toutes ces activités avec brio, c’est grâce à Laurence, qui depuis 15 ans l’accompagne quotidiennement dans tous ses projets. Enfant, Cyril ne réussissait pas bien à l’école mais a trouvé dans la cuisine un moyen de se faire respecter et aimer. La suite, on la connait : le chef aveyronnais a travaillé pour plusieurs grands noms de la gastronomie française puis est rapidement contacté pour participer à Oui Chef ! sur M6. L’émission est un succès, et le propulse ainsi dans l’univers de la télé. Elle lui permet également d’ouvrir son premier restaurant, Le Quinzième, qui obtiendra une étoile au Guide Michelin en 2012. Si à l’époque, peu de ses compères, si ce n’est aucun, n’acceptait de tourner pour le petit écran, Cyril a su être avant-gardiste et est fier de voir, désormais, l’ampleur prise par les émissions de cuisine. Comme nous l’expliquent nos invités, cette diversification d’activités est une vraie force pour le groupe car la télé offre l’opportunité de dégager des revenus qui peuvent être utilisés pour le financement d’autres projets comme l’ouverture de nouveaux restaurants, de pâtisseries ou encore de la chocolaterie. Cette liberté d’entreprendre comme bon leur semble est d’ailleurs l’une des plus grandes fiertés de Laurence. Au fil de notre discussion, on apprend aussi que le développement du business de Cyril est avant tout guidé par ses envies plutôt que par une démarche stratégique. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a décidé de fermer son restaurant gastronomique, désireux de retrouver sa liberté créative. 1 de perdu, 10 de retrouvés ? Pour l’instant en tout cas, deux ouvertures sont prévues en 2021 : Le Bar des Prés London, premier restaurant à l’étranger et Ischia, restaurant italien en lieu et place du Quinzième.
« Aujourd’hui on ne peut pas résumer notre histoire et notre ADN sans la médiatisation. »
Pour regarder la vidéo dans son intégralité :
- Vidéo des coulisses du podcast : https://youtu.be/R0dd7ikPe9o
Les bons plan de Cyril Lignac et Laurence Mentil :
- Les bimbimpap à emporter ou en livraison de Pierre Sang
- Restaurant laotien dans le 13e arrondissement de Paris : Lao Douang Chan.
Pour contacter nos invités :
- Cyril Lignac, https://www.instagram.com/cyril_lignac
- Laurence Mentil, https://www.instagram.com/laurencementil
Plus d'informations sur le Groupe Cyril Lignac :
- Groupe Cyril Lignac, https://www.cyrillignac.com
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Eat's Business #8 | Pause déjeuner face à la Covid-19, les défis d'Alexandre Bompard pour Carrefour et LVMH x le Champagne de Jay-Z
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur les conséquences de la crise sanitaire sur la pause déjeuner, sur les défis d'Alexandre Bompard pour Carrefour et sur l'accord entre LVMH et Jay-Z concernant la maison de Champagne Armand de Brignac.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués l'e-commerçant spécialiste du bio en circuit court Aurore Market, l'opération "Un agriculteur dans votre répertoire téléphonique" en l'absence du traditionnel Salon de l'Agriculture, la polémique du menu unique sans viande dans les cantines scolaires à Lyon, le KitKat vegan, l'avis de Bill Gates sur l'avenir du bœuf synthétique et les ventes en ligne d'alcool.
Alexandre Bompard revient sur les résultats de Carrefour
Le Figaro, Alexandre Bompard : « L’histoire ne repasse pas les plats, nous avons tourné la page », 18/02/2021
Une interview du PDG de Carrefour qui revient notamment sur les résultats du groupe pour l’année 2020 ainsi que l’opération de rapprochement avortée avec le canadien Couche-Tard.
Selon lui, “Avec 80 milliards d'euros de chiffre d'affaires, nous n'avons pas de problème de taille critique. Carrefour est à l'offensive, tourné vers la croissance et ne recherche pas de consolidation mondiale. Ces dernières années, on a d'ailleurs plutôt observé un recentrage de grands acteurs sur un nombre réduit de pays où ils sont puissants”.
On y apprend par ailleurs (mais sans surprise) que la crise sanitaire a accéléré le développement de l'e-commerce dans tous les pays où Carrefour est présent, pour tous les produits et toutes les générations. Ainsi, d’après Alexandre Bompard, Carrefour a gagné 1,3 millions de nouveaux clients en 2020 et les ventes en ligne ont augmenté de 70% dans le monde, à 2,7 milliards d'euros. Il prévoit par ailleurs qu’elles atteindront 4,2 milliards en 2022. Désormais, Carrefour représente 14% du marché du drive en France et est leader de celui de la livraison à domicile, avec 25% de parts de marché.
Les défis d'Alexandre Bompard
Challenges, Carrefour : quels défis pour Alexandre Bompard après une année hors norme?, 18/02/2021
Alors que le groupe Carrefour a annoncé ses résultats, Challenges s’interroge sur les défis à venir pour son PDG Alexandre Bompard.
1er défi : la vitesse d'exécution. Selon Alexandre Bompard, “c'est une année qui compte double” et durant laquelle le groupe doit “accélérer” et “donner de la visibilité aux investisseurs” selon un analyste de chez Barclays. Ceci passera par une amélioration de l'exécution et des performances. Ainsi, après avoir atteint son objectif de 3 Mds d'euros de baisse de coûts à fin 2020, Carrefour s’est fixé pour objectif d’atteindre 2,4 Mds d'euros d’économies de coûts additionnels en année pleine à horizon 2023.
2è défi : le e-commerce. Si les chiffres donnés dans l’article précédent sont flatteurs, certains analystes estiment que Carrefour devra prouver qu'il ne s'agit pas uniquement d’un effet d'aubaine lié à la crise sanitaire. Ces chiffres seraient en effet en grande partie tirés par le drive et les drives piétons et Carrefour ne serait pas assez ambitieux dans la livraison à domicile, au risque de se voir dépassé par des acteurs comme Amazon, Deliveroo ou Uber Eats.
3è défi : la compétitivité prix. Alors qu’une bataille des prix entre enseignes de distribution est à prévoir (voir la newsletter de la semaine dernière) vu le contexte de crise économique à venir, Carrefour n’est pas le mieux positionné au niveau des prix.
4è défi : le cours de bourse. Selon les analystes, les principaux actionnaires de Carrefour souhaitent vendre leurs actions pour sortir du capital. Ainsi, l’un des défis du PDG est d’améliorer le cours de l’action Carrefour. Cette hausse du cours serait urgente car, selon les observateurs, Couche-Tard n'a pas abandonné son projet de racheter Carrefour.
Aurore Market, spécialiste du bio en circuit court
JDD, Aurore Market, bio et solidaire à la fois, 21/02/2021
Focus sur une success story du e-commerce français, le site Aurore Market, spécialiste du bio en circuit court. Lancé en 2018, Aurore Market s’est inspiré du modèle de l’américain Thrive Market.
Implanté en Auvergne, le site expédie environ 800 colis par jour et compte 20 000 clients réguliers. La spécificité du modèle d’Aurore Market : pour être client il faut d’abord s’acquitter d’une adhésion d’un montant de 60 euros, qui vous donne ensuite accès à une gamme de 4000 produits. Selon Roman Régis, l’un des co-fondateurs, ce système d’adhésion permet de pratiquer des marges plus faibles. Ainsi, Aurore Market n’a pas de dépenses marketing ni de budget pour l’acquisition de nouveaux clients. Grâce à son assortiment réduit, le site va réaliser de gros volumes sur chacune de ses références ce qui lui permet d’obtenir un meilleur tarif d’achat.
A noter également que le site propose une collecte pour les étudiants en difficulté. Chaque euro collecté permettra de réaliser un panier d’une trentaine d’euros qui sera envoyé aux étudiants qui se seront inscrits au programme.
Salon de l'Agriculture 2021 : les agriculteurs au bout du fil
Le Figaro, En l’absence de salon, les agriculteurs s’invitent dans le téléphone des Français, 23/02/2021
Le collectif Ici la Terre, qui réunit 130 producteurs a lancé ce lundi l’opération « Un agriculteur dans votre répertoire téléphonique ». Le but de cette opération : proposer aux citoyens, qui se seront au préalable inscrits sur le site du collectif, d’être rappelés par un exploitant pour répondre à leurs questions sur le métier d’agriculteur.
Selon l’un des co-fondateurs, “la démarche est de recréer un lien direct avec les Français, d’expliquer notre métier. Il est indispensable, lorsqu’on s’intéresse à l’agriculture, d’avoir un référent sur le sujet dans son répertoire”. L’article précise que cette opération est financée par une cagnotte Leetchi, qui a permis de récolter 6 000 euros il y a deux ans.
Si vous vous interrogez sur ce beau métier, n’hésitez pas à utiliser cette initiative mise en place par Ici la Terre.
Les pauses déjeuners en temps de Covid-19
Le Figaro, Comment la crise sanitaire a transformé nos pauses déjeuner, 18/02/2021
Entre la fermeture des bars et restaurants, le développement du télétravail et les mesures de distanciation au sein des entreprises, la pause déjeuner a complètement changé de visage et, comme le précise l’article, est devenue “un moment de plus en plus solitaire”.
Pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler, les plats à emporter et les sandwichs ont remplacé les déjeuners à la cantine ou au restaurant et s’avalent souvent dans la voiture faute de pouvoir s’attabler quelque part. Pour ceux qui télétravaillent, les repas sont cuisinés ou livrés et consommés à la maison. Enfin, les déjeuners d'affaires, sont également de moins en moins fréquents.
Plus cocasse, on apprend qu’un décret paru le 14 février autorise désormais les salariés à déjeuner à leur bureau, devant leur ordinateur. En effet, cette pratique était jusqu’à présent illégale…
Un chiffre résume tous ces changements : 700 millions d'euros, c’est le montant estimé des tickets restaurants non utilisés. C’est pourquoi le ministère de l’Économie a décidé de prolonger la durée de validité des tickets-restaurants de l'année 2020, jusqu'en septembre 2021.
Menu unique végétarien dans les cantines scolaires à Lyon
BFM TV, A Lyon, un menu unique dans les cantines à partir de lundi, 18/02/2021
C’est la polémique de la semaine, le maire écologiste de Lyon a imposé un "menu unique sans viande" dans les cantines scolaires de la ville depuis la rentrée des vacances de février, au nom de la lutte contre le Covid. Selon Stéphanie Léger, l'adjointe chargée de l'Éducation, "Le nouveau protocole sanitaire impose une distanciation de deux mètres dans la restauration scolaire. Le menu unique va nous permettre d'accélérer le service et ainsi nous permettre d'accueillir tous les enfants" et ce menu unique sans viande permettrait de “servir plus rapidement les élèves et fluidifier les repas”.
Une telle décision fait évidemment débat au sein de monde politique mais également au sein du monde agricole.
KitKat vegan
Les Echos, KitKat vegan : la course au chocolat végétalien s'accélère, 16/02/2021
Nous en parlions la semaine dernière, Nestlé lance une version vegan de ses célèbres Kit Kat. Dénommée KitKat V, il s’agit selon l’article d’une “des premières d'un acteur majeur du secteur à être 100% végétaliennes”. Pour fabriquer cette version végane, Nestlé utilise une formule à base de riz comme substitut de lait. Mais il s’agit d’un défi technique car le groupe a mis deux ans à développer cette nouvelle gamme. En effet, selon l’article, les alternatives véganes au chocolat au lait sont compliquées à développer car il faut s'assurer que l’alternative au lait utilisée “se marie bien avec le cacao et le sucre pour arriver à une texture crémeuse”. C’est pourquoi, la plupart des chocolats végans présents sur le marché sont des chocolats noirs.
L'avis de Bill Gates sur l'avenir de la viande de bœuf synthétique
MIT Technology Review, Bill Gates : Rich nations should shift entirely to synthetic beef, 14/02/2021
Un entretien avec Bill Gates, qui sort un livre intitulé “How to Avoid a Climate Disaster”, dans lequel il explique ce que, selon lui, il faudra réellement faire pour éliminer les émissions de gaz à effet de serre à l'origine du changement climatique.
Dans ce livre, il adresse notamment le secteur de l’alimentaire. Et parmi les propositions de Bill Gates évoquées lors de cet entretien, il y a celle-ci : “Je pense par contre que tous les pays riches devraient passer à une viande de bœuf 100 % synthétique. On peut s'habituer à la différence de goût, et on prétend qu'ils vont la rendre encore meilleure avec le temps”.
Rappelons que Bill Gates est investisseur, à titre personnel ou par l'intermédiaire de Breakthrough Energy Ventures, dans plusieurs des entreprises qui proposent des alternatives à la viande, notamment Beyond Meats, Impossible Foods, Memphis Meats et Pivot Bio.
Accord entre LVMH et la marque de Champagne de Jay-Z
The New York Times, Jay-Z and LVMH, Two of the World’s Biggest Brands, Go Into Business, 22/02/2021
LVMH va acquérir la moitié d'Armand de Brignac, la marque de Champagne, couramment appelé « L’as de pique », propriété du chanteur Jay-Z qui l’a acquise en 2014.
Cet accord donne à Jay-Z le soutien organisationnel et le pouvoir de distribution d’un leader mondial des boissons tandis que LVMH obtient l'influence cool et le savoir-faire en matière de marketing lifestyle d'un leader culturel noir qui fait autorité à un moment où le racisme dans le secteur du luxe est particulièrement surveillé.
Comme l’explique l’article, pour LVMH il ne s’agit pas seulement d'acheter une nouvelle marque de boissons, mais également d’acheter un savoir-faire culturel et pénétrer des marchés qui ne sont pas traditionnellement desservis par certaines de ses marques.
Aucune des deux parties n’a divulgué le montant de la transaction.
Ventes en ligne d'alcool
Bloomberg Businessweek, Online Booze Gets a Covid Boost, 15-22/02/2021
Un article intéressant sur la percée du e-commerce dans la vente d’alcools aux Etats-Unis en 2020. Le grand brasseur américain Molson Coors a par exemple vu ses ventes en ligne progresser de 230% sur les 11 premiers mois de 2020.
Comme partout dans le monde, les fermetures de bars et restaurants aux Etats-Unis ont forcé les acteurs de ce secteur à se mettre au e-commerce. Mais la vente en ligne d’alcool était auparavant très compliquée aux Etats-Unis, notamment à cause du 21è amendement voté en 1933 à la fin de la prohibition mais également des lois propres à chaque Etat. Car, si de nombreux États autorisent la livraison à domicile depuis des années, les réglementations ont souvent été très restrictives, rendant cette option infaisable pour de nombreuses brasseries et détaillants. Par exemple, seuls 12 Etats autorisent les expéditions en dehors de leur territoire pour la bière et l'alcool. Mais en 2020, la pandémie a ouvert une nouvelle voie et une majorité d'États ont fait de leur mieux pour répondre à la crise en autorisant de nombreuses formes de distribution d'alcool à emporter et à livrer pendant la pandémie. Les fabricants de vins et spiritueux se sont dans un premier temps appuyés sur les services offerts par des startups comme Drizly, Thirstie ou Speakeasy pour développer leur offre de e-commerce.
L'annonce faite début février 2021 de l'acquisition par Uber du service de distribution de boissons Drizly, pour 1,1 milliards de dollars, est vue comme un tournant qui pourrait booster la croissance de la distribution d'alcool en ligne. Les Etats-Unis sont désormais en passe de devenir le plus grand marché pour le e-commerce de vins et spiritueux. Drizly estime ainsi que la part des ventes en ligne d’alcool aux Etats-Unis devrait passait de 5% aujourd’hui à 20% d’ici 5 ans.
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À Côté D'La Plaque #18 | Yves Camdeborde – Grand heureux, il vit toutes les petites choses de la vie avec pleine conscience et romantisme véritable
Yves Camdeborde aime manger et être mangé, occulte avec aisance les choses difficiles de l’existence et vit sa vie avec fougue, bonheur et délectation. Sa seule crainte, c’est de manquer de temps pour profiter des gens qu’il aime : « le temps, on n’en est jamais rassasiés ». Il est fidèle, honnête et fiable, et ne supporte pas les menteurs et les hypocrites. Tenir ses engagements, c’est le respect : « je n’ai pas peur de dire non, tout le monde a le droit de dire non, sans avoir à se justifier, mais quand je dis oui, c’est un vrai oui, et je m’y tiens ». Il aimerait réussir à ne plus se mettre en colère avec excès, « surtout que cette colère me fait plus de mal à moi qu’à la personne qui l’a reçue ». La famille, c’est son socle inébranlable, « c’est la chose la plus importante, c’est celle qui est capable de supporter la détresse et l’euphorie, sans jugement ». Dans cet épisode, on parlera de l’impact inouï qu’ont eu les critiques des chefs et journalistes sur Yves et sur son égo, et d’un échec qui l’a sauvé : le concours des MOF, en 1992. On parlera aussi, non sans quiproquo, des pommes chatouillardes. On reviendra en douceur sur son romantisme : « je suis très romantique, je trouve beau, l’amour, j’adore l’amour, je suis amoureux permanent, j’aime le romantisme doux et léger, j’aime que ça me prenne dans mes chairs ». On feuillètera sa mission pour le Petit Robert, ses performances sportives et son incapacité totale à passer une journée sans cuisiner… Et on finira sur un grand moment de cuisine, qui s’étalera sur les dix dernières minutes de cet épisode, et attention : ça chatouille, tellement c’est doux.
« Avoir la chance de vivre sa vie, c’est la plus belle chose du monde. »
Pour en savoir plus sur Yves Camdeborde et ses restaurants :
- Yves Camdeborde, https://camdeborde.com/
Pour contacter notre invité :
- Yves Camdeborde, https://www.instagram.com/yves_camdeborde
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Eat's Business #7 | Guerre des prix (grande distribution x industriels), Amazon alimentaire et bouteille en papier chez Coca-Cola | avec la participation spéciale d'Alexis Vaillant - Fondateur d’Alterfood
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur la guerre des prix engagée entre les industriels et la grande distribution, sur le changement d'offre alimentaire d'Amazon ainsi que sur le prototype de bouteille en papier de Coca-Cola.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués la position du président d'Alterfood sur la guerre des prix, la redéfinition des règles avec l'e-commerçant Picnic, les actionnaires de Tesco qui veulent combattre l'obésité, les conséquences de la crise sanitaire sur les ventes de petit électroménager, le devenir des parkings souterrains et les droits de douane américains sur le vin et les produits alimentaires européens.
Guerre des prix : grande distribution x industriels
Le Figaro, Alimentation: le retour de la guerre des prix, 14/02/2021
A deux semaines de la fin des négociations commerciales entre les distributeurs et les industriels de l’agroalimentaire, l’article nous apprend que “les désaccords sont légion” et que “le ton monte”.
Le contexte est en effet particulier avec, d’un côté, la crise économique qui incite les acteurs de la grande distribution à maintenir des prix bas en rayon alors que, de l’autre côté, les industriels sont confrontés à la hausse des cours des matières premières, qui pèse sur leurs coûts de production.
Industriels et distributeurs se rejettent la balle. Pour les premiers, les demandes quasi systématiques de déflation de la part des seconds sont « injustifiées ». Pour les seconds, les premiers ont des demandes « irréalistes » de 3% à 4% de hausse de tarifs en moyenne.
La situation est telle que le Ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, est monté au créneau et a averti les acteurs de la grande distribution ainsi que les industriels que “en poussant les prix à la baisse, (ils sont en train) de creuser (leur) tombe”. L’article nous apprend également que le ministre souhaite introduire davantage de transparence dans les négociations. Il estime, en effet, que les distributeurs seraient plus enclins à accepter des revalorisations si les industriels indiquaient clairement combien ils paient aux agriculteurs, ce que beaucoup refusent de faire.
Guerre des prix : le président-fondateur d'Alterfood prend la parole
Le Parisien, “Guerre des prix entre producteurs et grandes enseignes : «Le combat de David contre Goliath»”, 15/02/2021
Alexis Vaillant, le président-fondateur d’Alterfood prend la parole pour dénoncer les conditions dans lesquelles se déroulent les négociations commerciales 2021, qu’il voit comme le combat de David contre Goliath.
Si, selon lui, il ne faut pas mettre tous les distributeurs dans le même panier et qu’Alterfood a réussi à ne pas trop céder de terrain au niveau des prix, un distributeur a été jusqu'à baisser de 45% le volume des assortiments, ce qui entraîne mécaniquement une baisse de chiffre d’affaires de 500 à 700 000 euros, soit environ 10% des ventes de l’entreprise.
Amazon change son offre alimentaire
Business Insider, Comment Amazon va changer son offre alimentaire et s'associer avec Monoprix, 12/02/2021
Cinq ans après son arrivée sur le secteur alimentaire en France, Amazon vient de tirer le bilan de son activité. Et il semblerait que ce dernier ne soit pas si positif que cela car le géant américain a décidé de réorienter son organisation sur la vente de produits alimentaires dans l'Hexagone.
Comme l’explique l’article, jusqu'à maintenant, pour acheter un produit alimentaire Amazon, il fallait passer par l'option Prime Now, un service de livraison payant garantissant la livraison en moins de deux heures à Paris, une partie de la banlieue parisienne, Bordeaux, Lyon ou encore Nice. Le groupe utilisait pour ce faire 10 entrepôts en France dédiés exclusivement à la livraison des produits alimentaires.
Mais un de ces entrepôts, situé dans le 18ème arrondissement de Paris, va changer son organisation pour devenir une sorte de station de livraison consacrée à la livraison via mobilité douce. Par ailleurs, le groupe a annoncé un autre changement important : d'ici le mois d'avril prochain, Amazon Retail va s'arrêter en France pour les produits alimentaires. En clair, cela signifie qu’Amazon va stopper l'achat et la vente de ce type de produits et donc abandonner son rôle de distributeur alimentaire.
A partir d’avril, Amazon va quasi uniquement s'appuyer sur l'offre de Monoprix en proposant à terme 7 000 références, dont 1 600 vendues sous les différentes marques propres Monoprix.
Analyse de l'activité de vente en ligne de produits alimentaires d’Amazon
Le Furet du Retail, Amazon n’est vraiment plus à l’aise avec la vente en ligne de produits alimentaires. Une confirmation ?, 11/02/2021
Une analyse de l'activité de vente en ligne de produits alimentaires d’Amazon en France et aux Etats-Unis réalisée par un des experts du secteur.
Picnic, l’e-commerçant alimentaire néerlandais, impose ses règles aux clients
Republik Retail, Découvrez Picnic, le néerlandais qui casse les règles de l’e-commerce alimentaire, 05/02/2021
Un article intéressant sur Picnic, un acteur majeur du e-commerce alimentaire en Hollande qui lorgnerait le marché français. On y apprend notamment que sa part de marché serait passée de 6% en 2017 à environ 22% en 2020, avec un chiffre d’affaires estimé de 550 millions d’euros.
Le fonctionnement de Picnic possède quelques particularités intéressantes :
- pour être client, il faut que l’adresse se trouve sur une tournée et il faut que le créneau de livraison, qui est fixe, convienne. Cela lui permet de bien maîtriser le dernier kilomètre
- l’assortiment est très court (environ 7000 références)
- l’offre se concentre sur les besoins des familles urbaines avec enfants
- l’entreprise a conçu son propre camion de livraison, avec des roues qui tournent à 90 degrés pour faciliter les manœuvres en milieu urbain et se garer facilement. Sa conception a été pensée pour un déchargement rapide des bacs. Ainsi, “la livraison se fait en 3 mn contre 12 mn pour son concurrent Albert Heijn”.
Des actionnaires de Tesco veulent combattre l'obésité
Les Echos, Des actionnaires veulent que les supermarchés Tesco combattent l'obésité, 10/02/2021
Alors que le Royaume-Uni est l'une des nations qui compte le plus de personnes obèses parmi sa population, les actionnaires de la plus grande chaîne de supermarchés du pays, Tesco, ont prévu de déposer une résolution “sanitaire” lors de la prochaine assemblée générale.
Ils comptent ainsi demander au groupe de dévoiler la part que représente la vente des aliments et boissons les plus sains à partir de 2022 et de faire en sorte qu'elle augmente d'ici 2030. Pour passer, cette résolution doit être adoptée par 75% des votes des actionnaires lors de l'assemblée.
Comme le rappelle l’article, certaines entreprises américaines, parmi lesquels Coca-Cola, Pepsi et McDonald's ont fait face à des demandes similaires de la part des actionnaires, notamment sur leur utilisation du sucre dans leurs produits.
La crise sanitaire a dopé les ventes du petit électroménager
Les Echos, Friteuse, robots de cuisine, machine expresso… Le Covid a dopé les ventes d'électroménager, 13/02/2021
En 2020, la crise sanitaire et la fermeture des cantines et restaurants a profité au secteur du petit électroménager. Parmi les succès notables : les robots multifonctions (+24%), les robots dédiés à la pâtisserie (+48%), les friteuses (+25,5%), les machines à pain (+82%), et les appareils à fondue, raclettes et autres planchas (+21%).
Au global, les ventes d’électroménager ont progressé de 5% dans l'Hexagone, à plus de 9 milliards d'euros.
Nouvelle vie pour les parkings souterrains
Le Monde, Agriculture urbaine, chambres froides, stockage de colis… la nouvelle vie des parkings souterrains, 16/02/2021
Alors que les voitures désertes de plus en plus les centres ville, les parkings souterrains retrouvent une nouvelle vie. A Paris, par exemple, l’article nous apprend que Indigo et Effia, les deux leaders du stationnement, ont enregistré une baisse de 30 % de la fréquentation horaire ces dernières années. Ces parkings intéressent notamment les entreprises spécialisées dans l’approvisionnement des villes qui les utilisent comme des dark stores (voir la newsletter de la semaine dernière sur ce sujet). C’est le cas par exemple de monmarche.fr, qui utilise le niveau -1 d’un parking de l’Ile de la Cité à Paris à partir duquel “une trentaine de salariés préparent et livrent à vélo des paniers dans un rayon de 500m”. A la Porte de La Chapelle, l'entreprise d'agriculture urbaine Cycloponics fait pousser des champignons dans un parking situé sous un immeuble de logements sociaux.
Et pour les entreprises qui gèrent ces parkings l’opération s’avère également intéressante car, comme l’explique l’article, la rentabilité des m2 loués est au moins égale à celle d'une place de stationnement. En conséquence, Indigo va équiper cinquante sites dans toute la France en chambres froides, casiers pour artisans ou consignes Amazon.
Test de bouteille en papier chez Coca-Cola
BBC News, Coca-Cola company trials first paper bottle, 13/02/2021
Alors que Coca-Cola a été classé premier pollueur de plastique au monde par l'association caritative Break Free From Plastic, le groupe a annoncé qu'il allait tester une bouteille en papier. Le concept concernera dans un premier temps sa marque de boisson aux fruits Adez.
Le prototype est fabriqué par l’entreprise danoise Paboco à partir d'une coque en papier extra-forte qui contient encore une fine doublure en plastique. L'objectif est de créer une bouteille sans plastique, 100% recyclable, capable d'empêcher les gaz de s'échapper des boissons gazeuses.
Pour Paboco, l’un des défis a consisté à créer une bouteille capable de résister aux forces exercées par les boissons gazeuses (soda, bières…) qui sont embouteillées sous pression. Il s’agit également de garantir qu'aucune fibre de papier ne s'écaille dans le liquide car cela risquerait d'altérer le goût de la boisson ou de compromettre les contrôles de santé et de sécurité.
Mais même si les tests se déroulent parfaitement, le vrai défi consiste à se débarrasser complètement du plastique. Comme le papier ne peut pas entrer en contact direct avec les liquides, il est prévu d'utiliser un revêtement à base de plantes à l'intérieur de la bouteille.
Droits de douane sur le vin et les aliments européens sont toujours d'actualité
Wall Street Journal, Tariffs on Wine, Food From Europe to Stay for Now, U.S. Says, 12/02/2021
Les espoirs de nombreuses entreprises européennes viennent d’être douchés. L'administration Biden a en effet affirmé qu'elle ne mettra pas fin de sitôt aux droits de douane imposés sur les importations de vin, de fromage et d'autres produits alimentaires européens. Ces prélèvements avaient été imposés par l'administration Trump dans le cadre d'un différend de longue date avec l'Union européenne sur les subventions à Airbus et Boeing.
Fin 2019, Washington avait ainsi établi des droits de douane sur des vins et des produits alimentaires européens comme le fromage et les olives, pour une valeur de 7,5 milliards de dollars. En représailles, l'UE avait riposté avec des taxes sur le whisky, les noix et le tabac américains pour une valeur d'environ 4,5 milliards de dollars. Le 31 décembre dernier, les États-Unis ont renforcé les sanctions en imposant des droits de douane supplémentaires, soumettant la quasi-totalité des importations de vin en provenance de France et d'Allemagne à des droits de douane de 25%.
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Gilles, Catherine et Nicolas Verot – Maison Verot | L’histoire d’une famille d’artisans qui rend ses lettres de noblesse à la charcuterie
Aujourd’hui, Daniel et Philibert sont avec Gilles, Catherine et Nicolas Verot, qui à eux trois, père, mère et fils, constituent l’incontournable maison charcutière du même nom, la Maison Verot.
Ensemble, nous revenons sur la fabuleuse histoire d’une famille de charcutiers qui allie tradition et modernité. Tous trois fils et fille de charcutiers, les Verot perpétuent un savoir-faire presque centenaire. L’aventure commence en 1930, lorsque le grand-père de Gilles Verot, ouvre sa première boutique de charcuterie à Saint-Etienne. Gilles revient alors sur son parcours. Pourtant destiné à prendre la suite de la maison stéphanoise, il tombe amoureux de Paris et surtout de Catherine, au milieu des jambons et des terrines de la charcuterie où il était alors en apprentissage. De cet amour naît le début de l’aventure parisienne de la maison charcutière, aujourd’hui connue pour être la Rolls-Royce du pâté en croûte. Ensemble, ils ouvrent leur première boutique rue Notre-Dame des Champs, et rendent toutes ses lettres de noblesse au métier de charcutier, alors mésestimé. Avec nous, Gilles, Catherine et Nicolas parlent de leur sourcing, à l’origine de leurs produits de haute charcuterie. Si leur comptable s’est, au départ, inquiétée du prix d’achat des viandes, Gilles n’a jamais voulu faire de compromis sur la qualité. La recette de la Maison Verot ? Une matière première de qualité, de la créativité et de la passion, une attention particulière portée au client et surtout pas d’ennui. De l’ennui, on ne risque pas d’en trouver dans leurs boutiques puisque à chaque saison correspond sa collection de produits charcutiers, tous plus beaux les uns que les autres. En effet, au-delà de leur qualité gustative, les charcuteries de la Maison Verot sont connues pour leur qualité esthétique, et en font saliver plus d’un. Avec eux, le pâté en croûte, la terrine et le fromage de tête sont devenus sexy, si bien que leurs boutiques ne désemplissent pas. En bref, la Maison Verot a dépoussiéré l’image de la charcuterie, jusqu’à l’emmener dans des restaurants de renom, en France mais aussi à l’étranger et notamment à New-York.
« Ce qui nous a toujours animé depuis 1997 c’était de servir à nos clients ce que nous, on aimait manger. »
Pour regarder la vidéo dans son intégralité :
- https://youtu.be/CIpcLJ-YPLY
Les bons plan de la famille Verot :
- Aller redécouvrir le savoir-faire des charcutiers : Arnaud Nicolas et Yoan Lastre entre autres à Paris
- Les paniers mixtes des Vergers Saint Eustache
- L'auberge d'Alain Ducasse à Moustiers Sainte-Marie, La Bastide de Moustiers
Pour contacter nos invités :
- Gilles Verot, https://www.linkedin.com/in/gilles-verot
- Catherine Verot, https://www.linkedin.com/in/catherine-verot
- Nicolas Verot, https://www.linkedin.com/in/nicolas-verot
Plus d'informations sur la Maison Verot :
- Maison Verot, https://www.maisonverot.fr/
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Sur le Champ #4 | Élevage extensif et sols vivants | Nicolas Brahic - Terres Libres & Buxor
Nous vous emmenons sur le plateau du Larzac, à Saint Maurice Navacelles pour être exact grâce à Ambre et Camille. On peut se demander qu’est ce qu’on vient faire ici ou plutôt qui on vient rencontrer ? Et bien, cela fait maintenant 4 semaines que nous partageons le quotidien de Nicolas Brahic, un sacré personnage. Sur le plateau du Larzac, pas grand chose ne pousse, les grands espaces broussailleux et inoccupés offrent un cadre propice à l’élevage extensif. C’est pourquoi Nicolas s’est installé ici avec son troupeau de cochons et de brebis, élevés en plein air toute l’année et quasiment sauvages. Il a reçu plusieurs distinctions pour sa viande de porc, produit d’exception prisé par les plus grands chefs.
Mais Nicolas ne s’est pas arrêté la ; désormais il se concentre sur une autre mission, de la plus haute importance : faire revivre les sols. Pour cela il a fondé Buxor, une entreprise qui valorise la broussaille de buis au service des sols vivants. La mission de Buxor c'est d'accélérer le processus à l'œuvre dans un sol forestier en utilisant de la broussailles de buis, qui, en se décomposant crée un humus riche. Celui-ci permet de restructurer le sol et favoriser le foisonnement de vies de donc de nutriments. Pour ce faire, l'équipe Buxor fourmille d'idées et leur ingéniosité se concrétise par la conception de machines du futur facilitant la récolte et le broyage du buis.
Vous l'aurez compris, ce sujet est aussi complexe que passionnant, nous vous laissons le découvrir à travers cet entretien mêlant technique, philosophique, et humain.
« La priorité c'est de faire comprendre aux agriculteurs qu'il faut qu'ils génèrent du sol. »
Pour en savoir plus sur Terres Libres et Buxor :
- Terres Libres, http://www.terres-libres.fr/
- Buxor, https://www.buxor.fr/
Pour contacter Nicolas Brahic :
- Nicolas Brahic, https://www.linkedin.com/in/nicolas-brahic
Pour contacter Camille Fournier et Ambre Germain :
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Eat's Business #6 | Dark stores, étudiants en situation précaire et chocolat Louis Vuitton
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur l'entreprise Cajoo et le concept des dark stores, entrepôts dédiés au stockage de marchandises pour la livraison de courses à domicile, sur la situation précaire des étudiants et les initiatives solidaires pour les aider, ainsi que sur l'ouverture d'un café et d'une boutique de chocolat Louis Vuitton à Tokyo.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués les défis de la filière française laitière, la baisse des revenus pour les éleveurs bovins, le manque de boulangers en France, les plats de restaurateurs vendus en grande surface, la levée de fonds de l'application des amateurs de vin Vivino, les clés pour savoir choisir ses œufs et un reportage sur la malbouffe.
Après les dark kitchens, les dark stores
Les Echos, Livraison : Cajoo lève 6 millions pour livrer les courses en 15 minutes, 04/02/2021
Focus sur une toute jeune entreprise, dénommée Cajoo, qui est spécialisée dans la livraison de courses à la demande. Elle débute son service à Paris et vient d’annoncer avoir levé pas moins de 6 millions d'€ en seed.
Alors que le secteur de la livraison de repas à domicile est mature et dominé par 3 grands acteurs en France, celui de la livraison de courses est encore à développer. Car, comme le rappelle l’article, si les grandes enseignes de la distribution proposent ce service, les délais entre la commande et la réception peuvent parfois être assez longs.
Mais Cajoo ne va pas aller batailler avec les grands acteurs de la distribution et se positionne plutôt sur le créneau de l'épicerie du coin. Via son appli, Cajoo propose un assortiment de quelques centaines de produits (apéritifs, fruits et légumes, produits d'hygiène et de nettoyage). Mais c’est surtout sur une promesse de rapidité que la startup veut se démarquer : une livraison en 15mn.
Et pour réaliser cette prouesse, et également pour limiter ses coûts, Cajoo compte installer des « dark stores », sorte d’entrepôts dédiés uniquement au stockage de marchandises. Les dark stores ont plusieurs avantages : les surfaces à louer sont plus petites (donc moins chères) que pour des magasins physiques, elles n’ont pas besoin d'être décorées, ni surveillées pour lutter contre le vol. A l’intérieur, l'espace est optimisé pour faciliter la préparation de commandes et la logistique.
Enfin, Cajoo envisage d’aller au delà de Paris et compte se lancer dans une dizaine de villes françaises d'ici à la fin de l’année.
Le fonds Frst investit 6 millions d'euros dans Cajoo
Medium, Pourquoi nous investissons €6m dans Cajoo, 05/02/2021
Pierre Entremont, co-fondateur du fonds Frst, explique pourquoi ils ont investi dans Cajoo. Selon lui, Cajoo, tout comme certaines entreprises similaires à l’étranger (Gopuff aux Etats-Unis, Dija au Royaume-Uni, ou Gorillas en Europe), ont en commun de chercher à mailler une ville avec de mini entrepôts qui permettent de n’être jamais loin de son client et de le livrer ainsi en 15mn.
Le fait de disposer de mini entrepôts entraîne donc un assortiment produits plus limité que dans un grand supermarché et, selon Pierre Entremont, “le modèle doit donc embrasser cette contrainte et en faire une force”.
La filière française laitière à la reconquête des Français
Les Echos, Comment la filière lait veut reconquérir les Français, 03/02/2021
Un article très complet sur les défis que doit affronter la filière laitière française.
Tout d’abord, le métier d’éleveur laitier est en pleine désaffection, car selon Christophe Perrot, chargé de mission à l'Institut de l'élevage, « Chaque année, près de 5.000 producteurs sortent du circuit pour seulement un peu plus de 2.000 nouveaux entrants”. A l’heure actuelle on ne compte plus que 54.000 exploitations laitières dans l’Hexagone. Il faut dire qu’un éleveur laitier travaille bien souvent sept jours sur sept et que la rémunération est loin d’être à la hauteur de la charge de travail.
Ensuite, il y a un certain désamour des Français pour le lait. La consommation de lait a, en effet, baissé de 25% en quinze ans en France. Le lait est également de plus en plus en concurrence avec les alternatives végétales à base d’amande, de soja ou encore d’avoine. Preuve en est, même les industriels du lait ont lancé leurs propres alternatives végétales produits laitiers (Candia s’est lancé dans les jus aux noisettes et aux amandes, Bel a sorti un Boursin végétal).
Pour sortir de cette situation, certains éleveurs ont choisi de se tourner vers le bio. D’ailleurs l’article précise que “le cap du milliard de litres collectés sur douze mois a été franchi en mars 2020”, ce qui représente environ 4% de la production totale en France. D’autres se sont lancés dans la transformation, que ce soit sous forme de fromage, de yaourt, voire même de caramel. Enfin, certains ont choisi de lancer des marques de laits spécifiques, équitables ou locales. De FaireFrance à Laitik en passant par C’est Qui Le Patron, toutes ces initiatives offrent une meilleure rémunération aux éleveurs. Car, comme le dit André Bonnard, ancien secrétaire général de la FNPL, « il faut redonner de l'espoir aux jeunes éleveurs ! ».
Baisse des revenus des éleveurs bovins
L’Opinion, Elevage français : un paradoxe gros comme un bœuf, 04/02/2021
Si, comme nous en parlions la dernière fois, la viande bovine française a plutôt bien résisté lors de la crise sanitaire, le revenu des éleveurs bovins a par contre été chahuté.
En effet, les prix de la viande bovine ont connu des baisses allant jusqu’à 15% et, pour ne rien arranger, le coût de l’alimentation animale a en parallèle augmenté de 30 à 50% à cause de la hausse du prix des céréales. Ainsi, selon les calculs de l’Institut de l’élevage, les revenus des éleveurs bovins, qui n’étaient déjà pas très élevés en 2020 (10 500 euros en moyenne) ont baissé de 25% en 2020.
Pour le député Jean-Baptiste Moreau, cela tient également à un problème d’organisation dans une filière où “des centaines d’interlocuteurs ne font pas le poids face à un acteur comme Bigard, qui réalise près de 70 % des abattages en France. Il y a clairement un problème de structuration”.
Manque de boulangers en France
Ouest France, La France manque de boulangers, 9 000 postes sont à pourvoir, 05/02/2021
Alors que, selon La Confédération nationale de la boulangerie et de la boulangerie-pâtisserie française, le secteur recherche 9 000 personnes pour renforcer les 33 000 boulangeries déjà présentes sur tout le territoire, l’article se pose plusieurs questions sur l’attractivité de ce métier. Au niveau de la formation, tout d’abord, il ne semble pas y avoir de problème car en 2020 pas moins de 24 000 jeunes étaient en apprentissage. Si les jeunes privilégient l’alternance, l’inconvénient est par contre sa durée car le cycle de l’alternance dure deux ans. Au niveau des contraintes horaires, comme l’explique l’article, “aujourd’hui, être boulanger ou pâtissier ne veut plus dire se lever très tôt et travailler tous les week-ends”. Au niveau de la rémunération, un boulanger-pâtissier gagne aux alentours de 1 800€ nets pour 37 à 38 heures par semaine avec un dimanche travaillé sur deux. Enfin, l’article souligne que ce n’est pas un problème propre à la boulangerie mais que tout l’artisanat alimentaire est concerné.
Menu à 1€ pour les étudiants à Paris
Le Figaro, Un menu de restaurant facturé 1€ pour les étudiants à Paris, 02/02/2021
Le restaurant Le Reflet (Paris, 3e) lance une opération solidaire pour les étudiants en situation précaire suite à la crise sanitaire avec un menu entrée/plat/dessert à 1 euro. L'équipe du restaurant s'est remise aux fourneaux sur la base du volontariat pour leur venir en aide.
Les jeunes dans le besoin sont invités à réserver leur repas en click&collect sur le site du restaurant, chaque fin de semaine au déjeuner (jeudi et vendredi de 12h à 15h, réservation ouverte d'une semaine sur l'autre, carte d'étudiant requise pour le retrait).
Plats mijotés à 1€ pour les étudiants à Grenoble
France 3, Grenoble : des petits plats mijotés à 1 euro pour aider les étudiants en difficulté, 05/02/2021
Même initiative à Grenoble où le restaurant "Chez Marius" va proposer des repas à 1 euro aux étudiants à partir du jeudi 11 février. Pour en profiter, un "Doodle" (un outil de planification en ligne) devrait être créé. Les jeunes pourront s'inscrire avec leur nom et leur numéro de carte d'étudiant.
Bravo en tout cas à ces restaurateurs pour ces initiatives solidaires.
Les restaurateurs en grande surface
Le Figaro, « Ça donne le sourire » : ces restaurateurs qui vendent leurs plats en grande surface, 28/01/2021
Autre initiative solidaire à souligner, des hypermarchés Leclerc, Intermarché et Carrefour proposent aux restaurateurs de vendre leurs plats et produits au sein de leurs magasins.
Que ce soit en leur permettant de s’installer avec leur food truck sur le parking de l’hypermarché ou encore en leur permettant de déposer leurs plats à emporter dans un des bacs réfrigérés, certains magasins, à l’image de l'Intermarché de la ville de Joigny (89), celui de la commune Les Avenières (38) ou du Carrefour Market de Bellac (87) ont décidé d’aider à leur manière les restaurateurs locaux.
De son côté, Leclerc, par la voix de son PDG, a annoncé que ce genre d’initiatives existait déjà dans certains de ses magasins et que le groupe était en « train d'étendre le système ».
Bravo aux propriétaires de ces magasins qui, c’est à souligner, ne prennent ni bénéfices sur les ventes, ni ne facturent l’électricité à ces restaurateurs.
Vivino lève 155 millions de dollars
TechCrunch, Vivino raises $155 million for wine recommendation and marketplace app, 03/02/2021
L’application bien connu des amateurs de vins, Vivino, a annoncé avoir levé 155 millions de dollars (128 millions d’euros).
Lancée en 2010, Vivino a connu une croissance rapide depuis 2 ans. Sa base d'utilisateurs est en effet passée de 29 millions en 2018 à 50 millions actuellement, Vivino souhaite utiliser cette importante levée de fonds pour renforcer son moteur de recommandation technologique et personnalisé, tout en étendant sa présence sur les principaux marchés en croissance dans le monde.
L’appli s’est également transformée en marketplace qui vend du vin dans 17 pays et a atteint 250 millions de dollars de vente en 2020.
On apprend également que l’appli a en stock près d’1,5 milliard de photos d'étiquettes de vin qu’elle a accumulées en dix ans d’existence.
Louis Vuitton se lance dans la restauration et le chocolat
WWD, Louis Vuitton Expands in Tokyo With New Tower, Café — and Chocolate Shop, 27/01/2021
A la fin de cet article on apprend que Louis Vuitton se lance dans la restauration et dans le chocolat.
A Tokyo, l’enseigne de luxe a ouvert Le Café LV et Le Chocolat V. Le groupe a par la même occasion indiqué que les restaurants et même les hôtels pourraient être une future voie d'expansion.
En janvier 2020 déjà, Vuitton avait ouvert son premier restaurant dans sa nouvelle boutique phare à Osaka, au Japon.
Les chocolats, vendus en boîtes de 4, 9, 16 et 125 pièces, sont présentés en carrés ou moulés dans les formes du célèbre monogramme LV. Comme le résume Michael Burke, le PDG de Louis Vuitton, “le plus important, c'est de créer une expérience. Comment traduire Vuitton en nourriture ? Vous savez, nous avons réussi à traduire les malles en mode. C'est donc un exercice créatif”.
Bien choisir ses œufs
France 2, Derrière nos étiquettes : toutes les clés pour bien choisir des œufs, 03/02/2021
Quelques pistes pour bien choisir vos œufs et faire la distinction entre les bios, les plein-air et ceux issus d'élevages intensifs.
La malbouffe
ARTE, La grande malbouffe, 01/2021
Que mangeons-nous réellement en avalant un cordon bleu industriel ? Ce documentaire met la main à la pâte pour déconstruire les pratiques souvent douteuses de l’industrie agroalimentaire.
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À Côté D'La Plaque #17 | Pierre Coulon – Laitier / Fromager | Les codes et la bienséance l’emmerdent : le fromage, c’est quand on veut, et avec ce qu’on veut
(NDLR : cet épisode aurait dû être le vingtième, mais il était tellement gourmand... qu'on n'a pas pu s'empêcher de le diffuser avant. Et puis comme dit Pierre, le fromage, c'est quand on veut !). Il avait 20 ans, il était étudiant, son maître de master lui a dit « il va falloir choisir entre élever des chèvres et faire des études de psycho », et il a choisi : il a tout plaqué pour rejoindre le monde agricole. Tout un tas d’aventures et des années plus tard, le voilà à l’aube d’un projet complètement délicieux : remettre le camembert à Camembert. Ce fromage, diffusé dans le monde entier, dont l’AOP a failli tolérer qu’il puisse être pasteurisé (pas de panique, ce n’est pas passé), est parmi les plus techniques à faire au monde. Et le camembert fermier, c’est-à-dire fabriqué avec le lait des propres vaches du fermier, se fait très rare, et à Camembert-même, il ne se fait même plus, depuis 30 ans. Dans cet épisode, Pierre nous raconte donc le début de cette grande aventure, il revient aussi sur son tour du monde des fromages, du Québec au Japon en passant par l’Auvergne, et il nous explique son militantisme anti-snobisme vis-à-vis du fromage : « moi c’est pas ma génération le plateau de fromage en fin de repas, tout le monde est bourré, plus personne n’a faim, c’est pas lui laisser sa place que de le servir entre le plat et le dessert ! ». Donc pour Pierre, le fromage, c’est quand on veut, et surtout sans codes : « à l’apéro c’est parfait, et si y’a du tarama en même temps sur la table, c’est pas bien grave, et on est pas obligé de faire l’accord parfait, moi ça me barbe tout ça ». Il nous avoue aussi un secret : les fameux fromages gourmands de la Laiterie ne sont pas là par hasard… « au début c’était pour cacher les petits trucs bizarres et pas très jolis qui poussaient sur les fromages qu’on mettait du miel et des noisettes grillées, sauf que maintenant nos fromages sont trop beaux et on est tristes de les camoufler ! ».
« Autant faire du fromage à Paris c’est facile, autant faire du camembert à Camembert… c’est le plus gros défi de ma carrière. »
Pour en savoir plus et sur La Laiterie de Paris :
- La Laiterie de Paris, https://www.instagram.com/laiterie_de_paris_fromagerie
Pour découvrir l'origine du podcast de Raphaële Marchal :
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Eat's Business #5 | Explosion des dark kitchens, Ladurée en vente et menu végétarien à la cantine
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur l'explosion des dark kitchens, sur la mise en vente de Ladurée par son actuel propriétaire le groupe Holder, ainsi que sur la proposition de la Convention Citoyenne pour le Climat de laisser le choix d'un menu végétarien par jour dans les cantines scolaires.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués, la livraison de repas, l'embauche en CDI de livreurs chez Just Eat, les temps de crise chez Danone, les méthodes du patron de Carrefour France pour relancer les ventes, les possibles restrictions européennes pour les produits "laitiers" végétaliens, le métier de caviste et un podcast réunissant bouffe et philosophie.
Boom des cuisines sans salle
Le JDD, Restauration : comment la crise du Covid-19 a entraîné un boom des cuisines sans salle, 31/01/2021
Nous en avons déjà parlé plusieurs fois ici mais cet article profite de l’annonce faite par Deliveroo de l’ouverture de sa 3ème dark kitchen en propre dans l’Hexagone pour faire le point sur cette activité chez l’un des leaders du secteur.
On y apprend notamment que Deliveroo compte désormais 20 000 restaurants partenaires et en a gagné près 8 000 rien que sur 2020. Le groupe recense notamment quelques centaines de dark kitchen en France (alors qu’Uber Eats en compte selon l’article près de 1 500). Mais Deliveroo s’est différencié de son grand concurrent avec son activité Deliveroo Editions. Il s’agit en quelque sorte d’un concept de dark kitchen clé en main, Deliveroo fournissant les locaux, les équipements (cuisine, salle de stockage, légumerie), le tout mutualisé entre plusieurs restaurants. Les restaurants n’ont quant à eux rien à payer (le loyer, l’eau, le gaz et l’électricité sont pris en charge) mais en échange ils versent une commission de 30 à 35% sur chaque repas livré (contre 25 à 30% habituellement). Deliveroo compte ouvrir 5 ou 6 dark kitchen en propre en France en 2021, dans certaines grandes villes et autour de Paris.
Le développement des dark kitchen pose évidemment pas mal de questions. Celle de l’article est intéressante à juste titre : “dans un pays dont le “repas à la française” est reconnu par l’Unesco, la gastronomie et la convivialité peuvent-elles faire bon ménage avec cette nouvelle tendance?”.
Livraison de repas
Les Echos, Avec la crise sanitaire, la livraison de repas est entrée dans nos moeurs, 30/01/2021
Un article complémentaire au précédent.
On y apprend notamment que la fermeture des bars et restaurants suite à la crise de Covid-19 a fait gagner 2 à 3 ans au développement du secteur de la livraison de repas.
D’après NPD, le poids de la livraison pour la restauration à table est passé en France de 1% avant mars 2020 à 8% entre mars et octobre avec une tendance qui s'est encore renforcée en fin d'année. Au delà des chiffres de Deliveroo et Uber Eats donnés plus haut on apprend également que Just Eat a gagné près de 4 000 restaurants partenaires en 2020, ce qui porte son total à 15 000.
Mais au delà des 3 leaders du secteur, l’article précise que l’arrivée de restaurants étoilés a favorisé le développement de plus petits acteurs comme Stuart, la coopérative de cyclo-logistique Olvo ou encore Tiptoque. Au delà de la livraison, les leaders du secteur s’essaient également à la livraison de courses alimentaires. Deliveroo vient notamment de nouer un partenariat avec l’enseigne Picard.
Just Eat embauche 4 500 livreurs en CDI
Les Echos, Just Eat va embaucher 4.500 livreurs, 31/01/2021
Selon l’article, Just Eat compte embaucher 4 500 livreurs en CDI dans 30 villes françaises d’ici la fin de l’année. Il s’agit d’un moyen pour l’enseigne de se démarquer de la concurrence en proposant “un service plus responsable aux restaurants”. En effet, si 80% des restaurants partenaires de Just Eat assurent eux-mêmes la livraison, ces embauches répondent à l’augmentation des livraisons des 20% restants qui n’ont pas de coursiers. Le directeur des opérations Victor Ennouchi précise par ailleurs que livreurs “sont payés 10,30 euros de l’heure, qu’ils fassent une seule course ou plusieurs”.
Ladurée en vente
Challenges, Le célèbre pâtissier Ladurée est en vente, 03/02/2021
Challenges nous apprend que le propriétaire de Ladurée, le groupe Holder, souhaite s’en séparer. On y apprend que Ladurée possède 60 magasins en Europe, 22 en Asie, 12 en Amérique du Nord et 9 au Moyen-Orient. L’entreprise emploie 1.760 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros. Mais en 2020, la crise du Covid l’a contraint à fermer son flagship store des Champs Elysées et désormais Ladurée affiche près de 10 millions d'euros de pertes.
La famille Holder en espère une centaine de millions d'euros mais selon un expert "avec le niveau actuel de pertes et le potentiel très fort de la marque, un deal pourrait se faire plutôt aux alentours de 70 millions".
Interview avec Emmanuel Faber, PDG de Danone
Le JDD, Emmanuel Faber, PDG de Danone : "La crise nous a fait perdre environ un milliard d'euros en ventes", 31/01/2021
Une interview avec le PDG de Danone, Emmanuel Faber.
Ce dernier revient notamment sur les mauvaises performances du groupe en 2020 en lien avec la pandémie de Covid-19. Selon lui, le groupe a perdu environ 1 milliard d’euros de ventes suite à cette crise. La division eaux a notamment été impactée par la fermeture des bars et restaurants à travers le monde et la marge a été divisée par deux. A noter également la mauvaise performance de la division nutrition infantile à cause de la chute des naissances en Chine ainsi qu’aux Etats-Unis. Suite à cette contre-performance le groupe compte supprimer 1500 à 2000 emplois dans le monde.
La méthode du patron de Carrefour France pour relancer les ventes
Le Figaro, La méthode du patron de Carrefour France pour relancer les ventes, 31/01/2021
Un article sur Rami Baitieh, qui a été nommé en juin 2020 à la tête de Carrefour France. Sa mission : “traque(r) les moindres détails qui pourraient pousser les clients à aller voir ailleurs… et valorise(r) ceux susceptibles de les fidéliser”.
Parmi les changements mis en avant dans l’article :
- le bureau du directeur de magasin, qui était auparavant à l’étage, est désormais installé au beau milieu du magasin et sa photo et son numéro de portable sont affichés à l’entrée et dans différents rayons les clients peuvent l’appeler pour lui faire part de leurs doléances.
- chacune des 50 caisses a été équipée d’un carnet, sur lequel les caissiers notent les remarques des clients.
Pour faire en sorte que les équipes adhèrent à ces changements, Rami Baitieh a mis en place un outil managérial, baptisé « 5-5-5 », qui consiste à fixer aux équipes 3 séries d’objectifs simples, qui évoluent au fil du temps. Et comme le rappelle l’article, “mettre le client au centre semble une évidence et un retour aux règles de bases du commerce”. Et la méthode Baitieh semble porter ses fruits car l’indice de satisfaction des clients a doublé depuis juin 2020 et, pour la première fois depuis 14 ans, Carrefour a gagné en décembre 0,3 point de part de marché en France.
Menu végétarien à la cantine
Le Monde, Faut-il proposer un menu végétarien à la cantine tous les jours ?, 25/01/2021
Il s’agit d’une des propositions de la convention citoyenne pour le climat et l’article propose divers arguments en faveur ou en défaveur de cette proposition.
Parmi les points positifs mis en avant :
- Cela permettrait de réduire les coûts de 10 %, car les produits carnés sont les plus chers.
- Si les enfants ont le choix, ils iront vers des menus dont ils ne laisseront pas la moitié.
- Les classes les moins aisées consomment moins de fruits et légumes que les classes sociales supérieures et la cantine scolaire pourrait donc pallier ce manque.
Parmi les points négatifs avancés :
- selon le cabinet du ministre de l’Agriculture, « il n’est pas à exclure qu’une telle alternative soit susceptible d’engendrer un surcoût pour la restauration collective ».
- que l’obligation d’une proposition d’un menu végétarien quotidien augmente le gaspillage par deux ou par quatre car selon l’Ademe environ 30 % des accompagnements et 20 % des entrées (le plus souvent des légumes) sont déjà jetés.
- un menu végétarien par jour mettrait en péril l’équilibre nutritionnel, selon le ministère de l’Agriculture.
Restrictions européennes pour les produits "laitiers" végétaliens
The Conversation, Vegan ‘dairy’ products face EU ban from using milk cartons and yoghurt packaging – and UK could be next, 25/01/2021
La marque de lait d’avoine Oatly et le propriétaire de la margarine Flora mènent une campagne visant à contrecarrer de nouvelles règles européennes qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour les entreprises spécialisées dans les substituts au lait. En effet, l’amendement 171, s’il était approuvé, leur interdirait d’utiliser des termes ou des images qui font référence ou évoquent des produits laitiers sur leurs emballages. Interprété au sens large, il pourrait les empêcher d'inclure des allégations ou des dénominations telles que "produit laitier", "crémeux", "dessert au yaourt" ou "ne contient pas de lait". Ils ne pourraient pas non plus utiliser des emballages évoquant des produits laitiers, tels que des pots de yaourt ou des cartons de lait. Même le simple fait de montrer l'impact climatique en comparant l'empreinte carbone de leurs produits avec des équivalents laitiers pourrait devenir illégal.
Le métier de caviste
Le Monde, Caviste, une passion française, 27/01/2021
L’article nous rappelle que le métier de caviste est une passion française qui remonte à 1822 quand le dénommé Etienne Nicolas (à l'origine de l'enseigne du même nom), a ouvert sa première boutique à Paris.
On recense désormais 5 800 magasins en France, ce qui en fait le plus important réseau de cavistes au monde. La moitié d’entre eux sont implantés dans les centres-villes. Néanmoins, il faut tempérer ce bon score car l’article précise que les cavistes ne représentent qu’1 bouteille de vin achetée sur 10 (contre 8 sur 10 pour les supermarchés et 1 sur 10 pour les restaurants). En outre, le vin ne représente que la moitié du chiffre d'affaires des cavistes (l’autre moitié étant réalisée par les ventes d'alcools, de bières ou encore de produits alimentaires).
L’entreprise Nicolas a tour à tour été rachetée par Rémy Martin puis par Castel. De nos jours, on dénombre 500 boutiques Nicolas en France (soit 10 % du nombre total de cavistes de l'Hexagone) et une cinquantaine à l'étranger.
Si, comme l’explique l’article, beaucoup de cavistes ont réalisé une année 2020 satisfaisante, grâce notamment à la proximité, au contact humain, au conseil ou à l'envie de bio, certains cavistes, notamment ceux qui sont implantés dans des quartiers de bureau ont plus de mal.
Bouffe et philosophie
France Culture, Je mange donc je suis
Une série de 4 épisodes d’une heure qui vous propose de vous installer à table de plusieurs philosophes :
- Dégustez un steak-frites et autres tempuras en compagnie de Roland Barthes
- Gardez la ligne avec Rousseau, passionné par les produits laitiers.
- Découvrez qui vous êtes en fonction de ce que vous mangez, grâce à Brillat-Savarin et sa physiologie du goût.
- Et comment lier lard et littérature, avec l’écrivain Mathias Enard…
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Apollonia Poilâne - Maison Poilâne | L’histoire d’une marque iconique de la boulangerie à l’origine d’un pain qui nourrit et qui se garde
Aujourd’hui, nous sommes avec Apollonia Poilâne, 3e génération à la tête de la maison éponyme, Poilâne devenue un nom incontournable de la boulangerie.
Ensemble, nous revenons sur l’histoire de cette marque iconique qui fabrique un pain qui nourrit et qui se garde. Apollonia nous raconte les débuts de l’aventure familiale en 1932 avec la petite boulangerie à Saint-Germain-des-Prés de Pierre Poilâne, son grand-père. Nous évoquons avec elle la reprise de la maison par son père, Lionel Poilâne, qui a fait décoller l’affaire familiale et a construit sa renommée internationale. Apollonia, littéralement bercée depuis toute petite par la boulangerie, puisqu’elle dormait dans une panière à pain étant bébé, a toujours eu en tête de reprendre l’entreprise. A 18 ans, lorsque ses parents décèdent dans un tragique accident d’hélicoptère, elle perpétue courageusement l’héritage familial tout en poursuivant ses études à l’Université de Harvard. Se définissant avant tout comme boulangère, elle nous détaille le processus de fabrication des pains et notamment celui de l’emblématique miche de 1.9 kg identique depuis 1932. Elaborée à partir de seulement quatre ingrédients (farine, eau, sel, levain), cette fameuse miche est connue pour la singularité de son goût, sa croûte épaisse et sa mie dense, qui font la marque de fabrique de Poilâne. Cheffe d’entreprise émérite, Apollonia est multitâche : elle a aussi publié plus de 10 livres, mélangeant recettes, histoire familiale et littérature, elle accompagne de jeunes entrepreneurs et donne des masterclass en ligne pour apprendre à faire du pain et à l’utiliser jusqu’à la dernière miette.
« En CP, je savais que j'allais prendre la suite de mon père. »
Pour voir l'interview en vidéo :
Le bon plan d'Apollonia Poilâne :
- Pique-niquer au coucher du soleil dans un parc en prenant du pain et une tarte aux pommes de chez Poilâne, du fromage chez votre fromager préféré et un morceau de jambon chez votre charcutier préféré.
Pour contacter notre invité :
- Apollonia Poilâne, https://www.instagram.com/apollonia_poilane/
Plus d'informations sur la Maison Poilâne :
- Poilâne, https://www.poilane.com/
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Eat's Business #4 | Poisson in-vitro, le modèle des supermarchés coopératifs et Vorwerk vs Lidl
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur les poissons cultivés in-vintro bientôt dans les assiettes américaines, sur le modèle des supermarchés coopératifs ainsi que sur la bataille juridique engagée entre Vorwerk et Lidl à propos de leurs robots cuiseurs respectifs, Thermomix et Monsieur Cuisine Connect.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués, la filière française de viande face à la fermeture des restaurants, la joint-venture de PepsiCo et Beyond Meat, l'impact de la vente en ligne sur la grande distribution, les pubs larmoyantes de la grande distribution, le succès des surgelés Findus, la future brique 100% carton de Tetra Pak, l'intérêt grandissant pour le vin bio, et le légendaire mille-feuille.
La filière française de viande en bonne forme
Le Figaro, La fermeture des restaurants profite à la viande française, 22/01/2021
Alors que près de 20 % de la viande bovine française est vendue aux restaurants et aux cantines, la fermeture de ces établissements suite au confinement a été, dans un premier temps, un coup dur pour la filière viande bovine.
Mais au final, la filière française a moins souffert qu’anticipé. D’une part, la consommation de viande bovine, tous circuits confondus, n’a baissé que de 2,3 % en France sur les dix premiers mois de 2020. D’autre part, ce sont avant tout les filières d'importation qui ont souffert. L’explication est simple : comme le souligne Matthieu Repplinger, en charge de la section bovine d'Interbev, « la restauration collective et commerciale (…) consomme beaucoup de viande étrangère ». De son côté, la consommation de viande bovine française a augmenté de 1,6 % entre janvier et octobre 2020. De plus, les bouchers ont profité du regain d'attrait des consommateurs pour les commerces de proximité et ont vu leurs ventes augmenter en moyenne de 10 % en 2020.
Poisson in-vintro
Bloomberg, Cultured Fish May Go From Lab to U.S. Plates This Year, 19/01/2021
Alors que l’on a beaucoup parlé ces derniers mois de la viande cultivée in-vitro, voilà qu’arrive désormais le poisson cultivé in-vitro.
La startup BlueNalu a levé 60 millions de dollars et travaille à la réalisation d'une étude réglementaire avec la Food and Drug Administration, qui pourrait la voir devenir la première à vendre des poissons cultivée in-vitro.
Selon Lou Cooperhouse, le directeur général de BlueNalu, l’entreprise suscite “beaucoup d'intérêt de la part des principaux établissements de restauration à travers les États-Unis”. La société prévoit d'introduire d'abord le mahi mahi puis, plus tard dans l'année, le thon rouge. Son usine d'essai de près de 40 000 pieds carrés sera située à San Diego et devrait être terminée au cours du troisième trimestre.
La joint-venture de PepsiCo et Beyond Meat
Wall Street Journal, PepsiCo, Beyond Meat Form Plant-Based Foods Venture, 26/01/2021
Le partenariat qui va beaucoup faire parler de lui dans les prochains jours. Pepsico et Beyond Meat ont en effet décidé de créer une joint-venture pour développer des snacks et des boissons à base de protéines végétales.
Les conditions de l'accord avec PepsiCo n'ont pas été divulguées. Les entreprises ont refusé de se prononcer sur la taille de l'investissement dans l'entreprise. Un porte-parole de PepsiCo a déclaré que l'entreprise serait gérée conjointement par les deux sociétés. Les sociétés n'ont pas précisé quels types de snacks et de boissons seront développés par la nouvelle entreprise, appelée Planet Partnership LLC. Ses produits seront commercialisés auprès des consommateurs nord-américains, et pourraient ensuite être étendus au Royaume-Uni et à la Chine, a déclaré une porte-parole de Beyond.
Nul doute qu’on entendra de nouveau parler de ce partenariat dans les mois à venir.
La grande distribution face au boom de la vente en ligne
The Economist, An online sales boom is killing supermarket profits, 23/01/2021
Un article sur les conséquence de la crise du Covid-19 sur la grande distribution au Royaume-Uni. Comme en France, les grandes chaînes britanniques ont profité de la fermeture des bars et des restaurants. Ainsi, Tesco a enregistré une hausse de 7,2 % de ses ventes en termes de volume au cours du dernier trimestre 2020, soit la plus forte hausse depuis des décennies. De son côté, le numéro deux du secteur, Sainsbury's, a vu ses ventes augmenter de 8,6 %.
Mais qui dit hausse de chiffres d’affaires ne signifie pas forcément hausse des bénéfices. Ainsi, Sainsbury's s'attend à un bénéfice “d'au moins 330 millions de livres” pour l’exercice 2020, contre 586 millions de livres l'année précédente. Tesco s'attend à ce que les bénéfices soient à peu près les mêmes en 2020 que l'année précédente. Plusieurs explications à cette baisse des marges : des absences de personnel, coûts liés à la mise en conformité des magasins avec les normes de sécurité ou encore impact du Brexit. Mais, selon l’article, le plus gros impact sur la rentabilité provient du passage de la vente physique à la vente en ligne. Ainsi, les commandes en ligne ont augmenté de 128 % chez Sainsbury's et représentent désormais 18 % des ventes d'épicerie. Chez Tesco, elles ont augmenté de 80 %.
L’article rappelle par ailleurs que les Britanniques étaient déjà les champions des achats d’épicerie en ligne avant la pandémie, avec une part d'environ 7 %, contre 5 % en France et moins de 2 % en Allemagne, en Italie et en Espagne.
La concurrence étant rude sur ce segment, la bataille se joue sur les frais de livraison. La plupart des enseignes ne font payer que 99 pence pour les livraisons de commandes supérieures à 40 livres et les offrent pour les commandes plus importantes. Mais, si cette situation était viable lorsque le volume des ventes en ligne était relativement faible, ce boom des ventes en ligne impacte les marges.
Les pubs larmoyantes de la grande distribution
Challenges, Auchan, Intermarché, Monoprix... Pourquoi la grande distribution s'est mise aux pubs larmoyantes, 26/01/202
Vous l’avez probablement tous remarqué, les pubs des acteurs de la grande distribution sont de plus en plus scénarisées et calibrées pour faire du buzz positif sur les réseaux sociaux. Alors que la grande distribution n’a eu le droit de faire de la publicité télé qu’à partir de 2007, l’argumentaire a pendant 10 ans été centré avant tout sur la guerre des prix.
Mais désormais les thématiques mises en avant dans les spots publicitaires des acteurs de la grande distribution ont évolué. Exit le prix ou le produit et place à l’amour, l’amitié et la famille. Et c’est Intermarché qui a été le premier à se lancer sur ce nouveau style de communication avec son court-métrage publicitaire L’Amour, l’amour sorti en 2017.
Supermarché coopératif
France Inter, Un supermarché différent : à la Louve, quand la coopération s'empare de la consommation, 22/01/2021
Une émission à écouter en replay sur le supermarché coopératif La Louve, situé à Paris. Ouvert en 2016, à l’initiative de Tom Boothe et Brian Horihan, deux Américains installés à Paris, La Louve compte désormais près de 5000 membres actifs.
Son modèle est inspiré de celui de la Park Slope Food Coop, qui a été lancée il y a près de 45 ans à Brooklyn. Ainsi, pour pouvoir faire ses courses à la Louve il faut dans un premier temps devenir sociétaire et souscrire des parts de capital social (100 euros, ou dix euros pour les bénéficiaires des minimas sociaux. Par la suite, chaque sociétaire doit consacrer trois heures par mois à la coopérative pour tenir la caisse, remplir les rayons ou encore faire du nettoyage. A noter également que ce sont les sociétaires qui décident du choix des produits proposés dans le magasin.
En 2020, La Louve a réalisé un chiffre d’affaire de 7,5 millions d’euros (pour une surface de vente de 750 m2) et un bénéfice d’environ 120.000 euros. Elle compte 12 salariés. Et depuis son ouverture, La Louve a inspiré d’autres supermarchés de ce type à travers la France.
Thermomix (Vorwerk) vs Monsieur Cuisine Connect (Lidl)
Capital, Le fabricant du Thermomix a fait saisir des Monsieur Cuisine Connect chez Lidl France, 21/01/2021
Sur un marché en plein boom, on assiste depuis quelques semaines à une véritable “kitchen-robots war”. En effet Vorwerk, le fabricant du Thermomix, a obtenu le retrait de la vente des Monsieur Cuisine Connect fabriqués par Lidl en Espagne. Selon l’article, cette décision pourrait bien faire boule de neige et Vorwerk France aurait lancé une procédure similaire dans plusieurs pays, dont la France.
Vorwerk accuse Lidl de contrefaçon et lui reproche de s’être un peu trop inspiré de son Thermomix pour créer son robot cuiseur. En tout il y a clairement une différence au niveau du prix : celui de Lidl est vendu à 329 euros contre plus de 1 300 euros pour le dernier modèle Thermomix de Vorwerk.
Le succès des surgelés Findus
LSA, Surgelés : Findus sur le haut de la vague en 2020, 22/01/2021
Alors que le marché du surgelé a très bien performé en 2020 (+13,1 %), Findus, le leader du marché, a bien tiré son épingle du jeu. L’entreprise a gagné 0,3 point de part de marché à 10,1 % et plus de 500 000 foyers sur le second semestre 2020, avec un taux de pénétration de 26,1 %.
Si les produits phares de la marque tels que les panés, les poissons natures et les épinards se sont bien vendus, Findus met également en avant le lancement réussi de sa gamme végétale, Green Cuisine qui a séduit plus de 500 000 foyers en 8 mois.
La future brique 100% carton de Tetra Pak
L’Usine Nouvelle, Tetra Pak annonce la date de sa brique 100 % carton (et ce n’est pas pour tout de suite), 15/01/2021
Alors qu’une brique Tetra Pak est actuellement composée d’un peu plus de 70% de papier carton issu de forêts labellisées FSC, d’environ 25% de plastique avec une part croissante de végétal, et de près de 5% d'aluminium, le leader de la brique alimentaire travaille sur une brique entièrement en papier-carton. Mais, comme l’annonce l’article, celle-ci appartient à la grande famille des "emballages plastiques à usage unique" que la France veut supprimer d'ici à 2040.
Pour faire face à la transition écologique et à l'adaptation à l'évolution de la législation, le groupe suédois a investi 180 millions d'euros en 2019 et 2020 (sur un budget R&D annuel de 500 millions d'euros). Ainsi, selon Chakib Kara, directeur général de Tetra Pak France et Benelux, en 2030, la brique sera "renouvelable, recyclable et zéro carbone".
Intérêt croissant pour le vin bio
Les Echos, Le vin bio, l'exception d'un marché mondial en récession, 24/01/2021
Alors que la demande en vin conventionnel est orientée à la baisse depuis quelques années, celle du vin bio se porte bien. Selon l’article, 5 pays dans le monde (Italie, France, Espagne, Etats-Unis et Allemagne) consomment à eux seuls plus de la moitié du vin bio.
Par ailleurs, selon une étude de Millesime Bio, la France devrait devenir le premier consommateur de vin bio en 2021 avec une bouteille sur cinq du total de vin bio consommé dans le monde. Au niveau de la production, le vignoble bio est passé de 9 % du total du vignoble en 2013 à 16 % en 2020, selon Nicolas Richarme, président du salon du vin bio de Montpellier.
Si les conditions de production du vin bio sont plus compliquées, le vin bio se vend 30 % plus cher au consommateur que le vin conventionnel. L'essentiel de l'offre bio en France se fait sous appellation et une bouteille sur deux est vendue en direct.
Le légendaire mille-feuille
Europe 1, Le mille-feuille, ce gâteau qui cartonne depuis le 17e siècle (et porte mal son nom), 23/01/2021
Un article sur un des classiques de la pâtisserie française. On y apprend que les premières traces de ce gâteau remontent au 17e siècle, dans l'un des ouvrage du cuisinier français François Pierre de la Varenne (1618 - 1678). Dans cette recette originelle, la crème est aromatisée au kirch et au rhum. Il a commencé à connaître le succès en 1867 grâce à la pâtisserie d'Adolphe Seugnot, rue du Bac à Paris.
Enfin, son nom provient de son montage particulier comprenant 3 étages et un nombre élevé de feuillets de pâte entre chaque couche de crème. Mais, comme le précise l’article, il n'y a pas mille feuilles mais 729 très précisément.
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The Good Bouffe #6 | Découvrir un bun 100% vegan issu de l'économie circulaire | Alain Coumont et Julien Jacquet - Le Pain Quotidien et PermaFungi
Aujourd’hui, nous explorons de nouveaux territoires avec ce premier épisode à l’étranger. Nous sommes à Bruxelles, en compagnie d'Alain Coumont, le fondateur du Pain Quotidien, la plus célèbre enseigne belge de boulangerie-restauration, qui a transformé l’univers traditionnel de la boulangerie en un lieu de convivialité. A nos côtés, nous avons aussi Julien Jacquet, cofondateur de PermaFungi, une coopérative qui recycle le marc de café pour cultiver des pleurotes bio.
Ensemble, nous revenons sur le parcours d’Alain Coumont. Pourtant déterminé, étant jeune, à ne pas travailler dans la restauration, son admiration pour le chef 3 étoiles Michel Guérard le pousse à intégrer une école hôtelière. Plus tard, alors à la tête d’un restaurant bruxellois, il s’improvise boulanger, à défaut de pouvoir se fournir en bon pain au levain, à proximité. Nous évoquons alors les débuts du Pain Quotidien, cette petite boulangerie, proposant alors seulement deux sortes de pain, où bientôt tout Bruxelles se bouscule pour manger à la fameuse table commune. Puis, Alain et Julien se remémorent avec nous leur rencontre, qui a donné naissance à une offre gourmande et engagée. Si les pleurotes de PermaFungi sont servis à la table du Pain Quotidien depuis plusieurs années, ils sont aujourd’hui à la base d’un tout nouveau produit : le Bun 100% Vegan à découvrir, dès à présent, dans les boulangeries-restaurants du Pain Quotidien. Julien nous emmène donc à la découverte des pleurotes de PermaFungi, qui sont le fruit d’une économie circulaire. Ces pleurotes poussent grâce aux résidus de café bio, récupérés en partie au Pain Quotidien, servant de substrat de culture. Les champignons sont ensuite cuisinés puis dégustés dans les boulangeries-restaurants du Pain Quotidien, et la boucle est bouclée.
« La vision, au départ, c’était de contribuer à la résilience urbaine »
Pour voir l'interview en vidéo :
- Alain Coumont : https://youtu.be/thNM0ltkxjs
- Julien Jacquet : https://youtu.be/aeMm8ZxzDSk
Pour contacter Alain Coumont et Julien Jacquet :
- Alain Coumont : https://www.instagram.com/alaincoumont/
- Julien Jacquet : https://www.linkedin.com/in/julien-jacquet/
Plus d'informations sur The Good Bouffe :
Plus d'informations sur Le Pain Quotidien et PermaFungi :
- Le Pain Quotidien : https://www.lepainquotidien.com/
- PermaFungi : https://www.permafungi.be/
Pour écouter les épisodes précédents :
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À Côté D'La Plaque #16 | Stéphanie Le Quellec – Cheffe entrepreneure émérite, maman poule et grande excessive de la belle vie
Elle vient d’ouvrir MAM, un lieu de vie très proche d'elle « c’est ma cuisine de cœur, de maman, d’épouse, de famille… je fais presque venir les gens dans ma maison et je joue à la marchande, j’adore ! ». Vraie besogneuse, la plus grande fierté de Stéphanie Le Quellec, c'est d’avoir réussi à faire coïncider sa vie de femme - 17 ans de mariage, sa vie de maman - 3 enfants merveilleux, et sa vie de cheffe entrepreneure – 2 incroyables ouvertures en deux ans. Son caractère, son éducation d’ailleurs, c’est de ne rien lâcher, et de tirer du positif des sales situations : « le virus finalement, ça a accéléré l’ouverture de MAM, il n’y a pas de fatalité, que des opportunités pour rebondir et inscrire des nouvelles choses dans nos vies ». Ses qualités préférées ? La gentillesse et l’honnêteté : « je suis très instinctive, en 5 minutes je sais si ça va le faire ou pas avec quelqu’un ». Ce qu’on ignore d’elle ? Que sous son côté un peu dure et insubmersible, brute et sanguine, c’est une hypersensible et une grande émotive : « je suis une excessive de la vie moi, je mange, je bois avec excès, je suis heureuse et triste avec excès ! ». Le romantisme ? « Oui, je suis fleur bleue, j’ai ce petit côté gentiment désuet ». Si elle s’aime ? En tout cas, elle est fière de la vie qu’elle s’est créée, avec son mari, une vie dans laquelle elle n’a rien eu à sacrifier. « Pour le reste, je ne suis pas nombriliste, je ne me pose pas pour faire des points sur ma vie ou pour m’analyser, je regarde plutôt les autres et j’avance ».
« Je suis une excessive de la vie moi, je fais tout avec excès, manger, boire, être heureuse, être triste, tout ! ».
Pour suivre Stéphanie Le Quellec :
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Eat's Business #3 | Glace pour chien, l'étrange palmarès du Guide Michelin et nouilles écoresponsables
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur la nouvelle gamme de glaces pour chien de Ben et Jerry's, sur la polémique du palmarès du Guide Michelin 2021 ainsi que sur l'initiative des nouilles élaborées à partir des drêches de brasserie.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués, la fermeture des restaurants et les initiatives de vente à emporter, le succès de Grand Frais, Intermarché qui change ses recettes pour être mieux noté sur Nutriscore et Yuka, la diminution des investissements dans la filière viande et la consommation d'insectes dans l'Union Européenne.
Restaurants fermés tout l'hiver
Le Point, Les restaurants devraient rester fermés jusqu’à Pâques, 20/01/2021
On commence cette newsletter par une mauvaise nouvelle pour tout le monde. D'après les informations du Point, restaurants, bistrots et brasseries devraient rester fermés au moins jusqu'à Pâques. L'hypothèse de réouverture la plus optimiste serait fixée à la date du mardi 6 avril.
Une pensée pour tous les restaurateurs, patrons de bars, serveurs, apprentis mais également pour les agriculteurs qui les fournissent. Qu’est ce que cette attente va être longue…
Initiatives des restaurateurs pendant la crise
Le Parisien, Vente à emporter, traiteur… comment le Covid-19 a obligé les restaurateurs à se réinventer, 17/01/2021
Fermés depuis bientôt 3 mois et sans perspective de réouverture prochaine, de nombreux restaurateurs n’ont pas baissé les bras pour autant et font preuve d’inventivité pour continuer d’avoir un peu d’activité, mais surtout pour maintenir le lien avec leurs clients. Selon Food Service Vision, environ un tiers des restaurateurs ont choisi de continuer à travailler.
L’article nous présente quelques idées. A Dardilly un restaurateur a aménagé sa véranda en cave à vin. Une brasserie parisienne a mis en place de nouveaux menus vendus en boîte, avec des dates de péremption plus longues. Dans le centre de Lyon, des cuistots se relaient au sein de La Caravane des chefs, un food-truck commun qui leur permet de se faire connaître. Toujours à Lyon, le chef Joseph Viola, a transformé dès le mois d'avril ses restaurants en épicerie.
Et comme le précise l’article, “pour ces « résistants », le bon usage de la communication et des réseaux sociaux est déterminant”.
Le défi de la vente à emporter face aux déchets plastiques
Wall Street Journal, Take the Guilt Out of Takeout, 14/01/2021
Comme partout dans le monde, le marché de la restauration livrée à domicile a explosé aux Etats-Unis en 2020. Il est passé de 31 milliards de $ en 2019 à 44 milliards en 2020 (+42%) et les prévisions tablent sur 77 milliards de $ en 2024. Le Wall Street Journal propose un focus sur une initiative intéressante, qui est en phase avec la sensibilisation croissante des consommateurs au problème des déchets, en particulier des plastiques.
Fin 2019, Adam Farbiarz et deux partenaires ont, en effet, lancé DeliverZero, une plateforme en ligne qui permet aux clients de commander auprès de restaurants qui proposent des conteneurs réutilisables, puis de les rendre au livreur lors de leur prochaine commande. Le réseau a commencé avec seulement cinq restaurants, tous situés dans le quartier de Brooklyn. Un an plus tard, l'entreprise comptait 120 restaurants dans tout New York. Ce modèle attire l'attention jusqu’en Europe et DeliverZero a déjà concédé sa technologie sous licence à une startup d'Amsterdam.
Au Canada, la startup Suppli s'intègre aux principales plateformes en ligne. Par exemple, les clients commandent via le site web d'un restaurant ou Uber Eats et paient une redevance de 99 cents pour les conteneurs en acier inoxydable de Suppli. Après utilisation, ils demandent un ramassage ou un retour des conteneurs sur un site de dépôt pour les nettoyer et les rendre aux restaurants. Suppli travaille actuellement avec cinq restaurants, et la fondatrice prévoit de s'étendre dans toute la ville d'ici trois ans. Toutefois, l'idée d'emballages réutilisables pour les restaurants n'est pas nouvelle. À Mumbai, les dabbawalas, qui pourrait se traduire par "celui qui porte une boîte", livrent des repas chauds et récupèrent les récipients depuis la fin du 19e siècle.
L'étrange palmarès du Guide Michelin 2021
Le Figaro, L’étrange palmarès du Michelin 2021, 18/01/2021
Le palmarès du guide Michelin a été dévoilé ce lundi et Le Figaro le juge, à juste titre, sévère. Il mentionne d’ailleurs ironiquement l’exploit du guide qui, alors que les restaurants n'ont été ouverts que six mois au mieux en 2020, indique que ses inspecteurs ont réussi à « faire autant de repas qu'en 2019 ».
Si le guide rouge a couronné Alexandre Mazzia d’une troisième étoile et a distingué deux nouveaux 2-étoiles, il a également rétrogradé un certains nombre de restaurants ce qui, en période de crise sanitaire et alors que les restaurants sont tous fermés depuis fin octobre, n’est évidemment pas très élégant.
Mais surtout, l’article s’interroge ouvertement sur “la différence de traitements”. Ainsi, les rétrogradations n’ont visé que des restaurants 1-étoile, ce qui laisse à penser qu’il “ne fallait pas chagriner les influents maréchaux de la « France gastronomique combative »”.
En complément de cet article, on peut ajouter également, et comme Stéphane Méjanès le faisait remarquer sur Twitter, que ce cru 2021 ne compte que 5 cheffes (1x2*, 4x1* dont 2 la partageant avec un homme). Bref, dans ce domaine aussi le guide a encore du boulot.
Le succès de Grand Frais
Capital, Grand Frais, le géant qui se fait passer pour le petit épicier du coin, Janvier 2021
Dans son numéro du mois de janvier, le magazine Capital, consacre un long article à Grand Frais, l’enseigne spécialiste des produits frais dont les origines remontent à 1992.
Avec 250 magasins à fin 2020, un chiffre d’affaires d’environ 2,5 milliards d’euros et une croissance de 15% par an depuis 5 ans, le groupe attire les convoitises (nous en parlions d’ailleurs la semaine dernière). D’après Kantar, Grand Frais est “de loin, l’enseigne préférée des Français”.
Et comme le rappelle son président, l’enseigne ne manque pas d’ambition et compte ouvrir 23 magasins en 2021, voire même plus si elle arrive à mettre la main sur des emplacements “d’enseignes laminées par la crise”.
La force de Grand Frais repose, selon l’article, sur plusieurs facteurs : le “désamour envers les grands distributeurs”, le foisonnement de l’offre (350 références en fruits et légumes, soit le double d’un hypermarché moyen), la qualité des produits ou encore la fraîcheur (la plupart des produits sont cueillis ou pêchés la veille). L’enseigne s’est également lancée dans le e-commerce avec le site mon-marche.fr, qui propose la livraison en 1h jusqu’à 22h 7j/7 dans quelques arrondissements parisiens.
Intermarché : des recettes modifiées pour de meilleurs notes sur Nutriscore et Yuka
Business Insider, Intermarché a modifié la recette de 900 produits pour avoir de meilleurs résultats au Nutri-Score et sur Yuka, 18/01/2021
En septembre 2019, Intermarché avait annoncé vouloir modifier 900 recettes de ses produits commercialisés en marque de distributeur. L’objectif affiché à l’époque était d’améliorer la composition de ses recettes et de bannir 140 additifs controversés. Mais l'objectif sous-jacent était en fait d'optimiser le Nutri-Score de ses produits pour obtenir des notes A, B ou C et d'améliorer la note de ses produits sur Yuka afin d'obtenir un résultat supérieur ou égal à 50.
Le distributeur a fait le point cette semaine et affirme dans un communiqué de presse que "plus de 900 recettes ont déjà été reformulées permettant d'optimiser significativement la qualité nutritionnelle et la composition des produits concernés".
Intermarché s’est donné comme prochain objectif de supprimer le nitrite de sodium et le carbonate de sodium de tous ses produits MDD d'ici 2025. Le groupe souhaite également améliorer 1 000 recettes de produits supplémentaires en 2021 et plus de 6 500 d'ici 2025.
Glace pour chien
Le Monde, Une glace pour chien signée Ben & Jerry’s, 13/01/2021
La marque de glace bien connue a annoncé le 11 janvier dernier qu’elle allait lancer une gamme de crèmes glacées à destination des chiens. Si l’annonce peut faire sourire, cela traduit également l’attrait croissant des multinationales pour la petfood et Ben & Jerry’s est, rappelons le, une filiale d’Unilever.
Le marché petfood est un marché très lucratif qui pèse environ 75 milliards d’euros selon Euromonitor. Et on ne le sait pas forcément, mais il est dominé par deux acteurs bien connus de l’agroalimentaire, à savoir le suisse Nestlé, qui possède notamment la marque Purina et de l’américain Mars, qui possède les marques Royal Canin et Pedigree.
Par ailleurs, la pandémie de Covid-19 et les périodes de confinement qui ont émaillé l’année 2020 ont poussé de nombreux ménages à prendre un animal de compagnie. Résultat : selon Nestlé, sur les neuf premiers mois de 2020, les croquettes pour chien et chat ont été le segment le plus dynamique de son portefeuille.
D’autant que le phénomène d’« humanisation de l’animal », qui consiste à projeter son comportement alimentaire sur son chat ou son chien, a entraîné le succès des produits bio sans allergènes ou des produits de snacking.
Nouilles en drêches de brasseurs recyclées
Les Echos, Seine-Saint-Denis : des nouilles écoresponsables produites avec les déchets des brasseurs de bière, 14/01/2021
Focus sur une initiative intéressante : Ramen tes drèches, une entreprise spécialisée dans ce que l’on pourrait appeler l’upcycling alimentaire. L’entreprise produit en effet des nouilles à partir des drêches de brasseries. Dans les faits, l’entreprise récupère 2,5 tonnes de restes d'orge et de malt auprès de brasseries artisanales parisiennes tous les mois qu’elle transforme en farine pour ensuite en faire des nouilles.
Comme l’explique la fondatrice Sabrina Michée, habituellement « les drêches, lorsqu'elles sont valorisées, sont transportées vers des usines de méthanisation ou destinées à l'alimentation du bétail… Des sites souvent éloignés des villes ». L’entreprise a déjà recruté trois salariés et a vu ses points de ventes (épiceries fines, spécialisées et magasins bio principalement) passer de 4 en 2018 à plus de 80 aujourd'hui en Ile-de-France.
Filière viande de moins en moins attractive
Financial Times, Big Meat: facing up to the demands for sustainability, 17/01/2021
Alors que les effets du réchauffement climatique s'accentuent, les militants et les investisseurs mettent la pression sur les grands acteurs de l’industrie de la viande, qui pèse pas moins de 1 400 milliards de dollars par an. Mais comme l’explique un gestionnaire d’actifs, "l'évaluation des entreprises du secteur est réduite en raison du fait que la viande est une source de dommages environnementaux et qu'elle est fortement touchée par le changement climatique".
Comme l’explique l’article, si l'homme mange des animaux depuis des milliers d'années, en moins de deux décennies, le spectre des dommages environnementaux a braqué les projecteurs sur une industrie au sein de laquelle les participants étaient mal préparés à ces attaques. Cette focalisation sur l’impact environnemental de l’industrie de l’élevage a véritablement commencé en 2006, avec la publication d'un rapport de la FAO, qui avait estimé que les émissions de GES produites par l'industrie de la viande étaient plus importantes que celles de l'ensemble du secteur des transports (pour se raviser par la suite face aux critiques sur le mode de calcul utilisé).
Et, comme l’affirme l’article, à l'heure où de nombreux gouvernements s'engagent à réduire leurs émissions à zéro d'ici 2050 et où les États-Unis sont sur le point de rejoindre l'accord de Paris sur le climat, la pression ne fera qu'augmenter, selon les experts environnementaux. Or le problème est que la plupart des plus grandes entreprises de viande ont été lentes à réagir. Selon l'enquête annuelle de Fairr sur les 60 plus grandes entreprises de protéines cotées en bourse, 3 sur 4 n'ont pas déclaré ou mis en place des objectifs de réduction fixés selon les directives scientifiques pour les émissions. Pire, plus d'un tiers d'entre elles ont déclaré avoir augmenté leurs émissions. Toutefois, l'enquête montre des signes positifs, avec quelques grandes entreprises du secteur qui s'attaquent désormais aux risques climatiques.
Des insectes dans les assiettes de l'UE
Financial Times, Insects creep towards EU plates as mealworms deemed safe to eat, 13/01/2021
Bien qu'environ 2 milliards de personnes dans plus de 130 pays mangent déjà des insectes, selon l'ONU, ceux-ci ne sont que très peu consommés en Occident. Mais la situation pourrait peut être évoluer. L'Agence européenne de sécurité des aliments vient, en effet, de juger que le ver de farine jaune était sans danger pour la consommation humaine.
Si les larves d'insectes sont déjà utilisées en Europe dans l’alimentation animale, cette décision pourrait bien stimuler les investissements dans la production d’insectes à destination de l’alimentation humaine. Selon les analystes, l'annonce de l'EFSA stimulera la création de nouvelles entreprises dans le secteur des insectes, comme Ynsect en France, Protix aux Pays-Bas et AgriProtein en Afrique du Sud, et incitera de nouvelles entreprises à se lancer sur ce marché ainsi que de nouveaux investissements. Les analystes de Barclays ont estimé que le marché des protéines d'insectes pourrait représenter environ 8 milliards de dollars dans le monde d'ici 2030, contre moins d'un milliard de dollars aujourd'hui.
Comme l’explique Mario Mazzocchi, professeur à l'université de Bologne, “il y a des avantages environnementaux et économiques évidents si vous remplacez les sources traditionnelles de protéines animales par celles qui nécessitent moins d'aliments, produisent moins de déchets et entraînent moins d'émissions de gaz à effet de serre”. Reste évidemment l’enjeu de l’acceptabilité des consommateurs.
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Patrizio Miceli et Christian de Waldner - Italians do it better | L’histoire d’une jeune marque qui bouscule le marché avec des produits italiens de qualité artisanale et fabriqués en quantité industrielle
Aujourd’hui, nous sommes avec Patrizio Miceli et Christian de Waldner, les co-fondateurs des marques Al Dente la Salsa et Italians do it better, qui commercialisent des sauces et pâtes italiennes haut de gamme.
Ensemble, nous revenons sur le parcours et le profil complémentaire de nos invités. Patrizio nous dévoile sa passion, héritée de sa mère, pour la cuisine italienne et plus particulièrement pour les sauces. Avec nous, il se remémore la création de son agence Al Dente, et les débuts de sa marque de sauces tomates du même nom, vendue en épiceries fines. Patrizio et Christian nous partagent ensuite l’histoire de leur rencontre et celle de la création d’Italians do it better. Avec cette marque commercialisée en grande distribution, nos deux invités se sont donné une mission, celle de démocratiser le bon goût de la cuisine italienne. Leur promesse ? Proposer des produits de qualité artisanale à échelle industrielle. Leur ambition ? Devenir les leaders des sauces premium, en France puis à l’étranger. Afin de devenir la référence des produits italiens de qualité, Patrizio et Christian ont fait appel à l’expertise d’acteurs incontournables du business de la Bouffe. Dernièrement, nos invités ont pénétré le marché du bio avec une troisième marque, qu’on évoque ensemble aujourd’hui : Il Biologico Italiano, distribuée exclusivement dans les magasins spécialisés.
« Le consommateur peut tout comprendre si c'est bien expliqué. »
Pour regarder la vidéo dans son intégralité :
Les bons plans de Patrizio Miceli et Christian de Waldner :
- Eating at Hotel Il Pellicano de Juergen Teller, livre de photographie culinaire
- L'empire de l'or rouge : Enquête mondiale sur la tomate d'industrie de Jean-Baptiste Mallet, livre
- Déguster un plat de pâtes avec Patrizio Miceli et Christian de Waldner dans leurs locaux (contactez-les en précisant que vous avez écouté le podcast de Business of Bouffe)
Pour contacter nos invités :
- Patrizio Miceli, https://www.linkedin.com/in/christiandewaldner/
- Christian de Waldner, https://www.linkedin.com/in/patrizio-miceli/
Plus d'informations sur Italians do it better, Al Dente la Salsa :
- Italians do it better, https://www.italiansdoitbetter.info/
- Al Dente la Salsa, https://www.aldentelasalsa.com/
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Plat du Jour #6 | Kelly Frank et Aris Christodoulou - Siga | Créer un indice évaluant le niveau de transformation des aliments pour améliorer la qualité dans les assiettes
Aujourd’hui, nous sommes avec Kelly Frank et Aris Chistodoulou, fondateurs de Siga, une application mobile qui aide les consommateurs à évaluer et mieux choisir leurs produits alimentaires.
Ensemble, nous revenons, tout d’abord, sur les origines du projet et la mission que se sont donnés nos deux invités : faciliter l’accès à une alimentation plus saine et moins transformée. Ensuite, nous détaillons le fonctionnement de l’indice Siga, le système de notation de l’application, qui se propose de classer les aliments selon leur degré de transformation. Ils nous expliquent alors en détail ce que sont les produits ultra-transformés ainsi que les risques liés à leur consommation. Véritables militants pour une alimentation de qualité, Kelly et Aris reviennent sur la règle des 3V (Vrai, Végétal, Varié), au fondement d’un régime alimentaire préventif préconisé par la science. Puis, nous évoquons les Siga’stuces, vidéos diffusées sur Youtube où Kelly analyse le taux de transformation de produits alimentaires appartenant à une même catégorie. Enfin, côté business, nous parlons du service aux entreprises développé par Siga pour accompagner les industriels de l’agro-alimentaire à proposer des produits plus sains et moins transformés.
« Plus on vient purifier, dégrader, dénaturer des ingrédients, plus leur potentiel santé diminue . »
Pour contacter nos invités :
- Kelly Frank, https://www.linkedin.com/in/kelly-frank/
- Aris Christodoulou, https://www.linkedin.com/in/aris-christodoulou/
Pour en savoir plus sur Siga :
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Eat's Business #2 | Carrefour ciblé pour un rachat, des galettes bretonnes chinoises et la folie des industriels pour le végan
Dans ce deuxième épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur la convoitise de Couche-Tard pour le rachat de Carrefour SA, sur le paradoxe des galettes bretonnes chinoises ainsi que sur la folie des industriels pour le végan.
Dans cet épisode, sont aussi évoqués 2MX Organic, la Special Purpose Acquisition Company du trio Zouari-Niel-Pigasse, le futur rapprochement entre les groupes InVivo et Soufflet, la framboise française, la tendance de la cantine connectée avec Popchef, Lenôtre et ses nouvelles recettes pour traverser la crise sanitaire, la nouvelle version de Groupon en Chine, la victoire du camembert normand, un documentaire sur les bouchers, la cuisine française et la plateforme nationale fraisetlocal.fr.
Rachat de Carrefour SA par Couche-Tard ?
La Presse, Couche-Tard en discussion pour acquérir la chaîne française Carrefour, 12/01/2021
C’est une des grosses infos de la semaine : le groupe canadien Couche-Tard a confirmé avoir initié des « discussions exploratoires » avec Carrefour.
Couche-Tard compte plus de 14 200 supérettes dans son réseau à travers le monde, dont 9200 en Amérique du Nord. En Europe, son réseau de vente au détail de 2700 magasins s’étend en Scandinavie, en Irlande, en Pologne, dans les pays baltes et en Russie. En vertu de contrats de licence, Couche-Tard exploite plus de 2200 magasins dans 15 autres pays et territoires (Hong Kong, Mexique, Vietnam, etc.).
Il faut dire que le groupe canadien pèse plus du double de Carrefour : sa capitalisation boursière est d’environ 29,7 milliards d’euros contre 12,6 milliards d’euros pour Carrefour.
Le trio Zouari-Niel-Pigasse
Les Echos, Quelle sera la première cible du trio Zouari-Niel-Pigasse dans l'alimentation ?, 09/01/2021
Le trio s'est associé fin 2020 et a lancé 2MX, un « SPAC » (Special Purpose Acquisition Company) qui a levé 300 millions d’euros et vise une grosse acquisition en 2021.
La future cible cochera au moins deux cases selon Les Echos : celle de l'alimentaire et celle du durable. Selon le journal, 2MX a un budget de 1,5 milliards à 2 milliards d'euros pour cette première acquisition et pourrait donc s’offrir :
- tout le groupe Casino dont la capitalisation boursière est inférieure à trois milliards, ou l'une de ses pépites, du type Naturalia ou Monoprix
- un spécialiste du bio, dont la plupart sont en difficulté face à la montée en puissance des distributeurs généralistes. Si Bio C Bon a déposé le bilan et a été repris par Carrefour, La Vie Claire pourrait être une cible.
- enfin, d’après un certain nombre d’observateurs, une cible tient la corde : le spécialiste des produits frais Grand Frais, qui appartient en partie à des fonds d’investissement.
Rapprochement InVivo-Soufflet
L’Usine Nouvelle, Trois clefs pour comprendre le rapprochement entre InVivo et Soufflet, 13/01/2021
C’est un coup de tonnerre dans le monde agricole et agroalimentaire française qui a eu lieu ce mercredi 13 janvier. L’union de coopératives agricoles InVivo a annoncé être entrée en négociations exclusives pour acquérir le groupe familial Soufflet, qui cherchait un repreneur depuis plus de deux ans.
Avec un chiffre d’affaires de 4,866 milliards d'euros pour l'exercice 2018/2019, Soufflet, est un groupe céréalier spécialisé dans la meunerie et le malt. Le groupe possède notamment 27 malteries dans le monde et produit 2 280 000 tonnes de malt. Il est également présent dans la boulangerie industrielle avec Neuhauser et la marque Baguépi.
Avec cette acquisition, InVivo se renforcerait donc à l’international grâce à l’activité négoce de Soufflet, mais le groupe diversifierait également ses activités avec l’ajout de nouvelles filières comme la meunerie, le malt et la boulangerie industrielle. L’ensemble InVivo/Soufflet pèserait ainsi 10 milliards d'euros de chiffre d’affaires et deviendrait ainsi le deuxième groupe agricole européen derrière l'allemand BayWa. Le nouvel ensemble serait présent dans plus de 30 pays, avec plus de 90 sites industriels, dont 59 en France. Il compterait 12 500 salariés dont 10 000 en France.
Végan industriel
Les Echos, Le végan, nouvelle folie des industriels, 11/01/2021
Un article complet sur le mouvement végan, qui a été lancé en 1944 en Grande-Bretagne par Donald Watson et ses conséquences sur certains marchés, notamment agroalimentaires.
Car le véganisme est une tendance de consommation que les industriels ne peuvent plus ignorer. Ainsi, selon les prévisions de Barclays, les ventes mondiales de produits à base de protéines végétales augmenteraient de 16% par an et, en 2027, ce marché pèsera 30 milliards d'euros.
Et tous les gros acteurs de l’agroalimentaire s’y intéressent. Unilever, qui a racheté The Vegetarian Butcher, a par exemple annoncé qu’il visait 1 milliard d’euros de revenus d’ici 5 à 7 ans grâce à cette nouvelle offre.
Du côté des startups spécialisées dans les protéines végétales, les capitaux affluent également. Selon Meticulous Market Research, 750 millions de dollars ont été levés dans ce secteur en 2019.
En France, si les ventes de produits végans progressent vite (+11% en 2019, selon Xerfi), le marché reste encore modeste en valeur absolue (environ 400 millions d'euros). Toutefois, selon Guillaume Gachet, directeur marketing de Herta Le bon Végétal, « Le marché français a un gros potentiel et devrait connaître une croissance à deux chiffres dans les années à venir ».
Framboise française
Ouest France, La framboise française en quête d’un rebond, 08/01/2021
Les ventes de framboises fraîches sont en croissance depuis une quinzaine d’années dans l’hexagone : entre 2015 et 2019, les achats ont augmenté de 9,4% en volume (+ 10,8% en valeur), selon une étude du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL). Mais en 2019, seulement 13% des framboises commercialisées étaient d’origine France, contre 31% dix ans plus tôt. La production française a, en effet, été divisée par deux en 15-20 ans, passant de plus de 8 000 tonnes à environ 4 000 tonnes. La France importe ainsi plus de 22 000 tonnes de framboises fraîches par an et s’approvisionne principalement en Espagne, au Portugal et au Maroc.
Galettes bretonnes chinoises
Ouest France, Galettes bretonnes : pourquoi vous mangez souvent chinois sans le savoir, 07/01/2021
La Bretagne fait face à une situation pour le moins paradoxale : alors qu’elle a longtemps été une grosse productrice de blé noir, elle est contrainte depuis quelques années d’en importer 70% de Chine et dans une moindre mesure, des pays de l’Est (la Pologne en tête).
La région possède pourtant une IGP « blé noir breton » et 1 700 producteurs et 9 des 30 meuniers bretons produisent du blé noir et de la farine IGP, selon un cahier des charges qui prévoit notamment une culture sans produits phytosanitaires. En 2020, la Bretagne a produit 2 400 tonnes de farine de sarrasin IGP et 300 à 400 tonnes de farine de blé non IGP. Mais cela suffit à peine à couvrir 20 à 25% des besoins de la région estimés entre 25 000 et 30 000 tonnes par an.
Pourquoi une telle situation ? Comme souvent c’est une question de prix et de rémunération des producteurs. Le blé noir IGP (conventionnel) se négocie en effet à 840€ la tonne (le producteur ne perçoit que 700€) et le bio à 1 000€ quand les blés noirs chinois ou polonais se négocient entre 250 et 400€ la tonne.
Autre problème : le flou de la réglementation française, qui n’oblige pas à donner l’origine du produit et certains industriels importent donc du blé noir et se contentent de mettre une Bigoudène, un drapeau breton ou un Triskell sur leur emballage.
Cantine connectée
ZdNet, Faire entrer la cantine connectée sur son lieu de travail, une tendance de demain ?, 08/01/2021
Est ce que la cafétéria va être remplacée par des frigos connectés disposés dans les espaces communs des entreprises? Zdnet fait le point avec l’une des entreprises leaders de ce secteur : Popchef. Initialement positionnée sur la livraison de repas chez les particuliers sur Paris, Popchef a pivoté fin 2017 à cause de la forte concurrence dans ce secteur pour s’orienter vers la restauration collective d’entreprise.
Son offre est centrée sur un modèle de cantine digitale « flexible » et « modulaire », qui s'adapte plutôt aux PME qu'aux grands groupes, chaque frigo connecté pouvant contenir 50 repas. Chaque matin, le frigo connecté est rempli avec les plats du jour. Popchef met également en avant la qualité et la provenance des produits, ainsi que l'équilibre des repas, élaborés avec un nutritionniste.
Avec le développement du télétravail, Popchef a également mis en place une offre de livraison suite à des demandes de ses clients. Comme le précise François de Fitte, le cofondateur, « nous livrons en début de semaine des plats pour tous les jours télétravaillés de la semaine. Ce sont les mêmes repas que sur site, mais ils sont conditionnés sous vide. »
Lenôtre face à la crise sanitaire
Les Echos, Les recettes de Lenôtre pour traverser la crise sanitaire, 12/01/2021
Lenôtre, qui appartient au groupe Sodexo, s’en est plutôt bien sorti en 2020. Si évidemment son activité traiteur a plongé en 2020 (-77% sur l’année), Lenôtre a pu compter sur ses activités connexes pour limiter la casse. Ses boutiques (11 en France et 7 en franchise au Japon, en Chine, en Arabie Saoudite, au Koweit et en Allemagne) et son école de cuisine, ont, en effet, mieux traversé la crise sanitaire. Comme l’explique Olivier Voarick, le directeur général, « Notre école a été freinée par le premier confinement mais va afficher au final le même chiffre d'affaires qu'avant le Covid. Quant à nos boutiques, elles ont bien résisté avec un recul de 8% sur l'exercice 2019-2020 terminé fin août et même une hausse de 2% de septembre à fin décembre 2020 par rapport à la même période de 2019 ».
Lenôtre s’est également appuyé sur la forte croissance du e-commerce, qui est passé de 2 à 10% du chiffre d'affaires entre mars et décembre. Pour y arriver, l’entreprise a notamment passé des accords avec les marketplaces de livraison Deliveroo et Epicery, et octroyé une licence pour ses plateaux-repas à Popchef.
Comme pour beaucoup, c’est la configuration même de l’entreprise qui a changé. Pré-Covid, l’activité traiteur représentait 55% du chiffre d'affaires Lenôtre contre 35% pour les boutiques et 10% pour l'école et le restaurant Pré Catelan. Désormais les boutiques et l'école pèsent plus de 60%.
Version chinoise de Groupon
Inkstone News, Remember Groupon? A new version is making waves in China, 12/01/2021
Voilà un phénomène qui est en train de prendre de plus en plus d’ampleur en Chine : les achats alimentaires groupés.
Comme partout dans le monde, la pandémie de Covid a fait grimper la proportion d’achats alimentaires en ligne à des sommets en Chine. Mais, à cette croissance du e-commerce, s’est greffé en parallèle le développement des achats groupés communautaires.
Le principe est simple : en quelques clics sur leur téléphone portable, les consommateurs peuvent commander des produits d'épicerie via des plateformes technologiques, qui les localisent pour ensuite regrouper et coordonner les commandes. Cela génère des achats en gros pour les principaux fournisseurs de produits alimentaires qui peuvent alors proposer des remises importantes, ce qui permet d'éviter les intermédiaires et les détaillants traditionnels. Les nouveaux acteurs de ce marché en pleine expansion se nomment Didi Chuxing, Meituan et Pinduoduo.
Mais à la différence d’un simple grossiste, il y a ici un aspect communautaire qui fait toute la différence. En effet, les résidents d’un quartier se regroupent et désignent un représentant pour acheter les articles au nom de la communauté. Tout cela s’organise généralement via un groupe sur WeChat. Les commandes de chaque groupe sont ensuite livrées en vrac aux points de collecte pour que le représentant de la communauté puisse les récupérer, avant que les membres de la communauté ne les collectent. Ce système permet ainsi de réduire les frais de livraison du dernier kilomètre.
Comme le rapporte un analyste, “l'achat groupé communautaire complète le commerce électronique traditionnel, qui livre les consommateurs individuels à partir d'un même entrepôt. Il améliore l'expérience d'achat, car les détaillants sont plus proches du consommateur, et il permet d'économiser sur les coûts logistiques car les chefs de groupe sont responsables de la livraison aux consommateurs individuels”.
Victoire du camembert normand
France 2, Alimentation : la victoire du camembert normand, 07/01/2021
Alors que depuis le 1er janvier, il est interdit de mentionner "fabriqué en Normandie" sur les camemberts, France 2 a rendu visite à une fromagerie qui fabrique le traditionnel camembert de Normandie.
Le métier de boucher
France 2, Emission Infrarouge sur le thème “Une vraie boucherie”, 12/01/2021
Un documentaire consacré au quotidien d’un métier qui est de plus en plus décrié.
La viande est aujourd'hui devenue une matière sensible. Ceux qui la travaillent et la mettent en vitrine subissent parfois le rejet du public. Réchauffement climatique, maltraitance animale : les bouchers doivent se réinventer. Patrons ou apprentis, hommes ou femmes se racontent derrière le billot, à l'école, ou devant la clientèle.
Le replay est disponible jusqu’au 11.03.21.
Cuisine française
France 24, Cuisine française : aux origines de la gastronomie, 12/01/2021
L’émission "C'est en France" revient cette semaine sur l'histoire du "gaster nomos", soit "l’art de régler l’estomac", dont les ingrédients principaux ont toujours été le pouvoir, et une certaine influence étrangère. Entre l'art de la diplomatie et le besoin de transmission de notre héritage, la gastronomie est bien plus que de la simple cuisine.
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À Côté D'La Plaque #15 | Pierre Gagnaire – Cuisinier inouï, grand nostalgique de l’existence et sublime joueur du verbe
« J’aime pas le mot romantique, c’est gnan-gnan, mais je suis nostalgique, et la nostalgie ça aide à vivre, c’est un matelas cotonneux qui apporte un peu de douceur… mais pas trop non plus, sinon on sombre ». Pour Pierre Gagnaire, respecter, c’est l’essence de tout : « respecter ça veut dire écouter, comprendre et faire attention aux gestes et aux paroles, ça évite l’autorité débile ». La vie lui a donné l’opportunité de vivre des situations qui l’ont poussé à prendre des décisions douloureuses et radicales, et l’ont défait d’attitudes et de raisonnements qui l’empêchaient de comprendre qui il pouvait être : « on ne sait jamais qui on est, gamin, on est manipulé par l’école, ses parents, la religion… s’approprier sa vie c’est un apprentissage qui va jusqu’à la mort ». Il a horreur de l’incivisme, et aussi des petits flacons sous la douche dans les hôtels : « c’est écrit trop petit, et bordel de Dieu sans lunettes je sais jamais qui est le shampoing et qui est le gel douche !! ». Pour Pierre Gagnaire, tout le monde aime qu’on l’aime : « l’animal que nous sommes a besoin d’amour, d’affection et de reconnaissance, ce serait mentir de dire le contraire ». En allant chercher son petit-fils à l’école, il s’est retrouvé plongé dans un sentiment d’extrême abandon « ça sentait la craie, et tout ce que j’ai senti enfant… voir ces mômes rire et se rentrer dedans c’est à pleurer ». Son meilleur échec, c’est sa faillite à St-Etienne : « ça m’a cloué sur place et à la fois c’était la chance de ma vie ». Pour lui, on dit tous des conneries, « moi j’en ai dit et j’en dis, mais c’est ça aussi la vie ! ». Il ne craint pas la mort mais la déchéance physique et la souffrance, « si Dieu existait il n’y aurait pas ça ». Le gueuleton idéal ? « Il n’existe pas, moi j’adore manger une patate avec du pain, tout dépend de l’état des lieux et de nous-même, je garde un souvenir magnifique d’un rösti sur l’autoroute en Suisse, ça ne s’explique pas ».
Pour suivre Pierre Gagnaire :
https://www.instagram.com/pierregagnaire/
Pour en savoir plus sur Pierre Gagnaire et ses restaurants :
Pour découvrir l'origine du podcast de Raphaële Marchal :
À Côté D’La Plaque #0 | Raphaële Marchal – Présentation de son nouveau podcast
Pour découvrir les émissions À Côté D'La Plaque :
https://businessofbouffe.com/podcast-a-cote-dla-plaque
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Eat's Business #1 | Vins et spiritueux sans alcool, pain au chocolat vs chocolatine et l'intelligence artificielle appliquée à la gastronomie
Dans ce premier épisode de Eat’s Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur le succès fou des vins et spiritueux sans alcool, sur les origines du débat sémantique entre pain au chocolat et chocolatine, ainsi que sur le nouveau projet de Sony AI pour implémenter l’intelligence artificielle dans la gastronomie.
Vins et spiritueux sans alcool
Europe 1, “C’est un nouveau marché qui s’ouvre” : le succès fou des boissons alcoolisées… sans alcool, 31/12/2020
Si le “Dry January”, ce défi qui consiste à se passer d’alcool pendant un mois, est de plus en plus populaire, la baisse de la consommation d’alcool est également devenue une véritable tendance de fond.
Et pour répondre à cette tendance, une nouvelle catégorie de produits a vu le jour. Les Anglo-saxons l’appellent “NoLo” (pour “no and low alcohol”). Il s’agit des bières, vins et spiritueux sans alcool ou à faible teneur en alcool.
Quelques chiffres pour se rendre compte de l’ampleur de ce phénomène en France : les bières sans alcool représentent 8% des ventes de bières en France et en 2020, la catégorie a connu une croissance de 15% dans un contexte très morose pour la bière.
Dans les vins sans alcool, la startup Le Petit Béret propose pas moins de 19 références de vins rosés, blancs, rouges ou pétillants. Selon Fathi Benni, le PDG de l’entreprise, le chiffre d’affaires augmente d’environ 80% chaque année.
Champagne Bio
France Bleu, Champagne biologique : quand des grandes maisons de champagne s’y mettent aussi en 2021, 03/01/2021
En 2020, seulement 3,5% des surfaces de l’appellation Champagne (soit environ 1100 hectares) étaient cultivées en bio et 2% des surfaces étaient en conversion. Mais l’annonce en novembre dernier de Vranken-Pommery de la conversion de 175 hectares de son vignoble (soit environ 60%) en bio pourrait bien avoir un effet d’entraînement sur toute la filière champenoise. Le chef de caves de Vranken-Pommery précise d’ailleurs que “l’arrêt des herbicides a été enclenché il y a une dizaine d’années, avec un arrêt total déjà effectif en 2020”.
Du côté de la maison Roederer, ce sont déjà 116 hectares (sur 240) qui seront certifiés bio pour la vendange 2021. Mais une telle conversion a un prix, comme l’explique le chef de caves de la maison : le parc de tracteurs a doublé en 20 ans et le travail du sol a entraîné une hausse du nombre d’heures de travail de 20 à 30%.
Alimentation en 2030
Les Echos, Ce que nous mangerons en 2030, 05/01/2021
L’article revient sur une récente note de Céline Laisney, fondatrice du cabinet de veille et de prospective AlimAvenir sur l’alimentation à horizon 2030.
Parmi les prévisions de Céline Laisney, un apport en protéines qui sera toujours plus diversifié, avec notamment une percée des produits à base de lupin, de chanvre, ou encore de céréales moins connues comme le teff ou le kernza et, dans une moindre mesure, des plantes sauvages et des algues.
Selon elle, les faux steaks tels que ceux de Beyond Meats seront fabriqués avec moins d’ingrédients et d’additifs. Par ailleurs, davantage de substituts de viande seront produits à partir de mycoprotéines.
Toutefois, certaines tendances mises en avant depuis des années ne verront probablement pas le jour d’ici 2030 : c’est le cas notamment des insectes, qui ne devraient pas trouver leur place en tant qu’aliment dans les repas quotidiens occidentaux, ou encore des imprimantes alimentaires 3D.
Biocoop
Capital, Bio : les recettes de Biocoop pour faire face à la concurrence de la grande distribution, 28/12/2020
Le marché du bio a doublé en 5 ans pour atteindre 12 milliards d’euros. La grande distribution représente désormais 52% des ventes en bio.
Biocoop, une coopérative de consommateurs créée en 1986, a réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros en 2019. Grâce à environ 70 ouvertures de magasins par an, Biocoop maintient sa part de marché à environ 13%.
Mais le problème de Biocoop face à la concurrence de la grande distribution est le suivant : comment intégrer les techniques du commerce de masse sans renier ses engagements envers une consommation durable? Pour y répondre, Biocoop a nommé en septembre 2019 Eric Bourgeois, ancien de chez Carrefour, au poste de DG avec pour mission d’améliorer l’efficacité opérationnelle de la coopérative.
Pain au chocolat vs Chocolatine
RTL, Pain au chocolat ou chocolatine ? Les origines du débat, 03/01/2021
Pour commencer l’année, RTL, nous propose la genèse d’un vieux débat qui agite jusqu’aux plus hautes sphères de notre gastronomie.
On y apprend notamment que les origines du pain au chocolat/de la chocolatine remonteraient aux alentours de 1830, lorsqu’un boulanger autrichien du nom de Auguste Zang aurait importé en France les premières viennoiseries. Parmi celles-ci se trouvait un “Schokoladencroissant”, que l’on pourrait traduire littéralement par “croissant au chocolat”.
Selon certains, c’est la sonorité de “Schokoladen” qui aurait donné le mot “chocolatine”. Mais pour d’autre, le “pain au chocolat” viendrait du goûter des enfants, qui auraient remplacé leur morceau de pain avec une barre de chocolat par la viennoiserie. Enfin, certains émettent l’hypothèse que c’est la chanson “Le Petit Pain au Chocolat” de Joe Dassin qui serait à l’origine de la généralisation du terme “pain au chocolat”.
Sbrinz, ce fromage suisse méconnu
Voici, C’est quoi le Sbrinz, ce fromage suisse dont tout le monde parle ?, 21/12/2020
Une fois n’est pas coutume, je vous propose cet article de Voici qui nous présente un fromage suisse qui cartonne : le sbrinz.
Il s’agit d’un fromage au lait de vache brune, certifié AOP et produit par seulement 26 fromageries d’alpage habilitées. Au goût, il a une saveur salée et corsée, qui évolue selon la durée de l’affinage (18 à 36 mois). Il se consomme un peu à la manière du parmesan : soit râpé, soit en copeaux ou alors en le brisant entre les doigts.
L’année où l’ecommerce a changé à jamais
Vox, The year shopping changed forever, 29/12/2020
Une rétrospective très complète de l’année particulière qu’a vécu le commerce de détail aux Etats-Unis en 2020. Comme le résume l’article : “nous nous en souviendrons comme l’année où les achats en ligne ont cessé d’être l’avenir du commerce de détail et ont été propulsés dans le présent”.
Et cette accélération des achats en ligne en 2020 aura de profondes conséquences sur la façon dont des millions d’Américains travaillent, dont le pouvoir des entreprises est concentré et dont les communautés locales vont se reconstruire suite au déclin des malls et des chaînes de grands magasins qu’ils avaient l’habitude de fréquenter.
Quelques chiffres pour se rendre compte du chamboulement qui a eu lieu en 2020 :
- Fin 2019, environ 13 % des achats au détail (hors ventes de voitures et d’essence) avaient étaient effectués en ligne, selon Mastercard. Les achats en ligne ont augmenté de plus de 30 % en 2020 (pour atteindre environ 20% du total des achats au détail).
- Amazon a été le grand gagnant : ses ventes ont augmenté d’environ 39 % aux Etats-Unis en 2020 et Amazon représente désormais 39 % (!!!) de tout le commerce en ligne aux États-Unis, selon eMarketer
- Shopify, qui vend des solutions de commerce électronique aux petits et moyens commerces, a vu ses revenus augmenter de près de 100 % d’une année sur l’autre au cours des neuf premiers mois de 2020.
- Le chiffre d’affaires d’Etsy a augmenté de plus de 100 % au cours des neuf premiers mois de 2020.
L’intelligence artificielle appliquée à la gastronomie
Zdnet, Sony AI launches new project dedicated to gastronomy research, 16/12/2020
Sony AI, la branche de recherche sur l’apprentissage machine et l’intelligence artificielle du groupe japonais, a lancé un nouveau projet, consacré à la recherche et au développement en gastronomie.
Le “gastronomy flagship project” se concentrera sur trois domaines clés :
- une application à base d’algorithmes d’IA pour la création de nouvelles recettes : Sony AI utilisera plusieurs sources de données (recettes, données sur les ingrédients, comme le goût, l’arôme, la saveur, la structure moléculaire et les nutriments) pour développer cette appli.
- un robot pour aider les chefs en cuisine : Sony AI envisage de fabriquer un robot doté de capteurs et d’algorithmes d’IA afin qu’il puisse aider les chefs tout au long du processus de cuisson, de la préparation à la mise en place.
- une initiative de co-création communautaire : elle s’appuiera sur des partenariats avec la communauté mondiale des chefs cuisiniers, des universités, des instituts de recherche et des entreprises.
L’essor du végétarisme au Brésil
New York Times, Brazil Is Famous for Its Meat. But Vegetarianism Is Soaring, 29/12/2020
En 6 ans, le nombre de végétariens a doublé au pays de la viande et l’industrie des protéines végétales y est en plein essor. L’engouement est tel que le pays est devenu un centre d’innovation pour les produits à base de protéines végétales et les startups brésiliennes spécialisées dans les protéines végétales ont connu une forte demande. Comme le précise le co-fondateur de The New Butcher, “nous sommes en train de vivre une révolution”.
Parmi les raisons de cette percée des protéines végétales au Brésil, celles liées à des préoccupations sanitaires arrivent en tête : l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires y ont augmenté ces dernières années. Viennent ensuite la déforestation en Amazonie, liée pour partie à l’expansion de l’industrie de la viande, ainsi que la montée en puissance des mouvements de défense des animaux.
En réponse, les entreprises du secteur de la viande ont commencé à s’adapter et proposent désormais des produits à base de protéines végétales. JBS, la plus grande entreprise de transformation de la viande au monde, a lancé une gamme de produits à base de plantes ayant la même texture et le même goût que la viande sous sa marque Seara. Marcos Leta, fondateur de Fazenda Futuro, devenue en 2019 la première start-up brésilienne à vendre des substituts de viande à base de plantes dans les épiceries du pays, a étudié la chaîne d’approvisionnement de l’industrie de la viande du pays et ses modèles d’exportation. Il est persuadé que le Brésil a le potentiel pour devenir un grand exportateur de produits alimentaires à base de plantes.
Gaspillage alimentaire en Chine
The Guardian, China to bring in law against food waste with fines for promoting overeating, 23/12/2020
Nous en parlions il y a quelques mois mais cette fois-ci le président chinois Xi Jinping a décidé de combattre le gaspillage alimentaire en proposant une loi.
D’après le projet de loi, les établissements de restauration incitant les consommateurs à “commander des repas excessifs et à provoquer un gaspillage évident” seront passibles d’une amende allant jusqu’à 10 000 yuans (soit environ 1250 euros). La loi permettrait également aux restaurants de faire payer aux clients des quantités excessives de restes.
Cette future loi fait déjà grincer des dents sur les réseaux sociaux chinois, certains la qualifiant d’exagérée et arguant que plutôt que de punir les cas de gaspillage alimentaire il aurait mieux valu réglementer la taille des portions proposées dans les restaurants.
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Steve et Jonathan Dolfi - À la Mère de Famille, Stohrer | L’histoire d’une famille d'entrepreneurs gardiens du savoir-faire sucré français
Aujourd’hui, nous sommes avec Steve et Jonathan Dolfi, deux des quatre frères et sœurs à la tête des chocolateries et confiseries À la Mère de Famille et des pâtisseries Stohrer.
Ensemble, nous revenons sur l’histoire de l’entreprise familiale : des débuts du père, Étienne Dolfi, dans la confiserie jusqu’aux rachats successifs d’institutions en région et à Paris. Steve et Jonathan nous expliquent leur vision, ainsi que leur attachement à la longue histoire des établissements qu’ils reprennent et font évoluer dans le respect de leurs deux siècles et demi de tradition. En effet, c’est en 1730 et 1761 que sont fondées respectivement la maison Stohrer et À la Mère de Famille, doyennes parisiennes de la pâtisserie et de la confiserie. La modernisation de ces maisons passe par le choix des produits, par l’amélioration des process et des recettes, par le développement du digital et pourquoi pas par un éventuel développement à l’étranger… Tant d’enjeux que nous racontent Steve et Jonathan dans ce nouvel épisode de Business of Bouffe.
Les bons plans de Steve et Jonathan Dolfi :
- Les paniers d'Alain, recevoir les paniers de légumes du Chef Alain Passard
- Jaïs, restaurant parisien
- Cuisine, restaurant parisien
Pour contacter nos invités :
- Steve Adjadj, https://www.linkedin.com/in/steve-adjadj-637518120
- Jonathan Dolfi, https://www.linkedin.com/in/jonathan-dolfi-2608b218
Plus d'informations sur À la Mère de Famille et Stohrer:
- À la Mère de Famille, https://www.lameredefamille.com/
- Stohrer, https://stohrer.fr/
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