
Au bonheur des livres
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
Épisodes
113 épisodes · page 2 sur 4

Au bonheur de la lecture avec Susie Morgenstern, Guillaume Gallienne et Régine Hatchondo
La lecture est à la fête pour le dernier numéro de la saison de « Au bonheur des livres », qui accueille sur son plateau trois personnalités très différentes, mais toutes engagées, à leur façon, dans la promotion de notre activité favorite. Claire Chazal reçoit ainsi deux authentiques vedettes dans leur domaine, qui n’ont pas craint de faire quelque chose comme un pas de côté…Susie Morgenstern, d’abord, que tout le monde connaît, pas seulement pour ses lunettes fantasques et son accent américain, mais surtout pour ses formidables ouvrages à l’attention de la jeunesse… or, cette autrice émérite à l’imagination si fertile a choisi de se tourner cette fois, avec « Sadie à Brides-les-Bains » (Ed. Eyrolles), vers un lectorat plus large : son livre, plein de fantaisie, est recommandé pour tous les âges ! Guillaume Gallienne lui aussi est sorti de sa zone de confort : le comédien et réalisateur que l’on connaît comme lecteur magnifique et passeur de littérature, est devenu cette fois auteur, en entrant dans la belle collection « Ma nuit au musée ». Dans « Le buveur de brume » (Ed. Stock), il livre un beau récit autobiographique assez inattendu sur ses origines géorgiennes… Ces deux personnalités sont rejointes enfin par Régine Hatchondo, la présidente du CNL, le Centre national du livre, défenseuse de la lecture auprès de tous les publics et qui présentera l’opération « Partir en Livre », sur le thème « Les animaux et nous », qui comme chaque année travaille à sensibiliser ludiquement la jeunesse au bonheur de la lecture. De quoi préparer un bel été de livres !
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« Spéciale Mers et Océans », avec Sylvain Tesson et Christophe Ono-dit-Biot
Du 6 au 13 juin s’est tenu à Nice la troisième conférence de l’ONU sur l’océan : voilà une bonne occasion d’interroger les relations contemporaines entre la littérature et le monde maritime ! C’est une vieille histoire, en vérité, qui ne cesse de recommencer, comme le constatera Claire Chazal en accueillant sur le plateau de « Au bonheur des livres » deux écrivains a priori bien différents, mais tous deux soucieux de la mer.C’est le cas de Christophe Ono-dit-Bio, natif du Havre, plongeur émérite et passionné depuis toujours par la mythologie grecque, qui propose avec « Mer intérieure » (Ed. de l’Observatoire), une sorte de libre panorama, à la fois érudit et personnel, des mille façons de vivre une sorte d’amour primordial avec l’élément liquide… lequel couvre, rappelle-t-il, les deux tiers de notre planète.Sylvain Tesson, lui, est plutôt connu pour être un homme de marche et d’escalade, habitué des forêts et des déserts davantage que des étendues océaniques. Et pourtant, il livre avec « Les piliers de la mer » (Ed. Albin Michel) une réflexion poétique sur ces rochers ou « stacks » qui ont résisté à l’érosion de l’eau pour tendre vers le ciel leur pointe de pierre. Fidèle à ses obsessions, l’auteur en fait des symboles de résistance, en même temps qu’il célèbre, à sa façon, encore une fois, la puissance de la nature, à la fois océanique et minérale…Si leurs modulations sont différentes, ces deux voix n’en expriment pas moins, chacune selon son style, une forme littéraire de conscience écologique et appellent, à travers les mots, au respect des beautés qui nous entourent.
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Mémoire(s) du nazisme, avec Valérie Zenatti et Johann Chapoutot
« Au bonheur des livres », l’émission littéraire de Public Sénat, célèbre l’arrivée de la chaîne sur le Canal 8 avec un rendez-vous exceptionnel : 80 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, Claire Chazal évoquera cette mémoire partagée en compagnie de l'historien Johann Chapoutot, dont le nouvel essai, « Les irresponsables » (Ed. Gallimard), revient sur les origines de l’arrivée d'Hitler au pouvoir, et la romancière Valérie Zenatti, qui évoquera la figure du grand écrivain Aharon Appelfeld (1932-2018) dont elle fut l’amie et demeure la traductrice.L’occasion en est donnée par la publication en français de « La ligne » (Ed. de l’Olivier), un livre de 1991 où l’auteur israélien revient encore une fois sur le traumatisme de la Shoah et la question de la culpabilité, individuelle et collective, à laquelle la littérature lui a permis, tout au long de son œuvre, de répondre de façon à la fois nuancée et bouleversante. Cette question de la culpabilité est évidemment au cœur du travail d’historien de Johann Chapoutot qui, dans « Les irresponsables », étudie en détail la période 1930-1933 en Allemagne, et la façon dont la classe dirigeante conservatrice s’est laissée avec complaisance dévorée par le nazisme.Elle-même écrivaine, Valérie Zenatti connaît bien ces questions, si bien que le dialogue s’annonce passionnant, entre littérature et Histoire, sur des enjeux dont on comprend qu'ils restent plus que jamais d’actualité.
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Victoria Mas et François Sureau, Les aventures de l’Histoire
On peut faire de l’Histoire en s’amusant. On peut surtout faire de la littérature en s’intéressant sans ennui à l’histoire ! C’est ce que démontrent avec brio les deux invités de Claire Chazal pour cette nouvelle émission de « Au bonheur des livres ».La première a connu un succès assez fulgurant avec ses deux premiers romans et revient avec une nouvelle fiction historique qui s’intéresse au sort d'un personnage remarquable mais méconnu, Marie-Thérèse, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, enfermée pendant trois ans à la prison du Temple : Victoria Mas signe ainsi avec « L'Orpheline du Temple » (Ed. Albin Michel) un livre aussi trépidant que soigneusement documenté.Ces mêmes qualités se retrouvent à l’évidence chez notre second invité, qui est non seulement écrivain et académicien, mais aussi avocat de renom et personnalité publique très écoutée dans les sphères politiques : François Sureau propose avec « Les enfants perdus » (Ed. Gallimard), le premier volume d’une série d’aventures mettant en scène le personnage imaginaire de Thomas More. Celui-ci traversera les époques à l’occasion d’enquêtes policières qui seront autant de tableaux historiques minutieux et vivants.Le point commun entre ces deux personnalités passionnées n’est pas seulement le goût de l’Histoire, c’est aussi le plaisir communicatif de la raconter sous des formes originales.
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Fiction ou réalité : des destins présidentiels, avec Karine Tuil et Patrice Duhamel
Il sera question de littérature, mais aussi de politique sur le plateau de « Au bonheur des livres », où Claire Chazal accueille Patrice Duhamel et Karine Tuil.Le premier publie avec « La photo » (Ed. de l‘Observatoire) une passionnante enquête qui s’apparente presque à un récit de fiction : son point de départ est la fameuse photo d’octobre 1942, longtemps restée secrète, qui montre François Mitterrand, jeune homme de 26 ans, accueilli à Vichy par le Maréchal Pétain. Cette photo n’a jamais été utilisée politiquement par les adversaires de Mitterrand, qui pourtant la connaissaient : pourquoi ? Et si cela avait été le cas, l’histoire de la Ve République en aurait-elle été changée ? Ce sont souvent les « si » qui font les meilleurs récits, et on le voit avec le formidable roman de Karine Tuil, « La guerre par d’autres moyens » (Ed. Gallimard), où elle imagine le destin contemporain d’un président de la République déchu, dont le sort public et la vie privée se compliquent de même et font penser à bien des situations réelles de notre époque présente… Et si cette fiction venait effectivement à rejoindre la réalité ? Quelle vérité nous délivre alors le roman sur les rapports de force dans notre société ?
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Algérie d’hier, romans d’aujourd’hui, avec Clara Breteau et Éric Fottorino
Avec l’affaire Boualem Sansal, le prix Goncourt à Kamel Daoud, et les diverses tensions diplomatiques, l’Algérie reste au cœur de l’actualité française… Elle le sera aussi sur le plateau de « Au bonheur des livres », où Claire Chazal accueille Éric Fottorino et Clara Breteau pour deux romans passionnants : « Des gens sensibles » (Ed. Gallimard) et « L’avenue de verre » (Ed. du Seuil).Primo romancière, mais aussi chercheuse, Clara Breteau utilise la fiction pour s’interroger à travers la figure de son père sur tout un passé colonial et familial, tandis qu’Éric Fottorino, en écrivain et journaliste aguerri, revient sur une époque où la grande histoire collective peut croiser la nostalgie individuelle…Ce sont des voix de générations différentes, mais qui savent avec nuance aborder des questions d’identité où nous continuons d’être tous impliqués aujourd’hui. Les livres, ainsi, comme le montrera Claire Chazal une fois de plus, sont la plus belle façon de nous interroger sur hier et aujourd’hui.
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Romans de jeunesse et d’aujourd’hui, avec David Foenkinos et Ambre Chalumeau
Claire Chazal reçoit pour ce numéro de « Au bonheur des livres » deux phénomènes ! La jeune Ambre Chalumeau d’abord, que l’on connaît comme journaliste culturelle pour le magazine Quotidien, sur TMC, et qui se révèle une romancière pleine de pep’s et de talent avec son premier livre, « Les Vivants » (Ed. Stock), succès-surprise de ce printemps, qui ne cesse d’être réimprimé. Le second invité est un peu plus âgé, puisqu’il a aujourd’hui 50 ans, mais il reste un éternel jeune homme, fidèle ses débuts, qui furent aussi ceux d’un authentique phénomène de l’édition : David Foenkinos a connu une reconnaissance formidable dès ses premiers romans et revient aujourd’hui avec « Tout le monde aime Clara » (Ed. Gallimard).Le point commun le plus apparent entre les livres de nos deux écrivains tient à leur intrigue, puisque dans chacun d’eux un jeune personnage tombe dans le coma, et son état sert d’une certaine façon de révélateur... Ambre Chalumeau, avec beaucoup de verve et un sens marqué de la punchline, dresse ainsi une sorte de portrait générationnel, en racontant la vie de jeunes gens sortant à peine de l’adolescence, avec leurs traits d’époque et leurs questionnements universels. David Foenkinos, quant à lui, traite encore une fois de son sujet fétiche, l’amour, à travers le destin de sa jeune héroïne endormie, Clara, et de son père, qui veut devenir écrivain…Dans les deux cas, ce sont des récits enlevés et originaux, avec une forme singulière de dynamisme littéraire, qui fait du bien.
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Jean-Paul Kauffmann, écrivain par destin
À personnalité exceptionnelle, émission d’exception : Claire Chazal reçoit Jean-Paul Kauffmann comme invité unique de « Au bonheur des Livres », pour évoquer son dernier ouvrage, « L'accident » (Éditions des Équateurs) et retracer quelque chose comme le parcours d’une vie.Le nom et le visage de Jean-Paul Kauffmann sont entrés dans l'existence quotidienne de nombreux Français, au milieu des années 1980, lorsqu’à chaque journal télévisé il nous était rappelé que le grand reporter était otage au Liban, ce qu'il restera pendant près de trois ans, de 1985 à 1988.Cet épisode douloureux de sa vie a été aussi le point de départ d’une sorte de vocation : il était journaliste, il est devenu authentiquement, écrivain, racontant dans de beaux livres son rapport à la vie, au vin, à la foi, aux voyages, etc. Il donne aujourd’hui dans « L’accident » une sorte de récit rétrospectif remontant à son enfance heureuse et à l'« accident » qui a peut-être orienté son destin... Quoi qu’il en soit, ce beau livre autobiographique est l’occasion de rencontrer un homme affable et passionnant, qui porte avec allant ses 80 ans et dont nous écouterons avec le plus vif intérêt la conversation à laquelle nous convie Claire Chazal.
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« Au bonheur de Leïla Slimani »
Leïla Slimani est aujourd'hui davantage qu’une écrivaine, même si c’est bien sûr par le biais des livres qu’elle s’est fait connaître, en particulier « Chanson douce », son deuxième roman, prix Goncourt à succès en 2016. Elle est devenue un véritable personnage de la vie publique, intellectuelle et médiatique, dont les avis comptent pour évoquer la question des femmes et du féminisme, par exemple, celle de la francophonie ou celle encore des libertés dans son pays d’origine, le Maroc.C’est à ce dernier qu'elle a consacré une trilogie romanesque et historique particulièrement enlevée, intitulée « Le Pays des autres », dont paraît aujourd’hui le troisième volume, « J'emporterai le feu » (Ed. Gallimard), après « La guerre, la guerre, la guerre » et « Regardez-nous danser ». Voilà ainsi une occasion rêvée pour Claire Chazal de recevoir comme invitée exceptionnelle de « Au bonheur des livres » l’une des personnalités littéraires les plus vives et les plus engagées dans le monde contemporain.
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Nathalie Azoulai et Pierre Assouline : l'amour et la guerre
La guerre et l’amour sont des sujets éternels de romans : on le vérifiera encore une fois dans ce numéro de « Au bonheur des livres » qui accueille deux écrivains reconnus et personnalités passionnantes, Nathalie Azoulai et Pierre Assouline.La première raconte dans « Toutes les vies de Théo » (Ed. P.O.L) l’histoire d’un couple « mixte » (elle est juive et lui chrétien breton) que vont perturber les événements du 7 octobre et la situation de Gaza, soumettant chacun à la question de son identité. Nulle lourdeur cependant dans ce récit qui se confronte avec audace et humour au présent le plus brûlant…Pierre Assouline, quant à lui, nous parle également d’un couple, et de cette même question de l’identité juive en temps de guerre, mais cette fois en retournant en arrière, en Israël, à l’automne 1973, au moment de la guerre du Kippour. Le héros de « L’annonce » (Ed. Gallimard) est un jeune Français, sans doute proche de ce que fut l’auteur, qui va rencontrer une soldate Israélienne engagée dans la lutte pour son pays.Claire Chazal aura à cœur, en dialoguant avec ses invités, d’interroger alors le rapport particulier qu’ils entretiennent avec l’Histoire, une Histoire que nous continuons de vivre, au présent, et à laquelle ils nous font réfléchir par l’entremise la plus noble de la littérature.
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« Voix connues, histoires intimes » avec Marie Drucker et Marc Lavoine
On connaît leur voix et leur visage, parfois un peu moins leur histoire, familiale ou intime : Marie Drucker et Marc Lavoine sont des vedettes qui nous semblent familières, mais que leurs livres permettront de découvrir d’une autre façon. C’est ce à quoi nous invite Claire Chazal, en les recevant sur le plateau de « Au bonheur des livres » pour leurs ouvrages « Nos cœurs déracinés » (Ed. Grasset) et « Quand arrivent les chevaux » (Ed. Fayard).Marie Drucker raconte ainsi l’histoire de sa famille, venue d’Europe de l’Est et qui choisit la France ; l’occasion de réfléchir, non seulement à ses origines, mais plus généralement à ce que peut représenter une culture et signifier profondément une identité. Marc Lavoine, quant à lui, après avoir déjà évoqué son père dans un livre précédent, s’attache, par une écriture poétique originale, à rendre hommage à sa mère, au chevet de laquelle il convoque toutes les ressources de l’imaginaire…Ce sont donc deux expériences fortes, à la fois de création et de témoignage, qui se croiseront et dialogueront dans le cadre, toujours bienveillant, de l’émission littéraire de Public Sénat !
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Denis Podalydès et Bertrand Belin, raconter ses familles et ses déterminismes
Ce sont deux authentiques artistes qu’accueille Claire Chazal cette semaine sur le plateau d'e « Au bonheur des livres » : Denis Podalydès, l’extraordinaire comédien et metteur en scène que l’on connaît tous, et Bertrand Belin, le musicien, chanteur, auteur, compositeur, et lui-même acteur de cinéma à ses heures… L'un et l’autre ont aussi en commun d’avoir un rapport privilégié à l’écriture, et à la littérature en général : ils ont chacun publié divers ouvrages, et font paraître aujourd’hui deux livres, « L’ami de la famille » (Ed. Julliard) et « La figure » (Ed. P.O.L).Très différents dans la forme, ces deux livres se rapprochent dans le fait de raconter, avec brio, ce que l'on peut appeler une expérience sociale. Denis Podalydès explique ainsi comment il est devenu, dans sa jeunesse, un « ami de la famille » de Pierre Bourdieu, par l’intermédiaire de l'un des fils, Emmanuel. Son récit réussit à évoquer de façon originale une grande figure intellectuelle française, à travers les souvenirs intimes d’un jeune homme qui cherchait simplement un second foyer, plus lumineux que le sien.Cette expérience se retrouve d’une autre façon chez Bertrand Belin, qui suggère plutôt qu’il n’explique, dans la fable poétique de « La figure », le destin d’un enfant réussissant à échapper à son milieu pour accéder au monde de la culture… La confrontation de ces deux voix, exigeantes et sincères, sera à coup sûr l’occasion pour Claire Chazal d’animer une conversation passionnante sur les vertus de la littérature, et de l’art en général, comme remède aux blessures sociales ou familiales. Une belle invitation à lire, en somme !
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Amour ou emprise : histoires de rencontres
Et si on parlait d'amour ? La question est moins cliché qu'il n'y paraît, surtout lorsque ce sont des romanciers contemporains qui se la posent. Claire Chazal accueille ainsi pour un nouveau numéro de « Au bonheur des livres » deux écrivains exceptionnels, qui ont en commun de parler du couple dans leurs nouveaux romans respectifs : Camille Laurens, pour « Ta promesse » (Ed. Gallimard), et Pascal Quignard pour « Trésor caché » (Ed. Albin Michel).
Quelle différence, cependant, dans le traitement d'un même thème !
Camille Laurens propose en effet, à travers ce qu'on pourrait appeler un « roman de procès », un tableau assez terrifiant du rapport d'emprise qui peut exister entre un homme et une femme, peut-être inspiré - puisqu'elle est l'une des figures les plus connues de l'autofiction - de sa propre expérience...
Claire Chazal pourra lui poser la question, de même qu'elle pourra interroger Pascal Quignard sur la part intime, et peut-être autobiographique de l'expérience qu'il relate dans son beau livre, où l'amour apparaît au contraire comme une forme de renaissance possible, l'âge venant, dans une harmonie qui est celle aussi de la nature et des éléments.
Ce sont en tout cas deux ouvrages importants, qui font l'actualité, et dont on ne peut être qu'être curieux de voir débattre leurs auteurs !
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Des affaires de famille, avec Blandine Rinkel et Adèle Yon
« Familles, je vous hais ! » La célèbre exclamation d'André Gide, dans « Les nourritures terrestres », est-elle encore d’actualité ? C’est en tout cas une question que pourrait nous poser Claire Chazal pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres », en accueillant deux écrivaines, jeunes et talentueuses, Blandine Rinkel et Adèle Yon.La première a déjà q0uelques livres très remarqués à son actif : elle est également chanteuse, danseuse et performeuse, et s’illustre avec brio comme une voix féminine, sinon féministe, du paysage littéraire contemporain… C’est au thème de la famille qu’elle s’intéresse dans son nouveau livre, « La faille » (Ed. Stock), où il suffit donc d’une lettre pour que soit mise en cause une forme d’institution parfois oppressive, selon elle, à laquelle elle nous invite à réfléchir, sous une forme singulière, entre essai et autobiographie.La seconde est une authentique révélation de cette rentrée d’hiver, où elle publie son premier livre, « Mon vrai nom est Elisabeth) (Ed. du Sous-sol) : Adèle Yon raconte de manière particulièrement originale l’enquête qu’elle a menée sur son arrière-grand-mère déclarée folle et internée de force, et propose à partir de là une réflexion passionnante sur le patriarcat.Aussi littéraires qu’engagées, ces deux jeunes femmes seront-elles d’accord dans leur approche critique de la société, telle que peut en rendre compte un livre ? C’est ce que Claire Chazal tentera avec nous de démêler, dans une conversation vive et captivante.
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Frédéric Beigbeder - Marie Nimier : "Des parents terribles... et inspirants"
Les livres que les écrivains consacrent à leur père ou à leur mère s'inscrivent dans une longue tradition biographique, et ont presque fini par constituer un genre littéraire en soi. Ils sont nombreux, en tout cas, à paraître en cette rentrée d'hiver 2025, et « Au bonheur des livres » a donc choisi d'inviter deux auteurs qui s'illustrent particulièrement dans cet exercice : Frédéric Beigbeder qui consacre un récit très personnel à son père Jean-Michel, « Un homme seul » (Ed. Grasset), et Marie, Nimier, qui propose dans un livre intitulé « Le côté obscur de la reine » publié dans la collection illustrée « Traits et portraits » du Mercure de France, une sorte de lettre à sa mère défunte, après avoir écrit il y a vingt ans sur son père, l'écrivain culte Roger Nimier, dans « La reine du silence », prix Médicis en 2004.
En les recevant, Claire Chazal pourra interroger un lien de filiation parfois ambigu, mais toujours passionnant à redécouvrir à travers la littérature.
Frédéric Beigbeder fait ainsi le portrait d'un homme seul, figure paternelle à la fois fascinante et intrigante, produit d'une enfance soumise à la sévérité d'un pensionnat d'un autre âge et symbole aujourd'hui révolu d'une espèce de masculinité triomphante... Marie Nimier, quant à elle, raconte ¿le pouvoir d'une mère, très belle et volontiers manipulatrice, qui a toujours arrangé la fiction familiale à sa guise, obligeant sa fille à un exercice de vérité, parfois douloureux mais souvent très malicieux également.
Deux auteurs, deux livres, pour un sujet commun finalement universel, qui permettra à coup sûr de donner aux échanges orchestrés par Claire Chazal une certaine émotion que nous partageons tous.
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Géricault et Mécène, héros de roman, sous la plume de Patrick Grainville et Pascale Roze
C'est dans le monde de l'art que nous invite Claire Chazal pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres » en recevant deux écrivains, Pascale Roze et Patrick Grainville, anciens lauréats du prix Goncourt, pour leurs livres respectifs « Le roman de Mécène » Ed. Stock et « La Nef de Géricault » Ed. Julliard.
Le point commun entre ces deux ouvrages, passionnants, est en effet de se servir d'un matériau historique particulièrement riche pour livrer une réflexion qui continue d'être contemporaine sur la création, ses enjeux, ses milieux.
Pascale Roze plonge pour cela dans une époque qu'elle aime et connaît particulièrement bien : la république romaine, dont elle restitue le destin d'une figure peu connue, celle de Mécène, un ami et bienfaiteur des artistes et des poètes qui a bien sûr donné son nom à la pratique du mécénat, mais dont on ignorait les détails de la vie, qu'elle raconte avec une grande minutie.
Patrick Grainville fait de même pour Théodore Géricault et son fameux tableau, Le radeau de la Méduse : lui qui a souvent écrit sur les peintres retrouve dans ce livre, les flamboyances de style qui le caractérisent pour s'interroger sur les mystères, toujours actuels, d'une oeuvre d'art...
De l'Antiquité à aujourd'hui en passant par les débuts du XIXe siècle, c'est donc à un voyage plein de rebondissements dans le monde des artistes que nous invite Claire Chazal.
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Andreï Makine et Jean-Claude Grumberg, Deux destins du XXe siècle
C’est à la fois la grande histoire et l’intimité volontiers tragique des destins individuels qui seront évoqués par Claire Chazal dans ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres », en accueillant Andreï Makine et Jean-Claude Grumberg, deux auteurs passionnants... et deux fortes personnalités !Le premier est né (en 1957) dans ce qui était alors l’URSS, s’est installé ensuite en France et en a adopté la langue pour ses nombreux romans, a obtenu le prix Goncourt puis est entré à l’Académie française : il publie aujourd’hui un nouveau livre, « Prisonnier du rêve écarlate » (Ed. Grasset). C’est un peu l’histoire de son pays d'origine que raconte ainsi l’écrivain, dans cette vaste fresque où l’on suit l’itinéraire d’un jeune communiste français qui part pour Moscou en 1939, et reviendra à Paris trente ans plus tard, après avoir vécu le stalinisme de l’intérieur, pour retrouver à sa grande surprise une forme d’hypocrisie occidentale.Si ce destin est fictif, celui que raconte Jean-Claude Grumberg dans « Quand la terre était plate » (Ed. du Seuil) est en revanche bien réel : c’est celui de sa mère, Suzanne, et à travers elle le parcours de nombreux Juifs d’Europe centrale et de l’Est qui ont subi les chaos terribles du XXe siècle, et dont le point d’arrivée fut parfois Paris, où est né l’auteur (en 1939), qui n’aura de cesse dans son œuvre de revenir - au théâtre, au cinéma ou dans ses livres - sur l’histoire de sa famille, avec un humour et une fantaisie formidables, souvent teintés de désespoir.Deux regards d’artistes authentiques sur la façon qu’a l’Histoire d’infléchir les destins, en faisant naître parfois des vocations d’écrivain.
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Adolescences, entre désarroi et tragédie
C’est un sujet sensible, l’adolescence, qu’abordera Claire Chazal dans ce numéro de « Au bonheur des livres » en accueillant Philippe Besson et Florence Seyvos.Ces deux écrivains remarquables évoquent en effet dans leurs livres respectifs, « Vous parler de mon fils » (Ed. Julliard) et « Un perdant magnifique » (Ed. de l’Olivier), les difficultés parfois violentes que rencontrent les jeunes gens à la sortie de l’enfance, qu’il s’agisse de l’époque contemporaine ou du souvenir plus ancien des années 1980.Philippe Besson traite ainsi d’un phénomène de société particulièrement douloureux : le harcèlement scolaire d’un tout jeune garçon, face auquel son entourage familial ne sait pas forcément comment réagir pour éviter un drame …Florence Seyvos, dans un registre moins tragique et tout en nuances, fait le portrait d’un beau-père singulier et raconte à partir de là l’adolescence à la fois rêveuse et perturbée d’une adolescente d’une quinzaine d’années, dont elle restitue la voix avec une très grande justesse.Les deux auteurs se retrouvent en tout cas pour suggérer les affres et les émotions d’un âge ouvert au romanesque, et la conversation s’annonce passionnante entre eux, qui travaillent aussi l’un et l’autre pour le cinéma et savent ainsi, mieux que quiconque, mettre en scène les émotions.
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Histoires de la Ve République, avec Michèle Cotta et Gilles Boyer
C’est de politique qu’il va être question dans ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres », dans laquelle Claire Chazal accueille Michèle Cotta et Gilles Boyer. On ne présente plus la première, journaliste émérite et grand témoin de plusieurs décennies de vie publique française, qui livre dans « Les derniers grands » (Ed. Plon) le récit haletant, digne parfois d’un thriller psychologique, de ses souvenirs sur la Ve République entre 1981 et 2002.On connaît le second en tant que député européen, proche d’Édouard Philippe, mais aussi comme écrivain qui se risque cette fois, avec « Petit-Clamart » (Ed. JC Lattès), à la politique-fiction, puisqu’il s’agit d’un vrai roman à suspense où l’auteur imagine ce qui aurait pu se passer si l’attentat de 1962 contre le général de Gaulle avait eu une autre issue…Bien sûr, à partir de ces deux points de vue différents, c’est un certain rapport à l’Histoire contemporaine, et donc à notre présent immédiat, que pourra interroger Claire Chazal dans cette conversation - qu’on devine déjà passionnante - avec ses deux invités.
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Des filles pas comme les autres ? Avec Mazarine M. Pingeot et Louise Chennevière
C'est un numéro de « Au bonheur des livres » très féminin que propose Claire Chazal cette semaine, puisque sont invitées sur le plateau de l'émission littéraire deux autrices formidables, Mazarine M. Pingeot et Louise Chennevière, dont les livres traitent de façon très personnelle de la question des femmes aujourd'hui.
La première le fait d'une façon qu'on peut dire intime, en racontant dans « 11 quai Branly » (Ed. Flammarion) ce que fut son adolescence si particulière de fille « cachée » du président François Mitterrand... L'évocation de l'appartement étatique et impersonnel où elle vivait avec sa mère, pour des raisons de sécurité, sert ainsi de point de départ à un authentique récit d'initiation : comment, en tant que femme, acquérir son identité propre lorsqu'on a été soumise d'abord au secret, puis à la violence des médias ?
C'est aussi une question que pose Louise Chennevière, jeune écrivaine de 30 ans, dans son troisième et très beau livre, « Pour Britney » (Ed. P.O.L). D'une plume très originale, elle y dresse les portraits croisés de deux femmes, la chanteuse Britney Spears, dont on connaît le destin d'adolescente-star et jeune femme brisée, mais aussi de Nelly Arcan, l'autrice canadienne du best-seller « Putain », qui s'est suicidée à 36 ans, en 2009.
C'est son propre parcours, et ses possibles traumatismes de jeune femme d'aujourd'hui, que Louise Chennevière interroge de la sorte, et nul doute que ses échanges avec Mazarine M. Pingeot et Claire Chazal permettront de confronter des points de vue également précieux, de générations différentes, sur des questions qui touchent profondément notre société, après l'onde de choc de #MeToo.
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Des amours en fuite, avec Jean-Pierre Montal et Bernard Comment
Cette semaine, il sera question d’amour dans « Au bonheur des livres » !Claire Chazal accueille en effet deux écrivains qui ont en commun d’avoir publié de beaux romans d’amour, assez singuliers, en cet automne : Jean-Pierre Montal et Bernard Comment.Le premier vient d’être couronné du Prix des Deux-Magots pour « La Face Nord » (Ed. Séguier), récit d’une rencontre entre un homme aux abords de la cinquantaine et une femme de plus de vingt ans son aînée, qui se reconnaissent dans l’adoration d’un classique de Leo McCarey, « Elle et lui »… Ce titre de film vaut bien sûr aussi pour l’histoire de leur relation, qui s’ouvre progressivement sur tout un passé, à la fois intime et historique, évoqué avec une grande délicatesse et une merveilleuse ironie mélancolique.Les complications de l’amour et de l’âge se retrouvent également dans le beau roman de Bernard Comment, « La Ferme du Paradis » (Ed. Albin Michel), où le héros s’éprend quant à lui d’une femme plus jeune : c’est le point de départ d’une fugue romanesque assez radicale, qui est aussi une réflexion subtile et poignante sur les frontières et les valeurs de notre monde contemporain.Il se trouve que les deux invités, en plus d’être d’excellents romanciers, sont aussi de fins éditeurs : Claire Chazal pourra ainsi s’entretenir avec eux du regard que permet aujourd’hui la littérature sur la société, et tout simplement du « bonheur des livres » qu’ils aiment partager.
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Rencontres et portraits, avec Guillaume Durand et François Armanet
Cette semaine, les invités de Claire Chazal dans « Au bonheur des livres » se connaissent et leurs livres se ressemblent : Guillaume Durand et François Armanet sont en effet deux journalistes et écrivains de la même génération, qui publient chacun un livre passionnant d’entretiens et de souvenirs.Le premier livre dans « Bande à part » (Ed. Plon) une sorte de chronique un peu désabusée de son temps, à travers ses rencontres avec de nombreuses personnalités du monde politique et du spectacle : de David Bowie à Marine Le Pen, de Nicolas Sarkozy à Julien Clerc, les anecdotes sont nombreuses dans cette galerie de portraits en clair-obscur, et sans doute Guillaume Durand en livrera-t-il quelques-unes sur le plateau…Le second donne dans « Vous savez quoi ? Le roman d’un journaliste » (Ed. La Table ronde) un tableau de ses admirations, où la musique et le cinéma ont une part importante puisqu’on y retrouve des entretiens souvent étonnants, réalisés à des époques diverses, avec Lou Reed, Jean-Luc Godard, John Le Carré, Joan Baez, etc. L’ensemble s’apparente alors à une sorte de journal polyphonique et littéraire, qui traverse d’un pas leste et souvent plein d’humour plusieurs dizaines d’années de création.Ce sont en tout cas deux personnalités fortes, éloquentes et chic qui se trouvent réunies sur Public Sénat autour de Claire Chazal : après avoir été des intervieweurs de premier ordre, ils méritaient bien d’être interviewés à leur tour !
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François Hollande : Un président historien
Émission exceptionnelle cette semaine dans « Au bonheur des livres ». Claire Chazal reçoit un invité unique, qui a pour particularité d’avoir été Président de la République avant de redevenir aujourd’hui député de la Corrèze : François Hollande. Mais ce n’est pas seulement l’homme politique, rompu aux joutes parlementaires et élyséennes, qui est ainsi convié sur le plateau de Public Sénat : c’est aussi l’homme de plume, habitué des succès de librairie, qui livre aujourd’hui son histoire de la gauche, sous le titre : « Le Défi de gouverner. La gauche et le pouvoir de l’affaire Dreyfus jusqu’à nos jours » (Ed. Perrin). Une telle façon d’intituler son ouvrage montre bien que l’ambition de François Hollande est d’aborder le passé en véritable historien du courant de pensée qui est le sien, mais également d’envisager le présent… et peut-être son propre avenir, puisqu’il semble loin de vouloir prendre sa retraite politique. Une conversation sans concessions avec Claire Chazal, avec le recul nécessaire pour nous éclairer sur le positionnement d’un acteur majeur du jeu politique contemporain.
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Spéciale Foire du livre de Brive
« Au bonheur, des livres » a le plaisir cette semaine de célébrer une manifestation littéraire tout à fait singulière, qui connaît le succès depuis plus de 40 ans, pour le plus grand bonheur des écrivains et d’un abondant public de lecteurs : la Foire du livre de Brive ! À l’occasion de sa 42e édition, Claire Chazal accueille ainsi celui qui en est le président et qu’on ne présente plus : Jérôme Garcin, journaliste émérite et écrivain de talent, qui vient parler de son dernier livre, « Des mots et des actes » (Ed. Gallimard), passionnante évocation des auteurs français pendant la Seconde Guerre mondiale, certains résistants et d’autres, trop nombreux, collaborateurs … Il sera accompagné sur le plateau par un autre écrivain également présent à Brive, naguère lauréat du prix Goncourt (en 2007 pour « Alabama Song ») et auteur aujourd’hui d’un très beau nouveau roman, « Le monologue de la louve » (Ed. Lattès), qui met en scène une reine un peu oubliée de l’Antiquité, Hécube, cette souveraine troyenne dont il fait un personnage moderne et une source de réflexion contemporaine sur la place des femmes. Avec des invités d’une telle qualité, nul doute que le meilleur de la littérature sera à l’honneur dans la conversation menée par Claire Chazal, à laquelle Public Sénat, en partenariat avec la Foire de Brive, a le plaisir de vous convier !
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Mon Amérique à moi
Jamais les élections présidentielles aux États-Unis n’ont semblé aussi incertaines : bien malin, celui qui peut annoncer sans risque qui de Kamala Harris ou Donald Trump succédera à Joe Biden ! Le suspens demeurera entier jusqu'au 5 novembre, et ces circonstances exceptionnelles sont l’occasion d’un numéro spécial de « Au bonheur des livres », où Claire Chazal accueille un très fin connaisseur de l'Amérique en la personne de Philippe Labro, journaliste qu'on ne présente plus, cinéaste émérite et plus que jamais écrivain, puisqu’il publie cet automne « Deux gimlets sur la 5e avenue » (Ed. Gallimard), un court roman, léger et nostalgique, qui est aussi une sorte de bilan stylisé de ses relations avec les États-Unis. Lui qui a écrit pour Johnny Hallyday la chanson « Mon Amérique à moi » nous fera profiter de sa formidable expérience et de son regard toujours affûté sur le monde contemporain et les mythes américains qu’il a tant aimé mettre en mots. Un rendez-vous exceptionnel !
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La part obscure des chefs-d’œuvre
Les artistes sont-ils de bons personnages de roman ? C'est bien ce qu'il semble, à en croire les deux écrivains que reçoit Claire Chazal pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres » : Grégoire Bouillier pour « Le syndrome de l'Orangerie » (Ed. Flammarion) et Guillaume Perilhou pour « La couronne du serpent » (Ed. de L'Observatoire), des livres particulièrement remarqués en cette rentrée littéraire et chacun d'une originalité captivante.Le premier s'intéresse aux fameux « Nymphéas » de Claude Monet, sous la forme d'une enquête (presque) policière, pleine d'humour, de science et de suspense : quel secret se cache donc derrière cette extraordinaire série de panneaux peints par l'artiste pendant des décennies ? Le second est tout aussi interrogatif et passionnant, en se confrontant aux mystères d'un créateur aussi génial et torturé que le cinéaste Luchino Visconti, au moment où il réalise « Mort à Venise » et recherche l'adolescent - sa victime - qui incarnera à l'écran le jeune Tazzio ...Deux regards sur l'art et ses faces sombres, et un échange particulièrement stimulant, drôle et vivant, sur ce que peut être le meilleur de la littérature aujourd'hui !
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Être né quelque part, raconter d’où l’on vient ?
Claire Chazal nous propose une invitation au voyage pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres » : un voyage de retour, vers la terre natale ou la ville d’enfance, tel que nous y invitent Maylis de Kerengal et Jérôme Ferrari dans leurs nouveaux romans respectifs, « Jour de ressac » (Ed. Verticales) et « Nord Sentinelle » (Ed. Actes Sud).Ces deux écrivains formidables, qui incarnent au sens fort le présent de la littérature française, appartiennent à la même génération et ont déjà connu la consécration avec des titres précédents : Jérôme Ferrari a ainsi été récompensé du prix Goncourt pour « Le sermon sur la chute de Rome » (en 2012) et Maylis de Kerengal, dont « Réparer les vivants » fut (en 2014) un phénomène de société et d’édition, a par exemple obtenu le prix Médicis (en 2010) pour « Naissance d’un pont ».Cette fois, on ne sait pas quels lauriers leur seront décernés en cette rentrée littéraire, mais ce qui est certain, c’est que leurs livres se rejoignent dans un commun mouvement vers les lieux de leurs origines : c’est la Corse pour l’un, avec ses traditions mais aussi l’envahissement du tourisme ; c’est la ville du Havre pour l’autre, avec son identité architecturale et portuaire si particulière, qui pousse à la rêverie comme peut-être à la fiction.Les lieux peuvent-ils alors être des héros de roman ? Assurément, à en croire nos deux écrivains, qui recourent, chacun à leur façon, à une intrigue policière à suspens… qui n’empêche pas la réflexion sur les questions d’identité et d’altérité, et interroge aussi sur les formes contemporaines de la violence. La profondeur n’interdisant pas l’humour ni les plaisirs du style.
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Des romanciers engagés ?
Claire Chazal présente désormais « Au bonheur des livres », l'émission de Public Sénat qui fait aimer les livres ! Celle-ci inaugure sa troisième saison avec un sommaire exceptionnel, puisqu'elle accueille deux des auteurs les plus en vue de la rentrée d'automne : Alice Zeniter et Gaël Faye, qui incarnent avec brio une nouvelle génération de romanciers. Gaël Faye avait créé l’événement il y a huit ans avec son premier roman, « Petit pays », évocation très personnelle du génocide au Rwanda qui connut un succès considérable. Il revient aujourd’hui avec un second livre qui sonne comme un retour au pays des origines, à travers une fresque sur plusieurs générations dont l’emblème est un arbre donnant son titre au récit : « Jacaranda » (Ed. Grasset). C’est cette même ambition d’embrasser par le roman l’histoire d’un peuple qui anime Alice Zeniter dans « Frapper l’épopée » (Ed. Flammarion), où elle interroge le destin de la Nouvelle-Calédonie à travers un kaléidoscope subtil et savant de personnages. La romancière a elle aussi connu un grand succès par le passé, notamment avec « L’art de perdre », couronné entre autres par le prix Goncourt des lycéens en 2017 : son nouveau livre semble promis au même avenir. Nul doute que Claire Chazal saura donner à la conversation de ces deux écrivains encore jeunes - ils ont moins de quarante ans - la vivacité et l’esprit qu’appellent leurs romans : une invitation éminemment contemporaine à penser l’histoire, et en particulier les questions d'identité culturelle et post-coloniale, à travers le prisme de la meilleure des fictions.
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Petit pays, grands romans
Claire Chazal présente désormais « Au bonheur des livres », l'émission de Public Sénat qui fait aimer les livres ! Celle-ci inaugure sa troisième saison avec un sommaire exceptionnel, puisqu'elle accueille deux des auteurs les plus en vue de la rentrée d'automne : Alice Zeniter et Gaël Faye, qui incarnent avec brio une nouvelle génération de romanciers. Gaël Faye avait créé l’événement il y a huit ans avec son premier roman, « Petit pays », évocation très personnelle du génocide au Rwanda qui connut un succès considérable. Il revient aujourd’hui avec un second livre qui sonne comme un retour au pays des origines, à travers une fresque sur plusieurs générations dont l’emblème est un arbre donnant son titre au récit : « Jacaranda » (Ed. Grasset). C’est cette même ambition d’embrasser par le roman l’histoire d’un peuple qui anime Alice Zeniter dans « Frapper l’épopée » (Ed. Flammarion), où elle interroge le destin de la Nouvelle-Calédonie à travers un kaléidoscope subtil et savant de personnages. La romancière a elle aussi connu un grand succès par le passé, notamment avec « L’art de perdre », couronné entre autres par le prix Goncourt des lycéens en 2017 : son nouveau livre semble promis au même avenir. Nul doute que Claire Chazal saura donner à la conversation de ces deux écrivains encore jeunes - ils ont moins de quarante ans - la vivacité et l’esprit qu’appellent leurs romans : une invitation éminemment contemporaine à penser l’histoire, et en particulier les questions d'identité culturelle et post-coloniale, à travers le prisme de la meilleure des fictions.
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Huis clos en montagne
Guillaume Durand reçoit cette semaine sur le plateau de « Au bonheur des livres » deux écrivains à la forte personnalité. Jean-Marc Rochette et Olivier Adam ont des parcours très différents : le premier s’est d’abord essentiellement fait connaître dans le monde de la bande dessinée, en particulier grâce à une série culte, adaptée au cinéma par le coréen Bong Joon-ho (palme d'or à Cannes) puis sur Netflix, « Le Transperceneige », et c’est seulement la soixantaine venue qu’il publie son premier récit littéraire, autobiographique et superbe, « Au cœur de l’hiver » (Les Étages Éditions) ; le second s’est fait connaître depuis longtemps par ses romans à succès, et celui qu’il publie aujourd’hui. « Il ne se passe jamais rien ici » (Ed. Flammarion) est déjà le vingtième, sans compter ses nombreux livres pour la jeunesse... mais l'un et l'autre de ces auteurs partagent un certain goût pour la solitude et la mise à l'épreuve de l'homme face aux éléments, ou simplement la société, envers laquelle ils se montrent volontiers circonspects. Leurs deux livres ont en tout cas en commun de se passer dans les Alpes, l'un dans le massif des Écrins, l'autre aux abords du lac d'Annecy, en décrivant à chaque fois un drôle de huis clos. « Il ne se passe jamais rien » se dévore ainsi comme un roman noir, en faisant d'un village un peu oppressant au milieu des montagnes le théâtre d'une sorte de tragédie chorale, qui nous fait réfléchir aussi aux violences de la condition humaine... Et c'est cette même condition humaine qu'évoque Jean-Marc Rochette d'une autre façon, dans « Au cœur de l'hiver », puisqu'il raconte son installation bien réelle avec sa compagne dans une maison d'altitude, à l'écart de tout et de tous, où ils vont vivre une sorte de saison initiatique dans l'isolement magnifique mais parfois rigoureux de la nature : quelques mois dans la parenthèse du monde. On devine en tout cas que ces deux écrivains peuvent avoir beaucoup à se dire : orchestrée par Guillaume Durand, leur rencontre promet d'être passionnante !
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