Au bonheur des livres
Arts

Au bonheur des livres

Par Public Sénat

Réseau : Public Senat

100 épisodes

Chaque semaine, Claire Chazal reçoit deux auteurs, romanciers, biographes, essayistes, historiens… Tous les genres de littérature sont représentés dans « Au bonheur des livres ».


En fin d’émission Claire Chazal propose aux téléspectateurs plusieurs coups de cœurs à ne pas manquer.


Une émission en partenariat avec le CNL.


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Épisodes

Au bonheur des polars, avec Bernard Minier et Jean-Christophe Rufin
L'Amérique des mythes et des faits divers, avec Didier Decoin et Éric Vuillard
Romans de la jeunesse perdue
Des romans sur les fractures du monde, avec Lionel Duroy et Jérôme Ferrari
Histoires d’enfance et d’amitié, avec Gérard Lefort et Sophie Avon
Enquêtes familiales, en quête d'identité avec Christophe Boltanski et Vincent Jaury
Au bonheur de Jean Rouaud
De la difficulté d'être contemporain, avec Alain Finkielkraut et Tania de Montaigne
Écrire au temps du smartphone, avec Delphine de Vigan et Félix Moati
Contes de la ville et des champs, avec Bartabas et Pauline Peyrade
Autoportraits au miroir des livres, avec Charlotte Casiraghi et Frédéric Ferney
Écrits sur l’art et la vie, avec Éric Reinhardt et Antoine Compagnon
Romans de la terre et des paysages, avec Marie-Hélène Lafon et Philippe Manevy
Écrire la quête d’identité avec Philippe Besson et Victor Dekyvère
Entre poésie et violence, deux romans d'initiation, avec Cécile Coulon et Pascal Quignard
Charles Dickens et Romain Gary, les derniers tours de géants littéraires
Eva Jospin et Dan Franck, Écrivains et artistes, une histoire commune
Romans de société, avec Fabrice Pliskin et Sorj Chalandon

Romans de société, avec Fabrice Pliskin et Sorj Chalandon

12 décembre 2025· 28:01

Le but d'un roman est-il de nous aider à réfléchir à la société dans laquelle nous vivons ? Claire Chazal posera la question à ses invités, pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres », qui réunit Fabrice Pliskin, auteur du Fou de Bourdieu (Ed. Cherche-midi) et Sorj Chalandon, qui publie le très autobiographique Livre de Kells (Ed. Grasset).S'ils sont d'inspirations très différentes, ces deux livres ont en effet en commun de s'intéresser à ce qu'on peut appeler la réalité du monde… Sous un jour ironique chez Fabrice Pliskin, qui imagine le parcours d'un individu ordinaire, assassin presque par mégarde, qui découvre en prison le sociologue Pierre Bourdieu, dont il va devenir le zélateur obsessionnel et caricatural, expliquant tous les rouages de la société par le seul fait du déterminisme. C'est une fable à la fois terrible et drôle, qui dresse un tableau assez décapant de nos confusions présentes.Sorj Chalandon s'intéresse davantage au passé, quant à lui, à travers le récit d'une expérience de militant qui fut la sienne, et qui amène à réfléchir, sous une forme à peine romancée, à ce que sont devenus ses idéaux de jeunesse dans la société d'aujourd'hui.Dans les deux cas, ces écrivains qui sont aussi journalistes demandent à la littérature de ne pas être un simple divertissement, ni le seul moyen d'une confession intime : c'est de leur désir de dire le monde que Claire Chazal débattra avec eux.


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Fables du monde, entre apocalypse et rédemption ? Avec Clara Dupont-Monod et Enki Bilal
Romans en musique, Agnès Desarthe et Elsa Fottorino
Guilloux, Camus, Roth : au bonheur des écrivains, avec Sylvie Le Bihan et Marc Weitzmann
Au nom du père et de la mère, avec Dominique Bona et Raphaël Enthoven
Au bonheur de Laurent Mauvignier
L'héritage romanesque d'Alexandre Dumas, avec Adélaïde de Clermont-Tonnerre et Joseph Incardona
Sagas historiques, fables humanistes, avec Rachid Benzine et David Diop
« Des femmes puissantes », avec Nathacha Appanah et Léonor de Recondo
Portraits de mères, avec Justine Lévy et Régis Jauffret

Portraits de mères, avec Justine Lévy et Régis Jauffret

26 septembre 2025· 27:58

Claire Chazal accueille pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres », deux romanciers formidables et bien connus, Régis Jauffret et Justine Lévy, qui ont en commun, comme beaucoup d'écrivains de cette rentrée littéraire, de consacrer leur nouveau livre aux liens familiaux, et plus particulièrement à leur mère défunte.Ce qui rapproche « Maman » (Ed. Récamier) et « Une drôle de peine » (Ed. Stock), les deux ouvrages des invités, outre leur thème principal, c'est peut-être une forme d'humour un peu paradoxal : le refus en tout cas d'écrire simplement un tombeau littéraire traditionnel, avec sa part de pathétique, pour faire sentir les contradictions du personnage maternel, comme l'ambivalence des sentiments pour elle… Chacun des deux auteurs a une manière propre de désamorcer les lourdeurs, de se mettre en scène soi-même avec un peu de dérision et beaucoup de charme.Il y a une grande différence entre l'enfance de Régis Jauffret, qu'il dit lui-même heureuse, et celle de Justine Lévy, dont les conditions ont été beaucoup plus chaotiques : c'est aussi une affaire de générations, intéressante à interroger, puisque les deux femmes ne sont pas de la même époque. Dans les deux cas demeure cependant quelque chose d'un mystère : une maman marseillaise qui fut peut-être une grande manipulatrice, une jeune mère absente et très belle qui brûla sa vie... pourquoi ? Leur fils et fille tenteront ainsi d'expliquer à Claire Chazal ce qui les a poussé à retrouver par l'écriture leur génitrice disparue, en un geste où entre aussi, assurément, de l'amour.


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Des écrivaines dans les ombres de leur père, avec Vanessa Schneider et Anne Berest

Des écrivaines dans les ombres de leur père, avec Vanessa Schneider et Anne Berest

19 septembre 2025· 28:52

Est-ce un signe des temps ? Il est en tout cas beaucoup question des liens familiaux dans la rentrée littéraire de cet automne 2025. Il était donc naturel qu'Au bonheur des livres s'y intéresse, en choisissant les récits de deux écrivaines de grand talent, Anne Berest et Vanessa Schneider, que Claire Chazal reçoit pour évoquer leurs ouvrages Finistère (Ed. Albin Michel) et La peau dure (Ed. Grasset).Les deux livres ont en commun d'évoquer, avec subtilité et brio, des figures paternelles particulièrement marquantes : peut-on accéder à la lumière, quand l'ombre de tels modèles est si forte ?Anne Berest - dont les deux premiers livres s'appelaient La fille de son père et Les patriarches ! - raconte ainsi à la manière d'une véritable saga bretonne l'histoire de la branche paternelle de sa famille, riche en personnalités étonnantes, tandis que Vanessa Schneider, que l'on connaît aussi en sa qualité de journaliste, grand-reporter au Monde, dresse le portrait de celui qui fut un psychanalyste et écrivain distingué, mais aussi un haut-fonctionnaire important dans le monde français de la culture, Michel Schneider. L'une et l'autre réfléchissent, avec nuance mais aussi avec ferveur, à ce que peut-être une forme de fidélité et en même temps d'émancipation filiale, pour s'affranchir de la tutelle familiale. Autant dire que ce sont des sujets où chacun peut se retrouver qu'évoquera Claire Chazal avec ses deux invitées.


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Des écrivaines dans les ombres de leur père, avec Vanessa Schneider et Anne Berest

Des écrivaines dans les ombres de leur père, avec Vanessa Schneider et Anne Berest

19 septembre 2025· 28:51

Est-ce un signe des temps ? Il est en tout cas beaucoup question des liens familiaux dans la rentrée littéraire de cet automne 2025. Il était donc naturel qu'Au bonheur des livres s'y intéresse, en choisissant les récits de deux écrivaines de grand talent, Anne Berest et Vanessa Schneider, que Claire Chazal reçoit pour évoquer leurs ouvrages Finistère (Ed. Albin Michel) et La peau dure (Ed. Grasset).Les deux livres ont en commun d'évoquer, avec subtilité et brio, des figures paternelles particulièrement marquantes : peut-on accéder à la lumière, quand l'ombre de tels modèles est si forte ?Anne Berest - dont les deux premiers livres s'appelaient La fille de son père et Les patriarches ! - raconte ainsi à la manière d'une véritable saga bretonne l'histoire de la branche paternelle de sa famille, riche en personnalités étonnantes, tandis que Vanessa Schneider, que l'on connaît aussi en sa qualité de journaliste, grand-reporter au Monde, dresse le portrait de celui qui fut un psychanalyste et écrivain distingué, mais aussi un haut-fonctionnaire important dans le monde français de la culture, Michel Schneider. L'une et l'autre réfléchissent, avec nuance mais aussi avec ferveur, à ce que peut-être une forme de fidélité et en même temps d'émancipation filiale, pour s'affranchir de la tutelle familiale. Autant dire que ce sont des sujets où chacun peut se retrouver qu'évoquera Claire Chazal avec ses deux invitées.


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Au commencement était le mensonge, avec Matthieu Niango et Lionel Duroy

Au commencement était le mensonge, avec Matthieu Niango et Lionel Duroy

12 septembre 2025· 28:19

C'est la rentrée pour « Au bonheur des livres » ! Et pour cette première émission de la saison, Claire Chazal reçoit deux écrivains publiés par la même maison d'édition, Mialet-Barrault : une manière de saluer le travail formidable du duo formé par Betty Mialet et Bernard Barrault, qui vont cesser leur activité après plusieurs dizaines d'années consacrées à la littérature, et se retirent de la plus belle des manières en publiant « Un mal irréparable », de Lionel Duroy, et « Le Fardeau », de Matthieu Niango. « Un mal irréparable » est un roman historique qui revient sur le sort de déportés politiques roumains au milieu du XXème siècle, à travers l'enquête d'un écrivain découvrant sur le tard l'histoire de sa famille, que lui avaient cachée les siens... Moins directement autobiographique que ses livres précédents, c'est un récit qui n'en retrouve pas moins des problématiques chères à l'auteur, celles de la famille et du mensonge, qui prennent ici un relief particulièrement tragique du fait du contexte historique dans lequel elles s'inscrivent.Et c'est ce qui fait le lien avec le roman de Matthieu Niango, « Le Fardeau », extraordinaire récit d'une enquête sur les origines du narrateur franco-ivoirien, qui va découvrir que sa mère, adoptée, est née en 1943 dans un « lebensborn », ces fameuses pouponnières nazies imaginées par les Allemands pour assurer la pureté de la race aryenne... mais aussi que sa grand-mère était une Juive hongroise réfugiée en Belgique !Dans les deux cas, les écrivains nous embarquent dans de purs romans tout en nous faisant réfléchir, nous rendant sensible le poids des dictatures collectives sur les destins individuels. Quel est l'héritage réel d'une histoire commune, parfois lointaine, dans nos vies ? Questions essentielles, qui à l'évidence nourriront une conversation passionnante.


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Au bonheur de la lecture avec Susie Morgenstern, Guillaume Gallienne et Régine Hatchondo

Au bonheur de la lecture avec Susie Morgenstern, Guillaume Gallienne et Régine Hatchondo

20 juin 2025· 32:02

La lecture est à la fête pour le dernier numéro de la saison de « Au bonheur des livres », qui accueille sur son plateau trois personnalités très différentes, mais toutes engagées, à leur façon, dans la promotion de notre activité favorite. Claire Chazal reçoit ainsi deux authentiques vedettes dans leur domaine, qui n’ont pas craint de faire quelque chose comme un pas de côté…Susie Morgenstern, d’abord, que tout le monde connaît, pas seulement pour ses lunettes fantasques et son accent américain, mais surtout pour ses formidables ouvrages à l’attention de la jeunesse… or, cette autrice émérite à l’imagination si fertile a choisi de se tourner cette fois, avec « Sadie à Brides-les-Bains » (Ed. Eyrolles), vers un lectorat plus large : son livre, plein de fantaisie, est recommandé pour tous les âges ! Guillaume Gallienne lui aussi est sorti de sa zone de confort : le comédien et réalisateur que l’on connaît comme lecteur magnifique et passeur de littérature, est devenu cette fois auteur, en entrant dans la belle collection « Ma nuit au musée ». Dans « Le buveur de brume » (Ed. Stock), il livre un beau récit autobiographique assez inattendu sur ses origines géorgiennes… Ces deux personnalités sont rejointes enfin par Régine Hatchondo, la présidente du CNL, le Centre national du livre, défenseuse de la lecture auprès de tous les publics et qui présentera l’opération « Partir en Livre », sur le thème « Les animaux et nous », qui comme chaque année travaille à sensibiliser ludiquement la jeunesse au bonheur de la lecture. De quoi préparer un bel été de livres !


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« Spéciale Mers et Océans », avec Sylvain Tesson et Christophe Ono-dit-Biot

« Spéciale Mers et Océans », avec Sylvain Tesson et Christophe Ono-dit-Biot

13 juin 2025· 28:21

Du 6 au 13 juin s’est tenu à Nice la troisième conférence de l’ONU sur l’océan : voilà une bonne occasion d’interroger les relations contemporaines entre la littérature et le monde maritime ! C’est une vieille histoire, en vérité, qui ne cesse de recommencer, comme le constatera Claire Chazal en accueillant sur le plateau de « Au bonheur des livres » deux écrivains a priori bien différents, mais tous deux soucieux de la mer.C’est le cas de Christophe Ono-dit-Bio, natif du Havre, plongeur émérite et passionné depuis toujours par la mythologie grecque, qui propose avec « Mer intérieure » (Ed. de l’Observatoire), une sorte de libre panorama, à la fois érudit et personnel, des mille façons de vivre une sorte d’amour primordial avec l’élément liquide… lequel couvre, rappelle-t-il, les deux tiers de notre planète.Sylvain Tesson, lui, est plutôt connu pour être un homme de marche et d’escalade, habitué des forêts et des déserts davantage que des étendues océaniques. Et pourtant, il livre avec « Les piliers de la mer » (Ed. Albin Michel) une réflexion poétique sur ces rochers ou « stacks » qui ont résisté à l’érosion de l’eau pour tendre vers le ciel leur pointe de pierre. Fidèle à ses obsessions, l’auteur en fait des symboles de résistance, en même temps qu’il célèbre, à sa façon, encore une fois, la puissance de la nature, à la fois océanique et minérale…Si leurs modulations sont différentes, ces deux voix n’en expriment pas moins, chacune selon son style, une forme littéraire de conscience écologique et appellent, à travers les mots, au respect des beautés qui nous entourent.


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Mémoire(s) du nazisme, avec Valérie Zenatti et Johann Chapoutot

Mémoire(s) du nazisme, avec Valérie Zenatti et Johann Chapoutot

6 juin 2025· 27:58

« Au bonheur des livres », l’émission littéraire de Public Sénat, célèbre l’arrivée de la chaîne sur le Canal 8 avec un rendez-vous exceptionnel : 80 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, Claire Chazal évoquera cette mémoire partagée en compagnie de l'historien Johann Chapoutot, dont le nouvel essai, « Les irresponsables » (Ed. Gallimard), revient sur les origines de l’arrivée d'Hitler au pouvoir, et la romancière Valérie Zenatti, qui évoquera la figure du grand écrivain Aharon Appelfeld (1932-2018) dont elle fut l’amie et demeure la traductrice.L’occasion en est donnée par la publication en français de « La ligne » (Ed. de l’Olivier), un livre de 1991 où l’auteur israélien revient encore une fois sur le traumatisme de la Shoah et la question de la culpabilité, individuelle et collective, à laquelle la littérature lui a permis, tout au long de son œuvre, de répondre de façon à la fois nuancée et bouleversante. Cette question de la culpabilité est évidemment au cœur du travail d’historien de Johann Chapoutot qui, dans « Les irresponsables », étudie en détail la période 1930-1933 en Allemagne, et la façon dont la classe dirigeante conservatrice s’est laissée avec complaisance dévorée par le nazisme.Elle-même écrivaine, Valérie Zenatti connaît bien ces questions, si bien que le dialogue s’annonce passionnant, entre littérature et Histoire, sur des enjeux dont on comprend qu'ils restent plus que jamais d’actualité.


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Victoria Mas et François Sureau, Les aventures de l’Histoire

Victoria Mas et François Sureau, Les aventures de l’Histoire

30 mai 2025· 28:15

On peut faire de l’Histoire en s’amusant. On peut surtout faire de la littérature en s’intéressant sans ennui à l’histoire ! C’est ce que démontrent avec brio les deux invités de Claire Chazal pour cette nouvelle émission de « Au bonheur des livres ».La première a connu un succès assez fulgurant avec ses deux premiers romans et revient avec une nouvelle fiction historique qui s’intéresse au sort d'un personnage remarquable mais méconnu, Marie-Thérèse, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, enfermée pendant trois ans à la prison du Temple : Victoria Mas signe ainsi avec « L'Orpheline du Temple » (Ed. Albin Michel) un livre aussi trépidant que soigneusement documenté.Ces mêmes qualités se retrouvent à l’évidence chez notre second invité, qui est non seulement écrivain et académicien, mais aussi avocat de renom et personnalité publique très écoutée dans les sphères politiques : François Sureau propose avec « Les enfants perdus » (Ed. Gallimard), le premier volume d’une série d’aventures mettant en scène le personnage imaginaire de Thomas More. Celui-ci traversera les époques à l’occasion d’enquêtes policières qui seront autant de tableaux historiques minutieux et vivants.Le point commun entre ces deux personnalités passionnées n’est pas seulement le goût de l’Histoire, c’est aussi le plaisir communicatif de la raconter sous des formes originales.


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Fiction ou réalité : des destins présidentiels, avec Karine Tuil et Patrice Duhamel
Algérie d’hier, romans d’aujourd’hui, avec Clara Breteau et Éric Fottorino
Romans de jeunesse et d’aujourd’hui, avec David Foenkinos et Ambre Chalumeau

Romans de jeunesse et d’aujourd’hui, avec David Foenkinos et Ambre Chalumeau

2 mai 2025· 28:11

Claire Chazal reçoit pour ce numéro de « Au bonheur des livres » deux phénomènes ! La jeune Ambre Chalumeau d’abord, que l’on connaît comme journaliste culturelle pour le magazine Quotidien, sur TMC, et qui se révèle une romancière pleine de pep’s et de talent avec son premier livre, « Les Vivants » (Ed. Stock), succès-surprise de ce printemps, qui ne cesse d’être réimprimé. Le second invité est un peu plus âgé, puisqu’il a aujourd’hui 50 ans, mais il reste un éternel jeune homme, fidèle ses débuts, qui furent aussi ceux d’un authentique phénomène de l’édition : David Foenkinos a connu une reconnaissance formidable dès ses premiers romans et revient aujourd’hui avec « Tout le monde aime Clara » (Ed. Gallimard).Le point commun le plus apparent entre les livres de nos deux écrivains tient à leur intrigue, puisque dans chacun d’eux un jeune personnage tombe dans le coma, et son état sert d’une certaine façon de révélateur... Ambre Chalumeau, avec beaucoup de verve et un sens marqué de la punchline, dresse ainsi une sorte de portrait générationnel, en racontant la vie de jeunes gens sortant à peine de l’adolescence, avec leurs traits d’époque et leurs questionnements universels. David Foenkinos, quant à lui, traite encore une fois de son sujet fétiche, l’amour, à travers le destin de sa jeune héroïne endormie, Clara, et de son père, qui veut devenir écrivain…Dans les deux cas, ce sont des récits enlevés et originaux, avec une forme singulière de dynamisme littéraire, qui fait du bien.


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Jean-Paul Kauffmann, écrivain par destin
« Au bonheur de Leïla Slimani »
Nathalie Azoulai et Pierre Assouline : l'amour et la guerre

Nathalie Azoulai et Pierre Assouline : l'amour et la guerre

4 avril 2025· 28:10

La guerre et l’amour sont des sujets éternels de romans : on le vérifiera encore une fois dans ce numéro de « Au bonheur des livres » qui accueille deux écrivains reconnus et personnalités passionnantes, Nathalie Azoulai et Pierre Assouline.La première raconte dans « Toutes les vies de Théo » (Ed. P.O.L) l’histoire d’un couple « mixte » (elle est juive et lui chrétien breton) que vont perturber les événements du 7 octobre et la situation de Gaza, soumettant chacun à la question de son identité. Nulle lourdeur cependant dans ce récit qui se confronte avec audace et humour au présent le plus brûlant…Pierre Assouline, quant à lui, nous parle également d’un couple, et de cette même question de l’identité juive en temps de guerre, mais cette fois en retournant en arrière, en Israël, à l’automne 1973, au moment de la guerre du Kippour. Le héros de « L’annonce » (Ed. Gallimard) est un jeune Français, sans doute proche de ce que fut l’auteur, qui va rencontrer une soldate Israélienne engagée dans la lutte pour son pays.Claire Chazal aura à cœur, en dialoguant avec ses invités, d’interroger alors le rapport particulier qu’ils entretiennent avec l’Histoire, une Histoire que nous continuons de vivre, au présent, et à laquelle ils nous font réfléchir par l’entremise la plus noble de la littérature.


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« Voix connues, histoires intimes » avec Marie Drucker et Marc Lavoine
Denis Podalydès et Bertrand Belin, raconter ses familles et ses déterminismes

Denis Podalydès et Bertrand Belin, raconter ses familles et ses déterminismes

14 mars 2025· 29:07

Ce sont deux authentiques artistes qu’accueille Claire Chazal cette semaine sur le plateau d'e « Au bonheur des livres » : Denis Podalydès, l’extraordinaire comédien et metteur en scène que l’on connaît tous, et Bertrand Belin, le musicien, chanteur, auteur, compositeur, et lui-même acteur de cinéma à ses heures… L'un et l’autre ont aussi en commun d’avoir un rapport privilégié à l’écriture, et à la littérature en général : ils ont chacun publié divers ouvrages, et font paraître aujourd’hui deux livres, « L’ami de la famille » (Ed. Julliard) et « La figure » (Ed. P.O.L).Très différents dans la forme, ces deux livres se rapprochent dans le fait de raconter, avec brio, ce que l'on peut appeler une expérience sociale. Denis Podalydès explique ainsi comment il est devenu, dans sa jeunesse, un « ami de la famille » de Pierre Bourdieu, par l’intermédiaire de l'un des fils, Emmanuel. Son récit réussit à évoquer de façon originale une grande figure intellectuelle française, à travers les souvenirs intimes d’un jeune homme qui cherchait simplement un second foyer, plus lumineux que le sien.Cette expérience se retrouve d’une autre façon chez Bertrand Belin, qui suggère plutôt qu’il n’explique, dans la fable poétique de « La figure », le destin d’un enfant réussissant à échapper à son milieu pour accéder au monde de la culture… La confrontation de ces deux voix, exigeantes et sincères, sera à coup sûr l’occasion pour Claire Chazal d’animer une conversation passionnante sur les vertus de la littérature, et de l’art en général, comme remède aux blessures sociales ou familiales. Une belle invitation à lire, en somme !


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Amour ou emprise : histoires de rencontres
Des affaires de famille, avec Blandine Rinkel et Adèle Yon

Des affaires de famille, avec Blandine Rinkel et Adèle Yon

21 février 2025· 27:41

« Familles, je vous hais ! » La célèbre exclamation d'André Gide, dans « Les nourritures terrestres », est-elle encore d’actualité ? C’est en tout cas une question que pourrait nous poser Claire Chazal pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres », en accueillant deux écrivaines, jeunes et talentueuses, Blandine Rinkel et Adèle Yon.La première a déjà q0uelques livres très remarqués à son actif : elle est également chanteuse, danseuse et performeuse, et s’illustre avec brio comme une voix féminine, sinon féministe, du paysage littéraire contemporain… C’est au thème de la famille qu’elle s’intéresse dans son nouveau livre, « La faille » (Ed. Stock), où il suffit donc d’une lettre pour que soit mise en cause une forme d’institution parfois oppressive, selon elle, à laquelle elle nous invite à réfléchir, sous une forme singulière, entre essai et autobiographie.La seconde est une authentique révélation de cette rentrée d’hiver, où elle publie son premier livre, « Mon vrai nom est Elisabeth) (Ed. du Sous-sol) : Adèle Yon raconte de manière particulièrement originale l’enquête qu’elle a menée sur son arrière-grand-mère déclarée folle et internée de force, et propose à partir de là une réflexion passionnante sur le patriarcat.Aussi littéraires qu’engagées, ces deux jeunes femmes seront-elles d’accord dans leur approche critique de la société, telle que peut en rendre compte un livre ? C’est ce que Claire Chazal tentera avec nous de démêler, dans une conversation vive et captivante.


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Frédéric Beigbeder - Marie Nimier : "Des parents terribles... et inspirants"

Frédéric Beigbeder - Marie Nimier : "Des parents terribles... et inspirants"

14 février 2025· 29:23

Les livres que les écrivains consacrent à leur père ou à leur mère s'inscrivent dans une longue tradition biographique, et ont presque fini par constituer un genre littéraire en soi. Ils sont nombreux, en tout cas, à paraître en cette rentrée d'hiver 2025, et « Au bonheur des livres » a donc choisi d'inviter deux auteurs qui s'illustrent particulièrement dans cet exercice : Frédéric Beigbeder qui consacre un récit très personnel à son père Jean-Michel, « Un homme seul » (Ed. Grasset), et Marie, Nimier, qui propose dans un livre intitulé « Le côté obscur de la reine » publié dans la collection illustrée « Traits et portraits » du Mercure de France, une sorte de lettre à sa mère défunte, après avoir écrit il y a vingt ans sur son père, l'écrivain culte Roger Nimier, dans « La reine du silence », prix Médicis en 2004. 

 

En les recevant, Claire Chazal pourra interroger un lien de filiation parfois ambigu, mais toujours passionnant à redécouvrir à travers la littérature. 

 

Frédéric Beigbeder fait ainsi le portrait d'un homme seul, figure paternelle à la fois fascinante et intrigante, produit d'une enfance soumise à la sévérité d'un pensionnat d'un autre âge et symbole aujourd'hui révolu d'une espèce de masculinité triomphante... Marie Nimier, quant à elle, raconte ¿le pouvoir d'une mère, très belle et volontiers manipulatrice, qui a toujours arrangé la fiction familiale à sa guise, obligeant sa fille à un exercice de vérité, parfois douloureux mais souvent très malicieux également. 


Deux auteurs, deux livres, pour un sujet commun finalement universel, qui permettra à coup sûr de donner aux échanges orchestrés par Claire Chazal une certaine émotion que nous partageons tous. 



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Géricault et Mécène, héros de roman, sous la plume de Patrick Grainville et Pascale Roze

Géricault et Mécène, héros de roman, sous la plume de Patrick Grainville et Pascale Roze

7 février 2025· 27:58

C'est dans le monde de l'art que nous invite Claire Chazal pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres » en recevant deux écrivains, Pascale Roze et Patrick Grainville, anciens lauréats du prix Goncourt, pour leurs livres respectifs « Le roman de Mécène » Ed. Stock et « La Nef de Géricault » Ed. Julliard.
Le point commun entre ces deux ouvrages, passionnants, est en effet de se servir d'un matériau historique particulièrement riche pour livrer une réflexion qui continue d'être contemporaine sur la création, ses enjeux, ses milieux.
Pascale Roze plonge pour cela dans une époque qu'elle aime et connaît particulièrement bien : la république romaine, dont elle restitue le destin d'une figure peu connue, celle de Mécène, un ami et bienfaiteur des artistes et des poètes qui a bien sûr donné son nom à la pratique du mécénat, mais dont on ignorait les détails de la vie, qu'elle raconte avec une grande minutie.
Patrick Grainville fait de même pour Théodore Géricault et son fameux tableau, Le radeau de la Méduse : lui qui a souvent écrit sur les peintres retrouve dans ce livre, les flamboyances de style qui le caractérisent pour s'interroger sur les mystères, toujours actuels, d'une oeuvre d'art...
De l'Antiquité à aujourd'hui en passant par les débuts du XIXe siècle, c'est donc à un voyage plein de rebondissements dans le monde des artistes que nous invite Claire Chazal.


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Andreï Makine et Jean-Claude Grumberg, Deux destins du XXe siècle

Andreï Makine et Jean-Claude Grumberg, Deux destins du XXe siècle

24 janvier 2025· 28:51

C’est à la fois la grande histoire et l’intimité volontiers tragique des destins individuels qui seront évoqués par Claire Chazal dans ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres », en accueillant Andreï Makine et Jean-Claude Grumberg, deux auteurs passionnants... et deux fortes personnalités !Le premier est né (en 1957) dans ce qui était alors l’URSS, s’est installé ensuite en France et en a adopté la langue pour ses nombreux romans, a obtenu le prix Goncourt puis est entré à l’Académie française : il publie aujourd’hui un nouveau livre, « Prisonnier du rêve écarlate » (Ed. Grasset). C’est un peu l’histoire de son pays d'origine que raconte ainsi l’écrivain, dans cette vaste fresque où l’on suit l’itinéraire d’un jeune communiste français qui part pour Moscou en 1939, et reviendra à Paris trente ans plus tard, après avoir vécu le stalinisme de l’intérieur, pour retrouver à sa grande surprise une forme d’hypocrisie occidentale.Si ce destin est fictif, celui que raconte Jean-Claude Grumberg dans « Quand la terre était plate » (Ed. du Seuil) est en revanche bien réel : c’est celui de sa mère, Suzanne, et à travers elle le parcours de nombreux Juifs d’Europe centrale et de l’Est qui ont subi les chaos terribles du XXe siècle, et dont le point d’arrivée fut parfois Paris, où est né l’auteur (en 1939), qui n’aura de cesse dans son œuvre de revenir - au théâtre, au cinéma ou dans ses livres - sur l’histoire de sa famille, avec un humour et une fantaisie formidables, souvent teintés de désespoir.Deux regards d’artistes authentiques sur la façon qu’a l’Histoire d’infléchir les destins, en faisant naître parfois des vocations d’écrivain.


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Adolescences, entre désarroi et tragédie

Adolescences, entre désarroi et tragédie

17 janvier 2025· 27:49

C’est un sujet sensible, l’adolescence, qu’abordera Claire Chazal dans ce numéro de « Au bonheur des livres » en accueillant Philippe Besson et Florence Seyvos.Ces deux écrivains remarquables évoquent en effet dans leurs livres respectifs, « Vous parler de mon fils » (Ed. Julliard) et « Un perdant magnifique » (Ed. de l’Olivier), les difficultés parfois violentes que rencontrent les jeunes gens à la sortie de l’enfance, qu’il s’agisse de l’époque contemporaine ou du souvenir plus ancien des années 1980.Philippe Besson traite ainsi d’un phénomène de société particulièrement douloureux : le harcèlement scolaire d’un tout jeune garçon, face auquel son entourage familial ne sait pas forcément comment réagir pour éviter un drame …Florence Seyvos, dans un registre moins tragique et tout en nuances, fait le portrait d’un beau-père singulier et raconte à partir de là l’adolescence à la fois rêveuse et perturbée d’une adolescente d’une quinzaine d’années, dont elle restitue la voix avec une très grande justesse.Les deux auteurs se retrouvent en tout cas pour suggérer les affres et les émotions d’un âge ouvert au romanesque, et la conversation s’annonce passionnante entre eux, qui travaillent aussi l’un et l’autre pour le cinéma et savent ainsi, mieux que quiconque, mettre en scène les émotions.


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Histoires de la Ve République, avec Michèle Cotta et Gilles Boyer
Des filles pas comme les autres ? Avec Mazarine M. Pingeot et Louise Chennevière

Des filles pas comme les autres ? Avec Mazarine M. Pingeot et Louise Chennevière

13 décembre 2024· 29:00

C'est un numéro de « Au bonheur des livres » très féminin que propose Claire Chazal cette semaine, puisque sont invitées sur le plateau de l'émission littéraire deux autrices formidables, Mazarine M. Pingeot et Louise Chennevière, dont les livres traitent de façon très personnelle de la question des femmes aujourd'hui.
La première le fait d'une façon qu'on peut dire intime, en racontant dans « 11 quai Branly » (Ed. Flammarion) ce que fut son adolescence si particulière de fille « cachée » du président François Mitterrand... L'évocation de l'appartement étatique et impersonnel où elle vivait avec sa mère, pour des raisons de sécurité, sert ainsi de point de départ à un authentique récit d'initiation : comment, en tant que femme, acquérir son identité propre lorsqu'on a été soumise d'abord au secret, puis à la violence des médias ?

C'est aussi une question que pose Louise Chennevière, jeune écrivaine de 30 ans, dans son troisième et très beau livre, « Pour Britney » (Ed. P.O.L). D'une plume très originale, elle y dresse les portraits croisés de deux femmes, la chanteuse Britney Spears, dont on connaît le destin d'adolescente-star et jeune femme brisée, mais aussi de Nelly Arcan, l'autrice canadienne du best-seller « Putain », qui s'est suicidée à 36 ans, en 2009.

C'est son propre parcours, et ses possibles traumatismes de jeune femme d'aujourd'hui, que Louise Chennevière interroge de la sorte, et nul doute que ses échanges avec Mazarine M. Pingeot et Claire Chazal permettront de confronter des points de vue également précieux, de générations différentes, sur des questions qui touchent profondément notre société, après l'onde de choc de #MeToo.


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