
Survivre
Par Audio Sapiens
Réseau : Audio Sapiens
64 épisodes
Partez à la rencontre de femmes et d’hommes qui ont frôlé la mort. Chaque épisode raconte, avec intensité et réalisme, leur combat. Des histoires vraies, bouleversantes et haletantes.
Un nouvel épisode tous les lundis, mercredis et vendredis.
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Épisodes

Les survivants du Costa Concordia (2012)
Le 13 janvier 2012, la mer est calme au large de ...
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L'Essex: baleinier coulé par un cachalot, source de Moby Dick
Le 20 novembre 1820, au beau milieu de l’océan Pacifique, un gigantesque cachalot surgit des profondeurs. Quelques minutes plus tard, il aura envoyé par le fond l’un des plus célèbres navires de l’histoire : l’Essex.
Et cette histoire incroyable inspirera des décennies plus tard le roman Moby-Dick.
L’Essex quitte l’île de Nantucket en 1819. À bord : une vingtaine de marins partis chasser les baleines. À l’époque, l’huile de cachalot vaut une fortune. Elle éclaire les villes et lubrifie les machines du monde industriel.
Le capitaine du navire est George Pollard Jr.. Son second, Owen Chase, est un marin expérimenté.
Pendant plus d’un an, le voyage se déroule relativement normalement. Puis l’Essex atteint une zone reculée du Pacifique réputée riche en cachalots.
Ce matin-là, les vigies aperçoivent plusieurs souffles à l’horizon.
Les baleiniers mettent immédiatement leurs petites embarcations à l’eau pour lancer la chasse.
Mais soudain, quelque chose d’étrange se produit.
Un énorme cachalot d’environ 25 mètres semble agir différemment des autres. Il reste immobile. Il observe le navire.
Puis, brutalement, il charge.
Le monstre frappe l’Essex de plein fouet.
Le choc secoue tout le bateau.
Les hommes sont stupéfaits. Jamais ils n’ont vu un cachalot attaquer volontairement un navire.
Mais le pire reste à venir.
Après le premier impact, l’animal s’éloigne lentement… puis fait demi-tour.
Cette fois, il fonce encore plus vite.
Le cachalot percute la coque avec une violence terrifiante. Le bois explose. L’eau envahit immédiatement le navire.
En quelques minutes, l’Essex est condamné.
Les survivants récupèrent quelques vivres et montent dans trois minuscules baleinières ouvertes.
Commence alors l’un des plus effroyables récits de survie maritime de l’Histoire.
Pendant des semaines, les hommes dérivent sur l’immensité du Pacifique. Le soleil les brûle. L’eau potable manque. La faim devient monstrueuse.
Ils croisent pourtant des îles… mais refusent parfois d’y débarquer, terrifiés par des rumeurs de cannibalisme.
Ironiquement, cette peur les conduira précisément vers l’horreur qu’ils voulaient éviter.
Les semaines passent.
Les hommes meurent un à un.
Finalement, les survivants sombrent eux-mêmes dans le cannibalisme pour rester en vie. Certains tirent même au sort qui devra mourir pour nourrir les autres.
Après plus de 90 jours en mer, quelques rescapés seulement sont retrouvés dans un état presque indescriptible.
Le récit de Owen Chase fascinera plus tard un jeune écrivain nommé Herman Melville.
Et c’est ainsi qu’un véritable cachalot ayant détruit un navire en plein Pacifique deviendra la source de l’une des plus grandes légendes maritimes de tous les temps : Moby-Dick.
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Rescapés de l’effondrement du Rana Plaza
Le 24 avril 2013, à Dacca, l’aube se lève sur une journée étouffante. Dans le quartier de Savar, des milliers d’ouvriers affluent vers un immense bâtiment de huit étages : le Rana Plaza. À l’intérieur, des ateliers de confection fabriquent des vêtements pour des marques vendues partout dans le monde.
Mais quelque chose ne va pas.
La veille, de gigantesques fissures sont apparues dans les murs. Des employés ont vu le béton craquer. Certains ont entendu des bruits inquiétants, comme si l’immeuble gémissait. Les magasins situés au rez-de-chaussée ont immédiatement fermé. Une banque a évacué ses employés.
Pourtant, ce matin-là, les ouvriers du textile reçoivent l’ordre de revenir travailler.
Beaucoup hésitent. Certains ont peur. Mais au Bangladesh, perdre une journée de salaire peut signifier ne plus pouvoir nourrir sa famille. Alors les machines redémarrent. Les générateurs vibrent. Des milliers de personnes s’entassent dans le bâtiment.
Puis, soudain…
Un grondement.
Au début, certains pensent à un camion ou à un séisme. Mais le bruit devient monstrueux. Les colonnes cèdent les unes après les autres. En quelques secondes, le Rana Plaza s’effondre sur lui-même dans un nuage de poussière gigantesque.
Des milliers de corps sont ensevelis.
Dans l’obscurité totale, les survivants comprennent qu’ils sont piégés.
Sous les tonnes de béton, l’air devient irrespirable. Des bras dépassent des gravats. Des téléphones sonnent dans le vide. Certains blessés hurlent le nom de leurs proches. D’autres restent silencieux, coincés sans pouvoir bouger.
Très vite, les habitants du quartier accourent. À mains nues, avec des marteaux, des barres de fer ou de simples morceaux de bois, ils commencent à creuser. Les secours officiels manquent de matériel. Chaque minute compte.
Sous les décombres, les survivants luttent contre la soif, la douleur et la panique.
Une femme raconte avoir passé des heures coincée entre deux dalles de béton, incapable de bouger les jambes, entourée de cadavres. Un autre survivant explique qu’il entendait des voix faiblir peu à peu dans le noir. Certains boivent leur propre urine pour survivre.
Les jours passent.
Contre toute attente, des miracles se produisent encore.
Des secouristes découvrent parfois une poche d’air au milieu des ruines. Lorsqu’ils entendent un coup ou un cri, tout le chantier s’arrête. Les machines se taisent. Chacun retient son souffle.
Puis, au bout de 17 jours sous les décombres, un événement incroyable se produit.
Une survivante nommée Reshma est retrouvée vivante.
Coincée dans une petite cavité, elle a survécu en trouvant un peu d’eau et de nourriture dans les ruines. Lorsqu’elle sort enfin à la lumière du jour, le Bangladesh entier explose de joie. Les sauveteurs pleurent. Certains tombent à genoux.
Mais le bilan est terrible : plus de 1 100 morts.
Le Effondrement du Rana Plaza devient l’une des pires catastrophes industrielles de l’histoire moderne. Le drame révèle au monde entier les conditions de travail extrêmement dangereuses dans une partie de l’industrie textile mondiale.
Depuis, le Rana Plaza est devenu un symbole : celui du prix humain caché derrière les vêtements bon marché vendus à travers la planète.
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Armando Valladares: dissident cubain, 22 ans de prison
En 1960, Cuba vient à peine de basculer dans la révolution de Fidel Castro. Dans les rues de La Havane, les affiches révolutionnaires couvrent les murs, les slogans résonnent partout et la peur commence à s’installer chez ceux qui refusent de suivre le nouveau régime.
Parmi eux se trouve un jeune homme de 23 ans : Armando Valladares.
Il travaille alors dans un service postal gouvernemental. Un jour, ses supérieurs exigent qu’il place sur son bureau une pancarte proclamant son soutien à la révolution. Valladares refuse.
Ce geste, minuscule en apparence, va bouleverser toute sa vie.
Très vite, il est arrêté par la police politique. On l’accuse de terrorisme, de complot contre la révolution et de trahison. Son procès est expéditif. Le verdict tombe comme un couperet : trente ans de prison.
Commence alors une descente dans l’enfer des prisons cubaines.
Valladares est transféré de cellule en cellule, souvent enfermé dans des cachots étroits, humides et plongés dans l’obscurité. Les gardiens veulent briser les prisonniers politiques. On les prive de sommeil. On les frappe. On les affame. Beaucoup craquent rapidement.
Mais Valladares refuse toujours de céder.
Les autorités veulent qu’il porte l’uniforme des prisonniers “rééduqués”, symbole de soumission au régime. Lui refuse obstinément. La punition est immédiate.
Il est envoyé dans des cellules de châtiment.
Parfois nu.
Parfois sans eau.
Parfois entouré de prisonniers devenus fous après des années d’isolement.
Les jours deviennent des semaines. Les semaines deviennent des années.
Dans certaines prisons, les détenus politiques organisent pourtant une résistance clandestine. Ils communiquent en frappant discrètement contre les murs. Ils mémorisent des poèmes. Ils récitent des textes pour ne pas sombrer dans la folie.
Valladares écrit lui aussi mentalement des vers qu’il grave dans sa mémoire faute de papier.
Puis son corps commence à céder.
Les mauvais traitements et les privations détruisent sa santé. À un moment, il perd presque totalement l’usage de ses jambes. Les autorités affirment qu’il simule. Certains gardiens le traînent au sol devant les autres détenus pour l’humilier.
Mais dehors, son histoire commence lentement à franchir les frontières de Cuba.
Sa femme mène une campagne internationale pour obtenir sa libération. Des intellectuels, des diplomates et des organisations de défense des droits humains dénoncent son emprisonnement.
Les années passent encore.
Dix ans.
Puis quinze.
Puis vingt.
Autour de lui, des prisonniers meurent, disparaissent ou sombrent dans le désespoir. Valladares, lui, survit.
Enfin, en 1982, après vingt-deux années de captivité, la pression internationale devient trop forte. Le régime accepte sa libération.
Lorsqu’il quitte finalement Cuba, amaigri, vieilli, mais vivant, le monde découvre l’un des plus célèbres survivants des prisons politiques de la guerre froide.
Son témoignage, publié plus tard dans son livre Contre toute espérance, révélera au monde les conditions extrêmes vécues par de nombreux dissidents cubains.
Après vingt-deux ans derrière les barreaux, Armando Valladares avait survécu à ce que beaucoup considéraient comme impossible : l’effacement lent d’un homme par un système entier.
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Lusitania: passagers rescapés après le torpillage (1915)
Le 7 mai 1915, l’océan Atlantique est calme. Presque trop calme.
Au large des côtes irlandaises, un immense paquebot fend les eaux grises dans un léger brouillard : le RMS Lusitania.
À bord, près de deux mille personnes. Des hommes d’affaires. Des familles. Des enfants. Des artistes. Certains jouent aux cartes dans les salons luxueux. D’autres se promènent sur le pont, enveloppés dans leurs manteaux pour lutter contre le vent froid.
La guerre fait pourtant rage en Europe.
Depuis des mois, les sous-marins allemands traquent les navires britanniques. Et avant même le départ du Lusitania, l’ambassade d’Allemagne avait publié un avertissement dans les journaux américains : traverser l’Atlantique à bord d’un navire britannique pouvait être dangereux.
Mais beaucoup n’y avaient pas cru.
Le Lusitania était l’un des paquebots les plus rapides et les plus célèbres du monde. Un géant d’acier de près de 240 mètres de long. Pour ses passagers, il semblait presque invulnérable.
Puis, à 14 h 10, tout bascule.
Sous les vagues, invisible, le sous-marin allemand U-20 observe le paquebot depuis plusieurs minutes.
Dans l’étroit tube métallique du sous-marin, le commandant donne l’ordre.
Feu.
La torpille file sous l’eau.
Quelques secondes plus tard…
Une explosion monstrueuse éventre le flanc du Lusitania.
Le sol tremble.
Les vitres éclatent.
Des passagers sont projetés à terre.
Puis une deuxième détonation, encore plus violente, secoue le navire. Aujourd’hui encore, les historiens débattent de son origine exacte. Chaudières ? Munitions secrètes ? Personne ne le sait vraiment.
Très vite, le paquebot commence à pencher.
Au début, certains passagers refusent de paniquer. Après tout, le Titanic avait coulé trois ans plus tôt… mais le Lusitania est plus moderne, plus rapide.
Pourtant, l’inclinaison devient rapidement terrifiante.
Les couloirs se déforment.
Des meubles glissent.
Des gens tombent dans les escaliers.
Sur le pont, les marins tentent désespérément de mettre les canots à la mer. Mais le navire penche tellement que plusieurs embarcations se fracassent contre la coque ou se retournent immédiatement dans l’eau glacée.
Le chaos devient total.
Des mères cherchent leurs enfants.
Des hommes sautent dans l’océan.
D’autres restent paralysés par la peur.
Parmi les survivants se trouve une jeune passagère américaine. Elle racontera plus tard avoir entendu « un bruit semblable à mille portes claquant en même temps », puis vu la mer envahir brutalement les ponts inférieurs.
Dans l’eau, l’horreur continue.
L’Atlantique est glacé.
Des centaines de personnes luttent parmi les débris, les bagages flottants et les cris.
Certains survivants s’agrippent à des morceaux de bois. D’autres disparaissent sous les vagues en quelques minutes.
Et pendant ce temps, le Lusitania meurt.
En seulement 18 minutes.
Un temps incroyablement court pour un navire aussi gigantesque.
Puis le paquebot disparaît sous l’océan.
Le silence retombe.
Un silence immense.
Sur près de 2 000 personnes à bord, environ 1 200 périssent.
Mais les survivants, eux, ne seront plus jamais les mêmes.
Beaucoup raconteront pendant des années le même souvenir : celui du navire qui bascule lentement… et du regard des passagers comprenant, soudain, qu’il n’y avait presque plus d’espoir.
Le torpillage du RMS Lusitania choque le monde entier.
Aux États-Unis, la colère explose.
Et même si l’Amérique n’entre pas immédiatement dans la guerre, cet événement fera progressivement basculer l’opinion publique contre l’Allemagne.
Comme si, ce jour-là, dans les eaux glacées de l’Atlantique, une partie du destin du XXe siècle avait sombré avec le navire.
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Séisme de Mexico (1985)
Le 19 septembre 1985, à Mexico, l’aube se lève lentement sur une ville gigantesque de près de vingt millions d’habitants. Il est un peu plus de 7 heures du matin. Les rues commencent à s’animer. Les enfants partent à l’école. Les vendeurs installent leurs étals. Les autobus se remplissent. Rien ne laisse imaginer que dans quelques secondes, l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire moderne du Mexique va frapper.
Puis la Terre se met à vibrer.
Au début, c’est presque imperceptible. Un léger tremblement. Une sensation étrange sous les pieds. Mais très vite, le sol commence à onduler violemment. Les immeubles grincent. Les vitres explosent.
Et soudain… l’enfer.
Le séisme atteint une magnitude de 8,0. Son épicentre se trouve à des centaines de kilomètres, sur la côte pacifique. Pourtant, Mexico va être dévastée. Car la ville repose sur un ancien lac asséché dont les sols mous amplifient terriblement les ondes sismiques.
Des immeubles entiers commencent à danser comme du papier.
Dans les appartements, les murs se fissurent instantanément. Les plafonds s’effondrent. Les habitants se ruent vers les escaliers, mais beaucoup n’auront pas le temps.
Un hôpital de treize étages s’écroule sur lui-même.
Des centaines de patients, de médecins et d’infirmières disparaissent dans un nuage de poussière. Dans d’autres quartiers, des tours de bureaux se plient lentement avant de s’effondrer dans un fracas monstrueux.
Les rues se remplissent de cris.
L’électricité saute dans une partie de la ville. Des incendies éclatent. Les lignes téléphoniques sont coupées. Une immense poussière grise recouvre Mexico.
Et puis vient le silence.
Un silence irréel. Celui qui suit les catastrophes gigantesques.
Mais sous les montagnes de béton, des milliers de personnes sont encore vivantes.
Très vite, les survivants commencent eux-mêmes les secours. À mains nues. Sans machines. Sans matériel. Des voisins creusent pendant des heures pour entendre des voix sous les décombres. Certains passent des tuyaux pour faire parvenir de l’eau. D’autres tendent l’oreille dans l’espoir d’entendre un coup frappé contre une dalle.
Parfois, un cri surgit du silence.
Alors tout le monde se remet à creuser frénétiquement.
Les jours passent. Les répliques continuent de secouer la ville. Les habitants dorment dehors, terrorisés à l’idée que les immeubles restants s’effondrent à leur tour.
Et pourtant, au milieu du chaos, des histoires incroyables apparaissent.
Dans une maternité détruite, des nouveau-nés sont retrouvés vivants plusieurs jours après la catastrophe. Des secouristes entendent parfois des voix après des dizaines d’heures de fouilles. Chaque sauvetage déclenche des applaudissements et des pleurs dans toute la rue.
Le bilan officiel fera état de plusieurs milliers de morts. Mais beaucoup pensent que le véritable nombre dépasse largement les 20 000 victimes.
Le séisme de 1985 va bouleverser le Mexique pour toujours. La catastrophe révèle l’ampleur de la corruption dans les constructions et l’impréparation des autorités. Mais elle fait aussi naître quelque chose d’immense : une solidarité populaire extraordinaire.
Des citoyens ordinaires deviennent sauveteurs. Des inconnus risquent leur vie pour d’autres inconnus.
Et depuis ce jour, chaque 19 septembre, Mexico se souvient.
Car pendant quelques minutes, ce matin-là, la plus grande ville du Mexique a cru disparaître sous ses propres fondations.
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Douglas Bader: pilote britannique amputé, survit à la captivité en Allemagne (1941–1945)
L’histoire de Douglas Bader ressemble tellement à une fiction héroïque qu’elle paraît presque impossible à croire.
En 1931, le jeune pilote de la Royal Air Force est promis à un immense avenir. Talentueux, audacieux, parfois téméraire, Bader adore repousser les limites de son avion. Mais un jour, lors d’une démonstration aérienne, il effectue une manœuvre interdite à très basse altitude.
L’appareil s’écrase violemment.
Quand les secours arrivent, le cockpit est pulvérisé. Les médecins pensent qu’il ne survivra pas. Ses jambes sont broyées. Pour lui sauver la vie, les chirurgiens n’ont pas le choix : ils amputent l’une au-dessus du genou, l’autre en dessous.
À 21 ans, sa carrière semble terminée.
Dans l’Angleterre des années 1930, un homme amputé des deux jambes est souvent considéré comme définitivement brisé. Mais pas Douglas Bader.
À peine rétabli, il apprend à marcher avec des prothèses métalliques dans une douleur constante. Il tombe, se relève, recommence. Puis survient l’idée jugée folle par tous : il veut revoler.
La RAF refuse d’abord. Impossible, pensent les autorités, qu’un homme sans jambes puisse piloter un avion de chasse.
Puis la guerre éclate.
En 1939, l’Europe bascule dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale. La Grande-Bretagne manque désespérément de pilotes expérimentés. Finalement, contre toute attente, Bader est réintégré.
Et il devient rapidement une légende.
Aux commandes de son Supermarine Spitfire, il participe à la terrible Bataille d’Angleterre contre l’aviation allemande. Dans le ciel en flammes, personne ne peut imaginer que ce pilote capable d’abattre des avions ennemis pilote avec deux jambes artificielles.
Mais en août 1941, lors d’un combat aérien au-dessus de la France occupée, tout bascule.
Son appareil est touché.
Le cockpit se remplit de fumée. L’avion plonge. Bader tente de sauter en parachute… mais l’une de ses prothèses reste coincée dans l’appareil. Pendant quelques secondes terrifiantes, il croit mourir suspendu dans le vide tandis que l’avion chute vers la terre.
Finalement, il réussit à se libérer de justesse.
Il atterrit en territoire ennemi.
Les soldats allemands qui l’arrêtent découvrent avec stupéfaction ce pilote amputé qui vient de survivre à un crash aérien. Même parmi ses ennemis, son courage force le respect.
Selon plusieurs récits célèbres, les Allemands auraient même autorisé les Britanniques à larguer une nouvelle prothèse en parachute pour lui permettre de marcher correctement.
Commence alors une autre bataille : celle de la captivité.
Pendant des années, Bader tente sans cesse de s’évader. Encore et encore. Il cache des cartes, étudie les rondes, complote avec d’autres prisonniers. Les autorités allemandes finissent par le considérer comme incontrôlable.
Mais elles ne parviennent jamais à briser son esprit.
Lorsque la guerre prend fin en 1945, Douglas Bader revient en héros au Royaume-Uni.
Il avait perdu ses jambes. Il avait été abattu, capturé, emprisonné.
Et pourtant, contre toute logique, il était devenu l’un des plus célèbres pilotes de guerre britanniques de son époque.
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La mission Franklin: disparition dans l’Arctique
Dans les brumes froides de l'Angleterre, en mai 1845...
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Le Carpathia: le navire sauveur du Titanic
En avril 1912, l'Atlantique Nord est d'un calme...
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Roosevelt Expedition: survie difficile de Theodore Roosevelt en Amazonie
En 1914, l'ancien Président des Etats Unis...
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André Devigny: seul évadé de la prison de Montluc à Lyon
Août 1943. La France est occupée. A Lyon, la prison...
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Alain Bombard survit seul 65 jours en mer volontairement
En 1952, un homme décide de se confronter à l'une des peurs...
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Éric Escoffier survit à une chute dans une crevasse au K2
Août 1992. Le K2, deuxième plus haut sommet du monde est une montagne aussi...
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John McCain: prisonnier de guerre au Vietnam, 5 ans de captivité
Le ciel au-dessus de Hanoi est en feu...
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Richard O’Kane: sous-marinier américain prisonnier des Japonais
La mer est noire, silencieuse, trompeuse...
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Papillon: survie au bagne et évasions
Le soleil écrase la mer d'une lumière blanche...
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Vol Air Transat 236: un avion plane 30 minutes sans carburant (2001)
Le 24 août 2001, un airbus A330 de la compagnie...
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Alvar Núñez Cabeza de Vaca: 8 ans perdu en Amérique (1528)
1528. Une expédition espagnole s'enfonce dans les...
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Le drame du col Dyatlov (1959): mystère et mort de neuf randonneurs russes
Février 1959. Montagnes de l'oural. Une immensité blanche...
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Les mineurs de Courrières, quelques rescapés (1906)
Le 10 mars 1906 à l'aube, le bassin minier du Pas-de-Calais...
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Les 4 survivants du trimaran Rose-Noëlle (118 jours en mer, 1989)
Le 4 juin 1989, le trimaran Rose-Noëlle quitte Picton...
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Stéphane Brosse: accident mortel sur le Mont-Blanc, ses compagnons survivent (2012)
Le 18 juin 2012, le Mont Blanc n'a rien d'un décor paisible...
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Nelson Mandela: 27 ans de prison, survie morale et politique
Le 5 août 1962, une voiture roule sur une route poussiéreuse d'Afrique du sud...
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Alexander Selkirk: naufragé solitaire, source de Robinson Crusoé
L'océan est calme, trop calme. Nous sommes en 1704...
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Comment Mauro Prosperi a survécu dans le désert ?
Le désert ne pardonne pas. Et en avril 1994...
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Rediffusion - Ricky Megee survit 71 jours dans l’outback australien (2006).
Quand Ricky Megee prend la route de l'outback australien en janvier 2006, il ne s'attend à rien d'extraordinaire...
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Rediffusion - Abby Sunderland – adolescente, sauvetage après naufrage en 2010
Abby Sunderland largue les amarres en janvier 2010. Elle n'a que 16 ans...
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Rediffusion - Mary Kingsley – exploration en Afrique, survie aux fièvres (1895)
En 1895 Mary Kingsley quitte l'Angleterre avec un sac rempli de notes...
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A propos de la programmation de cette semaine
En raison de la situation actuelle au Moyen-Orient, j’ai été momentanément bloqué à l’étranger, ce qui m'a empêché d’enregistrer de nouveaux épisodes pour cette semaine. Je suis contraint de vous proposer des rediffusions jusqu'à vendredi. Veuillez m'en excuser.
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On se retrouve la semaine du 11 mars !
Je prends quelques jours de vacances. A très vite !
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Dieter Dengler: pilote américain, échappé d’un camp laotien (1966)
En février 1966, le ciel du Laos est lourd...
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Mike Horn: expédition Arktos, survie dans la nuit polaire (1999–2000)
L'hiver arctique ne pardonne rien...
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Greely Expedition: famine en Arctique, seulement 6 survivants (1881–1884)
Août 1881. Une silhouette noire disparait lentement dans les brumes...
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Équipe soviétique du Lhotse: bloquée à 8300 m, survit au prix d’amputations (1955)
Printemps 1955. Sur le s pentes glacées du Lhotse, 4e plus haut sommet...
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Aron Ralston: coincé dans un canyon de l’Utah, il s’ampute lui-même du bras pour survivre (2003)
Le 26 avril 2003, Aron Ralston s'enfonce seul dans un dédale de roches rouges...
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Yossi Ghinsberg – perdu dans la jungle bolivienne (1981)
La pirogue glisse une dernière fois sur l'eau trouble. Puis elle s'arrête...
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Christiane Ritter – hiverne seule au Spitzberg (1934)
Le bateau s'éloigne lentement. Sur le quai...
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Vol United 232 – atterrissage sans commandes, plusieurs survivants (1989)
Le 19 juillet 1989, le vol United airlines 232 traverse paisiblement le ciel du ...
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Douglas Bader – pilote britannique amputé, survit à la captivité en Allemagne (1941–1945)
En 1941, dans le ciel d'Europe, il y a des hommes qui se battent...
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Juliane Koepcke – chute d’avion et survie 11 jours dans la jungle péruvienne (1971)
Le 24 décembre 1971, au-dessus du Pérou. Le ciel est lourd...
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Sydney Cohen, survivant de la jungle birmane (1942)
En 1942, la Birmanie devient un piège vert. Une mer de...
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La Méduse, radeau infernal au large du Sénégal (1816)
Le 2 juillet 1816, l'Atlantique paraît paisible. Au large des...
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Simone Moro, sauvetage en Himalaya, vol d’hélico à très haute altitude (2005)
Le rotor tranche l'air glacé comme une lame. Au dessous....
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Les naufragés de la “Marche verte” du désert
Le désert ne fait pas de bruit quand il tue, il laisse...
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Estebanico – esclave survivant explorateur du Sud-Ouest américain (1530)
Au 16e siècle le Nouveau Monde n'est pas une terre de promesses. C'est un piège...
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Maurice Herzog – survit à l’ascension de l’Annapurna, mais perd doigts et orteils (1950)
En 1950, l'Himalaya reste une énigme presque intacte. Aucun homme n'a encore atteint un sommet de...
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Gonzalo Guerrero, conquistador naufragé, devient chef maya (1511)
En 1511, quelque part entre Panama et Hispaniola, un petit navire espagnol dérive...
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Yves Parlier démâte au large du Cap Horn (2001)
Quand Yves Parlier atteint les abords du Cap Horn, il est déjà un habitué des défis impossibles...
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Lincoln Ellsworth – perdu dans l’Antarctique 57 jours (1935)
En novembre 1935, au coeur d'un des déserts les plus hostiles de la planète...
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Jean-Christophe Lafaille – survit seul après une avalanche au Makalu (1993)
A plus de 7000m d'altitude sur les pentes du Makalu, le 5e plus haut sommet du monde...
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