
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Par Storiavoce
Réseau : Malesherbes Publications
Épisodes
891 épisodes · page 28 sur 30

Qu'est_ce que l’Internationalisme?
Au delà de la fameuse Internationale socialiste ou communiste, Olivier Dard (Partis IV-Sorbonne) présente l'histoire d'un concept élargi à des forces politiques et même religieuses: démocratie-chrétienne, libéralisme et même djihadisme...>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>- Retrouvez nous sur http://storiavoce.com/- Notre compte Twitter: https://twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: https://www.facebook.com/storiavoce/
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Histoire et religions
Qu’est-ce qu’une religion ? Comment peuvent s’articuler la foi et la raison ? Est-ce que la religion est dans l’histoire et notamment dans le récit biblique, source de liberté ou au contraire de soumission? De violence ou bien au contraire de paix ? Rémi Brague est l'invité de Storiavoce.
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Le Vatican et la France depuis 1789
Depuis la Révolution française, l’histoire des relations entre Rome et Paris semble faite de tensions et de déchirures, d’anathèmes et de condamnations mais aussi de considérations réciproques, d’échanges cordiaux et parfois même chaleureux entre les deux partis. Comme si la réconciliation entre la France et le Vatican était une forme de déterminisme historique. Storiavoce vous propose de mieux comprendre cette relation à l’époque contemporaine : depuis la Révolution, quels sont les liens politiques entre la France et Saint-Siège ? Comment les papes considèrent-ils notre pays ? Quelles sont par ailleurs les attaches culturelles entre la Ville lumière et la Ville éternelle? Historien spécialiste du Vatican, Martin Dumont est interrogé par Christophe Dickès.
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Modernité du Moyen-Âge
Considéré comme un âge obscur nourri de violences, il est pourtant très actuel pour celui qui se donne la peine de l’étudier quelque peu. Il réfléchit sur la responsabilité des puissants dans le monde, il évoque la place de l’étranger dans les sociétés, il parle même des changements climatiques ou bien de l’éducation des générations futures. Ainsi, les liens entre notre époque contemporaine et le Moyen-Âge sont bien plus forts qu’on ne le croit. Storiavoce vous propose de découvrir ces permanences et ces liens entre par exemple les Templiers et l’écologie, entre l’amour courtois, le fin amor, et les séries que vous regardez sur Netflix, ou encore entre le développement de l’imprimerie et les tablettes Samsung ou Kindle…. Une émission avec Pauline Guéna, interrogée par Christophe Dickès.
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1789: les derniers jours de Versailles.
Nous croyions tout savoir sur 1789. Dans son livre Les derniers jours de Versailles, Alexandre Maral nous prouve le contraire. Au jour le jour, nous suivons les témoignages des contemporains: acteurs ou observateurs de cette année sans pareille. Il est interrogé par Christophe Dickès.
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1649: quand une rébellion accouche de la modernité.
Comment cent trente quatre ans avant les Etats-Unis et près d’un siècle et demi avant la France, l’Angleterre a t’elle accompli sa double révolution sociale et politique sur fond de conflits religieux et fiscal?Dans cette émission consacrée à la mort du roi Charles Ier Stuart, l'historien Bernard Cottret donne les lignes de force de ce qui est considéré comme l'acte fondateur de la modernité et du régime parlementaire en Europe. Une émission passionnante d'histoire comparée.
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Quand un Italien dirigeait la France
Rarement dans l’histoire de France un étranger aura suscité autant de passions, de fantasmes et d’idées reçues que Jules Mazarin. A la fois personnage de roman chez Alexandre Dumas, cible inévitable des Mémoires de son ennemi intime, le cardinal de Retz, et surtout bouc émissaire d’une Fronde et des fameuses Mazarinades. Pourtant, Mazarin n’était pas le premier Italien dans l’entourage du souverain : de Henri II à Louis XIII, tous les rois ont eu soit une épouse italienne, soit un mère italienne. Même si des caricatures ont dominé les siècles, les historiens, de leur côté, ont réhabilité l’homme d’Etat, le diplomate au service du roi mais aussi le grand mécène. On en oublierait presque que Mazarin fut avant tout italien. Ce que montre Olivier Poncet de l'Ecole des Chartes dans cette émission pendant laquelle il est interrogé par Christophe Dickès.
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A quoi sert l'Histoire?
A quoi sert donc l’histoire ? Est-elle une simple matière à apprendre par cœur sur les bancs de l'école? Est-elle maîtresse de vie et de vérité comme l'affirmait Cicéron? Que nous apporte t’elle à nous qui souhaitons comprendre les causes et les conséquences des événements de notre passé ? Des questions qui, en dépit de leur simplicité, ne semblent pas moins essentielles. Interrogé par Christophe Dickès, Michel de Jaeghere y répond à travers un voyage formidable dans l'histoire antique.
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Ce qu'était l'école avant Jules Ferry
Dans la Grèce antique, le mot Scholè désignait le temps disponible et les loisirs. Le temps qui permettait à l’homme de la Cité de ne plus être absorbé par les travaux serviles. Il s’agissait donc du temps de la Culture. Le mot grec Scholè a donné le mot école qui vient donc de la civilisation grecque. Contrairement aux idées reçues, l'école gratuite, pour tous et obligatoire ne date pas de Jules Ferry et de la fin du XIXe siècle. La mise en place de l'institution scolaire en France a été progressive, ce qui nous porte vers de nombreuses interrogations: quand apparaît-elle sur notre territoire? L’école était-elle réservée à une élite ? Qui payait l'école et qui étaient ses maîtres ? Quel a été la place de l'Etat dans l'enseignement et l'école a t'elle vécu des mutations à travers les siècles? Autant de questions auxquelles Virginie Subias Konofal répond dans son livre Histoire incorrecte de l'école, de l'Ancien Régime à aujourd'hui (Editions du Rocher). Elle est interrogée par Christophe Dickès.
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Qu'est-ce que le conservatisme?
Comment définir le conservatisme? Existe-t-il une définition simple du terme ou s'agit-il d'une réalité polymorphe ? Ne faudrait-il pas parler plutôt des conservatismes ? Dans cette émission, Olivier Dard (Paris IV) décrit les origines d'un courant politique aux multiples acteurs et facettes. Il est interrogé par Christophe Dickès.
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Les femmes et le christianisme
Depuis le XIXe siècle, les relations entre le christianisme et les femmes ont alimenté de nombreuses idées reçues et autant de questions: l'Eglise a t'elle estimé que les femmes n'avaient pas d'âme? Le droit de cuissage permettait-il au Seigneur de profiter des jeunes mariées? Les femmes devaient-elles être soumises à leur mari comme l'écrivait saint Paul? Dans son dernier numéro, la revue Codex, partenaire de Storiavoce, nous fait découvrir la révolution chrétienne qui a su donner sa place à la femme dans la société jusqu'à être à l'origine du féminisme.
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Vie & Mort des Maréchaux de France au XVIIIe siècle
Dans la France des Lumières, être Maréchal constitue la dignité la plus importante de la hiérarchie militaire. Mais comment étaient ces hommes dans l’intime face à la mort ? Comment ces gens de guerre, le plus souvent riches, réglaient leurs affaires privées ? Que léguaient-ils à la postérité ? Comment ces nobles, en dépit de leur trépas, souhaitaient marquer l’histoire de France en faisant en sorte que leur souvenir se perpétue? Auteur de Servir le roi: vie et mort des maréchaux au XVIIIe siècle (Vendémiaire), Simon Surreaux répond à toutes ces questions. Il est interrogé par Christophe Dickès.
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Qu'est-ce que le totalitarisme?
Comment définir le totalitarisme? Quand apparaît-il et où? Quelles sont ses caractéristiques? Quels ont été ses grands acteurs? Existe t'il un lien entre le génocide des races et le génocide des classes? Peut-on parler aujourd'hui d'un islamisme totalitaire? Stéphane Courtois, interrogé par Christophe Dickès, répond à toutes ces questions au cours de cette nouvelle édition des "Cours d'Histoire" de Storiavoce.
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Théodose, le dernier des grands
Théodose, qui régna de 379 à 395, présente la particularité d'être le premier empereur romain baptisé dans le catholicisme. La postérité a surtout retenu de lui qu'il prohiba le paganisme et les hérésies, instaura le christianisme catholique comme seule religion autorisée (avec le judaïsme), et fit pénitence en 390 devant Ambroise, l'évêque de Milan, à cause d'un massacre qu'il avait laissé se perpétrer à Thessalonique. La réalité est plus nuancée... Ce cours d'Histoire est donné par Bertrand Lançon. Il est interrogé par Christophe Dickès.
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Ce que l'Europe doit à la Grèce et à Byzance
toriavoce vous propose de comprendre comment la culture grecque est passée dans le monde européen. Quels ont été les éléments culturels transmis ? Quel rôle a joué l’empire byzantin comme vecteur de cette transmission ? Quels furent les routes, les intermédiaires, les supports de cet univers qui fonde notre humanisme et, disons-le, notre civilisation ? Une émission avec l'historien Sylvain Gouguenheim, interrogé par Christophe Dickès.
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Le Moyen-Âge: au delà des idées reçues
En 1834, Jean-Antoine Letronne, professeur au Collège de France et futur directeur de l’Ecole des Chartes, publia un article dans La Revue des Deux mondes au titre caractéristique : « Des opinions cosmographiques des pères de l’Eglises rapprochées des doctrines philosophiques de la Grèce ». Dans cet article, l’auteur opposait les «fantasmes religieux du Moyen-Âge » à l’âge de la raison, l'ère des Lumières. C’est très exactement de cet article qu’il faut dater l’image d’un Moyen-Âge obscurantiste: le Moyen-Âge et ses donjons noirs, avec ses paysans travaillant sous le joug sans pitié des seigneurs, ses croisades préfiguration de la colonisation moderne, ce Moyen-Âge qui pensait que la terre était plate et que les femmes ne possédaient pas d’âmes. Une époque enfin où régnaient l’inquisition et donc l’interdiction de penser… Même si, depuis, la recherche a évolué sur toutes ces questions, certaines idées ont la vie dure. Dans les conversations, afin d’exprimer le retour à un âge sombre fait de violence et de bêtise, on parle ainsi de « retour au Moyen-âge ». Par ailleurs, encore récemment, un courant historiographique idéologique a souhaité faire de l'histoire de la nation France une sorte d'abstraction, née non pas aux XIIIe ou XIVe siècle mais au XIXe siècle, comme si les travaux des grands historiens comme Karl Ferdinand Werner ou Philippe Contamine n'avaient aucune valeur. Avec l'historien Nicolas Weill-Parot, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Moyen-âge, au delà des mythes et des représentations idéologiques. Il est interrogé par Christophe Dickès.
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La chute de Rome n'aura pas lieu
Aujourd’hui, deux thèses sur la chute de Rome s'affrontent : celle récemment et brillamment exposée par le livre de Michel de Jaeghere, Les derniers jours (Belles Lettres/Perrin Tempus). L'auteur y explique que la chute de Rome est identifiée dans le temps, qu'elle provoqua la fin d'une civilisation, le passage d'un monde à un autre. D'autres, dans la lignée de l'historien Henri Irénée Marrou, estiment au contraire qu'il existe une antiquité tardive et que la transition vers le monde médiéval occidental se fit sur le temps long. En vue d'alimenter ce débat, Storiavoce reçoit un historien en faveur de cette dernière thèse, Bertrand Lançon, auteur de La Chute de Rome, une Histoire sans Fin (Perrin)..
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Lénine avant Lénine: qui était Vladimir Oulianov?
Depuis l’année 2005, la journée du 25 octobre, anniversaire de la révolution bolchevique, n’est plus un jour férié en Russie. Il a été remplacé par la fête de l’Unité de la Nation qui fait écho à un fait militaire du XVIIe siècle, la victoire en 1612 de Kouzma Minime et de Dmitri Pojarski sur les troupes polonaises, une victoire qui fut le prélude de l’accession au pouvoir de la dynastie des Romanov. En remplaçant la référence à la révolution bolchevique par ce fait militaire, Vladimir Poutine déclarait à l’époque : « Celui qui ne regrette pas la disparition de l’URSS n’a pas de cœur, et celui qui réclame son retour n’a pas de tête. » Néanmoins, même si la Russie renvoie aux historiens la charge de traiter de la révolution d’Octobre, cent ans après les événements, le fondateur du communisme soviétique Lénine reste une sorte de mythe qu’il faudrait séparer de la figure bien évidemment accablante de Staline. Storiavoce vous propose de comprendre aujourd’hui ce que, au contraire, le totalitarisme soviétique doit à Lénine. Pour se faire, cette émission va s’attacher à évoquer non pas l’accession au pouvoir de l’homme qui a bouleversé le monde pendant près de 75 ans, mais à son parcours : "Vladimir Oulianov avant Lénine". Une émission avec Stéphane Courtois interrogé par Christophe Dickès.
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De l'orgie et des sangliers à l'époque romaine
Dans cette émission, Storiavoce vous propose de casser un des plus gros mythes de notre histoire : celui de l’orgie romaine. Avec l'historien Dimitri Tilloi d'Ambrosi, nous allons voir que les Romains avaient certes de l’appétit, qu’ils aimaient les bonnes et les belles choses, mais que la cuisine était un art tout comme elle est aussi à autre époque. Un marqueur social aussi, un élément de la culture assurément, un révélateur enfin: celui d'une économie méditerranéenne d’une richesse formidable. Nous ferons aussi un aparté dans le monde gaulois afin de savoir si, comme Obélix, les Gaulois chassaient le sanglier. Dimitri Tilloi d'Ambrosi est interrogé par Christophe Dickès.
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Là où notre histoire s'est construite....
"Si la France peut se définir par des valeurs, s'illustrer par des hauts-faits, elle s'incarne également dans des lieux qui, dans la suite des temps, forment autant de jalons significatifs." Dans leur introduction aux Lieux de l'Histoire de France, les historiens Michel Winock et Olivier Wierviorka nous rappellent que notre compréhension de notre passé et de notre identité sont indissociables des lieux historiques. Dans un ouvrage qu'ils co-dirigent et intitulé Les Lieux de l'Histoire de France, trente-quatre historiens et spécialistes présentent ces "hauts lieux, tous théâtres et témoins d'un moment précis du passé, qu'ils incarnent dans une forme de quintessence." D'Alésia au Sacré-Cœur de Paris, de Reims au Stade de Colombes, de Cluny à l'Arc de Triomphe ou encore du Pont du Gard à la Promenade des Anglais... Tous ces lieux incarnent le pouvoir ou la guerre, la culture ou la religion. Déjà invité pour nous faire un "Cours d'Histoire" consacré au mythes, Olivier Wierviorka nous présente ici les lieux de notre Histoire. Il est interrogé par Christophe Dickès.
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Les mythes de la Seconde Guerre mondiale
Les mythes font partie de l'histoire et de la mémoire des hommes. Comment définir ces mythes et comment se construisent-ils? Qui les alimentent? Peut-on les considérer comme le révélateur de l'échec des historiens dans la transmission au grand public des fruits de leurs travaux? A travers l'exemple de la Seconde Guerre mondiale, Olivier Wierviorka interrogé par Christophe Dickès, présentent des idées qui ont la vie dure à partir de deux volumes parus aux éditions Perrin et co-dirigés avec Jean Lopez: La défaite de 1940 était inéluctable; Pearl Harbor est une victoire japonaise; L'armée italienne était mauvaise; Les Allemands n'ont pas pris Moscou à cause de l'hiver; Yalta a partagé le monde; etc. Plus de trente historiens, spécialistes de la période, décortiquent toutes ces idées reçues à la loupe. Ce "cours d'histoire" rappelle que des moments de notre passé sont des champs de bataille où se sont affrontés propagande et lectures partisanes, plaidoyers pro domo et Mémoires en défense.
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Vergennes ou la gloire de Louis XVI
Paru en langue anglaise en 1994, le livre Diplomatie de l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger fait figure de classique de la pensée politique étrangère et des relations internationales. Après des décennies de domination de l’histoire sociale, l’auteur réhabilitait les champs politiques en donnant une place primordiale aux grandes figures de notre histoire et à leur vision du monde : de Richelieu à Bismarck, de Roosevelt à Reagan, de Napoléon III à Gustav Stresemann… Kissinger défendait dans son livre une approche réaliste de la politique étrangère qui s’appuie à la fois sur la raison d’Etat mais aussi sur ce qui est appelé communément la Realpolitik. Dans cette approche, la place de l’histoire est évidemment essentielle : l’histoire éclaire le présent et permet de mieux comprendre les possibilités de l’avenir. La politique est l’art du possible. Histoire et temps présent sont entremêlés : charge au responsable de déceler et de comprendre son époque afin d’anticiper le monde de demain. Pourtant il y a un grand absent dans le livre de Kissinger. En effet, dans cet ouvrage de plus de 860 pages, nous ne trouvons guère le nom de l’ancien ministre de Louis XVI, Charles Gravier comte de Vergennes. Or, n’est-ce pas Vergennes qui fut secrétaire d’Etats aux Affaires étrangères au moment de la guerre d’indépendance américaine ? N’est-ce pas aussi le nom de Vergennes qui est associé au Traité de Versailles qui, en 1783, consacre l’affaiblissement de l’Angleterre et de la Royal Navy ? Enfin, le temps de Vergennes ne correspond t’il pas à l’apogée de la puissance française en Europe ? Storiavoce vous propose de comprendre ce ministre méconnu dont le rôle dans l’histoire de France mais aussi dans l’histoire de la pensée politique et des conceptions des relations internationales, fut essentiel. Christophe Dickès reçoit au micro de Storiavoce Berand de Montferrand qui lui a consacré une biographie parue chez Tallandier.
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Réhabiliter Charles VII
Professeur émérite à Paris IV Sorbonne et membre de l'Institut, le médiéviste Philippe Contamine offre à son public une biographie magistrale d'un des rois les plus énigmatiques. Charles VII eut à répondre à au moins trois défis : se faire obéir, construire sa légitimité, l'emporter militairement. Dieu, Jeanne d'Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, l'un des premiers rois dont il est possible de connaître et d'apprécier la personnalité, n'était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s'adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s'appuya sur ses « bonnes villes » et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l'apparition publique d'une favorite royale, sous les traits avenants d'Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment « national ». La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations. Philippe Contamine est interrogé par Christophe Dickès.
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Quand l'Histoire passe à table.
Mais que pouvait bien manger Jésus, Marie-Antoinette, Napoléon ou Churchill? Dans sa collection "Biographies gourmandes" dirigée par l'historienne Marion Godfroy, les éditions Payot nous ouvrent un univers qui répond à des centaines de questions autour de l'alimentation, des repas et de la nourriture en général. La table est en effet le reflet des civilisations, des usages et des coutumes, d'un art de vivre aussi. Selon les époques, elle est indissociable du religieux comme du politique. La nourriture est par exemple centrale dans la Bible et dans l'histoire de Jésus qui n'a rien du prédicateur austère, même s'il pratique le jeûne dans le désert. Quant à Napoléon, on dit qu'il ne mangeait rien ou quasiment rien... C’est oublier les matelotes à la Kleber, l’aloyau à la Montebello, le saumon à l’impériale, et le potage à la Cambacérès. Napoléon Bonaparte, en fin aristocrate, se devait de construire une « Maison » dans ces troubles années post révolutionnaires. De cette souveraineté neuve, il entendait bien mettre la marque partout et faire de sa table, aussi, un enjeu impérial… Et que dire de l'hédoniste Churchill dont la table surpassait celle de son allié américain ou soviétique! Interrogée par Christophe Dickès, l'historienne Marion Godfroy nous décrit un univers méconnu mais qui éclaire d'un jour nouveau la compréhension de l'histoire des sociétés politiques et religieuses.
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Marie-Louise, une jeunesse impériale
Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine est la victime d’une légende noire. Née en 1791, elle n’a pas vingt ans quand elle quitte l’Autriche afin de devenir la seconde épouse de l’empereur des Français, Napoléon Ier. Elle devient ainsi le symbole de la paix fragile entre les deux pays (Traité de Schönbrunn). Après avoir tant redouté cette union, elle se met à aimer cet homme qui sait se laisser aller à l’idéal d’une vie bourgeoise. Le 20 mars 1811, elle met au monde un fils, l’aiglon Napoléon II (1815-1832) dans des conditions difficiles. Fidèle, elle soutient Napoléon et fait son possible afin de l’aider dans ses relations avec l’Autriche. mais en 1814, elle refuse de le rejoindre sur l’île d’Elbe. C’est de ce refus que naît sa légende noire. Dans un portrait nuancé, s’appuyant sur des archives indéites, l’historien Charles-Eloi Vial nous présnete une autre femme, bien éloignée des caricatures dont elle a pu souffrir. Une princesse cultivée qui, au fil des années, apprend les obligations de sa charge avec dévouement, intelligence et application. Ce qui lui permettra de jouer un rôle européen en tant que Duchesse de Parme pendant près de trois décennies. Au fil des pages, nous découvrons ainsi un destin hors du commun et une personnalité ignorée, révélée par un historien qui s’impose comme une des meilleures plumes de sa génération. Un entretien avec Christophe Dickès.
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Luther, un moine contre les papes - Codex #5
Partenaire de Storiavoce, la revue Codex #5 présentée ici par sa rédactrice en chef, Priscille de Lassus, est consacrée à Luther, du moine modèle au théologien rebelle. Par ailleurs, Codex propose un cahier pédagogique consacré à l'Europe des Lumières et un entretien avec Michel Zink sur l'art d'aimer au Moyen-Âge. Priscille de Lassus est interrogée par Christophe Dickès.
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L'Eglise doit-elle avoir peur de son Histoire?
Dans les débats publics autour du catholicisme ou de l’histoire de l’Eglise, reviennent toujours telle une litanie des affirmations à charge sur les croisades, les guerres de religion, l’antisémitisme ou encore l’inquisition. L’Eglise, institution du passé, obscurantiste et passéiste, est accusée d’avoir soutenu la violence, d'avoir fait dresser des bûchers, de s’être opposé à l’intelligence, d’avoir rejeté la raison et les progrès de la science… Storiavoce vous propose de relire l’histoire du catholicisme non pas avec les lunettes idéologiques du XIXe siècle mais avec un regard dépassionné sur les grandes polémiques. L'Eglise doit-elle avoir peur de son Histoire ou l'Eglise au risque de l'Histoire? Une émission avec le médiéviste Olivier Hanne interrogé par Christophe Dickès.
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Trois historiens: Jerphagnon, Sévillia, Winock.
Au cours de cette émission, notre chroniqueur Julien Leclercq analyse trois manières de faire de l'histoire: celle d’un universitaire, Michel Winock, qui vient de publier la France Républicaine (Robert Laffont, collection Bouquins); celle d’un journaliste, Jean Sévillia, dont l'oeuvre a contribué à réhabiliter une histoire culturelle de droite décomplexée (Écrits historique de combat, Perrin) ; et celle d’un philosophe, Lucien Jerphagnon, dont les écrits spirituels (L'au delà de tout) viennent compléter toujours chez Robert Laffont les écrits consacrés à l'antiquité (Les Armes et les Mots). Un entretien avec Christophe Dickès.
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Philippe Séguin, le remords de la droite.
Le 7 janvier 2010, au petit matin, Philippe Séguin disparaissait à la suite d’une crise cardiaque. Étonnamment, une immense émotion s’empara aussitôt de la classe politique et de la presse. Un an plus tard, au cours d’un colloque consacré à son père, sa fille évoque l’intensité inattendue de l’émotion par la force de conviction, le refus des compromissions, le respect de l’Etat et des Institutions qui étaient la marque de son père. Plus frappant encore, le quotidien Le Monde qui ne l’avait jamais épargné parla à son endroit de « passion » : « Passion est le mot qui résume le mieux sa vie. Passion pour l’Etat et la vie publique, dans tous les mandats et les diverses hautes fonctions qui échurent à cet homme resté gaullien quand son parti avait cessé depuis longtemps d’être gaulliste. » Dans cette émission, Arnaud Teyssier, interrogé par Christophe Dickès, nous présente cette figure de la politique française et de la Ve république.
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1917-1920 : la guerre des Russes blancs, avec Jean-Jacques Marie
Dans le cadre du centenaire de 1917, Storiavoce vous propose une émission sur un aspect méconnu de la Révolution russe : la Guerre des Russes blancs. Notre perception des événements de notre histoire est le plus souvent biaisée par le simple fait que nous connaissons précisément la fin de... l'histoire. Nous savons que Lénine puis Staline triomphent. Nous savons que l'Armée rouge va constituer la grande force rivale des Etats-Unis pendant la Guerre froide. Pourtant, aux origines, la victoire du bolchevisme n'était pas une évidence. L'histoire, sans tomber dans l'uchronie, aurai pu être différente. En effet, face à la révolution d'Octobre, une armée s'est levé, une armée de volontaire: l'armée des Russes blancs. Qui étaient les chefs de cette armée ? Comment recrutait-elle ses soldats ? Quelles étaient ses idées, ses victoires et ses défaites aux quatre coins de l'immense Russie ? Et pourquoi cette armée a t'elle échoué ? Comment les Blancs ont-ils pu perdre une guerre dont ils s'étaient vu tant de fois les vainqueurs ?
L'invité : Agrégé de lettres classiques, licencié d’histoire et diplômé de russe, Jean-Jacques Marie est spécialiste de la Russie et notamment de l'Union soviétique et de l'idéologie communiste. Il a publié chez Tallandier la Guerre des Russes Blancs 1917-1920, mais aussi chez Texto Histoire de la Guerre civile russe 1917-1922, L' Antisémitisme en Russie de Catherine II à Poutine. Il a aussi été l'auteur d'une biographie de Trostky (Payot) et de Staline (Fayard).
À lire aussi :
- “La révolution russe” : https://bit.ly/3RHPVqb
- “La tragédie des Romanov : les derniers jours d’une dynastie” : https://bit.ly/3eNWzwC
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