Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
History

Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

Par Storiavoce

Réseau : Malesherbes Publications

Storiavoce est le podcast du magazine Histoire & Civilisations. Il s’adresse à tous les passionnés, curieux et amateurs d’histoire, du grand public aux étudiants et chercheurs.Chaque épisode vous plonge dans les grandes périodes, les personnages clés et les événements fondateurs de notre passé, grâce à des entretiens exclusifs et des récits vivants et accessibles.Pensé comme un outil de transmission des savoirs, Storiavoce propose une approche rigoureuse, pédagogique et incarnée, en donnant la parole à des historiens, auteurs, enseignants et spécialistes reconnus.Les rubriques du podcast :Grands entretiens : dialogues approfondis avec des historiens et des penseurs de l’histoire.Cours d'histoire : des leçons claires et structurées pour comprendre une période ou un thème.Nos mémoires : une exploration de l’histoire collective à travers témoignages, archives et souvenirs.Racontez-moi l'histoire : des récits captivants pour revivre les grands moments du passé.Pourquoi tant d'histoires : une réflexion sur le rôle de l’histoire dans nos sociétés et nos débats contemporains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Le Moyen-Âge: au delà des idées reçues

Le Moyen-Âge: au delà des idées reçues

22 décembre 2017· 46:01

En 1834, Jean-Antoine Letronne, professeur au Collège de France et futur directeur de l’Ecole des Chartes, publia un article dans La Revue des Deux mondes au titre caractéristique : « Des opinions cosmographiques des pères de l’Eglises rapprochées des doctrines philosophiques de la Grèce ». Dans cet article, l’auteur opposait les «fantasmes religieux du Moyen-Âge » à l’âge de la raison, l'ère des Lumières. C’est très exactement de cet article qu’il faut dater l’image d’un Moyen-Âge obscurantiste: le Moyen-Âge et ses donjons noirs, avec ses paysans travaillant sous le joug sans pitié des seigneurs, ses croisades préfiguration de la colonisation moderne, ce Moyen-Âge qui pensait que la terre était plate et que les femmes ne possédaient pas d’âmes. Une époque enfin où régnaient l’inquisition et donc l’interdiction de penser… Même si, depuis, la recherche a évolué sur toutes ces questions, certaines idées ont la vie dure. Dans les conversations, afin d’exprimer le retour à un âge sombre fait de violence et de bêtise, on parle ainsi de « retour au Moyen-âge ». Par ailleurs, encore récemment, un courant historiographique idéologique a souhaité faire de l'histoire de la nation France une sorte d'abstraction, née non pas aux XIIIe ou XIVe siècle mais au XIXe siècle, comme si les travaux des grands historiens comme Karl Ferdinand Werner ou Philippe Contamine n'avaient aucune valeur. Avec l'historien Nicolas Weill-Parot, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Moyen-âge, au delà des mythes et des représentations idéologiques. Il est interrogé par Christophe Dickès.

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Lénine avant Lénine: qui était Vladimir Oulianov?

Lénine avant Lénine: qui était Vladimir Oulianov?

6 décembre 2017· 48:52

Depuis l’année 2005, la journée du 25 octobre, anniversaire de la révolution bolchevique, n’est plus un jour férié en Russie. Il a été remplacé par la fête de l’Unité de la Nation qui fait écho à un fait militaire du XVIIe siècle, la victoire en 1612 de Kouzma Minime et de Dmitri Pojarski sur les troupes polonaises, une victoire qui fut le prélude de l’accession au pouvoir de la dynastie des Romanov. En remplaçant la référence à la révolution bolchevique par ce fait militaire, Vladimir Poutine déclarait à l’époque : « Celui qui ne regrette pas la disparition de l’URSS n’a pas de cœur, et celui qui réclame son retour n’a pas de tête. » Néanmoins, même si la Russie renvoie aux historiens la charge de traiter de la révolution d’Octobre, cent ans après les événements, le fondateur du communisme soviétique Lénine reste une sorte de mythe qu’il faudrait séparer de la figure bien évidemment accablante de Staline. Storiavoce vous propose de comprendre aujourd’hui ce que, au contraire, le totalitarisme soviétique doit à Lénine. Pour se faire, cette émission va s’attacher à évoquer non pas l’accession au pouvoir de l’homme qui a bouleversé le monde pendant près de 75 ans, mais à son parcours : "Vladimir Oulianov avant Lénine". Une émission avec Stéphane Courtois interrogé par Christophe Dickès.

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Vergennes ou la gloire de Louis XVI

Vergennes ou la gloire de Louis XVI

7 novembre 2017· 47:46

Paru en langue anglaise en 1994, le livre Diplomatie de l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger fait figure de classique de la pensée politique étrangère et des relations internationales. Après des décennies de domination de l’histoire sociale, l’auteur réhabilitait les champs politiques en donnant une place primordiale aux grandes figures de notre histoire et à leur vision du monde : de Richelieu à Bismarck, de Roosevelt à Reagan, de Napoléon III à Gustav Stresemann… Kissinger défendait dans son livre une approche réaliste de la politique étrangère qui s’appuie à la fois sur la raison d’Etat mais aussi sur ce qui est appelé communément la Realpolitik. Dans cette approche, la place de l’histoire est évidemment essentielle : l’histoire éclaire le présent et permet de mieux comprendre les possibilités de l’avenir. La politique est l’art du possible. Histoire et temps présent sont entremêlés : charge au responsable de déceler et de comprendre son époque afin d’anticiper le monde de demain. Pourtant il y a un grand absent dans le livre de Kissinger. En effet, dans cet ouvrage de plus de 860 pages, nous ne trouvons guère le nom de l’ancien ministre de Louis XVI, Charles Gravier comte de Vergennes. Or, n’est-ce pas Vergennes qui fut secrétaire d’Etats aux Affaires étrangères au moment de la guerre d’indépendance américaine ? N’est-ce pas aussi le nom de Vergennes qui est associé au Traité de Versailles qui, en 1783, consacre l’affaiblissement de l’Angleterre et de la Royal Navy ? Enfin, le temps de Vergennes ne correspond t’il pas à l’apogée de la puissance française en Europe ? Storiavoce vous propose de comprendre ce ministre méconnu dont le rôle dans l’histoire de France mais aussi dans l’histoire de la pensée politique et des conceptions des relations internationales, fut essentiel. Christophe Dickès reçoit au micro de Storiavoce Berand de Montferrand qui lui a consacré une biographie parue chez Tallandier.

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Réhabiliter Charles VII

Réhabiliter Charles VII

26 octobre 2017· 46:31

Professeur émérite à Paris IV Sorbonne et membre de l'Institut, le médiéviste Philippe Contamine offre à son public une biographie magistrale d'un des rois les plus énigmatiques. Charles VII eut à répondre à au moins trois défis : se faire obéir, construire sa légitimité, l'emporter militairement. Dieu, Jeanne d'Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, l'un des premiers rois dont il est possible de connaître et d'apprécier la personnalité, n'était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s'adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s'appuya sur ses « bonnes villes » et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l'apparition publique d'une favorite royale, sous les traits avenants d'Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment « national ». La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations. Philippe Contamine est interrogé par Christophe Dickès.

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Quand l'Histoire passe à table.

Quand l'Histoire passe à table.

25 octobre 2017· 41:23

Mais que pouvait bien manger Jésus, Marie-Antoinette, Napoléon ou Churchill? Dans sa collection "Biographies gourmandes" dirigée par l'historienne Marion Godfroy, les éditions Payot nous ouvrent un univers qui répond à des centaines de questions autour de l'alimentation, des repas et de la nourriture en général. La table est en effet le reflet des civilisations, des usages et des coutumes, d'un art de vivre aussi. Selon les époques, elle est indissociable du religieux comme du politique. La nourriture est par exemple centrale dans la Bible et dans l'histoire de Jésus qui n'a rien du prédicateur austère, même s'il pratique le jeûne dans le désert. Quant à Napoléon, on dit qu'il ne mangeait rien ou quasiment rien... C’est oublier les matelotes à la Kleber, l’aloyau à la Montebello, le saumon à l’impériale, et le potage à la Cambacérès. Napoléon Bonaparte, en fin aristocrate, se devait de construire une « Maison » dans ces troubles années post révolutionnaires. De cette souveraineté neuve, il entendait bien mettre la marque partout et faire de sa table, aussi, un enjeu impérial… Et que dire de l'hédoniste Churchill dont la table surpassait celle de son allié américain ou soviétique! Interrogée par Christophe Dickès, l'historienne Marion Godfroy nous décrit un univers méconnu mais qui éclaire d'un jour nouveau la compréhension de l'histoire des sociétés politiques et religieuses.

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Marie-Louise, une jeunesse impériale

Marie-Louise, une jeunesse impériale

17 octobre 2017· 47:40

Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine est la victime d’une légende noire. Née en 1791, elle n’a pas vingt ans quand elle quitte l’Autriche afin de devenir la seconde épouse de l’empereur des Français, Napoléon Ier. Elle devient ainsi le symbole de la paix fragile entre les deux pays (Traité de Schönbrunn). Après avoir tant redouté cette union, elle se met à aimer cet homme qui sait se laisser aller à l’idéal d’une vie bourgeoise. Le 20 mars 1811, elle met au monde un fils, l’aiglon Napoléon II (1815-1832) dans des conditions difficiles. Fidèle, elle soutient Napoléon et fait son possible afin de l’aider dans ses relations avec l’Autriche. mais en 1814, elle refuse de le rejoindre sur l’île d’Elbe. C’est de ce refus que naît sa légende noire. Dans un portrait nuancé, s’appuyant sur des archives indéites, l’historien Charles-Eloi Vial nous présnete une autre femme, bien éloignée des caricatures dont elle a pu souffrir. Une princesse cultivée qui, au fil des années, apprend les obligations de sa charge avec dévouement, intelligence et application. Ce qui lui permettra de jouer un rôle européen en tant que Duchesse de Parme pendant près de trois décennies. Au fil des pages, nous découvrons ainsi un destin hors du commun et une personnalité ignorée, révélée par un historien qui s’impose comme une des meilleures plumes de sa génération. Un entretien avec Christophe Dickès.

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1917-1920 : la guerre des Russes blancs, avec Jean-Jacques Marie

1917-1920 : la guerre des Russes blancs, avec Jean-Jacques Marie

11 septembre 2017· 52:04

Dans le cadre du centenaire de 1917, Storiavoce vous propose une émission sur un aspect méconnu de la Révolution russe : la Guerre des Russes blancs. Notre perception des événements de notre histoire est le plus souvent biaisée par le simple fait que nous connaissons précisément la fin de... l'histoire. Nous savons que Lénine puis Staline triomphent. Nous savons que l'Armée rouge va constituer la grande force rivale des Etats-Unis pendant la Guerre froide. Pourtant, aux origines, la victoire du bolchevisme n'était pas une évidence. L'histoire, sans tomber dans l'uchronie, aurai pu être différente. En effet, face à la révolution d'Octobre, une armée s'est levé, une armée de volontaire: l'armée des Russes blancs. Qui étaient les chefs de cette armée ? Comment recrutait-elle ses soldats ? Quelles étaient ses idées, ses victoires et ses défaites aux quatre coins de l'immense Russie ? Et pourquoi cette armée a t'elle échoué ? Comment les Blancs ont-ils pu perdre une guerre dont ils s'étaient vu tant de fois les vainqueurs ? 


L'invité : Agrégé de lettres classiques, licencié d’histoire et diplômé de russe, Jean-Jacques Marie est spécialiste de la Russie et notamment de l'Union soviétique et de l'idéologie communiste. Il a publié chez Tallandier la Guerre des Russes Blancs 1917-1920, mais aussi chez Texto Histoire de la Guerre civile russe 1917-1922L' Antisémitisme en Russie de Catherine II à Poutine. Il a aussi été l'auteur d'une biographie de Trostky (Payot) et de Staline (Fayard).


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