
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Par Storiavoce
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891 épisodes · page 13 sur 30
![Religion romaine : rites et pratiques dans la vie d'un Romain [2/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1681221686946-8dc6a05cb86d6de09b13d4d072c68751.jpeg)
Religion romaine : rites et pratiques dans la vie d'un Romain [2/3]
De la naissance à la mort, les Romains pratiquaient de multiples rites qui jalonnaient leur existence. Ils nous disent la nature du culte domestique et privé dans la vie quotidienne de l’Urbs. L’entrée dans la famille du nouveau-né donnait-elle lieu à des rites ? La majorité constituait-t-elle un moment aussi religieux ? Acte public, le mariage avait-il une portée aussi religieuse ou spirituelle ? Quels étaient les moments de la journée pendant lesquels les Romains priaient ? Existait-il des sacrifices privés ? Dans ce deuxième volet de nos Cours d'Histoire, le grand historien John Scheid évoque la relation au divin des Romains et leur piété.
L’invité : Ancien directeur d’études à l’École pratique des hautes études et professeur émérite au Collège de France, John Scheid est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages de référence dont La religion des Romains ou encore Les dieux, l’État et l’individu et La tortue et la lyre. Il vient de publier aux Editions du Cerf Les Romains et leurs religions : la piété au quotidien (329 pages, 24 €).
À lire aussi :
- "Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu" : http://bit.ly/3zVlB3T
- "Dionysos, le dieu sauvage de la Grèce antique" : http://bit.ly/3o1Z4Qn
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Crécy : la bataille des cinq rois, avec David Fiasson
La fameuse bataille de Crécy (26 août 1346) aurait dû en toute logique marquer la fin précoce de la Guerre de Cent ans… Il n'en fut rien. Quel était l’état des forces en présence ? Le royaume de France était-il vulnérable ? Après avoir débarqué en Normandie, les Anglais pouvaient-ils être repoussés par les Français ? Pourquoi et comment le contingent anglais s'est-il déplacé vers le Nord ? En quoi surtout la supériorité des Français s'est-elle retournée contre eux à Crécy ? Dans un livre qui fera date, l'historien David Fiasson reprend les derniers éléments de la recherche historiographique sur un des événements les plus importants de la Guerre de Cent ans.
L'invité : David Fiasson est chercheur associé au laboratoire Héritages UMR 9022 de Lille et membre associé temporaire de la Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public. Membre du Centre européen d’études bourguignonnes, il vient de publier Crécy 1346, chez Perrin dans la collection « champs de bataille » (301 p, 25€).
À lire aussi :
- "1358 : la révolte populaire qui fit trembler la France" : http://bit.ly/3Mkhm9w
- "Gilles de Rais, le grand seigneur serial killer" : http://bit.ly/439hn6k
- "Jeanne d’Arc, la sorcière devenue sainte" : http://bit.ly/3GihMti
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![Religion romaine : vénérer les dieux au quotidien à Rome [1/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1680598317965-28779774c850afd0db611a4239e44f5c.jpeg)
Religion romaine : vénérer les dieux au quotidien à Rome [1/3]
Nous faisons de la religion romaine une religion d'État, en oubliant presque qu'il existait aussi un culte domestique et privé dans la vie quotidienne de l'Urbs (« ville » dans la Rome antique). Dans le film Gladiator, le héros Maximus rend grâce aux dieux après sa victoire sur les barbares et il leur demande de protéger sa femme et son fils. Scène totalement inédite dans l'histoire du cinéma, elle est visiblement proche de la réalité décrite par l'historien John Scheid dans son dernier ouvrage. Faut-il distinguer sphère et cultes publics et sphère et cultes privés ? L'individu, détaché du groupe, rend-il un culte individuel ? Peut-on avoir une prédilection sentimentale et personnelle pour une divinité ? Les Romains croyaient-ils au salut éternel ?
L'invité : Ancien directeur d'études à l'École pratique des hautes études et professeur émérite au Collège de France, John Scheid est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages de référence dont La religion des Romains ou encore Les dieux, l'État et l'individu et La tortue et la lyre. Il vient de publier aux éditions du Cerf Les Romains et leurs religions : la piété au quotidien (329 pages, 24 €).
À lire aussi :
- "Dionysos, le dieu sauvage de la Grèce antique" : http://bit.ly/40GuZEp
- "Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu" : http://bit.ly/3GdmYOY
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Histoire mondiale des impôts, avec Éric Anceau
« L’impôt est comme le salaire que vous devez à la patrie en échange des services qu’elle vous rend » écrit Gabriel Compayré à la fin du XIXe siècle, une période où l’idée de consentement à l’impôt est en plein essor. Pourquoi et depuis quand l’impôt existe ? De quelles façons y résiste-t-on ? Comment obtenir le consentement des populations ? À quoi sert-il ? Peut-on taxer l’air que nous respirons ? Nous vous invitons à parcourir l’histoire universelle et millénaire de l’impôt, de l’antiquité à nos jours, avec ses machines fiscales, ses révoltes et ses transformations au fil de l’histoire.
L’invité : Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’histoire parlementaire et politique et coordonnateur du double diplôme Histoire-Sciences sociales de Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Éric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe siècle de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, prix du Mémorial de la ville d’Ajaccio…). Déjà interviewé pour l’ouvrage collectif Qu’est-ce qu’une nation en Europe? (Sorbonne université presses, 280 pages, 8.90 €) et pour Ils ont fait et défait le Second Empire (Tallandier, 384 pages, 21,90 €), Éric Anceau vient de publier avec Jean-Luc Bordron Histoire mondiale des impôts, de l’antiquité à nos jours aux éditions Passés composés (448 pages, 25 €).
À lire aussi :
- "La chute de l'Empire romain : quand la machine s’enraie" : http://bit.ly/40udebj
- "République de Weimar : de l'hyperinflation à la dépression, une économie ébranlée" : http://bit.ly/3M34Nj1
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![Les grands enjeux du XXe siècle [3/3], avec Florian Louis](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1679913968522-cb7ed48767b093e2ba40bbd147045b6e.jpeg)
Les grands enjeux du XXe siècle [3/3], avec Florian Louis
[Histoire du XXe siècle 3/3] Dernier volet du cours d'histoire sur le XXe siècle au travers de ses principaux enjeux. Raymond Aron soulignait le phénomène de « guerres en chaîne » lorsqu’il parlait de ce siècle. Peut-on dire que c'est une époque plus violente que les autres ? Le XXe siècle est-il le temps des démocraties ? Les empires ont-ils disparu au profit d’une mosaïque d’États-nations ? Est-ce la fin des croyances et du religieux, du moins en Europe ? La question de l’environnement et de la préservation de la planète commence-t-elle au XXe siècle ?
L'invité : Florian Louis est historien, spécialiste d'histoire contemporaine et enseignant en CPGE. Il a codirigé avec Nicolas Beaupré une Histoire mondiale du XXe siècle (2022, PUF, 1152 pages, 39.00 € ).
À lire aussi :
- "La riche et mouvante historiographie des croisades" : bit.ly/3ncFbWj
- "Menace nucléaire : la crise de Cuba, apogée de la guerre froide" : bit.ly/3JQMQl3
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Rome : aux origines de la domination méditerranéenne, avec Pierre-Luc Brisson
Grâce à la puissance de son armée, et au terme d’une série de guerres menées contre Carthage et les royaumes gréco-macédoniens héritiers d’Alexandre le Grand, Rome étend sa domination sur l’ensemble de la mer Méditerranée, au IIe siècle avant notre ère. Phénomène inédit : la République romaine est devenue ce que les théoriciens des relations internationales contemporaines qualifient de « puissance unipolaire ». Tout se joue entre la paix d'Apamée (188 avant J.-C.), qui met fin à l’affrontement romano-syrien, et la chute de Carthage en 146 avant J.-C. À la suite de cette courte période, Rome devient la seule puissance méditerranéenne. Au moyen d'une grille d'analyse contemporaine, l'historien Pierre-Luc Brisson revient sur ce moment charnière de l'histoire romaine impériale.
L'invité : Pierre-Luc Brisson, docteur en histoire ancienne, est chercheur postdoctoral Banting au département d’histoire et d’études classiques de l’université McGill de Montréal. Il enseigne l’histoire aux niveaux collégial et universitaire. Il vient de publier Le moment unipolaire : Rome et la Méditerranée hellénistique (188 - 146 avant J.-C). (L'Harmattan, 496 pages, 55 €).
À lire aussi :
- "Les aigles des mers : Rome déploie sa marine" : bit.ly/3Z4jntm
- "Naufrage antique : en Méditerranée, la découverte de l’épave « Bou Ferrer »" : bit.ly/3lDQ0R2
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![Les espaces et les lieux du XXe siècle [2/3], avec Florian Louis](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1679319094768-e0f805766c90c516f95c93b9abae3af3.jpeg)
Les espaces et les lieux du XXe siècle [2/3], avec Florian Louis
[Histoire du XXe siècle 2/3] En s'appuyant sur les thématiques et les notions développées dans l'Histoire mondiale du XXe siècle, cet entretien revient sur les lieux et les espaces où s'est joué le XXe siècle. Quels en sont les plus emblématiques ? L'inconnu existe-t-il encore ? La conquête spatiale renvoie-t-elle aux mêmes enjeux que les conquêtes terrestres ? Peut-on parler de chaque continent au singulier ? L'histoire a-t-elle changé d'échelle au XXe siècle ?
L'invité : Florian Louis est historien, spécialiste d'histoire contemporaine et enseignant en CPGE. Il a codirigé avec Nicolas Beaupré une Histoire mondiale du XXe siècle (2022, PUF, 1152 pages, 39,00 €).
À lire aussi :
- "La riche et mouvante historiographie des croisades" : bit.ly/40p8vr7
- "Menace nucléaire : la crise de Cuba, apogée de la guerre froide" : bit.ly/3YUMy1S
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L'âge d'or de la Perse, avec Yves Bomati
L’épopée des Safavides aux XVIe et XVIIe siècles en Iran a contribué à l’âge d’or de la Perse. Mieux, l’Iran d’aujourd’hui serait incompréhensible sans la prise en compte du rôle de cette dynastie dans la création du premier État chiite de l’histoire. À quel moment précisément assumera-t-elle, sans équivoque, ses liens avec le chiisme ? En quoi l’année 1501 fut-elle déterminante ?
Prince inattendu et même oublié, l’empereur Shah Abbas Ier, le cinquième des shahs safavides, a marqué l’histoire de la dynastie. Grand diplomate, il a ouvert son pays à l’Occident, facilité les échanges par la création de réseaux de communication et fondé la plus belle perle de l’Orient, Ispahan. Quelles politiques intérieures et étrangères a-t-il menées ? Pourquoi l’Iran s’est-elle tournée vers l’Occident, et même la papauté ? Comment distinguer la réalité des mythes autour de ce personnage qui domine l’histoire iranienne ?
L'invité : Yves Bomati, docteur ès lettres et sciences humaines, diplômé de l'École pratique des hautes études, est spécialiste d'histoire des religions et s'intéresse de près aux civilisations orientales et moyen-orientales. Il est en outre l'auteur de nombreux ouvrages sur la littérature et la langue françaises. Avec Houchang Nahavandi, ils ont écrit Shah Abbas, empereur de Perse, 1587-1629, couronné en 1999 par le prix Eugène-Colas de l'Académie française et, récemment, Mohammad Réza Pahlavi, le dernier shah, 1919-1980. Yves Bomati vient de publier L'âge d'or de la Perse. L'épopée des Safavides : 1501 - 1722 (Perrin, 444 pages, 25€).
À lire aussi :
- "De la tradition à l'audace, la culture face à la censure en Iran" : bit.ly/40ehBGP
- "La révolution de 1979 : quand les religieux prennent le pouvoir en Iran" : bit.ly/3YR0SbI
- "Iran : à Jiroft, la découverte d’une civilisation oubliée" : bit.ly/3Lsl5kY
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La France, l'amie du monde arabe ? Avec Jean-François Figeac
L'Orient est victime d'une double vision erronée : celle du mythe oriental entretenue par le XIXe siècle français mais aussi, à l'extrême opposé, celle post-coloniale défendue par Edward Saïd dans son livre Orientalism (1978). Dans les faits, l'histoire des relations de l'Orient et de la France est bien plus complexe. Comment tout d'abord définir l’Orient Français géographiquement ? Est-il ainsi différent de l’Orient britannique ? À l'époque moderne, quelles sont les conceptions politiques orientales du Ministre des Affaires étrangères ? En quoi Vergennes, un de ses meilleurs représentants, se distingue à ce sujet ? Que représente ensuite le moment révolutionnaire pour l’Orient ? La campagne d’Égypte est-elle un retour au réel pour la France ? De l'époque moderne à la Troisième République, l'historien Jean-François Figeac nous dit au fond si la France a vraiment été l'amie du monde oriental.
L'invité : Agrégé d’histoire, Jean-François Figeac a consacré sa thèse à la question d’Orient dans l’opinion publique française (1789-1861) sous la direction de J'. O. Boudon. Il est membre du Centre de Recherche du XIXe siècle de Paris Panthéon-Sorbonne. La France et l’Orient (Passés / Composés, 288 pages, 22€) est son premier livre.
À lire aussi :
- "Ali Bey, l’espion qui explora La Mecque" : bit.ly/3mIeF6Z
- "Lawrence d’Arabie, l’agent secret du désert" : bit.ly/3YGOniY
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![Comment écrire l'histoire du XXe siècle ? [1/3], avec Florian Louis](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1678353320745-8940cefb6bf3dcc27b0d32fa90f0a6fa.jpeg)
Comment écrire l'histoire du XXe siècle ? [1/3], avec Florian Louis
[Histoire du XXe siècle 1/3] Comment écrire l’histoire du XXe siècle qui nous est presque contemporain ? Siècle des guerres mondiales et des conférences de paix, des dictatures et de l’expansion de la démocratie, des révolutions et des décolonisations, des nationalismes et des impérialismes, le XXe siècle est le temps des paradoxes. Quand et où commence-t-il ? Quelle méthode pour écrire l’histoire d’un siècle à l’échelle planétaire ? Peut-on parler de déseuropéanisation du monde ?
L'invité : Florian Louis est historien, spécialiste d'histoire contemporaine et enseignant en CPGE. Il a codirigé avec Nicolas Beaupré une Histoire mondiale du XXe siècle (2022, PUF, 1152 pages, 39,00 €).
À lire aussi :
- "La riche et mouvante historiographie des croisades" : bit.ly/3ZQQKAK
- "Menace nucléaire : la crise de Cuba, apogée de la guerre froide" : bit.ly/3ZLtmok
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Les Chevaliers de la Table ronde : histoire d'un récit, avec Martin Aurell
Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table ronde sont les protagonistes d'un imaginaire qui colore le Moyen Âge du merveilleux. Sont-ils la version romancée de véritables personnages historiques ? Quels sont les auteurs qui ont tracé les contours de cet univers romanesque ? Tous les hommes du Moyen Âge connaissaient-ils le roi Arthur, Tristan et Iseult, Merlin l'enchanteur et la quête du Graal ? À quoi ressemblent ces récits ? Dans quel contexte la légende a-t-elle été rédigée et que nous dit-elle des sociétés médiévales ?
L'invité : Martin Aurell est historien médiéviste, spécialiste de l’histoire de l’Occident aux Xe-XIIIe siècles, et professeur à l'université de Poitiers. Il a publié avec Michel Pastoureau : Les Chevaliers de la Table ronde. Romans arthuriens (Gallimard, 2022, 1080 pages, 34,00 €).
À lire aussi :
- "Bretagne : une place à la Table ronde du roi Arthur" : http://bit.ly/3moGDod
- "Très Riches Heures du duc de Berry : une vision ambiguë de la paysannerie" : http://bit.ly/3ISOcLw
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![Rome et Jérusalem : la chute de Jérusalem (70 ap. J. C.) [3/3], avec Mireille Hadas-Lebel](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1677233883431-3623feebb1e9481659930b382dbef83a.jpeg)
Rome et Jérusalem : la chute de Jérusalem (70 ap. J. C.) [3/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Le siège et la chute de Jérusalem furent un des événements les plus marquants de l'histoire de l'Empire romain mais aussi de l'histoire du judaïsme. Peu avant la Pâque en 70, les armées de Titus entament un siège de plusieurs mois. À la fin septembre, la ville est prise puis finalement détruite. Le dernier foyer juif, réfugié dans la fameuse forteresse de Massada, tombe à son tour en 73. Quels sont les causes de la chute de Jérusalem ? Faut-il lire l'événement sur le temps long ou au contraire au prisme de la dernière décennie des années 60 ? Quel est le récit qu'en fait l'auteur juif Flavius Josèphe ?
L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).
À lire aussi :
-"Égypte antique : d’Abraham à Moïse, l’autre terre biblique" : bit.ly/3YS6ind
-"Bar-Kokhba : le Juif qui s’est révolté contre l’Empire romain" : bit.ly/3YSpkdD
-"Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : bit.ly/3YTCOVZ
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Les hommes de Mussolini, avec Frédéric Le Moal
Les proches de Mussolini ont souvent décrit leur première rencontre avec le Duce comme fascinante voire envoutante. Alors au début de sa carrière, l'homme politique Dino Grandi décrivait le Duce comme « un génie, un magicien ou un fou ». Pourtant, le 24 juillet 1943, la chute de Benito Mussolini, a été précipitée par les hiérarques qui l'avaient servi. Pourquoi la majorité d'entre eux se retournèrent-ils contre leur maître, prenant alors le risque de tout perdre : pouvoir, situation sociale et financière ? Quelles étaient leurs ambitions ? Étaient-ils de droite ou de gauche ? Monarchistes ou républicains ? Qu'est-ce que leurs carrières disent du fascisme et révèlent de la politique italienne de la première moitié du XXe siècle ?
Notre invité : Frédéric Le Moal est historien, spécialiste du fascisme (Histoire du fascisme, Victor-Emmanuel III-roi d'Italie), professeur au lycée Militaire de Saint-Cyr-l'École. Il vient de publier Les hommes de Mussolini (Perrin, 2022, 368 pages).
À lire aussi :
-"Marche sur Rome : en 1922, un coup de bluff signé Mussolini" : bit.ly/3IPxJc1
-"10 points historiques pour comprendre Staline" : bit.ly/3ZeXwzQ
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![Rome et Jérusalem : Flavius Josèphe, le juif de Rome [2/3], avec Mireille Hadas-Lebel](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1677064605939-ca621663420000ba6a7c747ec0b4b69d.jpeg)
Rome et Jérusalem : Flavius Josèphe, le juif de Rome [2/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Sans le récit de Flavius Josèphe, deux siècles d'histoire de Rome et de Jérusalem nous seraient quasiment inconnus. Né Yosef ben Mattityahu Ha-cohen dans une grande famille de Jérusalem en l'an 37, il est mort à Rome, protégé des empereurs successifs de la dynastie flavienne, vers l'an 100. Entretemps il avait vécu en tant qu'acteur des tensions entre Rome et Jérusalem, puis témoin oculaire de la chute du Temple. Proche de Titus, la seconde partie de sa vie est romaine. Elle est entièrement consacrée à l'histoire. En effet dès le lendemain de la guerre, il fut chargé d'en écrire le récit pour la gloire des vainqueurs mais sans dissimuler son propre chagrin. À ce premier ouvrage, La Guerre des juifs contre les Romains ou Guerre de Judée (vers 75), s'ajoutèrent les Antiquités judaïques qui relatent l'histoire biblique mais aussi une précieuse Autobiographie.
L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).
À lire aussi :
- "Égypte antique : d'Abraham à Moïse, l'autre terre biblique" : http://bit.ly/3xIkcg7
- "Bar-Kokhba : le Juif qui s'est révolté contre l'Empire romain" : http://bit.ly/3YSpkdD
- "Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : https://bit.ly/3YTCOVZ
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L'armée allemande face au débarquement du 6 juin 1944, avec Jean-Luc Leleu
Le 6 juin 1944, date du débarquement des Alliés sur les plages normandes, est l’une des dates les plus connues et les plus célébrées de l’histoire. Plus qu’un évènement, c’est un symbole. Sa commémoration est-elle le reflet de son caractère décisif ? Si le débarquement n'a pas été une surprise pour le régime nazi, était-il considéré comme une véritable menace ? Comment cet épisode nous éclaire-t-il sur l'histoire de la Wehrmacht et plus précisément sur son déclin ? Quelle est la particularité du combat en dictature ? Jean-Luc Leleu propose une nouvelle lecture du conflit à partir de l'étude de ses acteurs.
Notre invité : Jean-Luc Leleu est historien, spécialiste de la Second Guerre mondiale, membre du conseil scientifique du Mémorial de Caen. Combattre en dictature 1944 - la Wehrmacht face au débarquement (2022, Perrin, 784 pages, 29.00 €) est le résultat de dix années de recherche.
À lire aussi :
- "Marche sur Rome : en 1922, un coup de bluff signé Mussolini" : http://bit.ly/3YZQ0t7
- "Adolf Hitler à l'assaut de la république de Weimar" : http://bit.ly/3kfnyUL
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![Rome et Jérusalem : amitié et inimitié antiques [1/3], avec Mireille Hadas-Lebel](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1676545693183-de97dce4d77948e8ae177f44e6e581bd.jpeg)
Rome et Jérusalem : amitié et inimitié antiques [1/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Parmi les nombreux peuples soumis par Rome, seuls les Judéens nous ont laissé un témoignage cohérent sur la puissance impériale. Grâce à l’œuvre immense de Flavius Josèphe, le Juif de Rome, l’historien possède une archive d’une inestimable richesse. Les premiers liens de Rome avec les Juifs datent du IIe siècle avant J.-C. : ils sont mentionnés par le livre de Maccabées et il s’agit d'une relation d’amitié. Que modifie l’arrivée de Pompée à Jérusalem en 63 avant J.-C. ? Comment s’exprime dans les écrits la lutte contre Rome ? Que signifie être juif sous l’Empire romain ? Existe-t-il un particularisme juif ? Quels sont les abus de pouvoir dans ce coin de l'Empire ? Retour sur la naissance de l'amitié entre les deux entités, puis sur la dégradation de leur relation au fil des décennies.
L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).
À lire aussi :
- "Égypte antique : d’Abraham à Moïse, l’autre terre biblique" : bit.ly/3YS6ind
- "Bar-Kokhba : le Juif qui s'est révolté contre l'Empire romain" : bit.ly/3I7OpKb
- "Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : bit.ly/3YTCOVZ
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L'invention du travail, avec Olivier Grenouilleau
Le travail est pour l’homme un phénomène universel. Il traverse le temps et l’espace et, même si certains ont imaginé la fin du travail, il reste toujours un élément central de nos vies quotidiennes et de nos perceptions sociales. Dans L'invention du travail, Olivier Grenouilleau nous propose de découvrir un vaste panorama de se son histoire dans la pensée occidentale, depuis le Néolithique en passant par les prophètes de Jérusalem, les philosophes d’Athènes, jusqu’au monde contemporain et ses mutations technologiques. Aux anciens récits religieux ont succédé les utopies sociales modernes. Comment le travail était-il perçu au fil des millénaires ? À quels concepts s'est-il rapporté et se rapporte-t-il encore de nos jours : nature ou culture, malédiction ou rédemption, servitude ou dépassement, abondance ou misère ? L’humanité est-elle condamnée à travailler pour les dieux ou pour le progrès ? Ou le travail est-il plutôt source de justice, de bonheur et voie de l’accomplissement ?
Notre invité : Olivier Grenouilleau est docteur en histoire, directeur de recherche au centre Roland-Mousnier de Sorbonne-Université, membre de l’Académie des sciences d’Outre-mer. Il est l’auteur d’une œuvre récompensée par de nombreux prix et internationalement reconnue sur l’économie maritime, le marché et l’esclavage. Nous le recevons pour L’invention du travail, aux éditions du CERF, (296 pages, 20 €), une fresque capitale sur l’idée de travail, pour penser hier et demain.
À lire aussi :
- "Le quotidien des paysannes, compagnes de labeur" : https://bit.ly/40VCND0
- "Luddisme : la première rébellion contre les machines" : https://bit.ly/3jVlh0S
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![Ottoman : la défense des domaines (1574-1699), avec Olivier Bouquet [3/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1676025190930-97042241f474576e88e179a8464ef205.jpeg)
Ottoman : la défense des domaines (1574-1699), avec Olivier Bouquet [3/3]
Après l'apogée de la domination ottomane, l'empire entre dans une nouvelle phases de son histoire: celle de la défense de son vaste domaine qui s'étend sur trois continents. Considérée comme une moment de déclin, la période de 1574 à 1699 est plus complexe qu'il n'y parait. Vu d’Istanbul, il existe à la fois des crises intérieures mais aussi des revers extérieurs. Que perd l’empire ottoman sur l'ensemble des deux fronts ? La période sonne-t-elle un coup d’arrêt à son extension ? Est-ce que le trône pendant cette période a été menacé ? A contrario, quels sont les éléments, notamment économique , politique ou même artistique, qui nous font dire que le déclin est relatif ?
Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSM. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l’auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l’Empire ottoman? Six siècles d’histoire (Folio, 11,50€).
A lire aussi :
- Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin bit.ly/3XnKoXP
- Roxelane, le grand amour du sultan Soliman bit.ly/3RNOPde
- Hamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque » bit.ly/3jGMnZD
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Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle, avec Emmanuelle Tixier du Mesnil
L’Andalousie musulmane, Al-Andalus, continue de susciter fantasmes, nostalgie et projections de toutes sortes. Erigée en haut lieu de la tolérance islamique, en paradis perdu, elle apparaît aussi comme le théâtre d’une lutte sans merci entre Islam et Chrétienté. Il s’agit ici de dépasser les mythes et de revenir sur l’histoire politique et culturelle. Au-delà de la confrontation avec les chrétiens du nord, quels sont les menaces internes de cette partie excentrée du monde musulman qui provoquent sa division puis l’avènement d’une dynastie berbère venue d’Afrique qui supplantera le pouvoir arabe ? Pourquoi malgré ces troubles, l’Andalousie est-elle le théâtre d’une très belle floraison culturelle, chaque ville ayant ses savants, sa cour et défendant son prestige ?
Notre invité : Emmanuelle Tixier du Mesnil est docteur en histoire, professeur d’histoire médiévale de l’Islam à l’université de Paris Nanterre, spécialiste de l’histoire d’Al-Andalus et de la géographie arabe médiévale. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet et vient de publier Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle au Seuil (416 pages, 24.50 €).
À lire aussi :
- "Qui est le véritable Cid, preux chevalier de l'Espagne médiévale" : https://bit.ly/3HBtf7c
- "Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle" : https://bit.ly/3jwsi8f
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![Ottoman : l'apogée d'un empire 1453-1574 [2/3], avec Olivier Bouquet](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1675331791488-e26590f28a0e5695176cba1a89bf147f.jpeg)
Ottoman : l'apogée d'un empire 1453-1574 [2/3], avec Olivier Bouquet
Ils s'appellent Mehmet II, Sélim Ier ou Soliman le Magnifique. Leur règne constitue l'apogée d'un empire qui s’étendait sur trois continents et a duré plus de six siècles. Nouvel Alexandre, Mehmet II fut tout d'abord le sultan qui emporta l'imprenable Constantinople en 1453. Conquérant audacieux et homme talentueux, il fonde Istanbul c'est-à-dire Islambol , la ville "pleine d'Islam" et inaugure une longue période de suprématie. Que représente le sultan dans le monde ottoman ? Comment le pouvoir des sultans évolue-t-il et se transforme-t-il ? Quels sont les relais de ce pouvoir ? Quelle est la place de la diplomatie dans son action ? Comment évolue le droit dans la société islamisée ?
Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSMA. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l’auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l’Empire ottoman? Six siècles d’histoire (Folio, 11,50€).
À lire aussi :
- "Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin" : https://bit.ly/3jhYv36
- "Roxelane, le grand amour du sultan Soliman" : https://bit.ly/3R9Ukm7
- "Hamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque »" : https://bit.ly/3R8zJic
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Philippe le Bel, la naissance de l'État, avec Jacques Krynen
Dans notre mémoire nationale, la figure de Philippe le Bel reste attachée à une dérive autoritaire de la monarchie capétienne. Longtemps critiqué, il fut pourtant réhabilité par les études historiques tout au long du XIXe siècle. En effet, ce roi a fait la France à plus d’un titre. Son règne s’inscrit dans un contexte de maturation institutionnelle ainsi qu’un mouvement intellectuel juridique et philosophique de grande ampleur. Qui était donc Philippe le Bel ? Quelle fut la singularité du roi par rapport à ses prédécesseurs, Saint Louis et Philippe Auguste ? Comment comprendre les motivations de sa politique à l’égard des templiers ou du pape Boniface VIII ? Quel contenu la royauté donna au droit royal et quelle place pris la religion dans l’exercice du pouvoir ?
L’invité : Jacques Krynen est un historien du droit, spécialiste de l’époque médiévale et moderne. Auteur de nombreux ouvrages dont la codirection du Dictionnaire historique des juristes français, XIIe-XXe siècle paru aux PUF (2012). Professeur émérite de l’université de Toulouse Capitole, il a publié récemment : Philippe le Bel, la puissance et la grandeur (Gallimard, 160 pages, 17 €).
À lire aussi :
- "La Sainte-Chapelle : et la lumière fut" : https://bit.ly/3YanFzs
- "Aliénor d'Aquitaine, une souveraine de tête" : https://bit.ly/3kXMC2o
- "Machiavel sonne le glas du Moyen Âge politique" : https://bit.ly/3Y7dr2F
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![Ottoman : l'empire des trois continents [1/3], avec Olivier Bouquet](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1674735271702-cf6b4bbe002d7c03106e3226d0547664.jpeg)
Ottoman : l'empire des trois continents [1/3], avec Olivier Bouquet
Il s’étendait sur trois continents et a duré plus de six siècles. Il vivait aussi sous quatre climats différents et fut la dernière formation impériale du Proche-Orient. Après Rome et Byzance, l’empire Ottoman est tout simplement la seule construction politique à avoir atteint de telles dimensions dans l'histoire. Quelles sont les origines de cet Empire ? Comment définir cet espace politique mais aussi économique : est-ce un empire continental ou maritime ? Faut-il parler d'un empire colonial ? Doit-on différencier Turcs et Ottomans ou distinguer l'empire du monde arabe ? Comment le pouvoir central a-t-il assuré sa domination sur cet espace considérable ? Quelle fut enfin la place de la religion dans l'empire ?
Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSMA. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l'auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l'Empire ottoman? Six siècles d'histoire (Folio, 11,50€).
À lire aussi :
- "Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin" : https://bit.ly/3WKuDKa
- "Roxelane, le grand amour du sultan Soliman" : https://bit.ly/3R9Ukm7
- "Hamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque »" : https://bit.ly/3R8zJic
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L'invention du patriotisme dans la Grèce antique, avec Michel de Jaeghere
En 1949, au lendemain de la seconde guerre mondiale, la philosophe Simone Weil écrivait que la patrie est dans l’ordre temporel « le bien le plus précieux parce qu’elle est ce qui assure à l’homme à travers le présent une liaison entre le passé et l’avenir ». Ajoutant qu'elle apporte « une continuité dans le temps, par-delà les limites de son existence humaine ».
La doctrine juridique nous dit, de son côté, qu’elle représente la rencontre d’un peuple, d’une terre et d’une souveraineté. Mais d'où vient le patriotisme ? Dans un essai-fleuve, Michel de Jaeghere nous dépeint ses fondements établis dans la Grèce antique. Quels rôles les guerres médiques vont-elles jouer dans cette construction ? Que nous disent les résistances des cités grecques de l'identité hellénique ? Si les Grecs n'avaient pas remporté la victoire, leur génie se serait-il malgré tout épanoui ? Quelle a été l'influence de la paideia (« l'instruction d'un bon citoyen, selon la Grèce antique ») dans la résistance ? La guerre du Péloponnèse a-t-elle symbolisé une trahison de l'idéal grec ?
L’invité : Michel de Jaeghere est journaliste, directeur du Figaro Histoire et du Figaro Hors-Série. Auteur de plusieurs ouvrages, son œuvre d’historien se distingue notamment par son travail sur la chute de Rome : les Derniers Jours (Belles Lettres – Tempus). Il a publié récemment la Mélancolie d'Athéna, l'invention du patriotisme (Belles Lettres, 632 pages, 17,99 €).
À lire aussi :
- "Grèce antique : les hilotes, ou le cruel paradoxe de Sparte" : https://bit.ly/3HmVtDO
- "La guerre du Péloponnèse : un conflit à la résonance universelle" : https://bit.ly/3Dvqd3h
- "Socrate, ce jeune philosophe de 25 siècles " : https://bit.ly/3XxDHDi
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L'absolutisme fut-il un pragmatisme ? avec Pauline Valade
La période la Renaissance voit une véritable mise en scène de la monarchie. Celle-ci ne cesse de se développer à l'époque moderne pour s'épanouir dans l'absolutisme bourbonnien. Paradoxalement, à la conception contractuelle médiévale - celle du droit - se substitue une conception consensuelle autour de la dynastie et de l'État qui ne cesse de se sacraliser et de se centraliser. Les moteurs de cette accélération sont la fiscalité, le religieux, le contrôle social et l'armée mais, contrairement à l'idée reçue, Louis XIV sait composer : il agit même dans une forme de pragmatisme de tous les instants. Dans ce troisième volet consacré à la construction de l'État monarchique, Pauline Valade nous décrit cette évolution majeure au cours des temps modernes.
L’invitée : Pauline Valade est spécialiste d’histoire moderne et enseignante. Elle est l’auteure de Le goût de la joie, réjouissances monarchiques et joie publique au XVIIIe siècle (Champs-Vallons, 424 pages, 26 €) et vient de coéditer sous la direction de Michel Figeac La construction de l’État monarchique en France de 1380 à 1715 (Armand Colin, 26 €, 2022).
À lire aussi :
- "Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3D3ZfPI
- "Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3QQzsAl
- "Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3iPxW4Z
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1870 : l'année décisive qui provoque la chute de Napoléon III, avec Thierry Lentz
1870 marque sans contexte un des tournants de l'histoire de France et de l'Europe. Alors qu'en 1852, Napoléon III déclarait « L'Empire, c'est la paix » , sa politique étrangère au cours de son règne va bouleverser l'ordre du Congrès de Vienne de 1815, jusqu'à précipiter sa chute lors du désastre de Sedan, le 1er septembre 1870. Moqueur, le premier ministre anglais disait du neveu de Napoléon : « Ses idées se multiplient comme des lapins dans une garenne ! ». Quels furent les principes qui portèrent sa politique étrangère ? Quel influence aura dans ses décisions le journal d'exil de son oncle le Mémorial de Sainte-Hélène écrit par son secrétaire Emmanuel de Las Cases ? Comment les grandes étapes guerrières du Nouvel Empire aboutirent au conflit franco-prussien de 1870 ? Enfin, quels ont été au fond les manquements et, disons-le, les erreurs de Napoléon III qui menèrent à l'année décisive ?
L'invité : Directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz s’est imposé comme un des maîtres de l’histoire napoléonienne. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il a été distingué en 2019 par l’Institut de France pour l’ensemble de son œuvre. Il avait été invité par Storiavoce pour son remarquable Joseph Bonaparte. Il vient de publier Napoléon III, la modernité inachevée (Coédition Perrin - BNF, 256 pages, 25 €).
À lire aussi :
- "Eugénie, la belle Espagnole qui a conquis Napoléon" : https://bit.ly/3Xue9qi
- "Bataille d'Alésia : la découverte qui alimenta les polémiques" : https://bit.ly/3ZQFi94
- "Les Habsbourg dans l'ombre du Saint Empire" : https://bit.ly/3GLonff
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L’État avant la nation, avec Thierry Dutour
Le grand historien Marc Bloch rappelait que les institutions politiques en général ne peuvent se comprendre qu’en prenant en compte les courant d’idées et la relation. Évoquer les institutions, c’est donc aussi évoquer une communauté politique. L’État monarchique en France renvoie donc à cette idée d'une communauté. Médiéviste, Thierry Dutour nous décrit la construction de cet État alors que le droit n'est pas encore unifié. À quelles réalités renvoient les idées de nations et d’État ? Quelles étaient les limites du pouvoir et les devoirs du roi ? Quelle était la place faite au consentement et au consensus mais aussi à l'opinion publique dans la société ? Quelle est enfin la part de la fiscalité dans la construction de l’État ?
Notre invité : Thierry Dutour est maître de conférences HDR à Sorbonne Université. Il est notamment l’auteur de La Ville médiévale. Origines et triomphe de l’Europe urbaine (Odile Jacob, 2003) et Sous l’empire du bien. « Bonnes gens » et pacte social (XIIIe -XVe siècle) (Classiques Garnier, 2015). Il vient de publier La France hors la France, l’identité avant la nation (Vendémiaire, 372 pages, 24 €). Il est enfin coauteur de La construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715 (Armand Colin, 352 pages, 26 €).
À lire aussi :
- "Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY
- "Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3vDUR5R
- "Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3vYmG9b
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La femme dans les textes du Moyen Âge, avec François-Marie Portes
L'injonction biblique "Femmes soyez soumises à vos maris" (Paul, 3.18) est probablement aujourd'hui l'une des plus provocantes et des plus choquantes de la littérature chrétienne. Elle vient appuyer l'idée selon laquelle les sociétés structurées par la religion catholique, et notamment les sociétés médiévales, étaient misogynes. Or la pensée chrétienne sur la femme était loin d'être uniforme en fonction des lieux et des époques. La femme a-t-elle véritablement été considérée comme l'inférieure de l'homme ? Comment en parlait-on et la définissait-on au Moyen Âge ? Les auteurs chrétiens s’appuyaient-ils d'abord sur la Bible ou sur l'héritage gréco-latin ? Si la femme était considérée comme inférieure de l'homme, comment expliquer les reines, les régentes, les abbesses, les femmes d'influence etc. ? Existe-t-il une cohérence entre les écrits sur la femme et sa place dans la société ?
Notre invité : François-Marie Portes est enseignant et historien de la philosophie. Sa récente publication La femme au Moyen Âge : Aristote contre l’Évangile (2022, Éditions du Cerf, 480 pages, 34,00 €) est le fruit de sa thèse de doctorat Parler de "la Femme" au Moyen-Age. Comparaison épistémologique entre corpus d'auteurs universitaires du XIIIe et XVIe siècle soutenue en 2019.
À lire aussi :
- "Violences faites aux femmes. Un regard sur le Moyen Âge" : https://bit.ly/3XhnJwF
- "Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY
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Comment se construit un État, avec Michel Figeac
Aux origines de la Révolution française, le contrat social de Rousseau nous a fait oublier qu'il existait aussi sous la monarchie française une forme de contrat et de consensus autour du pouvoir en place. Comment définir cet État monarchique et comment s'est-il construit au fil des siècles ? Quelle est la place de la dynastie dans cette élaboration et quelles furent les relations entre gouvernés et gouvernants ? À travers trois nouveaux Cours d'Histoire, Michel Figeac, Thierry Dutour et Pauline Valade nous décrivent les grandes étapes la construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715. Dans ce premier volet, Michel Figeac présente le dessein visant à renforcer et à construire l’État capétien. Moderniste, il présente aussi le rôle de la noblesse sous le règne de Louis XIV.
L'invité : Michel Figeac est spécialiste de la noblesse à l'époque moderne, de la Révolution françaises et des sociétés urbaines. Professeur à l'université de Bordeaux, il vient de diriger le livre pour la question du CAPES et de l'Agrégation : La construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715 (Armand Colin, 352 pages, 26€). Il est aussi l'auteur dernièrement de Helena Potocka, une princesse européenne au temps des révolutions (Vendémiaire, 329 pages, 24€).
À lire aussi :
- "Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY
- "Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3vDUR5R
- "Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3WM8mwd
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Henri VIII ou la démesure, avec Cédric Michon
Henri VIII est le monarque anglais le plus célèbre parce que son histoire demeure l’une des meilleures que l’on puisse raconter. Si c’est un jeune roi pieux au cœur de l’Europe catholique qui monte sur le trône, c’est un prince schismatique, qui a créé une Église nationale et une nouvelle manière de régner, qui meurt en 1547. Pendant ces trente ans, il aura fait sauter les unes après les autres de multiples digues séculaires : rupture avec la papauté ; exécution de sa seconde épouse, de son principal ministre, de son chancelier, d’un cardinal, de sa cinquième épouse ; tour de vis fiscal sans précédent ; suppression de tous les monastères du royaume ; confiscation de dizaines de palais, de châteaux et de demeures nobles. Tout y est. La violence et le sexe. L’amour et la haine. Le pouvoir et la démesure. L’amitié et la trahison. Le fils écrasé par son père ; le père écrasant ses enfants. L'historien Cédric Michon nous plonge dans ce règne de la démesure.
Notre invité : Cédric Michon, normalien, agrégé d’histoire, est maître de conférences à l’université du Maine et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a consacré plusieurs ouvrages à François Ier et à sa cour : Louise de Savoie (2015), Le cardinal Jean Du Bellay (2014), Les conseillers de François Ier (2011) et La crosse et le sceptre. Les prélats d’État sous François Ier et Henri VIII (2008) et a publié une cinquantaine d’articles sur le sujet. Il vient de publier Henri VIII, la démesure du pouvoir (Perrin, 416 pages, 25€).
À lire aussi :
- "Henri VIII, amour et vengeance à la cour des Tudors" : https://bit.ly/3jA2FTt
- "François Ier, une Renaissance française" : https://bit.ly/3QekaF9
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![Colette en guerre : confinée et occupée, avec Bénédicte Vergez-Chaignon [3/3]](https://assets.pippa.io/shows/62c823b8f93e7c0012e9b303/1672224802903-511801a5585f571cc9f8464ac064a158.jpeg)
Colette en guerre : confinée et occupée, avec Bénédicte Vergez-Chaignon [3/3]
[Les Français sous l'Occupation 3/3] Alors que Colette est plus que jamais au cœur de notre littérature, sa vie sous l'occupation reste empreinte d’un halo de mystère et de beaucoup de rumeurs. Que représente l'écrivain en 1939 ? Entre-t-elle en guerre en 1939 comme en 1914 ? Comment vit-elle à l'heure allemande ? Ses écrits ne font-ils pas « pâle figure dans un temps de décisions vitales et d’engagements ? » Dans son livre Colette en guerre, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon mène l'enquête. Nourrie d’archives en grande partie inédites elle nous entraîne dans le quotidien de la célébrité.
L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain (Tempus, 1276 pages, 16 €) qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier Les Français dans la Guerre – Archives du quotidien 1940-1945 (Flammarion, 224 pages, 39 €) et Colette en guerre 1939-1945 (Flammarion, 334 pages, 21,90 €).
À lire aussi :
- "L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3jwJ1I4
- "Documentaire : Versailles sous occupation allemande" : https://bit.ly/3I3U1qH
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