
Sismique - Où va le monde ?
Par Julien Devaureix
Réseau : Julien Devaureix
Épisodes
306 épisodes · page 10 sur 11

Terre et espace - Jean-François Clervoy
“La Terre est un vaisseau spatial, et nous sommes tous membres d’équipage” - Jean-François Clervoy
Jean-François Clervoy (@astro_JFrancois) fait partie du club le plus fermé du monde, celui des astronautes. En 1994, lors de son premier vol à seulement 35 ans, il est le 5e français à avoir été dans l’espace. Il y retournera à deux reprises en 97 et 99 à bord des navettes américaines Atlantis et Discovery.
Jean-François est toujours en activité au sein de l’ESA (European Space Agency) à Paris, où je l’ai interviewé, et continue d’être très actif pour soutenir les sujets qui lui tiennent à coeur, entre autre l’espace, les vols “zéro G" et les océans pour n’en citer que quelques-uns. Je ne m’étends pas sur le CV de Jean-François (que vous trouverez ici) car il est bien trop chargé pour tenir en quelques ligne.
Voir les étoiles…
Voir la Terre depuis l’espace…
Qu’est-ce qu’on ressent ? Qu’est-ce qu’on en ramène ? Qu’est-ce que l’on comprend différemment de notre réalité, de notre nature et de notre sort lorsque l’on voit les choses d’en haut, avec du recul ? Qu’est-ce que l’exploration spatiale peut encore nous apporter dans ce siècle où tant de choses se jouent sur notre petite planète.
On parle ensemble dans cet épisode de l’émotion de "l’overview effect”, de la beauté du monde, de la fragilité de la vie, d’exploration, d’océans et des humains.
Interview enregistré le 22 novembre 2019
Notes de l’épisode
4”- Vivre "l’overview effect”, la Terre vue de l'espace
- “La premiere impression n’est pas du tout une impression de fragilité.”
- “La Terre est puissante, la Terre nous survivra.”
- “La Terre est isolée et elle est finie.”
- Description visuelle de la Terre : c’est le plus beau des tableaux que l’on puisse imaginer
- La fragilité de l’atmosphère : “un filet de gaz extrêmement mince, quel chance on a !”
- “C’est la biosphère qui est fragile, pas la Terre.”
- “Les dinosaures ont disparu parce qu’ils n’avaient pas de programme spatial” - Arthur C. Clarke
14”- L’emotion de l’overview effect
- “On se sent Dieu momentanément”
- "Un complexe de supériorité suivi immédiatement par un complexe d’infériorité”
- Les premiers mots de Gagarine
- Quel est mon rôle en tant qu’humain ?
- “Nous ne devrions pas dire la Terre est fragile, nous devrions dire la vie sur Terre est fragile”
- “La Terre est un vaisseau spatial et nous sommes tous membres d’équipage"
- “L’espace est le premier pourvoyeur de données pour comprendre comment fonctionne la Terre"
26” - A quoi sert l'exploration spatiale ?
- Sondes, télescopes, vols habités
- Les missions de Star Trek : c’est exactement ce que l’on fait dans les agences spatiales
- L’exploration est un facteur de coopération international comme aucun autre.
- Intéresser les jeunes génération à des questions nobles, pas matérialistes.
32”- Nouveaux enjeux de l’exploration ?
- Space mining : exploration des ressources extra-terrestre
- “Ce sera probablement ...
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Interroger notre rapport au réel - Jocelin Morisson
Jocelin Morisson fait partie de ceux qui cherchent des réponses du côté de notre rapport au monde, en mélangeant de manière originale science et spiritualité et en posant l’hypothèse que nous ne percevons qu’une partie du réel et que la science n’a pas encore réponse à tout ou du moins, ne pose pas toujours les bonnes questions.
Cet épisode un peu atypique, voire polémique pour certains, et doit donc être vu comme une introduction à des notions parfois complexes qui méritent selon moi d’être creusées davantage, mais en prenant garde à ne pas tomber dans une lecture “new-age” du réel. Sur ce type de sujet, il faut être particulièrement vigilant car on trouve sur internet de tout (“pseudo-sciences”, théories du complot)… Comme introduction à ces thèmes, ou en complément, je vous propose d’écouter le très bon épisode de l'emission "la conversation scientifique" sur le thème du réel.
Jocelin Morisson est journaliste scientifique depuis plus de vingt ans et a collaboré à de nombreuses revues et magazines (Inexploré, Nexus, Le Monde des religions, Nouvelles Clés, La Vie, VSD hors-série). Il est également auteur et coauteur de plusieurs ouvrages sur le thème des états modifiés de conscience et de la parapsychologie scientifique.
NB: après recherche, certains passages de notre conversation peuvent prêtés à confusion, et je vous invite donc à vous référer aux notes de l’épisode pour bien creuser et ne pas tout prendre au pied de la lettre.
Interview enregistré le 14 juin 2019.
De quoi parle-t-on ?
2" - Parcours et grille de lecture de Jocelin Morisson sur le monde
- Science et spiritualité
- “On peut vivre une spiritualité laïque fondée sur la science et la philosophie"
- Convergence entre science et spiritualité
- Diagnostic de l’état du monde : ce n’était pas mieux avant
- Les grands enjeux des prochaines années
- “Je crois à la notion de progrès"
8” - La nature de la conscience
- “Nous avons une nature spirituelle, nous ne sommes pas qu’un corps"
- Le discours matérialisme est dangereux
- “On a beaucoup d’éléments pour penser que la conscience existe au-delà du corps"
- La notion “d’âme" a une certaine réalité scientifique.
NB : Je n’ai ici hélas pas les sources pour corroborer cela.
- “Nous sommes reliés à la nature"
- “Le monde intérieur ne fait qu’un avec le monde extérieur"
- “Notre nature est d’être bienveillant et coopératif"
- Kant : la différence entre le réel tel qu’il est et tel qu’on le perçoit.
- "La conscience de l’observateur fait apparaitre la réalité par l’acte d’observation”.
NB: dans l'état actuel des connaissances, les phénomènes quantiques ne peuvent être extrapolés à l'échelle macroscopique. Jocelin fait référence à l’expérience des fentes de Young mais dans cette expérience, ce n'est pas l'observateur, ni sa conscience ni son intention qui change le résultat de l'expérience, mais le procédé d'observation.
- “Cette réalité là n’est pas la réalité ultime"
NB: ce qui est plus communément admis est que nous baignons dans une réalité physique (entre autres), décrite par un océan d'information…

Dette: la fuite en avant - Olivier Delamarche
Olivier Delamarche est un analyste financier spécialisé dans l’analyse macro-économique, aujourd’hui membre des Econoclastes, un groupe de réflexion qui décrypte l’économie en voulant s'affranchir des discours convenus.
L’économie c’est tout ce qui caractérise les échanges marchands entre les sociétés, les organisations et les individus et c’est un des facteurs clés pour expliquer la marche du monde.
Aujourd’hui notre système économique est mondialisé, partout le même, d’une complexité extrême et donc parfois difficile à cerner.
Est-on dans un modèle simplement capitalise, ultra-capitaliste, ultra-libéral ?
Je n’ai pas encore bien fait le tour de la question mais je commence à comprendre que depuis 2008, beaucoup plus qu’avant, un élément joue un rôle central dans le système et permet la survie d’un modèle à bout de souffle : la dette.
On parle avec Olivier de ce qu’il faut comprendre du modèle actuel, de création monétaire, de fuite en avant et des risques systémiques.
NB: Olivier est connu pour ses positions critiques voire provocatrices sur la politique des banque centrales et pour son pessimisme sur l’évolution des marchés.
Interview enregistré le 20 novembre 2019
De quoi parle-t-on ?
1”- Présentation
4"- Peut-on comprendre le monde sans comprendre l’économie ?
- “L’économie c’est du bon sens”
- “L’énarque n’a jamais rien compris à l’économie”
7”- Le modèle économique actuel ?
- “Vous n’êtes pas dans une crise, vous êtes dans un changement de modèle”
- “Les vrais chiffres du chômage en France: c’est plus près de 20%”
- “On vous dit si la finance va bien, l’économie réelle va bien… bah non”
- “On n’est pas dans une économie de marché, on est dans une économie planifiée dont les prix sont fixés par les banques centrales”
- “La banque du Japon achète tout son marché”
- “Depuis 2000, le système ne fonctionne plus que par la dette"
- Les salaires n’augmentent pas, la dette augmente
- “La dette, c’est de l’impôt futur"
- "L’état s’endette pour fonctionner, pas pour investir"
- “On ne peut plus revenir à des taux d’intérêt positifs car ça ferait écrouler tout le système”
23" - Comment fonctionne la dette ? Où va tout l’argent créé par les banques centrales ?
- Où est passée l’inflation?
- Le fonctionnement du Quantitative Easing
- Un collateral : une garantie d’un investissement
- “Très peu de l’argent prêté aux banques arrive dans l’économie réelle"
- Prêter directement à l’économie réelle ?
- “La monnaie c’est de l’huile dans les rouages, ce n’est pas ce qui fait tourner les rouages"
- Augmenter la quantité monétaire ne permet pas d’augmenter le nombre de transaction
31” - Une fuite en avant ?
- “Il n’y a pas de pilote dans l’avion"
- “Nous sommes dans une fuite en avant"
- Les politiques préfèrent continuer à s’endetter plutôt que de prendre des mesures impopulaires
- “Ca s’arrête quand la population se rend compte que son billet ne vaut plus rien"
- L’exemple du Japon
- La crise passera par la rue
- “Nous sommes en fait déjà en récession”
- Les banques centrales ne laisseront pas tomber le système.
- Le mirage de l’économie américaine : “plus de 40% des américains n’ont même pas 400$ d’économie"
- "Obama a détruit la classe moyenne américaine"
46” - Investir pour le long terme ?
- “C’est le règne de ...
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Apprendre au 21e siècle - François Taddei
François Taddei est, entre autre, cofondateur (2005) et directeur du CRI, Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les nouvelles manières d'apprendre, d'enseigner, de faire de la recherche et de mobiliser l'intelligence collective dans les domaines des sciences de la vie, des sciences de l'apprendre et du numérique.
A l’heure de l’intelligence artificielle et d’enjeux mondiaux qui semblent dépasser notre capacité à les penser, François Taddei plaide pour une (r)évolution de nos savoirs, de notre manière de les enseigner et plus largement pour une remise à plat de nos institutions.
Comment faire pour que, dans ce monde en pleine mutation, l’éducation, la recherche s’adaptent suffisamment vite ? Quelle est la place de l’humain dans un monde de machines ? Comment s’appuyer sur la technologie pour développer nos capacités individuelles et notre intelligence collective ?
De quoi parle-t-on ?
2” - Les défis actuels
- De la capacité des bactéries à s’adapter au changement
- “La vitesse à laquelle croissent les défis dépasse notre capacité à les résoudre"
- Réfléchir à l’intelligence collective
- Les différentes dimensions du problème: une approche pluri-disciplinaire
6” - Un système bloqué
- Un système éducatif devenu inadapté
- Le modèle de création des élites n’a pas évolué depuis des décennies
- “Nos systèmes politiques n’ont pas évolué à la bonne vitesse"
- "Les décisions sont nationales mais les problématiques sont mondiales"
11” - Éducation et Système éducatif
- "Il faut apprendre à faire des choses que les machines ne savent pas faire"
- Bien apprendre:
- Choisir ce que l’on apprend
- Apprendre collectivement, en coopérant
- Apprendre à résoudre des problèmes ouverts
- S’appuyer sur le passé mais le mettre à jour pour construire des choses nouvelles
- Encourager la curiosité : "On France on dit que “la vérité est un vilain défaut"
18” - Quelles compétences pour demain ?
- La capacité à résoudre collectivement des problèmes va être essentielle
- Faire le lien entre les sujets complexes
- Compétences émotionnelles et relationnelles
21” - État des lieux des systèmes éducatifs
- Singapour, Finlande, Canada ont réussi à se transformer : d’une logique de contrôle à une logique de confiance
- De la compétition à la coopération
- Pourquoi certains ont réussi à se remettre en question mieux que d’autres?
- Pas de budget de R&D sur l’éducation en France…
- De notre incapacité à regarder ce qui se passe à l’étranger
26”- Comment progresser ?
- Célébrer les progrès
- Festival de la planète apprenante
- “Tous les grands voyages ont commencé par un premier pas"
- Les savanturiers
- Développer l'adaptabilité
35” - Le futur ?
- Remettre l’éthique, l’empathie, la coopération au centre
- On doit transformer la manière dont on forme nos élites.
- "C’est le première génération qui manifeste au nom de la science"
- Valerie Masson delmotte
- "La capacité à se mobiliser collectivement est essentielle"
- Travailler les interfaces entre les disciplines.
Les livres recommandés par François

IA : la fin de l'individu - Gaspard Koenig
Quel avenir pour l'individu et ses libertés à l'ère de l'intelligence artificielle ? Pour répondre à cette question urgente, puisque l’IA se développe à une vitesse qui semble un peu nous dépasser, Gaspard Kœnig, que je reçois dans cet épisode, a entrepris un tour du monde de San Francisco à Pékin, d'Oxford à Tel Aviv et de Washington à Copenhague. Il a rencontré plus de 120 professeurs, entrepreneurs, intellectuels, politiques, économistes et artistes pour tenter de faire émerger une sorte de philosophie de l’intelligence artificielle et nous donner une clé de lecture essentielle sur cette révolution technologique, individuelle et sociétale en marche.
Enregistré le 18 sept 2019
De quoi parle-t-on ?
1" - Pourquoi une enquête sur l’IA ? Qu’est-ce qu’une IA ?
- Leibniz
- Yuval Harrari, Homo Deus : nous allons abandonner notre libre arbitre à l’IA et cela remet en cause les fondements de nos sociétés
- “L’IA n’est pas si révolutionnaire que ça.”
- Comment reconnaitre un chat... ?
- “Une IA repose sur du travail humain de classification.”
- Amazon Turk et le Turc Mécanique
10” - La singularité ?
- Westworld, Her, 2001, Terminator… le fantasme de la super intelligence artificielle
- Stephen Hawking, Nick Bostrom, Max Tegmark, ce ne sont pas des spécialistes de l'IA
- “L’erreur fondamentale est sur la définition de l’intelligence.”
- Antonio Damasio : l’intelligence est avant tout un phénomène biologique
15” - Tourniquets et Nudges
- "L’IA nous incite à déléguer notre capacité de choisir."
- Dating apps, GPS...Le piège du confort et le cerveau qui s’attrofie
- Le Principe du tourniquet et les “nudges”: on se laisse guider de plus en plus dans nos choix sans même s’en rendre compte
- Maximisation des plaisirs individuels au sein d’un groupe : utilitarisme.
- Pieter Thiel : “L’IA est communiste.”
25” - IA et moralité
- Pour les chinois le progrès est forcément positif
- Les technologies IA “collectivistes" conviennent tout à fait aux valeurs chinoises confucéennes
- Crédit social chinois
- L’IA pour les chinois : outil de puissance géopolitique et outil de développement sociétal
- “Pour la premiere fois en occident les notions de liberté économique et de prospérité individuels s’opposent.”
- Kai-Fu Lee
35” - IA, individu et capitalisme
- De ...
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#30 -🇬🇧Rethinking how technology shapes the world - Ramesh Srinivasan
Ramesh Srinivasan, doctorant de Harvard et du MIT, étudie les relations entre technologie, politique et société dans le monde en tant que chercheur et professeur à l’université de Californie (UCLA). Il a notamment fondé le “Digital Culture Lab” qui explore la manière dont la technologie se répand dans le monde, loin de son lieu d’origine, et a publié plusieurs ouvrages sur le sujet (voir plus bas).
Ramesh plaide pour une meilleurs prise en compte des nombreux biais inhérents aux technologies numériques alors que celles-ci se diffusent dans le monde entier, influençant la vie de milliards de personnes.
Qui décide de l’orientation que prend l’innovation technologique ? Quels sont les biais culturels qu’il faut comprendre ? Quels sont les conséquences de l’utilisation des réseaux sociaux sur nos sociétés et sur nos vies d’individus ?…
Ramesh estime ainsi qu’il faut réaligner les technologies avec des valeurs démocratiques, d’égalité et de diversité. Il s’agit de lutter contre la construction, via le digital, d’un monde uniforme.
On parle d’un peu tout ça dans cet épisode court de 30 minutes.
NB : Episode en anglais.
Interview enregistré le 24 juin 2019 à la conférence USI (Unexpected Sources of Inspiration)
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De quoi parle-t-on ?
1" - La question de l’origine culturelle de la technologie
- Certaines technologie utilisées par des milliers de personne dans le monde émergent des décisions de seulement quelques-uns.
- Ces technologies ont un impact sur la vie des gens et sur nos sociétés partout dans le monde.
3” - Comment définir la technologie ?
- Les technologies digitales sont extrêmement différentes des technologies traditionnelles car elles se diffusent beaucoup plus rapidement et qu’elles sont apprenantes.
6”- Qui décide de l’évolution de la technologie ?
- Les technologies numériques viennent de la Silicon Valley (et de Chine) mais ont un impact sur le monde entier. L’exemple de l’impact de Facebook sur le génocide des Rohingas en Birmanie.
- Il y a des biais inhérents à la culture d’origine de la technologie dans le design de celles-ci. Il faut donc poser la question de la conception et de l’orientation.
- "La technologie n’est pas neutre, la science n’est pas neutre”. Nous créons les choses à partir de ce que nous sommes, de notre vision du monde.
- Il faudrait comprendre l’existence de ces biais pour adopter une approche collaborative dans la conception de ces technologies qui ont impact planétaire.
10” - L’impact de la technologie
- L’impact de la page de résultat de Google sur nos vies alors qu’on ne sait pas comment l’algorithme fonctionne vraiment.
- L’utilisation des réseaux sociaux a un impact sur la construction du cerveau des jeunes et crée des depressions.
- L’exemple de Facebook durant la dernière élection américaine du fait du fonctionnement de l’algorithme: le biais vers la consommation des information extrêmes et des informations qui nous enferment dans nos propres convictions.
- Les sociétés deviennent de plus en plus polarisées du fait de la consommation de l’information sur les réseaux sociaux.
- Les risques pour le fonctionnement de la démocratie sont énormes: celle-ci...
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Faire confiance à la vie - Franck Lopvet
Faut-il sauver le monde ?
C’est je crois la question que j’avais en tête au départ de cet interview avec Franck Lopvet, avec en creux une interrogation sur ma propre responsabilité d'homme face à des évènements qui semblent nous dépasser.
Ce que j’ai voulu aller chercher chez Franck c’est sa capacité à nous faire changer de regard sur les choses en général et sur nous-même en particulier pour nous mettre face à nos mécanismes de pensée et d'action.
Ce que je l’avais entendu dire sur les notions de bien et de mal, de responsabilité, de libre arbitre et de subjectivité m’ont permis de beaucoup avancer dans mes réflexions sur quoi faire de ce futur angoissant dont je découvre la complexité et la réalité chaque jour un peu plus.
J’ai voulu partager ça avec vous dans Sismique...
Interview enregistré le 27 juillet 2019.
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De quoi parle-t-on ?
2” - Planter le décor
- Qu’est ce que notre planète ? Un caillou ou un être vivant ?
- L’angoisse de la mort
- Accepter que nos perceptions sont limitées
- “ Il a d’abord fallu que je passe par l’élargissement de ma propre vision pour comprendre”
- L’intelligence de la vie
- “Aujourd’hui il y a quelque chose de l’ordre du mystérieux qui est intégré à ma vision de la planète”
- Notre perception est polarisée : mal ou bien.
- L’acceleration actuelle comporte en elle-même le pire et le meilleur.
8” - Faire des choix ?
- L’idée n’est pas de sauver la planète mais de sauver l’humain : le désir de survie et la peur de la mort
- “ Le reflexe de survit nous amène à teinter notre façon de regarder le monde”
- La métaphore de la plage, l’humanité et du grain de sable, moi.
- “ Quel personne ai-je envie d’être ?”
- “ Sortir de la croyance que tout le monde voit la même chose”
- Ramener le drame à l’intérieur de moi.
- “ J’ai envie de passer par l’égoïsme comme clé de l’altruisme”
12” - Changer le monde ?
- “ Tout ce que je connais du monde est passé par mes sens”
- “ Je ne crois pas en l’objectivité "
- “ Je crois que l’observateur d’une situation change ce qu’il est en train d’observer"
- “ On aime se réunir contre”
- L’experience du 100è singe
- Les idées sont dans l’air et on s’en saisie
- “ Je me suis débarrassé du besoin de la preuve”
18” - Responsabilité et engagement
- “ Accepter de regarder que le monde fonctionne exactement comme je fonctionne”
- Commencer par soi
- “ Le monde est le résultat des pensées que les humains ont à propos de ce monde”
- Accepter le bien et le mal à l’intérieur de soi.
- On perçoit à l’extérieur ce qu’on est à l'intérieur
- “ Le désir de faire le bien pour aller combattre le mal, c’est le (aussi) le mal”
- Le mal et le bien se complètent, ils ne vont pas l’un sans l’autre.
- S’engager pour éradiquer le mal ou bien s’engager pour dire qui l’on est. Ce n’est pas la même chose.
27" - La moral
- La morale est-elle vraiment utile ?
- “ Je pense que la morale est plus juste quand elle redevient un problème intérieur”
- On peut voir le bien et mal dans chaque évènement
- “ Lorsque le pire se présente, le désir de meilleur se présente avec”
31” - Changer le monde ?
- La culture de l’individualité et le déni de notre animalité (depuis Jésus Ch...
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#28 -🇬🇧Non bullshit innovation - David Rowan
Episode en anglais.
Qu’est-ce que l’innovation ? Pourquoi est-il essentiel d’innover, aujourd’hui peut-être plus que jamais ? Comment faire pour innover vraiment ?
David Rowan, ancien rédacteur en chef de l’édition anglaise du magazine WIRED (un des magazines de science et technologie les plus lus dans le monde) a consacré 18 mois de recherche autour du monde à la rencontre des leaders les plus inspirants et des startups les plus innovantes, et il en revient avec un point de vue intéressant sur ce qui fait qu’une organisation est capable d’innover ou encore de survivre à un environnement aussi changeant que le notre.
Interview enregistré le 24 juin 2019 à la conférence USI (Unexpected Sources of Inspiration)
De quoi parle-t-on ?
1" - Pourquoi une enquête sur l’innovation ?
- David a rencontré des acteurs de l’innovation dans le cadre de son travail chez Wired et s’est rendu compte à quel point dans toutes les organisations l’innovation est un sujet qui est mal traité. “I was upset by the waste of money, talent and time”
- Il a voulu découvrir les vrais innovateurs, les leaders qui arrivent à inventer de nouvelles choses et à les faire émerger
- “Je suis un sceptique”... et il y a beaucoup de "bullshiters"
- “Je voulais trouver les quelques personnes qui sont effectivement des innovateurs"
6” - Pourquoi innover ?
- The innovator’s dilemna
- Le monde change. Les entreprises et organisations en place sont dans le déni quand cela arrive et ont du mal à s’adapter.
- La revolution numérique : 20 après, beaucoup ne s’y sont toujours pas adaptés, n’ont toujours pas compris que les règles du jeu ont changé.
9” - De l’incapacité à changer ?
- Les structures en place, la culture, le système de récompense, la confiance créent beaucoup de résistance au changement : on ne croit pas que les choses peuvent changer, que ce qui a marché hier peut ne plus marcher.
- Les institutions actuelles ne sont pas faites pour adresser des problèmes comme le changement climatique. Ceux qui vont permettre de changer sont les “pirates”, des mouvement décentralisés avec une forte conviction.
- Il faut créer une culture qui permette à ceux qui veulent faire les choses différemment d’avoir les moyens d’essayer. Je ne crois pas que les gouvernements pourront résoudre ces problèmes, ce sont les entrepreneurs soutenus par le marché qui ont une chance d’y arriver.
- Le capitalisme monopolistique n’est pas nouveau et il empêche le système de bien fonctionner
17” - Comment innover ?
- La liberté d’expression est notre bien le plus précieux. Les innovations les plus importantes sont celles qui peuvent permettre à cette liberté expression de se maintenir, à l’information de circuler, au débats de se faire de manière libre.
- L’innovation : créer de la valeur qui corresponde à ce dont on aura besoin demain
- Il n’y a pas de recette magique pour l’innovation si ce n’est savoir écouter, expérimenter, rester ouvert à toutes les idées et confronter les idées de gens différents.
24”- Petits contre gros
- Les grosses entreprises de la Tech ont pour stratégie de tuer les innovations dans l’oeuf si elles sont dangereuses pour elles, quand bien même elles sont bonnes pour les gens.
- Nous ...
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(1) L’astrophysique pour mieux comprendre le monde - Sébastien Carassou
Passionné par l’astronomie et les sciences, Sébastien Carassou est Docteur en astrophysique et spécialiste de l’évolution des galaxies. Durant sa thèse réalisée à l’institut d’astrophysique de Paris, il a développé une méthode novatrice permettant de mieux comprendre l’évolution de ces dernières.
Il est depuis devenu vulgarisateur scientifique et a lancé sa chaîne YouTube Le sense of wonder.
Nous parlons ensemble des divers liens que l’humanité noue avec le cosmos, des questionnements inhérents au destin de notre espèce à court, moyen et long terme ainsi que des interactions entre la science, les mythes et la science-fiction.
Interview enregistrée le 4 juin 2019.
De quoi parle-t-on dans cette 1ère partie ?
4" - La Terre vue de l’espace
- Point de Lagrange et “Overview effect"
- Le "monologue du point bleu pâle", de Carl Sagan
- Une planète spéciale :
- De l’eau liquide
- Le rôle de la Lune
- Sous la protection de Jupiter
- Une tectonique des plaques
10” - L’histoire de la Terre et de ses voisines peut-elle nous éclairer sur l’époque actuelle ?
- L’alternance des ère glacières et inter-glacières
- Le PETM (Maximum thermique du Paléocène-Eocène) : on sait à quoi ressemble une Terre chaude...
- “Si on ne change rien aujourd’hui, on est sur une trajectoire à 4 ou 5 degrés de hausse de température.”
- La planétologie comparée : comment Mars et Vénus ont-elles évolué et ce que l’on peut en apprendre ?
- “Ce que le PETM a fait en 20 000 ans, nous le faisons en 200 ans”
- “On sait que la Terre a mis 200 000 ans à s’en remettre
- “Le taux de CO2 n’a jamais été aussi élevé sur Terre depuis 3 millions d’années”
- Le rapport entre concentration de CO2 et température : Claude Lorius
- “On émet aujourd’hui 100 fois plus que l’intégralité des volcans sur Terre.”
23” - L’Anthropocène
- Paul Crutzen a proposé ce terme dans les années 70
- L’Holocène depuis 12 000 ans : une ère interglaciaire stable
- “L’humanité est devenue une force géologique”
- Des exemples de la manière dont nous avons modifié la planète.
28” - Science vs. Non science
- La passion de Sébastien pour les théories “alternatives" avant de développer son esprit critique
- Philip Plait - Bad Astronomy.
- The Demon-Haunted World, livre de Carl Sagan
- “Toutes les connaissances ne se valent pas”
- La méthode scientifique.
- “Le but de la science est de comprendre le monde en se nourrissant constammen...
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(2) L’astrophysique pour mieux comprendre le monde - Sébastien Carassou
Passionné par l’astronomie et les sciences, Sébastien Carassou est Docteur en astrophysique et spécialiste de l’évolution des galaxies. Durant sa thèse réalisée à l’institut d’astrophysique de Paris, il a développé une méthode novatrice permettant de mieux comprendre l’évolution de ces dernières.
Il est depuis devenu vulgarisateur scientifique et a lancé sa chaîne YouTube Le sense of wonder.
Nous parlons ensemble des divers liens que l’humanité noue avec le cosmos, des questionnements inhérents au destin de notre espèce à court, moyen et long terme ainsi que des interactions entre la science, les mythes et la science-fiction.
Interview enregistrée le 4 juin 2019.
De quoi parle-t-on dans cette 2éme partie ?
7” - Le technosolutionisme ?
- “La science et la technologie sont deux choses différentes”
- Géo-ingénierie
- “Je suis plus pour le démantèlement des centrales à charbon que des centrales nucléaires"
- Jean Marc Jancovici, Tristan Kamin
10”- Retour sur les théories pseudo-scientifiques
- Energie libre ?
- “Ce sont des illusions un peu dangereuses car elles détournent notre énergie collective"
- Reptiliens ?
- “Les lois de la physique ne sont pas corruptibles”
- “Je recommande de développer des stratégies intellectuelles pour se protéger”
- La pyramide des niveaux de preuve: rumeur < témoignage < parole d’expert < articles scientifiques < consensus scientifique
16” - Notre rapport au cosmos
- L’astronomie comme source d’humilité, penser le long terme, tisser des liens avec la nature
- Les retombées technologiques de l’exploration spatiale
- Capteur Cmos dans les smartphones
- L’algorythle d'Hubble et la détection des cancers
- Nasa spinoff
- “Le ciel a joué un grand rôle dans l’évolution de nos sociétés”.
- Comprendre les cycles de la nature...Les Algonquins et les pleiades
- Les mythes dans les étoiles : les 7 rishis des hindous, la grande ours
- “La pollution lumineuse nous a éteins le ciel"
- La révolution de la découverte de la taille réelle de l'univers
- Une espèce à part - ARTE
21” - La science et notre compréhension du réel
- Inconnues connues et inconnues inconnues
- De la complexité de la formation des nuages (GIEC)
- “On n’a pas de modèle prédictif sur l’évolution de nos sociétés, n’en déplaise aux collapsologues.”
- “Les politiques n’écoutent pas le consensus scientifique actuel sur les recommandations”
27” - L’hyphothèse du plan B ?
- “Mars comme planète B : ça ne marche pas”
- Voyage à Proxima B sur “le Sense of Wonder”. Le voyage interstellaire est-il possible ?
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Ouvrir les imaginaires - Daniel Kaplan
Daniel Kaplan fait comme beaucoup le constat que nous sommes collectivement démunis face à la nature et à l’ampleur des transitions à venir, notamment celles que les transformations écologiques et les défis écologiques nous promettent. Pour trouver des solutions, il nous faudrait avant tout faire appel à l’imagination, à notre capacité à inventer des histoires, comme nous l’avons toujours fait pour appréhender le réel et nous projeter dans l'avenir.
D’autres futurs sont possibles, à condition que l’on se donne d’abord la peine de les imaginer…
Daniel Kaplan explore le futur sous l’angle de l’innovation ouverte d’une part, et des imaginaires d’autre part. En 2000, il a créé l’association Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération (FING), qui « produit et partage des idées neuves et actionnables pour anticiper les transformations numériques ». Il l’a dirigée jusqu’en décembre 2016, avant de lancer un nouveau projet, « Plurality University», tout en restant conseiller scientifique de la Fing.
Depuis les années 1990, Daniel Kaplan est profondément impliqué dans le développement de l’internet en France et dans le monde. Au niveau mondial, il a été responsable des adhérents de l’Internet Society et a contribué à la création de l’Icann. Il a fait partie de la Chambre d’experts du programme e-Europe. En France, et été distingué en 2010 du Prix des technologies numériques. En 2013, il a été nommé membre du Conseil National du Numérique, au sein duquel il a siégé jusqu’en juillet 2017.
Il est ou a été membre du comité de prospective de plusieurs entreprises et centres de recherche. Il intervient comme enseignant à Sciences Po et au Centre Michel Serres. Daniel Kaplan a écrit ou dirigé plus de 25 ouvrages et rapports sur les thèmes de l’internet, de la mobilité, de l’e-éducation, l’e-inclusion, des villes de demain, du développement durable, de l’identité numérique…
Episode enregistré le 27 février 2019 dans le studio de Nouvelles Ecoutes.
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De quoi parle-t-on ?
2" - Le parcours de Daniel
- Fondateur de la FING - Fondation Internet Nouvelle Génération
- Etude de la transformation numérique; la transformation systémique
- « On a une force sans but (la technologie) et un but sans force (l’écologie), ne pourrait-on pas essayer de marier les deux ? »
10" - Une grille de lecture du monde
- « Ne pas être capable de se projeter dans le futur est problématique »
- « La question du désire d’avenir m’habite depuis longtemps »
- Deux grandes forces en action : numérique et écologique
- « L’écologie est la question déterminante de l’avenir »
- Tension entre le numérique qui pousse à dépasser les limites et l’écologique qui vise à intégrer des limites
20" - Construire de nouveaux imaginaires?
- Où est l’enthousiasme ? Il n’y a plus de récit d’avenir joyeux. <...
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Abandonner l’espoir pour le courage - Jean-Marc Gancille
Jean-Marc Gancille est un militant écologique de la première heure. Il a notamment co-fondé Darwin, un lieu à Bordeaux, devenu un véritable éco-système dédié à l’expérimentation de la transition écologique, des alternatives citoyennes, de l’agriculture urbaine et d'autres idées pouvant permettre à la société de devenir plus écologique et résiliente.
C’est à l’occasion de la sortie de son livre « Ne plus se mentir » que nous nous sommes rencontrés. Jean-Marc y fait le constat que le militantisme « doux » ne suffit plus face à l’urgence écologique et prône une radicalisation de l’action dans le but de faire réagir un système qui nous conduit droit dans le mur selon lui.
Dans cet épisode nous parlons de sa vision du monde, de l’effondrement du vivant, de militantisme, de radicalisation et de sens de l’honneur.
Episode enregistré le 13 mars 2019 à Paris chez Plink Studio.
De quoi parle-t-on ?
2" - Le parcours de Jean-Marc
- « Je me suis fait une raison totale sur l’incompatibilité entre écologie et économie. »
- Darwin, un tiers-lieu à Bordeaux monté avec Philippe Barre
- « J’ai perdu mes illusions depuis assez longtemps"
- Sa nouvelle vie à la Réunion
11" - Quelle lecture du monde ?
- L’enjeu des enjeux : les risques d’effondrement.
- « On est au bord du précipice »
- Le combat pour la biodiversité est ma priorité
- « On s’est accaparé pour le bien être de quelques-uns l’essentiel des ressources qui permettait a tous de vivre correctement"
- Steven Pinker
- « On s’est fourvoyé dans cette conception que le confort matériel était l’accomplissement ultime »
- « Il ne reste plus que 4% d’animaux sauvages… rien que ça, ça me met dans une colère folle. »
20" - Ne plus se mentir, le livre de Jean-Marc
- « Il faut avoir le courage de s’opposer à la destruction totale de ce monde"
- « Lâcher l’espoir pour le courage ». Il faut s’opposer physiquement. C’est une réflexion sur le niveau de radicalité.
- Le colibrisme ?
- Il faut s’interroger sur ce qu’il faut faire pour entraver le capitalisme
- A qui faudrait-il s’opposer ? Qui sont les adversaires?
- « Nous sommes tous complices »
- Extinction rebellion, Deep Green Resistance.
- « Le pouvoir reste totalement sourd aux mobilisations classiques et bien poli. »
- « Visiblement rien ne marche lorsqu’on passe par les voix démocratiques »
- « Il s’agit de sauver l’honneur. » « Il n’y a aucune inflexion qui aille dans le sens de ce que nous souhaitons… »
- Rapports d’Oxfam sur les inégalités.
28" - Militantisme, activisme et radicalité
- Contre qui se battre ?
- Sea Sheperd, les boues de Gardante
- Quelle efficacité ?
- Quels sont les risques de retour de bâton ?
- Le cas des Anonymous comme exemple de répression.
- Le mal qui vient, livre de Pierre-Henri Castel
- Comment convaincre ?
- A quel niveau agir ?
- Petit gestes individuels face à la notion d’effondrement.
- « Ce qui est important c’est la sincérité et la détermination »
- « On peut demander beaucoup à ceux qui ont tout »
46" - Quelle lutte ?
- Limiter la hauteur de la chute
- Travailler sur le conflit d’idées entre les activistes
- « Ayons du respect pour tous ceux qui sont déjà en marche"
- Le principal levier d’action ? Le droit des animaux.
- A quel niveau les décisions sont-elles prises ?
- « J’ai le se...
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C’est la monnaie qui dirige le monde - Gérard Foucher
Voici un sujet dont on parle trop peu alors qu'il est absolument central dans la manière dont fonctionne nos économies et donc nos sociétés : la monnaie.
On n'en parle peu, du moins en dehors des cercles économiques et financiers, parce qu'on n'y comprend généralement pas grand-chose à moins d'y passer un peu de temps. Pourtant la marche du monde est en définitive déterminée par qui tient les cordons de la bourse, par qui a le pouvoir de créer la monnaie et par là-même de décider de ce qui doit être financé ou non, exister ou non.
Dans cet épisode, je tente d'y voir plus clair avec Gérard Foucher, un spécialiste et bon vulgarisateur du sujet.
Episode enregistré le 28 janvier 2019 dans le studio de Nouvelles Ecoutes.
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De quoi parle-t-on ?
1" - L’économie comme grille de lecture du monde
- « Ce n’est pas avec le travail que l’on gagne le plus d’argent »
- Rapport entre invention de la monnaie et naissance des déséquilibres
7"- Une brève histoire de la monnaie
- Un booster de développement
- Pourquoi la monnaie a-t-elle été créée ? « Envie d’aller chercher ce qui a déjà été produit par d’autres. »
- La religion en Mésopotamie et la naissance de la comptabilité
- Travail et pouvoir chez les rats. « La stratégie optimum est de ne pas se mouiller… »
- Centre de pouvoir et création monétaire. Complexe militaro-monetaro-minier. « Rapatrier des ressources vers le centre en donnant aux populations conquises l’illusion qu’elles sont payées. »
- « L’impôt est un moyen d’imposer une monnaie. »
- La naissance de la société marchande comme soumission au centre de pouvoir.
- « La première fonction de la monnaie c’est de permettre a un centre de pouvoir de prélever des ressources sur sa périphérie »
23" - Le dollar et la puissance américaine
- Bretton Woods et la naissance d’un outil de puissance
- « Le souverain qui crée la monnaie qu’on utilise pour le monde entier sera de faire le souverain du monde entier ».
- La fin de la convertibilité dollar-or
- Les pétro-dollars
30" - Création monétaire et pouvoir
- La dette comme base de la création monétaire ou la création ex-nihilo.
- Qui crée la monnaie aujourd’hui ?
- Actif et passif
- « En ce moment les souverains, ce sont les banques. »
- « C’est le souverain qui décide ce qui va exister ou non dans le futur selon qu’il décide ou non de le financer. »
- De la difficulté de financer des projets peu rentables
- Les Etats sont-ils souverains ?
- « Créer la monnaie, c’est créer le futur. »
- « On perd souvent de vue le robinet (de la monnaie). »
- « L’état est comme un gros crowd-funding. »
- « La plus grosse partie de l’impôt sert a payer la monnaie. »
- Dette et souveraineté.
47" - L’Europe et l’Euro
- Vers un gouvernement mondial ?
- La création de la monnaie est le premier pouvoir régalien.
- « [Si l’on veut aller vers un gouvernement européen] c’était parfaitement logique de commencer par faire une monnaie européenne, avant toute chose. »
51" - Les conséquences de la crise financière de 2008
- La crise des subprimes expliquée
- « Les banques centrales peuvent créer de la monnaie pour les banques, par pour l’économie réelle. »
- « Du point de vue du système de souveraineté monétaire l’essentiel est que le systèm...
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Le passé éclaire l'avenir - Laurent Testot
Laurent Testot est journaliste, spécialiste ce qu'on appelle l'Histoire globale, une discipline qui vise à dépasser les récits nationaux pour comprendre comment l'humanité dans son ensemble s'est développée depuis ses débuts.
Son ouvrage le plus connu a ce jour est Cataclysmes, livre dans lequel il explique notamment comment l'homme a modifié son environnement au travers des âges et quelles en ont été les conséquences sur le cours de son Histoire.
Dans cet épisode Laurent nous donne des clés de lecture nouvelles sur notre passé et nous tentons ensemble d'en dégager des enseignements pouvant nous éclairer sur notre époque actuelle et sur celle qui vient.
Entretien enregistré le 1er février 2019 dans le studio de Nouvelles Ecoutes.
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De quoi parle-t-on ?
2" - Une Histoire globale ?
- Mettre en perspective de manière transdisciplinaire les passés de l'humanité pour faire un récit d'ensemble (par opposition aux récits nationaux et européo-centrés)
- Les grands facteurs d'évolution de l'histoire humaine.
- "Jusqu'à l’agriculture, l'humain n'était qu'un animal parmi d’autres."
- "Rome n'était pas européenne, elle était méditerranéenne... nous ne sommes pas romains."
- "L'environnement dicte le cadre des possibles."
- De l'importance du hasard dans l'évolution des civilisations : l'exemple de la conquête des Amériques grâce aux virus. "Personne ne pouvait prévoir cette histoire de microbes."
10" - Le facteur environnemental dans l'histoire des civilisations
- "Quand les gens ont faim, le pire est à prévoir."
- "Le rythme de l'histoire mondial a été dicté par des périodes climatiques particulières."
- Comment un degré celsius de variation peut changer l'Histoire...
- Exemple de la conquête par l'Islam d'espaces vidés de leur population par les maladies.
- Exemple de la Chine des Song et des conséquences d'une surexploitation des forêts.
- "Il ne faut pas être dans le déterminisme historique."
17" - Le rapport à la nature est-il le même dans toutes les civilisations ?
- Sur-prédation humaine de la mégafaune
- Les 3M (Missionaires, Marchands, Militaires) : les outils du développement et donc d'une "guerre" contre l'environnement.
- "On se gargarise de l'histoire de l'Europe mais à l'époque où la Chine construit des villes d'un million d'habitants, en Europe la plus grande ville en compte quelques dizaines de milliers."
- Le rapport des amérindiens à la nature conditionné par les limites technologiques et les techniques agricoles (brulis et milpa : mais, haricot, courge)
- "L'Amazonie était un grand verger qui abritait plusieurs civilisations."
26" - L'époque moderne et l'émergence de l'Europe
- De l'importance de la comptabilité en partie double... et de l'invention des sociétés anonymes avec capitalisation par action par les anglais et hollandais
- La stratégie de conquête de l'Inde par les anglais.
- L'histoire des "enclosures" anglaises ou la privatisation des terres pour la production de laine qui provoque l'exode rurale... les prémices de la révolution industrielle.
- Le charbon, les mineurs, les syndicats et la naissance de la démocratie
- "Le régime énergétique conditionne en partie le régime politique."
- "Le milieu donne les possibles et les acteurs humains choisissent un itinéraire."
- "La Chine est la première puissance mondiale jusqu'en 1750". Explication du déclin de la Chine notamment à cause de sa "malédiction" des ressources.
40" - Démographie et énergie
- Le cliquet malthusie...
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L'écologie intégrale - Dominique Bourg
Dominique Bourg est philosophe, enseignant, et spécialiste des questions environnementales. Il a été président de la Fondation Nicolas Hulot, a fait partie de la commission Coppens qui a préparé la charte française de l'environnement et écrit près de 30 livres. Il a récemment décidé de s'engager en politique pour promouvoir ses idées de transition sociétale et écologique.
Très médiatisé, Dominique est un des portes drapeaux en France de la cause écologique et propose dans cet épisode de nous éclairer sur le diagnostic actuel, sur notre rapport au monde, sur la difficulté de changer et sur la manière dont la philosophie peut nous aider à penser les temps qui viennent.
De quoi parle-t-on ?
1" - Le contexte actuel
- « 2018 est l’année à partir de laquelle on peut commencer à sentir que le climat est en train de changer »
- Le point sur les dérèglements climatiques actuels.
5 "- Quelle grille de lecture du monde?
- « Ma question essentielle, c’est celle du sens. »
- La paradigme de la modernité: le dualisme homme-nature.
- « On a pensé le progrès comme un arrachement à la nature »
- Les 3 révolutions qui ont redéfinies notre rapport à la nature : le darwinisme, l’éthologie, la biologie végétale.
- Notre rapport à la nature est en train à nouveau d’évoluer au niveau sociétal : « c’est un mouvement qui emporte l’humanité de manière très puissante. »
- Ce qui est encore entre nos mains ou non.
- « Le climat d'aujourd’hui, ce sont nos émission d’il y a 20 ans. »
- « Tout va se décider dans la décennie 2020. »
15 - Le techno-solutionnisme ?
- « On ne va pas arrêter un incendie en Californie avec une application iPhone »
- « Si on avait dit a Malthus que nous pourrions nourrir 7 milliards de personnes il en aurait perdu son latin. »
- La conséquence de notre progrès humain c’est la destruction de notre environnement.
- Les dangers de la geoingénierie.
21 - L’économie circulaire ?
- « L’économie circulaire n’est en aucun cas une solution. »
- « Parler d’économie circulaire dans une économie en croissance, c’est absurde. »
24 - L’écologie intégrale
- « Les problèmes sont à la fois écologiques et sociaux »
- « Etre riche c’est pouvoir s’accaparer plus de ressources naturelles que d’autres. »
- « Tout monde doit réduire son flux de consommation d’énergie. »
- « Plus je suis riche, plus je me donne un pouvoir de détruire la nature. »
29 - Le système peut-il se reformer ?
- La philosophie du contrat
- Pourquoi la démocratie est-elle représentative ?
- « Le problème du moderne c’est de produire, d’échanger et de consommer. » Il n’y a plus de temps pour s’occuper de la démocratie qui devient donc représentative.
- Le but de la démocratie représentative est de laisser du temps libre aux individus pour leur activité économique.
- « Les états ne peuvent pas prendre en compte ce qui rentre en contradiction avec la croissance »
- « On est dans un monde informationnel qui est du délire total »
- Accepter de diminuer sa puissance d’agir ?
40 - Comment se réformer dans un monde ouvert ?
- Gouverner par objectifs et libérer les initiatives de la société pour agir.
- Préparer la résilience en vue d’une diminution des ressources à venir.
- « Les effondrements sont déjà là. »
- Le danger de la montée des régimes autoritaires.
- « Il n’y a pas de résilience sans resserrement des revenus »
- « Le monde néo-libéra...
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La révolution numérique - Olivier Ezratty
L'accélération du progrès technologique est peut-être ce qui caractérise le mieux notre époque. Nous avons développé des outils d'une sophistication encore inimaginable il y a quelques décennies qui nous donnent un pouvoir immense.
La révolution numérique en particulier a eu pour conséquence une accélération du rythme de l'innovation, permettant notamment à l'information de circuler tout le temps et partout, au point que nous sommes tous plus ou moins dépassés par la profondeur et vitesse du changement de notre environnement.
Olivier Ezratty est un veilleur technologique qui passe son temps à tenter de comprendre ce que le développement et la diffusion des technologies numériques impliquent pour la société, les entreprises et les individus.
Nous parlons ensemble entre autres de l'histoire récente de la tech, d'intelligence artificielle, d'informatique quantique et de ce qu'il faut en retenir pour mieux appréhender la complexité du monde actuel et imaginer ce qui vient.
De quoi parle-t-on ?
2" - Intro
- « J'aime me faire une idée des choses par moi-même. »
- Les 3 ondes qui construisent le futur
6" - La révolution numérique
- « J'ai vécu toutes les révolutions numériques qui se sont succédées : micro-informatique, internet, mobilité... »
- « On vit la transformation numérique depuis 40 ans. »
- Ce qu'a changé le numérique pour les particuliers et les entreprises...
- D'où vient la sensation d'accélération du temps ?
- La saturation de nos cerveaux
- L'accélération des ruptures technologiques dans tous les secteurs
- « On est sans arrêt en train de rattraper son retard sur la compréhension des concepts de base. »
17" - De l'importance d'avoir une culture technologique
- « La méconnaissance des outils fait que les gens sont sous-productifs dans leur usage. »
- « L'innovation a toujours été au croisement entre la capacité à analyser les problèmes existants et la compréhension des nouvelles technologies. »
- La défragmentation des marchés, ou la remise à plat des vieux équilibres de l'offre et de la demande.
- Le glissement du travail du fournisseur chez le client : on fait plus de choses soi-même plutôt que passer par des intermédiaires et on gagne donc du temps.
28" - Les enjeux politiques et géo-politiques autour du numérique
- La concentration des usages sur quelques outils seulement
- « On a toujours eu peur des grandes entreprises mondiales, surtout quand elles sont étrangères... »
- « Dans le contexte du numérique, l'Europe est fragile en raison de sa fragmentation culturelle et économique. »
37" - L'intelligence artificielle
- « L'intelligence artificielle est un sujet presque aussi ancien que l'informatique. »
- Le "Deep Learning", l'apprentissage profond, est la raison pour laquelle l'IA est revenue à la mode.
- « Une IA d'aujourd'hui ne raisonne quasiment pas plus qu'une IA d'il y a 20 ans alors qu'elle sait reconnaître un chat dans une image »
- « Le champ scientifique de l'IA n'est pas à 100% le deep learning »
- « Il y a beaucoup de fantasme sur ce qu'est l'IA"
- « L'IA c'est une manière de penser le futur en regardant dans le retroviseur »
- « On ne sait pas faire du raisonnement avec du deep learning »
48" - Les fantasmes et grandes questions autour de l'IA
- La disparition des emplois ? On n'en sait rien. Cela dépend de ...
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Les Media, le monde et nous - Anne-Sophie Novel
Notre rapport au monde est conditionné par l’information que nous captons. Nos croyances, nos idées, nos choix, notre compréhension de la réalité, viennent de ce que nous percevons et comprenons de ce qui nous entoure et de l’interprétation que nous en faisons au travers de nos différents prismes personnels et culturels.
A l’heure de la post-réalité, des fakes news, des théories du complot qui se banalisent, à l’ère d’internet, des réseaux sociaux, de la manipulation des images accessible à tous et des bulles d’information, comment est-il encore possible de construire un récit commun, une vision du monde partagée qui puisse nous permettre de faire société ? Comment le journalisme doit-il évoluer ? Quel est notre rapport à l’information et comment est-il amené à changer ?
Anne-Sophie Novel est économiste de formation, blogueuse, journaliste, et passe son temps à enquêter sur la complexité du monde en partant d’une sensibilité écologique forte.
Je l’interroge sur sa grille de lecture du présent et de l’avenir et nous nous attardons ensemble sur son sujet du moment : notre rapport aux media et à l’information.
De quoi parle-t-on ?
2" - La grille de lecture
- Economiste de formation
- Comprendre pourquoi le monde ne tourne pas rond et quelles sont les solutions
- Injustice sociale, pauvreté, écologie
- « Le jour où l’on prend conscience de l’état du monde on ne peut plus revenir en arrière. »
- « L’écologie n’est pas un terme aimé aujourd’hui, pourtant il veut bien dire ce qu’il veut dire. »
8 " - Le sujet des media et de l’information
- Nous sommes maitres de ce que l’on se met dans le cerveau
- L’évolution du journalisme avec internet et les réseaux sociaux
- La défiance envers les journalistes
- Une information déformée a 6 fois plus de vitalité qu’une information vraie
- Les bulles d'information
- « Tout le monde doit être éduqué sur la manière de s’informer. »
- « Une société qui a des croyances établies sur des choses qui sont fausses, c’est dangereux. »
- « Nous sommes malades et nous en prenons tout juste conscience. »
- Les « fake news » et la réalité alternative
- « La rumeur a existé de tout temps. »
- « Le journalisme d’antidote. »
- « Je n’avais pas mesure a quel point on peut être manipule. »
- « On ne croit plus les faits, on croit notre propre perception des faits. »
- « Je crois en la puissance de la fiction. »
35" - Le monde à venir ?
- « L’effondrement on y déjà… Maintenant qu’est-ce qu’on fait ? »
- « Il n’y a pas de réponse toute faite. »
- « Comment être écolo sans devenir dépressif... ? »
- Un signal faible : l’effondrement du vivant.
- Que faire en tant que mère et en tant que femme ?
- La collapsologie ?
Les personnes et références citées

L’innovation à l’épreuve de la philosophie - Xavier Pavie
Depuis cinquante ans, les innovations ont pris une nouvelle dimension : révolution numérique, manipulations génomiques, nanotechnologies, intelligence artificielle, etc… Ces innovations récentes ne sont pas sans soulever des problématiques nouvelles dont les conséquences sont aussi importantes qu’irréversibles.
Alors que la puissance des innovateurs augmente et qu’en parallèle les défis posés à l’humanité n’ont peut être jamais été aussi grands, qu’en est-il des notions de responsabilité et d’éthique pour guider les choix présents et à venir ?
Xavier Pavie est spécialiste de ces questions, professeur à l’ESSEC Business School, directeur académique du programme Grande École à Singapour et directeur du centre iMagination. Il est également chercheur associé à l’Institut de recherches philosophiques (IREPH) à l’université Paris-Nanterre. Il fait appel à la philosophie pour mettre à l’épreuve l’innovation.
De quoi parle-t-on ?
4" - L’époque actuelle
- « Il y a toujours eu des bouleversements ».
- L’époque actuelle est dans la continuité des autres, mais pour la première fois nous nous apercevons des effets.
- Nous n’avons eu de cesse d’essayer de bouleverser nos écosystèmes. Il y a toujours eu des injonctions à prendre possession de la nature.
- Il n’y a plus de phase de digestion de l’innovation. « Il y a une accélération de la diffusion de l’innovation. »
- « L’innovation met et maintient en mouvement la machine capitaliste. »
10" - Les différents types d’innovation
- Les 4 catégories aujourd’hui admises: produits, process, commercialisation, organisation.
- Les 3 degrés d'innovation : incrémentale, radicale (ou disruptive), paradigmatique.
- « Le e-commerce n’est pas un bouleversement en tant que tel, c’est internet le bouleversement »
- L’innovation paradigmatique est très rare.
16" - Le progrès
- « La notion de progrès est une notion désintéressée, ce que n’est pas l’innovation. »
- « Nous ne sommes plus dans une dimension de progrès, mais nous sommes tournés vers des innovations dont le but est d’être profitable. »
- « On est tombé dans de la recherche à l’américaine : public-académique-privé. »
- « Darwin n’a pas été sponsorisé. »
- Beaucoup de grands problèmes du monde sont très simples à résoudre, simplement quel est le retour sur investissement ?
23" - Les innovateurs
- « Les innovateurs ont souvent des problèmes à résoudre avec eux-mêmes. »
- « Les innovateurs ne sont pas contre les choses mais ils construisent en dehors des choses existantes. »
- « Ils ne sont pas contre les règles, ils sont en dehors des règles »
26" - Innover à tout prix ?
- L'injonction « si je n’innove pas je meurs » est liée à l’incapacité à prendre de la distance par rapport a ce que l’on fait. Nous ne sommes plus éduqués à la philosophie…
- « Pourquoi nous faisons ce que nous faisons est la question qui devrait toujours nous habiter. Aujourd’hui nous ne savons pas pourquoi nous faisons les choses. »
- « Les innovateurs sont responsables du monde qui est en train d’être construit. »
- « Nous n’avons plus qu’une seule façon de penser, c’est la pensée capitaliste ». Ce modèle de penser pose problème dans un monde fini.
- Opposition entre nécessite court-terme et besoin long-terme.
- « Se mettre à penser c’est s’arrêter. »
35" - Une innovation éthique ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rendre la société résiliente - Alexandre Boisson
Alexandre Boisson a été policier, puis garde du corps de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy avant de claquer la porte de l'Elysée suite, comme il le dit lui-même, à un "accident de conscience" durant la crise libyenne.
Il a complété ses expériences du terrain et du monde politique par une enquête personnelle sur l'état du monde et s'est spécialisé dans l'étude des risques systémiques et la manière de les prévenir.
Il a ensuite cocréé l'association SOS Maires et travaille aujourd'hui au plus près des citoyens et des élus pour les aider à penser et à préparer la résilience sur un territoire qui, selon lui, est amené à connaitre des chocs économiques, énergétiques, alimentaires et sécuritaires importants.
Nous parlons ensemble de sa grille de lecture du présent et de l'avenir, d'enjeux énergétiques et géo-politiques, de citoyenneté, des gilets jaunes, et de comment devenir plus résilient dans un monde incertain.
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Sujets abordés dans l'épisode
#Résilience #risques #effondrement #politique #giletsjaunes, #energie, #maires, #zonedeconfort #anarchie #démocratie #police #geopolotique
De quoi parle-t-on ?
La parcours professionnel d'Alexandre
- Police de proximité
- Garde rapproché du président de la République durant 9 ans (Chirac, Sarkozy)
- Groupe mondial protection
- SOS Maires
- "Je n'ai aucun problème avec l'autorité intelligente."
- Un "accident de conscience" provoqué par la guerre en Libye
Une grille de lecture du monde
- "Ce que nous vivons au niveau civilisationnel est fascinant : on est face à nous-même."
- "J'ai cherché le grande méchant monde, je n'ai trouvé que mon propre impact dans le système."
- "Mon départ de l'Elysée m'a valu quelques petits soucis, dans le pays des droits de l'homme..."
- Recherche de ce qui ne fonctionne pas bien dans les comportements humains : psychologie, géopolitique, énergie...
- Cerveau reptilien et zone de confort : "toujours plus de progrès, toujours plus de confort". Ça pose problème dans un monde fini...
- Soit on tombe dans l'explosion des névroses, soit on arrive à faire société autrement.
- "Le futur c'est les low-tech, c'est se reconnecter à la nature, c'est inventer un autre récit."
- "Notre société est une chaîne, si on tire sur un maillot on entraîne tout."
L’énergie est à la base de tout
- La géopolitique de l’énergie et les missiles S400 russes qui changent le rapport de force et défie notre capacité à sécuriser notre approvisionnement énergétique.
- La route de la soie, projet chinois d’infrastructure et le besoin énorme de matières premières et d'énergie pour le réaliser.
- "Nous n'avons pas d'autre choix que de devenir sobre, ...
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Incarner le changement - Julien Vidal
Julien Vidal fait partie de ceux qui pensent et qui font, puisque pendant un an il a décidé de voir concrètement ce qui se passait quand quelqu’un voulait réduire au maximum son empreinte écologique; et ce quelqu’un c’est lui.
Il a documenté cette experience de changement de mode de vie, vers plus de sobriété, et en a fait un site internet et un livre titré « Ca commence par moi ». C’est de ce passage à l’action que l’on parle dans cet episode.
Sujets abordés dans l'épisode
Sobriété, environnement, transformation personnelle, bonheur, consommation, solutions.
De quoi parle-t-on ?
Le parcours de Julien dans l'humanitaire (7 ans), en Colombie et aux Philippines, et le retour en France
- Constat des inégalités sociales et des conséquences du dérèglement climatique
- "Nous, occidentaux, sommes les principaux responsables"
- Volonté de revenir en France pour travailler sur aux sources des problèmes
- Le besoin d'agir, de sentir, pour comprendre
Le pourquoi du projet "Ça commence par moi"
- Expérimenter 365 gestes à mettre en place
- Raconter une expérience personnelle pour peut-être en inspirer d'autres
- "Le pessimisme et le fatalisme français m'a désespéré", où est l'idée de bonheur ?
- "En France, il y a moins cette urgence au bonheur, ça m'a saisi [en rentrant]"
- Le soucis de cohérence : cesser de parler des problèmes à ses proches, d’être un empêcheur de tourner en rond, et essayer plutôt de montrer l'exemple.
Le projet concrètement, des exemples d'action pour limiter son empreinte écologique, et quoi en retenir
- "J'étais un peu dans le piège du "il faut sauver la planète""
- Un objectif écologique au départ, un véritable développement personnel à l'arrivée.
- Il ne s'agit pas simplement de faire ça part, le problème est bien plus compliqué que ça.
- Une approche qui consiste à prendre chaque problème du quotidien au fur et à mesure qu'ils arrivent et de réfléchir à comment réduire son impact carbone.
- Des exemples concrets d'initiatives citoyennes : ressourceries, eco-quartiers, ...
- L'impact d'internet. L'exemple du streaming vidéo
- Travailler à être solide et résilient pour bien vivre les chocs à venir
L'état des lieux de la prise de conscience des enjeux écologiques en France
- Progrès rapide de la médiatisation des sujets et surtout approche plus positive des sujets
- "On se bat contre une montagne".
- "Depuis quelques mois il est en train de se passer quelque chose... mais j'ai peur que tout se referme"
Changer individuellement ?
- "Notre mode de consommation nous rend malheureux."
- "Notre manière de vivre est conditionnée par des intérêts qui nous dépassent". Il est urgent d'agir à tous les niveaux.
- Le PFH : Putain de Facteur Humain
- L'important c'est avant tout d'apprendre à redevenir citoyen.
- "Cette démarche individuelle vient développer une capacité à servir des intérêts collectifs."
- "Je me sens moins instable."
La collapsologie ?
- "La frugalité, cela faisait 5 ans que je l'expérimentais déjà..."
- "Une préparation à l'effondrement ? Je ne sais pas, je sais juste que c'est ce [mode de vie] qui me rend le plus heureux"
- "Est-ce qu'on a vraiment besoin de ça pour que les gens agissent ?" ...
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Le risque cyber - Guy-Philippe Goldstein
Ce que l'on appelle le cyber-risque est aujourd'hui considéré comme une des principales menaces de notre monde ultra-connecté.
Alors que notre dépendance aux technologies numériques augmente chaque jour, alors que nous passons notre temps, sans forcément nous en rendre compte, à produire et consommer des données et de l'information en quantité gigantesque, alors que nos objets, nos infrastructures, nos organisations sont toujours plus mis en réseau, le risque de manipulation ou plus généralement de déstabilisation de nos systèmes augmente proportionnellement.
C'est un sujet difficile à comprendre et donc dont on parle peu mais qui est devenu central car il impacte silencieusement la manière dont le monde dans son ensemble fonctionne et évolue.
Pour y voir plus clair, j'interroge dans cet épisode Guy-Philippe Goldstein, spécialiste notamment des questions de cyber-sécurité de cyber-défense. Accrochez-vous !
Sujets abordés dans l'épisode
Cyber-défense, cyber-sécurité, cyber-crime, protection des données, manipulation de l’information, darknet, géopolitique, Brexit, robots, transformation digitale, simulation
De quoi parle-t-on ?
La nouveau monde centré sur le numérique et le contrôle de l’information
- Toutes les plus grandes entreprises mondiales ont un modèle basé sur le numérique et en particulier sur l’aide à la prise de décision.
- “ Le coeur de la bataille est dans les systèmes de décision”
- “ En cas de choc, le premier coup de feu serait tiré dans le cyber-espace”
- Electron et pierre (numérique et immobilier)
- La nouvelle lutte des classes entre les « gagnants du numérique » et les autres.
Les nouveaux risques
- L’explosion de la complexité rend difficile la gestion du risque
- 20 milliards d’objets connectés dans les années à venir
- Attaque inter-pays sur des systèmes industriels
- « Ransomware » ou rançongiciel
- Vol de données personnelles
Les enjeux géopolitiques
- Les nouvelles règles de dissuasion militaire: savoir ce qui se passe vraiment est la clé.
- « On peut aller casser les systèmes stratégiques de l’adversaire »
- « Avec le cyber, il faut réinventer le jeu stratégique »
- « Etablir la vérité c’est établir la justice »
- L’importance d’être crédible auprès de ses alliés
La question de la souveraineté nationale
- Cyber-défense et cyber-puissance
- Le cas des élections américaines en 2016 et de l’attaque russe du système médiatique
- Facebook est devenu une des principales sources d’information, sans aucune régulation
- « Facebook fait de l’éditorialisation via ses choix algorithmiques. »
- « On est passé d’un jeu de puissance nucléaire dans lequel un pays peut s’isoler, à une logique de réseau : on est puissant quand on est utile aux autres. »
- « Le cœur de la souveraineté pour un pays c’est sa capacité à défe...
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Décroissance - Vincent Liegey
La croissance économique est un concept avec lequel nous sommes à peu près tous familiers tant elle est depuis des années au coeur de nos projets de société et des discours politiques et médiatiques. On nous dit qu’ il faut croitre pour progresser, pour rester dans la course, pour payer les retraites a venir, pour preserver nos modes de vie, etc…
Certains comme Vincent Liegey pensent qu’il y a un problème fondamental avec cette idée et qu’au contraire accepter de ne plus croitre est une devenu une nécessité absolue.
Je parle donc avec Vincent de « décroissance » pour essayer de mieux comprendre de quoi il s’agit vraiment.
Qu’est-ce qui se cache derriere ce mot? Pourquoi il fait peur ? Pourquoi y aurait-il d’ailleurs un problème avec la croissance? Qu’est ce qu’il faudrait faire concrètement pour un construire un avenir soutenable?
Sujets abordés dans l'épisode
Décroissance, effondrement, environnement, croissance verte, Revenu Maximum Acceptable, Revenu de Base, communs
De quoi parle-t-on ?
Une dépendance à la croissance qui pose problème ?
- La croissance est-elle une mauvaise idée ? « Nous sommes toxico-dépendants à la croissance. »
- La notion de seuil de contre-productivité .
- « Ce qui est une mauvaise idée c’est la religion de la croissance: la croissance pour la croissance. »
- Notre époque est-elle particulière? La convergence des crises.
- « On est face à l’effondrement d’un modèle civilisationnel qui est ce que j’appelle la société thermo-industrielle »
- La décroissance comme pensée parapluie, une matrice de reflexion, faisant le lien entre différentes disciplines et approches pour tenter de résoudre des problèmes complexes.
- « La croissance verte? Une imposture intellectuelle. »
- Le mot décroissance : un mot provocateur à dessin.
- Le mythe de la croissance : « Une croissance infinie dans un monde finie n’est pas possible, c’est une absurdité. »
- « On atteint des niveaux d’inégalités qui sont insoutenables. »
- « Sortir des visions quantitatives de la société pour aller vers des visions plus qualitatives. »
La décroissance c’est quoi ?
- 3 grandes définitions:
- un outil sémantique, un slogan provocateur pour rendre compte de notre dépendance à la croissance
- une pensée multi dimensionnelle permettant de faire le lien entre les différentes crises
- un réseau ouvert pour discuter et penser le politique, la citoyenneté, la culture…
- “Décroire plutôt que décroître”. Décoloniser les imaginaires et penser un autre modèle de société.
Comment « vendre » la décroissance ?
- « Le terme décroissance nous protège de ce risque de récupération […] et il est une invitation à faire un effort intellectuel. »
- De la difficulté de faire comprendre et accepter les idées liées à la décroissance…
- « On continue d’être engagés dans ce consumérisme mais on se rend compte que ça ne nous rend pas nécessairement heureux. »
- Des nouvelles dynamiques sociétales font qu’il est de plus en plus facile d’en parler et de se faire comprendre.
Les critiques de la décroissance
- L’argument du besoin de développement des pays pauvres… Le problème de la religion de la croissance est partout bien compris, y compris chez les plus pauvres.
- Le développemment oui, mais il y a un niveau optimal à ne pas dépasser. Métaphore de la coquille d’escargot.
L’aspect politique des choses
- La décroissance est-elle f...
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Chine, Inde, Afrique, le grand basculement - Jean-Joseph Boillot
Jean-Joseph Boillot est agrégé de sciences économiques et sociales et docteur en économie, et il a notamment enseigné à l’Ecole Normale Supérieure.
Grand voyageur, il s’est intéressé de près aux grands pays émergents, en particulier l’Inde et la Chine dès les années 80, et à ce titre a travaillé pour le gouvernent français dans différents pays.
Je parle avec Jean-Joseph du grand basculement économique, géopolitique et culturel en cours pour mieux comprendre l’impact que ces grandes puissances nouvelles peuvent avoir sur la marche du monde qui vient.
Sujets abordés dans l'épisode
Chine, Inde, Afrique, Europe, économie, géopolitique, pays émergents, écologie, climat et sagesse.
Pour s'y retrouver...
2'' - Le parcours de Jean-Joseph
- Globe trotteur, enseignant chercheur, économiste, sociologue, géographe mathématicien, ambassades et finalement expert indépendant.
5'' - Vivons-nous un basculement géopolitique du monde ?
- Les transformations silencieuses : la renaissance des monde chinois, indien et africains, avec comme point de départ la transition démographique.
- La 3e/4e révolution industrielle
- La crise de 2008 est celle des pays développés.
- Crise du modèle de développement occidental.
13'' - Le miracle chinois
- Tout a commencé avec Mao : "le miracle chinois s'explique par la politique Maoiste" (transition démographique, travail des femmes, éducation).
- Malgré ses extrêmes, "les 30 années de maoisme réunissent les conditions de l'entrée de la Chine sur la scène internationale avec tous les atouts d'une réussite économique"
- Confucianisme, taoisme, boudhisme : les piliers de l'écosystème idéologique chinois.
- "Nous allons vers un très rapide vieillissement de la Chine",
- "Le modèle indien est beaucoup plus autocentré"
- Afrotopia , livre de Felwine Sarr
19'' - Qu'est-ce qu'un pays émergent ? Les BRIC et nouvelles organisations alternatives.
- La métaphore de l'iceberg qui apparaît à l'horizon et qui devient un continent à mesure que l'on s'approche.
- "Un pays a émergé lorsque dans les affaires mondiales il est à parité avec les autres pays développés"
- BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud)
- "Les sommets des BRIC sont devenus les grands sommets internationaux"
- La Russie après avoir été "trahie" par les occidentaux a rejoint le camp des alternatifs.
- "Chaque sommet exprime une vision totalement alternative de la conduite des affaires mondiale dans les 20 prochaines années"
25'' - Pourquoi notre point de vue d'occidentaux est-il si biaisé ?
- Crise asiatique de 1997 : c'est celle des petits pays asiatiques qui ne supportent plus le choc de productivité du modèle chinois, cela marque donc le début de l'émergence de la Chine.
- Arrivée à Hong Kong en 1997, Jean-Joseph "découvre" le 21e siècle.
- La politique de l'autruche des occidentaux, plus facile que de remettre à plat un vieux modèle.
- "China bashing" : rejet de la Chine.
- "Nos élites ne parlent pas anglais". La méconnaissance du monde commence là.
- "Les grands groupes français qui sont des champions mondiaux ne sont pas entendus dans les media."
- "L'Inde ne reproduira jamais le modèle occidental". Les pays emergents utilisent la modernité sans avoir à passer par les étapes de développement que nous avons connu en occident.
- "Le r...
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Déconstruire les faux espoirs pour en construire de nouveaux - Arthur Keller
Comment déconstruire ce qui, selon Arthur Keller, sont de "faux espoirs", pour mieux travailler à en construire de nouveaux, plus proches de la réalité de ce qui peut effectivement se passer dans les prochaines années ?
C'est la question qu'Arthur se pose, alors que justement le dernier rapport du GIEC vient de paraître et nous fait comprendre gentiment que nous sommes très mal partis pour parvenir à limiter l'augmentation de la température de la planète, et que les conséquences pourraient en être désastreuses.
J’ai voulu enfoncer le clou sur cette question écologique qui conditionne tous les scénarios d’avenir, pour mieux comprendre cette possibilité d’effondrement systémique dont on entend de plus en plus parler et qui me questionne au point de me faire passer des nuits blanches.
Arthur Keller est un spécialiste du sujet, et je discute avec lui de son diagnostic sans concessions, de pourquoi il faudrait vite abandonner des croyances qui lui semblent contre-productives pour mieux appréhender les défis de l'époque, et de ce qu’il faudrait faire concrètement pour préparer l’avenir de manière sereine, lucide et si possible positive.
Sujets abordés dans l'épisode
Climat, écologie, effondrement, croissance, politique, nouveaux récits
Pour s'y retrouver...
2'' - L’état du monde
- Les 6 sphères naturelles, toutes se dégradent gravement
- « Depuis 40 ans plus de 50% des animaux sauvages ont disparu. »
- Notre dépendance au pétrole et le risque de pénurie à venir
- Un système humain fragile
- « Le monde est en état de pré-effondrement »
10'' - Les élites savent-elles?
- « Ils ne savent pas, et c’est criminel de ne pas savoir. »
- « Nos dirigeants sont embourbés dans leurs dogmes »
- Edouard Philippe interviewé avec Nicolas Hulot qui cite Jared Diamond
13'' - On va pouvoir trouver des solutions?
- Notre croyance aveugle en l’avenir est un élément commun à toutes les civilisations passées…
- « Les ingénieurs n’ont pas les solutions »
17'' - La sociologie des catastrophes
- La croissance est finie.
- Gael Giraud, économiste
- Indice de Gini sur les inégalités
- « L’ennemi est en chacun de nous »
- « La notion de nature humaine n’a pas grand sens, l’homme est opportuniste »
- Social mood, état d’esprit social : il est important de lutter contre toute forme de repli
24'' - Pourquoi ne serait-on pas capable de réagir
- On ne voit pour le moment aucune inflexion de courbe.
- « On n’est pas câblé pour traiter une problématique systémique »
- Dennis Meadows, « Les limites à la croissance »
- « On sous-estime toujours le problème et on surestime nos capacités. »
- Retard pris par l’Allemagne sur son plan de déploiement d’énergie renouvelable (article Bloomberg)
- « Dans l’ADN même des institutions on a le problème. »
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Réformons la finance - Jérôme Cazes
Il y a dix ans ce mois-ci (15 septembre 2008), la banque Lehman Brothers faisait faillite, provoquant une panique sur les marchés financiers du monde entier. Ce que l’on a baptisé la crise des « subprimes », ces crédits immobiliers hautement risqués, a failli entraîner l’économie mondiale vers le chaos, et le pire n'a pu être évité qu'au prix d'une politique d'endettement des états, au profit au final des intérêts privés.
Qu'est-ce qui a vraiment changé depuis ? Quel est le rôle de la finance de marché aujourd'hui et quelle place occupe-t-elle dans le fonctionnement de l'économie ? Qu'est-ce qui pourrait déclencher une nouvelle crise et quelles en seraient les conséquences ? Que faudrait-il faire pour limiter les risques systémiques ?
Je discute de ces questions avec Jérôme Cazes spécialiste de la finance, président de la start-up MyCercle, anciennement consultant en grands risques financiers, directeur général de la Coface, puis membre du comité de direction générale de Natixis.
Sujets abordés dans l'épisode
Finance, risques systémiques, séparation des banques, crise financière,
Pour s'y retrouver...
2" - La difficulté de comprendre l'économie et la finance
- Effets directs et indirects : aujourd'hui la complexité est telle que plus personne ne comprend les effets indirects, l'économie n'est pas une science.
- Il faut faire confiance aux effets directs et se méfier des effets indirects, autrement dit il faut se méfier des grands discours
- Métaphore du trampolino : quand les grenouilles et les éléphants sautent...
- Théorie du ruissellement : on ne connait que l'effet direct: "si je donne aux riches, les riches sont plus riches". On ne sait rien des effets indirects, on ne peut que spéculer...
18" - Comment fonctionne la finance aujourd'hui ?
- On mélange trop souvent les 3 fonctions de la finance : la monnaie, le crédit, les marchés financiers
- "Le crédit c'est comme un médicament, ça peut être un remède ou ça peut être un poison."
- Il ne faudrait surtout pas mélanger les 3 fonctions, hors aujourd'hui elles sont mélangées.
- Depuis 30 ans on a dérégulé, le crédit et les marchés sont devenus sans contrôle et sur-dimensionnés.
- " Il n'y a plus de lien entre économie réelle et économie financière"
- "Vous ne gagnez de l'argent que si le prix bouge, à la hausse ou à la baisse."
- Depuis 30 ans deux secteurs ont explosé : le numérique et la banque. Le service bancaire s’est-il amélioré ?...
- "L'essentiel de l'argent ne va pas dans l'économie réelle."
35" - Ce qui a changé ou non depuis la crise de 2008
- "Le coût a été énorme, mais le système a été sauvé."
- "Nous ne sommes pas du tout mieux armés aujourd'hui qu'à l'époque [...] On est toujours dans la même situation qu'il y a 10 ans"
- La régulation a simplement rendu le système plus gros et plus complexe.
- Il n'y a pas de véritable contrepouvoir, "le pouvoir politique est un nain face à la finance"
- Les puissants sont plus puissants que jamais
- "Les patrons de grandes banques ne comprennent plus ce qu'ils font"
- "Big is dangerous, on ne sait pas gérer l'énormité."
44" - Une crise à venir ?
- Il y a encore plus de crédit qu'en 2008 et ça continue à augmenter... tôt ou tard ça pétera.
- "L'humanité en prendra plein la figure mais elle s'en tirera"
- "Comment peut-on maintenir un système aussi pervers pour le bénéfice de si peu de gens?" <...
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Nanomédecine - Laurent Levy
Laurent Levy fait partie de ces entrepreneurs et chefs d'entreprises que je souhaite rencontrer car en plus de réfléchir à la marche du monde, ils contribuent à créer le futur en se confrontant à la réalité du terrain et aux difficultés inhérentes à la concrétisation de ce qui au départ n'est toujours qu'une simple idée.
Laurent s'est mis en tête il y a des années d'essayer de révolutionner le traitement contre le cancer grâce à la nanotechnologie. Il est aujourd'hui à la tête de Nanobiotix, un des pionniers mondiaux d'une nouvelle discipline que l'on nomme nanomédecine.
On parle de nanotech donc, du futur de la santé, d'homme augmenté et des promesses de la science en général.
Laurent Levy est Président du directoire de Nanobiotix, Président du conseil de surveillance de Valbiotis et Vice-Président de l'ETPN, plateforme technologique européenne de Nanomédecine.
Sujets abordés dans l'épisode
Nanotechnologie, nanomédecine, transhumanisme, trandisciplinarité, génétique
Pour s'y retrouver...
2" - Qu’est-ce que la nanomédecine ?
- Exemples d’utilisation des nanotech
- Nanorobots ?
8" - Ce que fait Nanobiotix
- « La particule elle même devient le principe actif »
- « On amène un mode d’action qui est universel dans le traitement du cancer »
- « On a montré une supériorité de l’utilisation de notre produit par rapport au standard de soin »
12" - Une nouvelle ère de la médecine ?
- « Aujourd’hui la connaissance de la médecine est tellement large que çà ne peut plus être contenu dans une seule tête »
- Deux grands courants sont en train de se créer : la génétique et la technologie informatique. Culture biologique et culture ingénieur.
- « Pour moi le transhumanisme existe depuis l’âge des cavernes"
16" - Transhumanisme
- « A partir du moment où on commencé à soigner les gens on est dans le transhumanisme »
- « Où est la limite entre augmenter l’homme et réparer l’homme ? »
- « De base l’innovation fait peur »
- Comment sont gérées les questions éthiques ?
- « Quand on pense, quand on crée, il faut éliminer la questions de l’éthique, il faut être libre »
23" - Priorités de la recherches, risque et défis de l'innovation
- " S’il n’y a pas de marché c’est compliqué de développer un produit"
- « Toute innovation a une part de risque »
- Scenario « grey goo »
30" - Une vision positive de l’avenir
- Informatique quantique
- « C’est la nature humaine de pouvoir survivre, on trouvera des solutions »
- « J’ai une vision super positive du futur »
- La réponse aux problèmes de la limite des ressources?
- La conquête de l’univers?
- « On voit de plus en plus d’approches trandisciplinaires »
- « Collectivement, il faut apprendre a être flexible et à absorber le changement plutôt que d’essayer de prévoir l'avenir "
Le livre recommandé par Laurent :
Zero to IPO
Pour continuer d'explorer ces sujets :
Un article sur les risq... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'avenir se dessine - Yacine Ait Kaci
Yacine Ait Kaci, aussi connu sous son pseudonyme d'artiste YAK, est un artiste, notamment connu pour être le créateur d'Elyx, un personnage dessiné dont le compte Instagram est suivi par plus de 110 000 personnes.
Au travers de son personnage, Yacine travaille sur le rapport entre la fiction et la réalité et s'inscrit parfaitement dans notre époque où l'image est devenu un vecteur d'information omniprésent et ou chacun possède une identité virtuelle qui en complément d'une identité physique.
J'ai voulu rencontrer Yacine pour parler de la manière dont il voit évoluer ce jeu de l'identité et de l'influence mais aussi pour l'interroger sur son engagement aux côtés de l'ONU dont ELYX est devenu le premier ambassadeur virtuel notamment pour soutenir la communication sur les Objectifs de Développement Durables.
Sujets abordés dans l'épisode
Artiste engagé, fiction vs. réalité, Objectifs de Développement Durable de l'ONU, Elyx le personnage dessiné créé par Yacine (YAK), la guerre de l'attention et de l'influence, comment expliquer l'avenir aux enfants, intelligence artificielle.
Pour s'y retrouver...
2" - Le parcours de Yacine, un travail sur le rapport entre fiction et réalité.
- Electronic Shadow, réflection sur le rapport entre la fiction et la réalité au travers d’installations et de jeux sur les perceptions
- Invention du mapping video 3d sur des installations physique
- L'invention de morel, roman de Bioy Casares
- Ombres électroniques, identité numérique et présence virtuelle
6"30 - L’histoire d’Elyx, le personnage dessiné inventé par Yacine
- Elyx est né du besoin d'un retour à l'essentiel
- « Elyx : comment avec le minimum de traits produire le maximum d’expressions ou d'émotions ? »
- « Il y a deux façons de voir le monde soit rien n’est magique, soit tout est magique » - Einstein
- Elyx est basé sur 3 caractéristiques que tous les hommes ont en commun : le dessin, l'enfance, le sourire.
- « L’artiste c’est celui qui montre quelque chose qui est là mais que l'on ne voit pas. »
- Low tech
- Elyx est le premier ambassadeur digital des nations unies
- « Tout le monde comprend Elyx, je n'ai pas besoin de le traduire"
- Livre « Elyx, Ambassadeur du sourire »
- Travail sur le sommet de New-York en 2014 pour communiquer de manière originale sur les messages de l'ONU
- « Elyx est une porte d’entrée simple sur des sujets complexes »
19" - Les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU
- Les 17 objectifs de développement durable (objectifs de l’ONU pour 2030) : « Les Objectifs de développement durable , également nommés Objectifs mondiaux, sont un appel mondial à agir pour mettre fin à la pauvreté, protéger la Planète et faire en sorte que tous les êtres humains vivent égaux dans la paix et la prospérité, en veillant à ne laisser personne de côté. »
- De la difficulté de faire la promotion des ODD.
- Plateforme du gouvernement français sur les ODD : www.agenda-2030.fr
23"30 - Le livre de prospective publié par Yacine destiné aux enfants, « <... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Chine côté clair - Nathalie Bastianelli
Nathalie Bastianelli est la fondatrice du forum WeBelong qui se déroule chaque année a Shanghai et Pékin et qui rassemble des acteurs chinois et internationaux pour échanger des solutions et promouvoir un style de vie et des modes de consommation durables.
La Chine est pour beaucoup le pays phare du 21e siècle, et ce qui se joue là-bas maintenant aura un impact sur notre avenir à tous et il est essentiel d’essayer d’y voir un peu plus clair, au-delà des clichés.
La Chine est le gros pollueur de la planète, mais c’est aussi un pays pionnier en matière de développement durable et de recherche de solutions aux problèmes de demain.
On parle de tout ça avec Nathalie, mais aussi de son parcours et son point de vue très optimiste sur l’avenir.
Sujets abordés dans l'épisode
Pollution en Chine, transition énergétique, économie verte, nouveaux indicateurs, bonheur national brut, crédit social, modèle de développement, économie du partage, ouverture de conscience, changement de vie
Pour s'y retrouver...
4" - Ce que fait le gouvernement en Chine contre la pollution
- « Les défis écologiques en Chine ont pris une telle ampleur que c’est devenu un enjeu de survie »
- « La lutte contre la pollution est devenue un enjeu majeur, c’est un enjeu de stabilité sociale »
- Programme « vers une civilisation écologique »
- Bonheur national brut
- « De mi-octobre à mi-mars, la gouvernement a fermé 18000 usines autour de Pékin »
- « Si tous les pays étaient sur la même dynamique que la Chine nous n’aurions aucun soucis à nous faire »
- Made in China 2025: passer de la quantité a la qualité
- « Les critères écologiques pour implanter une nouvelle usine sont plus sévères qu’en Europe¨"
10"30 - We Belong, des exemples d’initiatives positives
12"30 - Les clichés sur la Chine; le chinois se mobilisent contre la pollution
- « On ne dit pas assez a quel point les gens se mobilisent pour développer des solutions et les mettre en œuvre »
- « Je suis très interpellée par la jeunesse chinoise »
- Veg Planet - promotion de la nourriture Vegan
- « l’objectif du gouvernement est de diminuer de 50% la consommation de viande en Chine »
- ZeroWaste pékin
16" - Le modèle de développement écologique pour les chinois ?
- « Cela fait plusieurs plans quinquennaux que l’économie circulaire a été mise en oeuvre »
- 10 points prioritaires du dernier plan quinquennal
- « Ils vont passer aux voitures électriques, ca va aller beaucoup plus vite que dans tous les pays »
- « L’économie de partage s’est développée de manière galopante"
- Di...
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Changer l'école, une idée folle ? - Judith Grumbach
Judith Grumbach est la réalisatrice du documentaire "Une idée folle" qui pose la question de l'école au 21e siècle à travers le témoignage d'enseignants, d'enfants, de parents et d'experts de l'éducation.
Pour cet épisode, j'ai voulu revenir aux fondamentaux et parler de là où se construit le monde de demain, pour tenter de comprendre ce qu'il faudrait faire pour former une nouvelle génération de citoyens épanouis et responsables.
Judith nous raconte son déclic, son expérience sur le terrain, et on parle ensemble du rôle de l’école, de citoyenneté, du manque de considération des enseignants et de ce qui, selon elle, marche concrètement pour réinventer l'école dans le bon sens.
Sujets abordés dans l'épisode
Déclic citoyen, le rôle de l’école, confiance, bienveillance, rapport adulte-enfant, classements internationaux, fondamentaux, considération des enseignants
Pour s'y retrouver...
1:30 – Qui est Judith et pourquoi elle s’intéresse à l’éducation ?
- Le déclic : les attentats de janvier 2015
- Ashoka
- L’histoire du documentaire de Judith
- « Tout le monde peut être un acteur de changement, tout le monde peut faire quelque chose là où il est »
- « Essayer de faire comprendre aux enfants qu’ils ont déjà un impact quand ils sont tout petit »
6 – Diagnostic de l’école et défis pour ce début siècle
- « Je ne suis pas une experte, je suis juste une citoyenne qui s’intéresse à cette question-là et qui pense qu’on a vraiment besoin d’un débat sur la question… je raconte juste ce que j’ai vu »
- « Beaucoup d’enseignants se sentent extrêmement seuls »
- L’enjeu auxquels on va devoir faire face
- « On ne sait rien du futur… on est juste sûr que le futur est incertain et on ne fait qu’entrevoir les défis auxquels les enfants vont devoir faire face »
- « Apprendre à apprendre «
10 – Les fondamentaux ?
- « Il n’y a aucune opposition entre connaissance et compétence »
- « Si on ne sait pas écrire et compter on n’est pas vraiment libre »
12:30 – Quelle définition pour l’école ?
- « On passe très peu de temps à avoir un débat sociétal sur ce qu’on attend de l’école… tant qu’on ne se met d’accord là-dessus on a du mal à avancer dans une même direction
- Ken Robinson
- Jérôme Saltet
- De l’importance de se fixer un cap sur le long terme. L’exemple de l’école finlandaise.
- « Le temps de l’éducation ne peut pas être celui du politique »
15:30 – Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour améliorer l’école française
- « La première chose à faire c’est de valoriser les enseignants… et les encourager à chercher par eux-mêmes »
- Expérimenter et apprendre aux enfants à être des « chercheurs »
- L’enjeu de la formation des enseignants
- « Il faut permettre aux enseignants de s’ouvrir à plusieurs façons de faire »
- La question du passage à l’échelle
- « Il y a un projet d’établissement derrière toute l’équipe est engagée… ça c’est la spécificité des établissements qui fonctionnent bien »
- « Aujourd’hui les enseignants ne sont pas formés à travailler les uns avec les autres »
22 – Un problème de méthode ?
- «...
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L'âge des Low Tech - Philippe Bihouix
Philippe Bihouix est un des premiers en France à s’être intéressé de près à la question des limites des ressources en métaux et en particulier des métaux rares, et de leur importance dans la production des objets high tech dont nous sommes devenu si friands.
Dans cet épisode il partage sa vision du futur, met le doigt sur les incohérences des modèles actuels de transition et explique pourquoi la seule solution, selon lui, est d’arrêter le gaspillage et d’accepter de revenir à des technologies plus simple et donc davantage recyclables et moins consommatrices de ressources.
De quoi parle-t-on?
2.00 - Pourquoi Philippe s’est mis a écrire des livres
• Les livres qu’il a écrits :
- La raréfaction des métaux
- L’âge des low tech
- Le désastre de l’école numérique
• Nicholas Georgescu Roegen, premier économiste à s’intéresser à la question des ressources et de la décroissance
5.45 - On fait le point sur les métaux, les réserves, les terres rares…
• « Il n’y pas forcement de gros problème de réserve à court terme. »
• « Il y aura pénurie à un moment, la question c’est quand. »
• « On n’a pas une énergie infinie, on n’a pas de métaux infinies, et donc on est pris dans un cercle vicieux : les métaux réclament plus d’énergie et l’énergie réclame plus de métaux. »
14 - Les énergies renouvelables sont gourmandes en métaux
• « On ne peut pas monter à 100% de taux de recyclage. »
• « Plus on va vers des hautes technologies plus il est difficile de recycler. »
18 - Un futur high tech ?
• Lewis Mumford : la religion de la technologie
• La nouvelle Atlantide, livre de Francis Bacon
• « On ne vit pas dans une société post-industrielle on vit dans une société hyper industrielle. Les économistes qui écrivent le contraire ne sont pas dans les campagnes chinoises… »
• « On a déporté la pollution à l’extérieure de la ville »
• « On a une impression de dématérialisation qui est complètement fausse »
• « Les objets connectés vont provoquer des besoins effrayants en terme d’énergie… et ça ne sera pas pour sauver la planète »
• Estimation de la consommation énergétique du « cloud »
25 - Les enjeux géopolitiques autour des ressources minières ?
• La guerre des métaux rares, livre de Guillaume Pitron
• « J’ai du mal a accrocher avec l’idée de relance minière en France »
• « Notre indépendance envers ...
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