
#184 Villa Médicis 2/2 « La Villa Médicis est un lieu où un certain nombre d’idées de demain s’inventent, tout en rappelant qu’on ne construit que sur des maisons déjà bien bâties »
À propos de cet épisode
Pour ce second épisode consacré à la Villa Médicis, splendide demeure du XVIe siècle qui abrite depuis 1803 l’Académie de France à Rome, « Le Goût de M » promène son micro dans le vaste jardin de 7 hectares, à la rencontre du personnel et des pensionnaires de l’institution. Cette oasis de verdure ressemble encore, à peu de chose près, à ce qu’avait imaginé le cardinal Ferdinand de Médicis lorsqu’il avait acquis la Villa, à la fin du XVIIe siècle : quatre espaces distincts, le parterre et le piazzale, les 16 carrés, la braccheria et le bosco.
Cette déambulation commence dans le fameux bosco, une petite forêt en plein cœur de la capitale italienne, lieu préféré de nombre de résidents et source de mystères. Notre première guide est l’architecte Françoise Laurent, responsable des travaux et des jardins depuis le début des années 2000 et qui en a pensé le virage écologique – elle nous raconte notamment le retour des lucioles, après plusieurs années sans utilisation de pesticides. A ses côtés, nous croisons les paons qui ont élu domicile parmi les plantes et les arbres « il y a une dizaine d’années » et nous observons les chênes verts « dans un état de sénescence totale », qui souffrent du changement climatique.
Du haut de la colline du Parnasse, qui domine Rome et le bosco, nous apercevons le jardin des agrumes, récemment réhabilité sous la houlette de Sam Stourdzé, directeur de l’Académie de France à Rome depuis six ans, qui nous raconte ce projet. Vingt variétés de citronniers, qui étaient cultivées à la Villa Médicis au XVIᵉ siècle, ont été réintroduites dans des pots travaillés par l’artiste céramiste Natsuko Uchino et accompagnés d’un poème de Laura Vazquez : vingt mots inscrits sur vingt pierres disséminées dans le jardin.
Dans cet épisode du « Goût de M », nous écoutons l’artiste plasticien Pol Taburet expliquer l’exposition qu’il a conçue pour la Villa, « Paranoia as a Method » ; mais aussi la romancière Diaty Diallo, révélée en 2022 par Deux secondes d’air qui brûle, développer son projet d’écriture autour des symptômes physiques sans cause apparente. La compositrice Giulia Lorusso nous reçoit dans sa « caverne », parmi de nombreux livres sur le mythe de Circé et nous joue « un set de piano, avec un peu de guitare électrique et quelques dispositifs électroniques », pour nous montrer sa manière d’« explorer ».
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Cet épisode a été publié le 19 juin 2026. Crédit photo : Assaf Shoshan.
Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.
Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Marjorie Murphy, et avec Guillaume Girault au son.
Musique : Gotan Project
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