
Histoires d'en haut
Par Le Dauphiné Libéré
Réseau : EBRA
61 épisodes
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Épisodes

« C’est l’histoire d’un téléphérique fantôme »
A Chamonix, au village des Pélerins, c’est l’un des rares vestiges des premiers Jeux olympiques d’hiver en 1924. Fermé en 1951, le funiculaire aérien n’atteindra jamais son objectif final, l’aiguille du Midi à 3842 m d’altitude, finalement « câblée » 4 ans plus tard depuis le centre-ville. Mais les infrastructures de ce qui fut le premier téléphérique de France desservant la piste de bobsleigh des jeux et plus tard de plusieurs compétitions internationales de ski, sont encore en place. Grand collectionneur, incollable sur l’histoire des remontées mécaniques et chauffeur de tram à Grenoble, Denis Cardoso lui doit sa passion de jeunesse, lui qui a grandi au pied de la station de départ des Glaciers. Aujourd’hui réhabilitée, elle accueille la MJC et des appartements, offrant l’expérience unique de dormir dans la gare de l’ancêtre des téléphériques français. Il nous conte sa fabuleuse histoire.
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Il faut arrêter les Kowalczyk : l’histoire incroyable de cette famille qui voulait gravir le mont Blanc avec un enfant de deux ans
Le mont Blanc a toujours suscité des envies d’ascensions insolites, souvent dangereuses, au grand dam des guides et secouristes. En 1987, le projet fou qui agite Chamonix est des Kowalczyk, une famille polonaise qui entend bien gravir le sommet du Toit de l’Europe avec leur enfant, âgé de seulement deux ans. Une opération qui va obliger les gendarmes à sortir les grands moyens, quitte à envoyer un hélicoptère à leurs trousses…
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Nicolas Jaeger, explorateur de l’oxygène rare
Hélène Jaeger avait 12 ans quand son père, Nicolas, spécialiste des ascensions solitaires a disparu dans l’immense face sud du Lhotse à plus de 8000 mètres d’altitude au printemps 1980. Deux ans plus tôt , il fut l’un des trois premiers Français à fouler le sommet de l’Everest. Fumeur invétéré, il découvrait alors ses formidables facultés de résistance à l’hypoxie se payant le luxe d’allumer sa rituelle Gitane. L’été précédent ce médecin, physiologiste et aventurier, descendant du père de la photo Nicéphore Nièpce, avait passé deux mois dans une tente au sommet des Andes, à plus de 6700 m d’altitude pour prouver que ses très longs séjours dans l’oxygène rare lui donneraient les clés d’une sur-acclimatation. A l’occasion de la sortie de « L’homme qui vivait haut » le livre de Virginie Troussier (Paulsen), sa fille se souvient.
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A la découverte du Tour du Pays des Aiguilles d’Arves
Fini avec un an d’avance, le Tour du Pays des Aiguilles va devenir de bouche à oreille une destination de pleine de nature incontournable pour la randonnée pédestre. Véritable liant de connexion interrefuge, cet itinéraire pédestre de montagne, long d’une centaine de kilomètres et composé de variantes avec plusieurs entrées, s’adresse aux familles comme aux marcheurs aguerris d’itinérance. Florian Mairy, gardien du refuge des Aiguilles d’Arves, explique comment ce tour va générer une clientèle de fond et va stabiliser la fréquentation en refuge. Un groupe de 10 personnes, des primo randonneurs du tour, dont Violaine Ruche et Odile Robaux, parti en itinérance de six jours, et se rendant au refuge des Aiguilles d’Arves, livre leur expérience. Pierre Olivier Noraz, chef d’équipe à l’ONF, en charge du balisage du tour, côté Valloire, raconte quant à lui son métier de baliseur sur ledit tour.
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Comment en 60 ans, le parc de la Vanoise a sauvé le bouquetin des Alpes
C’est notamment pour sauvegarder cet ongulé aux cornes aussi magnifiques que convoitées des chasseurs que le premier parc national français a été créé le 6 juillet 1963 en Savoie. Samedi 8 juillet, le grand public est invité à partir sur les traces des quelque 120 individus marqués dans le parc, porteurs de boucles auriculaires ou de colliers de couleurs. L’occasion de se mettre dans la peau d’un garde de ce fabuleux espace protégé pour participer à un véritable suivi scientifique de l’espèce. Pas moins de 22 circuits accompagnés seront proposés au départ de 9 refuges. Chargé de mission faune pour le parc de la Vanoise, Jérôme Cavailhes nous explique comment la Vanoise est devenu le principal vivier en France de l’espèce, avec une population avoisinant les 2000 bouquetins. Il y a 60 ans elle était au bord de l’extinction…
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Comment Sophie Lavaud a relevé le grand chelem des quatorze 8000 : « Seule en Himalaya je ne serais allée nulle part »
Aucun autre Français n’était venu à bout de ce défi himalayen qui consiste à gravir les plus hauts sommets de la Terre. Certains des plus grands de nos alpinistes y sont même morts. Le mardi 27 juin 2023, en regagnant le camp de base du Nanga Parbat (8126 m), qu’elle avait gravi la veille, dans des conditions difficiles, avec un final en style alpin, Sophie Lavaud parvenait à vaincre la malédiction. Comment cette quinquagénaire qui s’est mise à la montagne sur le tard, cette fille ordinaire, cette suiveuse, comme elle se définit elle-même a-t-elle pu réaliser cet exploit ? Elle nous raconte le dénouement de cette quête des quatorze sommets de plus de 8000 mètres, entre Népal, Tibet et Pakistan qui aura duré 11 ans. Entretien avec l’alpiniste, à peine redescendue de la montagne, après 14 heures de bus jusqu’à Islambad.
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Paul Bonhomme va traverser les Alpes au pas de course : « Je veux montrer la montagne par le bas »
De l’Adriatique à Monaco, l’alpiniste basé en Haute-Savoie s’élance samedi 8 juillet pour une traversée de l’arc alpin de 2600 km et 150 000 m de dénivelé à travers 8 pays. Au-delà de la performance qui consiste à courir deux marathons par jour pendant un mois, son projet Zéro to Zéro, d’un rivage méditerranéen à l’autre, vise à le ramener sur les sentiers de sa passion de jeunesse. « Une madeleine de Proust que je vais essayer de retrouver tous les jours », confie Paul Bonhomme qui nous présente son projet.
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Quand Loppé faisait du mont Blanc son atelier de peinture : « Avec le froid, son pantalon restait collé à son tabouret »
Pour Gabriel Loppé, alpinisme et peinture ont toujours fait cordée commune. Il y a 150 ans, la premier peintre ascensionniste a représenté la haute altitude, hissant son chevalet jusqu’au sommet des montagnes et au bord des crevasses. Alors qu’une grande rétrospective lui est consacré au musée des Alpes du Fort de Bard, en Italie, la présidente des amis de Gabriel Loppé évoque l’héritage du premier peintre sur le toit des Alpes, compagnon de cordée des frères Bisson les photographe de l’Empereur Napoléon III.
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Tragédie sur Chamonix-Zermatt : « Les tornades nous couchaient, le refuge était juste en bas »
C’est une mortelle randonnée restée dans les mémoire des montagnards du canton du Valais en Suisse. Les 29 et 30 avril 2018, au cœur de la Haute-Route, le célèbre raid à skis reliant Chamonix à Zermatt, les deux capitales de l’alpinisme, une tempête va fondre sur 14 personnes. Parties le matin de la cabane des Dix dans le secteur du Pigne d’Arolla à 3700 m d’altitude, les randonneurs n’atteindront jamais leur objectif : la cabane des Vignettes. Au terme d’une nuit d’horreur, à 500 mètres à peine du refuge, sept d’entre eux sont morts de froid. Parmi les rescapés, deux couples de Tignes, Françoise et Thierry Barcan, Philippe et Nathalie Reymond qui avaient uni leur destin au groupe de dix randonneurs italiens emmenés par un guide décédé durant le drame. Le diagnostic vital de Nathalie Reymond dont la température corporelle est descendue à 24° sera un temps engagé. La survivante raconte son expérience, comment le destin a basculé et cette nuit terrible par des vents à 100 km/h et -20°, à peine abritée par une cavité entre une congère et des rochers.
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Alasdair McKenzie : l’Everest avant le bac
Breton de naissance, ce Franco-Britannique, vit à Tignes en Savoie depuis l’adolescence. Il a tout juste 18 ans, et après avoir raccroché le ski de compétition Alasdair McKenzie s’est mis à l’alpinisme pour gravir tous les sommets de plus de 8000 m en 18 mois. L’an dernier il entrait dans le Guiness book end en devenant le plus jeune ascensionniste du Lhotse (8516 m), avant d’enchainer 9 jours plus tard le Makalu. Ce mardi 16 mai, après l’Annapurna en avril, il se hissait sur le toit du monde. Depuis le camp de base, le jeune homme nous explique comment il adapte sa vie et ses études pour réaliser son rêve.
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Jonathan Lamy à l’Annapurna : « Sans oxygène je perdais au moins un orteil »
Moniteur de ski en Savoie, pompier dans l’Ain, Jonathan Lamy n’est pas un alpiniste professionnel, mais ce dimanche 16 avril, avec à peine quinze jours d’acclimatation, il réalisait sa sixième ascension d’un géant himalayen. Et quel sommet ! L’Annapurna, le premier 8000 conquis par l’homme, la gloire des Français. Mais victime de gelures il a failli suivre le destin d’Herzog et Lachenal, et devait être évacué du camp III, comme 5 autres personnes. Au même moment l’Irlandais Noel Hanna trouvait la mort, quand deux alpinistes Indiens, Anurag Maloo et Baller Kaur, étaient retrouvés vivants après avoir été portés disparus. Avec aussi la descente à skis du Polonais Bartek Ziemski, cette montagne qu’à peine 400 personnes ont gravi à ce jour, confirme sa réputation, entre exploits et drames. Le Français témoigne de ce printemps particulier sur le toit du monde, fustigeant le rôle de grandes agences népalaises « peu scrupuleuses » dans le business de l’Himalaya.
Par Antoine CHANDELLIER
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Record sur Chamonix-Zermatt : « Un mélange de vitesse et de pure montagne »
Accompagné du champion du monde par équipe de ski alpinisme Samuel Equy, l’alpiniste professionnel Benjamin Védrines a battu, en ce lundi de Pâques, le record de la traversée alpine reliant les deux capitales de l’alpinisme. Moins de 15 heures pour parcourir 100 km et 8300 m de dénivelé, à skis et à pied, entre l’église de Chamonix, au pied du mont Blanc, et celle de Zermatt, sous le Cervin, la montagne emblématique des Suisses. Après une nouvelle voie à la Barre des Ecrins, une hivernale express aux Grandes Jorasses, une trilogie en ski alpinisme aux Ecrins ou encore traversée du Queyras en deux jours, le Haut-Alpin nous raconte sa dernière aventure, ce dernier rêve exaucé, en ce début d’année 2023 faste. Au-delà des arcanes de l’exploit, Védrines évoque sa passion pour la montagne, la liberté, ses projets des semaines à venir. Car pour lui ce n’est qu’un début…
Par Antoine CHANDELLIER
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Le Parc des Ecrins a 50 ans : « L’idée était de donner au territoire un avenir touristique »
Député maire de Briançon à partir de 1967 puis secrétaire d’Etat à 7 reprises sous Pompidou puis Giscard, l’élu Haut-Alpin fut l’homme qui donna un élan politique au projet de parc national du « Haut-Dauphiné », comme on a songé l’appelé aux origines. A force de démarches et concertations, Paul Dijoud allait donner corps au projet défendu par les alpinistes, le club alpin français, et son emblématique président Lucien Devies, l’homme fort de la montagne hexagonale. Au-delà de la protection des versants de rocs et de glace de haute altitude, il s’agissait de développer les recettes touristiques estivales en complément d’une agriculture déclinante, pour permettre aux jeunes de rester au pays. Et sans compromettre les derniers projets de stations de ski. C’est ainsi que le 27 mars 1973, naissait le 5e parc naturel français, non sans débats, mais dans un climat plus apaisé qu’en Vanoise, une décennie plus tôt. C’était alors le plus grand du pays et le plus haut en Europe culminant à 4112 m d’altitude. Histoire d’une gestation.
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"A l'Everest, on croise des touristes qui n’ont jamais mis des crampons de leur vie!"
Le 29 mai 1953, le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le Sherpa Tensing Norgay étaient les premiers hommes à fouler le toit du monde, à 8848 m d’altitude. Un des grands exploits du XXe siècle comparable à la conquête des mers ou des airs. Depuis, l’Everest a été gravi plus de 11 000 fois et les expéditions commerciales ont banalisé son ascension, à grands renforts de moyens lourds. Mais en 70 ans, les nouvelles générations de Sherpas ont pris en main leur destin. Là où leurs grands-pères étaient confinés au rang de porteurs, ils sont aujourd’hui guides ou patrons d’agences florissantes. Tendi Sherpa appartient à l’élite de ces professionnels, l’un de 73 Népalais formé selon les standards internationaux. A moins de 40 ans, il a réussi l’ascension de 21 sommets de plus de 8000 mètres dont 14 fois l’Everest. Dénonçant l’amateurisme et la surfréquentation des voies classiques en Himalaya, il appelle le gouvernement népalais à réduite le nombre de permis. Et à réserver l’accès au point culminant de la Terre aux alpinistes entrainés.
Rencontre, chez Glénat, à Grenoble, à l’occasion de la sortie de sa biographie, écrite par la journaliste suisse Flore Dussey.
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Les confessions d’un curé alpiniste : « Et Dieu dans tout ça ? »
Figure pendant 25 ans de l’organisation de la Pierra Menta, la célèbre course de ski alpinisme, le père Jacques Plassiard, curé skieur, grimpeur et cristallier, est né à la Côte-d’Aime (Savoie), au pied de la dent qui a donné son nom à l’épreuve. En 50 ans de sacerdoce, entre Bourg-Saint-Maurice, Beaufort et Courchevel, il a suscité bien des vocations…alpines. A l’instar des instituteurs des villages de Haute-Tarentaise, ce prêtre au pied montagnard a été un passeur auprès des nouvelles générations. Auteur, modeste, de quelques premières ascensions, il est l’un des illustres sujets du livre Curés alpinistes (Bernard Marnette, édition Nevicata) dont il signe la préface. Et qui relate tout ce que la montagne doit aux ecclésiastiques. Rencontre avec celui qui, à 78 ans passés, continue d’aller cueillir les plus beaux cristaux de roche.
Antoine CHANDELLIER
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Antoine Girard, le parapentiste qui vole à l’altitude des avions de ligne
Ce parapentiste drômois, spécialiste des vols bivouacs itinérants a déjà dépassé trois fois la barre des 8000 mètres, dans l‘Himalaya et même les Andes cette année. L’an prochain, Antoine Girard ambitionne de survoler le K2 au Pakistan, deuxième sommet de la Terre, et dépasser les 9000 m. Ce pionnier du paralpinisme, qui détient toujours le record d’altitude avec un vol à 8407 m, à peine imité par deux experts dans le monde, révèle les secrets de sa pratique et ses voyages à explorer les massifs du monde. Mais aussi le drame survenu en juin lors de la traversée du Pérou où il a perdu son compagnon d’aventure, Henri Montel. Il vient de publier son premier ouvrage « parapente, alpinisme et vol bivouac autour de la planète » (Editions du Chemin de Crêtes).
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Alain Robert : « J’ai vécu avec le vide pendant 50 ans »
Spiderman est de Valence et a commencé comme vendeur chez Sport 2000. L’homme araignée drômois est depuis 1994 l’un des Français les plus connus à l’étranger. Pendant 20 ans, Alain Robert a fait le tour du monde, gravissant sans corde, en solo, quelque 170 des plus hauts immeubles et monuments de la planète en mode rebelle, se faisant serrer et menotter par les policiers une fois arrivé en haut. Pour fêter ses 60 ans, sous forme de clin d’œil, le grimpeur fantasque a quitté les santiags pour remettre les chaussons, et gravir trois gratte-ciels –dont la Tour Montparnasse- qu’il connait bien. Il est aussi revenu aux sources de sa carrière de rochassier d’exception sur le calcaire du Verdon, là où à, l’aube des années 90, il repoussait les limites de la difficulté en solo. Une tournée européenne d’automne, façon rock star pour celui qui a refait sa vie en Indonésie, à Bali. Histoire de se rappeler à nos souvenirs de jeunesse.
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Les alpinistes Charles Dubouloz, Symon Welfringer et Hélias Millerioux nous racontent leur expédition avortée sur les pentes du Manaslu
Partis cet automne au Népal pour tenter l’ascension de l’austère pilier ouest du Manaslu (8 163 m), les trois alpinistes français Charles Dubouloz, Symon Welfringer et Hélias Millerioux n’ont pas eu d’autre choix que de rentrer en France après un mois de mousson et d’attente. Dans ce podcast, ils nous racontent ce projet ambitieux, leur facile acclimatation mais aussi les jours délicats qui suivirent.
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Crash dans le Mont-Blanc : où sont passés les lingots d’or du Malabar Princess ?
Il s’est écrasé le 3 novembre 1950 dans les Alpes. Ce jour-là, le Malabar Princess, avion de la compagnie Air India, percute le mont Blanc. Aucun de ses 48 passagers n’ayant survécu à l’accident, il ne reste de cette catastrophe que des débris de carlingue, de moteur… Mais aussi une rumeur qui grossit au fil des années. Le Malabar Princess transportait-il des lingots d’or ? Entre mystère et fascination retour sur l’un des crashs les plus marquants du 20e siècle.
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Il faut sauver Vincendon et Henry : Noël tragique au Mont-Blanc
De cette tragédie est née le secours en montagne à la française. Noël 1956, deux jeunes alpinistes, Jean Vincendon et François Henry, partaient pour le mont-Blanc. Pendant des jours, depuis Chamonix, aux jumelles, on assista à leur calvaire, puis à leur mort. Un récit d’Audrey Margerie.
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Disparu il y a 20 ans, Marco Siffredi, le James Dean de la montagne, continue de fasciner
Le 8 septembre 2002, Marco Siffredi, l’ange blond de Chamonix, le premier homme à avoir descendu le toit du monde sur une planche de snowboard, un an plus tôt, disparaissait au sommet de la face nord de l’Everest, à l’entrée du couloir Hornbein. Il avait 23 ans. Personne, pas même les sherpas qui l’accompagnaient à la montée, n’a retrouvé sa trace. Epuisé par son ascension, dans une neige profonde, sous l’effet du manque d’oxygène, le surfeur-alpiniste se serait probablement endormi, à près de 8800 m d’altitude, là où toute survie est impossible, selon son père Philippe qui nous a reçus dans la maison familiale, au pied de l’aiguille du Midi, terrain de jeu du prodige des descentes du vertige. 20 ans après, sa légende continue de fasciner les nouvelles générations. Il a inspiré le cinéma, avec le film Tout là-haut, la littérature avec pas moins de trois livres ou encore la radio, et « Hondelatte raconte ». Son esprit plane, du toit du monde au Mont-Blanc.
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Le crash de l’Obiou : une morgue à ciel ouvert
C’est un crash aérien qui a coûté la vie à 58 personnes, un soir de novembre 1950. Un avion qui embarque des canadiens de retour d’un pèlerinage au Vatican percute le sommet du Mont Obiou, en Isère. Il n’y a aucun survivant. Plus de 70 ans plus tard, les circonstances exactes de ce drame restent mystérieuses. Les traces matérielles ont presque toutes disparues mais le souvenir reste. Le souvenir d’une opération de rapatriement des corps, dans le froid et la douleur. Épreuve qui ravivera le débat autour de la professionnalisation du secours en montagne.
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« Aimanté par le K2, j’étais dans une forme d’inconscience » : Comment Benjamin Védrines s’est extrait des griffes de la haute altitude
En juillet dernier, au Pakistan, après sa double ascension du Broad Peak (8051 m), gravi en un temps record de 7h28 minutes et sans oxygène, l’alpiniste professionnel Benjamin Védrines, l’avoue il a eu les yeux plus gros que le ventre. Le Haut-Alpin avait à peine atterri d’un vol historique en parapente qui lui a permis de descendre en 20 minutes de ce géant de la Terre que son regard se portait vers son voisin, le terrible K2, second sommet le plus haut du globe, perché à 8611 m à la frontière avec la Chine. Il raconte l’irrésistible attraction de la montagne et comment, neuf jours plus tard, durant l’espace de 2 heures, à bout de force, il a été plongé dans un black-out qui faillit lui être fatal à 8400m. Sauvé in extrémis par les autres expéditions sur ce K2 où cet été le nombre d’ascensionnistes n’a jamais été aussi nombreux.
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La résurrection d’un alpage... grâce au ski : "Sans cette retenue d’eau, les vaches ne pourraient pas rester"
Les canons à neige, au secours des alpages ? En cet été de sécheresse historique, l’eau vient à manquer jusqu’à haute altitude. Pour sa survie face au réchauffement climatique le monde agricole doit anticiper le stockage et le partage de la ressource dans les années à venir. L’exemple pourrait venir des retenues collinaires, ces plans d’eau artificiels qui permettent aux domaines skiables d’enneiger leurs pistes l’hiver, souvent critiqués par les écologistes et même des hydrologues. Pour mieux se faire accepter, ces retenues tendent à devenir multi usages, au service de l’agriculture ou du tourisme en été. C’est le cas à Saint-Gervais en Haute-Savoie, avec l’alpage de Joux. Grâce à la création d’un lac de 2 hectares et 35 000 m3, en 2018, Flavie Melendez-Rigole de la ferme des Roches Fleuries a pu réhabiliter un alpage mis en sommeil depuis 70 ans et qui résiste cette année. Histoire d’une renaissance.
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Les glaciers à l'agonie : «C’est du jamais vu, en haut, la glace ne se régénère pas»
Au 9 août certains glaciers des Alpes ont déjà battu des records d’amincissement, dépassant les pertes en masses des pires millésimes, 2003, 2009 ou 2015 sur l’année entière alors qu’il reste encore un mois et demi de fonte. C’est le cas pour le glacier Blanc (Ecrins) ou la partie supérieure d’Argentière, deuxième plus grand glacier français, dans le massif du Mont-Blanc, sur les hauteurs de Chamonix (Haute-Savoie) où nous avons suivi Christian Vincent, ingénieur de recherche pour l’Institut des Géosciences de l’Environnement à Grenoble (CNRS). Ses relevés confirment qu’un peu partout dans les Alpes, 2022 sera celle de la pire agonie de nos glaciers dont plus de 80% de la surface est déjà condamnée d’ici la fin du siècle.
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Il y a 40 ans, le rêve d’enfant de Christophe Profit, soliste des Drus : « Suspendu par les mains, les pieds dans 1000 mètres de vide »
Il avait 21 ans ce 30 juin 1982 et la vie au bout des doigts accrochés au granit du Mont-Blanc. Le « chasseur » Profit Christophe effectuait son service au Groupe militaire de haute montagne à Chamonix. Ordre de mission en poche, sous l’autorité du capitaine Marmier, l’appelé enfilait les 1000 mètres de verticale du pic le plus dolomitique du Mont-Blanc à la vitesse du randonneur. Sans corde, sans assurance, sans équipement de sécurité ni droit à la chute. Aux frontières de la peur. 40 ans après, le sexagénaire devenu le guide le plus célèbre de la compagnie de Chamonix se souvient de ce premier exploit qui devait le propulser et nous parle du film qui, trois ans plus tard, l’obligea encore à se surpasser pour la caméra de Nicolas Philibert.
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« Plutôt que dans un lit d’hôpital, j’espère mourir dans le ciel » : rencontre avec le fondateur du speed riding
Une paire de skis aux pieds, appuyé d’une voile proche d’une aile de parachute, parfois atteignant 100 km/h en ligne droite, Frank Coupat saute aux sommets. A Valfréjus (dans les Alpes savoyardes), où il s’est établi pour s’adonner à sa passion, il explique comment est né le speed riding, un sport extrême qui le fait côtoyer les sommets, entre essais, vols en rase-motte, risque de mort, mais avec la part belle accordée « à sa bande de 5 000 potes » et aux valeurs issues du parachutisme.
Au fond, au danger de mort, Frank Coupat, oppose la satisfaction d’être dans le ciel : « On va voir de l’autre côté du miroir jusqu’où sont les limites, quitte à se les prendre dans la figure et quitte à en mourir. »
Et de lâcher dans un souffle : « le ciel tue des gens, oui, mais il en a sauvé combien... »
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Il y a 50 ans Sylvain Saudan, le skieur de l’impossible, entrait dans le livre des records : « À 55° de pente, l’erreur n’est pas permise »
Il y a 50 ans, le 9 juin 1972, le légendaire skieur extrême, pionnier des descentes à plus de 45° dans les Alpes, devenait le premier homme à skier le Denali, ex mont McKinley et point culminant d’Amérique du nord, à plus de 6000 m. Un exploit qui lui valait de rentrer pour la première fois dans le Guiness book. Une descente test, avant de frapper deux autres coups dans le livre des records : cinq ans plus tard, en skiant à 7000m, en Inde, puis en 1982, en skiant le Gasherbrum I (8080) au Pakistan. Aujourd’hui à 86 ans, le Valaisan, installé à Chamonix, raconte son épopée exploratoire. Jamais un skieur n’avait alors glissé de si haut.
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"Cinq échecs à l’Everest et onze ans de psychanalyse" : Jean-Michel Asselin raconte sa malédiction à 8000 mètres
Il est l‘écrivain et l’alpiniste qui a murmuré à l’oreille des plus grands de l’Himalaya, dont il a été le confident. Abordée par la plume ou le piolet la montagne a été son ascenseur social. Le Grenoblois Jean-Michel Asselin est aussi « l’homme qui n’a pas fait l’Everest ». Par cinq fois, son rêve s’est brisé sur ces hauts versants. Il s’en est même fallu de 50 mètres, juste sous le fameux ressaut Hillary. Le toit du monde a marqué sa vie et lui a inspiré son dernier roman « un mensonge à l’Everest » paru aux éditions Glénat. L’animateur de Passion montagne, sur France Bleu, nous raconte sa drôle de malédiction à 8000. Et pourquoi au fond, à 70 ans, il prend un malin plaisir à jouer de sa déveine et cultive le mystère autour de ce qu’il a vécu la haut.
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Voici l'histoire d'Henriette d'Angeville, la dame du mont Blanc, la première des alpinistes
Elle n'est pas, à proprement parlé, la première femme à avoir atteint le sommet du mont Blanc, mais, à l'avoir conquis. De ce fait, Henriette d'Angeville, pionnière des sommets, a brisé le plafond de verre des femmes alpinistes. Voici son histoire.
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« En dix minutes, déjà deux personnes étaient mortes dans mes bras » : rencontre avec Gabriel Filippi, le double miraculé de l'Himalaya
Le guide canadien Gabriel Filippi a gravi l’Everest pour la 4e fois le 12 mai dernier, juste derrière l’équipe de sherpas qui a ouvert la voie. Ce vétéran du toit du monde a tout connu sur ce versant népalais. Il a survécu à la pire tragédie, lorsqu’en avril 2015, le tremblement de terre qui a secoué le Népal a provoqué la mort de 19 personnes au camp de base. Deux ans auparavant, en quittant précipitamment celui du Nanga Parbat (8126 m), la montagne tueuse, au Pakistan, il échappait à la tuerie orchestrée par les Talibans, fatale à ses onze compagnons d’expédition. Témoignage.
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Projet démesuré, tensions... Marc Batard dans l'Everest : les raisons d'un fiasco
Ce devait être une expédition historique. À 70 ans, le géant de l’alpinisme Marc Batard s’était lancé le défi de conquérir de nouveau l’Everest, 34 ans après y avoir battu le record de vitesse. Une ascension sans oxygène, et par un itinéraire inédit. Mais voilà, dépassé par son projet, l’ex-sprinter de l’Himalaya a jeté l’éponge la semaine dernière. Avant de disparaître puis de réapparaitre. Alors que s’est-il réellement passé dans les hauteurs du plus haut sommet du monde ? Antoine Chandellier, grand reporter au Dauphiné Libéré, spécialiste montagne, a suivi l’expédition de Marc Batard. Il détaille les raisons de cet échec.
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Lionel Terray raconté par ses fils : que reste-t-il du conquérant de l’inutile ?
Tout a commencé à Grenoble. Né au pied des Alpes, Lionel Terray fera de sa passion pour la montagne un métier. Aujourd’hui que reste-t-il de celui qui a fait découvrir l’alpinisme au grand public ?
Ses deux fils, Nicolas et Antoine, parlent de l’héritage Terray.
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Entre miracle et colère divine : la montagne s’effondre en Savoie et accouche de légendes
C’est la plus grande catastrophe naturelle de l’histoire des Alpes. Une journée d’automne apocalyptique durant laquelle un pan entier de montagne s’effondre. Au moins un millier de personnes meurent ce jour de novembre 1248. Elles rendent leur dernier souffle lors d’une scène cauchemardesque. Horrifiante. Dans une zone de 30 kilomètres carrés, ces habitants voient déferler sur eux 500 millions de mètres cubes de boue et de rochers. En quelques minutes, un village entier est avalé. Cinq paroisses sont détruites, un bourg entier est rayé de la carte. Et au milieu de ce chaos infernal, un sanctuaire est mystérieusement miraculé. Découvrez l’histoire des rescapés du mont Granier.
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Huit ans après sa fermeture, la renaissance d’une station de ski
Dans les Pyrénées Orientales, cet hiver, le domaine skiable de Puigmal 2900, à la frontière espagnole, s’est vu offrir une deuxième chance, 8 ans après avoir fermé ses portes. Cette résurrection est l’œuvre d’un collectif de six amis, chefs d’entreprises ou experts en mathématiques qui ont fait les comptes, mettant 1 million de leur poche et faisant appel à un financement collaboratif. En ajustant son modèle, et ne rouvrant que les remontées mécaniques structurantes, développant le hors-pistes et les activités alternatives, il espèrent d’ici 3 ans rendre viable une station qui en 2013, avait fermé sous le poids de la dette et des hivers sans neige. A l’origine de cette résurrection, Eric Matzner-Løber, statisticien et diplômé du monitorat de ski raconte sa belle histoire.
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Charles Dubouloz, après son exploit aux Grandes Jorasses : « Je ne prends pas encore la mesure »
Depuis 100 ans, les Grandes Jorasses dans le massif du Mont-Blanc constituent la scène verticale qui éclaire l’histoire de l’alpinisme et met en lumière ses stars, entre exploits et tragédies. Diable, en hiver, elle ne prend jamais le soleil. Ce mois de janvier exceptionnellement sec, le gratin s’y était donné rendez-vous. Et le soliste haut-savoyard Charles Dubouloz, 32 ans, s’y est fait un nom, réalisant en 6 jours, entre le 13 et le 18 janvier la première solitaire hivernale de la voie Rolling Stones dans l’éperon Walker (4208 m). Un mois après, de son camp de base de Talloires il revient sur cette aventure et nous dit en quoi elle l’a changé. Ou pas.
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La Plagne : 60 ans de ruée vers l’or blanc
En 60 ans, la cité minière là-haut sous l’alpage de Tarentaise est devenue une ville à la montagne, aux dix satellites reliés entre eux par un domaine skiable de 130 pistes. Sans compter les Arcs que l’on gagne par le téléphérique Vanoise Express. Ses visionnaires fondateurs voulaient juste retenir les jeunes Savoyards aux pays, quand leurs parents se tuaient à extraire le plomb et l’argent de ce fond de vallée sans futur. Ce 22 décembre 1961 à sa création, ces alchimistes avaient flairé le filon du minerai tombé du ciel. Leur gisement d’or blanc, véritable laboratoire des sports d’hiver, est devenue la station la plus fréquentée au monde, avec 57 000 lits et 2,5 millions de journées skieurs.
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En 1968, il participe à l'une des premières expéditions au Groenland
Jean Fourcy a été accompagnateur de voyages en haute montagne. Pendant 10 ans, de 1972 à 1982, il a arpenté sommets, rochers et glaciers à travers le globe. En 1968 il entreprend avec plusieurs coéquipiers sa première expédition au Groenland, en terres inconnues dans les Alpes de Stauning, au nord-est du Groenland. Une expédition durant laquelle seront baptisés plusieurs sommets.
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Marc Batard : « Un passage idéal et plus sûr pour l’Everest »
Dimanche 21 novembre, la veille de ses 70 ans, l’équipe du célèbre himalayiste français Marc Batard a achevé d’équiper un itinéraire de 700 m évitant la très dangereuse cascade de glace (16 morts dans une avalanche en 2014) qui mène à la combe ouest sur la voie normale népalaise du toit du Monde (8848 m). Le vétéran rend hommage à son équipe composée des jeunes aspirants-guides, Yorick Vion et Lucien Boucanssaud, des alpinistes haut-alpins Jean-Marc Demoz et Vincent Gouyet et de son fils Alan. « Ils ont été géniaux, ce sont eux qui ont fait tout le travail ». Depuis son camp de base, celui qui tentera au printemps prochain d’être l’alpiniste le plus âgé au sommet sans oxygène, nous confie les perspectives du nouvel itinéraire.
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Himalaya : Qui a vraiment gravi les 14 sommets de plus de 8000m? L'ombre d'un doute...
Ils sont français, allemand, hollandais, australien ou népalais. Disséquant les récits d’ascensions, scrutant le moindre pixel des photos, armés des outils du numérique, des satellites et autre relevés GPS ils se livrent à un véritable « fact checking » des expéditions himalayennes. Verdict : dans une minorité des cas nos héros de l’oxygène rare se sont dressés sur le point le plus haut, s’arrêtant souvent à une antécime. Et si la collection des quatorze sommets de plus de 8000 m restait à conquérir ? Selon ce consortium d’experts, aucun des 44 himalayistes clamant avoir relevé ce défi n’a réuni toutes les preuves. Le Manaslu, l’Annapurna et le Dhaulagiri sont au cœur des débats. Le Français Rodolphe Popier, membre de l’Himalayan data base, est aux côtés de l’Allemand Eberhard Jurgalski, du site 8000ers.com l’un de ces limiers de la haute altitude. Interview.
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« Les constructeurs du Roc des Fiz savaient pertinemment que le sol était glissant »
C’est une mise en lumière inédite sur la catastrophe survenue au plateau d’Assy au printemps 1970, emportant dans leur sommeil 71 personnes dont 56 enfants. Originaire de Thônes dans ce même département de Haute-Savoie, Perrine Lamy-Quique radiographie ce drame à travers un livre construit sur des archives édifiantes et des témoignages émouvants. Dans leur nuit, son ouvrage, remonte aux origines profondes de cette tragédie prévisible, dès la construction de ce sanatorium dans des pentes en pleine montagne dont experts et gens du pays évoquaient le risque. Interview.
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« A 8000, tu skies 4 virages et tu souffles énormément »
Pisteur secouriste à Val d’Isère, guide à Tignes, Tiphaine Duperier consacre le reste de son temps aux expéditions lointaines et au ski à très altitude en style alpin sans oxygène, ni assistance. Cet été, la Savoyarde, originaire des Bauges, a signé avec son fidèle partenaire Boris Langenstein et leurs compagnons Guillaume Pierrel et Aurélia Lanoe, la descente de l’année au Gasherbrum 2, au Pakistan. Elle sera la marraine des rencontres Ciné-Montagne de Grenoble du 2 au 6 novembre et évoque la particularité de cette glisse sur les sommets himalayens à plus de 8000 mètres d’altitude. Hors normes.
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Le dernier vol des frères Montant, voltigeurs des cimes : « Ils ont vécu comme des lions »
Avant l’heure du buzz et de la course au clic, les frangins nés sous le Salève (Haute-Savoie), surdoués du ski et du vol libre développaient une nouvelle façon de dévaler face et versants en se jouant des obstacles naturels. Ces as du vide et de la neige, champions de parapente et précurseurs du speedring ont traversé la décennie 2000 comme des comètes. Il y a dix ans, le 23 octobre 2011, Antoine rejoignait Valery au ciel suite à un accident de base jump. Odile, leur maman, Francine, leur sœur et Edgar leur frère évoquent la trace laissée par ces étoiles filantes. Des origines de leur passion à leurs ultimes exploits. Témoignages depuis la maison familiale, face aux montagnes des Aravis, du Faucigny et du Chablais qui depuis l’adolescence étaient leurs rampes de lancement.
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Voyage sans retour au Cho Oyu : « Si nous avions eu les portables, personne ne serait mort »
A 92 ans, Micheline Rambaud est le dernier témoin de la première expédition internationale en Himalaya exclusivement féminine, conduite en 1959 par l’alpiniste Claude Kogan, devenue la femme la plus haute au monde, cinq ans plus tôt. La première de cordée, une de ses compagnes et deux sherpas ne devaient jamais revenir des flancs du Cho Oyu (8188 m), sixième plus haut sommet du monde. Plus de 60 ans après, la cinéaste et benjamine de cette aventure tragique relate ce « Voyage sans retour » dans un carnet de bord exhumé que publie Catherine Destivelle aux éditions du Mont-Blanc. Depuis sa résidence d’Annecy, la fille du photographe grenoblois de l’avenue Alsace Loraine se souvient de cette entreprise pionnière. Dans le contexte misogyne de l’époque elle avait défrayé la chronique.
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Décembre 2011 : elle ressort indemne d’une hypothermie à 16,9° !
Alors que le Peloton de gendarmerie de haute montagne de la Savoie (PGHM) fête cette année ces 50 ans, le Dauphiné Libéré a souhaité revenir dans une série de podcasts sur quelques-uns des secours emblématiques qui ont rythmé ce premier demi-siècle d’existence. Après le récit de Serge Dobias, qui en septembre dernier nous racontait ses souvenirs d’un sauvetage miraculeux dans le massif de la Vanoise, c’est au tour de Lionel Claudepierre, gendarme au PGHM depuis 2004, de revenir sur l’une des interventions marquantes de sa carrière, le secours de Celliers, en décembre 2011.
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Renzo Piano : de Beaubourg au Mont-Blanc
L’homme qui a bâti Beaubourg, reconstruit le viaduc de Gênes, édifié le plus haut gratte-ciel d’Europe à Londres et créé le musée de l’académie des Oscars à Los Angeles planche sur la résurrection du mythique téléphérique de Chamonix, ravagé par le feu le 11 septembre 2018. De ses doigts de fée et de son esprit visionnaire devraient jaillir, les quatre gares des Grands Montets, comme autant de cristaux modulaires se fondant dans le site classé du Mont-Blanc jusqu’à près de 3300 m d’altitude. Un projet qui se veut le plus innovant pour s’adapter aux souffrance d’une montagne en proie aux humeurs du climat. Pour une réouverture au public prévue en décembre 2025. Reportage à Paris dans l’atelier de l’architecte italien mondialement reconnu
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Exploit au Parmelan : il y a 38 ans, Serge Roguet grimpait par les câbles du monte-charge, il se souvient
Le dimanche 2 octobre 1983, l’alpiniste Serge Roguet ralliait le sommet du Parmelan en grimpant le long des câbles du monte-charge du refuge, une ascension vertigineuse pour un dénivelé de 800 mètres, avec des aplombs de plus de 250 mètres. 38 ans après sa performance inégalée, l’Annécien âgé de 77 ans garde la grande forme, insatiable marcheur et éternel amoureux de la montagne. Authentique, l’alpiniste chevronné partage ses souvenirs de ce jour inédit qui reste gravé dans sa mémoire, revient sur la technicité de son exploit et raconte comment il s’est endormi dans la montée, l’échec de sa première tentative ou encore ce jour où il a pris la foudre et finit contre un arbre. Témoignage.
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![[Des glaciers et des Hommes] « Un répit pour le glacier Blanc»](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fassets.pippa.io%2Fshows%2F60dc8d00ee12c2d1ec7944c0%2F1666114160188-a4cf7ae68456531944ec514b56f5d291.jpeg&w=3840&q=75)
[Des glaciers et des Hommes] « Un répit pour le glacier Blanc»
Sous les Ecrins, point culminant des Alpes du sud, à Vallouise-Pelvoux l’été s’achève sur une note d’optimisme. Le glacier qui prend sa source à plus de 4000 m pourrait pour la 4e seulement fois en 20 ans ne pas perdre d’épaisseur. Conséquence d’une année exceptionnellement arrosée. Mais cela ne changera rien à la tendance à la fonte depuis 30 ans qui s’accélère. Sur ses rives, les refuges des Ecrins et du glacier Blanc sont des sentinelles où l’on observe les effets du climat. Et l’évolution des pratiques alors que certains itinéraires deviennent plus dangereux.
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Octobre 1988 : Un sauvetage miraculeux au cœur du massif de la Vanoise
Samedi 4 septembre, le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de la Savoie, célèbrera son cinquantième anniversaire à l’occasion d’une journée spéciale du côté de Bourg-Saint-Maurice. Créée treize ans après la toute première unité de secours en montagne, du côté de Chamonix, le PGHM de la Savoie, qui regroupe les pelotons de Bourg-Saint-Maurice et de Modane, a vu le jour le 1er avril 1971. 50 ans, « l’âge de la maturité » pour Patrice Ribes, commandant de l’unité. Avec plus de 800 interventions par an, le PGHM de la Savoie s’est doté d’un savoir-faire unique en matière d’accidentologie en montagne. Certaines d’entre-elles ont d’ailleurs durablement marqué les esprits des secouristes durant ce demi-siècle d’activité. Premier volet d’une série de quatre épisodes avec une opération menée en octobre 1988 du côté du massif de la Vanoise, dans le secteur de Pralognan. Un récit de Serge Dobias, secouriste du PGHM entre 1984 et 2003.
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![[Des glaciers et des Hommes] « Depuis 2000, c’est comme si on rabotait le glacier de 2 m par an»](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fassets.pippa.io%2Fshows%2F60dc8d00ee12c2d1ec7944c0%2F1666114160188-a4cf7ae68456531944ec514b56f5d291.jpeg&w=3840&q=75)
[Des glaciers et des Hommes] « Depuis 2000, c’est comme si on rabotait le glacier de 2 m par an»
Son écrin, les Grandes Rousses, n’est pas le massif le plus prestigieux, mais il est le centre de gravité des Alpes françaises, belvédère idéal entre Ecrins, Vanoise, Mont-Blanc. Surtout, le glacier de Saint-Sorlin en Savoie qui dévale du pic de l’Etendard est l’un des 40 scrutés par les scientifiques depuis plus de 40 ans sur quelque 200 000 dans le monde. Il fait partie des dix sites observés et mesurés par le réseau Glacioclim, le programme français de suivi des glaciers dont six en France. A sa tête, Delphine Six, de l’institut des Géosciences de l’Environnement à Grenoble. La glaciologue nous parle du destin de Saint-Sorlin amené à disparaître d’ici 2080, et de tous ces monuments naturels qui sont le reflet du climat. Un reportage d'Antoine Chandellier
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