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3354 épisodes · page 15 sur 112

Pourquoi les nobles se poudraient-ils la peau en blanc ?
Si vous imaginez un noble du XVIIIe siècle, vous le voyez sans doute coiffé d’une perruque poudrée, les joues roses et le visage d’une blancheur presque surnaturelle. Ce teint pâle, loin d’être un simple effet de mode, était un véritable marqueur social. Mais pourquoi donc les aristocrates se poudraient-ils ainsi la peau en blanc ?
La réponse tient à la symbolique du teint dans les sociétés européennes de l’époque. Dès la Renaissance, et surtout sous l’Ancien Régime, la blancheur du visage devient le signe ultime de distinction. Avoir la peau claire signifiait que l’on appartenait à une classe oisive, qui n’était pas exposée au soleil. À l’inverse, une peau bronzée ou hâlée évoquait le travail manuel, les champs, les basses classes. Se blanchir le visage, c’était donc afficher son statut, son raffinement, et surtout… son absence d’activité physique.
Pour obtenir cet effet, les nobles utilisaient des poudres à base de plomb blanc ou de fard céruse, un mélange toxique de carbonate de plomb. Ce produit, appliqué sur le visage, masquait les imperfections et donnait cette pâleur recherchée. Mais il avait aussi un effet désastreux : le plomb est un poison lent, qui provoquait ulcères, chute des cheveux, atteintes neurologiques… Ironiquement, plus le teint devenait abîmé, plus il fallait de maquillage pour cacher les dégâts. C’était un cercle vicieux.
Outre le plomb, certains utilisaient aussi des poudres à base de farine de riz ou de fécule, moins nocives mais moins couvrantes. On complétait souvent le maquillage par des mouches, ces petits morceaux de taffetas noir collés sur la peau pour masquer les boutons ou accentuer la blancheur du teint. Elles pouvaient aussi transmettre des messages amoureux ou politiques selon leur position sur le visage !
Mais cette mode n’était pas uniquement réservée aux femmes. Les hommes de cour aussi se poudraient, surtout dans la France de Louis XIV et Louis XV. Cela faisait partie d’un ensemble de codes très stricts de l’élégance et de la courtoisie, notamment à Versailles.
La Révolution française a marqué la fin de cette esthétique. Le maquillage blanc, désormais associé à la décadence aristocratique, est devenu symbole d’orgueil et de superficialité. À partir de là, un teint plus naturel, voire légèrement bronzé, devient progressivement à la mode.
En résumé, si les nobles se poudraient la peau en blanc, ce n’était pas seulement pour être “beaux”, mais pour manifester leur rang, leur pureté supposée et leur pouvoir. Une pratique aussi politique qu’esthétique, où le visage devenait le miroir d’une société hiérarchisée… jusqu’à l’excès.
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Pourquoi dit-on “travailler pour des prunes” et “un choix cornélien” ?
L’expression « travailler pour des prunes » signifie « travailler pour rien », « sans résultat » ou « sans être payé ».
L’explication la plus répandue situe l’origine de l’expression au XIIe siècle, après la Deuxième Croisade (1147–1149). À cette époque, les Croisés européens, en particulier les Français, sont partis en Terre sainte pour libérer Jérusalem. L’expédition fut un échec militaire retentissant. Mais les Croisés ne sont pas revenus totalement les mains vides : ils ont rapporté avec eux, entre autres, des pruniers de Damas, un fruit jusque-là inconnu en Occident. C’est ainsi que la prune de Damas, ou prune damassine, est introduite en France.
Or, ramener des pruniers alors qu’on visait la conquête de lieux saints fut vite tourné en dérision : on disait qu’ils avaient « fait la guerre pour des prunes », autrement dit, pour pas grand-chose. L’expression est donc née sur un fond d’échec militaire, mais elle a peu à peu glissé vers un usage plus général : faire quelque chose pour rien, sans profit.
« Travailler pour des prunes » vient donc d’une moquerie lancée contre les Croisés revenus bredouilles de Damas.
Deuxième expression.
L’expression « un choix cornélien » désigne une décision extrêmement difficile à prendre, où chaque option implique un sacrifice ou un dilemme moral. Elle vient directement du nom du dramaturge Pierre Corneille (1606–1684), l’un des grands auteurs du théâtre classique français.
Une origine littéraire : les tragédies de Corneille
Pierre Corneille est célèbre pour ses tragédies dans lesquelles les personnages sont confrontés à des conflits déchirants entre le devoir et les sentiments, entre l’honneur et l’amour, ou encore entre la fidélité à sa patrie et ses liens personnels.
Le meilleur exemple est sa pièce Le Cid (1637), où le héros, Rodrigue, doit venger l’honneur de son père en tuant le père de la femme qu’il aime, Chimène. Ce choix impossible — devoir filial ou amour passionné — incarne ce qu’on appelle désormais un choix cornélien.
Caractéristiques d’un choix cornélien
Un vrai choix cornélien se distingue par :
L’absence de « bonne » solution : chaque issue entraîne une perte importante.
Un conflit moral ou affectif profond.
Une tension dramatique : le personnage est tiraillé entre deux valeurs nobles (et non entre le bien et le mal).
C’est donc le poids de la grandeur d’âme ou de l’héroïsme qui rend le choix cornélien particulièrement cruel.
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Quel est le film le plus rentable de tous les temps ?
Quand on pense à des films à succès, on imagine souvent de superproductions à plusieurs centaines de millions de dollars, des effets spéciaux grandioses et des stars hollywoodiennes. Pourtant, le film le plus rentable de l’histoire du cinéma n’est pas un blockbuster… mais un petit film d’horreur tourné avec presque rien : Paranormal Activity.
Sorti en 2007, ce long-métrage a été écrit, réalisé et financé par Oren Peli, un programmeur informatique qui n’avait jamais réalisé de film auparavant. Son budget ? À peine 15 000 dollars, soit moins que le prix d’une voiture neuve. Tourné en une semaine dans la propre maison du réalisateur, avec une caméra amateur et deux acteurs inconnus, le film repose sur une idée simple mais redoutablement efficace : une jeune couple filme les phénomènes paranormaux qui hantent leur maison. Le style “found footage” (caméra retrouvée) donne un réalisme qui accentue la tension… et la peur.
Mais le plus impressionnant n’est pas seulement l’histoire du film, c’est ce qu’il a rapporté. Acquis par le studio Paramount, qui en modifie légèrement la fin et le distribue plus largement, Paranormal Activity devient un phénomène mondial. Résultat : le film engrange plus de 193 millions de dollars au box-office mondial, dont 107 millions rien qu’aux États-Unis.
Faites le calcul : avec un budget initial de 15 000 dollars, le retour sur investissement est de l’ordre de 640 000 %. À titre de comparaison, des films comme Avatar ou Avengers: Endgame ont généré bien plus d’argent en valeur absolue (plus de 2 milliards de dollars chacun), mais leur budget de production dépasse les 200 à 350 millions de dollars. Aucun n’approche la rentabilité vertigineuse de Paranormal Activity.
Le succès du film a donné lieu à plusieurs suites et spin-offs, qui ont rapporté au total plus de 890 millions de dollars dans le monde pour un coût cumulé relativement modeste. Il a aussi lancé une véritable mode du “found footage” dans le cinéma d’horreur, déjà amorcée avec Le Projet Blair Witch en 1999.
En résumé, Paranormal Activity prouve qu’un bon concept, une exécution intelligente et un effet de bouche-à-oreille bien orchestré peuvent rivaliser avec les plus gros studios d’Hollywood. C’est l’exemple parfait du film qui a changé les règles du jeu, et qui rappelle qu’au cinéma, ce ne sont pas toujours les plus riches qui gagnent… mais parfois les plus malins.
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Dans quel pays européen peut-on manger du chien et du chat ?
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Si la consommation de la viande de chat ou de chien fait encore partie des traditions culinaires de certains pays asiatiques, on ne s'attend pas à trouver de telles habitudes en Europe. Et pourtant, il semble que cette viande soit consommée dans au moins un pays du vieux continent, la Suisse.
De fait, manger du chien ou du chat dans ce pays n'est pas interdit. Rien n'empêche non plus les propriétaires de ces animaux de les faire figurer à leur menu du jour. Par contre, il est pas légal de vendre leur viande.
Il faut cependant tout de suite le dire : il s'agit d'une pratique très marginale, si même elle existe vraiment. Aucune statistique fiable n'est disponible sur ce point, même si, d'après certaines sources, 1 à 3 % des Suisses seraient des amateurs de viande de chat ou de chien.
La viande de chien serait surtout utilisée pour confectionner des saucisses, alors que le chat serait plutôt accommodé à la manière d'un civet de lapin. Par ailleurs, ces recettes se transmettraient dans le cadre familial, et seulement dans quelques cantons.
On se doute qu'à une époque où la question de la maltraitance animale fait l'objet d'un consensus quasi unanime et où les animaux domestiques sont traités avec une bienveillance croissante par leurs maîtres, l'évocation d'une telle coutume puisse faire scandale.
Et c'est d'ailleurs bien ainsi que réagissent la grande majorité des Suisses. Certains n'hésitent pas à parler d'une véritable "honte" pour un pays qui se prétend civilisé.
Nul besoin de dire que les associations de défense des animaux sont les premières à protester. Elles ont pris l'initiative de pétitions, remises aux chambres. L'une d'elles, en 1993, a recueilli pas moins de 6 000 signatures.
Pour l'instant, ces réclamations ne trouvent pas d'écho auprès des parlementaires. Pour eux, en effet, l'État n'a pas à s'immiscer dans les affaires privées des citoyens. Par ailleurs, la consommation de viande de chat ou de chien relèverait d'une forme de particularisme culturel que les autorités doivent respecter.
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Pourquoi le Front populaire a-t-il été créé ?
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La dissolution de l'Assemblée nationale, annoncée le 9 juin par le chef de l'État, a entraîné une rapide recomposition du paysage politique. Tandis que le Président du parti Les Républicains (LR) annonçait une alliance électorale avec le Rassemblement national (RN), les partis de gauche réussissaient à former un "nouveau Front populaire".
Une telle expression ne doit rien au hasard. Elle fait référence, de manière explicite, au Front populaire mis en place, dans les années 1930, par le parti socialiste, qui s'appelait alors la SFIO, les communistes et le parti radical.
La situation qui a entraîné la formation du Front populaire n'est pas sans similitudes avec les événements actuels. Bien entendu, il faut se garder de tout anachronisme et ne comparer que ce qui est comparable.
Ceci étant, les partis membres du Front populaire n'avaient accepté de s'unir que pour faire face à ce qu'on qualifiait alors de péril "fasciste". Il n'en fallait pas moins pour pousser à se regrouper des partis que, jusque là, presque tout opposait.
Ce danger était surtout représenté, non par des partis traditionnels, mais par des ligues. Il s'agissait de mouvements composés de membres en uniforme et disposant souvent d'une milice.
Cet aspect paramilitaire, les nombreux défilés et les saluts le bras tendu évoquaient avec force les régimes totalitaires installés en Allemagne et en Italie.
Les trois partis déjà évoqués prennent la décision de s'unir après la manifestation du 6 février 1934. Cette marche sur le Palais Bourbon se transforme en une véritable émeute, qui fait 12 morts et des dizaines de blessés.
Les partis socialiste, communiste et radical voient dans cette manifestation une véritable tentative de coup d'État. Estimant que la République est en danger, ils s'unissent le 14 juillet 1935.
Cet accord, qui prend le nom de "Front populaire", comprend notamment une alliance électorale, qui remporte les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936. Le secrétaire général de la SFIO, Léon Blum, prend alors la tête du gouvernement.
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Pourquoi utilisons-nous le mètre ?
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À la veille de la Révolution française, le système des poids et mesures utilisés en France était d'une grande diversité. Jalouse de ses coutumes et de ses privilèges, chaque province avait son propre dispositif en la matière.
Même dans les subdivisions plus modestes, comme les bailliages et les sénéchaussées, des unités de mesure spécifiques avaient cours.
L'énumération en est infinie : la toise, la brasse, l'aune, le boisseau, le muid ou encore la pinte ne sont que quelques-unes des multiples mesures dont se servaient les Français sous l'Ancien Régime.
Les jacobins qui, au contraire d'autres révolutionnaires, comme les girondins, voulaient centraliser et unifier le pays, ne pouvaient se satisfaire d'un tel chaos. D'autant qu'il rendait les échanges commerciaux très difficiles.
Parmi d'autres, les philosophes des Lumières s'étaient émus de cet émiettement du système des poids et mesures. Mais c'est le choc provoqué par la Révolution qui fait enfin avancer les choses.
Une première étape est franchie le 4 août 1789. Parmi les privilèges qui sont abolis au cours de cette fameuse nuit, figure la suppression du monopole seigneurial en matière de poids et mesures.
Dès lors, diverses propositions sont faites pour trouver un système plus cohérent. On suggère par exemple d'étendre à toute la France les mesures utilisées à Paris. Mais une telle solution n'est pas jugée satisfaisante par les révolutionnaires.
Il fallait trouver quelque chose de nouveau, un étalon universel, qui s'applique à tous et en tous lieux. En 1790, l'Assemblée nationale adopte une unité de base, le "mètre". Elle aura des subdivisions, comme le "décimètre" et le "centimètre", et des multiples, comme le "décamètre" ou l'"hectomètre".
Encore fallait-il définir la longueur du mètre. Les scientifiques chargés de cette tâche la fixent à la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre.
Ces nouvelles mesures forment le système métrique, officiellement adopté le 7 avril 1795. Il est toujours utilisé, pas seulement par la France, mais par la quasi-totalité des pays du monde. Cependant, le mètre n'est plus défini de la même manière aujourd'hui.
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Quel est le trouble mental nommé « aboulie » ?
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Tiré du mot grec "aboulia", qui signifie "irréflexion", l'aboulie est un trouble psychologique, qui se traduit par une absence de volonté. Le patient qui en est atteint a beaucoup de mal à prendre une décision et à conduire une activité jusqu'à son terme.
Une personne aboulique doit mobiliser beaucoup d'énergie pour initier la moindre action . Elle met beaucoup de temps pour la concevoir et la concrétiser. De même, elle retarde toute prise de décision, ce qui assimile l'aboulie à la procrastination. Ce trouble se signale donc par une sorte de ralentissement mental.
Dans les cas les plus graves, la personne est en proie à une véritable inertie. Elle est incapable de débuter, et de mener à bien, la moindre activité, même les gestes les plus quotidiens, qu'il s'agisse de s'habiller ou de faire ses courses ou sa toilette par exemple. À la limite, une personne atteinte d'une forme grave d'aboulie serait même incapable de s'alimenter.
Ce symptôme se retrouve souvent dans des pathologies comme la dépression, les troubles bipolaires ou la schizophrénie. Le malade se rend souvent compte de son état, ce qui renforce sa détresse.
Certaines situations peuvent favoriser l'apparition de l'aboulie chez un patient. C'est le cas des addictions, à certaines drogues notamment, de l'anxiété, de l'épuisement professionnel ou encore d'un état de fatigue général.
Selon les spécialistes, ce trouble peut être également dû à des lésions cérébrales ou à un mauvais fonctionnement de la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la communication au sein du système nerveux.
Dans ses formes les plus graves, l'aboulie représente un véritable handicap. En effet, la personne qui en souffre peut éprouver de grandes difficultés à prendre soin d'elle-même au quotidien, ou même s'en montrer incapable.
Si besoin est, le généraliste peut orienter le patient aboulique vers un psychiatre. Si le symptôme est associé à une dépression, un traitement, à base d'antidépresseurs, peut être mis en place.
La personne peut également suivre une psychothérapie, qui s'attachera à découvrir les causes plus profondes de ce trouble.
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Pourquoi les essais nucléaires font-ils pleuvoir ?
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Pourquoi les kangourous ont-ils trois vagins ?
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La morphologie de certains animaux a de quoi nous étonner. Celle des kangourous recèle certaines surprises. Il ne s'agit pas là de la fameuse poche de ce marsupial ou de ses pattes antérieures atrophiées.
Le kangourou femelle a une autre particularité, dont on parle moins souvent. En effet, il possède pas moins de trois vagins.
L'un est central, entouré par deux autres. Ces derniers, situés sur les côtés, transportent le sperme. Et, là encore, les kangourous sont à part.
De fait, l'ovule fécondé n'est pas dirigé vers un utérus, comme chez la femme et la plupart des animaux, mais vers deux utérus. C'est sans doute pour cela que les kangourous mâles ont un pénis à deux pointes.
De son côté, le vagin du milieu permet à la femelle de mettre bas.
Ces particularités anatomiques ne sont pas propres aux kangourous. On les retrouve chez tous les marsupiaux, comme les wombats ou les koalas.
La présence de ces trois vagins explique peut-être aussi l'aspect singulier des bébés kangourous. Naissant à un stade précoce, ils mesurent entre deux et trois centimètres et ne pèsent pas plus d'un gramme.
Ce "joey", comme on l'appelle parfois, finira de se développer dans la poche de sa mère. Il y restera entre 8 et 9 mois, avant d'en sortir. Mais, s'il est aussi minuscule en naissant, c'est qu'il n'a guère de place dans le vagin central. Celui-ci ressemble à un tube étroit, dans lequel doit glisser le bébé kangourou, qui ne peut donc pas être trop gros.
Chez les marsupiaux, les femelles peuvent se retrouver en gestation permanente. Pendant qu'un petit est allaité dans la poche ventrale de sa mère, un embryon peut être déjà logé dans l'un des deux utérus.
À sa naissance, il prendra la place de son frère aîné dans la poche, et ainsi de suite. Quant à la femelle du wallaby bicolore, un autre marsupial, elle est l'une des seules, dans tout le règne animal, à pouvoir tomber enceinte alors qu'une autre gestation est déjà en cours.
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Pourquoi le champagne a-t-il été appelé le “vin du diable” ?
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Quelle couleur n'existait pas durant l'Antiquité ?
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La perception que nous avons des couleurs n'est pas immuable. Elle a en effet changé selon les époques. C'est ainsi qu'on faisait très peu de place au bleu dans l'Antiquité.
L'un des Premiers ministres de la Reine Victoria, William Gladstone, était un fervent lecteur d'Homère. En parcourant l'Iliade et l'Odyssée, il notait l'utilisation que faisait le poète des couleurs.
Au fil des pages, il trouve de nombreuses mentions du blanc et du noir, et des allusions moins fréquentes au rouge ou au vert par exemple. Mais, à la grande surprise de Gladstone, rien n'est bleu dans ces épopées !
Aussi, dans l'Antiquité, le ciel lui-même n'était pas bleu, mais blanc ou rouge. Quant à la mer, on la compare plutôt au vin. Rien d'étonnant à cela puisque les Grecs ne disposaient pas d'un mot spécifique pour décrire la couleur bleue.
En effet, le terme "kyaneos", par exemple, désigne aussi bien un vêtement de deuil que des yeux bleus que, par conséquent, les Grecs ne voient pas "bleus".
Mais cette absence du bleu ne concerne pas seulement l'Iliade et l'Odyssée. On n'en trouve pas plus de traces dans la Bible ou les textes védiques indiens.
On n'a pas manqué d'avancer des hypothèses pour expliquer cette curieuse lacune. Selon l'une de ces théories, le bleu serait absent du vocabulaire des peuples de l'Antiquité parce qu'il s'agirait, avant tout, de la couleur du ciel.
Or, ce ciel fait tellement partie de l'expérience visuelle de ces peuples qu'ils finissent par ne même plus le remarquer. Et cette indifférence se serait étendue à sa couleur.
Ce sont les Égyptiens qui, à un moment donné, ont inventé un mot pour nommer la peinture "bleue" qu'ils venaient de mettre au point.
Enfin, peu d'animaux ou de plantes sont bleus en eux-mêmes. La plupart doivent leur teinte à la réflexion du soleil sur les feuilles de certains végétaux ou le plumage de tel ou tel oiseau. Il se peut que, pour les hommes de l'Antiquité, cette couleur n'ait donc pas eu d'existence réelle.
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Qui est l'inventeur du baccalauréat ?
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Que signifie la couleur des fils électriques ?
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Vous avez sans doute remarqué que les fils composant votre installation électrique avaient des couleurs différentes. Il n'y a là aucune préoccupation d'ordre esthétique. C'est une affaire de sécurité.
En effet, ces teintes bien distinctes permettent de ne pas confondre ces fils et de les repérer facilement. Cette précaution limite les risques d'accidents provoqués par une installation électrique défaillante, qu'il s'agisse d'incendies, d'électrocutions ou même d'explosions.
Entrée en vigueur en 1970, la norme NF C 15-100 impose une couleur précise pour chaque fil.
Les fils neutres sont toujours bleus. Ils permettent d'équilibrer la tension électrique dans le circuit, en la ramenant à zéro une fois le courant consommé par les appareils électriques. Grâce à ces fils, l'électricité revient donc à sa source. En cas de problème, ils peuvent aussi déclencher le disjoncteur.
Pour ne pas les confondre avec les fils précédents, les fils de phase sont de couleur noire, marron ou rouge. On les désigne aussi par la lettre L. Ce sont ces fils qui transportent l'électricité chez vous. C'est par eux que transite l'énergie nécessaire au fonctionnement de vos appareils électriques.
De leur côté, les fils de terre n'ont pas une couleur unie. En effet, ils sont jaunes et verts. Ils jouent un rôle essentiel pour votre sécurité. Ils vous protègent des accidents que pourraient provoquer des fuites de courant. Dans ce cas, en effet, ils dirigent ces courants de fuite vers la terre.
Enfin, les fils reliant les interrupteurs, qui permettent ainsi d'allumer ou d'éteindre la lumière, sont orange ou violets.
Avant l'adoption de la norme actuelle, en 1970, le code de couleurs appliqué aux fils électriques était différent.
En effet, les fils neutres étaient rouges, et les fils de phase verts. De leur côté, les fils de terre étaient gris ou blancs. Quant aux fils navettes, qui relient les interrupteurs, ils étaient noirs.
Si l'installation électrique d'un logement est antérieure à 1970, c'est donc cet ancien code de couleurs qui prévaut encore.
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Pourquoi le crime commis par la geisha Abe Sada est-il célèbre ?
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Pourquoi le samouraï Yasuke est-il unique ?
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Les samouraïs sont des figures emblématiques de l'histoire et de la culture japonaises. À partir du XVIIe siècle, le rôle de ces farouches guerriers se précise. Ils se mettent, pour la plupart, au service d'un puissant seigneur, le "daimyo".
Mais certains samouraïs sont plus célèbres que d'autres. C'est le cas de Yasuke Kurosan. S'il est passé à la postérité, c'est surtout en raison de sa couleur de peau. En effet, Yasuke fut le premier samouraï noir de l'histoire du Japon. Et même le premier à venir de l'étranger, ce qui, dans ce pays longtemps replié sur lui-même, ne pouvait que marquer les esprits.
On sait que Yasuke, dont on ignore le véritable nom, vient du continent africain. Mais on ne connaît pas avec certitude le pays dont il est originaire. Certains parlent du Mozambique, d'autres de l'actuel Nigéria ou encore de l'Éthiopie.
Ce qui semble sûr, en revanche, c'est qu'il est pris par un marchand d'esclaves, qui l'emmène à Goa, un comptoir portugais. Il se retrouve alors au service d'un père jésuite, chargé de développer cet ordre religieux au Japon.
Yasuke y arrive avec son maître en 1579. La peau d'ébène de l'esclave impressionne les Japonais, qui n'ont sans doute jamais vu d'hommes noirs.
Mais la force et la haute stature du jeune homme sont également remarquées par un seigneur de guerre, Oda Nobutada. Après avoir cru que la couleur de peau de cet esclave peu ordinaire était due à la saleté, il décide de lui apprendre le "bushido", le code de conduite des samouraïs.
Mais il ne peut devenir l'un de ces guerriers sans être affranchi. Oda Nobutada le libère donc de son esclavage et lui donne un nom, Yakuse. Il a aussi droit à un surnom, "Kuro san", qui veut tout simplement dire "Monsieur noir".
Il reçoit aussi un sabre et une maison et devient proche de son chef, dont il porte la lance. Même s'il est protégé par le daimyo, il est méprisé par la plupart des Japonais. Finalement laissé dans une mission jésuite, on ne sait pas ce qu'il est devenu.
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Pourquoi parle-t-on de « roulette russe » ?
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Vous avez sans doute entendu parler de cette pratique macabre qu'on appelle la "roulette russe". Ce "jeu" potentiellement mortel consiste à mettre une balle dans le barillet d'un revolver, à le faire tourner et à placer l'arme sur sa tempe.
En pressant la détente, le "joueur" risque sa vie. La balle laissée dans le barillet peut lui exploser la cervelle.
On ignore l'origine exacte de la "roulette russe". On ne sait pas davantage pourquoi ce jeu a été baptisé ainsi. Les quelques références qu'on trouve, dans la littérature russe, à ce jeu mortel, ou à des pratiques similaires, ne suffisent pas à attester avec certitude une telle origine.
Pour certains, tout serait parti d'une nouvelle écrite, en 1937, par George Surdez, un romancier américain spécialisé dans les récits d'aventures.
Dans cette histoire, un soldat français raconte que, durant la Première Guerre mondiale, des officiers russes pratiquaient ce que, de ce fait, il appelle la "roulette russe". Au lieu de laisser 5 balles dans le barillet, ils n'en retiraient qu'une.
Opposés à la Révolution bolchevique, qui venait d'éclater, et qui les avait privés de tous leurs biens, ils n'avaient plus rien à perdre. Ce serait le titre de la nouvelle, "roulette russe", qui aurait donné son nom définitif à ce jeu pas comme les autres.
Il s'agit d'un récit fictif, mais qui aurait pu s'inspirer de la réalité. Or, l'auteur parle d'un pistolet à 6 coups, alors que l'arme la plus utilisée en Russie, à cette époque, pouvait tirer 7 balles. Ce qui, pour certains, suffirait à démontrer l'absence de bases historiques de la nouvelle de Surdez.
Quelle que soit l'origine de ce jeu morbide, il n'a jamais constitué une pratique établie, à l'instar du duel par exemple.
Par ailleurs, les cas signalés se réfèrent souvent à d'autres pratiques, comme la mauvaise manipulation d'une arme à feu. Il n'en reste pas moins que certaines personnes "jouent" vraiment à la roulette russe.
Ainsi, pour la seule année 2008, pas moins de 15 personnes se seraient tuées, aux États-Unis, en pratiquant ce jeu.
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Y a-t-il des grottes sur la Lune ?
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Pourquoi Paris s'appelle Paris ?
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Le nom de la capitale française est connu du monde entier. Et elle continue d'attirer, chaque année, des millions de touristes. Mais, au fait, pourquoi s'appelle-t-elle "Paris" ?
On le sait, elle n'a pas toujours porté ce nom. Les Romains l'avaient baptisée "Lutetia", qui a donné "Lutèce" en français. Le nom faisait référence à la terre marécageuse sur laquelle s'était édifiée la cité.
le changement de nom de la future capitale française coïncide avec la fin de l'Empire romain d'Occident, en 476, et l'avènement des Mérovingiens, quelques années plus tard. Quand Clovis, le premier Roi de cette dynastie, s'installe à Lutèce, au début du VIe siècle, il baptise la ville "apud Parisios". Un nom abrégé en "Paris" au IXe siècle.
Ce nom ne vient pas, comme on l'a cru jusqu'au XVIIIe siècle, du prince troyen Pâris ou de la déesse égyptienne Isis, dont on aurait retrouvé une statue dans une des églises de la ville.
Ce vocable est plutôt emprunté à un peuple vivant dans la région, les "Parisii". En effet, "apud Parisios" signifie "chez les Parisii". Il s'agit d'un peuple celte, dont le nom pourrait vouloir dire "ceux du chaudron". Un ustensile qui jouait un rôle notable dans certains rituels magiques des peuples celtiques.
Les Parisii occupaient la région depuis au moins le IIIe siècle avant J.-C. Ils contrôlaient le trafic marchand sur la Seine, ce qui leur donnait un certain poids. Pour autant, ce n'était pas le peuple le plus puissant, puisque les Parisii étaient peut-être subordonnés aux Sénons, qui s'étaient installés dans le centre-est de la Gaule.
Il se peut aussi que le suffixe celte "peri", qu'on retrouve dans le mot "Parisii", soit à l'origine du nom de la Ville Lumière. Ce suffixe veut dire "diriger" ou "ordonner".
Il n'en fallait pas plus aux tenants de cette thèse pour prétendre que les Parisiens devaient leur nom à leur aptitude au commandement. C'étaient donc des chefs nés. Rappelons pour terminer que Paris n'est pas la seule ville française à devoir son nom à un peuple gaulois.
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Quelle est la « zone de combustion des graisses » ?
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Pourquoi certaines adresses contiennent-elles « cedex » ?
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Vous vous êtes peut-être déjà demandé à quoi pouvait correspondre le mot "CEDEX", que vous avez déjà dû écrire sur certaines enveloppes. En effet, il fait partie du libellé de certaines adresses.
Mais quel sens peut bien avoir ce curieux terme ? En fait, il s'agit d'un acronyme, qui signifie "courrier d'entreprise à distribution exceptionnelle". La mention "CEDEX" est donc réservée au courrier reçu par les entreprises. Elle ne figurera jamais sur le courrier d'un particulier.
Ce code se compose en principe de 5 chiffres. Les deux premiers indiquent le département dans lequel se trouve le siège social de l'entreprise. Les trois numéros suivants représentent l'identifiant attribué à chaque société.
Ces 5 chiffres sont à écrire avant la mention "CEDEX", qui peut être suivie du numéro du bureau distributeur ou du numéro d'arrondissement si le courrier est adressé à Paris ou à Lyon par exemple. Enfin, il est préférable d'écrire ce code en lettres capitales.
Ainsi, une adresse se terminant par "69225 Lyon CEDEX O3" signifie que le siège social de l'entreprise se trouve dans le département du Rhône, que son identifiant (fictif) est "225" et que l'adresse de la société se trouve dans le 3e arrondissement de Lyon.
Cet acronyme correspond à un service spécifique, mis en place par la poste en 1972. Sa présence, sur l'enveloppe, garantit que les plis seront traités de manière prioritaire, par des bureaux de poste spécifiques.
Les lettres comportant ce code seront donc envoyées à leurs destinataires dans des délais plus courts. Pour avoir le droit de faire inscrire l'acronyme "CEDEX" sur leur courrier, les entreprises doivent souscrire un abonnement payant auprès de la poste. Une fois l'abonnement validé, elles reçoivent, comme on l'a vu, un identifiant.
Si un courrier adressé à un particulier ne peut pas comprendre la mention "CEDEX", un autre acronyme, "CIDEX", peut s'y voir inscrit. Signifiant "courrier individuel à distribution exceptionnelle", il repose sur le même principe que le "CEDEX", mais ne concerne que les particuliers.
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Quelle a été la première couleur ?
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Pourquoi la prosopométamorphopsie est-elle fascinante ?
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Certains troubles compliquent singulièrement la vie des personnes qui en souffrent. C'est le cas des patients atteints de prosopométamorphopsie. En effet, ils ne voient pas le monde, et notamment les gens qui les entourent, de la même façon que tout un chacun.
Ils ne perçoivent pas les visages des autres tels qu'ils sont. Ils les voient de manière déformée. La bouche est étirée, comme un long trait qui barre le bas du visage. Les yeux aussi sont allongés en amande et les oreilles sont pointues. Enfin, des rides profondes strient le front et les joues.
Bref, les personnes atteintes de ce trouble visuel rare ont l'impression que leurs amis ou leurs voisins viennent tout droit d'un film d'horreur.
Mais les personnes concernées éprouvent encore d'autres sensations bizarres. Parfois, les visages se colorent de teintes vives. En face d'eux, des faces grimaçantes deviennent rouges ou vertes.
Dans d'autres cas, les traits du visage semblent animés d'un perpétuel mouvement. Les déformations perçues concernent souvent tout le visage, mais il arrive qu'elles se concentrent sur certaines de ses parties, comme le nez ou la bouche. Par ailleurs, ces distorsions ne concernent pas que les personnes, mais aussi de nombreux objets.
Il est à remarquer que, chez la plupart des patients, ce trouble ne se manifeste pas seulement dans la vie. S'ils regardent un visage sur une photographie, par exemple, ils remarqueront les mêmes distorsions.
Le cas récent d'un homme atteint de prosopométamorphopsie a cependant attiré l'attention des scientifiques. En effet, il ne percevait rien d'anormal en regardant une photographie.
Les examens pratiqués sur ce patient ont permis de mieux comprendre le mécanisme de cette curieuse maladie. Elle se produirait surtout à la suite d'un problème cérébral. Il peut notamment s'agir d'un accident vasculaire cérébral ou d'une perturbation de la circulation sanguine dans le cerveau.
Dans certains cas minoritaires, cependant, ce trouble semble associé à une maladie, comme l'épilepsie ou la schizophrénie. La majeure partie des patients parvient cependant à se débarrasser de ce trouble, avec ou sans traitements.
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Pourquoi certaines femmes furent des “cocottes” ?
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Pourquoi y a-t-il une tête de Maure sur le drapeau corse ?
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Comme on sait, le drapeau de la Corse montre, sur fond blanc, la tête d'un homme noir, entourée d'un bandeau. On a coutume d'appeler "tête de Maure" cette représentation, en référence à la lutte contre les Sarrasins, qui, entre les IXe et XIe siècles, font des raids meurtriers sur l'île.
Il n'en fallait pas plus pour voir dans cet emblème la tête décapitée d'un Maure, une appellation qui désignait alors les populations musulmanes vivant en Espagne, en Sicile et en Afrique du Nord.
On cite ainsi la légende d'un chef maure qui aurait été tué dans un combat opposant des Sarrasins et des Corses menés par un jeune homme désireux de libérer sa fiancée, enlevée par les Maures. Ce chef maure aurait ensuite été décapité et sa tête fichée sur un piquet.
Dans le contexte actuel, où l'on peut observer un certain regain de l'islamophobie, ce drapeau est donc considéré par certains comme un emblème raciste.
Les historiens de la Corse font cependant justice de ces assertions. Pour certains d'entre eux, les Corses devraient leur drapeau actuel au seul souverain qui ait jamais régné sur leur île.
En effet, un certain Théodore de Neuhoff, né à Cologne, et militaire et diplomate de son état, est élu Roi des Corses en 1736. Il le restera 2 ans et demi, jusqu'à la fin de l'année 1738.
Et il adopte, pour emblème de sa nouvelle patrie, la tête d'un homme noir, mais dont les yeux sont bandés. Il ne s'agirait pas du chef d'un Maure décapité, mais de la tête de saint Maurice d'Agaune.
C'était un officier romain, originaire d'Égypte qui, ayant refusé de participer à un sacrifice aux dieux, aurait été massacré, à la fin du IIIe siècle, avec les soldats de sa légion. Il était représenté avec un bandeau sur les yeux.
Pascal Paoli, qui dirige l'éphémère République corse, avant l'annexion de l'île par la France, en 1769, adopte le drapeau, mais fait relever le bandeau du Maure, en quoi il voit un symbole négatif.
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Quelle est la différence entre le goudron, le bitume et l'asphalte ?
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Les routes sont recouvertes de goudron, de bitume et d'asphalte. On confond souvent ces revêtements routiers. Et pourtant, il existe des différences entre eux.
Le goudron est fabriqué à partir du charbon. Il s'agit en fait d'un sous-produit du coke, qui s'obtient lui-même en chauffant le charbon dans des fours à très haute température et en l'absence d'air.
On s'en est d'abord servi pour calfater les bateaux, puis pour revêtir les routes. Mais le goudron a tendance à se détériorer avec le temps. Il n'est donc pas adapté à des axes à fort trafic routier. Par ailleurs, ses exhalaisons ne sont pas sans risques pour la santé.
C'est pourquoi le goudron est souvent remplacé par le bitume. Il s'agit d'un mélange d'hydrocarbures, qui existent à l'état naturel, sous forme de gisements souterrains ou même à l'air libre.
Mais ces gisements sont assez rares. Aussi le bitume est-il le plus souvent issu de la distillation du pétrole. S'il est laissé à température ambiante, le bitume reste à l'état solide. Mais il peut se liquéfier s'il est chauffé à des températures assez élevées.
Malléable et imperméable, le bitume est un matériau étanche. Il sert surtout à lier les différentes couches de la chaussée. On l'utilise pour le revêtement des routes, mais aussi des parkings ou des trottoirs.
L'asphalte est également utilisé pour le revêtement des routes, mais aussi des trottoirs ou des parkings. En fait, ce terme désigne deux produits différents.
Le premier est ce que l'on appelle l'asphalte naturel, une roche calcaire qui contient du bitume. Mais il existe également de l'asphalte artificiel, composé de bitume, de fins granulats et de poudres minérales.
Quand il est assez épais, l'asphalte peut supporter une charge importante. Ce revêtement résistant est donc tout désigné pour revêtir les autoroutes, d'autant plus qu'il tend à étouffer les bruits.
Par ailleurs, les chaussées asphaltées, qui ne demandent qu'un entretien limité, ont un aspect lisse et durent assez longtemps.
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Qui a inspiré le visage de la statue de la Liberté ?
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Véritable emblème des États-Unis, la statue de la Liberté, à New York, est l'un des monuments les plus visités au monde. Construite par un sculpteur français, Auguste Bartholdi, la statue, offerte aux États-Unis, est inaugurée, dans son emplacement actuel, en 1886.
Mais sait-on quelle femme a inspiré le visage de cette célèbre statue, coiffée d'un diadème à sept branches et tenant la torche qui "éclaire le monde" ?
La personne ayant servi de modèle au sculpteur demeure inconnue à ce jour. L'historien cherchant à percer ce mystère en est donc réduit à des conjectures.
En effet, on a avancé plusieurs hypothèses. N'étant étayées par aucune preuve ni aucun document certains, ces suppositions relèvent plutôt de la rumeur.
Pour certains, la statue aurait le visage de la mère de Bartholdi. Celle-ci, Charlotte Beysser, née à Ribeauvillé en 1801, avait épousé Jean-Charles Bartholdi, qui était conseiller de préfecture.
Le bruit a couru du vivant de Bartholdi et de sa mère. Le sculpteur n'a jamais dit qu'il s'était inspiré du visage de sa mère pour modeler celui de sa statue. Mais il n'a pas démenti cette rumeur non plus.
D'autres auteurs pensent que le modèle de Bartholdi était plutôt sa femme. Née à Nancy, Jeanne-Émilie Baheux de Puysieux a 13 ans de plus que Bartholdi, qu'elle épouse en 1876. Là non plus, rien ne vient étayer cette thèse.
S'agit-il alors de Nathalie Boyer, la veuve du père des machines à coudre Singer ? C'est possible, bien que rien ne le prouve.
Dans un de ces livres, l'écrivain Nathalie Salmon propose une autre hypothèse. Au centre de son récit, on trouve une jeune femme, Sarah Salmon, qui n'est autre que son arrière-arrière-grand tante.
Cette jeune new-yorkaise a épousé Adolphe Salmon, l'ami et l'associé de Bartholdi. Selon Nathalie Salmon, le sculpteur aurait été séduit par le visage de la jeune femme, son "nez romain" et son "arcade sourcilière parfaite".
Il aurait aussitôt décidé que sa future statue de la Liberté aurait ce visage-là. Voilà une nouvelle piste que les curieux de la petite histoire voudront sans doute suivre.
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Pourquoi Airbus utilise le chiffre 3 pour nommer ses avions ?
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Comme les concepteurs de trains, les avionneurs utilisent une nomenclature précise pour identifier leurs appareils. Si vous prenez parfois l'avion, vous avez dû remarquer, sur le fuselage de l'appareil ou sur votre billet, la présence de certains chiffres.
Chaque constructeur fait son choix en la matière. Ainsi, Airbus a adopté le chiffre 3. Tout a commencé en 1972, avec la mise en service de son premier avion, l'A300.
Le chiffre choisi indique le nombre maximal de passagers que peut contenir l'appareil. À chaque nouvel avion, Airbus s'est contenté d'ajouter une dizaine. Sont ainsi sortis de ses usines l'A310, l'A320 et ainsi de suite.
Par contre, on passe directement de l'A340 à l'A380. Ce dernier avion visant surtout le marché asiatique, certains expliquent ce saut par le choix délibéré du chiffre 8, réputé porter bonheur en Asie.
Il se peut aussi que le constructeur ait réservé les nombres manquant à des avions de capacité intermédiaire. On relève cependant une exception dans ces nomenclatures : l'A220, repris à l'avionneur canadien Bombardier.
Un autre géant de l'aviation, la firme américaine Boeing, a fait un autre choix en matière de nomenclature. En effet, tous ses avions sont désignés par un nombre commençant par le chiffre 7.
Cette numérotation suit simplement les règles de codification adoptées par l'aviation américaine. En effet, chaque type d'avion est identifié au moyen d'un code spécifique. Ainsi, les avions militaires reçoivent la numérotation 400 et tous les appareils relevant de l'aérospatiale le code 600.
De leur côté, les avions commerciaux doivent utiliser la codification 700. Ainsi, quand le premier appareil prend son envol, en 1958, le constructeur américain lui donne le nom de Boeing 707. Suivront notamment les Boeing 717,727 et 737, le dernier en date, le 787, recevant en prime le surnom de "dreamliner".
Certains n'ont pas manqué d'avancer une autre explication, en insistant sur la signification du 7, un autre chiffre porte-bonheur. On aura enfin noté que, pour donner une impression de symétrie, le dernier chiffre, toujours un 7, est semblable au premier.
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Pourquoi le médecin d'Hitler était-il Juif ?
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Pourquoi le mur d'Hadrien est-il célèbre ?
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Au cours de leur histoire, les hommes ont parfois dressé des barrières artificielles pour protéger leurs frontières de l'attaque et de l'invasion de leurs ennemis. L'une d'entre elles, le mur d'Hadrien, construit entre 122 et 127, est presque aussi célèbre que la muraille de Chine.
D'importants vestiges témoignent de la solidité de cette imposante construction. Ils sont aujourd'hui classés dans le patrimoine mondial de l'Unesco.
Comme son nom l'indique, ce mur est édifié par l'Empereur romain Hadrien, qui règne de 117 à 138. Long de plus de 117 kilomètres, il longe encore la majeure partie de la frontière qui séparait l'Angleterre de l'Écosse.
Cette ligne de défense devait protéger l'Angleterre, qui faisait partie de l'Empire romain, contre les incursions des Pictes, un ensemble de peuples qui parvient à conserver son indépendance. Elle faisait partie du "limes", ces lignes fortifiées qui marquaient, face aux peuples barbares, les frontières de l'Empire romain.
En fait, il ne s'agit pas d'un simple mur, fait de pierre et de tourbe, mais d'un ensemble complexe de camps et de fortifications.
Le long du mur, on trouve en effet 80 fortins, construits à intervalles réguliers. Ces petits forts, de forme rectangulaire, mesurent en principe 15 m sur 18. Comme le mur, ils sont en pierres, auxquelles on ajoute de la tourbe. Chaque fortin abritait une garnison de 20 à 30 soldats. Ils faisaient partie des troupes auxiliaires, composées de combattants qui, au départ, n'étaient pas des citoyens romains.
Les fortins étaient renforcés par environ 300 tourelles qui, malgré leur nom, ressemblaient plutôt à de petites maisons. La protection de cette ligne de défense dépend aussi des 17 camps romains aménagés près du mur et occupés par des troupes auxiliaires.
Il semble que le mur d'Hadrien ait aussi servi de lieu de contrôle, pour assurer la perception de certaines taxes.
Cette ligne de défense marque la limite septentrionale de l'Empire romain jusqu'à la construction du mur d'Antonin, en 142, qui est édifié plus au nord. Cependant, les Romains se replieront vers le mur d'Hadrien une vingtaine d'années plus tard.
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