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La guerre du Wi-Fi satellite est déclarée dans les trains français ?

La guerre du Wi-Fi satellite est déclarée dans les trains français ?

11 août 2025· 2:05

Qui n’a jamais pesté contre la connexion Internet à bord d’un TGV ? Wi-Fi instable, 5G capricieuse… La vitesse, la structure métallique des trains et les zones blanches font de la navigation en ligne un parcours d’obstacles. Pour y remédier, la SNCF regarde désormais… vers le ciel. L’entreprise ferroviaire prévoit de lancer d’ici la fin de l’année un appel d’offres pour équiper ses trains d’une connexion par satellite en orbite basse. Parmi les candidats, Eutelsat, opérateur français, est déjà sur les rails. Son directeur général, Jean-François Fallacher, confirme que ses équipes travaillent avec la SNCF sur des antennes spécifiques pour TGV et avions, capables de rester connectées en permanence à ses satellites.


Face à Eutelsat, un poids lourd américain : Starlink, la filiale d’Elon Musk. Fort de milliers de satellites déjà en service et de performances reconnues, Starlink équipe déjà certains trains en Europe et les avions d’Air France. Une longueur d’avance technologique… mais aussi une image parfois ternie par les polémiques entourant son patron. Au-delà de la technique, le duel soulève une question de souveraineté numérique. La France a injecté plus de 700 millions d’euros dans Eutelsat pour renforcer sa position stratégique. Un argument qui pourrait peser lourd dans la décision finale, alors que la concurrence sur le rail européen s’intensifie.


Les voyageurs, eux, devront patienter : le déploiement d’une connexion satellitaire à bord des TGV ne devrait pas voir le jour avant deux à trois ans. En attendant, la SNCF tente d’améliorer l’existant, consciente que l’Internet à bord est devenu un critère clé de confort… et un atout commercial. Dans les trains du futur, le signal viendra peut-être de l’espace. Reste à savoir s’il portera l’empreinte européenne… ou américaine.

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La France, nouveau leader européen des terres rares pour rivaliser avec la Chine ?

La France, nouveau leader européen des terres rares pour rivaliser avec la Chine ?

10 août 2025· 1:58

Dans le bras de fer économique qui oppose Pékin à Washington, la Chine tient une carte maîtresse : les terres rares. Elle en extrait 70 %, assure 90 % du raffinage mondial et détient un quasi-monopole sur les terres rares lourdes : 99,9 %. Une domination qui inquiète l’Europe, à l’heure où les ressources stratégiques deviennent des leviers de pression géopolitique. Pour réduire cette dépendance, l’Union européenne s’organise. Au centre de cette stratégie, un site français : La Rochelle. Ici, le groupe chimique belge Solvay exploite l’un des deux seuls centres de traitement européens – l’autre est en Estonie. Particularité de l’usine rochelaise : c’est le seul site au monde, hors Chine, capable de traiter les 17 terres rares.


Cette importance stratégique lui vaut un soutien public conséquent, avec 20 millions d’euros de crédits d’impôt. En avril, Solvay a inauguré une nouvelle ligne de recyclage, qui devrait accroître nettement ses capacités. Son PDG, Philippe Kehren, se veut optimiste : « Nous pensons pouvoir produire environ 30 % des terres rares dont l’Europe a besoin simplement en recyclant les moteurs et autres équipements en fin de vie ».


Mais il reste un problème de taille : l’approvisionnement en matières premières. Aucune mine n’existe aujourd’hui sur le sol européen, même si des projets sont en cours en Norvège et en Suède. En attendant, Bruxelles regarde ailleurs. L’année dernière, l’UE a signé un accord avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay pour sécuriser ses approvisionnements. En clair, si l’Europe veut vraiment peser face au monopole chinois, elle devra non seulement recycler et raffiner, mais aussi trouver ses propres sources d’extraction. La bataille des terres rares ne fait que commencer… et La Rochelle pourrait bien en être l’un des champs décisifs.

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La Chine est-elle indétrônable sur les énergies vertes ?

La Chine est-elle indétrônable sur les énergies vertes ?

7 août 2025· 2:00

Quand on parle de production d’électricité verte, on pense souvent à la Norvège, à l’Islande ou à la Suède… Pourtant, le vrai leader mondial des énergies renouvelables, c’est la Chine. Avec 2 540 térawattheures par an produits grâce à l’hydraulique, au solaire et à l’éolien, l’Empire du Milieu surclasse tout le monde. À titre de comparaison, c’est cinq fois plus que la production totale d’électricité de la France. Un chiffre impressionnant qui s’explique par des investissements massifs dans toutes les filières énergétiques.


Mais attention : si la Chine est en tête en volume, son mix énergétique reste très carboné. Le charbon représente encore 62 % de son électricité, contre seulement 15 % pour l’hydraulique, 5 % pour le solaire et 9 % pour l’éolien. Autrement dit, la part de renouvelable est encore minoritaire. Pour autant, la dynamique est forte, et la Chine est bien partie pour conserver son leadership. En 2023, à l’échelle mondiale, 320 TWh d’électricité solaire ont été ajoutés — la moitié grâce à la Chine. Côté éolien, même constat : les deux tiers des nouvelles capacités installées l’ont été sur son territoire.


Derrière elle, les États-Unis restent de grands producteurs, avec un mix dominé par le gaz naturel (42 %) et le nucléaire (18 %). Les renouvelables n’y pèsent que 21 %. En Europe, le paysage est plus équilibré : gaz, nucléaire, charbon, hydraulique, éolien et solaire se partagent la production. Et alors, pourquoi continue-t-on de citer l’Islande ou la Norvège comme modèles ? Parce que leur électricité est presque totalement décarbonée. En Islande, c’est 100 % renouvelable, entre hydraulique et géothermie. En Norvège, près de 90 % d’hydroélectricité. D’autres petits pays comme le Népal ou le Paraguay font aussi figure d’exemple, en tirant plus de 99 % de leur électricité de l’hydraulique. Conclusion : la Chine est la locomotive en volume, mais les bons élèves du climat se cachent parfois… dans les petits pays montagneux.

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L’exploitation des fonds marins réautorisé en Nouvelle-Zélande ?

L’exploitation des fonds marins réautorisé en Nouvelle-Zélande ?

6 août 2025· 1:44

C’est un signal fort… mais à rebours de l’histoire. Fin juillet, le Parlement néo-zélandais a voté la fin d’une interdiction emblématique : celle de prospecter de nouveaux gisements pétroliers et gaziers en mer. Une interdiction qui datait de 2018, mise en place sous le gouvernement de Jacinda Ardern pour marquer l'engagement du pays contre le dérèglement climatique.


Mais aujourd’hui, le vent a tourné à Wellington. Avec 68 voix pour et 54 contre, le gouvernement conservateur fait machine arrière. Pour justifier ce virage, le ministre du Changement climatique et de l'Énergie, Simon Watts, évoque une production d’énergies renouvelables en baisse, un risque sur les prix pour les ménages, et la nécessité de garantir l’approvisionnement national. Même son de cloche du côté des Ressources naturelles : selon Shane Jones, l'interdiction de 2018 aurait découragé les investissements, aggravant les pénuries.


Face à ce recul, l'opposition dénonce un retour en arrière dangereux. “Un choix idéologique tourné vers le passé”, fustige la députée travailliste Megan Woods. Les ONG environnementales, elles aussi, tirent la sonnette d’alarme. Car cette décision va à l’encontre des objectifs climatiques mondiaux. L’Accord de Paris, signé en 2015, appelle à limiter le réchauffement à +1,5°C d’ici 2100. Or, pour y parvenir, les scientifiques s’accordent : il faut réduire drastiquement la part des énergies fossiles, et non rouvrir des gisements. En 2021, l’Agence internationale de l’énergie appelait d’ailleurs à stopper tout nouveau projet pétrolier ou gazier.


Rappelons-le : la température moyenne mondiale a déjà grimpé de 1,1°C depuis le XIXe siècle. Un réchauffement causé sans ambiguïté par les activités humaines, et dont les conséquences sur les sociétés et la biodiversité s’intensifient. Alors que les solutions sont connues – énergies renouvelables, sobriété, transition alimentaire – la Nouvelle-Zélande semble, pour l’instant, choisir une autre voie.

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Une carte nationale de la pollution aux PFAS dans nos eaux ?

Une carte nationale de la pollution aux PFAS dans nos eaux ?

5 août 2025· 2:11

C’est une première en France, et même en Europe : 2,3 millions d’analyses sur les “polluants éternels” sont désormais accessibles en ligne. Le ministère de la Transition écologique vient de mettre à disposition une carte interactive recensant la présence de PFAS dans les eaux souterraines, de surface, du robinet, mais aussi sur les sites industriels. Une mesure annoncée comme un acte de transparence inédite, saluée par plusieurs associations, même si certaines restent prudentes.


Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, sont utilisées dans l’industrie depuis les années 50 : poêles antiadhésives, textiles imperméables, cosmétiques... Problème : une fois présents dans l’environnement, ces polluants sont quasi impossibles à éliminer. Ils s'accumulent dans l’eau, les sols… et notre organisme. Leurs effets sont désormais bien documentés : hausse du cholestérol, cancers, troubles de la fertilité, risques pour les fœtus. Certaines communes de la Meuse ou des Ardennes ont même dû interdire la consommation d’eau du robinet.


La mise en ligne de cette carte s’inscrit dans un plan d’action lancé par le gouvernement en avril dernier. Mais ce n’est qu’un premier pas. La ministre Agnès Pannier-Runacher annonce aussi deux projets de décrets soumis à consultation publique. Le premier prévoit l’interdiction de PFAS dans les produits de la vie quotidienne, comme les cosmétiques, les textiles ou les farts de ski. Le second vise à réduire progressivement les rejets industriels d’ici à 2030. La date clé : 1er janvier 2026, avec l’entrée en vigueur des premières interdictions. Objectif affiché : réduire notre exposition directe aux PFAS, et limiter leur présence dans l’environnement.

L’association Générations futures salue cette avancée, mais alerte aussi sur “un certain nombre de limites” dans la mise en œuvre concrète du dispositif. Transparence, action, prévention : la guerre contre les polluants éternels est lancée. Encore faudra-t-il qu’elle tienne ses promesses… et ses délais.

 

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Copenhague récompense les touristes respectueux de l'environnement ?

Copenhague récompense les touristes respectueux de l'environnement ?

4 août 2025· 1:59

À Copenhague, le tourisme ne se contente pas d’être agréable : il devient écologique et participatif. Dans les célèbres canaux de la capitale danoise, une alternative originale aux traditionnelles croisières touristiques fait de plus en plus d’adeptes : le kayak… contre les déchets.


Thomas, accompagné de son fils de 8 ans, glisse sur l’eau dans un kayak vert mis à disposition gratuitement. En échange ? Ramasser les détritus flottants. "C’est le meilleur moyen de découvrir la ville, mais pour que ce soit agréable, il faut aussi y mettre un peu du sien", explique Thomas Canguilhem, cofondateur de l’entreprise française EcoTree. Une initiative simple, mais porteuse de sens : "Ce ne sont que deux faces d’une même pièce", dit-il. L’opération, baptisée GreenKayak, est portée par l’activiste Tobias Weber-Andersen. Pour lui, il ne s’agit pas de régler à coups de pagaie le problème de la pollution, mais de changer les mentalités : “Quand on commence à sortir les déchets de l’eau, on ne voit plus les choses comme avant.”


Cette approche s’inscrit dans un programme plus vaste : CopenPay, un système de récompense pour les touristes respectueux de l’environnement. À quelques kilomètres au nord, ceux qui prennent le train plutôt que la voiture se voient offrir une heure de vélo gratuite. Pour Luis, touriste mexicain, “émettre moins de CO2, c’est aussi chercher une expérience plus authentique”. Même logique à Elsinore, à une heure de la capitale : aider à jardiner dans les parterres fleuris donne droit à une entrée gratuite au château de Kronborg, célèbre pour avoir inspiré Shakespeare. Objectif de ce tourisme vertueux : associer les visiteurs à l’ambition climatique de Copenhague, qui veut devenir la première ville au monde neutre en carbone. Une initiative qui séduit, sans forcément convaincre tous les sceptiques. “Est-ce que ça change vraiment les comportements ? Pas sûr… Mais au moins, ça fait réfléchir”, confie Marine, une touriste française.

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Une sculpture dénonçant le plastique devant le siège européen de l'ONU ?

Une sculpture dénonçant le plastique devant le siège européen de l'ONU ?

3 août 2025· 2:01

À Genève, devant le siège européen de l’ONU, Le Penseur de Rodin a pris un tout autre visage. Englué dans une marée de plastique — bidons, jouets, bouteilles, filets de pêche —, le célèbre sculpteur méditatif semble soudain accablé par un fardeau bien réel : la pollution mondiale.

Cette œuvre n’est pas une provocation gratuite, mais une installation éphémère et évolutive signée par l’artiste et activiste canadien Benjamin Von Wong. Baptisée "Le Fardeau du penseur", elle accompagnera pendant dix jours les négociations cruciales qui s’ouvrent ce mardi 5 août à Genève. Objectif : élaborer le tout premier traité international pour mettre fin à la pollution plastique.


Dans cette œuvre engagée, le Penseur tient dans une main quelques bouteilles écrasées, dans l’autre, un bébé mal en point symbolisant la prochaine génération. Un message fort destiné aux représentants des 193 pays réunis autour de la table des négociations. "Au fil des jours, nous allons ajouter davantage de plastique pour montrer le coût croissant de notre inaction", explique l’artiste à l’AFP. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de déchets visibles, mais aussi de produits chimiques toxiques qui menacent la santé humaine. "Nous espérons un traité fort, ambitieux, pour toutes les générations à venir", martèle Von Wong. Après l’échec des discussions en Corée du Sud en décembre dernier, l’enjeu est de taille. Du 5 au 14 août, Genève devient le théâtre d’un combat diplomatique crucial. Et pendant ce temps, Le Penseur s’enfonce lentement, au rythme de notre passivité.

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Refuser le compteur Linky va vous cher de l’argent ?

Refuser le compteur Linky va vous cher de l’argent ?

31 juillet 2025· 1:59

Non, le compteur Linky n’est pas obligatoire. Mais depuis le 1er août 2025, ne pas l’avoir… vous coûte plus cher. Enedis a décidé de faire payer les irréductibles : ceux qui refusent encore l’installation du fameux boîtier vert vont voir apparaître de nouveaux frais sur leur facture. C’est le médiateur national de l’énergie qui l’a annoncé. Deux nouvelles lignes tarifaires entreront en vigueur, tous les deux mois :

6,48 euros hors taxes, pour couvrir la gestion spécifique des anciens compteurs.

Et 4,14 euros supplémentaires, si vous n’avez pas transmis vos relevés de consommation à Enedis depuis plus d’un an.


Bonne nouvelle toutefois : ce second frais est évitable. Il suffit d’envoyer votre index de consommation, au moins une fois par an, ou de programmer un relevé manuel. Mais pour les frais de gestion, en revanche, aucun échappatoire : tant que votre vieux compteur trône au mur, il vous en coûtera. Aujourd’hui, la grande majorité des foyers français ont déjà basculé vers Linky. 37,6 millions de compteurs sont déployés sur le territoire. Il ne reste plus qu’environ 1,7 million de foyers qui utilisent encore l’ancien système. Une minorité, certes, mais déterminée. Enedis, de son côté, y trouve largement son compte. Grâce à Linky, l’entreprise a pu réduire considérablement ses frais de relève, tout en automatisant la collecte de données. Une avancée technologique… qui se transforme aussi en levier économique. Résultat : résister a désormais un prix.

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La Chine maitrise le secteur de l'hydrogène sur la planète ?

La Chine maitrise le secteur de l'hydrogène sur la planète ?

30 juillet 2025· 2:26

L’hydrogène se décline en vert, gris, noir, blanc… Pourtant, il reste toujours incolore. Ces couleurs, c’est pour désigner sa provenance. Et surtout, son impact environnemental. Vert, il est produit par électrolyse de l’eau, avec de l’électricité décarbonée : propre. Noir ou gris, il vient du charbon ou du gaz fossile : polluant. Quant à l’hydrogène blanc, lui, il dort sous terre, encore très peu exploité.


Problème : 95 % de l’hydrogène produit dans le monde en 2023 est encore gris ou noir. Seulement 1 million de tonnes d’hydrogène vert, sur 97 au total. La faute au prix. Produire de l’hydrogène propre coûte entre 1,5 et 6 fois plus cher que sa version fossile. Et pourtant, l’hydrogène est présenté comme la solution pour décarboner l’industrie lourde, le transport aérien, ou la chimie. À condition qu’il soit vraiment propre. Sinon, on déplace juste le problème.


Malgré tout, la production d’hydrogène vert décolle. En 2021, la capacité mondiale d’électrolyse n’était que de 0,6 gigawatt. En 2024, on est passé à 5,2. Et si les projets annoncés se concrétisent, ce sera 520 GW d’ici 2030. Une multiplication par cent. L’enjeu est immense. Et dans cette course mondiale, un leader s’impose : la Chine. Fin 2024, elle assurait 70 % de la production mondiale d’hydrogène vert. Loin devant l’Europe (15 %) et les États-Unis (6 %). Pire : la Chine fabrique aussi 60 % des électrolyseurs de la planète. Elle contrôle donc la matière et la machine. L’Europe, elle, est en retard. En 2020, elle visait 6 GW de capacité installée dès 2024. Résultat : à peine 0,8. Objectif corrigé pour 2030 : 40 GW et 10 millions de tonnes d’hydrogène vert produit. Autant que la production totale actuelle… mais encore très majoritairement fossile.


Et pendant que la Chine avance, l’Europe parle. Mais l’enjeu est crucial. Car derrière l’hydrogène, il y a une bataille industrielle. Un enjeu stratégique. Qui maîtrisera la production, contrôlera une partie de l’énergie de demain. Hydrogène vert ou gris, ce n’est pas qu’une affaire de chimie. C’est une affaire de souveraineté.

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Des hackeurs chinois prennent le contrôle de Singapour ?

Des hackeurs chinois prennent le contrôle de Singapour ?

29 juillet 2025· 2:40

Un groupe de pirates informatiques chinois vient de franchir un nouveau cap : UNC3886 s’en prend désormais à Singapour. Déjà actif aux États-Unis, en Europe et ailleurs en Asie, ce groupe, repéré depuis 2021, cible aujourd’hui tous les secteurs critiques de la cité-État. Leur objectif est clair : prendre le contrôle global des infrastructures, en frappant simultanément l’énergie, l’eau, les télécommunications et les systèmes gouvernementaux.


Le 18 juillet 2025, le ministre singapourien chargé de la sécurité nationale, K. Shanmugam, a évoqué un "risque grave". Depuis, l’Agence de cybersécurité enquête discrètement, alors que les attaques se poursuivent. Ce qui rend cette offensive particulièrement dangereuse, c’est la méthode : tout attaquer en même temps. Car à Singapour, comme ailleurs, les infrastructures sont interconnectées. Si l’électricité tombe, c’est toute la chaîne qui peut vaciller : télécoms, distribution d’eau, hôpitaux, administration. Un effet domino, soigneusement exploité par UNC3886, selon les analystes de Trend Micro.


Les hackers s’appuient sur des vulnérabilités encore peu connues dans VMware vCenter, Fortinet FortiOS et les routeurs Juniper. Trois failles critiques :


– CVE-2023-34048 donne accès aux serveurs VMware sans mot de passe.


– CVE-2022-41328 permet d’installer des portes dérobées sur les équipements Fortinet.


– CVE-2025-21590 ouvre les routeurs Juniper via une injection de code noyau.


Une fois infiltrés, ils s’installent pour durer, avec une panoplie d’outils sophistiqués. Reptile masque leurs traces en profondeur. Medusa récupère des mots de passe sans se faire repérer. TinyShell, lui, permet un contrôle à distance, via un canal chiffré. Pithook et Ghosttown, deux rootkits, désactivent la journalisation : plus aucune trace. Les autorités refusent de dire si des systèmes ont été compromis, mais les experts sont formels : UNC3886 ne repart jamais les mains vides. Ils laissent toujours plusieurs accès ouverts, prêts à être réactivés. Une stratégie de pénétration en profondeur, pensée pour durer.

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Un fléau invisible ravage les forêts (et va s’intensifier) ?

Un fléau invisible ravage les forêts (et va s’intensifier) ?

28 juillet 2025· 2:11

On connaît les grands coupables de la disparition des arbres : la déforestation massive et les incendies. Mais une équipe de chercheurs de l’université technique de Munich a mis en lumière un facteur beaucoup plus discret… et pourtant loin d’être anecdotique : la foudre.

Jusqu’ici, son impact sur la végétation mondiale était jugé marginal, presque ignoré des grands modèles climatiques. Mais en combinant données de terrain, cartes globales de foudroiement et modélisation végétale à l’échelle planétaire, les scientifiques allemands ont tiré une conclusion fracassante : la foudre tuerait chaque année environ 320 millions d’arbres. Cela représenterait entre 2,1 et 2,9 % de la perte annuelle de biomasse végétale.


Mais ce n’est pas tout. Car une fois foudroyés, ces arbres meurent, se décomposent… et relâchent du carbone. Entre 0,77 et 1,09 milliard de tonnes de CO₂ seraient ainsi émises chaque année à cause de la foudre. Pour vous donner un ordre d’idée, c’est quasiment autant que les feux de forêt eux-mêmes, qui libèrent environ 1,26 milliard de tonnes de CO₂ par an. Et attention : ces chiffres ne prennent même pas en compte les incendies provoqués directement par les éclairs. Ce n’est donc que la partie visible du phénomène.


Le plus inquiétant ? Les modèles climatiques prévoient une augmentation de la fréquence des éclairs dans les années à venir, notamment dans les forêts tempérées et boréales. Autrement dit : des régions jusqu’ici épargnées pourraient voir leur couverture forestière fragilisée… et leur capacité de stockage du carbone fortement diminuée. Un nouvel éclairage, si l’on ose dire, sur les effets parfois insoupçonnés du dérèglement climatique.

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Les énergies fossiles officiellement en déclin ?

Les énergies fossiles officiellement en déclin ?

27 juillet 2025· 1:55

C’est peut-être cynique à dire, mais c’est aussi terriblement vrai : la transition énergétique s’accélère… parce qu’elle rapporte. Comme le martèle le secrétaire général de l’ONU, ce n’est pas l’éthique qui pilote la transition, mais l’économie. Et pour une fois, les intérêts financiers jouent dans le bon camp.

En 2024, les énergies renouvelables ne sont plus simplement vertes : elles sont rentables. Les investisseurs l’ont bien compris, les chiffres le prouvent. D’abord, la capacité de production d’énergies renouvelables a bondi de 20 % en un an. Ensuite, les investissements dans le secteur ont dépassé les deux mille milliards de dollars, un record absolu. Enfin, l’énergie solaire coûte aujourd’hui 41 % moins cher que le charbon ou le gaz. L’éolien, lui, affiche une compétitivité encore plus impressionnante : 53 % moins cher que les énergies fossiles.


Résultat : neuf projets d’énergie renouvelable sur dix sont désormais moins coûteux que leurs équivalents fossiles, et les énergies vertes produisent déjà un tiers de l’électricité mondiale. Pour l’ONU, c’est clair : « L’âge des énergies fossiles s’effondre chaque jour un peu plus ». La dynamique est lancée, et semble désormais impossible à arrêter.


En France aussi, les signaux sont encourageants. Le rapport 2024 du Commissariat général au développement durable confirme une baisse tendancielle des émissions de gaz à effet de serre et une réduction progressive de notre empreinte carbone. Des efforts salués, mais encore insuffisants. Car la France reste dépendante des énergies fossiles importées, et le rythme actuel ne suffira pas à tenir nos engagements internationaux. Le message est donc double : la transition est bien en marche, portée par les logiques de marché, mais elle doit s’accélérer. Les moyens sont là, les technologies sont prêtes, reste à entraîner tout le monde dans cette course contre la montre.

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Que cache la construction d’un énorme barrage au Tibet par la Chine ?

Que cache la construction d’un énorme barrage au Tibet par la Chine ?

24 juillet 2025· 1:57

Dans sa course à la suprématie énergétique, Pékin met les bouchées doubles. Annoncé le 21 juillet par le Premier ministre chinois Li Qiang et relayé par Reuters, un chantier titanesque vient de démarrer au cœur de l’Himalaya, dans la région autonome du Tibet. Il s’agit d’un barrage colossal, bâti sur le fleuve Yarlung Tsangpo — aussi appelé Brahmapoutre. L’objectif ? Produire l’équivalent de la consommation énergétique annuelle du Royaume-Uni. Rien que ça.


Le projet impressionne par ses chiffres : 20 milliards d’euros d’investissement, 300 milliards de kilowattheures prévus chaque année, et une implantation dans un tronçon du fleuve où l’eau chute de 2 000 mètres sur seulement 50 kilomètres. Le potentiel hydroélectrique est immense… mais les tensions aussi. Car ce barrage suscite de vives inquiétudes, notamment du côté de l’Inde et du Bangladesh. En aval du fleuve, on redoute une gestion autoritaire du débit par Pékin, avec à la clé une pression diplomatique, voire une arme stratégique déguisée. L’Australian Strategic Policy Institute alerte même sur le risque de « retenues coercitives » en cas de conflit, ou pire, de crues contrôlées visant le territoire indien.


Sur le plan écologique, plusieurs ONG, ainsi que la Yale School of the Environment, tirent la sonnette d’alarme. Le projet pourrait bouleverser des écosystèmes rares, submerger des forêts centenaires, dérégler la faune locale, et accentuer l’érosion jusqu’au delta du Bengale. Rappelons que le Tsangpo est l’un des canyons les plus profonds et les plus méconnus de la planète, abritant plus de 4 000 espèces végétales recensées par des chercheurs chinois. Malgré ces alertes, la Chine avance. Le chantier du siècle est lancé. Mise en service prévue dans les années 2030. Quant aux conséquences environnementales et géopolitiques, elles, pourraient bien se faire sentir beaucoup plus tôt.


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L’archipel de Tuvalu sur le point de disparaitre ?

L’archipel de Tuvalu sur le point de disparaitre ?

23 juillet 2025· 1:49

C’est peut-être une première mondiale : un accord de migration pour cause climatique. Plus de 80 % des habitants de Tuvalu, un petit archipel du Pacifique en sursis, ont exprimé leur volonté d’obtenir un visa pour l’Australie. Ce chiffre impressionnant a été révélé le 23 juillet par l’Agence France-Presse. En 2024, Canberra a lancé un dispositif inédit permettant aux citoyens de Tuvalu de s’installer légalement sur son sol, face à la menace croissante de la montée des eaux. Un geste que l’Australie qualifie de « premier accord de ce type au monde ».


Dans les faits, sur les quelque 10 600 habitants que compte l’archipel, 8 750 se sont inscrits — soit 82 % de la population. Mais seuls 280 visas seront délivrés cette année. Un chiffre bien en deçà des attentes, comme l’a reconnu le Haut-Commissariat australien. La situation est critique. En 2024, un phénomène océanographique accentué par de violentes intempéries a submergé de vastes zones de l’archipel. Vagues de plus de trois mètres, routes endommagées, cultures anéanties par l’eau salée... La population est en première ligne. Et le pire pourrait venir : si la température mondiale dépasse les 1,5 °C, 95 % de Tuvalu serait régulièrement inondé avant la fin du siècle, rendant le pays invivable.


En parallèle de l’exode, les autorités locales tentent l’impossible : gagner 7,5 hectares sur la mer en draguant le lagon, ériger des digues, et — avec l’aide de l’ONU — surélever la capitale. Mais tout cela dépendra des financements. Tuvalu est peut-être le premier, mais certainement pas le dernier. Le changement climatique redéfinit déjà les frontières… et les droits d’asile.

 

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Accélérer préserverait la durée de vie des voitures électriques ?

Accélérer préserverait la durée de vie des voitures électriques ?

22 juillet 2025· 2:06

C’est une idée qui pourrait bien surprendre les conducteurs de voitures électriques… Selon une étude de l’université de Stanford, relayée par Automobile Propre, les batteries supporteraient mieux les variations de vitesse que les trajets trop linéaires. En clair : vos accélérations seraient moins néfastes que de rouler à vitesse constante. Contre-intuitif ? Et pourtant...


L’étude, publiée dans la revue Nature, a été menée pendant deux ans sur 92 cellules de batteries soumises à différents styles de conduite. De la conduite pépère à la conduite plus dynamique, tout a été testé. Résultat : le profil de conduite avec de fréquentes accélérations a permis d’augmenter de 38 % le nombre de cycles complets par rapport à un roulage constant, comme celui qu’on adopte souvent sur autoroute. Une différence qui, concrètement, peut se traduire par 300 000 kilomètres d’autonomie supplémentaire sur la durée de vie de la batterie. La clé ? Une décharge dite “dynamique”. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, les à-coups de vitesse ne fatiguent pas autant la batterie qu’un flux de consommation constant. En pratique, cela signifie qu’alterner les phases d’accélération et de décélération — dans le respect bien sûr des règles de sécurité — serait bénéfique pour la santé de votre voiture électrique.


Alors, fini le mythe du “moins on sollicite, mieux c’est” ? Pas tout à fait, mais cette étude rappelle que la technologie électrique a ses propres logiques, parfois surprenantes. Et qu’en matière de batterie, un peu de dynamisme pourrait bien être la clé de la longévité.

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Thales veut verdir l’aviation sans toucher aux avions ?

Thales veut verdir l’aviation sans toucher aux avions ?

21 juillet 2025· 2:17

Le transport aérien est souvent pointé du doigt pour son empreinte environnementale. Et pourtant, il ne représente qu’environ 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En Europe, ce chiffre monte à 3,6 % – soit 13,4 % des émissions du seul secteur des transports. C’est peu comparé à d’autres industries, mais beaucoup si l’on tient compte de la complexité du défi. Car l’impact climatique ne se limite pas au dioxyde de carbone. D’autres phénomènes, comme les traînées de condensation, jouent un rôle non négligeable. Ces filaments de vapeur d’eau visibles derrière les avions pourraient avoir un effet climatique comparable à celui du CO₂.


Face à cette réalité, le secteur aéronautique se mobilise. Lors du dernier Salon du Bourget, Thales a présenté plusieurs innovations prometteuses. Parmi elles, FlytOptim, un outil d’optimisation des trajectoires de vol, déjà adopté par la compagnie Corsair. Résultat : plus de 300 tonnes de CO₂ évitées sur ses vols vers les Antilles et l’Afrique. La solution va désormais être étendue à l’ensemble des 5 000 vols de la compagnie. Autre avancée : Green Flag Orchestrator, un système conçu pour les contrôleurs aériens. Il permet de fluidifier le trafic, d’éviter les détours inutiles et donc de réduire les consommations de carburant. Environ 10 % des émissions actuelles proviennent de trajectoires inefficaces. En ciblant cette faille, Thales entend proposer un “GPS du ciel” capable d’adapter les plans de vol en temps réel.


Côté expérimentation, Singapour a déjà testé avec succès le ralentissement des avions avant leur entrée dans les zones de congestion. Une méthode qui pourrait s’avérer précieuse dans des zones denses comme l’Europe, le Moyen-Orient ou l’Asie du Sud-Est. Et les traînées de condensation ? Thales travaille là aussi. En partenariat avec la compagnie française Amelia, des vols ont été adaptés pour éviter les zones froides et humides propices à ces traînées. Le bilan est parlant : plus de 200 tonnes d’équivalent CO₂ évitées, et jusqu’à 40 % de réduction de l’impact climatique sur certains vols. L’Europe s’apprête d’ailleurs à imposer, dès 2028, la prise en compte des émissions non-CO₂. L’aviation entre ainsi dans une ère de régulation plus fine… et de technologies plus intelligentes.

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Le soleil, principale source d’énergie d’Europe ?

Le soleil, principale source d’énergie d’Europe ?

20 juillet 2025· 1:56

C’est une première historique pour le continent européen : en juin dernier, l’énergie solaire a pris la tête du mix électrique de l’Union européenne. Selon les données du think tank britannique Ember, relayées par Libération, le photovoltaïque a généré 22,1 % de l’électricité dans l’UE sur le mois, dépassant de peu le nucléaire (21,8 %) et l’éolien (15,8 %). Un basculement symbolique, qui marque l’essor rapide des renouvelables en Europe. Cette performance s’explique à la fois par une météo particulièrement clémente et par la montée en puissance des installations solaires à travers l’Union. Treize pays ont même battu leur record national de production solaire. En tête de peloton, la Grèce : près de 40 % de son électricité en juin provenait du soleil. En comparaison, la France reste en retrait, avec 10 % de production solaire sur la même période.


L’éolien n’est pas en reste : avec 15,8 % de la production, le mois de juin 2025 signe l’un de ses meilleurs scores historiques, juste après les 16,6 % atteints en mai. Quant au charbon, il poursuit son déclin. Il n’a représenté que 6,1 % du mix européen en juin, son plus bas niveau jamais enregistré. Même l’Allemagne et la Pologne, longtemps dépendantes de cette énergie fossile, voient leur part respective chuter à 12,4 % et 42,9 %.


Mais attention à ne pas crier victoire trop tôt. Si le solaire progresse, le gaz aussi : sur le premier semestre 2025, son utilisation a augmenté par rapport à la même période en 2024. Résultat, les énergies fossiles ont fourni 23,6 % de l’électricité européenne en juin, contre 22,9 % un an plus tôt. En cause, une moindre disponibilité de l’hydroélectricité, elle aussi affectée par les conditions climatiques.

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Meta dévoile un « béton magique » pour sauver la planète ?

Meta dévoile un « béton magique » pour sauver la planète ?

17 juillet 2025· 2:03

Le numérique fait rêver, mais il pollue. Et s’il y a bien un poste critique dans cette empreinte carbone, c’est la construction des centres de données. Ces usines à serveurs, gourmandes en béton, fleurissent à mesure que l’intelligence artificielle se généralise. Pour limiter les dégâts, Meta – la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp – tente une nouvelle approche : un béton optimisé… par une autre intelligence artificielle. Le groupe californien vient d’annoncer le développement, en partenariat avec la société Amrize, d’un nouveau béton à faible émission de carbone. La recette ? Des matériaux de substitution comme les cendres volantes ou les laitiers de haut fourneau, combinés grâce à un modèle d’optimisation basé sur le machine learning. Objectif : réduire les émissions de CO₂ de près de 35 % sans compromettre la solidité nécessaire aux centres de données.


Car les chiffres sont parlants : la production de ciment représente à elle seule près de 10 % des émissions mondiales de CO₂. Pour Meta, chaque mètre carré gagné en carbone compte. L’intelligence artificielle utilisée repose sur l’optimisation bayésienne – une méthode mathématique qui simule et ajuste la composition du béton selon différents critères : résistance mécanique, temps de séchage, disponibilité locale des matériaux, etc. En clair, là où il fallait des semaines de tests, quelques jours suffisent désormais. Les résultats sont prometteurs : non seulement le béton est moins polluant, mais il serait aussi plus résistant et plus durable, capable de mieux encaisser les contraintes thermiques et mécaniques des data centers modernes. Cerise sur le gâteau : Meta publie en open source le code de son modèle d’optimisation, espérant entraîner le reste de l’industrie dans cette démarche plus verte. Cette stratégie s’inscrit dans un mouvement plus large. OpenAI, Google et d'autres multiplient les efforts pour rendre leurs infrastructures moins énergivores. Car une IA plus propre passe aussi par des fondations plus intelligentes… et plus durables.

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La crise du cuivre menace nos semi-conducteurs ?

La crise du cuivre menace nos semi-conducteurs ?

16 juillet 2025· 2:09

C’est un métal discret mais indispensable. Présent dans nos téléphones, nos ordinateurs, nos voitures, et surtout dans les semi-conducteurs, le cuivre est devenu l’un des piliers de notre économie numérique et énergétique. Et pourtant, il est aujourd’hui en danger.


Depuis les années 2000, 28 millions de tonnes de cuivre sont extraites chaque année à travers le monde, selon l’International Copper Association. Mais face à l’intensification des sécheresses, cette exploitation est de plus en plus menacée. Car extraire du cuivre, c’est aussi consommer énormément d’eau. 1 600 litres, rien que pour récupérer les 19 kilos nécessaires à une voiture thermique. Pour un véhicule électrique ? Il faut quatre fois plus. Et c’est bien là le problème. Le Chili, premier producteur mondial, fait face à des sécheresses chroniques, tout comme le Pérou, le Mexique ou encore la République démocratique du Congo. Des régions-clés pour le cuivre, et donc pour l’industrie électronique mondiale. En 2021, Taïwan, le plus gros producteur de semi-conducteurs, a connu une sécheresse sévère. Résultat : l’approvisionnement en cuivre a chuté, et avec lui, une partie de la chaîne économique mondiale.


Selon PwC, d’ici 2035, un tiers du cuivre nécessaire à la production de semi-conducteurs pourrait ne plus être disponible. Et près de 60 % en 2050. Le tout, alors que la demande mondiale va exploser, poussée par les énergies renouvelables et l’électrification des transports. Quelles solutions ? Plusieurs pays misent sur la désalinisation de l’eau de mer, ou sur des matériaux alternatifs comme l’argent ou les nano-carbones. Mais surtout, le recyclage apparaît comme une priorité. En 2022, un tiers du cuivre utilisé dans le monde provenait déjà de matériaux recyclés. Et ce n’est pas anodin : recycler le cuivre permet d’économiser jusqu’à 80 % d’énergie par rapport à une extraction classique. Alors oui, les estimations parlent encore de 5 000 millions de tonnes en réserve. Mais ces chiffres reposent sur des scénarios très optimistes. Une chose est sûre : si notre consommation ne ralentit pas, ces réserves pourraient s’épuiser en à peine 30 ans.

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La rivière la plus sale d’Europe en pleine renaissance ?

La rivière la plus sale d’Europe en pleine renaissance ?

15 juillet 2025· 2:12

Il y a encore quelques décennies, impossible d’imaginer voir des martins-pêcheurs, des vanneaux huppés ou même des castors batifoler sur les rives de l’Emscher, au cœur de la Ruhr. Cette rivière allemande, qui serpente entre les anciennes zones minières de Duisbourg et Dortmund, était surnommée "l’égout à ciel ouvert de l’Allemagne industrielle". Aujourd’hui, c’est un tout autre tableau. Sur les berges, on croise des libellules, des demoiselles, des crevettes d’eau douce, et surtout, des promeneurs ravis. Car oui, l’Emscher revit.


Le professeur Daniel Hering, écologue à l’université de Duisbourg, résume cette transformation en une phrase : « Autrefois, c’était un égout. Aujourd’hui, c’est une rivière. » Flashback. Au XIXe siècle, la révolution industrielle bat son plein. Mines de charbon, aciéries, usines... et une population en explosion. Les eaux usées, faute de réseau d’égout souterrain – les sols miniers étant trop instables – sont alors directement déversées dans l’Emscher. Résultat : une rivière canalisée, bétonnée, pestilentielle, et vectrice de maladies comme le choléra ou la typhoïde.


Il faudra attendre l’effondrement de l’industrie charbonnière dans les années 1980 pour qu’un projet de réhabilitation voie le jour. L’objectif : dépolluer ce cours d’eau qui servait, selon le Guardian, de toilettes à plus de 2,5 millions de personnes. Le chantier est titanesque : une "autoroute de l’assainissement" de 51 kilomètres, 436 km de canalisations, quatre stations d’épuration... 5,5 milliards d’euros plus tard, l’eau est redevenue propre, les berges accueillantes, et la biodiversité florissante. Depuis 2021, plus aucun effluent ne se déverse dans la rivière. L’Emscher est aujourd’hui un symbole du ré-ensauvagement, un exemple inspirant alors qu’en Europe, moins de 4 masses d’eau sur 10 sont en bon état écologique. L’Union européenne entend restaurer 25 000 km de rivières d’ici 2030. Un objectif ambitieux, mais l’Emscher le prouve : la nature, quand on lui tend la main, sait revenir.

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Enfin des règles européennes pour la production d’hydrogène ?

Enfin des règles européennes pour la production d’hydrogène ?

14 juillet 2025· 2:38

C’est une clarification très attendue que vient d’apporter la Commission européenne ce mardi 8 juillet 2025 : l’hydrogène "bas carbone" a désormais une définition officielle. Fini le flou artistique autour d’un hydrogène « pas tout à fait vert » mais « plus propre que le gris » – place à une méthodologie rigoureuse et un signal fort envoyé aux industriels comme aux investisseurs.


Pour mériter ce label « bas carbone », l’hydrogène devra réduire d’au moins 70 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux combustibles fossiles classiques. Un seuil ambitieux, mais atteignable grâce à plusieurs technologies : du reformage du gaz naturel avec capture du CO₂, à l’électrolyse alimentée par une électricité peu carbonée. Contrairement à l’hydrogène vert, strictement réservé aux énergies renouvelables, la nouvelle définition prend en compte la diversité des mix énergétiques européens. Une approche plus pragmatique, saluée par de nombreux acteurs du secteur.


Ce que Bruxelles propose, c’est aussi une méthode de calcul stricte. Toutes les émissions sont comptabilisées : production, transport, fuites de méthane, efficacité de la capture carbone… Une évaluation environnementale complète, sans passe-droit. Objectif : s’assurer que l’hydrogène ainsi labellisé joue vraiment son rôle dans la décarbonation. Et ce n’est pas un hasard. Car derrière ce cadre réglementaire, il y a une ambition stratégique européenne : utiliser l’hydrogène bas carbone dans des secteurs difficiles à électrifier. Aviation, transport maritime, industries lourdes… autant de domaines où l’Europe veut maintenir son avance technologique.


Le commissaire à l’Énergie, Dan Jørgensen, parle d’un tournant : « L’hydrogène jouera un rôle clé dans la décarbonation de notre économie. » Et cette nouvelle règle apporte ce qu’il manquait jusqu’ici : de la clarté et de la prévisibilité pour les investisseurs. Le nouveau cadre s’appliquera aussi aux importations : tout hydrogène entrant sur le marché européen devra être certifié via des organismes tiers, les « Voluntary Schemes », déjà rompus à la vérification des carburants renouvelables. Prochaine étape : l’adoption formelle par le Parlement et le Conseil européen. Si tout va bien, les règles entreront en vigueur dans les mois qui viennent. Un pas décisif pour que l’Europe prenne enfin son envol dans l’économie de l’hydrogène.

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Succès colossal de BYD en France ?

Succès colossal de BYD en France ?

13 juillet 2025· 2:32

La dynamique est plus que positive pour BYD France. Un an à peine après son arrivée sur le marché hexagonal, le constructeur chinois s’impose comme un nouvel acteur à suivre de très près. Les chiffres du premier semestre 2025 parlent d’eux-mêmes : 5 908 voitures particulières immatriculées, soit davantage que sur toute l’année 2024, et une hausse de 211 % par rapport à la même période l’an dernier. Résultat : la part de marché de BYD en France atteint désormais 0,7 %, contre seulement 0,2 % au premier semestre 2024.


Une performance d’autant plus remarquable que le marché automobile français est globalement en recul cette année. Mais pour BYD, les ventes sont portées par le Seal U DM-i, un SUV hybride doté de la technologie maison Super DM, qui représente plus de 30 % des immatriculations. Avec une autonomie théorique de 1 125 km, ce modèle séduit les conducteurs en quête de liberté sans passage obligatoire à la borne de recharge. Autre réussite, la berline électrique Seal, qui représente près d’un quart des ventes, avec près de 1 000 unités écoulées.


Cette progression repose aussi sur une présence commerciale bien pensée : 64 points de vente à ce jour, des grandes villes aux DOM-TOM, avec de récentes ouvertures à Dunkerque, Châteauroux, ou encore Avignon. « Notre développement repose sur un réseau de partenaires solides, ancrés dans les territoires », souligne Emmanuel Bret, directeur adjoint de BYD France. Et pour le troisième trimestre 2025, BYD frappe fort côté tarifs. La Dolphin Surf, déjà écoulée à 420 exemplaires en un mois, voit son prix passer à 18 990 €, avec une offre de location à 199 €/mois sans apport. L’Atto 2 baisse de 5 000 €, et le Seal U DM-i descend à 34 490 €. Résultat : le portefeuille de commandes a explosé, en hausse de près de 500 % sur six mois. BYD ne cache pas ses ambitions : grâce à sa technologie hybride Super DM, la conquête du marché français ne fait que commencer.

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L’Ademe vole au secours de l’industrie pour sa décarbonation ?

L’Ademe vole au secours de l’industrie pour sa décarbonation ?

10 juillet 2025· 2:26

Objectif : -35 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, -81 % d’ici 2050. C’est le cap fixé par la Stratégie nationale bas-carbone. Mais entre l’ambition et la réalité industrielle, il reste un monde à franchir. Pour y voir plus clair, l’Ademe – l’Agence de la transition écologique – a mis au point des Plans de Transition Sectoriels, ou PTS, véritables feuilles de route vers la décarbonation.


Ces plans concernent neuf filières industrielles parmi les plus énergivores : acier, aluminium, ciment, verre, papier-carton, sucre, mais aussi trois piliers de la chimie – ammoniaque, éthylène et chlore. Des secteurs centraux, comme le rappelle Adeline Pillet, coordinatrice Innovation et Prospective à l’Ademe, dans un podcast du média Futura : « Ce sont des filières essentielles à des activités-clés comme la construction, l’énergie, les transports ou les biens de consommation. Elles pèsent pour plus de la moitié des émissions industrielles de gaz à effet de serre. »


Ces plans s’appuient sur une analyse croisée : technologies de décarbonation, mix énergétique, captage et stockage de CO₂, efficacité matière, évolution des marchés, impacts sociaux et coût de la transition. Le tout avec un mot d’ordre : anticiper, hiérarchiser, agir. « On a volontairement élaboré des scénarios très contrastés, pour aider les industriels à faire les bons choix dès maintenant », explique Adeline Pillet.


Les PTS servent aussi aux pouvoirs publics, en éclairant les politiques industrielles à moyen et long terme. Tous les acteurs de ces filières ont été consultés. Car au-delà de l’écologie, la décarbonation se veut triple opportunité : « Une opportunité de compétitivité, une opportunité de souveraineté, et bien sûr un impératif environnemental. » Coût de l’opération ? Environ 30 milliards d’euros d’ici 2050, dont un tiers avant 2030. Un investissement massif, déjà amorcé via les dispositifs de France 2030 et des aides de l’État. « Oui, ça va coûter cher », conclut Adeline Pillet. « Mais le coût de l’inaction sera bien plus élevé, surtout avec la hausse attendue du prix de l’énergie et du carbone. »

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Des bactéries pour détruire les polluants éternels ?

Des bactéries pour détruire les polluants éternels ?

9 juillet 2025· 3:12

Ils sont partout, invisibles et redoutables. Les PFAS – pour substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées – sont ces composés chimiques utilisés dans les poêles antiadhésives, les vêtements imperméables ou encore les emballages alimentaires. Leur particularité ? Ils ne se dégradent presque jamais. On les surnomme donc les « polluants éternels ». Résultat : ils s’accumulent dans l’environnement, dans notre alimentation, dans notre eau, et même… dans notre organisme.


Le hic, c’est que ces substances sont loin d’être inoffensives. Baisse de la fertilité, troubles du développement, risques accrus de cancers ou de maladies cardiovasculaires : la liste des effets nocifs s’allonge. Et malgré la prise de conscience, peu de solutions existent pour éliminer ces toxines une fois qu’elles sont en nous. « Compte tenu de la menace pour la santé humaine, il est préoccupant qu’aussi peu de mesures soient prises pour en débarrasser notre corps », déplore le toxicologue Kiran Patil, de l’université de Cambridge.


Mais une lueur d’espoir pourrait bien venir… de notre ventre. Des chercheurs britanniques viennent de publier dans Nature Biology une découverte intrigante : certaines bactéries intestinales, naturellement présentes chez l’humain, seraient capables d’absorber les PFAS. Testées chez la souris, neuf de ces espèces ont réussi à capter jusqu’à 74 % des polluants présents, avant d’être éliminées… dans les selles. Mieux : plus les souris étaient exposées aux PFAS, plus les bactéries redoublaient d’efficacité, gardant un taux d’absorption constant.


C’est donc une piste sérieuse : et si notre microbiome intestinal pouvait servir de barrière naturelle contre ces polluants chimiques ? Pour le vérifier, des essais sur l’humain seront nécessaires. En attendant, les chercheurs de Cambridge ont créé une start-up, Cambiotics, pour développer des probiotiques sur mesure, capables de booster ces bactéries bénéfiques dans notre flore intestinale. Mais la prudence reste de mise. Ces compléments ne verront pas le jour avant plusieurs années. En attendant, les chercheurs recommandent de limiter l’usage de produits contenant des PFAS, de privilégier des ustensiles de cuisine non traités, et d’installer un filtre à eau adapté. Car si ces substances ont longtemps été jugées sûres, on sait aujourd’hui qu’elles agissent comme un poison lent, silencieux mais tenace.

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Google à fond sur la fusion nucléaire ?

Google à fond sur la fusion nucléaire ?

8 juillet 2025· 2:35

Et si le futur des data centers passait par… le soleil ? Pas celui qui brille au-dessus de nos têtes, mais celui qui brûle au cœur des réacteurs de demain. Google vient en tout cas de faire un pari audacieux : celui de la fusion nucléaire. Lundi 30 juin, la firme de Mountain View a annoncé un partenariat stratégique avec Commonwealth Fusion Systems, une start-up issue du prestigieux MIT, pour alimenter ses infrastructures numériques avec une énergie propre, sûre… et encore largement expérimentale.


L’objectif ? Répondre à l’explosion de la consommation énergétique provoquée par l’intelligence artificielle. Les data centers, déjà très gourmands, voient leurs besoins décupler avec l’essor des modèles de plus en plus puissants. Et pour Google, la fusion nucléaire pourrait bien être la solution miracle. Mais attention : la fusion, ce n’est pas la fission. Alors que la fission brise un atome lourd pour libérer de l’énergie, la fusion assemble deux atomes légers, comme l’hydrogène, pour créer un noyau plus lourd, libérant au passage une énergie colossale… sans déchets radioactifs à long terme. C’est le processus qui alimente le soleil. Et jusqu’ici, personne n’a encore réussi à l’exploiter de façon commerciale.


C’est là qu’intervient Commonwealth Fusion Systems, avec son projet ARC, une installation de 400 mégawatts prévue en Virginie. Le principe ? Utiliser des aimants ultra-puissants pour maintenir un plasma à des températures extrêmes, et tenter de déclencher la fameuse réaction. Google s’est d’ores et déjà engagé sur 200 mégawatts issus de cette future centrale, soit de quoi alimenter une petite ville. Un investissement important — dont le montant reste confidentiel — mais aussi un pari technologique risqué, comme le reconnaît Michael Terrell, responsable de l’énergie avancée chez Google : « Il reste de sérieux défis physiques et techniques ». Le patron de CFS, Bob Mumgaard, évoque une phase d’apprentissage cruciale avant toute industrialisation. Car même si le laboratoire Lawrence Livermore a brièvement atteint un gain énergétique net en 2022, le reproduire durablement est encore loin d’être acquis. Mais Google y croit. Déjà présent dans la levée record de 1,8 milliard de dollars en 2021, le géant renforce aujourd’hui son soutien. Une preuve de confiance, et un signal fort : pour nourrir l’IA, il faudra peut-être apprivoiser le feu des étoiles.

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Elon Musk importe une centrale électrique pour alimenter son centre de donnée ?

Elon Musk importe une centrale électrique pour alimenter son centre de donnée ?

7 juillet 2025· 2:06

Tout ce qu’Elon Musk touche semble prendre une dimension hors norme. Et l’intelligence artificielle n’échappe pas à la règle. Sa société xAI, à l’origine du chatbot Grok, veut frapper un grand coup avec un projet aussi ambitieux qu’inédit : construire un data center baptisé Colossus 2, capable d’intégrer jusqu’à un million de GPU NVIDIA dernière génération. Un mastodonte technologique… qui nécessite une énergie tout aussi colossale.


Selon Dylan Patel, analyste chez SemiAnalysis, xAI ne compte pas attendre que les infrastructures suive. L’entreprise serait sur le point d’acheter une centrale électrique à l’étranger, pour la rapatrier aux États-Unis. Une opération peu conventionnelle, mais validée noir sur blanc par Elon Musk lui-même sur son réseau social X.


Pourquoi un tel choix ? Tout simplement parce qu’il serait impossible de construire une centrale à temps sur le sol américain pour alimenter le futur centre de données. Les délais de construction, notamment pour une centrale nucléaire, se chiffrent en années — parfois jusqu’à dix. Impossible donc, pour un projet prévu à très court terme. D'où l’idée de racheter une centrale déjà existante, probablement une centrale à cycle combiné gaz, plus rapide à redémarrer. Une décision qui en dit long sur l’urgence énergétique du projet : à pleine puissance, Colossus 2 pourrait consommer entre 1 400 et 1 900 gigawatts. C’est l’équivalent de la consommation de près de 1,9 million de foyers américains. Avec cette annonce, Elon Musk montre une nouvelle fois que la course à l’intelligence artificielle passe désormais aussi… par une course à l’énergie. Une fuite en avant technologique qui, pour fonctionner, pourrait bien nécessiter d’avoir sa propre centrale sous le bras.

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Des voitures Xiaomi meilleures que Tesla en Chine ?

Des voitures Xiaomi meilleures que Tesla en Chine ?

6 juillet 2025· 2:06

Xiaomi continue de bousculer les codes. Le géant chinois des smartphones s’impose désormais dans l’univers automobile. Après un premier coup d’essai remarqué avec la berline électrique SU7, voici son tout premier SUV familial : le Xiaomi YU7. Et avec lui, une ambition claire : rivaliser frontalement avec Tesla sur le marché chinois… et au-delà.


Commercialisé depuis quelques jours, le YU7 frappe fort dès son prix. 253 500 yuans pour le modèle de base — environ 30 200 euros —, soit 10 000 yuans de moins que le Tesla Model Y en Chine. Et pourtant, Xiaomi promet plus : une autonomie impressionnante de 835 kilomètres, contre seulement 593 pour le SUV de Tesla. En haut de gamme, le tarif grimpe à 329 900 yuans, soit près de 39 300 euros, mais les performances suivent : meilleure accélération et vitesse de charge optimisée.


Et le public chinois ne s’y est pas trompé. À peine lancé, le YU7 a pulvérisé les compteurs : 200 000 commandes en trois minutes, 300 000 en une heure. Des chiffres vertigineux, qui éclipsent même le record de Tesla avec la Model 3, qui avait atteint 115 000 précommandes… en 24 heures. C’est un succès fulgurant dont Lei Jun, le patron de Xiaomi, s’est félicité dans une vidéo publiée en ligne. Il faut dire que le marché chinois est devenu le nerf de la guerre mondiale de la voiture électrique, et Xiaomi entend bien s’y ancrer durablement. Pour l’instant, le YU7 reste réservé à la Chine. Mais Xiaomi voit plus loin : cap sur l’Europe à l’horizon 2027. Tesla est prévenu : le combat des titans de l’électrique ne fait que commencer.

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Les ondes planétaires, le pire ennemi de ma météo ?

Les ondes planétaires, le pire ennemi de ma météo ?

26 juin 2025· 2:23

70 000 morts. C’est le terrible bilan de la canicule de 2003 en Europe. Et derrière ce drame, un phénomène méconnu du grand public : les ondes planétaires. Invisibles à l’œil nu, ces ondes se forment dans les grands courants atmosphériques et océaniques qui traversent notre planète. Quand elles s’emballent, les conséquences deviennent explosives.


Habituellement, ces ondes circulent tranquillement. Mais il arrive qu’elles s’amplifient, notamment en été, ou même à l’automne. Le courant-jet, ce fleuve d’air rapide qui serpente dans la haute atmosphère, se met alors à onduler fortement, comme une corde qu’on agite. Et quand cette onde se bloque, parfois pendant plusieurs semaines, les extrêmes météo se figent sur place : canicules persistantes ici, pluies diluviennes là-bas.


Les climatologues parlent d’amplification quasi résonante, ou QRA. Michael Mann, célèbre chercheur à l’université de Pennsylvanie, se souvient de l’été 2018 : un anticyclone stationné à l’ouest des États-Unis, une dépression bloquée à l’est. Résultat : incendies monstres et sécheresse d’un côté, pluies torrentielles de l’autre. Mann est coauteur d’une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, qui révèle que ces blocages deviennent trois fois plus fréquents depuis 75 ans. Une multiplication directement liée au réchauffement climatique. Pourquoi ? Parce que l’Arctique fond à vitesse grand V, réduisant l’écart de température avec les tropiques. Résultat : les grands courants s’affaiblissent, rendant les ondes plus paresseuses, plus enclines à se figer. Autre facteur en jeu : le contraste entre la terre et l’océan, qui renforce encore cette instabilité. Résultat : les systèmes météo n’avancent plus, piégeant la chaleur ou les pluies sur une même zone.


Et ce n’est pas tout. El Niño, ce phénomène de réchauffement du Pacifique, vient encore brouiller les cartes. Lorsqu’il s’installe, comme en 2024, il modifie la structure du courant-jet, favorisant l’apparition de ces fameuses QRA. Ce qui inquiète les chercheurs : les pics de QRA surviennent souvent après un El Niño intense. Et comme l’été 2024 en a connu un particulièrement fort… La météo de cet été pourrait bien être plus extrême que jamais.

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Le Hellfest : une catastrophe écologique ?

Le Hellfest : une catastrophe écologique ?

25 juin 2025· 2:11

Chaque été, la ville de Clisson, près de Nantes, devient l’épicentre mondial du rock et du métal. Le Hellfest, c’est plus de 200 000 fans, 180 groupes, et une atmosphère unique qui fait vibrer la Loire-Atlantique au rythme des guitares saturées. Mais derrière le son, les cris et la fête, le réveil climatique gronde. L’édition 2024 a affiché un bilan carbone de 17 033 tonnes de CO₂, dont 75 % liés aux déplacements des festivaliers. Un chiffre qui fait tache dans un monde en quête de sobriété.


Face à ces critiques, le Hellfest 2025 entame une mue verte. Ses organisateurs veulent faire du festival un laboratoire d’écologie appliquée, sans renoncer à l’énergie qui le caractérise. Concrètement, plusieurs initiatives ont été mises en place. D’abord, les festivaliers peuvent désormais estimer leur propre empreinte carbone et la compenser en finançant la plantation d’arbres. Le covoiturage est facilité via une plateforme dédiée, et le train à 5 euros est proposé dans toute la région. Exit le plastique à usage unique, remplacé par des matériaux compostables ou recyclables.


Côté énergie, 20 % provient désormais de sources vertes, grâce à des groupes électrogènes à biocarburant et des panneaux solaires. Les déchets ne sont pas en reste : 72 % sont revalorisés, et les 160 tonnes de biodéchets sont transformées en compost pour l’agriculture. Sur le terrain social, le festival soutient des associations engagées, comme Savage Lands, une ONG métal au service de la biodiversité.


Le Hellfest veut aller plus loin encore, en devenant un catalyseur de changement, en partenariat avec des experts du climat. Objectif : faire du site un exemple reproductible, et faire rimer musique extrême avec engagement environnemental. Une chose reste cependant hors de portée : la gestion du bilan carbone des artistes internationaux en tournée. Mais à Clisson, l’enfer se transforme peu à peu en un paradis d’innovations vertes.

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