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Quelles sont les vertus des microsiestes ?

Quelles sont les vertus des microsiestes ?

9 janvier 2022· 2:09

Les scientifiques s'intéressent à la phase de l'endormissement, pendant laquelle le cerveau se montrerait peut--être plus actif. Une récente expérience vient confirmer cette hypothèse.


Des périodes transitoires


Entre la veille et le sommeil, existe une zone aux frontières indécises. Les réalités du monde qui nous entoure s'estompent peu à peu, sans que l'esprit lâche encore vraiment prise.


C'est seulement dans cet état de demi-conscience que nous serions sensibles à certaines intuitions ou que la solution longtemps recherchée d'un problème nous apparaîtrait soudain, comme dans une sorte de vision fulgurante.


C'est du moins ce que pensaient des hommes à l'esprit aussi curieux et pénétrant que Thomas Edison ou Salvador Dali. En effet, ils pratiquaient régulièrement ces microsiestes qui leur permettaient de tester toutes les potentialités de ces périodes transitoires.


Des microsiestes favorables à la créativité


Une équipe de chercheurs français a voulu en avoir le cœur net. Elle a donc soumis une centaine de volontaires à une expérience soigneusement préparée. Ils devaient tous trouver la solution d'un grand nombre de petits problèmes d'arithmétique.


La meilleure solution, pour y parvenir, était de procéder par étapes. Mais il existait un stratagème permettant d'accélérer la résolution des problèmes. Encore fallait-il le trouver.


Une petite minorité de participants l'ayant découvert, l'expérience s'est arrêtée là pour eux. Les autres volontaires ont eu droit à une pause d'une vingtaine de minutes. On les a alors installés sur des fauteuils confortables, les invitant à se détendre.


Par ailleurs, des capteurs ont été placés sur la tête et le visage des participants. Le but étant de savoir ce qui se passait durant cette phase indécise, entre la veille et le sommeil, ils devaient tenir des bouteilles en plastique.


Au moment où ils lâchaient prise, la chute de la bouteille devait les réveiller. La ruse même utilisée par Edison et Dali.


Les résultats ont montré que plus de 80 % des personnes qui s'étaient alors réveillées de cette torpeur avaient découvert l'astuce devant leur permettre de résoudre de nouveaux problèmes. En revanche, à peine un tiers des volontaires restés tout à fait réveillés durant la pause y étaient parvenus.


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Pourquoi y a-t-il des chandelles dans les sous-marins ?

Pourquoi y a-t-il des chandelles dans les sous-marins ?

6 janvier 2022· 2:24

Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/

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On trouve des chandelles à bord des sous-marins. Mais ce ne sont pas des bougies destinées à suppléer un éclairage défaillant. En effet, il s'agit d'un procédé spécifique, capable de fabriquer de l'oxygène en cas de besoin.


Des générateurs d'oxygène


Ces "chandelles" ont la forme d'un bidon d'huile, équipé d'une goupille qui, faisant office de percuteur, sert à leur déclenchement. Il s'agit d'un dispositif de secours, destiné à fabriquer de l'oxygène. Il est mis en action en cas d'accident, quand l'équipage vient à en manquer.


L'intérieur de ce qu'on appelle une "chandelle" ou une "bougie à oxygène" est composé d'un mélange de chlorate de sodium et de poudre de fer. Ces composants sont chauffés, à une certaine température, par le déclenchement du mécanisme, ce qui provoque la libération d'oxygène. On parvient donc à synthétiser l'oxygène par réaction chimique.


Des générateurs d'oxygène d'une conception semblable fournissent de l'oxygène aux passagers des avions, en cas de chute de pression dans la cabine.


Une explosion à bord d'un sous-marin


Le contenu de ces bougies à oxygène est en principe très stable. En effet, l' examen régulier de certaines d'entre elles, durant deux décennies, n'a pas révélé de baisse du niveau d'oxygène.


Ceci étant, la manipulation de ces chandelles peut s'avérer dangereuse si elles ne sont pas stockées dans de bonnes conditions. Il faut, en particulier, veiller à leur parfaite isolation.


Faute de telles précautions, ces générateurs d'oxygène peuvent en effet provoquer de graves accidents, comme celui qui est arrivé à un sous-marin évoluant sous les eaux de l'Arctique.


Le 21 mars 2007, en effet, une explosion, due à ces chandelles à oxygène, a provoqué la mort de deux membres de l'équipage. Il est probable qu'au contact d'huile hydraulique, le mélange contenu dans la bougie ait explosé. De par leur conception, ces bougies à oxygène peuvent aussi, dans certains cas, déclencher un incendie.


C'est en raison du caractère potentiellement dangereux de ces générateurs que les autorités ont inventé les promeneurs à ne pas toucher à ceux qui se sont récemment échoués sur des plages du littoral breton.


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Pourquoi les enfants Moken voient-ils sous l'eau ?

Pourquoi les enfants Moken voient-ils sous l'eau ?

5 janvier 2022· 1:50

Les capacités d'adaptation du corps humain ne cessent d'étonner les scientifiques. Ainsi, l'une d'entre elles s'est intéressée à la faculté qu'avaient les enfants d'une population d'Asie du Sud-Est à voir sous l'eau.


Une vision sous-marine très claire


Les Moken sont un peuple nomade, qui vit entre la Birmanie et la Thaïlande. Durant ses recherches, une scientifique suédoise a constaté que les enfants appartenant à ce peuple évoluaient sous l'eau avec une aisance déconcertante.


S'ils nagent avec une telle facilité, c'est qu'ils savent exactement où ils vont. En effet, leur vision sous-marine est si nette qu'ils retrouvent sans difficulté le moindre objet tombé au fond de l'eau.


La scientifique s'est demandé pourquoi ces enfants avaient une vision sous-marine aussi précise que celle des dauphins. En effet, sous l'eau, un homme voit d'ordinaire les choses de manière floue.


Elle s'est alors aperçue que ces enfants Moken étaient capables de rétrécir au maximum leurs pupilles et de modifier le cristallin, qui est en quelque sorte la lentille de l'œil.


Ce sont ces deux adaptations qui permettent à ces enfants de voir aussi clairement sous l'eau que sur terre.


Une faculté qui s'apprend


Pour se faire une idée plus précise de la vision sous-marine de ces enfants Moken, la chercheuse a voulu mesurer les capacités d'enfants européens. Elle a alors constaté que leur vision sous-marine était deux fois moins précise.


Cependant, elle a pu démontrer que cette faculté à bien voir sous l'eau pouvait s'acquérir. Au bout d'un mois d'apprentissage, en effet, ces enfants ont réussi à améliorer leur vision sous-marine.


Plus surprenant, ils conservaient cette faculté plusieurs mois après la fin de l'expérience, et sans avoir eu l'occasion de nager sous l'eau. En revanche, leurs yeux étaient sensibles à l'irritation, au contraire de ceux des enfants Moken.


La scientifique suédoise a aussi remarqué que, chez les Moken, les adultes ne bénéficiaient pas d'une vision sous-marine aussi claire. Cela tiendrait peut-être au cristallin qui, avec l'âge, deviendrait moins flexible.


Pour l'instant, les mécanismes par lesquels les enfants parviennent à accommoder leur vision sous l'eau demeurent mal connus.


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Qu'est-ce qu'un “ouragan spatial” ?

Qu'est-ce qu'un “ouragan spatial” ?

4 janvier 2022· 1:55

Les scientifiques savaient que des "ouragans spatiaux" se formaient dans la haute atmosphère de la Terre. L'un d'entre eux vient d'être observé pour la première fois. Mais en quoi consiste ce phénomène ?


Un phénomène lié aux mouvements du vent solaire


Ce n'est pas sans raison qu'on parle d'"ouragans spatiaux". En effet, ce phénomène présente quelques similitudes avec ceux qui se forment au-dessus des océans.


Ici, la dépression est remplacée par le vent solaire. Celui-ci est composé d'un plasma, fait d'électrons, de protons et d'ions, c'est-à-dire d'atomes ayant perdu un ou plusieurs électrons.


Ce vent forme des bras en forme de spirales qui, comme dans le cas des ouragans classiques, tournent autour d'une zone calme. Ce déplacement circulaire s'effectue, à grande vitesse, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.


Ces ouragans spatiaux seraient en relation avec les aurores boréales et ne se manifesteraient que dans des conditions de vent solaire très calmes. Ces tempêtes solaires, qui peuvent s'étendre sur 1.000 kilomètres, naîtraient des échanges d'énergie entre le vent solaire et les particules chargées, présentes dans la haute atmosphère.


De nouvelles observations devraient permettre de mieux connaître un phénomène qui est sans doute très fréquent.


Un ouragan différent, peu dangereux pour la Terre


Si la forme de ce phénomène fait penser aux ouragans terrestres, il en diffère cependant par de nombreux points. En premier lieu, il se produit à des altitudes bien supérieures.


En effet, un ouragan spatial se forme au-dessus de l'ionosphère, une couche de l'atmosphère qui s'élève entre 60 et 1.000 kilomètres au-dessus de la Terre. Par ailleurs, cette tempête n'est à l'origine d'aucune précipitation, mais produit des électrons chargés d'énergie.


Ces ouragans ne se forment pas non plus de la même façon. Un cyclone tropical est alimenté par l'air humide montant de l'océan, alors que, dans le cas de la tempête spatiale, on peut plutôt parler de poussée vers le haut.


Un ouragan spatial a souvent une taille impressionnante et il dégage une énorme énergie. Malgré tout, il ne représente pas un réel danger pour notre planète, même s'il peut parfois brouiller certains systèmes de communication.


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Quels requins trouve-t-on dans la Tamise ?

Quels requins trouve-t-on dans la Tamise ?

3 janvier 2022· 1:45

Comme tous les cours d'eau traversant des régions industrielles et de grandes agglomérations, la Tamise est un fleuve très pollué. Et pourtant, elle abrite une faune abondante, dont trois espèces de requins.


Trois espèces de requins dans la Tamise


La pollution y avait atteint un tel degré que, à la fin des années 1950, les eaux de la Tamise avaient été déclarées zones "biologiquement mortes".


Et pourtant, on vient de recenser trois espèces de requins dans le fleuve anglais. Il s'agit du requin hâ, de l'émissole tachetée et du requin épineux. Ce dernier tire son nom des épines qui se trouvent à l'avant de sa nageoire dorsale.


Si un baigneur s'y pique, il peut ressentir de vives douleurs. Mais ce requin ne semble pas agressif, puisqu'on n'a signalé pour l'instant aucune attaque contre l'homme.


En tous cas, ce requin épineux est l'un des rares poissons venimeux à évoluer dans les cours d'eau anglais. Et, s'il est précieux à plus d'un titre, c'est qu'il appartient à une espèce en voie d'extinction.


Un fleuve de nouveau accueillant à la faune


Voilà peu, la Tamise était considérée comme une rivière très polluée. En effet, les niveaux de nitrate, provenant des rejets des usines et des eaux usées de Londres, y étaient très élevés. Sans parler des concentrations de phosphore ou de la pollution par les plastiques.


Mais des progrès ont été faits dans le traitement des eaux usées. De même des milieux naturels, comme les marais salés de l'estuaire de la Tamise, ont été restaurés.


Ces mesures ont permis le retour de nombreuses espèces animales. Ainsi des associations ont dénombré, en plus de celle des requins, la présence, dans le fleuve, de plus de 90 espèces d'oiseaux et d'environ 4.000 phoques.


On y a aussi découvert des anguilles et des hippocampes. la Tamise retrouve donc peu à peu toute la richesse d'un milieu propre à attirer une faune variée. Mais, outre la pollution, le fleuve est menacé par les conséquences du réchauffement climatique.


En effet, le niveau de la mer s'élève et la température de l'eau augmente. Est-ce pour cela que le nombre d'espèces d'oiseaux a déjà diminué ?


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Comment les Hommes produisent-ils un “bruit sismique”?

Comment les Hommes produisent-ils un “bruit sismique”?

2 janvier 2022· 1:58

La pandémie de Covid-19 a eu un effet inattendu : en limitant les activités humaines, elle a réduit ce que les spécialistes appellent le "bruit sismique". Moins gênés par ces interférences, les scientifiques ont pu percevoir des phénomènes sismiques de faible ampleur.


Un bruit sismique plus modéré


Le "bruit sismique" désigne les vibrations produites par des phénomènes naturels, comme les vagues, et l'activité humaine. Ces ondes peuvent être provoquées par le trafic routier ou ferroviaire ou même par les pas de piétons marchant près des sismomètres, ces appareils destinés à enregistrer les vibrations.


Or, les confinements qui ont été décidés pour freiner l'épidémie, et notamment le premier d'entre eux, mis en place dans plusieurs pays au premier trimestre 2020, ont entraîne une forte réduction de ce bruit sismique.


À Paris, les sismomètres ont enregistré une diminution de près de 40 % du bruit sismique. On note également une réduction comprise entre 30 et 50 % dans la capitale belge. On observe le même phénomène partout où des mesures de confinement ont été prises.


Et du fait des restrictions de déplacement, les différences, en termes de bruit sismique, sont moins marquées que d'habitude entre le jour et la nuit ainsi qu'entre la semaine et le week-end.


Une meilleure détection des petits séismes


Le bruit sismique lié à l'activité humaine produit une sorte de bourdonnement permanent, qui, en temps ordinaire, empêche les sismologues de percevoir certains phénomènes.


Or la réduction de ces vibrations, due à la mise en place des confinements, a permis aux spécialistes de repérer la présence de petits séismes. La détection de ces mouvements de très faible magnitude pourrait permettre de mieux comprendre la structure et l'évolution de certains reliefs.


Grâce à la la diminution du bruit sismique, il serait également plus facile de repérer les répliques d'un tremblement de terre. Elle réduirait aussi le nombre de séismes provoqués par des activités humaines, comme le forage pétrolier.


Mais les confinements sont des mesures exceptionnelles et ils ne durent pas très longtemps. Les scientifiques ne pourront donc pas compter sur une réduction significative et durable du bruit sismique pour parfaire leur connaissance des secousses du sol.


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Pourquoi y a-t-il 7 jours dans une semaine ?

Pourquoi y a-t-il 7 jours dans une semaine ?

15 décembre 2021· 1:47

Le découpage de la semaine en sept jours nous paraît si naturel que nous aurions du mal à en envisager un autre. Une telle division, arbitraire, comme toute autre, s'explique en partie par des facteurs religieux et l'influence de certaines civilisations.


Une première "semaine" de sept jours


Dans l'ancienne Mésopotamie, le plus vieux récit de l'humanité, "L'épopée de Gilgamesh", écrite au IIe millénaire avant notre ère, nous raconte la légende d'un roi qui, sommé de rester éveillé, s'endort durant sept jours.


Toujours dans l'ancienne Mésopotamie, des documents datant d'environ 4.000 ans nous apprennent que l'année était déjà divisée en 52 périodes, durant chacune environ sept jours.


Certains spécialistes font de ces périodes une préfiguration de nos semaines, d'autant qu'il est probable que ce découpage de l'année, ainsi que le calendrier babylonien, aient été transmis aux Grecs puis aux Romains.


D'autres influences


Cependant, d'autres influences ont sans doute été à l'œuvre pour expliquer l'adoption de cette semaine de sept jours. À commencer par celle des anciens Égyptiens, qui sont les premiers à s'inspirer des phases de la Lune, dont chacune dure un peu peu plus de sept jours.


Les Romains ont également joué un rôle dans ce découpage de la semaine. On trouve en effet, dans leur panthéon, sept dieux associés aux planètes alors découvertes. On conçut donc des périodes de sept jours, afin de rendre à chacun de ces dieux le culte qui lui était dû.


L'influence chrétienne n'est pas non plus à négliger. On se souvient que, d'après la Genèse, il fallut six jours à Dieu pour créer le monde et qu'il se reposa le septième. À travers l'étude du rôle joué par ces diverses civilisations dans le découpage temporel de la semaine, on aperçoit bien la forte symbolique du chiffre sept.


Le judaïsme et le christianisme y font souvent référence; ainsi, on se souvient des sept péchés capitaux ou des sept sacrements. Mais l'usage de ce chiffre n'est pas l'apanage de ces religions. Il apparait aussi très souvent dans le Coran.


Il n'est donc pas surprenant qu'il ait été choisi pour rythmer le temps de nos ancêtres.


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Les fruits pressés perdent-ils leurs vitamines ?

Les fruits pressés perdent-ils leurs vitamines ?

14 décembre 2021· 1:38

Les jus de fruits pressés ont une excellente réputation. On cite souvent, parmi les bienfaits qu'on leur prête, la présence de vitamines dans ce type de boisson. En fait, il semble qu'une telle affirmation ne réponde pas vraiment à la réalité.


Des vitamines qui se perdent peu à peu


Les vertus qu'on attribue aux jus pressés sont nombreuses : ils redonneraient de l'énergie, faciliteraient le transit intestinal et seraient une source de vitamines. Selon les fruits utilisés, on y trouverait notamment des vitamines C, des vitamines A ou encore des vitamines B1.


Beaucoup de gens pensent que les jus de fruits frais contiennent autant de vitamines que les fruits dont ils proviennent. C'est vrai si vous buvez très rapidement votre jus de fruits.


Mais plus vous attendrez, moins les vitamines seront présentes dans la boisson. En effet, elles s'altèrent si elles sont exposées à la chaleur, aux ultraviolets ou à l'oxygène. Elles sont alors victimes de l'oxydation, qui tend à les détruire.


Au bout de deux jours, un jus de fruits laissé à la lumière et à une certaine température, commence à perdre de ses vitamines. Si leur production remonte un peu, par la suite, leur diminution continue est inéluctable.


Enfin , il semblerait que les jus de fruits pasteurisés perdent encore plus vite leurs vitamines.


La cuisson n'est pas plus favorable aux vitamines


Presser des fruits, pour en faire des jus frais, n'est donc pas la meilleure façon de conserver les vitamines qu'ils contiennent. Dès lors, les bienfaits qu'on peut en attendre sont moins évidents qu'on ne le croit souvent.


Et, dans l'ensemble, les vitamines ne seront pas plus préservées si vous choisissez de faire cuire vos fruits, pour confectionner une compote par exemple. Il est vrai que la cuisson favorise la production de certaines vitamines, comme la vitamine A. Mais on la trouve surtout dans les carottes et les tomates.


Mais d'autres vitamines, présentes dans les fruits, comme la vitamine B1, et plus encore la vitamine C, sont beaucoup plus sensibles à la chaleur. On considère généralement que 10 à 50 % des vitamines sont détruites à la cuisson.


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Pourquoi le nord est-il en haut sur les cartes ?

Pourquoi le nord est-il en haut sur les cartes ?

13 décembre 2021· 2:00

Nous avons l'habitude de voir le Nord représenté sur le haut de nos cartes. Mais il s'agit d'une convention. Elle a succédé à d'autres représentations, où les facteurs historiques et religieux tenaient une place centrale.


Ce qui est important est en haut


Dans la réalité, l'espace ne contient ni haut ni bas. Mais il fallait bien que les cartographes adoptent une méthode pratique pour représenter les continents et les pays connus à leur époque.


Mais elle ne tient guère compte de considérations géographiques. Au Moyen-Âge, l'Asie, qu'on situait bien à l'Est, était pourtant placée en haut des cartes. La raison en était religieuse. C'est en effet vers l'Est, vers le soleil levant, qu'était censé se placer le paradis.


Par ailleurs, les cartes placent au centre, mais aussi en haut, ce qui leur paraît le plus important. Ainsi, les anciens cartographes chinois situaient le Nord en haut de leurs cartes parce que l'empereur y habitait.


Quant aux musulmans, ils plaçaient le Sud en haut, car beaucoup d'entre eux vivant au Nord de la ville sainte de La Mecque, ils l'imaginaient plutôt vers le bas, c'est-à-dire au Sud.


Ptolémée et Mercator


Si, sur nos cartes modernes, le Nord figure sur le haut de la carte, nous le devons d'abord au grand géographe grec Ptolémée. Dans "La géographie", un traité écrit au IIe siècle, il adopte en effet certaines conventions, comme le choix de l'équateur comme base de mesure de la latitude et le fait de situer le Nord sur le haut des cartes.


Mais c'est le cartographe Gérard Mercator qui, à cet égard, joua le rôle le plus important. En 1569, il dessine une carte qui s'efforce de respecter la courbure de la Terre.


Pour ce faire, il utilise un système de projection toujours utilisé de nos jours. Si cette carte a tendance à déformer légèrement les continents, elle place le Nord en haut. Depuis, on est resté fidèle aux conceptions de Mercator.


Enfin, le rôle de la boussole, qui se répand en Occident à partir du début du XIV e siècle, a été déterminant. En effet, son aiguille indique toujours le Nord magnétique.


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Quelle est la plus ancienne expérience botannique toujours en cours ?

Quelle est la plus ancienne expérience botannique toujours en cours ?

12 décembre 2021· 1:58

Des botanistes américains continuent de mener une expérience débutée près d'un siècle et demi plus tôt. Elle pourrait avoir de nombreuses applications.


Une expérience de longue haleine


Connu pour ses travaux sur le maïs hybride, le botaniste William James Beal eut l'idée d'une expérience originale. Pas tant pour son objet, qui consistait à mesurer la longévité et la résistance de certaines graines, que pour son insolite durée.


En effet, l'expérience, débute en 1979, est toujours d'actualité ! Elle consiste à enfermer les graines de 21 espèces de plantes dans des bouteilles, dont le goulot est tourné vers le bas. Chaque bouteille contient 50 graines, mêlées d'un peu de sable.


Pour que l'expérience soit concluante, il ne fallait pas déterrer les bouteilles trop rapidement. Dans un premier temps, elles devaient être sorties de terre tous les cinq ans. Ceci fait, on devait récupérer les graines, les semer et voir comment elles se comportaient.


Puis, au fil du temps, on a décidé de ne déterrer les bouteilles que tous les dix ans, puis tous les vingt ans.


Une expérience riche d'enseignements


Et cette expérience, commencée à la fin du XIXe siècle, n'est toujours pas terminée. Au moment voulu, les scientifiques actuels extraient encore de la terre les fameuses bouteilles.


Ils le font sur la foi d'indications qui donnent à ces exhumations l'aspect d'une véritable chasse au trésor. La dernière bouteille enterrée a été mise au jour cette année. Mais l'aventure devrait néanmoins se poursuivre, sur de nouvelles bases, jusqu'en 2100 !


Toutes ces graines ont été l'objet de soins attentifs. Et les scientifiques ont pu constater que certaines d'entre elles avaient germé et donné de petites pousses. Cette expérience au long cours nous en apprend donc davantage sur l'étonnante vitalité de certaines graines.


Aujourd'hui, les botanistes sont d'ailleurs en mesure de comprendre pourquoi elles sont si résistantes. Ils ont même les moyens de leur donner une nouvelle vie.


De tels enseignements devraient être très utiles pour faciliter la reconstitution de certains milieux naturels, mis à mal par des calamités naturelles, ou pour améliorer l'entreposage, sur le long terme, de certains produits.


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Pourquoi y a-t-il des sulfites dans le vin ?

Pourquoi y a-t-il des sulfites dans le vin ?

9 décembre 2021· 2:00

Vous l'avez sans doute remarqué sur les étiquettes de vos bouteilles, le vin contient des sulfites. Mais quelle est cette substance et à quoi sert-elle ?


Des sulfites naturels et rajoutés


Durant le processus de fermentation alcoolique, les levures transforment les sucres du raisin en diverses substances, dont le dioxyde de soufre. Il s'agit d'un gaz appartenant à la famille des sulfites.


On le voit, une partie des sulfites contenues dans le vin est fabriquée, de manière naturelle, durant le processus de fermentation.


On rajoute cependant des sulfites au vin, le plus souvent sous la forme d'un composé inorganique, le métabisulfite de potassium. On emploie aussi le métabisulfite de sodium, qui est également utilisé comme conservateur alimentaire, pour les raisins secs ou les jus de fruits par exemple.


La quantité de sulfites présente dans le vin est réglementée. En principe, elle varie entre 5 et 200 mg/l.


Le rôle des sulfites


Si l'on ajoute des sulfites au vin, c'est en raison des vertus présentées par cette substance. Sans elle, l'élaboration du vin serait beaucoup plus difficile.


D'abord les sulfites sont de puissants antioxydants. En effet, ils empêchent ou retardent les réactions qui altèrent les aliments, et notamment celle de l'oxygène. Sans les sulfites, le vin pourrait devenir du vinaigre !


Par ailleurs, les sulfites ont une action antiseptique; ils neutralisent les micro-organismes qui pourraient altérer le vin.


Quelques réactions allergiques


En principe, la présence de sulfites, dans le vin et bien d'autres aliments, ne présente pas de risques particuliers pour la santé.


Certaines personnes y sont pourtant sensibles. Ces substances peuvent en effet provoquer des réactions allergiques, notamment chez les asthmatiques. Elles peuvent entraîner, dans des cas assez rares, des crises d'asthme assez sérieuses.


C'est pourquoi, dans certains pays, l'étiquette apposée sur la bouteille de vin doit mentionner la présence de sulfites dans la boisson. Les personnes concernées n'ont d'autre solution que d'éviter les aliments en contenant.


Il existe également des vins sans sulfites ajoutés, mais il n'est pas sûr que même un tel produit convienne aux personnes sensibles à ces substances.


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Pourquoi toutes les étoiles n'ont pas la même couleur ?

Pourquoi toutes les étoiles n'ont pas la même couleur ?

8 décembre 2021· 1:45

Les étoiles que nous observons dans le ciel, au moyen d'une lunette, ou d'un télescope, ont des couleurs variées. D'où viennent de telles différences ?


Des couleurs variées


Si on contemple les étoiles par un beau soir d'été, elles nous apparaissent le plus souvent de la même couleur. En effet, on les voit toutes plus ou moins blanches. Cette uniformité de couleurs est due à l'éloignement de ces étoiles. Aussi loin de nous, elles sont en effet peu lumineuses.


En fait, les étoiles ont bel et bien des couleurs variées. Il suffit, pour s'en rendre compte, de les observer avec une lunette ou un télescope.


On s'aperçoit alors que certaines étoiles sont plutôt bleues, alors que d'autres tirent vers le rouge ou vers le jaune.


Des étoiles classées en plusieurs catégories


La couleur des étoiles dépend en fait de leur température. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce sont les étoiles les plus chaudes qui sont bleues. Et elles deviennent rouges quand leur température s'abaisse.


C'est un peu le même phénomène qui se produit quand on chauffe une barre de fer. Au début de l'opération, elle prend une coloration rouge, avant de devenir blanche si on la chauffe plus longtemps. Une fois fondue, elle vire même au bleu.


Certaines étoiles arborent une couleur jaune, comme notre Soleil. Ce sont celles qui se situent entre les étoiles les plus chaudes et les plus froides.


Ces trois couleurs principales se déclinent, en fonction de leur température, en nombreuses nuances. C'est ainsi que, dès le XIXe siècle, l'astronome américain Henry Draper a classé les étoiles en sept catégories.


Ainsi, les étoiles les plus chaudes, qui sont très lumineuses et d'un bleu soutenu, appartiennent à la classe 0. Dans la catégorie suivante, la classe B, on trouve des étoiles où la température est un peu moins élevée; elles tirent plutôt vers un blanc bleuté.


Au contraire, les deux dernières classes, K et M, concernent les étoiles les plus froides. Dans la première, se trouvent des étoiles jaune orangé, tandis que la seconde regroupe des astres à la couleur rouge.



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La circoncision prévient-elle du Sida ?

La circoncision prévient-elle du Sida ?

7 décembre 2021· 2:08

Un certain nombre d'études semblent suggérer un lien possible entre la pratique de la circoncision et la prévention du sida. Les hommes circoncis seraient-ils donc protégés contre cette terrible maladie ?


Des résultats encourageants


Dans les années 1980, les médecins remarquent que dans certains pays africains, où la pratique de la circoncision est plus fréquente, le sida semble moins répandu. Mais il faudra attendre quelques décennies pour que les premières études donnent du crédit à cette constatation.


En 2005, en effet, des chercheurs proposent à un groupe de jeunes Sud-Africains de se faire circoncire. Près d'un an et demi plus tard, ils constatent que ces hommes présentent deux fois moins d'infections au virus du sida que l'autre groupe étudié, dans lequel les volontaires n'avaient pas été circoncis. Les uns et les autres avaient eu des pratiques sexuelles comparables.


Cette recherche, conduite par une équipe française, sur plus de 3.000 Sud-Africains, avait conclu que la circoncision pouvait réduire jusqu'à 60 % le risque de contamination au virus.


Une autre étude, menée en Ouganda et au Kenya, aboutissait, en 2007, à des résultats comparables : la pratique de la circoncision réduirait ce risque de moitié.


Une zone d'infection privilégiée


La circoncision consiste à retirer le prépuce, qui est la peau recouvrant le gland du pénis. Mais pourquoi une telle opération réduirait-elle les risques de contamination par le virus du sida ?


Cet effet protecteur s'expliquerait par la nature de la peau du prépuce. Elle serait en effet assez fragile et très perméable au virus du sida. En ôtant le prépuce, on réduirait ainsi la surface par lequel le virus pourrait s'introduire plus facilement dans l'organisme.


Les médecins ont également constaté qu'à la suite de la circoncision, la peau du gland avait tendance à s'épaissir. Elle pourrait ainsi mieux résister aux offensives du virus. Par ailleurs, l'opération pourrait faire disparaître certaines bactéries, qui faciliteraient la contamination.


Ce qui veut pas dire que la circoncision offre une protection totale contre le sida. Par conséquent, les méthodes habituelles de protection contre la maladie, comme l'usage du préservatif, ne doivent pas être abandonnées.


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Pourquoi parle-t-on de “pièges froids” lunaires ?

Pourquoi parle-t-on de “pièges froids” lunaires ?

6 décembre 2021· 2:02

De nouvelles études enrichissent sans cesse notre connaissance de la Lune. La dernière en date semble confirmer la présence, sur son sol, de dioxyde de carbone à l'état solide, dans des zones que les scientifiques appellent des "pièges froids".


Du dioxyde de carbone à l'état solide


En raison de la modeste inclinaison de son axe de rotation, des secteurs de la Lune restent continuellement dans l'ombre. Il s'agit surtout de certains cratères, situés notamment au pôle sud.


Dans ces régions, la température serait toujours inférieure à -210°C. Il y ferait donc encore plus froid qu'à la surface de la planète Pluton, où les températures sont pourtant extrêmes.


De telles conditions expliqueraient la présence de dioxyde de carbone sous forme de glace. Et il resterait dans cet état solide en permanence. Les zones concernées seraient très vastes, d'une superficie sans doute supérieure à 200 km2.


Ces "pièges froids" semblent se concentrer dans certains endroits, comme le cratère Amundsen. Toutes ces observations ont été faites sur la base de données recueillies durant 11 ans par un instrument embarqué à bord d'une sonde spatiale américaine.


Une découverte très utile


On sait que les projets de construction d'une base habitée sur la Lune sont assez avancés. Ils émanent notamment des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Pour les mener à bien, il est essentiel de trouver sur place des ressources propres à assurer la pérennité de ces missions.


C'est dans ce contexte que la découverte de dioxyde de carbone à l'état solide représente une bonne nouvelle pour les futurs explorateurs de la lune. En effet, cette substance pourrait leur permettre de fabriquer du carburant pour leurs engins et même certains métaux, comme l'acier.


Mais la présence de ces "pièges froids" pourrait également en apprendre davantage sur la façon dont se forment les composés organiques, ces molécules comprenant du carbone et de l'hydrogène. Elle pourrait aussi renseigner les scientifiques sur l'origine de l'eau sur la Lune.


Même si elle est fortement suspectée par les astronomes, il faudra cependant attendre que de futures missions lunaires confirment la présence sur la Lune de ce dioxyde de carbone à l'état solide.


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Quelle quantité d'oxygène la Lune contient-elle ?

Quelle quantité d'oxygène la Lune contient-elle ?

5 décembre 2021· 1:58

Après avoir été délaissée quelque temps, la Lune redevient un objectif majeur pour les grandes puissances. Il est même envisagé d'y édifier une station habitée, où vivraient les cosmonautes. De tels projets semblent d'autant plus réalisables que notre satellite naturel semble comporter des réserves suffisantes d'oxygène.


De l'oxygène emprisonné dans la roche


Dans quelques années, d'ci 2025 ou 2026, les États-Unis, la Russie et la Chine devraient commencer à mettre en œuvre leurs programmes de stations spatiales habitées sur la Lune.


Mais, pour que ces projets soient viables, encore faut-il que les cosmonautes trouvent sur place ce qui est indispensable à leur survie. À commencer par l'oxygène. Or, ce n'est pas dans la mince atmosphère de la Lune qu'on pourra l'y trouver.


En effet, elle est surtout composée d'hydrogène et de gaz comme l'argon et le néon. Et pourtant, de l'oxygène existe bel et bien sur notre satellite. Il est renfermé dans le régolithe, cet ensemble de roches et ces poussières qui recouvrent la surface de la Lune.


Comment récupérer l'oxygène ?


Et cet oxygène ne serait pas présent en petite quantité. En effet, on estime que ces roches lunaires contiennent environ 45 % d'oxygène. Dans chaque mètre cube de régolithe, ou pourrait puiser jusqu'à 630 kilos d'oxygène. De quoi faire vivre un homme durant deux ans.


Encore ne s'agit-il que de la couche de roches la plus superficielle. Si l'on pouvait exploiter ce régolithe en profondeur, il serait possible, d'après les calculs effectués, de fournir de l'oxygène à environ 8 milliards de personnes durant 100.000 ans.


De quoi assurer la pérennité de notre présence sur la Lune ! Mais il demeure cependant une difficulté : comment récupérer cet oxygène ? Le recours à l'électrolyse semble la méthode la plus prometteuse.


Cette technique ccnsiste à chauffer la roche à une température très élevée, puis à la soumettre au passage d'un courant électrique. Cette méthode permet de séparer l'oxygène des autres composants de la roche. On peut dès lors le récupérer.


Une entreprise belge serait déjà en train de mettre au point les appareils nécessaires, qui pourraient fonctionner, sur le sol lunaire, dès 2025.


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Qu'est-ce que le “fume event” dans un avion ?

Qu'est-ce que le “fume event” dans un avion ?

2 décembre 2021· 1:52

Il peut arriver que les passagers d'un avion soient victimes de ce que les Anglais appellent un "fume event". Cet incident peut avoir de graves conséquences sur la santé des personnes se trouvant à bord de l'avion.


De l'air comprimé


Autour des avions de ligne, qui volent à une très haute altitude, l'air est extrêmement froid. Pour que les passagers puissent respirer, cet air extérieur doit être comprimé, de manière à assurer la pressurisation de la cabine.


Ce sont les réacteurs qui fournissent cet air chaud comprimé. Cette opération est réalisée par des pièces lubrifiées au moyen d'huiles spécifiques. Puis cet air est refroidi et amené la pression adéquate.


Une atmosphère contaminée


En principe, la séparation entre l'air comprimé et les lubrifiants est assuré par des joints. Mais ces derniers peuvent s'user et devenir moins étanches. Dans ce cas, ils laissent filtrer un peu d'huile, qui se mêle à l'air comprimé.


Quand ce phénomène se produit, les passagers perçoivent une odeur caractéristique. Si une grande quantité d'huile passe dans le système de pressurisation, de la fumée peut même se dégager.


Dans ce cas, les passagers et le personnel de bord sont victimes d'un "fume event", appelé aussi syndrome aérotoxique.


De graves conséquences pour la santé


Cet air contaminé peut provoquer des problèmes de santé chez les personnes qui le respirent. La gravité des symptômes constatés dépend autant de la durée du phénomène que de son intensité.


Ainsi, les passagers, exposés à cet air toxique, peuvent ressentir des vertiges, des migraines ou une certaine détresse respiratoire. Des vomissements, des diarrhées ou encore une accélération du rythme cardiaque peuvent aussi se produire.


Les pilotes, ainsi que les hôtesses de l'air et stewards, sont, de par leur métier, les plus exposés à ce syndrome aérotoxique. L'exposition répétée à un air contaminé a provoqué chez certains une détérioration dramatique de leur santé.


Pour l'heure, aucun système efficace n'a été mis au point pour protéger l'atmosphère des cabines d'avion de ce danger. Il est vrai que, pour l'instant, le sujet semble assez peu évoqué.


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Pourquoi Christine Jorgensen est-elle devenue célèbre ?

Pourquoi Christine Jorgensen est-elle devenue célèbre ?

1 décembre 2021· 1:56

Au début des années 1950, l'Américaine Christine Jorgensen fut la première personne à rendre public son changement de sexe. Elle en tira, à l'époque, une certaine notoriété.


Une erreur de la nature


Christine Jorgensen était née, en 1926, dans le corps d'un homme. Elle se nomma donc d'abord George William Jorgensen et, d'après ses dires, se sentit tout de suite mal à l'aise dans son identité masculine.


Après son service militaire, en 1951, le jeune homme commence à prendre des hormones féminines. Il a entendu parler de cette chirurgie qui transformerait le corps d'un homme en celui d'une femme. Mais de telles pratiques sont interdites aux États-Unis.


Sur ces entrefaites, il apprend qu'un médecin danois réalise ces opérations de réattribution sexuelle. Il se rend alors au Danemark, où il subit une série d'opérations qui, ajoutées à une cure intensive d'hormones, lui donnent le corps d'une femme.


George William Jorgensen ne se revendiquait pas comme un homosexuel, mais comme une femme que la nature avait dotée, par erreur, d'un corps masculin.


Riche et célèbre


En 1953, l'ancien soldat fait un retour remarqué dans son pays. C'est une femme élégante qui descend de l'avion. Vêtue d'un manteau de fourrure et d'une écharpe de soie, maquillée avec soin, elle sourit aux photographes, qui immortalisent l'événement.


Dès lors, Christine Jorgensen devient une célébrité. Courtisée par Hollywood, elle tourne un film et apparaît dans de nombreuses émissions de télévision. Elle participe à des spectacles, où elle chante et joue la comédie. À deux reprises, la jeune femme écrit son autobiographie, qui trouve de très nombreux lecteurs.


En 1970, un film s'inspire même de son histoire. Christine Jorgensen est devenue un personnage en vue et fait rapidement fortune.


En 1959, elle annonce ses fiançailles avec un employé de bureau. Mais le mariage ne peut avoir lieu, la jeune femme étant toujours considérée comme un homme par l'état civil. À la suite de cette annonce, son fiancé perd d'ailleurs son emploi.


On lui a également prêté une liaison avec Joe DiMaggio, le célèbre joueur de base-ball. En 1989, Christine Jorgensen décède d'un cancer.


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Comment fabriquer du carburant à partir de l'air ?

Comment fabriquer du carburant à partir de l'air ?

30 novembre 2021· 2:04

L'utilisation des combustibles fossiles se traduit par l'émission d'importantes quantités de gaz à effet de serre. Aussi des solutions alternatives sont-elles activement recherchées. L'une d'entre elles, consistant à fabriquer du carburant à partir de l'air, pourrait se révéler prometteuse.


Du carburant extrait de l'air ambiant


Des chercheurs suisses ont en effet conçu un système permettant d'extraire du carburant de l'air ambiant. Leur invention est divisée en plusieurs compartiments. Dans le premier, les chercheurs capturent la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone présents dans l'air.


Ces deux composantes passent alors dans une seconde chambre où, par un processus où alternent chauffage et refroidissement, elles sont transformées en hydrogène et en monoxyde de carbone, un gaz inodore et incolore.


Les deux substances sont ensuite mélangées pour produire ce que les chercheurs appellent un "gaz de synthèse". Celui-ci est alors introduit dans un autre compartiment, où il est chauffé au moyen de panneaux solaires.


Soumis à cette action, le mélange devient liquide, et donne du méthanol, qui peut être utilisé comme carburant. Et, comme ce "gaz de synthèse est neutre en carbone, on peut trouver là une alternative intéressante aux carburants fossiles.


Un rendement qui devrait s'améliorer


Il a fallu 24 heures pour produire environ 100 litres de ce gaz de synthèse, desquels on a pu extraire 0,05 litre de méthanol pur. Un tel rendement peut sembler décevant. En effet, il serait de l'ordre de 5 %, ce qui peut sembler peu.


Mais les chercheurs rappellent que le seul but de cette expérience était de démontrer que le système imaginé était au point et pouvait donner du carburant. Ils sont persuadés que le concept peut être amélioré. D'après eux, on pourrait rapidement atteindre un rendement de 20 %.


Ils insistent sur le grand intérêt de ce mécanisme, en termes de neutralité carbone. En effet, il permettrait d'éviter totalement l'émission de gaz à effet de serre si les matériaux des installations nécessaires au fonctionnement du système provenaient eux-mêmes d'énergies renouvelables.


De plus amples recherches seront cependant nécessaires pour rendre la processus de fabrication opérationnel. Il faudra donc attendre un peu pour voir ce nouveau carburant commercialisé.


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D'où vient notre conscience ?

D'où vient notre conscience ?

29 novembre 2021· 1:52

La conscience traduit la capacité de l'être humain à connaître son environnement et à se percevoir comme un être individualisé et pensant. La manière dont cette conscience se manifeste continue de faire l'objet de nombreux travaux scientifiques. L'un des derniers en date s'interroge sur ce qu'on peut appeler le "flux continu" de la conscience.


Deux mécanismes mentaux


Selon un article de "Science et vie", paru le 15 novembre 2021, notre attention au monde et à nous-mêmes se manifesterait par deux processus mentaux distincts.


L'un, tourné vers l'extérieur, nous conduit à nous concentrer sur ce que nous faisons. L'autre, tourné vers l'intérieur, nous ramène à notre monde personnel. Chacun met en œuvre un réseau neuronal spécifique.


Une expérience spécifique


Des chercheurs ont voulu savoir quels mécanismes cérébraux étaient impliqués dans ces incessants allers-retours entre ces deux modes d'être, au monde et à soi.


Pour comprendre cette alternance, ils ont mené une expérience sur un peu moins de 100 personnes. Certaines étaient pleinement conscientes, d'autres sous l'effet de sédatifs ou plongés dans un état végétatif. Dans ce dernier cas, les chercheurs avaient obtenu l'accord des familles.


Pour mener leur recherche, les scientifiques ont utilisé des techniques d'imagerie fonctionnelle, qui saisissent la manière de fonctionner du cerveau.


Le fonctionnement des appareils a été modifié, pour l'adapter à l'objet de la recherche. Il s'agissait notamment de pouvoir capter les alternances très rapides, entre un mode de fonctionnement cérébral et un autre.


Un véritable circuit temporel


Les résultats ont permis d'identifier jusqu'à huit réseaux cérébraux impliqués dans ce fonctionnement alternatif de la conscience. Les chercheurs se sont aperçus qu'ils semblaient organisés par paires.


Le mode d'activation de chaque paire de réseaux neuronaux semble répondre à un rythme propre. Mais chacun paraît cependant corrélé aux autres réseaux, comme si le cerveau mettait en branle l'un ou l'autre réseau selon un schéma prédéterminé.


Il est à noter que, pour les patients inconscients, l'alternance entre l'attention à l'extérieur et le monde intérieur semblait déconnectée du véritable "circuit temporel" mettant en action les autres réseaux neuronaux.


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Les animaux pleurent-ils de tristesse ?

Les animaux pleurent-ils de tristesse ?

28 novembre 2021· 1:57

De nos jours, les animaux ne sont plus considérés comme des êtres sans états d'âme. Ainsi, nous nous demandons s'ils ressentent des émotions et de quelle manière ils les expriment. Les animaux manifesteraient-ils leur tristesse par des larmes ?


Certains animaux pourraient-ils pleurer d'émotion ?


Il est tout à fait possible de voir un animal pleurer. Mais, le plus souvent, ces larmes ont un rôle physiologique. Comme ceux des humains, les yeux des animaux doivent être lubrifiés. Les larmes permettent aussi d'évacuer un corps étranger.


Mais les animaux pleurent-ils de tristesse ? Certains éthologues le prétendent. Ils rappellent, à cet égard, que certaines espèces, comme le gorille ou l'éléphant, seraient plus prédisposées que d'autres à verser ces pleurs d'émotion.


Ils citent ainsi l'exemple d'un éléphanteau, né dans un zoo chinois. Abandonné à la naissance par sa mère, le petit animal aurait pleuré à chaudes larmes durant des heures.


La tentation de l'anthropocentrisme


La difficulté principale est que, pour répondre à la question posée, il faut manier des notions subjectives. Comment pourrions-nous savoir si les animaux partagent ce que les humains appellent une émotion ?


En effet, ils ne pourront jamais nous dire s'ils sont tristes. Ni même s'ils savent ce qu'est la tristesse, telle que l'envisage un homme.


Comment peut-on être sûr que les larmes que verse l'éléphanteau sont la manifestation d'un désarroi que l'abandon par sa mère ne pourrait que provoquer, du moins selon nos critères humains ?


Les larmes qui coulent de ces yeux, ou de ceux du gorille, ne sont-ils pas des sortes de stratagèmes, destinés à attirer l'attention des congénères ? Par ailleurs, les personnes qui vivent avec un animal de compagnie ont remarqué que, pour exprimer une émotion, celui-ci dispose d'autres registres que celui des larmes.


Il peut pousser certains cris ou se comporter de manière différente. Autrement dit, il faut éviter de tomber dans le piège de l'anthropocentrisme. En effet, nous avons souvent tendance à penser que les animaux réagissent de la même manière que les humains ou éprouvent les mêmes émotions qu'eux. Or, dans l'état actuel de nos connaissances, nous n'en savons tout simplement rien.


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3 épisodes inédits pour ce week-end !

3 épisodes inédits pour ce week-end !

26 novembre 2021· 6:54

1/ Pourquoi la couleur bleue du drapeau français vient-elle de changer ?

https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/


2/ Pourquoi les cheveux gris n'existent pas ?

https://www.chosesasavoir.com/podcast/incroyable/


3/ Quelle est la plus vieille affaire criminelle de l'Histoire ?

https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/


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Quelle est l'énigme (résolue) des momies du Tarim ?

Quelle est l'énigme (résolue) des momies du Tarim ?

25 novembre 2021· 2:01

Les très anciennes momies découvertes dans le bassin du Tarim, dans l'actuelle province chinoise du Xinjiang, ont suscité bien des interrogations sur l'origine des individus inhumés. Une étude récente met fin au mystère.


Des momies étonnamment bien conservées


Certaines de ces momies du bassin du Tarim remonteraient à 2.000 ans avant notre ère. Elles ont été déposées dans des cercueils en forme de barques, recouverts de peaux de bête et de fleurs.


L'emplacement des sépultures était indiqué par des poteaux fichés en terre, peints en noir ou en rouge. L'une des momies représente une femme, portant encore ses longs cheveux, coiffée d'une toque de feutre et vêtue d'une jupe à franges.


À l'intérieur des tombes, les momies sont entourées d'objets familiers, comme des arcs, des bracelets ou des paniers tressés avec de la paille de blé.


Mais ce qui a le plus frappé les archéologues, c'est l'état de conservation parfaite de ces momies. Il semble que les conditions extrêmes du désert les aient gardées de toute corruption.


Plus étonnant encore : les traits du visage, qu'on retrouvait presque intacts, évoquaient plus une origine européenne qu'une ascendance asiatique. Les individus momifiés avaient en effet des cheveux clairs, les yeux ronds et le nez droit. La découverte de ces momies a suscité bien des hypothèses.


Une origine locale


Membres d'une équipe de recherche internationale, des scientifiques ont voulu en avoir le cœur net. Pour cela, ils ont procédé à l'analyse génétique de plusieurs momies, d'âges divers.


Elle a révélé que les individus momifiés ne venaient pas d'Occident, comme on le croyait parfois. Ils appartenaient à des populations d'origine locale. En effet, ils descendraient de peuples assimilés par les scientifiques à un groupe appelé Ancien Nord Eurasien.


Cette population locale aurait disparu voilà environ 10.000 ans. Leurs descendants, qui avaient donc l'habitude de momifier leurs morts, auraient constitué une sorte d'isolat génétique.


Ce qui ne les aurait pas empêchés d'adopter les coutumes et le mode de vie des peuples qui les entouraient. On peut citer ainsi la fabrication du fromage, la fermentation du lait ou encore la culture des céréales.


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Comment des femelles condors se reproduisent-elles sans mâles ?

Comment des femelles condors se reproduisent-elles sans mâles ?

24 novembre 2021· 1:59

Une découverte étonnante vient d'être faite dans un zoo californien. Des chercheurs se sont en effet aperçus que des femelles condors avaient conçu des petits sans l'intervention d'un mâle.


Des oisillons conçus sans père


Oiseau de proie à la large envergure, le condor vole à une haute altitude. Victimes d'une chasse intensive, ces oiseaux sont menacés d'extinction depuis des décennies. Seul un programme spécifique de protection a pu sauver l'espèce d'une disparition totale.


En étudiant le mode de reproduction de ces volatiles, des chercheurs américains ont eu une surprise. En effet, ils ont constaté que certains œufs étaient dépourvus de tout matériel génétique mâle.


Ils en ont conclu que les condors femelles avaient conçu ces poussins sans l'aide d'aucun mâle. Ce mode de reproduction particulier, connu depuis le XVIIIe siècle, s'appelle la parthénogénèse.


Des naissances par parthénogénèse


Ce mode de reproduction existe chez certains insectes, comme les fourmis ou, les abeilles. On le rencontre aussi, parfois, chez les oiseaux ou les poissons.


Dans de tels cas, il s'agit de parthénogénèse facultative. Elle désigne le mode de reproduction exceptionnel de femelles se reproduisant habituellement de manière sexuée et qui, en l'absence de mâles fertiles, se débrouillent toutes seules, en quelque sorte, pour donner naissance à des petits.


Or, dans le cas de ces femelles condors, il y avait des mâles à proximité, propres à la reproduction. Elles s'étaient même accouplées avec eux, concevant ainsi leurs poussins de manière normale.


Il s'agirait donc, du moins chez les oiseaux, du premier cas constaté de parthénogénèse facultative, et ce en présence de mâles fertiles. Il est d'ailleurs possible que, dans la nature, de tels cas ne soient pas isolés.


En tous cas, les jeunes condors issus de la parthénogénèse ont tout de suite paru assez fragiles. Les deux oiseaux nés de cette manière étaient en mauvaise santé et de petite taille.


Et de fait, ils sont morts jeunes, aux alentours de 2 ans et 8 ans, alors que les condors vivent souvent jusqu'à 50 ans. Il est cependant impossible, pour l'instant, d'attribuer ces décès précoces au mode de conception de ces oiseaux.


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Qu'est-ce que la “glace noire” ?

Qu'est-ce que la “glace noire” ?

23 novembre 2021· 2:07

Les scientifiques n'avaient encore pu observer toutes les formes de l'eau. Avec la mise au point d'un échantillon stable de "glace noire", le quatrième état de l'eau, c'est désormais chose faite.


Une glace aux propriétés très différentes


Sur Terre, nous connaissons l'eau sous trois formes : liquide, solide et gazeuse. Mais, depuis la fin des années 1980, les scientifiques pensaient qu'elle pouvait se présenter sous une quatrième forme : celle d'une glace particulière, qu'on appelle "superionique" ou "noire".


Très récemment, les chercheurs ont pu observer un échantillon de cette glace, qu'on ne trouve pas à l'état naturel sur notre planète. En effet, elle ne se forme que dans des conditions de très forte pression et de températures extrêmes.


Sous l'effet de ces facteurs, les atomes d'oxygène et d'hydrogène qui constituent l'eau vont se dissocier. Les premiers se structurent d'une autre manière, tandis que les seconds se déplacent librement.


Cette glace ne ressemble en rien à celle que nous connaissons. Elle est chaude et présente moins de densité. Elle se révèle également une excellente conductrice, au même titre que le métal. Enfin, sa réaction à la lumière lui donne une coloration sombre, d'où son nom.


Un échantillon de glace noire plus stable


Pour mieux connaître les propriétés de cette glace superionique, il fallait pouvoir l'observer. En effet, toute la difficulté consiste à recréer des conditions de température et de pression qui n'existent pas sur Terre et qu'il est délicat de reconstituer en laboratoire.


En 2019, des chercheurs arrivent enfin à reproduire ces conditions extrêmes. Mais l'échantillon qu'ils obtiennent, très instable, ne se maintient que quelques nanosecondes.


Deux ans plus tard, d'autres scientifiques ont réussi à stabiliser cette glace noire. Pour y parvenir, ils ont eu recours à une technologie innovante : un puissant accélérateur de particules et une cellule à enclume de diamant, capable d'atteindre des niveaux de pression et de température très élevés, ont ainsi permis la production de cet échantillon.


Ces recherches devraient permettre de mieux comprendre les conditions dans lesquelles cette glace noire doit certainement se former dans des planètes géantes comme Neptune ou Uranus.


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Pourquoi la Nasa va-t-elle lancer une « mission de défense planétaire » ?

Pourquoi la Nasa va-t-elle lancer une « mission de défense planétaire » ?

22 novembre 2021· 1:53

Des milliers d'astéroïdes évoluent dans l'espace. Même si les scientifiques écartent tout danger réel de collision avec la Terre, ils préfèrent tout de même prendre leurs précautions. C'est pourquoi la NASA vient de lancer une mission dont le but est de dévier la trajectoire d'un astéroïde.


Un risque improbable, mais pris au sérieux


Les scientifiques excluent, même dans un avenir assez lointain, tout véritable risque de collision de notre planète par un des 27.000 astéroïdes qui évoluent dans les parages de la Terre. Ils évaluent cette probabilité, d'ici l'an 2300, à un peu plus de 0,050 %.


Mais ils n'en prennent pas moins leurs précautions, au cas, même improbable, où l'un de ces corps célestes menacerait la Terre. La NASA a donc prévu de lancer un satellite contre un astéroïde, afin de voir dans quelle mesure le premier pourrait dévier la trajectoire du second.


Même si, malgré toutes les prévisions, un astéroïde devait présenter un risque pour notre planète, les scientifiques ne seraient pas pris au dépourvu.


Un satellite à l'assaut d'une lune


Le 23 novembre 2021, un satellite devrait donc être envoyé dans l'espace pour mener à bien cette mission de "défense planétaire". La cible choisi est Dimorphos, qui tourne autour d'un gros astéroïde du nom de Didymos.


Plus haute que la statue de la Liberté, cette lune à 160 mètres de diamètre. Le satellite devrait être propulsé contre sa cible à une vitesse de 24.000 km/h. Sous la violence de l'impact, des tonnes de matière devraient être éjectées dans l'espace.


Et pourtant, compte tenu des distances en cause, ce n'est qu'une chiquenaude. Elle devrait cependant suffire, d'après les scientifiques, à dévier légèrement la trajectoire de Dimorphos.


En effet, il est probable que son orbite soit modifiée, peut-être d'environ 1 %. Mais les astronautes de la NASA veulent en apprendre davantage, en lançant un petit satellite d'observation, juste après le choc.


En effet, ils savent que l'efficacité de la mission, et donc l'ampleur de la déviation, dépend de nombreux facteurs, comme la composition et la surface de l'astéroïde ou encore l'angle d'impact.


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Qu'est-ce que le paradoxe de Simpson ?

Qu'est-ce que le paradoxe de Simpson ?

21 novembre 2021· 1:50

Décrit pour la première fois en 1951, par le statisticien Edward Simpson, le paradoxe auquel il a donné son nom prouve que, selon la manière dont on les présente, les mêmes données ne signifient pas la même chose.


Des chiffres qui ne disent pas la même chose


Pour comprendre ce paradoxe de Simpson, il faut partir d'un exemple concret. Ainsi, prenons le cas d'un patient à la recherche du meilleur traitement pour soigner les calculs rénaux.


Le médecin interrogé lui indique deux traitements possibles, l'un, le premier traitement, efficace dans plus de 80 % des cas, l'autre, le second traitement, n'ayant soulagé qu'un peu plus de 75 % des malades.


Sans hésiter, le patient choisit le premier traitement. Mais le médecin l'invite alors à y regarder de plus près. Le premier traitement paraît plus efficace de manière globale, comme le taux de guérison semble le démontrer.


Mais quand on décompose ce chiffre en sous-groupes, on obtient le résultat inverse. En effet, pour les petits comme pour les gros calculs rénaux, ce traitement est en fait moins efficace. Mais, en faisant la moyenne des chiffres de guérison des petits et des gros calculs, on arrive pourtant à un chiffre supérieur au second traitement, qui se révèle plus efficace quand on entre dans le détail.


Le facteur de confusion


Comment expliquer un tel paradoxe ? L'une des raisons possibles est la présence de ce qu'on appelle un facteur de confusion. Dans l'exemple cité, il s'agit de la taille des calculs rénaux.


Ce facteur joue en effet un grand rôle dans le choix du traitement. De fait, le second traitement, même s'il a l'air de fonctionner moins bien pour l'ensemble des calculs, est plus efficace pour les gros calculs.


Ce facteur de confusion influe aussi sur l'effet constaté, c'est-à-dire les chances de guérison. Il faut donc être bien conscient de la présence de cet élément, pour pouvoir interpréter correctement les données.


De même, regrouper des données, sans prendre en compte les spécificités propres à chaque groupe, peut également conduire à des interprétations erronées.


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Que contient le Codex Leicester ?

Que contient le Codex Leicester ?

18 novembre 2021· 1:55

Le Codex Leicester est un célèbre ouvrage du XVIe siècle, dû à la plume fertile de Léonard de Vinci. Comme beaucoup d'œuvres du maître italien, ce célèbre manuscrit contient des observations étonnamment modernes.


Le livre le plus cher du monde


Le Codex Leicester a sans doute été écrit entre 1508 et 1510. Il a été rédigé dans une écriture spéciale, dite "spéculaire". Elle consiste à rédiger le texte à l'envers. Il faut donc le placer devant un miroir pour pouvoir le lire.


L'ouvrage est composé de 18 feuillets, d'une écriture très serrée. Les feuilles étant pliées en deux et les deux côtés de chacune d'entre elles étant écrits, le manuscrit comprend 72 pages au total.


Accompagnant le texte, de nombreux croquis, dessins et diagrammes précisent la pensée de l'auteur. Au cours des siècles, le manuscrit est passé de mains en mains. En 1717, il est acheté par le premier comte de Leicester, qui lui a donné son nom.


Œuvre d'un illustre génie, le Codex Leicester voit son prix augmenter toujours plus. C'est pourquoi il est souvent acquis par des milliardaires : Armand Hammer, en 1980, puis Bill Gates qui, en 1994, l'achète pour la coquette somme de 30 millions de dollars. Ce qui en fait le livre le plus cher du monde.


Un recueil d'observations


Le Codex Leicester est un recueil d'observations, sur des sujets divers. L'hydraulique est celui qui occupe la majeure partie du livre.


En effet, Léonard de Vinci s'intéresse à la manière dont s'écoule l'eau des rivières. Il imagine de quelle manière son écoulement peut être modifié par la présence de divers obstacles sur son parcours.


Le savant en tire des enseignements sur le travail de l'érosion ou la meilleure façon de construire un pont. Réfléchissant aussi à la genèse des montagnes, Léonard de Vinci anticipe de plusieurs siècles la théorie de la tectonique des plaques.


La Lune suscite également son intérêt. Il pense qu'il y a de l'eau à sa surface et que ce sont les vagues agitant la mer lunaire qui expliquent la luminosité du satellite de la Terre.


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Pourquoi les requins attaquent-ils les Hommes ?

Pourquoi les requins attaquent-ils les Hommes ?

17 novembre 2021· 1:51

Il arrive que les requins s'en prennent à l'homme. Mais ces attaques sont assez rares, moins de 60 par an dans le monde. Des chercheurs australiens en proposent une explication.


Une peur irraisonnée


Ces attaques sont surtout le fait de certaines espèces, comme le requin blanc, le requin tigre ou encore le requin bouledogue. Leurs victimes sont surtout des surfeurs.


Même si ces attaques sont rares, elles entretiennent une sorte de psychose. Le sentiment de peur est alors d'autant plus irraisonné qu'on ne comprend pas pourquoi les requins s'en prennent aux humains.


Pour rassurer la population, les autorités entreprennent parfois des campagnes de chasse, qui rendent encore plus vulnérables des espèces de requins parfois menacées d'extinction.


Une très mauvaise vue


Des scientifiques australiens se sont intéressés à ces attaques de requins. Au terme de leurs recherches, ils croient en avoir trouvé la raison.


Selon eux, elle résiderait dans la mauvaise vue des requins. Ces grands poissons seraient en effet quasiment incapables de discerner les couleurs ou de distinguer les formes avec une certaine précision.


Le pouvoir de résolution de l'œil du requin serait six fois inférieur à celui de la vision humaine. Et ce serait encore pire pour les jeunes requins, qui attaquent souvent les surfeurs.


Pour s'en assurer, les chercheurs ont voulu se mettre, en quelque sorte, à la place des requins. Pour cela, ils ont mis au point un programme informatique qui imitait la manière de voir des squales. Ainsi équipés, ils ont filmé, dans un bassin, les évolutions d'une otarie et d'un lion de mer, qui sont les proies de prédilection des requins.


Ils se sont alors aperçus que les mouvements des surfeurs allongés sur leurs planches, battant des pieds et ramant avec leurs bras, étaient très comparables, du point de vue du requin, aux signaux de mouvement des animaux qu'il chasse d'ordinaire.


Les chercheurs ont cependant précisé que les surfeurs utilisant des planches courtes, appelées "shortboards", étaient plus exposés aux attaques. Une fois allongés sur ces planches, ils étaient plus facilement pris pour des otaries par les requins rôdant dans les parages.


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Pourquoi est-on fatigué après avoir pleuré ?

Pourquoi est-on fatigué après avoir pleuré ?

16 novembre 2021· 1:55

Quand on pleure, à la suite d'une émotion ou d'une source de stress, on ressent souvent une impression de fatigue. Comment expliquer un tel phénomène ?


Les pleurs et la libération d'hormones spécifiques


Nous pleurons quand nous éprouvons une forte émotion, dont les causes sont diverses. Les pleurs sont provoqués par un événement triste, une réaction de colère ou même de joie. Pour faire face au stress provoqué par ces émotions, l'organisme libère certaines hormones.


C'est le cas de l'ocytocine. Qualifiée parfois d'"hormone du bonheur", elle joue un rôle essentiel dans certains de nos comportements. De son côté, la vasopressine active la circulation du sang et régit l'anxiété.


En cas de pleurs, deux autres hormones, sécrétées par des glandes situées au-dessus des reins, jouent un rôle majeur : l'adrénaline et le cortisol.


La première module la pression artérielle et le rythme cardiaque. Quant au second, il apporte au corps l'énergie qui lui est nécessaire pour faire face au stress.


En plus de ces hormones, l'organisme produit une plus grande quantité d'adénosine triphosphate, une molécule qui, elle aussi, contribue à lui fournir de l'énergie. Elle est prélevée sur les réserves de glucose et d'acides gras de l'organisme.


À l'origine, la libération de ces substances devait préparer l'organisme à affronter des situations difficiles ou même dangereuses. Leur rôle était donc de contribuer à la survie des individus.


Un organisme vidé de son énergie


En apportant à l'organisme l'énergie nécessaire et en le préparant à soutenir les effets du stress, ces hormones l'ont mis en état de mieux le supporter.


Mais quand les pleurs s'arrêtent, l'organisme cesse de les fabriquer. Les larmes contribuent d'ailleurs aussi à les évacuer. Privé de cette source d'énergie, vous vous sentez soudain plus las, comme après un effort physique.


Mais ce sentiment de fatigue a une autre cause, musculaire celle-là. En effet, l'action de pleurer fait travailler des muscles qui, d'ordinaire, sont peu sollicités. Il s'agit de certains muscles de la poitrine, de la gorge ou du menton.


La mobilisation de ces muscles rarement utilisés donne l'impression d'un surcroît de fatigue.


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Pourquoi les pandas ont-ils un pelage noir et blanc ?

Pourquoi les pandas ont-ils un pelage noir et blanc ?

15 novembre 2021· 1:50

Comme celui des zèbres ou des girafes, le pelage des pandas géants intrigue depuis longtemps les zoologues. Une nouvelle étude nous révèle à quoi il servirait.


Un art du camouflage


Le pelage du panda géant est bicolore, partagé entre le noir et le blanc. Le plus souvent, l'entourage des yeux, les oreilles et les pattes sont noires, tandis que la tête et le reste du corps sont blancs.


Jusque là, les scientifiques ignoraient pourquoi la fourrure du panda avait cet aspect. De nouvelles recherches, menées par une équipe internationale, lèvent le voile sur cette énigme.


Ce pelage noir et blanc permettrait au panda de se cacher des prédateurs. Les taches noires de la fourrure se confondraient avec les arbres présents dans le milieu naturel de l'animal. Quant aux portions blanches de la fourrure, elles permettraient au panda de rester inaperçu l'hiver, sur un arrière-plan neigeux fréquent.


Des animaux peu visibles dans leur milieu naturel


Un détail a contribué à convaincre les chercheurs anglais, qui ont participé à l'étude. Sur les photos envoyées par leurs confrères chinois, ils n'ont pas pu distinguer les pandas géants, pourtant bien présents sur les clichés.


Et pourtant les hommes ont de meilleurs yeux que certains félins, prédateurs naturels des pandas. Par ailleurs, les contrastes produits par les taches noires et blanches du pelage de l'animal contribueraient, par une sorte d'illusion visuelle, à brouiller la forme et les contours des pandas.


Il ne faut pas non plus oublier que, dans la nature, le pelage de ces animaux est souvent maculé de boue et de terre. Ce qui le rend encore moins visible à ses éventuels prédateurs.


Vous ne voyiez peut-être pas le panda comme un champion du camouflage. Vous pensez sans doute à ces nombreuses vidéos où les animaux paraissent bien visibles. Mais c'est qu'ils ne sont pas vus dans leur milieu naturel.


D'abord les pandas sont observés de plus près que ne le feraient leurs prédateurs dans la nature. Ensuite, si leur pelage se distingue nettement, c'est parce qu'on le voit dans un zoo, donc un environnement qui n'est pas le leur.



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