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Que sont les ronnagrammes ?
Nous connaissons tous des unités de mesure comme le kilo ou la tonne, couramment employées pour connaître le poids de tel ou tel objet. Mais la science progresse et doit mesurer le poids d'objets extrêmement lourds ou, au contraire, d'une très grande petitesse.
Ces unités de mesure courantes ne peuvent y parvenir. C'est pourquoi, depuis 1991, le systèmes international d'unités (SI), ou système métrique, a adopté d'autres unités de mesure, mieux adaptées à la mesure du poids d'objets très volumineux.
Les noms de ces nouvelles unités de mesure sont dérivés de lettres de l'alphabet grec. Il s'agit du "zetta", qui représente un trilliard, soit mille milliards de milliards, et du "yotta". Celui-ci vaut un quadrillion, autrement dit un million de milliards de milliards.
Un "zetta" s'écrit avec 21 zéros derrière le chiffre considéré, le "yotta" avec 24 zéros.
De tels chiffres donnent le vertige. Et pourtant ils ne suffisent pas à rendre compte de certaines réalités. En effet, ils ne permettent pas, par exemple, de mesurer, de manière commode, le poids d'une planète comme la Terre ou, au contraire, celui des objets de l'infiniment petit.
C'est pour remédier à cette défaillance que de nouvelles unités de mesure viennent d'être adoptées par la Conférence générale des poids et mesures (CGPM), l'autorité chargée de contrôler ce domaine.
Ces nouveaux préfixes, comme on les appelle aussi, sont le ronna, qu'on désigne, de manière abrégée, par un R majuscule, et le quetta, ou Q. Ainsi, les scientifiques ont calculé que la Terre pesait environ 6 ronnagrammes.
Pour apprécier ce que signifie un tel chiffre, il faut imaginer un "6" suivi de 27 zéros. Écrit en entier, il serait évidemment très incommode à manipuler. Quant au "quetta", qui mesure des volumes encore plus grands, il prévoit un chiffre suivi de 30 zéros.
De leur côté, le poids des objets extrêmement petits sera désormais mesuré par les nouvelles unités que sont le "ronto" (r) et le "quecto" (q). Ils comportent, eux aussi, un très grand nombre de zéros, mais derrière la virgule.
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Qu'est-ce qu'une bombe “sale” ?
Par la voix de son ministre de la Défense et celle du chef d'état-major des armées, la Russie a récemment accusé l'Ukraine de fabriquer une bombe "sale", destinée à frapper son territoire.
Des allégations qui ont été repoussées par l'Ukraine et les Occidentaux. Mais qu'entend-on par le terme de "bombe sale"? Il s'agit d'une bombe contenant à la fois des explosifs et des matières radioactives. Elles peuvent être constituées de déchets militaires, médicaux ou industriels.
Ce terme de bombe "sale", ou DDR, pour "dispositif de dispersion radiologique", est réservé aux bombes contenant des matières radioactives. Il ne désigne donc pas, en principe, les bombes biologiques, qui dispersent un virus, ou les bombes chimiques, qui peuvent répandre un produit nocif, comme le gaz moutarde par exemple.
Comme les armes chimiques et biologiques, les bombes sales sont interdites par les conventions internationales chargées de réglementer l'usage des armes de guerre.
Malgré la présence de matières radioactives dans ces engins, ils ne sont pas assimilés à des bombes nucléaires. En effet, les éléments radioactifs y sont en trop faible quantité pour provoquer des maladies mortelles.
Ce qui n'en fait pas pour autant des armes inoffensives. En effet, l'explosion même de la bombe peut faire des victimes. Pourtant, ces bombes sont plutôt considérées comme des armes de "perturbation massive", et non de "destruction massive", comme les bombes nucléaires.
Leur objectif principal n'est donc pas tant de faire des victimes que de provoquer la panique dans la population. En contaminant des zones entières, une bombe sale peut aussi désorganiser la vie d'un pays.
Cette bombe radiologique peut donc représenter un réel danger, d'autant qu'elle peut être utilisée par des groupes terroristes ou des militants nationalistes. Ainsi, en 1995 et 1998, des séparatistes tchétchènes ont tenté, sans succès, de faire exploser des bombes sales à Moscou et près de Grozny, la capitale tchétchène.
Des militants d'Al-Qaïda et des opposants au gouvernement du Bangladesh ont également été soupçonnés, au début des années 2000, de vouloir utiliser une bombe radiologique.
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Qui Otzi, l'homme des glaces ?
L'homme d'"Ötzi" a été découvert par hasard en 1991. Sa dépouille était emprisonnée dans un glacier des Alpes italiennes, à proximité de la frontière autrichienne. La trouvaille est due à la fonte accélérée du glacier.
Préservé par le froid, le corps momifié est étonnamment bien conservé. D'après les observations des scientifiques, c'est celui d'un homme d'environ 45 ans, mesurant à peu près 1,60 mètre.
La datation au carbone 14 permet d'estimer que cette momie remonte à une période comprise entre 3.350 et 3.100 avant notre ère. Elle aurait donc plus de 5.000 ans. Mais d'autres datations ont été proposées.
l'armement retrouvé auprès de l'homme d'Ötzi, un arc en bois et des flèches, laisse penser qu'il s'agissait d'un chasseur. Il était aussi armé d'une hache à la lame de cuir et d'un poignard en silex.
Cet homme du Néolithique possédait aussi de l'amadou, sans doute pour allumer du feu, et des champignons, peut-être à usage médicinal. Il ne s'était pas aventuré à de pareilles altitudes sans s'habiller chaudement.
Il était en effet vêtu de plusieurs couches de vêtements : un pagne en peau de chèvre, une ample veste en cuir et une grande cape. Sans oublier de confortables jambières et un bonnet en fourrure.
L'homme d'Ötzi ne se déplaçait pas non plus sans une hotte, dans doute attachée sur son dos, deux récipients en écorce de bouleau et un petit sac.
L'examen de la dépouille semble indiquer que le chasseur, sans doute victime d'une attaque par quelque ennemi, n'était pas en très bonne santé. Il devait notamment souffrir d'arthrose.
Son organisme semblait également infesté par un parasite provoquant des crises qui, dans certains cas, peuvent provoquer la mort du patient. Les champignons retrouvés à côté du cadavre sont d'ailleurs connus pour détruire ce parasite.
L'état de la momie révèle par ailleurs plusieurs fractures, dues sans doute à des chutes ou aux conséquences d'une possible rixe. Enfin, il aurait été transpercé par une flèche et aurait reçu un coup de couteau à la main.
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Pourquoi les galaxies sont-elles plus vieilles que prévu ?
Les astronomes fondaient de grands espoirs sur le télescope James Webb, lancé en décembre 2021. Et ils avaient bien raison. Ce remarquable instrument vient en effet de leur livrer des informations qu'ils n'attendaient pas si tôt.
Elles sont en rapport avec la formation des galaxies. C'était en effet l'une des missions du télescope : observer la manière dont se sont formées les premières galaxies, peu de temps après le Bing Bang qui, rappelons-le, remonte à environ 13,8 milliards d'années.
Or, les images apportées par le télescope ont provoqué l'étonnement des scientifiques. En effet, elles montrent que des galaxies ont pu apparaître à une date bien plus précoce que ce qu'on imaginait jusque-là.
Les données fournies par le télescope ont permis d'identifier de très anciennes galaxies. L'une d'elles se serait même formée 350 millions d'années après le Big Bang. Soit 50 millions d'années de moins que la galaxie considérée jusque-là comme la plus vieille de l'univers.
Ces galaxies sont non seulement plus précoces que prévu mais aussi plus nombreuses. Les astrophysiciens les imaginent donc assez massives. Et, dès lors, ils se demandent comment ces galaxies ont pu forger autant d'étoiles en si peu de temps. Il s'agirait également de galaxies plus petites que la Voie Lactée.
Les observations du télescope James Webb conduisent à revoir certains modèles. Les scientifiques doivent notamment admettre, ce qu'ils jugeaient improbable jusque-ici, que des galaxies ont pu apparaître seulement 100 millions d'années après le Big Bang.
Le télescope permet aussi d'appréhender l'allure de ces galaxies. Et, là encore, les astronomes ont éprouvé une surprise. Ils n'imaginaient pas qu'elles pouvaient avoir une forme aussi régulière, aussi "tranquille", pour reprendre le terme utilisé par l'un d'eux.
Ce qui, là encore, remet en cause la manière dont les scientifiques envisageaient la formation de ces premières galaxies, au sein d'un univers encore très agité.
Le télescope aura encore à fournir d'autres données, notamment pour préciser la forme exacte de ces très vieilles galaxies, mais aussi la distance qui nous en sépare.
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Quels comportements le paracétamol favorise-t-il ?
Le paracétamol est un médicament bien connu, qui permet de combattre la fièvre, une rage de dents ou des douleurs articulaires. C'est l'antalgique le plus utilisé, dans notre pays comme dans le reste du monde. Pour ne prendre qu'un exemple, près d'un quart des Américains en consomment chaque semaine.
La dose recommandée de ce médicament en vente libre est d'un gramme. Cette prise peut être renouvelée trois fois par jour, en respectant un intervalle de six heures entre chaque prise.
Au-delà, le paracétamol peut comporter des dangers, en particulier pour le foie.
Mais ce médicament pourrait aussi modifier certaines de nos réactions. C'est pour s'en assurer que des chercheurs américains ont fait subir des tests à plus de 500 étudiants.
On les a séparés en deux groupes. Le premier a reçu une dose normale de paracétamol, le second s'est vu administrer un placebo. Puis les membres des deux groupes ont dû indiquer la part de risque qu'ils pensaient prendre en participant à certaines activités, comme le saut à l'élastique ou le fait de rentrer seul, le soir, dans un quartier réputé dangereux.
Les participants devaient évaluer le risque pris sur une échelle de 1 à 7. Les résultats ont montré que ce risque était jugé moins grand par les personnes ayant pris du paracétamol.
Les volontaires ont également participé à un autre test. Ils devaient gonfler un ballon virtuel. Chaque clic faisant augmenter le volume du ballon leur rapportait des gains supplémentaires. Mais si le ballon était trop gonflé, il finissait par éclater, ce qui faisait perdre tout l'argent gagné.
Là encore, les personnes ayant pris du paracétamol se montraient plus audacieuses, comme si elles prenaient moins en compte le danger représenté par l'éclatement possible du ballon.
Le paracétamol limiterait donc l'anxiété liée au danger et inciterait davantage à prendre des risques. Il pourrait donc altérer le jugement, rendant plus dangereuses certaines activités, comme la conduite d'un véhicule par exemple.
D'autres études seront cependant nécessaires pour apprécier, avec plus de certitude, le lien possible entre le paracétamol et l'augmentation de la prise de risques chez les personnes qui en consomment.
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Quelle est la différence entre un panneau solaire et un panneau photovoltaïque ?
Dans le langage courant, on parle aussi bien de panneaux photovoltaïques que de panneaux solaires. Pour la plupart des gens, en effet, les deux mots sont synonymes, le premier étant simplement considéré comme un terme plus scientifique que le second.
Et pourtant, il existe bien une différence entre les deux. Elle concerne le type d'énergie produit par ces panneaux. Prenons d'abord l'exemple des panneaux photovoltaïques.
Posés sur le toit d'une maison, ils utilisent les rayons du soleil pour générer de l'électricité. Ce sont les cellules photovoltaïques des panneaux, composées de silicium, qui se chargent de cette opération.
Elles produisent de l'électricité sous forme de courant continu. Un autre composant des panneaux, l'onduleur, convertit ce courant continu en un courant alternatif. Cette forme de courant électrique est caractérisée par une certaine vitesse et un mode de déplacement particulier des électrons. C'est elle qui est utilisée dans les habitations.
L'électricité produite au moyen des panneaux photovoltaïques peut être stockée dans des batteries. Et l'excédent éventuel peut être revendu à E.D.F. L'installation de ces panneaux photovoltaïques peut donc procurer des revenus supplémentaires.
Ce mode de production électrique est apprécié des écologistes, car il repose sur une source d'énergie renouvelable et ne génère pas de gaz à effet de serre. Et, pour couronner le tout, ces panneaux sont recyclables.
En principe, les panneaux solaires s'installent également sur le toit des logements. Mais, à la différence des panneaux photovoltaïques, ils captent la lumière du soleil pour produire de la chaleur.
Cette chaleur est transmise à un fluide caloporteur, chargé, en quelque sorte, d'assurer un transfert de calories. Ce fluide aboutit à un échangeur, qui transmet à l'eau la chaleur transportée.
Le rôle des panneaux solaires est donc de chauffer l'eau sanitaire du logement. Stockée dans un ballon, elle sera utilisée en fonction des besoins. Elle pourra aussi alimenter des radiateurs, procurant ainsi le chauffage de l'habitation.
L'utilisation de ces panneaux solaires permet, à terme, de faire des économies sur ses factures énergétiques. Il faut enfin signaler qu'il est possible de combiner les deux sortes de panneaux.
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Pourquoi la CIA veut-elle ressuciter les mammouths ?
On apprend que la CIA aurait investi, par le biais d'un fonds d'investissement, dans une société dont le but est rien de moins que de ramener à la vie des espèces disparues.
L'une d'entre elles est le mammouth laineux. Disparu voilà environ 4.000 ans, cet animal est l'ancêtre de l'éléphant moderne. Et c'est bien ce qui intéresse cette société. De fait, le patrimoine génétique de l'éléphant est très proche de celui du mammouth laineux.
Il serait donc possible, grâce à une technique spécifique, de modifier les gènes de l'éléphant, de manière à le transformer en mammouth. Les concepteurs de cet étonnant projet comptent ensuite réintroduire ces animaux préhistoriques dans leur milieu naturel.
Cette tentative de "désextinction" concernerait d'autres espèces éteintes, comme le dodo ou le diable de Tasmanie.
On peut se demander en quoi un tel programme peut intéresser la CIA. En fait, ce n'est pas tant l'objet en soi de cette entreprise qui suscite son intérêt que les technologies qu'elle met en œuvre.
Relevant notamment de la biologie de synthèse, celles-ci pourraient permettre de fabriquer de nouveaux matériaux, de mieux lutter contre des risques de pandémies ou de soigner certaines maladies.
Certaines recherches vont également dans le sens d'une meilleure résistance des végétaux aux conséquences du réchauffement climatique. Autant de fléaux susceptibles de menacer, à un titre ou à un autre, la sécurité intérieure des États-Unis. D'où l'intérêt que porte le service de renseignement américain à ce programme.
Encore faut-il qu'il ait une chance de se réaliser. En effet, de nombreux scientifiques restent très sceptiques devant ses chances de succès. Ainsi, la réintroduction du mammouth laineux, ou du moins d'un animal qui lui ressemble, dans les régions du grand nord, aurait peu de chances d'aboutir.
Pour ces scientifiques, en effet, ces régions, touchées par le réchauffement climatique, n'ont plus grand-chose à voir avec ce qui fut le milieu naturel du mammouth.
Par ailleurs, la survie d'une telle espèce, à partir de quelques spécimens génétiquement modifiés, semble plus que problématique.
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Pourquoi y a-t-il de plus en plus d'arcs en ciel ?
On n'en finit pas de répertorier les effets produits par le réchauffement climatique. La fréquence des arcs-en-ciel est l'un d'entre eux. En effet, des chercheurs américains se sont intéressés au lien entre ce réchauffement et l'apparition de ce phénomène lumineux.
Pour cela, ils se sont basés sur des milliers de clichés d'arcs-en-ciel trouvés sur une plateforme de partage de photos. Ils ont ensuite déterminé la localisation des arcs-en-ciel et les ont associés à des mesures de précipitations et de couverture nuageuse. Le tout a servi à alimenter un modèle informatique spécifique.
Au terme de ces recherches, les scientifiques ont conclu que, d'ici 2100, un observateur aura 5 % de chances supplémentaires d'observer un arc-en-ciel. Le phénomène serait donc visible sur une période plus longue que les 117 jours pendant lesquels il est possible de les admirer aujourd'hui.
Une telle augmentation du nombre d'arcs-en-ciel ne devrait cependant concerner que les deux tiers de la planète. Il s'agit surtout des hautes latitudes et des régions les plus élevées.
Le réchauffement devrait y rendre la neige plus rare, au profit de la pluie. Or, les arcs-en-ciel ont besoin des précipitations pour se produire. Ils apparaissent en effet quand les gouttes d'eau modifient le trajet des rayons du soleil.
Au contraire, c'est la sécheresse qui devrait surtout concerner le tiers restant, composé des régions méditerranéennes et de certaines zones subtropicales. Là, la limitation des pluies devrait entraîner celle des arcs-en-ciel.
Les averses ponctuelles produites par la brise de mer qui souffle souvent sur le rivage des îles en feraient, si l'on en croit cette étude, un lieu particulièrement propice à l'apparition des arcs-en-ciel.
Une telle découverte n'est pas aussi anecdotique qu'on pourrait le penser au premier abord. En effet, dans la culture et l'imaginaire collectif de nombreux peuples, l'arc-en-ciel joue un rôle important.
Pour les Grecs, ou les Vikings, il était rien de moins qu'une voie que les dieux traçaient dans le ciel pour permettre leur venue sur terre. Et, dans l'Ancien Testament, il manifeste l'alliance entre Dieu et les hommes.
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Quel est le mystérieux objet envoyé en orbite par la Chine ?
En août dernier, la Chine a lancé un vaisseau spatial assez mystérieux. En effet, elle a très peu communiqué sur cet engin. Il a déjà été lancé dans le passé, en septembre 2020. Ce qui prouve que ce vaisseau peut être utilisé plusieurs fois.
Cependant, il n'a volé que deux jours, lors de son premier voyage, alors que, cette fois-ci, il est dans l'espace depuis déjà trois mois. Par ailleurs, l'orbite de ce vaisseau n'est pas la même que celle qu'il avait empruntée lors de sa première sortie dans l'espace.
Une autre particularité de ce vaisseau spatial, c'est qu'il est capable d'atterrir à l'horizontale, comme un avion. C'est pourquoi on parle communément d'avion spatial pour le désigner.
Il semble d'ailleurs qu'il ait changé d'orbite voilà quelques semaines. Mais un autre événement s'est produit, qui intrigue encore plus les scientifiques. Le vaisseau aurait largué un mystérieux objet, sans doute entre le 24 et le 30 octobre.
Cet objet demeure dans le sillage du vaisseau chinois. Il reste si près de lui que les scientifiques américains ont dû s'assurer qu'il en était bien séparé. Ils pensent que ce mystérieux objet pourrait contenir des modules d'accompagnement du vaisseau spatial. Il s'agirait donc d'un petit engin de service.
On pourrait également déduire de sa présence l'éloignement de l'avion spatial. Certains pensent que l'engin largué par le vaisseau chinois aurait une mission de surveillance, ou d'espionnage si l'on préfère.
Les Américains seraient d'autant plus convaincus par une telle explication que la NASA aurait elle-même lancé un énigmatique avion spatial dont la mission d'espionnage est probable.
Pour certains, cet objet ne serait rien d'autre qu'un petit satellite. Dans ce cas, son rôle serait surtout d'oberver le comportement de l'avion spatial. Il se pourrait aussi qu'en larguant ce petit objet, les Chinois aient voulu tester le déploiement de petites charges dans l'espace.
Quoi qu'il en soit, les Américains, qui poursuivent leurs observations, pensent que le vaisseau spatial chinois devrait être de retour sur terre dans quelques jours.
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Pourquoi danse-t-on ?
Quand les gens s'activent encore plus sur une piste de danse, c'est qu'ils ont perçu des basses. C'est du moins la conviction des chercheurs : les basses fréquences, comme celles produites par la batterie ou la guitare, par exemple, incitent les gens à danser. Cette relation étroite entre la danse et les basses fréquences est observée dans toutes les cultures et quel que soit le type de musique.
Pour s'en assurer, des chercheurs ont convaincu des danseurs de porter des bandeaux, reliés à des capteurs spécifiques. Ceci fait, ils ont actionné de temps à autre des haut-parleurs à très basse fréquence.
Et ils ont constaté que, durant ces brèves périodes, les mouvements des danseurs s'accéléraient. Les chercheurs ont même calculé que, sur la piste, les gens dansaient 12 % de plus que d'habitude.
De tels mouvements seraient d'ailleurs inconscients. En effet, les basses fréquences produites durant cette expérience seraient inaudibles. Mais c'est ce qui expliquerait, selon les chercheurs, cette tendance à monter les basses.
Reste à connaître l'origine du phénomène. Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses. Ainsi, il se peut que ces basses fréquences soient en rapport avec le système tactile, autrement dit la peau.
Par ailleurs, il est possible que ces sons influent sur l'oreille interne. Or ces deux systèmes sont en rapport étroit avec le système moteur, qui appartient lui-même au système nerveux central.
Et l'on peut dire que ce dernier contrôle le corps. Il est donc responsable des mouvements. En jouant sur l'oreille interne, les basses fréquences stimuleraient donc les danseurs. Pour confirmer ces hypothèses, de nouvelles expériences seront nécessaires.
Au-delà de cette action des basses fréquences sur les mouvements de danse, les scientifiques se demandent toujours pourquoi les gens éprouvent le besoin de danser. Pour l'instant, ils l'ignorent.
Cependant, les scientifiques pensent que le fait de danser ensemble renforcerait la cohésion sociale. La similitude des mouvements, et le rapprochement des corps, sur la piste de danse, sonneraient l'impression, de manière encore plus nette, d'appartenir au même groupe.
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Quelle est la clef du mystère des “cercles de fées” ?
Les "cercles de fées" intriguent les scientifiques depuis plus d'un siècle. Ils sont formés d'une série de cercles arides, bordés par des herbes. D'un diamètre compris entre 2 et 12 mètres, ces disques sont séparés les uns des autres par des distances assez similaires.
On les trouve dans des régions plutôt désertiques de Namibie et d'Australie. Les hypothèses n'ont pas manqué pour tâcher d'expliquer cet étrange phénomène. Certaines ont pu emporter l'adhésion, à un moment donné, comme le rôle éventuel des termites.
D'autres sont plus farfelues. En effet, pour certains, ces mystérieux cercles porteraient la marque des extraterrestres.
Aujourd'hui, cependant, il semble bien que les scientifiques aient réussi à résoudre l'énigme des "cercles de fées". Pour y parvenir, ils se sont livrés à diverses études sur le terrain, utilisant des drones, des capteurs d'humidité et d'autres instruments.
Et ils sont arrivés à une conclusion assez surprenante : ce sont les plantes elles-mêmes qui seraient à l'origine de ces formations. Les herbes les plus vivaces se regrouperaient aux abords des cercles, alors qu'au centre une végétation plus frêle, ne résistant pas à la sécheresse, dépérirait très vite.
Au contraire, les hautes herbes rassemblées autour des cercles produiraient de l'ombre et, en se massant à ces endroits, favoriseraient l'infiltration de l'eau de pluie dans le sol. Ce surplus d'eau gagnerait les racines des plantes avoisinantes, facilitant ainsi l'essor de la végétation.
Autrement dit, ce sont les plantes qui se seraient disposées de cette manière, pour tirer le meilleur parti de conditions climatiques marquées par une forte sécheresse. Cette auto-régulation contribuerait donc au maintien de l'écosystème de ces régions.
Restait à expliquer la forme circulaire de ces figures, et leur espacement régulier. Pour cela, les chercheurs ont recouru au modèle défini, au début des années 1950, par le mathématicien anglais Alan Turing.
Il expliquait que certains systèmes, animal comme végétal, peuvent susciter l'apparition de structures aux motifs très stables. Ces "structures de Turing", comme on les appelle, ont notamment été utilisées pour expliquer les rayures parsemant le pelage des zèbres ou les taches des guépards.
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Pourquoi un astéroïde pourrait vous rapporter plus d'un milliard d'euros ?
Pour écouter la série sur Xavier Niel sur mon podcast Comment j'ai bâti un empire:
Apple podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922
Spotify:
https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZw
Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/2676812
Google Podcast:
https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D
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L'espace recèle des richesses insoupçonnées. C'est ce que doivent penser les scientifiques qui ont découvert l'astéroïde "16 Psyché", situé entre Mars et Jupiter. En effet, ce corps céleste de 226 kilomètres de largeur possède un noyau composé de nickel, de fer et d'or.
Ces richesses sont estimées à une somme proprement fabuleuse. En effet, le noyau de cet astéroïde vaudrait, si on pouvait l'exploiter, plus de 10.000 quadrillions d'euros. Un nombre qui donne le vertige.
Si l'on décidait de partager ce prodigieux montant entre tous les habitants de la terre, chacun toucherait environ 1,4 milliard d'euros.
On ne s'étonnera pas, dans ces conditions, que "16 Psyché" ait piqué la curiosité des scientifiques. Et, de fait, la NASA s'y intéresse depuis des années. L'étude de cet astéroïde fait partie d'un programme centré sur les exoplanètes.
Un vaisseau spatial, lui aussi baptisé "Psyché", a donc été conçu pour l'exploration de cet astéroïde. Il ne s'agit pas d'un vol habité. À bord de la fusée, des instruments spécifiques ont trouvé place. Ils devraient prendre des images de la surface et mesurer le champ magnétique.
Il est également prévu de cartographier la surface et d'étudier de plus près la composition de l'astéroïde.
On le voit, il n'est question que de son exploration. Nullement de l'exploitation de ses ressources, qui supposerait d'amener ce corps céleste sut terre. Ce qui, d'un point de vue technique et financier, est pour l'instant impossible.
Les astronomes attendent beaucoup de l'étude de "16 Psyché". Elle devrait permettre d'en apprendre davantage, non seulement sur la formation de l'astéroïde, mais aussi sur celle de la Terre et des autres planètes.
C'est dire l'importance que la NASA attache à cette mission. Ce qui ne l'a pas empêchée de la reporter. En effet, le vol était initialement prévu en 2019. Il a d'abord été repoussé à l'été 2022, puis à l'automne 2023.
Même si, cette fois-ci, le vaisseau décolle bien à la date prévue, il faudra encore s'armer de patience. En effet, l'engin spatial ne devrait arriver à destination qu'en 2026.
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Sept personnes détiennent-elles les clefs d'Internet ?
On le sait, les théories du complot ont le vent en poupe, générant "fake news" et légendes urbaines. L'une d'elles, reprise par certains médias, voudrait que sept personnes dans le monde aient la haute main sur Internet.
À vrai dire, cette histoire a un fond de vérité. Ces sept personnes existent bel et bien. Elles appartiennent à l'organisme qui, à l'échelle mondiale, est chargé de gérer les noms de domaine. Il s'agit en quelque sorte des adresses des sites Internet, grâce auxquelles on peut y accéder.
D'après les rumeurs, colportées ici et là, une personne malintentionnée pourrait accéder à cet organisme et, de là, diriger les internautes vers de fausses adresses. De quoi désorganiser tout le système.
Le fonctionnement d'Internet repose en partie sur une clef de chiffrement principale, changée régulièrement par l'organisme chargé de la gestion des noms de domaine. Cette clef se trouve dans un centre de données hautement sécurisé.
Une fois sur place, les sept personnes en question utilisent des codes pour ouvrir une série de portes. La reconnaissance de leurs yeux, par un scanner, permet aussi de les débloquer.
Ces obstacles franchis, ces personnes accèdent à un coffre-fort. Pour l'ouvrir, elles reçoivent une clef, contenue dans un sac fermé. Il ne leur reste plus qu'à ouvrir le coffre-fort et à modifier la clef de chiffrement.
Pour des personnes persuadées que le monde est dirigé, dans les coulisses, par un puissant pouvoir occulte, tout cela ressemble fort à la réunion d'une société secrète, prête à ourdir ses machinations dans l'ombre.
L'organisme chargé des noms de domaine a tenu à mettre les choses au point. Il rappelle que ces clefs n'assurent pas le fonctionnement global d'Internet, mais d'une petite partie du système.
En effet, la sécurité de la toile serait assurée par bien d'autres dispositifs. Et ces sept clefs ne seraient utilisées que fort rarement, dans des circonstances très précises. On ne peut donc pas parler du pouvoir occulte qu'aurait une petite poignée d'hommes sur Internet.
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Pourquoi les télévisions 8k pourraient-elles être interdites ?
Les difficultés d'approvisionnement énergétique, liées notamment à la guerre en Ukraine, ont incité la Commission européenne et la plupart des pays membres à limiter leur consommation de gaz et d'électricité.
Et les téléviseurs ne sont pas épargnés par cette nécessaire sobriété énergétique. Les plus performants d'entre eux, notamment, sont dans le viseur des autorités européennes. Il s'agit des téléviseurs 8K.
Ils proposent des images formées de 33 millions de pixels, contre seulement 8 millions pour les téléviseurs 4K. C'est pourquoi l'image de ces appareils de dernière génération est dite à "ultra haute définition".
Mais, pour fonctionner, ces appareils très puissants ont besoin de beaucoup d'énergie. Bien plus, en tous cas, que les seuils fixés par la Commission européenne. Elle a en effet établi des niveaux de consommation maximum, qui dépendent de la puissance et des dimensions des téléviseurs.
Ainsi, pour un téléviseur 8K de 55 pouces, la consommation maximale est de 84 W. Et elle est de 112 et 141 W pour les appareils 8K de 75 et 85 pouces. Or, la consommation de certains téléviseurs 8K est beaucoup plus élevée, atteignant jusqu'à 475 W.
À partir du 1er mars 2023, ces téléviseurs pourraient donc être interdits. Ce qui, naturellement, provoque l'inquiétude des fabricants. D'autant que ces appareils pourraient aussi se voir attribuer une mauvaise note par la Commission européenne.
Elle a en effet établi un classement de A à G, qui indique, entre autres caractères, la puissance et la consommation annuelle de l'appareil. En consultant l'étiquette "énergie", qui accompagne chaque téléviseur, le consommateur voit ainsi, du premier coup d'œil, s'il reste dans les normes ou s'il est très gourmand.
Ces nouvelles mesures ne sont pas de bon augure pour les industriels. Non seulement ils se retrouveraient avec des milliers d'appareils invendus, mais ils perdraient également des centaines de millions de dollars, investies dans la recherche de nouvelles technologies. Ce sont en effet de tels travaux qui permettent de perfectionner sans cesse les téléviseurs mis sur le marché.
Cependant, certains fabricants ont d'ores et déjà annoncé que leurs nouveaux modèles 8K respecteraient les nouvelles normes.
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A quelle vitesse l'Europe se rechauffe-t-elle ?
À l'heure où s'ouvre la Cop 27, la conférence de l'ONU sur le climat, les préoccupations sur les conséquences du réchauffement climatique sont plus que jamais à l'ordre du jour. Et en Europe plus qu'ailleurs.
En effet, le Vieux Continent semble se réchauffer plus vite que les autres parties du monde. Sa température moyenne serait plus élevée de 2,2°C, en moyenne, que celle qui régnait en Europe durant la période préindustrielle.
Durant la période 1991-2022, l'Europe s'est réchauffée de 0,5°C supplémentaire tous les dix ans. L'année 2022 serait un bon exemple des événements climatiques extrêmes liés à ce réchauffement accéléré.
En effet, l'été 2022 serait le plus sec jamais enregistré en 500 ans. Par ailleurs, les glaciers alpins auraient fondu de trente mètres sur la période 1997-2021. Sans compter les inondations et les incendies à répétition provoqués par ce dérèglement climatique.
Les scientifiques ne connaissent pas encore, avec certitude, les raisons de ce rapide réchauffement de l'Europe. Ils soupçonnent cependant l'Arctique d'y être pour quelque chose.
En effet, cette région, proche du continent européen, se réchauffe encore plus vite que lui, de 3 degrés de plus, en moyenne, que les températures de l'ère préindustrielle. Ce réchauffement serait dû en partie à la rapidité de fonte de la calotte glaciaire.
La quantité de glace est dès lors moins importante et l'effet albédo d'autant plus limité. Rappelons que cet effet désigne la réflexion de la lumière solaire par la glace. Et, faute de glace, la neige fondue qui tapisse ces régions a plutôt tendance à absorber le rayonnement solaire, ce qui accélère le réchauffement.
Et pourtant, l'Europe fait plutôt mieux que les autres en matière de lutte contre le réchauffement climatique. En effet, les émissions de gaz à effet de serre ont déjà diminué de plus de 30 % entre 1990 et 2020.
Même s'ils se montrent de bons élèves, les Européens ne devraient pas se voir récompensés. Quels que soient leurs efforts, en effet, le réchauffement devrait continuer à être plus rapide en Europe que partout ailleurs.
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Pourquoi certains pensent-ils que la Lune est creuse ?
Malgré leur aspect fantaisiste, certaines théories ont la vie dure. C'est le cas de l'hypothèse selon laquelle la Lune serait creuse. Cette affirmation connaît toujours un certain succès, notamment dans les milieux complotistes.
Mais quelle est l'origine de cette théorie ? Pour la connaître, il faut remonter à la fin de l'année l969, qui vit les astronautes d'Apollo 12 se poser sur la Lune. C'est, après Apollo 11, la seconde mission lunaire à le faire.
L'un de ses objectifs était l'installation sur notre satellite d'une station scientifique automatisée, baptisée ALSEP. Elle était équipée d'instruments scientifiques, qui devaient permettre de réaliser un certain nombre d'expériences.
Parmi les objectifs assignés à Apollo 12, figure ce que les techniciens appellent une "expérience sismique passive". Les astronautes la mettent en œuvre à la fin de leur mission.
À ce moment-là, en effet, ils décollent à bord du module lunaire et rejoignent le module de service à bord duquel ils doivent regagner la Terre. Là, ils programment le crash du module lunaire sur la Lune.
Il s'agissait, pour les scientifiques, de mesurer le retentissement d'un tel événement. Ce crash devait en effet dégager une puissance comparable à une tonne de TNT.
Mais, ce qui surprend les scientifiques, c'est l'ampleur et surtout la durée des vibrations consécutives à ce crash, qu'on peut comparer à un séisme. Sur Terre, de telles vibrations durent, en moyenne, entre 30 secondes et 2 minutes.
Elles sont beaucoup plus longues sur la Lune, se prolongeant souvent bien plus de 10 minutes. Et les scientifiques eurent le sentiment qu'après ce crash, et ceux qui suivirent, la Lune "sonnait comme une cloche".
Il n'en fallait pas plus à certains pour prétendre que la Lune était creuse. En réalité, ce n'est pas ce prétendu évidement de la Lune qui provoque de tels phénomènes, mais la rareté de l'eau, seulement présente sous la forme d'une glace très dure.
Sur la Terre, au contraire, c'est l'abondance de l'eau présente sur notre planète qui explique en grande partie la brièveté des vibrations consécutives aux séismes.
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Pourquoi les nuits se réchauffent-elles plus que les jours ?
Le réchauffement climatique de la planète, lié notamment à une trop forte émission de gaz à effet de serre, ne fait plus aucun doute. Mais ce n'est pas un phénomène uniforme. En effet, les continents ont tendance à se réchauffer plus vite que les océans.
De même, les températures moyennes des terres élevées augmentent plus vite que celles qui sont mesurées dans les zones plus basses. De telles différences sont également constatées entre le jour et la nuit.
Même si, dans certaines régions, le jour se réchauffe plus vite que la nuit, c'est cette dernière qui, dans l'ensemble, voit ses températures progresser plus vite que celles du jour.
Dans les régions plus septentrionales, on constate un écart de température moyen de 0,5°C entre le jour et la nuit. D'après les mesures des scientifiques, il serait de 0,25°C dans les zones plus méridionales. De telles constatations sont le fruit d'observations faites entre 1983 et 2017.
Les scientifiques ne savent pas avec certitude pourquoi la nuit tend à se réchauffer plus vite que le jour. Mais l'explication la plus probable serait à rechercher dans les nuages.
Les chercheurs ont en effet observé, sur la plupart des régions observées, la présence d'une couverture nuageuse plus dense. Durant la journée, ces nuages, qui bloquent une partie du rayonnement solaire, ont tendance à rafraîchir les températures.
Au contraire, durant la nuit, ils conserveraient en partie la chaleur accumulée durant la journée. Ce rythme inégal du réchauffement, entre le jour et la nuit, n'est pas sans conséquences.
Sur la flore d'abord, l'augmentation des températures nocturnes n'étant pas sans influence sur la croissance des plantes. Les animaux sont également sensibles à ce contraste thermique renforcé.
En effet, il peut modifier le comportement des espèces nocturnes, confrontées, du fait de ce réchauffement des nuits, à un climat plus sec durant ces périodes. Ce contraste thermique accru n'est pas non plus sans perturber la circulation des vents. Il est donc essentiel de surveiller, à l'avenir, l'évolution des températures nocturnes.
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De quoi le découvreur du tombeau de Toutankhamon est-il accusé ?
En novembre 2022, on célèbrera le centième anniversaire de la découverte de la tombe de Toutankhamon. Ce pourrait être l'occasion de mettre à l'honneur son découvreur, l'égyptologue britannique Howard Carter.
Pourtant, certains préfèrent profiter de cet événement pour reprendre les accusations qui, depuis longtemps, visent le célèbre savant. On lui reproche en effet d'avoir gardé pour lui des objets trouvés dans la tombe du pharaon.
Il faut rappeler qu'à cette époque les archéologues recevaient souvent l'autorisation de conserver certaines des antiquités découvertes dans ces tombeaux royaux. Mais tel n'aurait pas été le cas pour Howard Carter.
Sur quoi se fondent de telles accusations ? D'abord sur certains documents. C'est notamment le cas d'une lettre écrite à Howard Carter, en 1934, par l'un de ses confrères, l'éminent égyptologue Alan Gardiner.
Dans cette missive, ce dernier indique à Carter que l'amulette qu'il lui a donnée provient du tombeau de Toutankhamon. La lettre, restée confidentielle, n'a été publiée que récemment. Son auteur affirme avoir fait examiner l'objet par un spécialiste, qui aurait déclaré n'avoir aucun doute sur sa provenance.
Si Howard Carter a pu, selon ses détracteurs, dérober un certain nombre d'objets dans la tombe, c'est qu'il aurait pu y pénétrer avant son ouverture officielle. Après la mort de l'égyptologue, une maison de vente, spécialisée dans ce type de transactions, avait remarqué, parmi ses biens, une vingtaine d'objets provenant, selon toute vraisemblance, de la tombe du jeune pharaon.
La nièce d'Howard Carter ne tenait pas à les rendre directement au musée du Caire. C'eût été accuser son oncle de les avoir dérobés. Aussi préféra-t-elle les faire remettre au Roi Farouk.
Mais, gardant par devers elle certains de ces objets, la maison de vente les aurait dispersés à travers le monde. L'un d'entre eux intéresse particulièrement les égyptologues.
Il s'agit d'un magnifique collier, qui aurait disparu entre la remise en place de la momie dans son cercueil, en 1926, et la réouverture du sarcophage, en 1968. Pour certains, c'est Howard Carter qui se serait emparé de certaines parties du collier, retrouvées plus tard à l'occasion d'une vente aux enchères.
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Quel mystère se trouve à 2,5km sous l'eau ?
L'exploration du fond des océans est loin d'être achevée. En effet, elle révèle encore des mystères. Des scientifiques américains, chargés d'étudier les fonds marins, ont fait, en juillet 2022, une étonnante découverte.
Ils ont remarqué des trous, creusés à environ 2,5 kilomètres de profondeur, au niveau du plateau des Açores. Ils ont une forme allongée, se présentant comme des sortes de fentes. Et la même découverte a été faite à 300 kilomètres de là.
À vrai dire, de tels trous avaient déjà été repérés en 2004. Ce qui étonne les scientifiques, c'est la régularité de leur tracé. En effet, chaque trou a 6 cm de long pour 1,5 cm de large.
Plus surprenant encore, la distance séparant chaque trou est la même que la longueur de chacune des fentes. L'alignement parfait de cette série de trous est tout aussi remarquable.
Pour l'heure, les scientifiques ne sont pas parvenus à percer le mystère de ces trous sous-marins. Qui peut bien les avoir creusés ? Les hypothèses n'ont pas manqué de fleurir, d'autant que les scientifiques ont fait part de leur découverte sur les réseaux sociaux.
On a suggéré que ces traces auraient été laissées par le passage d'un sous-marin ou qu'elles seraient l'œuvre d'extraterrestres. On a également évoqué la possible remontée de gaz, venant du tréfonds des océans. Plus sérieusement, des scientifiques pensent que ces trous auraient pu être faits par des animaux marins.
Les petits tas de sédiments déposés de chaque côté des trous plaident d'ailleurs en faveur de cette hypothèse. Il pourrait s'agir d'organismes vivant dans le sable ou se déplaçant même en-dessous. Dans ce cas, ces petites fentes seraient le résultat de leur respiration.
Pour l'instant, cependant, aucun animal n'a été repéré dans les trous ou à leurs abords. On n'a pas manqué non plus de voir dans ces ouvrages si réguliers la main de l'homme. Sans être capable d'en dire plus pour le moment.
Des échantillons ont été prélevés dans ces étranges cavités. Leur analyse contribuera-t-elle à donner la clef de l'énigme ? En attendant, le mystère demeure tout entier.
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Quel évènement aurait déclenché la révolution industrielle ?
Ce que les historiens appellent la "révolution industrielle" a d'abord lieu en Angleterre, dès la fin du XVIIIe siècle. Puis, à partir de cette date, et jusqu'au début du XXe siècle, des pays comme la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie ou le Japon sont touchés par ce phénomène.
Il se manifeste avant tout par un changement de source d'énergie. On passe en effet de l'énergie hydraulique, procurée par la force de l'eau, à l'utilisation du charbon qui, par l'intermédiaire de la machine à vapeur, transforme l'énergie thermique de la vapeur d'eau en une énergie mécanique.
C'est cette énergie qui va actionner les trains et les bateaux et faire fonctionner les machines utilisées dans les usines. On passe donc d'une économie fondée sur l'agriculture et l'artisanat à une production massive de biens manufacturés.
Les historiens se sont longtemps demandé ce qui avait pu provoquer un tel changement. Des chercheurs américains apportent un nouvel élément au dossier. Pour eux, l'élément déclencheur de cette révolution industrielle serait à rechercher dans le manque d'eau.
Il n'existe pas, au Royaume-Uni, de relevés officiels des précipitations à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Mais les chercheurs ont pu utiliser d'autres données, qu'ils ont patiemment rassemblées.
Il ressort de leur étude que le nord de l'Angleterre et l'Écosse ont connu, en été, d'importantes sécheresses durant la période considérée. Dès lors, le niveau des fleuves était souvent très bas. Mais des inondations sont également signalées durant l'automne et l'hiver.
Ce déficit d'eau comme la montée des fleuves et des rivières ont donc empêché un fonctionnement normal des moulins à eau, principaux pourvoyeurs d'énergie de l'économie de cette époque. La situation était d'autant plus préoccupante que certaines industries, comme le textile, avaient un grand besoin d'eau.
Dès lors, il devenait urgent de remplacer cette source d'énergie défaillante par une autre. Ce sont donc les aléas climatiques qui seraient donc à l'origine du délaissement de la force hydraulique au profit d'une énergie fossile, le charbon, considérée aujourd'hui comme l'un des responsables du réchauffement climatique.
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Pourquoi la “fourmi électrique” est-elle une menace ?
Un chercheur vient d'identifier une nouvelle espèce de fourmi dans le sud de la France. On l'a baptisée la "fourmi électrique" en raison de la nocivité de ses piqûres. Cet insecte a déjà colonisé la majorité des continents, notamment l'Amérique du Sud ou l'Australie.
En Europe, on ne l'avait signalé jusque-là qu'en Espagne, dans la région de Malaga. C'est donc la première fois qu'on repère cette fourmi en France. Or, ce minuscule insecte d'environ 1,5 mm est très envahissant.
Si ses colonies se développent aussi rapidement, c'est que cette fourmi a trouvé le moyen de se reproduire en partie par clonage. Il est probable qu'elle soit arrivée en France à la faveur d'un transport de plantes.
Si on appelle cet insecte la "fourmi électrique" ou encore la "petite fourmi de feu", c'est parce que ses piqûres sont très douloureuses. Elles ressemblent un peu à celles de l'ortie, mais en plus violent. Et l'effet peut durer des heures.
Ces piqûres peuvent même causer, chez certaines personnes, un choc anaphylactique, c'est-à-dire une très vive réaction allergique, qui peut avoir de graves conséquences pour la santé.
C'est pourquoi ces fourmis sont de redoutables prédateurs pour les autres insectes, qu'elles peuvent tuer ou faire fuir. Leurs piqûres rendent même certains animaux aveugles. Dès lors, on comprend pourquoi cette fourmi est considérée comme une grave menace pour la biodiversité.
Les spécialistes conseillent de circonscrire rapidement la zone occupée par la fourmi électrique dans le sud de la France. Ceci fait, il faut prendre au plus vite des mesures pour l'éliminer.
L'éradication de ces insectes peut être entreprise au niveau européen. D'ores et déjà, la Commission européenne a classé cette fourmi parmi les espèces "préoccupantes". Elle a trois mois, à partir de la date de la découverte, pour mettre au point un plan d'élimination de cet insecte.
Il devrait être assez onéreux. À titre d'exemple, les mesures prises contre la progression de la fourmi électrique dans le Queensland, un État d'Australie, ont coûté environ 30 millions de dollars aux autorités.
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Quel est le secret de la "Chamane de Bad Dürrenberg" ?
Découverte en 1934, dans ce qui est aujourd'hui le Land de Saxe-Anhalt, une sépulture ne cesse d'intriguer les archéologues. Datant d'environ 8.500 ans, elle est connue sous le nom de tombe de la "chamane de Bad Dürrenberg", du nom de l'endroit où elle a été trouvée.
Dans cette sépulture unique gisait une femme d'une trentaine d'années tenant un nourrisson entre ses jambes. Ce qui frappe les spécialistes, c'est l'inhabituel foisonnement d'objets qui entourent les squelettes.
De nouvelles fouilles ont permis d'en préciser l'inventaire. On trouve ainsi, dans la sépulture, de nombreuses pointes de flèches, insérées dans un os de grue très long, et une multitude de plumes et de bijoux.
On a aussi découvert une spectaculaire coiffe, surmontée de bois de cerf et ornée de pendentifs de dents d'animaux. D'autres restes d'animaux, de cerfs, de castors, de chevreuils ou encore de sangliers jonchent le sol de la tombe.
Un certain nombre d'indices tendent à faire penser que la femme inhumée à Bad-Dürrenberg était entourée d'un certain respect par une population qui lui prêtait peut-être des pouvoirs surnaturels. D'où le nom de "chamane" que lui ont donné les archéologues.
En premier lieu, sa sépulture est isolée, comme pour bien la séparer des autres tombes. Il est possible que cette tombe ait été considérée comme un lieu sacré, où l'on venait peut-être de loin pour se recueillir.
Par ailleurs, la coiffe découverte dans la tombe n'est pas sans rappeler celles portées par certains chamans d'Asie centrale. Elles étaient notamment agrémentées de cornes, censées faciliter les rapports avec les esprits ou l'au-delà.
Certaines particularités du squelette, à la base du crâne notamment, laissent également supposer que cette femme souffrait de certains troubles, qui pouvaient entraîner des pertes de conscience ou des états de conscience altérée.
Par ailleurs, des analyses génétiques ont permis de prouver que le jeune enfant enterré avec elle n'était pas le sien. Les spécialistes essaient aussi de comprendre pourquoi cette femme a été enterrée avec un cerf, ce qui, pour l'heure, est sans exemple.
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La fonte des glaces peut-elle (vraiment) libérer des virus ?
Les dernières épidémies les plus meurtrières, liées aux virus Ebola ou du covid-19, sont venues d'Afrique et de Chine. Mais d'autres épidémies pourraient naître dans des régions beaucoup plus froides.
En effet, le réchauffement climatique ne pourrait-il pas libérer des virus et des bactéries emprisonnés dans les glaciers ou dans le permafrost, ce sol qui, dans les latitudes les plus froides, est gelé en permanence ?
C'est pour mesurer ce risque de "débordement viral", comme l'appellent les spécialistes, que des chercheurs canadiens ont prélevé des échantillons au fond du lac Hazen et dans le lit de rivières qui s'y jettent.
Il s'agit d'un lace situé à l'extrême Nord du Canada, au-delà du cercle arctique.
Cette étude ne concerne pas les virus prisonniers du sol gelé depuis des milliers d'années et qui, sous l'effet du réchauffement du climat, pourraient se réveiller. La chose est possible, puisque des scientifiques français ont réussi à ranimer un virus capturé par le permafrost sibérien et vieux de 30.000 ans.
Les recherches menées dans le lac Hazen et ses affluents ne portent que sur des virus emprisonnées dans des glaciers plus récents. Elles montrent que leur migration peut s'amplifier avec le ruissellement des eaux glaciaires lié au réchauffement.
Mais, d'après les chercheurs, les virus vont se fixer sur un nouvel hôte local. Ainsi, il est probable qu'ils quittent un champignon pour venir en infecter un autre. Une transmission de ce type de virus à plus grande échelle semble peu probable à ce stade.
Elle serait d'ailleurs rendue difficile par l'absence, dans ces zones très froides, d'hôtes "relais", comme les moustiques, qui transmettent le virus à d'autres organismes.
Pour autant, les scientifiques n'excluent pas une autre hypothèse. En effet, si le réchauffement climatique devait se poursuivre, il est possible que les espèces en mesure de transmettre les virus migrent vers des zones plus septentrionales.
Dans ce cas, elles pourraient atteindre des régions comme celles du lac Hazen, où elles entreraient en contact avec de nouveaux virus. Un scénario dont on espère qu'il ne se réalisera pas.
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Que sont les “piliers de la création” ?
Les astronomes l'appellent les "piliers de la création". Il s'agit d'une région de l'espace, formant de grands bras de gaz et de poussière. Cette zone est une sorte d'incubateur d'étoiles.
À l'échelle de l'univers, elle n'est pas très loin de nous. En effet, ces "piliers de la création" se trouvent dans notre galaxie, à environ 6.500 années-lumière. Ils sont eux-mêmes englobés dans une région plus vaste, nommée la Nébuleuse de l'Aigle, bien connue des amoureux du ciel étoilé.
Cette région de l'espace, le télescope Hubble nous en avait déjà fourni des photos, prises entre 1995 et 2014. Mais les caméras infrarouges du télescope James-Web, lancé en décembre 2021, ont pu prendre des clichés encore plus précis.
Le vif éclat des milliers d'étoiles qui environnent ces "piliers de la création" attire aussitôt l'attention de l'observateur. C'est dans ces denses nuages de gaz et de poussière qu'elles se sont formées.
Certaines n'en sont encore qu'au tout début de leur vie, tandis que d'autres, âgées de quelques centaines de milliers d'années, sont parvenues à un stade plus avancé. Chaudes et rayonnantes, elles dessinent en rouge vif l'extrémité des bras de ces "piliers de la création".
Cette photo, prise dans l'infrarouge par les instruments si sensibles du télescope James-Webb, a ensuite été convertie en lumière visible. Elle couvre environ huit années-lumière.
Comme cette région de l'espace est un véritable cocon stellaire, elle devrait permettre aux astronomes de mieux comprendre le processus de formation des étoiles. Ils pourront ainsi identifier de manière précise un grand nombre d'étoiles nouvelles, formées à partir d'une certaine quantité de gaz et de poussière.
La comparaison entre les anciennes photos et ces nouveaux clichés montre que ces "piliers de la création" évoluent avec le temps, de nouvelles formations apparaissant dans la structure principale.
Les astronomes comptent sur le télescope pour leur fournir d'autres informations de cette qualité sur le cycle de vie des étoiles. Il devrait également permettre d'en apprendre davantage sur les exoplanètes qui, comme leur nom l'indique, se forment en dehors de notre système solaire.
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L'homme de Néandertal était-il cannibale ?
L'homme de Néandertal est apparu en Europe voilà environ 300.000 ans. Il y a vécu pendant très longtemps, puis a disparu il y a à peu près 30.000 ans. Il est probable qu'il ait rencontré sur sa route l'homme moderne, Homo Sapiens, auquel il se serait mêlé.
Grâce aux fouilles menées par les paléontologues, les Néandertaliens sont de mieux en mieux connus. Parmi les usages qui leur sont attribués, l'un d'entre eux intrigue les spécialistes.
De nombreux indices, en effet, tendraient à démontrer que l'homme de Néandertal était cannibale ! Les faits semblent établis pour le centre de la France et l'Espagne. Mais des fouilles récentes laissent penser que les Néandertaliens vivant dans certaines régions de l'Europe du Nord étaient, eux aussi, coutumiers de cette pratique.
Les recherches menées récemment dans une grotte située en Belgique ont mis au jour des ossements humains sur lesquels ont été pratiquées des entailles caractéristiques, qui laissent penser que ces corps ont été découpés.
En effet, les traces de coupures relevées sur ces os ressemblent à celles qu'on peut retrouver quand les chasseurs de l'époque découpaient le gibier. D'ailleurs, les paléontologues ont retrouvé des marques tout à fait semblables sur des ossements d'animaux.
Dans certains sites, les ossements retrouvés appartenaient à ceux d'adolescents. Il reste à se demander pourquoi l'homme de Néandertal se livrait à de telles pratiques. S'il s'agissait d'un cannibalisme rituel, les victimes seraient alors sacrifiées.
Si les Néandertaliens mangeaient leurs semblables, c'est peut-être aussi parce qu'ils n'avaient pas d'autre nourriture. Il s'agirait alors de ce qu'on pourrait appeler un cannibalisme "de disette", auquel on ne recourait que dans des circonstances exceptionnelles. Rien, pour l'instant, ne permet de trancher la question.
Par ailleurs, il est probable que l'homme de Néandertal coupait les os de ses victimes pour en extraire la moelle. Cependant, la nourriture n'était pas le seul objet de telles pratiques.
En effet, il semble que certains os humains aient servi d'outils. Des traces d'usure et de chocs témoignent d'une telle utilisation.
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Pourquoi arroser ses plantes avec de l'alcool ?
Pour écouter le podcast Faits Divers de Choses à Savoir:
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Que se passerait-il si on arrosait les plantes avec un peu d'alcool ? Cette question est moins incongrue qu'elle n'en a l'air. En effet, des chercheurs japonais ont remarqué que des plantes exposées à la sécheresse produisaient un peu d'éthanol, connu aussi sous le nom d'alcool éthylique.
Cette réaction de la plante lui permet de mieux s'adapter à une éventuelle privation d'eau. Des chercheurs japonais se sont demandé ce qui arriverait s'ils arrosaient des plantes avec une solution composée d'eau et de 0,1 % d'éthanol.
Après avoir arrosé les plantes deux semaines, ils ont renouvelé l'expérience durant trois jours, arrosant du riz et du blé avec cette eau légèrement alcoolisée. Puis ils ont privé les plantes d'eau. Les recherches ont été plus poussées sur une plante herbacée appelée Arabidopsis.
Les résultats de cette expérience semblent très probants. En effet, les trois quarts des plantes ayant reçu un peu d'éthanol ont résisté au stress hydrique, alors que seulement 5 % de celles qui n'ont pas bénéficié de ce traitement ont survécu à la sécheresse.
En étudiant de plus près le comportement de plants d'Arabidopsis arrosés avec de l'eau additionnée d'éthanol, les scientifiques ont mieux compris les mécanismes en cause.
En effet, ils se sont aperçus que, en cas d'arrosage à l'éthanol, les stomates de ces plantes avaient tendance à se fermer. Il s'agit de petits orifices situés sur les feuilles, qui assurent les échanges de la plante avec l'atmosphère.
Autrement dit, c'est ce qui permet aux plantes de transpirer. Les chercheurs ont également remarqué que ces plantes fabriquaient plus de sucres. Autant de mécanismes qui facilitent la rétention d'eau. Ils permettent donc à la plante de mieux résister à la sécheresse.
L'ajout d'un peu d'alcool dans l'eau d'arrosage permettrait donc d'anticiper et de renforcer ces processus. Certains y voient déjà un moyen d'accroître la production alimentaire dans un contexte marqué à la fois par l'augmentation de la population mondiale et la limitation des ressources en eau liée aux changements climatiques.
D'après les spécialistes, cependant, ce procédé ne serait pas sans présenter certaines limites.
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Pourquoi procrastinons-nous ?
Nous avons parfois tendance à remettre au lendemain ce que nous pourrions faire le jour même. Cette mauvaise habitude a un nom : la procrastination. Si l'on en croit les résultats d'un récent sondage, elle serait très fréquente dans certaines catégories de la population.
En effet, près de 80 % des étudiants et plus de 40 % des retraités auraient tendance à procrastiner. De même, les personnes impulsives tendraient à remette à plus tard des tâches qui leur paraissent pénibles.
Des chercheurs français ont voulu mieux comprendre les mécanismes de la procrastination. Pour cela, ils ont réuni un groupe de 51 volontaires, qu'ils ont soumis à un ensemble de tests.
On a d'abord demandé à ces participants de donner une valeur à des récompenses, qui pouvaient prendre la forme de friandises ou de fleurs. Ils devaient aussi attribuer une valeur à certaines tâches, physiques ou mentales.
On leur demandait ensuite de répondre à une autre question : préféraient-ils recevoir immédiatement une petite récompense, ou attendre un peu et se voir gratifiés d'une récompense plus importante ?
Durant tout ce temps, des dispositifs d'imagerie médicale enregistraient l'activité cérébrale de ces volontaires. Ce qui a permis aux scientifiques d'identifier la zone du cerveau qui s'activait quand les participants se soumettaient aux tâches proposées.
Cette région cérébrale se nomme le cortex cingulaire antérieur. Elle joue un rôle dans bien d'autres processus, comme ceux qui déclenchent les émotions, l'empathie ou encore la prise de décision.
Si nous avons tendance à procrastiner, ce serait lié au fonctionnement particulier du cerveau. En effet, il évaluerait d'abord les conséquences d'une action, en termes de coûts pour celui qui l'effectuerait, avant d'envisager les récompenses qu'elle permettrait.
C'est pour cela que, devant une tâche à accomplir, la vaisselle par exemple, nous penserions à la fatigue immédiate qu'elle va occasionner avant de mesurer le bénéfice qu'on peut en attendre, à savoir une cuisine propre et bien rangée.
Cette meilleure connaissance des mécanisme de la procrastination pourrait déboucher sur la mise au point de stratégies propres à en atténuer les effets.
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Pourquoi les cactus ont-ils des épines ?
On le sait, il ne fait pas bon s'approcher trop près d'un cactus. En effet, ces plantes sont garnies d'épines parfois très douloureuses. Et elles ont souvent une autre particularité : elles s'enfoncent si profondément dans la chair qu'il est difficile de les retirer.
Pour comprendre cette faculté de pénétration, les scientifiques les ont étudiées au microscope. Et ils se sont aperçus que leur structure ressemblait un peu à du fer babelé.
Rien d'étonnant à ce qu'elles restent fichées dans la chair ! Certaines épines s'y plantent avec tant de force qu'au moment de s'y enfoncer elles entraînent avec elles un morceau de la plante. Tous les cactus, cependant, ne sont pas pourvus d'épines aussi puissantes.
On ne saurait imaginer de cactus sans épines. Mais, au fait, à quoi leur servent-elles ? La réponse la plus évidente à cette question est le rôle défensif de ces épines. En effet, elles protègent la plante contre les animaux, ou les hommes, qui s'en approchent trop près.
Une fois piqués par ces redoutables épines, il y a fort à parier qu'ils ne renouvelleront pas l'expérience. Mais ces épines ont d'autres utilités. Ainsi, elles seraient capables de capter l'humidité de l'air, pour en faire profiter la plante. Et comme ces épines sont souvent orientées vers la terre, les gouttes de rosée qu'elles capturent arrosent de préférence les racines de la plante.
Elles permettraient aussi de réguler la température des cactus. Par ailleurs, ce sont les feuilles du cactus qui, à un moment donné, ont évolué en épines. La surface de la plante en a été réduite d'autant, ce qui limite l'évaporation d'eau. C'est cette particularité qui fait des cactus des plantes bien adaptées aux climats chauds et secs, ou même arides.
Mais elles assureraient un rôle plus singulier. En effet, les épines, en s'insérant fortement dans la chair des animaux de passage, sont transportées en d'autres lieux. Finissant par tomber au sol, elles donnent ainsi naissance à d'autres plantes.
C'est donc grâce aux épines que les cactus peuvent essaimer.
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Avons-nous cohabité avec l'Homme de Néandertal ?
Même si la densité de population était alors très faible, des contacts entre les hommes de Néandertal et les Homo Sapiens, les hommes modernes, ont sans doute eu lieu. Des recherches récentes montrent d'ailleurs que l'ADN de la majorité de la population actuelle comporte une petite partie du patrimoine génétique des Néandertaliens.
Ces contacts ont pu dégénérer en affrontements. Mais, comme en témoigne la composition de notre ADN, les Néandertaliens et les Sapiens ont dû aussi se mêler. La probable cohabitation entre ces deux espèces n'a pas eu lieu partout au même moment.
Ainsi des contacts ont dû se produire en Sibérie voilà environ 100.000 ans et au Proche-Orient sans doute 40.000 ans plus tard. En Europe, la rencontre est encore plus tardive.
En Europe centrale, en effet, les deux peuples ont dû cohabiter voilà environ 40.000 ans. De récentes fouilles, faites en France et dans le nord de l'Espagne, donnent des dates similaires pour cette partie de l'Europe occidentale.
Ces recherches ont permis de fixer à environ 42.500 ans l'apparition de l'homme moderne dans cette partie de l'Europe. De son côté, l'homme de Néandertal aurait disparu voilà environ 40.500 ans.
Selon les chercheurs, les deux espèces se seraient donc côtoyées durant une période comprise entre 1.400 et 2.900 ans. Il se peut que l'homme de Néandertal ait été victime d'une épidémie, en raison d'une plus grande fragilité, ou des changements climatiques.
Il ne semble d'ailleurs pas que le croisement entre les deux espèces ait revêtu un caractère systématique. La présence résiduelle du patrimoine génétique de l'homme de Néandertal dans notre ADN suggère plutôt l'intégration, au sein d'Homo Sapiens, d'individus isolés.
Cette cohabitation entre Néandertaliens et Sapiens ne les a sans doute pas empêchés de se sentir différents. C'est surtout la culture matérielle qui leur permet de se différencier. Ainsi, l'industrie moustérienne reste propre à l'homme de Néandertal.
Mais elle ne varie guère avec le temps. Cette relative fixité, face à une plus grande capacité d'évolution des Sapiens, contribue peut-être à expliquer la disparition des Néandertaliens.
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La vie a-t-elle rendu Mars inhabitable ?
Les scientifiques ont déjà identifié un certain nombre de facteurs propices à l'émergence de la vie sur Mars. En effet, des traces d'eau liquide ont été détectées. Par ailleurs, l'atmosphère de la planète rouge était composée, entre autres éléments, d'hydrogène et de dioxyde de carbone.
Deux gaz à fort effet de serre qui maintenaient à la surface de la planète des températures comprises entre -10 et 20 °C. Dans de telles conditions, des microbes auraient pu vivre sur Mars voilà environ 3,7 milliards d'années.
Mais ces conditions favorables se sont dégradées. En effet, Mars s'est nettement refroidie, affichant des températures de surface de l'ordre de -60°C. Dès lors, la vie n'y était plus possible, du moins en théorie.
Et si les micro-organismes présents sur Mars étaient en partie responsables du refroidissement de la planète rouge ? C'est à cette conclusion, pour le moins originale, que sont récemment parvenus des chercheurs français.
En effet, les microbes se seraient mis à consommer de l'hydrogène et à produire du méthane. Autrement dit, ils auraient remplacé un gaz à effet de serre par un autre. Par conséquent, le mal ne devrait pas être trop grand.
Sauf que le méthane a un effet moins réchauffant que l'hydrogène. Mars s'est donc peu à peu refroidie et l'eau libre s'est transformée en glace. Des organismes vivants seraient donc responsables de l'extinction de la vie sur Mars. Le vivant pourrait-il générer des mécanismes entraînant sa propre destruction ?
Ces microbes n'auraient d'ailleurs pas disparu tout de suite. Il est possible que, pour survivre, ils se soient enfouis profondément dans le sol, à la recherche d'un peu de chaleur.
Et il n'est même pas exclu que certains aient survécu. Ils auraient pu se réfugier dans des cratères ou au fond de vallées où le climat martien est plus clément. Les traces de méthane repérées dans l'atmosphère de la planète seraient-elles produites par des microbes plus résistants que d'autres ?
Pour l'heure, les scientifiques n'ont aucune certitude. En effet, ce gaz pourrait être d'origine géologique.
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